Archives mensuelles : avril 2011

[CNT-AIT BORDEAUX] Tract du 1er Mai 2011 : Contre le capitalisme – Union des exploités – Solidarité de classe

La CNT-AIT a toujours été, et sera toujours, du coté de la liberté et de la solidarité.

Alors que ce sont le capitalisme, les Etats et les frontières qui sont causes des guerres, et créent les conditions de la misère, ce sont les personnes d’origine étrangère qui sont stigmatisés par les médias, l’Etat et les politicards de tous bords !

Cette stigmatisation tend à nous diviser en nous faisant croire à des distinctions artificielles pour nous faire accepter que certains d’entre nous auraient moins de droits parce que pas d’ici.

La répression qui s’exerce de plus contre « l’immigration illégale » transforme non seulement certains d’entre nous en « travailleurs clandestins » corvéables à merci puisque sans droit ni protection sociale mais crée encore une pression à la baisse sur les salaires et conditions de travail.

Parce que notre bien-être ne vaut rien s’il n’est pas partagé par tous.

Refusons cette mise en concurrence

LUTTE CONTRE LE CAPITALISME

Refusons le discours véhiculé aujourd’hui et qui consiste à pointer du doigt les étrangers. En situation régulière ou irrégulière, nous avons tous le droit de vivre ici ou ailleurs.

Et parce que la Terre appartient à tous, revendiquons pour chacun le droit de circuler et de vivre où il le souhaite.

A bas les frontières et les Etats

Des frontières, sources de conflits, qui ont obligés beaucoup à migrer par exemple pour ne pas être tués… par des armes souvent fabriquées en France.

Des Etats qui légitiment l’exploitation du plus grand nombre par un petit groupe de privilégiés, qui pillent les richesses des pays du Tiers-Monde, créant ainsi une misère qui contraint beaucoup à l’exil… dans les pays riches.

Luttons toujours contre ce système qui nous exploite et nous divise pour créer la société que nous aurons décidé ensemble

POUR LE COMMUNISME LIBERTAIRE

Le tract du 1er mai 2011 à télécharger

Source: CNT-AIT Bordeaux, 30 avril 2011

[REVOLTE EN ALGERIE] La jeunesse algérienne en colère – manifestation lundi 2 mai à Alger

Marche de la colère lundi 02 mai à Alger : Les étudiants veulent rééditer le coup du 12 avril

Les étudiants reviennent à la charge ! Une nouvelle marche pacifique  est prévue lundi 02 mai à 11H00, à l’appel  de la  Coordination nationale autonome des étudiants (CNAE). La marche devrait s’ébranler de la Grande-Poste vers le Palais du gouvernement. Les étudiants espèrent rééditer le coup de la marche du 12 avril au cours de laquelle des milliers de manifestants ont manifesté dans la capitale en dépit de l’interdiction.

La décision de marcher dans la capitale a été entérinée lors d’une réunion des délégués de la CNAE, issus de plusieurs universités du pays, organisée à Alger la semaine écoulée. Selon un communiqué de cette coordination, il a été décidé la constitution d’un collectif d’avocats pour défendre les étudiants, objets de poursuites judiciaires à Bejaia et à Chlef.

Aussi, les délégués de la CNAE ont appelé au « gel systématique de toutes les activités pédagogique pendant ses actions ».

Prévue à l’université de Chlef, à 200 km à l’ouest d’Alger, la réunion des étudiants a dû être délocalisée à Alger en raison des pressions exercées par les responsables de cette université.

Lors de la même réunion, La CNAE, dénonçant « la répression sauvage et monstrueuse réservée à la marche des étudiant », salue « la mobilisation exemplaire et historique des étudiants algériens (marche du 12) qui ont fait preuve de lucidité, de courage et d’un haut degré de conscience».

Par ailleurs, les délégués des étudiants « regrettent le traitement médiatique tendancieux qui tend à réduire, qualitativement et quantitativement, la marche (du 12 avril) qui a mobilisé plus de cent mille étudiants, et qui était surtout pacifique ».

Mardi 12 avril, à l’appel de la CNEA, plusieurs milliers d’étudiants ont marché, à Alger, bravant l’interdiction imposée par les autorités. Dépassée par l’ampleur, la police avait réagit brutalement. Pour empêcher les marcheurs d’accéder au siège de la présidence, à El Mouradia. Bilan : des dizaines de blessés ont été enregistrés parmi les manifestants.

