Archives mensuelles : juin 2011

[Besançon] La mairie PS travaille… choses vues en ville ce mercredi 29 juin 2011

En plein été, la ville de Besançon est en plein chantier.

D’abord pour ce fameux tramway, dont la ligne traverse la ville d’un centre commercial à un autre afin que les gens puissent subvenir à leurs pulsions acheteuses et désirs malsains  à n’importe quel moment de la journée. Perso, je n’étais pas opposé à un tram, mais le maire n’a consulté les habitants uniquement pour choisir la couleur, et en aucun cas pour le trajet…c’est donc un tramway que nous finançons pour ceux et celles qui consomment mais prioritairement pour ceux qui en bénéficient, c’est-à-dire les possédants et autres capitalistes de la grande distribution: il est donc clairement à l’opposé d’une quelconque utilité publique, comme s’en vantent à longueur de temps le bedonnant Fousseret.

Outre le tram et la construction de cette ligne par des ouvrierEs se tuant à la tâche en plein cagnard, la Ville réaménage le vieux quartier Battant, jadis populaire mais de plus en plus boboïsé. Bref, ça bétonne la rue Marulaz (qui est juste devant l’ancien lieu autogéré Casa)

Petit aperçu en images:

L’ancien CASA, jadis lieu alternatif autogéré de culture, de projections, de cantines populaires mais qui ne vit plus sur décision de la mairie PS

On retire les pavés (au cas où ça pourrait servir en ces temps d’insurrection qui viennent) pour faire place au béton

Pour terminer, on remarque d’emblée l’objectif de Fousseret de faire des places de la ville de gigantesques espaces de pubs, de marketing, où les sponsors de grandes marques s’exhibent et font le chiffre (et dire que le campement BDR s’est fait expulsé pour avoir mis des TENTES: souvenez-vous, ça faisait « sale »)

Ci-dessous quelques illustrations de ce qu’est cette place de la Révolution régulièrement:

Grandes boîtes de production de dessins animés et jeux vidéos….Que de culture pour les bisontinEs…

Cette généralisation de cette invasion publicitaire dans nos espaces publics est de plus en plus en plus visible (plusieurs fois sur cette même place, à la fac de lettres comme sur la place Pasteur).

Chat Noir Emeutier, 30/06/2011

[GRANDE-BRETAGNE] Des centaines de milliers de salariéEs en grève et dans la rue contre la réforme des retraites – 30/06/2011

L’avertissement des syndicats à David Cameron

Des enseignants et des fonctionnairesdéfilent dans les rues de Londres, jeudi, protestant contre les coupes budgétaires et le plan de réforme des retraites. Crédits photo: AFP/CARL COURT.
Des enseignants et des fonctionnairesdéfilent dans les rues de Londres, jeudi, protestant contre les coupes budgétaires et le plan de réforme des retraites. Crédits photo: AFP/CARL COURT.

 

Au Royaume-Uni, le mouvement de grève contre la réforme des retraites a été très suivi dans les écoles. 

Le plus grand mouvement social depuis l’arrivée au pouvoir de David ­Cameron l’année dernière a provoqué jeudi la fermeture de près de 11.000 écoles publiques – soit trois quarts des établissements – et des perturbations dans les services publics dans tout le pays. La plus forte mobilisation contre la réforme du système de retraites est venue des syndicats d’enseignants et de professeurs, dont les grèves ont affecté plus de 2 millions d’écoliers et de lycéens. D’après Downing Street, 5700 écoles ont été totalement fermées et 5000 ont vu leur activité partiellement perturbée durant la journée – ce qui représente, d’après la BBC, la plus importante mobilisation dans l’éducation depuis une vingtaine d’années.

Les chiffres sont en revanche moins clairs dans le reste de la fonction publique, avec 100.000 grévistes d’après les ministères et plus de 200.000 d’après le syndicat PCS (Public and Commercial Services Union). Des tribunaux, des musées et des bâtiments administratifs divers ont été touchés, mais les arrêts de travail de certains membres de la police des frontières n’ont pas eu d’effets notables dans les gares, les ports et les aéroports internationaux.

Des dizaines de milliers de fonctionnaires ont aussi manifesté dans une trentaine de villes, protestant contre les coupes budgétaires et le plan de réforme des retraites. Les marches se sont déroulées dans le calme, mise à part l’arrestation de quelques agitateurs anarchistes près du Parlement de Westminster. La principale cause du conflit est la réforme du gouvernement qui prévoit d’augmenter l’âge de départ à la retraite à 66 ans pour tous les fonctionnaires d’ici à 2020, tout en augmentant le montant des prélèvements pour équilibrer les comptes du système des retraites. L’âge de la retraite est actuellement de 60 ans pour les femmes, et de 65 ans pour les hommes.

Négociations en cours

Le premier ministre, David Cameron, a qualifié les grèves «d’irresponsables» alors que des négociations avec les syndicats étaient encore en cours, et a noté que plus des trois quarts des fonctionnaires n’avaient pas pris part à cette journée d’action nationale. Ed Miliband, le leader travailliste, a aussi dit que c’était «une erreur de se mettre en grève» tout en critiquant la coalition des conservateurs et des libéraux démocrates pour leur manière de gérer le dossier. Ces déclarations contre la grève des deux côtés de l’échiquier politique s’expliquent par le fait que les arrêts de travail, qui perturbent la population, sont très impopulaires en Grande-Bretagne.

Mark Serwotka, le patron du syndicat PCS s’est déclaré satisfait de la mobilisation et a prévenu que le mouvement de jeudi n’était que «des échauffourées préliminaires» de 24 heures et que le conflit allait se durcir car «le gouvernement discute mais ne négocie pas, et n’est pas prêt à faire de compromis sur les raisons principales de la grève». «Il pourrait y avoir 4 millions de grévistes à l’automne si le gouvernement ne change pas de cap», a-t-il prévenu.

Le PCS était le seul syndicat de fonctionnaires, hors éducation, à appeler à la grève jeudi. La plus grande centrale syndicale, Unison, se prépare à mobiliser son 1,2 million de membres à partir du mois de juillet, dès la fin des négociations.

