Archives mensuelles : juillet 2011

[CHILI] Face aux menaces patronales , les ouvrier.e.s de mines de cuivre , en grève depuis dix jours , restent déterminé.e.s à ne rien lâcher !

Voir le précédent article sur le même sujet, qui évoque les menaces patronales à l’encontre des travailleurs et travailleuses au bout de six jours de grève

Une grève de mineurs chiliens fait flamber le cuivre

Un mouvement de social de plus pour le président Sebastian Pinera, déjà confronté à une importante contestation étudiante.

Le cuivre est-il sur le point de battre de nouveaux records ? Le métal rouge est en forte hausse ces derniers jours à la bourse des métaux de Londres, le London Metal Exchange, s’approchant du seuil des 10 000 dollars (7 000 €) la tonne. La faute à la demande chinoise, toujours, mais surtout à une nouvelle grève qui touche le Chili, premier producteur mondial.

Depuis le 22 juillet, la Minera Escondida, premier gisement à l’échelle mondiale avec 7 % de la production globale, exploitée par la firme anglo-australienne BHP-Billiton, est paralysée. Un mouvement qui pourrait faire tâche d’huile, les travailleurs de Collahuasi, 3e site d’extraction de cuivre au monde, ayant emboîté le pas ce week-end, au moins pour 24 heures. Selon le Groupe international d’études sur le cuivre ( ICSG), le marché mondial du cuivre raffiné devrait enregistrer cette année un déficit de 377 000 tonnes.

Tensions sociales au Chili

Le Chili étant à lui seul fournisseur du tiers du cuivre mondial, la situation dans le pays pèse lourdement sur les marchés. Or, des tensions sociales sont apparues le mois dernier. D’abord à la société d’État chilienne Codelco, premier producteur mondial de cuivre, dont les employés redoutent la privatisation par le gouvernement conservateur de l’homme d’affaires Sebastian Pinera, au pouvoir depuis début 2010.

Si le travail a repris rapidement, l’État ayant donné certaines garanties, les tensions ont par la suite touché la Minera Escondida, à Antofagasta, dans le nord du pays, pour des raisons salariales cette fois-ci. Alors l’entreprise minière a proposé à chacun de ses employés le versement pour l’année 2010 d’une prime de 6 000 dollars (4 200 €), ces derniers exigent près du double.

L’année dernière, la compagnie a enregistré 4,3 milliards de dollars de profits (3 milliards d’euros), en augmentation de 35 % par rapport à 2009, notamment du fait de l’augmentation des cours sur les marchés internationaux.

Bras de fer avec la direction

Le 22 juillet, les 2 300 employés d’Escondida ont cessé le travail, alors que la direction refuse toute discussion. Si la satisfaction des revendications syndicales coûterait à la compagnie moins que le montant des pertes provoquées par une seule journée de grève, l’entreprise ne veut pas céder. « Le dialogue doit s’effectuer alors que les employés travaillent, nous rétablirons le dialogue lorsqu’ils reprendront leurs activités », a déclaré à la presse locale la vice-présidente des affaires externes de BHP Billiton au Chili, Maria Olivia Recart.

Les grévistes ont entamé mercredi des poursuites contre leur entreprise pour « pratiques anti-syndicales » après s’être plaint d’avoir subi des menaces de licenciement et des tentatives d’empêchement de l’accès à la mine. Face au blocage, l’entreprise a évoqué la semaine passée un cas de « force majeure » et a annoncé à ses clients qu’elle ne pourrait honorer certaines commandes avant la fin du conflit.

Risque de contagion de la grêve

Les conflits salariaux sont récurrents ces dernières années, la flambée des cours des matières premières poussant les syndicats à des revendications salariales plus exigeantes. Mais ce mouvement – qui pourrait s’étendre aux autres mines du pays, notamment si la grève à Collahuasi se confirmait dans la durée – tombe mal pour le président Pinera.

Le chef de l’État est en effet confronté à une contestation sociale croissante sur plusieurs fronts, depuis la colère des militants écologistes opposés à un projet de barrage en Patagonie, jusqu’à la forte mobilisation des étudiants qui réclament plus d’investissements dans l’éducation.

Presse bourgeoise – La Croix (Gilles Biassette), 31/07/2011

Action anti-OGM à Feyzin près de Lyon

Pour un compte-rendu complet voir Rebellyon

Des anti-OGM ont fauché des tournesols samedi à Feyzin

Ils étaient près de 250 à venir de Saint-Georges d’Espéranche, lieu historique de la lutte anti-OGM.
Les faucheurs ont alors décidé de se rendre dans un champ de tournesols « tolérants » qui permettent de lutter contre l’ambroisie. Ils ont ainsi arraché les fleurs mutées sur une parcelle de 100m2 devant les yeux d’une soixantaine de gendarmes. Une liste des participants a d’ailleurs été remise aux forces de l’ordre. Si le propriétaire de la parcelle porte plainte, les faucheurs risquent une amende voire de la prison avec sursis.