Engagés dans un bras de fer avec le ministère de tutelle depuis janvier 2010, les étudiants rejettent la dévalorisation de leur diplôme imposée par le système LMD (licence-master-doctorat).

Si celui-ci, selon l’argumentaire officiel, ambitionne d’arrimer l’université algérienne à celle de l’Europe, les programmes ne sont pas encore harmonisés et les passerelles entre les différents cursus ne sont pas établies.

DNA – Dernières nouvelles d’Algérie, 30 avril 2011

[1er MAI LIBERTAIRE A BESANCON] Pour un premier mai de lutte et de solidarité internationale !

1er mai de lutte et de solidarite internationale

Il est temps d’en finir avec le capitalisme et son monde.

Les révolutions en Tunisie et en Égypte nous ont prouvé qu’un peuple uni et déterminé peut chasser du pouvoir un dictateur. Par la force de toute une partie de la jeunesse, par des occupations et des manifestations massives, par le ralliement de nouvelles classes de la population, par le développement des grèves et la mise en place de groupes de résistance, les peuples ont prouvé leur capacité à prendre leur destin en main et leur volonté de construire un autre futur. Ces mouvements de révolte se poursuivent dans de nombreux pays car ils ont le même ferment : le refus de l’état d’urgence, de la dictature policière ; le refus de la misère ; le refus de voir dilapider les richesses des pays au profit des firmes internationales, des dirigeants locaux et des systèmes financiers.
La contestation ne se limite pas aux pays « arabes ». Aux États-Unis aussi, en Angleterre, la population se révolte contre les coupes budgétaires. Au Portugal, en Grèce, en Irlande… partout où le FMI vient apporter sa volonté destructrice, partout où les agences boursières viennent saigner le pays, partout dans le monde, les peuples résistent !

Pas de guerre entre les peuples, pas de paix entre les classes.

Le système capitaliste veut nous faire payer, et nous fait payer, sa « crise ». Les attaques contre les droits et les biens sociaux se multiplient. La casse des services publics s’accentue. Et pour détourner l’attention et diviser les populations, les discours et les politiques racistes se développent. En France, les médias et les politiques servent la soupe au FN comme si son discours pouvait apporter des réponses. Nous savons que le FN et tous les groupes nationalistes, identitaires, ne sont pas des solutions. Pire, ils jouent le rôle de troupe de choc contre les mouvements sociaux. L’extrême-droite n’a jamais soutenu les grèves. Elle défend toujours les patrons. Les agressions dont sont victimes nombre de militants-es anti-fascistes, ainsi que les tentatives d’intrusion au sein du mouvement syndical, doivent nous alerter. Nous devons réaffirmer notre anti-fascisme et notre solidarité internationale avec tous les opprimé.e.s.
Dans le même registre, nous devons réaffirmer notre refus des guerres, de toutes les guerres. La politique belliciste du gouvernement nous entraîne dans l’horreur des morts et des blessés. Ce genre de politique guerrière se manifeste toujours en temps de crise afin d’alimenter un sentiment nationaliste mais aussi pour museler les aspirations populaires, pour restreindre les libertés et limiter nos droits.
Nous, anarchistes, sommes anti-militaristes et internationalistes. Nous lutterons toujours contre les guerres, contre l’exploitation, la misère et l’oppression ; contre les frontières et pour la liberté de circulation et d’installation ; contre le racisme et les discriminations ; contre les religions et les replis identitaires. Nous voulons construire une société solidaire, égalitaire, basée sur la liberté, l’autonomie et la responsabilité de chacun.e.

Seule la lutte paye !