Leur presse – Le Figaro, 30/06/2011

La Grande-Bretagne entre dans l’ère de la grève

La fonction publique a organisé une journée de grève sans précédent contre la réforme des retraites du gouvernement.

La Grande-Bretagne entre dans l'ère de la grève

Des centaines de milliers de fonctionnaires anglais ont manifesté aujourd’hui contre la réforme qui affecte leurs retraites. © CARL COURT / AFP

Après avoir plié sur la réforme du système de santé publique (NHS), le gouvernement de coalition britannique va-t-il reculer sur sa nouvelle réforme des retraites ? Il a dû faire face jeudi à son plus grand défi depuis l’arrivée au pouvoir du Premier ministre David Cameron en mai 2010. Des centaines de milliers de salariés du secteur public ont organisé une grève nationale à travers le pays, fait rare en Grande-Bretagne, provoquant la fermeture de milliers d’écoles, de tribunaux et de bâtiments publics, après l’appel lancé par quatre syndicats, trois d’enseignants et un de la fonction publique.

À l’origine de ce mouvement exceptionnel – la dernière grande grève au Royaume-Uni remonte à mars 2006 -, la volonté du gouvernement de coalition de droite de s’attaquer à une réforme du système des retraites afin de combler un déficit budgétaire qui a dépassé cette année les 10 % du PIB. L’une de ses mesures phares consistera à repousser à 66 ans l’âge de la retraite en 2020, contre 65 ans aujourd’hui (60 ans pour les femmes).

Le stoïcisme anglais mis à mal

« Cette journée de grève est une véritable réussite », déclare au Point.fr Kevin Courtney, secrétaire général de l’Union nationale pour les professeurs (NUT). « Les travailleurs refusent simplement de cotiser plus, travailler plus longtemps et recevoir moins de retraite. » Selon le syndicaliste, l’augmentation du taux de cotisation pourrait avoisiner 50 % dans certains cas notamment pour les enseignants contre 3,2 % pour l’ensemble de la fonction publique. Une mesure inacceptable pour un secteur public déjà touché par des gels de salaire et la suppression de 300 000 emplois.

« Cette journée est surprenante, dans la mesure où les Britanniques sont connus pour leur stoïcisme », avoue Philippe Moreau Defarges, chercheur à l’Institut français des relations internationales (IFRI) et grand spécialiste des questions européennes. « Il révèle le ras-le-bol de la population face à l’ensemble des mesures drastiques de réduction d’aides décidées par le gouvernement Cameron. »

Des manifestations qui ne semblent pourtant pas faire bouger d’un iota le gouvernement. Le Premier ministre, David Cameron, a par exemple jugé ces grèves irresponsables, rappelant que les négociations entre les syndicats et les pouvoirs publics n’étaient pas encore achevées. « J’ai moi-même assisté à ces réunions », révèle Kevin Courtney. « Je peux vous assurer que le gouvernement n’est prêt qu’à négocier les méthodes d’application, pas le fond de la réforme. » Pour se défendre, Londres a insisté sur le caractère essentiel de ce changement en invoquant le vieillissement de la population. Autre argument, le risque d’effondrement du système des retraites au cas où la mesure venait à être abandonnée. Sans compter que les marchés financiers accueilleraient mal tout signe de recul sur ce dossier.

« Toute l’Europe frappée »

Un bras de fer qui rappelle celui mené dans les années 1980 entre le gouvernement de Margaret Thatcher et les syndicats des mines et du livre, combat perdu qui a considérablement affaibli le pouvoir des organisations syndicales britanniques. Si le syndicaliste admet effectivement quelques parallèles entre les deux époques, il met aujourd’hui en avant l’ampleur ainsi que la mixité sociale des contestataires beaucoup plus diplômés qu’il y a trente ans. Or le mouvement actuel de contestation, s’il est lancé, ne recueille pas pour l’instant tous les suffrages. Le principal syndicat de la fonction publique, Unison, ne l’a par exemple pas rejoint, préférant attendre le résultat des négociations en juillet. Même son de cloche du côté de l’opposition travailliste, qui juge ces grèves prématurées.

« Même si la fonction publique reste divisée, estime Philippe Moreau Defarges, elle a tout de même réussi à déstabiliser le gouvernement Brown, qui pensait le chemin balisé pour mener à bien ses réformes brutales. Ce n’est plus uniquement la zone euro qui est frappée par la crise, mais toute l’Europe. »

Leur presse – Le Point, 30/06/2011 à 19h16

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Début de la grève dans la fonction publique britannique

LONDRES (Reuters) – Des centaines de milliers d’enseignants et de fonctionnaires ont entamé jeudi en Grande-Bretagne un mouvement de grève pour protester contre la réforme des retraites dans le secteur public.

Ces grèves s’annoncent comme le défi le plus important lancé jusqu’ici au programme d’austérité du gouvernement.

Des milliers d’établissements scolaires sont restés fermés faute de professeurs. Les voyageurs devaient s’attendre à des retards dans les aéroports, les services d’immigration se joignant à un mouvement qui pourrait mobiliser jusqu’à 750.000 personnes. Les services de la justice et de l’administration gouvernementale étaient également affectés.

Le Premier ministre, David Cameron, a qualifié ces grèves d’irresponsables, rappelant que les négociations entre les syndicats et les pouvoirs publics n’étaient pas encore achevées.

Francis Maude, ministre du Cabinet Office (services du Premier ministre), a rencontré les organisations syndicales lundi. Une nouvelle réunion est prévue la semaine prochaine.

« Il est absolument injustifiable que des parents dans tout le pays subissent un tel désagrément, qu’ils soient obligés de perdre une journée de travail alors qu’ils travaillent pour gagner de l’argent et payer des impôts qui serviront à financer les retraites des enseignants », a-t-il dit à la BBC.

LE LABOUR AUSSI CONTRE

Les employés du secteur public de Grande-Bretagne sont déjà touchés par un gel des salaires et plus de 300.000 suppressions d’emplois, la coalition à dominante conservatrice s’étant donné pour objectif d’éliminer presque en totalité d’ici à 2015 un déficit budgétaire qui a dépassé 10% de PIB.