Presse bourgeoise – Lyon Mag, 31/07/2011

Fauchage de tournesol « muté » dans le Rhône

Plus de deux cents manifestants ont fauché samedi une parcelle de 100 m2 de tournesol « muté » à Feyzin (Rhône), près de Lyon, pour protester contre ce qu’ils estiment être des OGM « cachés » ou « clandestins ». A l’appel du mouvement des Faucheurs volontaires d’OGM, les manifestants se sont rassemblés samedi matin à Saint-Georges-d’Espéranche (Isère), où a eu lieu le premier fauchage de colza OGM (organisme génétiquement modifié) en juin 1997.

Un cortège de voitures long de 1,3 km s’est ensuite dirigé vers Feyzin, à 30 km de là, où les militants écologistes, pour certains membres de la Confédération paysanne, ont arraché des plants de tournesol, sous l’oeil d’une cinquantaine de gendarmes. Une liste des participants à ce « fauchage symbolique » avait auparavant été remise à la gendarmerie.

« Ce qu’on veut, c’est alerter l’opinion publique et obtenir une réglementation sur ces cultures de plantes mutées », a expliqué à l’AFP Guy Germain, 68 ans, agriculteur à la retraite. Ces tournesols dits « tolérants », obtenus par mutagenèse, sont censés faciliter la lutte contre l’ambroisie, une plante invasive qui affecte la production.

Presse bourgeoise – Europe 1, 30/07/2011

[Squats] Sur les expulsions du 94 rue de Sorins et de la MQP: mobilisation contre les expulsions et en solidarité avec les occupant.e.s

Voici entre autre les raisons de la manif de demain matin à Montreuil:

Les spéculateurs et la répression sévissent à Montreuil

Non à la violence
Non à l’expulsion du 94 rue des Sorins à Montreuil

Libération des personnes arrêtées avec papiers ou non…

Depuis ce matin à Montreuil plus de 300 personnes, hommes, femmes, enfants, dont une majorité dites sans papiers, sont en train d’être expulsées du bâtiment où elles vivaient depuis plusieurs années. Plusieurs sans-papiers ont été déjà été transférés vers les centres de rétention, notamment celui de Bobigny (13 personnes déjà transférées ce matin à 10 heures). Sur place l’évacuation continue. N’hésitez pas à vous y rendre, à la fois pour vous y opposer et participer à la suite !

Si vous pouvez, n’hésitez pas à amener bâches, tentes, réchaud, sac de couchage, nourriture, parasols pour un campement éventuel.

Cela se situe 94 rue des Sorins, métro Robespierre.

Un rassemblement contre les expulsions (plusieurs expulsions ou attaques contre des squatts ces derniers jours à Montreuil et Bagnolet) était d’ores et déjà prévu pour demain dimanche à 11h, rue piétonne Croix de Chavaux, Montreuil. M. Croix de Chavaux.


Sur l’expulsion du 94 rue des Sorins. Communiqué de quelques voisins.

Samedi 30 juillet 2011. 17h20.

Depuis le 22 mai, les 300 habitants d’un bâtiment occupé au 94 rue des Sorins sont menacés d’expulsion. La plupart d’entre eux sont sans-papiers.

Ce matin, 47 cars de CRS investissent le quartier où est situé le squat rue des Sorins. Toutes les rues aux alentours sont quadrillées par la police. Le préfet entouré de centaines de CRS ont expulsé les habitants. Au cours de l’expulsion, la police a fait un tri des personnes qui étaient présentes : ceux qui avaient des papiers montrant qu’ils étaient « en règle » administrativement ont été sorti du lieu, les autres ont été mis dans des cars. La plupart ont été amenés au commissariat de Bobigny. Certains commenceraient à être libérés mais il est possible que certains aillent en centre de rétention.

La mairie et la préfecture se renvoient la balle sur la responsabilité de l’expulsion. Dominique Voynet prétend ne pas avoir été prévenue de l’expulsion. Le préfet, quant à lui, dit que c’est suite à une lettre de la mairie signalant l’insalubrité du lieu qu’elle a expulsé les habitants.

Après l’expulsion, les habitants et des personnes solidaires se sont retrouvés place de la fraternité, près du métro Robespierre. A 17h, la police a encerclé le groupe. Ils ont embarqué les gens avec violence, en les matraquant et les gazant. Certains ont pu sortir de la nasse. Mais, il y aurait actuellement environ 60 personnes embarquées.

Soutenons-les en harcelant la préfecture, la mairie, le commissariat de police pour demander la libération de toutes les personnes arrêtées aujourd’hui.

Soyons nombreux à participer à la manifestation contre toutes les expulsions demain dimanche 31 juillet à Montreuil RDV 11h au début de la rue piétonne m° Croix de Chavaux.


Texte diffusé il y de cela quelques semaines par les habitantes et habitants :

Non à l’expulsion du 94 rue des Sorins

Nous habitons le bâtiment situé au 94 rue des Sorins (au croisement avec la rue de la Fraternité) à Montreuil depuis 2008. Nous sommes aujourd’hui plus de 300 personnes à y habiter. Il y a des jeunes travailleurs, des familles avec des enfants, certains ont des papiers, d’autres non. Le lieu est vaste, c’est une ancienne usine, nous l’avons occupé pour ne pas dormir dehors.