Nombreux et nombreuses étaient celles et ceux qui auraient souhaité un affrontement actif avec le pouvoir par la grève générale illimitée et l’intensification des blocages, les occupations, les actions de réappropriation… mais les grandes centrales syndicales, fidèles à leur rôle de chiens de garde et soucieuses de préserver le bon fonctionnement des entreprises capitalistes, ont organisé patiemment le démantèlement des quelques blocages et occupations, et la démobilisation en mettant en scène des défilés carnavalesques à grand renfort de sonos tonitruantes et assourdissante dans le but évident d’abrutir et de décourager les participant.e.s à l’aide de slogans incantatoires et hypnotiques. Ces slogans (… « jusqu’au bout », « on lâche rien »,etc…) ainsi que les discours syndicaux traditionnels qui les suivirent (« le combat continue sous d’autres formes », « il faut savoir arrêter une grève », etc…) n’étaient en fait que l’expression de tous les renoncements.
Quel constat d’impuissance et de docilité, alors que quelques jours ont suffit à certaines insurrections au Magreb pour déstabiliser et renverser des régimes dictatoriaux!… Nous, nous n’avons su que produire le spectacle de notre mécontentement!…

Le contre-sommet du G20 des universités qui aura lieu du 5 au 7 mai 2011 à Dijon, peut être un point de convergence des luttes anarchistes et anticapitalistes, avec cette fois-là l’éducation et la recherche comme fer de lance. La peur est d’ailleurs en train d’envahir le camp d’en face, qui a décidé d’annuler le sommet à Dijon par crainte de casse de la part des manifestant.e.s les plus révolté.e.s. Cette victoire n’est qu’une première étape dans notre résistance face à la casse de l’éducation et à la marchandisation du savoir. Le contre-sommet est maintenu et il s’agit maintenant de répondre massivement à l’appel à la manifestation du samedi 7 mai à Dijon.

C’est maintenant qu’il faut y aller !

CNT 25, SCALP Besak, groupe Proudhon de la FA

tract 1er mai libertaire 2011 Besak-prop

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Résumé du rassemblement anti-G20 des universités de ce jeudi 28 avril à Besançon

Environ 100 personnes se sont rassemblées sur le pont Battant pour lutter contre la marchandisation du savoir, les plans d’austérités qui détruisent le service public de l’éducation (enfin ce qu’il en reste…), avec entre autre les suppressions de postes et de classes dans l’enseignement primaire et l’enseignement secondaire, la hausse des frais d’inscriptions à l’université et les suppressions de filières à la fac (les lettres et sciences humaines et sociales principalement, ça rapporte rien…). Ce contre-sommet sur Besançon visaient principalement à dénoncer les politiques racistes et xénophobes, notamment au sein de l’Europe avec Frontex et les chiens de gardes des différents Etats, qui raflent, déportent et enferment dans les CRA les sans-papiers. Récemment à Strasbourg, la police est venue rafler, au sein de son logement du CROUS, une étudiante sans-papier (voir l’article détailler sur le sujet en cliquant ici).

A noter le peu d’étudiants présents (certainement en vacances ou pris à d’autres occupations que de lutter, c’est sûr…). Des dizaines de cars de CRS occupaient la ville et bien décidés à protéger les quelques étudiants représentants « l’excellence » et la « mobilité internationale » (eux ils n’ont pas de problèmes de papiers c’est certains..). Alors que le rassemblement était terminé, plusieurs camarades se sont fait contrôler par les CRS sur le pont de la République, mais il n’y a pas eu à ma connaissance d’interpellations.

La semaine prochaine se tiendra à Dijon le deuxième volet de ce contre-sommet, en espérant qu’il y aura plus de monde…

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Voir un autre résumé et de belles photos du rassemblement sur Fragment de Manif

[ACTION DIRECTE] La justice accorde la semi-liberté à Rouillan : pour combien de temps ?

Action directe: Jean-Marc Rouillan obtient la semi-liberté

La cour d’appel de Paris a accordé aujourd’hui un régime de semi-liberté à l’ancien leader du groupuscule terroriste Action directe, Jean-Marc Rouillan, a-t-on appris auprès de son avocat, Me Jean-Louis Chalanset.

Jean-Marc Rouillan sera placé sous bracelet électronique avec obligation de travailler et d’indemniser ses victimes et de ne pas évoquer les faits », a déclaré l’avocat. Il devrait retourner travailler dans la maison d’édition marseillaise qui l’employait avant son retour en prison.

Lors de l’audience, le ministère public s’était opposé à cette mesure de semi-liberté accordée le 16 février dernier à Jean-Marc Rouillan par le tribunal d’application des peines (TAP) de Paris qui centralise le contentieux terroriste. Le parquet de Paris avait fait appel de cette décision.