Pour certains syndicats, opposés à ce que leurs adhérents travaillent plus longtemps et cotisent davantage pour leurs vieux jours, la réforme des retraites est la goutte qui fait déborder le vase. Il est envisagé de porter l’âge légal de la retraite à 66 ans en 2020, contre 60 ans actuellement pour les femmes et 65 ans pour les hommes.

Le gouvernement et l’opposition travailliste ont tous deux condamné les grèves en les déclarant prématurées du fait que des pourparlers sont en cours entre syndicats et ministres.

Mais les arrêts de travail de jeudi pourraient n’être qu’un avant-goût des événements à venir cette année si ces pourparlers ne permettent pas de combler le fossé entre les deux parties.

« Je comprends pourquoi ils appellent à la grève, mais je crois qu’ils feraient bien de s’éveiller aux réalités », déclare Phil Stanley, 47 ans, ingénieur à Bishop’s Stortford, au nord de Londres. « On n’a pas augmenté mon salaire depuis trois ans, alors ils manquent un peu de réalisme. »

Les grèves constituent un test pour la coalition qui est arrivée au pouvoir en mai 2010 avec pour priorité d’assainir les finances publiques.

Le gouvernement a annoncé des réductions de dépenses totalisant 81 milliards de livres d’ici à 2015 et tout signe de recul sur les retraites serait mal perçu par les marchés financiers.

DURCIR LA LOI

La première coalition au pouvoir en Grande-Bretagne depuis 65 ans a connu des semaines difficiles en faisant marche arrière sur des projets de réorganisation du système de santé publique (NHS) sous la pression du lobby médical et des libéraux démocrates, partenaires des conservateurs au gouvernement.

Le gouvernement a aussi renoncé à autoriser des détenus à purger des peines plus courtes à la suite d’un tollé médiatique.

« Cela pourrait être le début d’une assez longue série de grèves », estime Alastair Newton, analyste politique au bureau d’études Nomura. « Je crois que le gouvernement est vraiment sous pression pour qu’il reste ferme, cela se verra dans la presse. »

Les organisations syndicales britanniques ont en grande partie perdu leur puissance depuis les batailles remportées dans les années 1980 par le gouvernement de Margaret Thatcher contre les syndicats des mines ou du livre, épreuves qui ont transformé le monde du travail dans le pays.

Certains représentants de la droite du parti préconisent un durcissement législatif pour limiter les grèves. Les syndicats font valoir que les règles en vigueur sur ce plan sont déjà très restrictives.

Leur presse – Les Inrocks, 30/06/2011 à 12h01

Le secteur public britannique a entamé jeudi une grève pour protester contre la réforme des retraites

Des centaines de milliers de salariés du secteur public britannique ont entamé jeudi une grève de 24 h. pour protester contre la réforme des retraites. Près de 85% des écoles en Angleterre et au Pays de Galles pourraient être affectées, ainsi que des bâtiments gouvernementaux. Les ports et aéroports internationaux devraient être touchés. Des manifestations étaient prévues dans une trentaine de villes du pays. Les syndicats ayant appelé à la grève dénoncent la réforme des retraite, qui contraindrait les fonctionnaires « à cotiser plus, travailler plus longtemps et recevoir moins lors de la retraite ».

Leur presse – TSR.ch, 30/06/2011 à 12h19

Des détenus se font la belle – LIBERTE à tous pris !

Paris : évasion d’un détenu hospitalisé

Un prisonnier s’est évadé ce mercredi matin à 5h15 de l’hôpital de la Pitié Salpétrière, où il était soigné. Selon les informations recueillies par Europe 1, le détenu de 49 ans avait été extrait de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis où il était incarcéré pour une affaire d’extorsion et de menaces de mort.

Un avis de recherche a été lancé. Le 3e district de police judiciaire (3e DPJ) a été chargé de l’enquête.

Leur presse – europe 1, 29/06/2011 à 12h33

Besançon: un prévenu menotté se fait la belle

Un détenu de 24 ans a profité lundi de son transfèrement au tribunal de Besançon pour fausser compagnie, menottes aux poignets, aux gendarmes d’escorte, a-t-on appris de source judiciaire. A son arrivée au tribunal de grande instance en milieu d’après-midi, le jeune homme menotté a réussi à sortir du fourgon qui le transportait, puis à se glisser sous la porte basculante du garage qui se refermait. Il a alors pris la fuite dans les rues du centre-ville, a indiqué le parquet bisontin. Le prévenu devait comparaître en correctionnelle pour des faits de violence. Originaire de Besançon, il est incarcéré au centre pénitentiaire de Châteaudun (Eure-et-Loir) pour des délits divers et devait être libérable début 2012. La police de Besançon n’avait pas mis la main sur le fugitif lundi en fin d’après-midi.

Leur presse – AFP, 27/06/2011 à 18h06

[EGYPTE] Affrontements avec les forces de l’ordre au Caire depuis hier soir

Affrontements entre policiers et manifestants au Caire

 

LE CAIRE (AP) — Des affrontements ont de nouveau éclaté mercredi entre forces de l’ordre et manifestants dans le centre du Caire, pour la seconde journée consécutive.

Des policiers anti-émeute étaient déployés autour du ministère de l’Intérieur et ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants. Ces derniers ont répliqué par des jets de pierres et de cocktail Molotov.

La situation semblait toutefois moins délicate que la veille au soir, lorsqu’environ 5.000 personnes ont affronté la police pendant plusieurs heures. Des dizaines de manifestants et de policiers ont été blessés mardi et mercredi.

Il semblerait que les protestataires soient des proches des 850 personnes tuées au moment du soulèvement qui a abouti au renversement de l’ancien président égyptien Hosni Moubarak. Ils protestent contre la lenteur des poursuites contre les officiers considérés comme responsables de ces victimes.

Les affrontements de mardi ont débuté place Tahrir, mais les manifestants se sont ensuite déversés dans les rues voisines du ministère de l’Intérieur. La place était interdite à la circulation mercredi.

L’armée, qui a pris le pouvoir après le départ de Moubarak, a diffusé un communiqué sur sa page Facebook, affirmant que les heurts étaient destinés à « déstabiliser le pays ».

Un important mouvement de jeunesse, le 6-Avril, a qualifié la gestion des manifestations par la police de « brutale ». Il a appelé à un sit-in dans le centre du Caire pour dénoncer l’absence de réformes.