Jusqu’à aujourd’hui, nous avons toujours été en contact avec la mairie de Montreuil, notamment pour les questions d’hygiène. Après la visite des services de la mairie, nous avons signé le 26 avril dernier une convention avec la mairie de Montreuil, Veolia et la CNL (Confédération nationale du logement) concernant l’approvisionnement du bâtiment en eau. Nous avons pris en charge la totalité des frais liés à l’arrivée de l’eau et à l’installation des sanitaires dans le bâtiment.

Le 2 mai, soit six jours plus tard, nous avons reçu à notre grande surprise un arrêté préfectoral d’expulsion à partir du 22 mai 2011. Vivre dans ce squat n’est pas notre objectif mais nous nous y sommes investis et nous ne voulons pas en être expulsés, sauf à être relogés dignement et tous ensemble. Nous voulons travailler et être logés dignement, avoir des papiers pour ceux qui sont sans-papiers, et vivre comme tout le monde.

C’est pourquoi nous demandons le soutien du quartier. Nous savons que nous ne sommes pas les seuls dans cette situation. D’autres avant nous, par exemple les ex-habitants du 92 rue Victor-Hugo à Bagnolet (à 200 m de chez nous), se sont déjà fait expulser de leur logement et sont encore en attente d’une solution. Nous voulons lutter tous ensemble face à cette expulsion.

Depuis Samedi 21 mai, nous sommes menacés et intimidés par la police, jour et nuit. Des contrôles, des arrestations et des gardes-à-vue ont lieu tous les jours. Avec la délivrance des obligations de quitter le territoire (APRF), on passe du cap de l’expulsion du foyer à l’expulsion du territoire français.

Or nous voulons :
• Ne pas être expulsés ni de notre foyer, ni de France.
• Une table-ronde avec la mairie, la préfecture et toutes autres instances qui permettraient de trouver une solution pour le logement et les papiers.
• Un relogement pour toutes et tous, collectivement et de façon durable.
• Une régularisation pour toutes et tous.

Le collectif des habitants du 94 rue des Sorins, Montreuil


Attaques sur le squat de « La maison qui pue » à Montreuil

Vidéo de l’attaque :
http://regardeavue.com/les-rois-du-…

1er communiqué

Dimanche après midi 24 juillet, un groupe de vingt mercenaires armés de gaz et de barre de fer ont violemment attaqué les habitants de la « maison qui pue », rue caillot, à Montreuil. Ils étaient déjà venu la veille saccager le mobilier et menacer les trois personnes présentes.

Sans une résistance improvisée, c’est sans doute bien plus de trois personnes qui auraient été blessées dans le but ( non atteint ) d’évacuer cette maison, occupée depuis plus de quatre ans.

Ces hommes sont payé par Hafid Hafed, affilié à l’entreprise IAD, qui rachète à bas prix des logements habités pour les revendre vide sur le florissant marché du 93.

Nous avons résister et nous résisterons, pour ,ne pas se laisser se généraliser ces pratiques, susceptible de réduire en quelques instants à la misère et au silence tous ceux qui, quels qu’en soient les raisons, n’ont pas les moyens de payer un loyer.

« Investir dans la pierre » en cassant du pauvre n’est pas une pratique nouvelle. Laisser place nette pour installer dans des centres villes calmes et propres une population qui rapporte sert en effet des interêts puissants. Ceux des investisseurs immobiliers mais aussi politiques qui ont tout à gagner de la boboisation de Montreuil et d’ailleurs, et ce quel qu’en soit le prix humain.

Chasser la misère dans d’autres rues lointaines, cela permet d’obtenir la paix sociale, au profit de ceux qui en ont les moyens. La police ne sera jamais là pour défendre d’autres buts que ceux de ces rapaces. Elle l’a bien prouvé par son attitude d’hier : elle n’a bougé le petit doigt que pour tenter d’arrêter certains des attaqués. Cinq sans papiers de la rue des Sorins venus porter main forte ont été arrêtes. Un a été relaché, les quatre autres passaient devant le juge, à Bobigny dans la soirée.

C’est donc à nous d’organiser la résistance, pour ne pas nous laisser voler, air ébahi et bras ballants, nos quartiers et nos vies.

SOLIDARITE AVEC LA KIPU !

des occupants


2ème communiqué

Tentative d’expulsion illégale encadrée pas la police de Montreuil :

ICI ON L’APPELLE LA « MAISON QUI PUE »

C’est une maison occupée depuis fin 2007. Depuis le début, personne ne l’a réclamée, pas de procédure judiciaire.

Nous avons été surpris lorsque samedi 23 et dimanche 24 juillet, des groupes armés de barres de fer, masses, … , hyperviolents, ont attaqué la maison et ses habitants.