Jean-Marc Rouillan, qui avait bénéficié d’une semi-liberté en décembre 2007, avait été réincarcéré en octobre 2008 après une interview dans « L’Express » dans laquelle il exprimait une « opinion » sur les faits pour lesquels il avait été condamné.

Jean-Marc Rouillan a été condamné en 1989, avec d’autres membres d’Action Directe, à la réclusion criminelle à perpétuité, dont 18 ans de peine incompressible, notamment pour complicité dans les assassinats de George Besse et, en 1985, de l’ingénieur général René Audran. Sa période de sûreté de 18 ans s’est achevée au début de l’année 2005.

Leur presse – leFigaro.fr, 28 avril 2011

Contre-sommet du G20 des universités à Besançon et à Dijon – Organisons le désordre !

Et pendant ce temps-là, la police française continue sa chasse aux immigré.e.s…

Des dizaines d’immigrés tunisiens renvoyés chez eux

PARIS — Des dizaines d’immigrés tunisiens, arrivés en France via l’Italie, ont été interpellés cette semaine à Paris et Marseille, et font l’objet de reconduites à la frontière, un signal fort visant à dissuader de nouveaux exilés clandestins qui a suscité la colère des associations.

Mardi soir, une soixantaine de personnes ont été placées en garde à vue à Paris et en Seine-Saint-Denis pour « infraction à la législation sur le séjour » et une « majorité d’entre eux ont ou vont faire l’objet d’arrêtés préfectoraux de reconduite à la frontière », a annoncé mercredi soir la préfecture de police.

Mercredi vers 21H00, porte de la Villette à Paris, une soixantaine de jeunes migrants, en majorité tunisiens, ont également été interpellés et placés en garde à vue. Ils étaient encore à la disposition des autorités jeudi à midi, selon la préfecture.

Toujours mercredi soir, 15 migrants tunisiens ont été interpellés à Marseille, placés en garde à vue pour « infraction à la législation sur les étrangers ».

Les associations de soutien aux étrangers ont protesté. « On a un double discours, la préfecture annonce qu’une école publique va être ouverte ce matin pour l’hébergement et en même temps, on a l’intervention des forces de l’ordre », s’est insurgé Bernard Eynaud, de la Fédération de la Ligue des droits de l’Homme.

L’avocate Samia Maktouf, très engagée auprès des migrants tunisiens à Paris, a déploré l’intervention de la police, demandant que chaque dossier puisse être étudié en vue d’une « régularisation au cas par cas », ainsi qu’une prise en charge des mineurs et des malades.

Le maire de Paris, Bertrand Delanoë (PS), a demandé mardi que « pour les 20.000 migrants tunisiens de ces dernières semaines, des solutions raisonnables et réalistes » soient trouvées.

Le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, lui a répondu que ce n’était « pas à l’Etat » de pourvoir au séjour de ces étrangers, rappelant que « pour séjourner temporairement de façon régulière (en France), ces personnes doivent être munies non seulement d’un document de voyage et d’un titre de séjour, mais également disposer de ressources suffisantes ». Les ressortissants tunisiens « ne remplissant pas (ces) obligations ont vocation à être éloignés dans leur pays d’origine ou réadmis en Italie pour ceux en possession d’un titre de voyage pour étranger délivré par les autorités italiennes », a souligné le ministre.

Le député PS Manuel Valls a déclaré jeudi ne pas être « choqué par le fait que l’on reconduise à la frontière des migrants qui sont en situation clandestine ».

La Ligue des droits de l’Homme et le MRAP ont qualifié « d’indigne » le traitement infligé aux Tunisiens arrivés en Europe, France Terre d’asile dénonçant « la réponse policière et autoritaire » apportée par le ministère de l’Intérieur.

La question de l’accueil de ces migrants a provoqué des tensions entre Paris et Rome. La France avait été irritée par la décision italienne d’octroyer des permis de séjour de six mois aux Tunisiens. Les autorités françaises avaient alors, six heures durant, bloqué le trafic ferroviaire entre Vintimille et Nice pour empêcher l’entrée d’un train avec à son bord des immigrés tunisiens.

A l’issue d’un sommet à Rome mardi, la France et l’Italie se sont déclarés favorables à une « réforme » du traité de Schengen, face aux « circonstances exceptionnelles » actuelles, avaient déclaré le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, et le président Nicolas Sarkozy.