Leur presse – Nouvel Obs, 29/06/2011

Affrontements entre policiers et manifestants place Tahrir au Caire

Après une nuit de violences, les affrontements entre policiers et manifestants se poursuivaient ce matin aux abords de la place Tahrir au Caire.

Les heurts ont éclaté hier soir dans un théâtre proche où se déroulait, en présence des familles, une cérémonie en hommage aux victimes de la révolution. Les versions divergent : des bandes armées et la police sont tour à tour accusées d‘être à l’origine des violences.

Le secteur de la place Tahrir a été aussitôt bouclé par les forces de l’ordre qui ont tiré des gaz lacrymogènes pour disperser la foule.

Ces troubles surviennent alors que les militants pro-démocratie appellent à une manifestation le 8 juillet prochain. Ils réclament, notamment, le départ du chef du Conseil suprême des forces armées qui dirige le pays depuis le départ d’Hosni Moubarak.

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Leur presse – Euronews, 29/06/2011

[GRECE] Sur la guerre sociale en cours à Athènes ( suite aux deux journées de grève générale du 28 et 29 )

La Grèce toujours sous haute tension

Place Syntagma  / Petros Karadjias/AP/SIPA

Seconde journée de violences à Athènes. Dans le centre ville dévasté par les violents affrontements de la veille, la tension reste vive entre la police et des manifestants. Les députés doivent voter aujourd’hui sur la mise en œuvre du plan d’austérité et de privatisations qu’ils ont adopté hier.

Tôt ce matin des affrontements éparses continuaient entre policiers et de jeunes manifestants qui lançaient des pierres dans les vitrines épargnées la veille et tentaient de mettre le feu à des bâtiments. La place Syntagma, face à l’Assemblée nationale a étaient toujours plongée dans un brouillard de gaz lacrymogènes et de fumées acres.

Le centre d’Athènes ressemble à un champ de bataille. Le jour d’après. Ou à un paysage décimé par un tsunami. Vitrines brisées, routes dépavées, amoncellements d’ordures qui se consument, plus un panneau ou un feu debout.

Hier, c’était la deuxième journée de la grève générale de 48h. Des milliers de manifestants avaient manifesté devant l’Assemblée nationale où les députés grecs ont adopté hier un second plan d’austérité et de privatisations.

300 hospitalisations

Après des débats houleux, le plan est passé avec 155 oui, 138 non et 5 déclarés présents. Mais dans le même temps, la rue votait non. Dès 9 heures du matin, les Indignés, qui campent depuis maintenant un mois sur la place de la Constitution, face au Parlement, s’étaient re(a)ssemblés.

Et durant toute la matinée, de toute les adjacentes, des cortèges des différents syndicats affluaient. Une foule bigarrée mais déterminés, jeunes, retraités, venue dire aux 300 parlementaires réunis que cette politique d’austérité va les laisser sur le carreau : nouveaux impôts, coupes dans les salaires et les retraites, augmentation de la TVA, restrictions dans les secteurs de l’éducation, de la santé, …

Cette foule pacifique s’est retrouvée très vite confrontée à des interventions violentes des forces de l’ordre (on parle de plus de 10 000 policiers et CRS mobilisés dans la capitale). Des jets continus de gaz lacrymogènes, à forte concentration, étaient lancés régulièrement, mettant les participants au bord de l’asphyxie : yeux rougis, la gorge asséchée, toux âpre…

Médecins du Monde, présents sur le terrain fait état de plus de 300 hospitalisations. Une accusation auprès du Procureur vient d’ailleurs d’être lancée par l’association professionnelle des pharmaciens sur la toxicité de ces produits de défense de la police.

Casseurs protégés par la police

La réaction des autorités fait état de situation de légitime défense face à ces « encagoulés », qu’elles qualifient d’ »éléments anarchistes ». Mais de nombreux observateurs reparlent de ces fameux « connus-inconnus », c’est-à-dire de ces activistes, que la police connait bien et qui, systématiquement, agissent avec violence dans toute manifestation, attirant le regard des médias, au détriment des motifs réels de la mobilisation.

Le soupçon s’est transformé en véritable questionnement politique, avec la diffusion hier sur toutes les chaînes nationales d’une vidéo, montrant ces casseurs, un premier temps à l’œuvre, puis protégés et récupérés par les CRS, de faction devant le Parlement et les faisant rentrer par une porte de service dans ce même Parlement.

Mais ces éventuelles manipulations politico-judiciaires ne peuvent pas cacher la réalité de la situation actuelle en Grèce: le gouffre béant entre une assemblée élue avec une forte majorité et ce même peuple qui l’a porté au pouvoir 20 mois plus tôt. Une porte ouverte à tous les vrais dangers.

Leur presse – MyEurop.info / Par Effy Tselikas (Athènes), 30/06/2011 à 11h58

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Grèce: nouveaux affrontement cette nuit

Des heurts ont opposé des policiers grecs à des manifestants aux abords du Parlement aux premières heures de jeudi, à Athènes, à quelques heures d’un nouveau vote décisif, portant sur les modalités de mise en oeuvre du plan d’austérité dont le principe a été adopté mercredi.

Des centaines de policiers anti-émeutes, qui ont eu recours aux gaz lacrymogènes, ont affronté matraque à la main et poursuivi des jeunes vêtus de noir, qui leur lançaient des pierres, qui ont saccagé des vitrines de magasins et mis le feu à certains bâtiments.

Le centre d’Athènes, autour de la place Syntagma sur laquelle donne le Parlement, était envahi dans la nuit par la fumée des bombes incendiaires et par les gaz lacrymogènes. Les manifestants ont mis le feu à la poste située dans le bâtiment où se trouve aussi le ministère des Finances, et ont tenté d’incendier une banque. De l’autre côté de la place, l’hôtel de luxe King George a été évacué.

Toute la journée, des milliers de Grecs avaient manifesté dans le centre d’Athènes tandis que les députés s’apprêtaient à voter. Des médecins mobilisés du côté des manifestants ont dit avoir soigné au moins 25 personnes pour des blessures légères et des centaines d’autres pour des problèmes respiratoires, dans la station de métro Syntagma. Au moins 40 policiers ont été blessés, selon le syndicat de la police.