Ils sont menés par Hafid Hafed et Medhi Ibanez, agents immobiliers dans le groupe IAD, qui disent avoir racheté cette maison et veulent l’expulser sans passer par les voies légales. Ils ont cassé portes, fenêtres, électricité, portail, clôture, menacé les habitants de mort, blessé trois personnes, …

A chacun de leur passage, la police les a bien vu donner l’assaut contre la maison mais n’est jamais intervenu.

Nous ne partirons pas comme ça de cette maison. Nous allons nous défendre contre ces attaques : de nombreux soutiens ont permis que les assaillants ne rentrent pas dans la maison dimanche, les voisins solidaires aident notamment en diffusant l’information.

Si nous défendons cette maison, c’est aussi pour que ces pratiques cessent.

LA VILLE N’EST PAS AUX SPÉCULATEURS

ELLE EST A CEUX QUI L’HABITENT

Source: Mille Babords, 30 juillet 2011

Quelques articles et une vidéo de la presse qui pue à propos de l’expulsion du squat de sans-papiers de la rue de Sorins de ce matin:

Montreuil : face à face très tendu après l’expulsion des squatteurs

Montreuil (Seine-Saint-Denis), samedi. Après l’expulsion de plus de 200 squatteurs d’une ancienne imprimerie, un rassemblement de solidarité et de protestation a tourné au face à face très tendu, hier après-midi place de la Fraternité. | (LP/ELODIE SOULIE.)

Quelques heures après l’expulsion, tôt ce matin, de plus de 200 squatteurs d’une ancienne imprimerie, rue Sorins à Montreuil (Seine-Saint-Denis), un rassemblement de solidarité et de protestation, organisé par des comités de soutien, l’association Droit au Logement et des squatteurs expulsés, a tourné au face à face très tendu, hier après-midi place de la Fraternité.

48 personnes ont été interpellées, dont deux responsables du DAL, et emmenés au commissariat parisien de Barbès (XVIIIeme). Les autres manifestants dénoncent des violences policières et prévoient de manifester à nouveau demain matin, à la Croix de Chavaux, pour dénoncer les expulsions manu militari comme celle de la rue des Sorins. Avant les 48 arrestations pour «manifestation interdite», selon les termes de la préfecture, 80 personnes ont été interpellées hier matin pour infraction à la législation sur les étrangers.

Des raisons sanitaires et de risques d’effondrement

Dès sept heures ce samedi matin, dans un quartier bouclé par plusieurs dizaines de cars de CRS, les 250 à 300 squatteurs d’une ancienne imprimerie de la rue des Sorins, à Montreuil, ont été délogés, sur ordre du préfet. Une opération que les habitants, presque tous originaires de pays d’Afrique de l’Est et notamment du Mali, craignaient depuis près d’un an, et un jugement d’expulsion de septembre 2010. Selon la préfecture, qui s’est engagée à proposer un relogement pour au moins deux semaines aux squatteurs en situation régulière, cette expulsion est motivée par des raisons sanitaires et de risques d’effondrement, signalés par les pompiers et par la mairie de Montreuil. La sénatrice-maire Dominique Voynet était d’ailleurs sur place, ce matin pour «s’assurer que tout se passe bien». Les militants de l’association Droit au Logement sont également venus soutenir les expulsés, dont plusieurs dizaines, sans papiers, devaient par ailleurs être placés au centre de rétention de Bobigny.

Presse bourgeoise – Le Parisien, 30/07/2011

Un squat évacué à Montreuil

Un squat regroupant plus de 200 personnes a été évacué ce matin rue des Sorins à Montreuil, « sans le moindre incident » a annoncé la préfecture de Seine-Saint-Denis. « L’évacuation de l’immeuble a commencé à 7h et s’est déroulée sans le moindre problème en présence du préfet Christian Lambert; il s’agissait de l’application d’une décision de justice datant septembre 2010″, a précisé la préfecture.

Un important dispositif policier avait été mis en place autour de l’immeuble. Une cinquantaine de personnes, membres d’associations et voisins, s’étaient rassemblés afin de protester contre cette évacuation, sans incident ni interpellation.

Interrogée, la maire de Montreuil, Dominique Voynet (EELV), a pour sa part « regretté de n’avoir été prévenue qu’au dernier moment » de l’évacuation. « Je me suis rendue sur place, cela s’est fait sans incident mais ceux qui n’ont pas de relogement vont se tourner vers la mairie et nous n’avons rien à leur proposer en l’état actuel des choses, c’est à l’Etat de prendre ses responsabilités en la matière, il en a l’obligation légale », a ajouté Mme Voynet.

Du côté de la préfecture, on précise qu’une « solution de réhébergement pérenne a été proposée et acceptée par 40 personnes. Il s’agit dans un premier temps de deux semaines de nuits d’hôtel durant lesquelles les services de la préfecture feront des propositions de logements à long terme ».

« Nous dénonçons ce type d’opération, en particulier dans un contexte de crise grave du logement avec des milliers de personnes qui vivent déjà dans la rue », a pour sa part déclaré à l’AFP Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole de l’association Droit au Logement (DaL). « Ce soir c’est près d’une centaine de personnes qui les rejoindront », a-t-il déploré.