Leur presse – AFP, 28 avril 2011

 

Une soixantaine de migrants placés en garde à vue à Paris et Pantin

Paris, mardi. Des migrants venus pour la plupart de Tunisie se sont réfugiés dans le square du chemin-de-Fer. 

Paris, mardi. Des migrants venus pour la plupart de Tunisie se sont réfugiés dans le square du chemin-de-Fer.

Une soixantaine de migrants, en majorité des Tunisiens fraîchement arrivés en France, ont été placés en garde à vue mardi soir à Paris et en Seine-Saint-Denis pour «infraction à la législation sur le séjour». Selon la préfecture de police de Paris, ils l’étaient encore mercredi matin. Tous font l’objet d’une procédure judiciaire et un juge devrait se prononcer sur d’éventuelles expulsions.

L’opération policière a en revanche épargné un site rue du Chemin de Fer (XIXe) où des distributions de repas sont organisées par des associations.

Beaucoup de Tunisiens, mais aussi des Egyptiens, Libyens et Algériens

Mardi soir, quelque 70 personnes, de nationalité tunisienne, mais aussi égyptienne, libyenne ou algérienne, ont été contrôlées dans les Xe, XVIIIe, XIXe, XXe arrondissements de Paris, et à Pantin. Parmi elles, «une soixantaine» ont été placées en garde à vue, afin «d’établir un diagnostic de (leur) situation». D’après la préfecture de police de Paris, ces personnes ne sont «pas sédentarisées» : «aucun campement n’a pu être identifié».

Selon la préfecture de Seine-Saint-Denis, il s’agit aussi de donner, à ceux qui le souhaitent, les moyens de repartir dans leur pays. A Pantin, a précisé la préfecture, 14 Tunisiens en situation irrégulière, tous majeurs, ont été interpellés dans le quartier des Quatre Chemins. La police vérifiait en outre mercredi la nationalité de neuf autres personnes arrêtées.

Delanoë se mobilise pour les immigrés tunisiens

Selon la mairie de Paris, quelque 200 immigrés tunisiens se trouvent actuellement dans la capitale «dans un état de grande précarité». Me Samia Maktouf, qui défend plusieurs migrants tunisiens, a dénoncé ces interpellations, qui «n’honorent pas la France». Mardi, Bertrand Delanoë avait invité l’Europe, et la France en particulier, à les traiter avec «humanité et dignité». Il a chargé les associations France Terre d’asile et Emmaüs de mettre en place des dispositifs de soutien et d’accompagnement social et sanitaire, et d’accès à des hébergements hôteliers.

«Comment», M. Delanoë «peut-il, sous couvert d’humanisme, encourager les migrants à transgresser les règles (lois et accords internationaux) et prendre le risque de s’installer en France dans des conditions qui, quelle que soit l’action des associations et des pouvoirs publics, resteront extrêmement précaires», a réagi Jean-François Lamour, président du groupe UMP au Conseil de Paris.

Leur presse – LeParisien.fr, 27 avril 2011

Paris se mobilise pour les migrants tunisiens

La solidarité s’organise autour des centaines de Tunisiens qui depuis une semaine se regroupent porte de la Villette.

Ils seraient entre 300 et 500 Tunisiens livrés à eux-même du coté de la porte de la Villette à Paris. Après le soutien de familles tunisiennes vivant à Paris et en banlieue, la mairie de Paris a missionné France Terre d’asile et Emmaüs et débloqué 100000 €.  De son côté, la police multiplie les interpellations.

Depuis une semaine ils dorment dans le square du Chemin-de-Fer ou dans le parc de Belleville. Plusieurs associations caritatives leur viennent en aide en leur distribuant des repas.

Sans réponse de l’Etat sur le sort réservé à ces centaines de migrants réfugiés dans la capitale, la mairie a chargé France Terre d’asile et Emmaüs de mettre en place des dispositifs d’accompagnement social et sanitaire et d’accès à des hébergements hôteliers.

Pendant ce temps la police procède à des interpellations. Selon la préfecture de police de Paris, une soixantaine de personnes, en majorité des Tunisiens mais aussi des Egyptiens, des Libyens et des Algériens, ont été placées en garde à vue mardi soir à Paris et en Seine-Saint-Denis pour « infraction à la législation sur le séjour ».