A la nuit tombée, la situation s’est aggravée. Un député socialiste qui sortait du Parlement escorté de cinq policiers a été violemment pris à partie par une vingtaine de manifestants qui ont jeté des projectiles divers dans sa direction. La police a fait état de onze arrestations.

Leur presse – Le Figaro (avec RT), 30/06/2011 à 06h42

Résumés sur Contra-Info de la journée complète de mardi et celle de mercredi

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Jour de vérité pour la Grèce, des affrontements à Athènes

La Grèce et l’Euro jouent gros ce mercredi. A Athènes, les députés grecs doivent voter pour quatre ans d’austérité afin de garantir à leur pays la poursuite du soutien financier de ses créanciers. Ils devraient normalement voter dans l’après-midi, le projet de budget pluri-annuel, une loi cadre fixant à la Grèce un objectif d’économiser 28,4 milliards d’euros sur son budget entre 2012 et 2015 et réaliser 50 milliards d’euros en cessions et privatisations.

Le vote, une loi cadre d’objectifs pluriannuels, sera suivi d’un deuxième scrutin prévu jeudi, et tout aussi attendu par l’Europe, portant sur la loi d’exécution. Les créanciers du pays -la zone euro et le Fonds monétaire international- ont fait de ces deux votes la condition sine qua non du versement d’une aide d’urgence en juillet et du lancement d’un deuxième plan de sauvetage, après celui de mai 2010, pour la Grèce encore une fois au bord de la faillite.

Des affrontements à Athènes

Mercredi, des manifestations sont encore prévues dans le pays, au deuxième jour d’une grève générale destinée à protester contre l’austérité, qui se manifeste essentiellement par des hausses d’impôts. Et déjà dans la matinée, des affrontements ont eu lieu entre un groupe de manifestants et des policiers qui ont tiré des gaz lacrymogènes contre eux. La grogne des manifestants porte aussi sur les privatisations annoncées. Le gouvernement dispose d’une majorité de cinq voix au parlement (155 sur 300) et, malgré quelques voix discordantes, devrait remporter le vote, selon la plupart des analystes.

Mardi, les manifestations à Athènes avaient été marquées par un nombre bien moindre de manifestants par rapport à la dernière grève générale du 15 juin, mais plus radicalisés et déterminés face à la police qui avait envahi le centre d’Athènes. Des affrontements en marge du défilé ont fait 27 blessés, dont 21 policiers.

Leur presse – TF1 news, 29/06/2011 à 08h50

Nouveaux affrontements à Athènes avant le vote sur l’austérité

Des affrontements en marge du défilé ont fait 27 blessés, dont 21 policiers.

Des affrontements ont eu lieu, mercredi 29 juin au matin à Athènes, entre un groupe de manifestants et des policiers, quelques heures avant le vote sur le projet de budget d’austérité au Parlement.

Les policiers ont repoussé un groupe de 400 manifestants de gauche devant l’hôtel Hilton situé près du centre-ville. Les manifestants, qui cherchaient à se rendre sur la place Syntagma, ont été dispersés à coups de gaz lacrymogènes.

COURTE MAJORITÉ DU GOUVERNEMENT

Les parlementaires sont appelés à voter, normalement dans l’après-midi, sur le projet de budget pluriannuel, une loi cadre fixant à la Grèce l’objectif d’économiser 28,4 milliards d’euros entre 2012 et 2015 et de réaliser un programme de cessions et de privatisations de 50 milliards d’euros. L’objectif de ce budget d’austérité est de garantir à la Grèce la poursuite du soutien financier de ses créanciers.

Le gouvernement dispose d’une courte majorité de cinq voix au Parlement (155 sur 300) et, malgré quelques voix discordantes, il devrait remporter le vote, selon la plupart des analystes.

Le vote sera suivi d’un deuxième scrutin prévu jeudi, et tout aussi attendu par l’Europe, portant sur la loi d’exécution. Les créanciers du pays – la zone euro et le Fonds monétaire international – ont fait de ces deux votes la condition sine qua non au versement d’une aide d’urgence en juillet et au lancement d’un deuxième plan de sauvetage, après celui de mai 2010.

RADICALISÉS ET DÉTERMINÉS

Mercredi, des manifestations sont de nouveau attendues dans le pays, au deuxième jour d’une grève générale destinée à protester contre l’austérité qui se manifeste essentiellement par des hausses d’impôts. La grogne porte aussi sur les privatisations annoncées.

Les manifestations qui ont eu lieu mardi à Athènes ont rassemblé beaucoup moins de gens que la dernière grève générale du 15 juin. Mais ils étaient plus radicalisés et déterminés face aux forces de l’ordre qui avaient investi le centre d’Athènes. Des affrontements en marge du défilé ont fait 27 blessés, dont 21 policiers.

Mercredi, le mouvement des « indignés » grecs, mouvement de protestation populaire qui se veut apolitique et détaché des syndicats, a prévu d’encercler le Parlement pour empêcher – au moins symboliquement – le vote. Les protestataires avaient déjà tenté l’opération le 15 juin, sans y parvenir.

Leur presse – LeMonde.fr, 29/06/2011 à 8h04

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Solidarité internationale avec le peuple grec !

 

Solidarité avec la Grèce, 29 juin partout !

Appel de Lyon aux autres villes et en solidarité avec la Grèce

 

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La situation en Grèce n’est pas tenable. Les attaques de flics et de fachos se sont multipliées ces dernières semaines contre les immigrés, les personnes en luttes et les squats. Cette répression et cette radicalisation surviennent en parallèle d’une attaque sans précédent des conditions de vie de ce peuple, imposée par le FMI et l’Union Européenne. De mêmes mesures sont en voix de se généraliser partout en Europe. Nous ne pouvons laisser faire et appelons à un rassemblement de solidarité à Lyon ce mercredi 29 juin à 17h30 place des Terreaux.