Pour le représentant des occupants de l’immeuble, M. Cissé, « cette évacuation aurait pu attendre car nous avions déjà fait plus de 9.000 Euros de travaux pour rendre l’immeuble plus sûr ». Dans la soirée du dimanche 5 juin un immeuble en travaux de quatre étages s’est effondré sur une maison d’un étage occupée par deux familles maliennes, faisant trois morts et huit blessés, majoritairement des enfants.

Presse bourgeoise – Le Figaro (avec l’AFP), 30/07/2011

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[URGENT] Manif à Montreuil en solidarité avec les squats parisiens dimanche 31 juillet à 11h00

Urgent / dernière minute : manif de solidarité

Nous appelons nos militantEs et sympahisantEs à se joindre à la manifestation qui aura lieu le 31 juillet 2011 à Montreuil. Cette manifestation fait suite à des expulsions, attaques de milices et diverses violences graves à l’encontre de squatteurs. Face à la spéculation, face à la répression, notre arme est la solidarité.

La ville appartient à celles et ceux qui y habitent. A personne d’autre !

Venez nombreux !
RDV à l’entrée de la rue piétonne, métro Croix de Chavaux, sortie Jacques Duclos.

Source: FA Quartier Pirate, 30 Juillet 2011

Des infos en plus ici concernant la manif

[ISRAEL] A propos du mouvement social en cours

Un mouvement de protestation historique éclate en Israël sous le silence médiatique !

26 juillet. A TEL AVIV Le mouvement de masse continue depuis 5 jours, sans relais médiatiques (dans le pays)

Sur la pancarte : « Mubarak. Asad. Netanyahu. »

Environ 30.000 manifestants ont défilé à Tel-Aviv, hier soir, avec des militants pour la justice sociale bloquant les rues du centre et des chants de « Moubarak. Assad. Netanyahu dehors »remplissant l’air.

Tel-Aviv la police a arrêté 42 « activistes », qui est un nombre extrêmement rare », sinon sans précédent, ». Les manifestations font partie d’un vaste mouvement qui a commencé comme une opposition à la hausse des prix des logements, et est toujours centrée autour de cette question, mais s’est propagé à la justice sociale et d’autres causes progressistes.

Ces protestations sont décrits comme « le plus grand défi Netanyahu sur le front intérieur », et montrent que la gauche progressiste en Israël s’est réveillée.

« Nous voulons la justice sociale ! » – 972 Magazine.

Changement en Israël peut être à venir. Ces protestations, qui ont commencé comme la colère explicites à la hausse des prix de location dans les villes à travers le pays, ont été alimentés par la réponse du gouvernement Netanyahou, qui, initialement, avec une rhétorique hostile, les a rejeté comme étant partie d’un grand mouvement de gauche étant financé par tenues comme le New Israel Fund. La rhétorique initiale, qui a affirmé que les manifestations n’étaient pas d’autre chose que la « gauche sioniste de l’agenda politique, a seulement servi à augmenter la colère des manifestants.

Ces réactions de Netanyahu et d’autres responsables gouvernementaux ont servi à élargir les protestations, qui ont maintenant dépassé la question des prix des loyers pour des questions de justice sociale : droits des femmes, droits syndicaux et la réforme de l’éducation, entre autres choses…

http://www.alternet.org/newsandviews/article/639318/israel_erupts_in_protest

Des villes de tentes commencent à s’élever  à travers tout le pays et des milliers de personnes protestent désormais dans les rues contre la hausse des prix du logement et la passivité du gouvernement.
La centrale syndicale nationale, la Histadrout, s’est jointe aux protestataires le 27 juillet et somme le gouvernement de mettre en place, des négociations, et de fournir de véritables solutions, à la crise du logement, faute de quoi, de nouvelle protestations, sont à attendre.
Ce qui a d’abord commencé comme une petite protestation d’étudiants à Tel Aviv a rapidement pris de l’ampleur et s’est métamorphosée en un mouvement national avec des gens de tout âge et de tout niveau social.
On répertorie à présent des sites de tentes dans plus de 20 villes israéliennes, la dernière étant Netanya.
Dans cette ville, 22 tentes ont été montées. Contacté par Guysen International News, l’organisateur de ce rassemblement Shlomo Sarfati, explique qu’il souhaite agrandir ce campement et toucher la communauté francophone très présente et influente dans cette ville.
Le campement compte aujourd’hui 15 personne mais 120 autres y sont attendues.
« On espère que la communauté francophone va se joindre à notre cause car cela les concerne», explique-t-il.
Sur le plan régional, une pression constante est faite sur la mairie de Netanya, afin qu’elle arrête  d’entreprendre des projets d’appartements de 4 ou 5 pièces et qu’elle s’occuppe des étudiants et jeunes couples.
Autre symbole fort, les jardinières d’enfants et jeunes parents se sont joints  au mouvement général de protestation. Ils ont notamment prévu d’organiser une « marche des poussettes » dans plusieurs grandes villes d’Israël pour dénoncer le coût élevé des frais d’éducation.
Une autre manifestation est prévue samedi à Tel Aviv. Ce soulèvement national est en grande voix de faire tomber le gouvernement.
La grogne sociale est donc de mise en Israël. D’autant que le mouvement de grève des médecins se poursuit et que la controverse autour du prix des produits alimentaires, n’est pas éteinte.
Un durcissement du mécontentement qui tombe au plus mal pour un Benyamin Netanyahou déjà très occupé par les grands dossiers internationaux.
Signe de l’importance de cette crise, le Premier Ministre a annoncé le report de toute prise de décision définitive concernant l’attitude à adopter vis-à-vis de la Turquie quant à d’éventuelles excuses pour le raid mené l’an passé contre le Mavi Marmara. Raison officielle invoquée pour expliquer ce report : la contestation sociale.