Ils font l’objet d’une procédure judiciaire et un juge devrait se prononcer mercredi sur d’éventuelles expulsions.

Leur presse – Fr3 I-D-F, 27 avril 2011

Presque 6 ans après la bavure de Clichy-/s-Bois, deux flics bénéficient du non-lieu! Justice pour Zyed et Bouna !

Mort Zyed et Bouna à Clichy-/s- Bois: non-lieu pour les deux policiers

La cour d’appel de Paris a décidé mercredi d’accorder un non-lieu aux deux policiers renvoyés en correctionnelle après le décès de Zyed et Bouna, électrocutés en octobre 2005 à Clichy-sous-Bois après une course-poursuite avec la police. Mais l’avocat des familles des deux adolescents a annoncé peu après qu’il allait déposer une citation directe contre les deux fonctionnaires de police. 

Lors d’une conférence de presse à son cabinet, Me Jean-Pierre Mignard, a précisé que les familles des victimes allaient déposer une citation directe pour « mise en danger de la vie délibérée de la vie d’autrui » devant le tribunal correctionnel de Bobigny.

« Rien ne justifie que cette affaire soit close », a martelé l’avocat. « Puisqu’on a voulu nous fermer la porte sur le délit de non-assistance à personne en danger, nous allons poser une autre question », a-t-il déclaré à la presse. Les familles vont également se pourvoir en cassation contre la décision de la cour d’appel.

Dans la matinée, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris a ordonné un non-lieu en faveur des deux policiers renvoyés devant le tribunal pour « non assistance à personne en danger ». Les motivations de la décisions n’étaient pas disponibles.

Interrogé lors du 13h de France-Inter, Me Jean-Pierre Mignard a dit éprouver un « sentiment de honte pour cet arrêt et de tristesse pour la justice qui s’est compromise dans un dossier dans lequel elle devait permettre la réunion du tribunal de Bobigny ». « C’est une justice de peur qui a été rendue ce matin », a-t-il ajouté.

Le frère de Bouna, Siaka Traoré, a qualifié cette décision de « scandaleuse, inacceptable, inadmissible et inhumaine ». La mort des deux jeunes avait été suivie de trois semaines de violences urbaines dans les banlieues françaises.

Le parquet de Bobigny, qui avait requis un non-lieu le 10 septembre dernier, avait ensuite fait appel de la décision des juges de renvoyer à l’automne dernier les deux fonctionnaires de police devant le tribunal correctionnel.

Lors de l’audience devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris, le parquet général avait soutenu le non-lieu en faveur des policiers estimant notamment qu’ils n’avaient pas une connaissance certaine du péril encouru par les jeunes gens.

« Aujourd’hui, après cinq ans, mes clients voient leur honnêteté professionnelle reconnue. Au bout de cinq ans, la petite voix de la vérité judiciaire a fini par couvrir le tintamarre des leurres médiatiques », a déclaré à la presse l’avocat des deux policiers, Me Daniel Merchat.

Le 27 octobre 2005, Bouna Traoré et Zyed Benna périssaient dans un transformateur EDF en tentant d’échapper à la police. Un troisième jeune homme, Muhittin Altun, était grièvement brûlé.

Deux fonctionnaires de police avaient été mis en examen: la policière stagiaire, présente le soir du drame au poste de commandement où étaient reçues les communications radio des fonctionnaires sur le terrain, et le policier qui a vu les jeunes gens entrer sur le terrain jouxtant le transformateur d’EDF.

Le parquet avait considéré qu’il n’existait pas de charges suffisantes pour renvoyer les deux policiers devant le tribunal, ceux-ci ayant cru que les deux adolescents avaient quitté le site d’EDF. Une analyse à laquelle n’avaient pas souscrit les juges d’instruction estimant au contraire qu’il existait des éléments suffisants pour renvoyer les deux fonctionnaires devant le tribunal.

Plusieurs jours après le drame, les policiers et le ministère de l’Intérieur avaient fermement contesté l’existence d’une course-poursuite, qui s’était achevée aux abords du transformateur EDF. Mais le rapport de l’Inspection générale des services (IGS, la police des polices), remis fin 2006 au juge d’instruction, avait confirmé la version des jeunes sur l’existence d’une course-poursuite avec les policiers.