Dans le même temps leurs homo­lo­gues hél­le­ni­ques inven­tent pour leur pro­pa­gande une impasse totale dans laquelle chaque prêt doit être accepté. Les ban­ques conti­nuent de piller le peuple grec. Nos gou­ver­nants que se soit à l’échelle de l’Europe ou de la France ont joué une part active dans la mise en place de ce plan. Ces der­niers avec le FMI n’hési­tent pas à user des plus vils chan­ta­ges pour obli­ger l’adop­tion de ces mesu­res d’aus­té­rité. L’État a consi­déré qu’il ne reve­nait pas aux ban­ques ni aux assu­ran­ces de payer la crise, et aujourd’hui il conti­nue à sou­te­nir ces mêmes ban­ques qui affa­ment le peuple en Grèce.

Heureusement, la résis­tance grec­que est active et une partie du peuple reste insou­mise. Le 28 et 29 juin pro­chain, aura lieu une nou­velle grève géné­rale de 48 heures cette fois-ci et il est à pré­voir une mobi­li­sa­tion énorme, ainsi qu’un siège du Parlement, place Syntagma, où sera voté de plus belle la mise en place d’une écrasante « poli­ti­que d’aus­té­rité » avec dimi­nu­tion des salai­res, aug­men­ta­tion des taxes et pri­va­ti­sa­tion énorme des com­pa­gnies publi­ques.
C’est pourquoi nous appelons à un rassemblement à Lyon mercredi 29 juin à 17h30 place des Terreaux

En ce moment la Grèce cons­ti­tue le pre­mier front en Europe concer­nant l’atta­que capi­ta­liste : plans d’aus­té­rité, répres­sion poli­cière, atta­ques fas­cis­tes et para-étatiques…

En même temps, les ripos­tes popu­lai­res, des ini­tia­ti­ves auto­gé­rées en majo­rité, aug­men­tent à un rythme sou­tenu. Les luttes sont dures et périlleu­ses, mais la popu­la­tion en insur­rec­tion per­ma­nente conti­nue de se battre plus que jamais, la rage au ventre et déter­mi­née. L’issue de cette lutte, quelle qu’elle soit, sera mar­quante pour ce qui est de l’ensem­ble de la lutte anti­ca­pi­ta­liste. En s’oppo­sant de front, le peuple grec nous rap­pelle à quel point il est néces­saire de s’armer de cou­rage et de faire preuve d’une soli­da­rité sans faille avec nos frères et soeurs de lutte. Cette bataille nous concerne tous. Le peuple grec ne doit pas être seul à la livrer !

C’est suite à l’appel lancé par les com­pa­gnons grecs, qu’une soirée de sou­tien a permis ce jeudi 24 juin à Lyon de dif­fu­ser des infor­ma­tions aux per­son­nes inté­res­sées, de récol­ter des fonds, et de tisser des liens. Au cours de cette soirée, il a été décidé d’orga­ni­ser une action de soli­da­rité sur Lyon, pen­dant la grève géné­rale en Grèce.

Parce que la soli­da­rité a tou­jours été et res­tera la pre­mière de nos armes ; parce qu’aucune lutte n’est isolée ; parce que de Lyon à Athènes nous ne tolé­rons et ne tolé­re­rons aucun dis­cours ni action de haine raciste et fas­ciste :

- Nous appe­lons toutes les per­son­nes à suivre l’appel à la soli­da­rité inter­na­tio­nale par les moyens qui leurs sem­blent les plus appro­priés.

- Nous appe­lons aussi à Lyon toutes les per­son­nes à se ras­sem­bler ce mer­credi 29 juin à 17h30 place des Terreaux.

- Nous appe­lons à des ras­sem­ble­ments simi­lai­res dans d’autres villes ce mer­credi 29 juin, pen­dant la grève géné­rale en Grèce.
Η αλληλεγγ?η, το ?πλο των λα?ν !
La solidarité est l’arme des peuples !
Solidarity with the people’s struggle (in Greece) !

Plus d’info :
– Contra info
– occu­pied­lon­don (en anglais)
– nou­vel­le­shors­les­murs

Source: Indymédia Bruxelles, 27/06/2011

[Besançon] Rassemblement contre l’expulsion des familles Roms du Forum de Planoise – jeudi 30 juin 2011 , 17h00

Le préfet de région (Decharrière) ne veut plus que des familles Roms se fassent héberger au Forum (hébergement d’assistance aux plus démuniEs): face aux politiques racistes de l’Etat et une nouvelle illustration de ce sinistre individu puant qu’est Christian, venez nombreux et nombreuses devant la préfecture de Besançon jeudi 30 juin 2011 à 17h00 afin de montrer notre solidarité avec les Roms qui se font persécuter dans les pays d’Europe de l’Est comme ici.

Liberté pour touTEs ,  avec ou sans papiers !

Pour un monde apatride !

Reçu par mail:

Venez manifester votre désapprobation au Préfet après sa volonté de ne plus héberger les familles Roms de Roumanie qui vivent au Forum (à  Planoise) depuis plusieurs mois, voire plusieurs années.

A l’appel d’un collectif d’organisations.

Rendez-vous jeudi 30 juin à 17H devant la préfecture de région

 

 

 

 

A faire circuler dans vos réseaux

 

 

[SUISSE] Fête sauvage à Berne du samedi 25 juin 2011 ( communiqué et témoignages )

25 juin 2011: Fête sauvage à Berne

Le samedi 25 juin 2011, une fête sauvage a eu lieu à Berne. Après des provocations policières, des combats de rue ont eu lieu dans un quartier bernois d’habitude plutôt tranquille.

Le communiqué :

« Dans le cadre d’une fête sauvage, plusieurs centaines de personnes ont fait la fête avec de la musique et des djs.

Dans une ambiance tranquille et paisible, on a mis le doigt sur le manque d’espace libre dans la ville de Berne. Avec cette fête, on offre une alternative aux offres culturelles trop chères de la ville et un espace pour les gens, indépendamment de leur statut social. La participation nombreuse a montré une fois de plus qu’il y a un vrai désir de formes culturelles alternatives. On prend ce dont a besoin pour vivre !

Malgré l’accord du propriétaire de la maison pour cette fête nocturne, la police a provoqué et nous a agressé à plusieurs reprises. Même si le volume de la musique a été baissé, faisant ainsi suite à leurs revendications, la police ne s’est pas retirée. Lorsqu’ils ont essayé d’arrêter des gens (assis sur le trottoir) pour des délits mineurs, la situation a débordé.