Actualutte, 26 juillet 2011

En Israël, les mouvements de protestation s’amplifient

Un camp de tentes érigé à Tel-Aviv pour manifester contre les prix élevés du logement. Le 18 juillet 2011.

Un camp de tentes érigé à Tel-Aviv pour manifester contre les prix élevés du logement. Le 18 juillet 2011. (Reuters/Nir Elias)

Israël a désormais ses « indignés » : depuis une douzaine de jours, des milliers de manifestants ont érigé des tentes dans les grandes villes pour dénoncer la crise du logement. Du coup, le Premier ministre Netanyahou a annoncé un plan d’urgence, d’ores et déjà jugé insuffisants par les contestataires.

Décidemment, l’été est chaud en Israël. En dépit de bons résultats économiques, une croissance de 5% pour 2011 et le taux de chômage le plus bas depuis vingt ans, les Israéliens descendent dans la rue.

Un mouvement social qui prend des proportions inconnues jusque-là. Les centres des principales villes du pays sont envahis par des camps de toile. Des jeunes, pour la plupart des étudiants, qui protestent contre les difficultés de logements et les prix élevés des loyers.

Pour tenter de calmer le jeu, le Premier ministre Benjamin Netanyahu promet de mettre en œuvre une vaste réforme de la question du logement. Il s’agit de mettre en vente des terrains domaniaux et de subventionner des loyers aux économiquement faibles. Projet rejeté déjà par les manifestants qui multiplient les marches et les démonstrations de force.

Les médecins, eux aussi, ont abandonné les hôpitaux et marchent sur Jérusalem pour demander de revoir leurs conditions de travail. Le secrétaire général de la Histadrout, la centrale syndicale, se mêle de la partie et lance un ultimatum à Netanyahu : « A partir de dimanche, nous mobiliserons tous les comités d’entreprise », menace-t-il.

Selon un sondage, 97% des Israéliens soutiennent le combat des manifestants. Le Premier ministre, avec un taux de popularité au plus bas, a décidé de renoncer à un déplacement en Pologne.

Presse bourgeoise – RFI, 27/07/2011

Israël : manifs contre la hausse du prix de l’immobilier

Des dizaines de militants de gauche israéliens sont montés jeudi sur le toit du bâtiment de la Bourse de Tel-Aviv dans le cadre du mouvement de protestation de masse déclenché il y a deux semaines contre la hausse des prix des logements, a annoncé la radio militaire. Parallèlement, la puissante centrale syndicale Histadrout a apporté son appui aux contestataires, qui sont installés par milliers sous des tentes boulevard Rothschild, un des endroits les plus huppés de Tel-Aviv, ainsi que dans d’autres villes telles que Jérusalem et Haïfa. »Si d’ici samedi soir notre secrétaire général Ofer Eini n’est pas reçu par le Premier ministre (Benjamin Netanyahu) pour discuter des solutions à apporter à la crise sociale, l’Histadrout usera de tous les moyens à sa disposition pour soutenir les revendications des manifestants », a affirmé à l’AFP une porte-parole de la centrale syndicale. La porte-parole s’est refusée à préciser si l’Histadrout comptait appeler à une grève générale. Une nouvelle manifestation est prévue samedi soir à Tel-Aviv. Pour sa part, la radio a précisé que les manifestants présents sur le toit de la Bourse avaient expliqué leur geste en affirmant que « dix grands groupes contrôlent 80% du marché des actions et se sont emparés de tous les fruits de la croissance de l’économie nationale ».

Confronté à un déferlement de protestations face à l’augmentation vertigineuse des prix de l’immobilier, M. Netanyahu a annoncé mardi un plan d’urgence en vue de la construction de logements, jugé insuffisant par les manifestants. En un an, les prix des logements ont bondi de 32% à Tel-Aviv et de 17% à Jérusalem, une tendance qui vaut pour l’ensemble du pays, alors que les salaires stagnent. Il s’agit du plus important mouvement social en Israël en quatre décennies. Selon un sondage publié mardi par le journal Haaretz, 87% des Israéliens soutiennent le mouvement de protestation et 54% se disent « mécontents » de la gestion de cette crise par M. Netanyahu.