Leur presse – AP, 27 avril 2011

Clichy-sous-Bois : l’incompréhension des jeunes

REPORTAGE – Le non-lieu rendu à l’encontre des policiers suscite la colère de certains jeunes.

Les jeunes de Clichy-sous-Bois sont en colère contre la justice dans l'enquête sur la mort de Zyed et Bouna.

Les jeunes de Clichy-sous-Bois sont en colère contre la justice dans l’enquête sur la mort de Zyed et Bouna. 

Les jeunes de Clichy-sous-Bois sont en colère contre la justice. Dès qu’ils ont appris mercredi la mise hors de cause des deux policiers poursuivis pour « non-assistance à personne en danger » dans la mort de Zyed et Bouna en 2005, plusieurs d’entre eux se sont regroupés.

« Six ans d’enquête pour rien »

« Quand même, c’est la police qui créé la mort de deux jeunes pour rien », s’indigne l’un de ces habitants au micro d’Europe. « Six ans d’enquête pour aboutir sur rien, c’est qu’il y a vraiment un problème », renchérit un autre. « Tout le monde est un peu énervé », conclut un troisième.

Ces jeunes avaient au moment des faits le même âge que les deux adolescents morts électrocutés dans un transformateur EDF de Clichy-sous-Bois après une course-poursuite avec des policiers. Ils disent qu’ils ont appris à vivre avec la mort de leurs copains.

« Les responsabilités auraient pu être clairement établies »

Du côté de la mairie, on prend acte de la décision de justice. Mais Olivier Klein, le premier adjoint de Clichy-sous-Bois, aurait préféré un procès public. « C’est vrai que depuis le début, on demande que la vérité soit rendue et un procès c’est quand même différent de la situation qu’on connaît aujourd’hui », explique-t-il. « A travers ce procès, les responsabilités auraient pu être clairement établies, ce qui n’est pas tout à fait le cas avec ce non-lieu », ajoute-t-il au micro d’Europe 1.

Les responsables municipaux de Clichy-sous-Bois disent ne pas redouter pas de réaction violente dans la ville après cette décision de justice. La police a néanmoins renforcé sa vigilance depuis mardi soir aux abords des quartiers sensibles.

Leur presse – Europe1.fr, 27 avril 2011


Zyed et Bouna: la justice prononce un non-lieu

Cinq ans et demi après que Zyed Benna, 17 ans, et Bouna Traoré 15 ans  aient été électrocutés par un transformateur EDF ou ceux-ci s’étaient réfugiés pour échapper à la police, la chambre d’ instruction de la cour d’appel de Paris a accordé ce matin un non-lieu aux deux policiers accusés de « non assistance à personne en danger ».

Les familles vont se pourvoir en cassation mai cette décision sonne tout de même comme la fin de cet épisode tragique qui avait amené à une révolte dans les banlieues en 2005.

Zyed, Bouna, Alexis Grigoropoulos, Carlo Giuliani, Malik Oussekine….

ON N’OUBLIE PAS.

Source: Rebellyon, 27 avril 2011

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A propos du concert reggae à la Rodia – soirée du mardi 26 avril 2011 à Besançon

Hier soir s’est tenue à Besançon une soirée reggae à la Rodia, lieu de concert récemment construit par la municipalité de la ville. Dans ce lieu propre, où l’architecture du bâtiment a été conçue uniquement pour la consommation, il faut respecter la loi, c’est-à-dire ne pas fumer dans la salle.

Seul hic, c’était la première fois que la Rodia organisait une soirée reggae et c’était prévisible que certaines personnes veuillent savourer le moment accompagné d’un spliff à la main.

C’est alors que les vigiles ont commencé à s’infiltrer dans la foule pour expulser violemment les mauvais consommateurs  (consommer de l’alcool au bar c’est bien, ça rapporte de la thune…!) avec l’interdiction de voir la fin des concerts.

Ca  chauffe avec les molosses aux crânes rasés de la sécu’ qui balancent des insultes racistes et provocatrices jusqu’au gazage d’un vigile se sentant menacé en voyant revenir le type de sa caisse avec une barre (le vigile nous a certifié qu’il était armé d’un fusil mais ce sont des mytos).