A cause de l’intervention policière, l’immeuble a été endommagé. Des fenêtres ont été cassées avec des balles en caoutchouc et le site de l’hôpital à côté couvert de gaz lacrymogène.

On ne se laisse pas intimider par la répression policière et non plus se prescrire comment il faut faire la fête et vivre ! »

Traduit par Le Réveil

Source : Indymedia Suisse allemande

Un témoignage :

« Combats de rue à Holligen après une fête sauvage…

Vers 23h, je suis arrivé à la fête sauvage à la place Lory à Berne, à ce moment-là, la police est arrivée avec quelques agents et elle appellé les visiteurs de ne pas bloquer la rue qu’ils étaient en train de traverser. En même temps, bien plus d’une centaine de personnes ont fait la fête dans l’immeuble occupé avec du hip hop local et de la drum and bass.

Après minuit, la police est revenue, cette fois-ci avec environ trois fourgons et ils ont commencé à intimider les gens devant l’immeuble et à les chasser de la rue. Lors de cette action, les agents ont essayé d’arrêter une personne parce qu’elle a repris les slogans anti-flics chantés par la foule. Les policiers – entre-temps équipés de casques, de boucliers, de balles en caoutchouc et de gaz lacrymogène – ont commencé a faire un front devant l’immeuble et les girofards annonçaient que beaucoup d’unité supplémentaires était en route vers la fête. La police a commencé à concentrer ses forces autour de l’immeuble et à encercler le site. Entre-temps, il y a eu des affrontements avec les forces de l’ordre restées devant l’immeuble. Lors de ceux-ci, la police a employé massivement des balles en caoutchouc et du gaz lacrymogène, elle commençait maitenant a serrer l’encerclement jusqu’avoir assiégé un périmètre d’un kilomètre dans lequel des bandes de quatre armées cherchaient des fêtards. J’ai vu quelques arrestations, mais je n’en sais pas plus, mais il est clair qu’à partir de 2h, la police était (omni-)présente avec un dispositif massif.

Les autorités bernoises semblent continuer l’approche confrontative de ces dernières semaines (manif anti-rép, évacuation du camp anti-nucléaire), mais bon, toujours sans succès.

Tant pis, on se reverra tous lors de fêtes et de manifs contre l’Etat, le capital et la nation ! »

Traduit par Le Réveil

Source : Indymedia Suisse allemande

Leur presse :

« Policiers agressés par des fêtards

Des policiers ont été agressés samedi soir à Berne. Des fêtards les ont attaqué avec des pavés, des bouteilles de gaz et des barres de fer. Deux personnes ont été interpellées.

Des policiers ont été attaqués samedi soir à Berne à l’aide de pavés, de bouteilles de gaz et de barres de fer par des fêtards, dans un immeuble occupé. Les policiers ont répliqué en utilisant des substances irritantes et des balles en caoutchouc. Deux personnes ont été interpellées. Six véhicules des forces d’intervention sont fortement endommagés.

La police a été alertée samedi soir vers 23.00 heures, selon le communiqué de la police cantonale bernoise et du Ministère public régional, diffusé dimanche. Des habitants se plaignaient du bruit et de la musique venant d’un immeuble de la ville. La police s’est rendue sur place et a pu constater qu’il s’agissait d’une fête rassemblant plusieurs centaines de personnes dans un bâtiment occupé.

Après avoir trouvé une personne de contact et parlé au propriétaire de l’immeuble qui autorisait l’occupation de la maison malgré les transformations en cours, la police a quitté les lieux en demandant aux fêtards de faire moins de bruit et de baisser le son de la musique.

Peu avant minuit, une nouvelle plainte contre le bruit est parvenue à la police. Sur place, un homme a tenté d’empêcher les policiers de faire leur travail et il a dû être soumis à un contrôle d’identité. Un groupe de fêtards a alors commencé à agresser les policiers, qui ont demandé du renfort. Mais des personnes se sont masquées et ont attaqué les agents en lançant des pavés et des bouteilles de gaz.

Dégâts considérables

Ce n’est que lorsque les renforts sont arrivés et seulement grâce aux gaz irritants et aux balles en caoutchouc que la police a pu reprendre le contrôle de la situation. Deux personnes ont été temporairement arrêtées, dont l’une qui avait lancé entre autres des barres de fer contre la police.

La police n’avait aucune information concernant d’éventuels blessés. Les dégâts sont considérables et concernent notamment les six véhicules d’intervention. La police cherche des témoins de ces incidents. »

Source :  20 minutes

Le Réveil, 27/06/2011

[Kabylie] L’armée algérienne assassine à Azazga

Marche à la mémoire de Mustapha Dial

Colère et dignité à Azazga

Une marche de protestation a été organisée, hier, dans la ville d’Azazga, à 40 km à l’est de Tizi Ouzou, pour dénoncer la bavure militaire qui a coûté la vie à un citoyen jeudi dernier.

Cette action, initiée par les comités de village de la daïra d’Azazga, a drainé des milliers de personnes qui ont battu le pavé à travers la ville. La procession  s’est ébranlée, à 10h, de la gare routière. Au-devant les carrés des marcheurs, les membres de la famille de la victime brandissaient le portrait du défunt.

Des citoyens venus des localités limitrophes et de Souamaâ, commune natale du défunt, Dial Mustapha, ont pris part à cette marche.

Dda Moh, dit capitaine Rouget, héros de la guerre d’indépendance, était en première ligne des marcheurs, ainsi que le président de l’APW de Tizi Ouzou, le docteur Nacer Hadj Saïd. Au fur et à mesure que la foule avançait dans un climat pacifique, des marcheurs rejoignaient les carrés. «Halte au terrorisme d’Etat» et «A qui le tour ?» étaient les principaux mots d’ordre inscrits sur les banderoles déployées par les manifestants. Ces derniers scandaient aussi des slogans hostiles aux autorités, comme «Pouvoir assassin».
Arrivés devant le siège de l’APC, les marcheurs ont marqué une halte et des prises de parole ont eu lieu. «Les militaires ont tué un homme. On ne doit pas se taire. On doit protester pacifiquement jusqu’à ce que les responsables de ces dépassements soient jugés. Ce qui s’est passé jeudi dernier est inacceptable. Ils ont violé l’intimité de paisibles citoyens», a martelé un intervenant. «La situation est grave. On doit rester mobilisés car il y a eu mort d’homme», a enchaîné un autre. «Nous tenons  à exprimer nos vifs remerciements à tous ceux qui sont venus aujourd’hui se solidariser avec nous durant ces circonstances très difficiles. La blessure est toujours béante. Mustapha est mort en martyr», a déclaré, avec beaucoup d’émotion, le frère du défunt pour remercier les présents.