Presse bourgeoise – TF1, 30/07/2011

Israël: manifestations massives pour la « justice sociale » dans dix villes

La contestation contre la cherté de la vie et pour la « justice sociale » s’est étendue samedi soir à dix villes israéliennes avec la participation de 80.000 à 120.000 manifestants, selon les estimations de la police ou celles des médias.

Les manifestants, en majorité des jeunes laïcs, ont pour principal slogan « Le peuple veut la justice sociale pas la charité« . Ils réclament un retour à un « Etat providence » tel qu’il avait été mis en place par la gauche sioniste dans les premières années de l’Etat.

A Tel-Aviv, principal foyer de la contestation, plus de 50.000 manifestants ont marché au centre-ville, a indiqué à l’AFP le porte-parole de la police Micky Rosenfeld.

Les manifestants ont arboré dans une ambiance de kermesse des drapeaux israéliens ainsi que quelques drapeaux rouges.

« Je suis venue parce que je n’arrive plus à boucler les fins de mois et que l’argent des impôts va dans les poches des magnats« , confie une manifestante, qui dirige un jardin d’enfants.

A Jérusalem, quinze mille manifestants se sont rassemblés devant la résidence du Premier ministre Benjamin Netanyahu, arborant des banderoles avec l’inscription « Toute une génération veut un avenir« .

A Haïfa, dans le nord d’Israël, plus de dix mille manifestants sont descendus dans la rue, selon la police.

La protestation, qui visait au départ la flambée des prix des logements, porte plus généralement sur l’aggravation des inégalités sociales et la dégradation des services publics, notamment dans le domaine médical et de l’éducation.

Avançant toute une gamme de revendications, les manifestants ont fustigé le Premier ministre, accusant le pouvoir d’être au service de magnats de la finance, s’insurgeant contre la force des monopoles et des cartels en Israël, et réclamant la baisse des impôts indirects.

Pour la première fois depuis que le mouvement a été lancé il y a un mois, la minorité arabe, qui souffre de discriminations particulières, s’y est associée.

La contestation provient en premier lieu de classes moyennes écrasées par l’augmentation constante du coût de la vie, résultant d’une économie de marché contrôlée par quelques familles.

Lancée en juin via Facebook par le boycottage du fromage blanc, un aliment de base dont le prix avait flambé, la fronde a été ravivée par une étudiante qui a planté sa tente au centre de Tel-Aviv pour clamer sa détresse face aux loyers chers.

Soutenue par l’Association israélienne des étudiants, par les partis de l’opposition, par des artistes qui ont chanté lors des rassemblements et, plus récemment, par la centrale syndicale Histadrout, cette initiative s’est répandue comme une traînée de poudre.

Il y a aujourd’hui des camps de toile dans la plupart des villes du pays, et la protestation s’amplifie malgré les promesses lancées dans l’urgence par le Premier ministre Benjamin Netanyahu de réformer le marché de l’immobilier.

Il s’agit du plus important mouvement social en Israël en quatre décennies.

Presse bourgeoise – RTBF (avec l’AFP), 30/07/2011

[NO TAV , Val Susa] Sabotage contre une entreprise qui collabore à la construction de la ligne ferroviaire


Val Susa : sabotage contre un collabo du chantier, et dissociation sur le site du mouvement No Tav

La nuit dernière vers 4h, Italcoge, une des entreprises qui travaillent sur le chantier du TAV, a été attaquée. Des vandales ont mis le feu à cinq camions garés devant le siège de Susa. Pour entrer dans la cour, ils ont forcé un portail. Après avoir mis de la « diavolina » sur les pneus [c’est-à-dire des allume-feu, ou des ZIP, Ndt], ils ont ensuite mis le feu : un camion est complètement détruit, un autre gravement endommagé et trois autres légèrement. Après les attaques contre le chantier, il s’agit du premier raid contre l’entreprise valsusine. Il y a quelques temps, un des associés fondateurs d’Italcoge, Ferdinando Lazzaro, avait été agressé dans la rue par des manifestants qui l’avaient envoyé à l’hôpital avec une fracture du coude.

Le mouvement No Tav, sur son site officiel, nie son implication dans le raid : « Nous pensons que ce geste n’est pas favorable au mouvement No Tav, mais au contraire, un dommage et une manière d’intervenir dans la lutte qui n’est pas la nôtre. (…) Cet acte va dans le sens opposé des initiatives No Tav, qui font de la participation et de la résistance de masse le noeud central d’une bataille qui ne fait de cadeaux à personne…« 

Traduit de l’italien à partir d’un journal local, reproduit sur informa-azione, Lun, 25/07/2011 – 12:39

NdT : La messe est dite ! A chacun de se prononcer clairement sur ce sabotage et la réaction de tous ceux qui s’occupent du site para-institutionnel du mouvement No Tav, qui continueraient de l’utiliser, de lui envoyer des textes ou d’en traduire (notamment en France, sans au minimum préciser qu’il s’agit d’un site de collabos du pouvoir).