Résultat: tous les gens sortis fumer leur clope ont reçu du lacrymo alors que le vigile a voulu gazer le type tout en courant contre le vent: je vous laisse imaginer la scène…

Se conduisant comme des flics, les vigiles ont poursuivi le type jusqu’à sa voiture pour aller en découdre puis ont appelé les poulets une fois que le type soit parti .

En tout, une vingtaine de personnes se sont fait virer sans ménagement de la salle sans pouvoir y revenir et tout ça pour avoir oser fumer un joint en écoutant du reggae.

On était venu se détendre, on a eu affaire à la milice de la Rodia !

Ca y est! la Rodia a déjà une solide réputation. En ayant fait sa promotion auprès des jeunes avec ses affiches qui nous envahissent dans Besançon, souvent recollées sur la moindre manif annoncée, le maire Fousseret va bientôt s’apercevoir du fiasco de son nouveau « centre culturel » après les nombreuses réactions d’indignation des personnes présentes à ce concert!

Alors par tous les moyens, on va pourrir ta Rodia !

Un fumeur amateur de reggae parmi d’autres

Communiqué : G8 à Dijon – Victoire par forfait

Voir les précédents articles concernant l’annulation du sommet du G8 des universités à Dijon ici et , et encore

« Il est hors de question que le centre-ville de Dijon soit bouclé durant trois jours ». C’est la crainte d’une arrivée massive d’encapuchonnéEs pour le contre-sommet du G8 des universités qui aura fait prononcer ces mots à François Rebsamen, maire PS de Dijon. En conséquence, celui-ci a demandé l’annulation pure et simple du sommet qui devait se tenir les 5, 6, et 7 Mai prochain, annulation obtenue auprès du ministère de l’Intérieur.

Visiblement mis au parfum sur le potentiel de conflictualité par quelques agents de la dcri ou de la sdat, le maire a tout simplement choisi qu’il ne voulait pas mettre en péril le chantier du tram, actuellement en construction, la tranquillité de la ville et la prospérité des commerçants. Il est vrai que françois, dans un souffle épique, s’imaginait que les barrières du tram puissent être lancées sur les forces de police. Matignon a rapidement confirmé que ses troupes ne se sentaient visiblement pas en sécurité, ni en mesure de contrer tous ceux qui ne voulaient réellement pas que ce G8 fasse tranquillement ses petits affaires. Un flot d’énervéEs qu’il est bien pratique de regrouper sous l’égide d’une fantômatique organisation secrète : le mythique « black bloc ». Il est vrai que cette année, les étudiantEs anglais et italiens ont fait remuer les rues dans leurs pays respectifs et qu’il souffle un vent de révolte au sud qui pourrait inspirer les ardeurs. Si l’idée affichée des contre-sommets est bel et bien d’empêcher leur déroulement et de montrer aux puissants de ce monde qu’ils sont indésirables, on ne peut que célébrer cette nouvelle victoire par forfait. Elle prouve à tous les pourfendeurs de la « violence » et aux idéologues des actions symboliques et pacifiées, que les manifestations toniques et sauvages sont un moyen de pression on ne peut plus efficace. La menace aura suffi à faire flipper une mairie au point qu’elle se prive des regards tournés vers sa ville, et du potentiel d’attractivité qu’un tel sommet aurait pu lui apporter.

Même si on pourra regretter la privation d’un tel terrain de jeu (le lancer de grilles ?), les efforts investis pour préparer le contre-sommet, ou le potentiel de rencontres qu’il pouvait permettre, cette nouvelle devrait nous motiver à continuer à foutre le dawa. A nous de trouver d’autres espaces à investir où surprendre l’ordre public, sans attendre la tenue d’une réunion internationale, d’un sommet de l’OTAN ou du G8.

Qu’ils s’en aillent tous !

Et merci au grand méchant loup.

De mystérieux amiEs du mystérieux black bloc.

(Avis au) PS : Il y a également une manif prévu à Notre Dames des Landes ce même 7 mai, si le projet d’aéroport est annulé à temps, les blacks blocs ne se reporteront peut-être pas dans la campagne nantaise…

Source: Indymedia Paris, 22 avril 2011