A 11h, la foule s’est ébranlée de nouveau pour se diriger vers le lieu du drame où une gerbe de fleurs a été déposée. Parmi la foule l’on a pu remarquer la présence de Mme Moula, membre de l’APW de Tizi Ouzou, militante infatigable des luttes démocratiques. Après une minute de silence observée à la mémoire du défunt, la foule s’est dispersée dans le calme. Aucun incident n’a été signalé.

Par ailleurs, dans une déclaration rendue publique, la coordination des comités de village et les élus d’Azazga dénoncent et condamnent les actes «irresponsables» commis jeudi dernier par les éléments de l’ANP au lieudit Tazaghart, à quelques mètres de l’hôpital de la ville, sur la route de Yakourène. «Suite à une déflagration d’un engin explosif à leur passage, les militaires se sont adonnés à une vindicte qui s’est soldée par l’exécution sommaire d’un innocent, en l’occurrence Dial Mustapha, journalier et père de quatre enfants, et un blessé», lit-on dans le document des villageois, ajoutant : «L’acharnement de ces éléments s’est aussi traduite par le saccage et le pillage de deux habitations et de plusieurs véhicules. Le personnel de l’hôpital a été bousculé et maltraité. Tout ce comportement s’assimile à une descente punitive», souligne la déclaration. «La région d’Azazga, bastion de la révolution de Novembre 1954, dont le symbole n’est autre que le propriétaire de l’une des habitations saccagées, à savoir le capitaine Rouget, illustre officier de l’ALN», précise la même déclaration.
Notons que les commerçants de la ville ont baissé rideau pendant la marche en signe de soutien à cette action.

Leur presse – El Watan (Hafid Azzouzi), 27/06/2011

Des milliers de personnes manifestent contre une « bavure » militaire en Kabylie

ALGER (AP) — Quelques milliers de personnes ont répondu dimanche à l’appel de la Coordination des comités des villages et des élus de la région d’Azazga, en Kabylie (135km à l’est d’Alger) pour dénoncer la mort d’un civil abattu lors d’une opération de ratissage de l’armée.

Aux cris de « non à l’impunité », « justice et vérité sur la mort de Mustapha Dial », « non à l’insécurité en Kabylie », un cortège a pris le départ de la gare routière de la ville en marquant des haltes successives devant la mairie, la sous-préfecture, puis l’hôpital d’Azazga, où les manifestants ont observé une minute de silence à la mémoire de la victime, selon la Coordination.

A la suite d’une embuscade tendue jeudi par des islamistes armés entre Azazga et Yakourène, se soldant par un militaire tué et huit autres blessés, l’armée algérienne a mené une opération de ratissage au milieu des habitations situées non loin du lieu de l’attaque. Au cours de celle-ci, Mustapha Dial, un ouvrier père de quatre enfants, a été abattu de plusieurs balles alors qu’il se trouvait sur la terrasse d’une villa en travaux. Les villageois ont également dénoncé des actes de saccage dans plusieurs maisons.

Dans un souci d’éviter que les choses ne s’enveniment dans cette région de Kabylie déjà volatile, les autorités civiles et militaires avaient dépêché samedi des représentants aux funérailles de la victime, s’engageant par ailleurs à élucider les circonstances de sa mort.

En avril 2001, suite à la mort dans une gendarmerie d’un jeune lycéen, Guermah Massinissa, la Kabylie avait basculé dans le « Printemps noir », deux années d’émeutes qui se soldèrent par la mort de 126 jeunes manifestants tués dans différentes localités de la région.

Leur presse – Les Inrocks, 26/06/2011

[SAINT-CLAUDE] Les salariéEs de MBF Technologies toujours en lutte contre la direction ( en grève depuis le 1er juin 2011 )

Le bras de fer continue chez MBF Technologies à Saint Claude

Le bras de fer continue chez MBF Technologies à Saint Claude. Les décisions prises lors d’une table ronde au ministère de l’économie entre le Groupe Arche, les constructeurs automobiles (Renault et PSA), les fédérations syndicales, et les délégués de MBF technologies,   ne sont pas partagées par les salariés. Rappelons qu’un protocole avait été proposé.Dans ce dernier, la direction s’engageait à assurer l’avenir du site et a remplacé le plan social  en un plan de départs volontaires pour 130 personnes.Les salariés jurassiens ont majoritairement refusé ces propositions. La grève se poursuit sur le site de Saint Claude.

Leur presse – Plein Air, 28/06/2011 à 20h18
Voir d’autres infos supplémentaires à propos du conflit sur Le Jura Libertaire ainsi que sur Offensive Libertaire

MBF: une médiation missionée par le préfet du Jura

Les salariés de MBF technologies sont en grève depuis le 1er juin.

Les salariés de MBF technologies sont en grève depuis le 1er juin.

Le conflit entre les salariés de MBF et la direction s’éternise. Le préfet a nommé 2 médiateurs pour trouver une issue.

A Saint-Claude, les salariés de la fonderie Manzoni Bouchot sont toujours en grève contre le Groupe Arche leur actionnaire.

Le conflit s’enlise et le préfet a décider de nommer une mission de médiation pour trouver une solution.

Le communiqué de la préfecture du Jura :

L’Etat a chargé l’administrateur ad’hoc, Maître Eric Bauland, le directeur régional des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte), Bernard Bailbé, et le directeur de l’unité territoriale Direccte du Jura, François Foucquart, d’une mission de médiation d’urgence. Cette mesure s’inscrit dans la volonté rappelée le 17 juin dernier par le préfet de favoriser toute initiative ouvrant une perspective de dialogue.

Lire aussi : l’historique du conflit MBF technologies

Leur presse – Fr3 Franche-Comté, 23/06/2011, 16h36