Et puis basta sur cette « masse », ce « peuple » de la vallée qui résisterait tous ensemble… D’abord il y a des pro-Tav dans la vallée, et puis certains de ceux qui sont contre ne résistent pas. Enfin, il y a surtout la question du pourquoi, pour tous ceux qui résistent. Des pourquoi qui peuvent plus ou moins bien cohabiter selon les goûts, en tout cas plus jusqu’à ce que les uns se dissocient des autres, en les désignant aux flics : selon ces balances, les auteurs inconnus de cette attaque réussie et bien ciblée seraient ceux qui ne font pas de « la masse » l’apha et l’omega de leurs idées et de leurs pratiques, ceux qui pensent que les attaques à quelques uns ne sont pas incompatibles avec les rassemblements ou les manifs à beaucoup. Suivez leur regard…

Cette pratique de dissociation (ou distanciation selon les cas) et ses conséquences (désigner au pouvoir qui réprimer pour sauver son propre cul), n’est pas un cas isolé, elle est plus qu’habituelle à l’intérieur de toutes les luttes « populaires », au moins depuis les années 70. A chacun de tirer les conséquences pratiques contre ces ordures (les gestionnaires de www.notav.info, puisque ce communiqué est signé directement du site) et leurs amis : d’un côté ceux qui le défendent, d’un autre ceux qui, en ne rompant pas publiquement et clairement avec eux, contribuent socialement à leur pouvoir de nuisance…

Brèves du désordre, 29 juillet 2011

D’autres infos sur la situation actuelle ici

 

Révoltes dans les prisons pour sans-papiers

Au feu ! Les révoltes grondent dans les CRA

Au CRA de Vincennes,  départ de grève de la faim.

À Lyon : feu au CRA !!… fermeture et autre monoxyde carbonne indisposant le petit personnel… et justes révoltes.

Infozone, 28 juillet 2011.

Lyon : un incendie fait évacuer le centre de rétention

Un incendie s’est déclaré ce jeudi après-midi au centre de rétention administrative de l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry. L’évacuation du centre a débuté après l’intervention des pompiers.

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Un feu de matelas s’est déclaré ce jeudi après-midi au centre de rétention administrative de l’aéroport Lyon Saint-Exupéry. L’origine du sinistre est volontaire. Suite à l’intervention des pompiers, une dizaine de chambres ont été inondées et l’établissement n’est plus opérationnel.

Les fumées importantes de monoxyde de carbone ont incommodé 19 personnes qui ont été transportées à l’hôpital. Parmi elles, 14 policiers. Les dégâts de l’incendie nécessitent d’évacuer le centre. Depuis 16h30, les 65 personnes en rétention sont donc transférées vers les centres de rétention de Nîmes et de Toulouse.

Leur presse (Le Progrès), 28 juillet 2011.

Incendie au centre de rétention de Lyon : vers le transfèrement des personnes retenues

Un incendie, vraisemblablement d’origine volontaire, s’est déclaré jeudi dans le centre de rétention de Lyon-Saint-Exupéry, entraînant l’évacuation des 68 personnes retenues et leur transfert vers d’autres centres, notamment ceux de Toulouse et Nîmes, a-t-on appris de source policière.

Six personnes retenues et quatorze fonctionnaires de police ont été intoxiqués par les fumées.

Ces derniers ont été dirigés vers le centre hospitalier, où ils devraient rester sous observation pendant 24 heures, a indiqué le directeur zonal de la Police aux frontières de Lyon, William Marion.

Les six personnes retenues et intoxiquées ont été elles aussi transportées vers l’hôpital en vue d’un examen de leur santé.

Une enquête judiciaire est en cours mais selon les premiers éléments, plusieurs départs de feu simultanés ont été constatés. « Le caractère accidentel de l’incendie semble écarté », a commenté M. Marion.

Lors de l’intervention des pompiers, les personnes retenues ont été évacuées des chambres et conduites dans une cour.

L’incendie ayant endommagé les chambres, mais aussi en raison de la présence de monoxyde de carbone, les personnes retenues devaient être transférées, notamment vers les centres de Toulouse et Nîmes.

Leur presse (Agence Faut Payer), 28 juillet 2011.

Incendie au CRA de Lyon : réaction de Forum Réfugiés

Un incendie s’est déclaré au Centre de rétention administrative (C.R.A.) de Lyon Saint-Exupéry, situé aux abords de l’aéroport lyonnais. Pour l’association, l’incendie serait consécutif à deux départs de feu volontaires dans deux chambres situées dans deux ailes différentes du bâtiment.

Du fait de travaux de réhabilitation en cours, la capacité du Centre, soit 120 places, était actuellement réduite à 100, selon Forum Réfugiés.

66 personnes étaient retenues au Centre : 60 hommes, 3 femmes, et une famille comportant un nourrisson. Si aucune victime n’est à déplorer, six retenus (la famille ainsi que trois hommes) et 14 policiers ayant inhalé des fumées ont été acheminés vers deux hôpitaux de la ville.

Suite au sinistre, les autorités ont décidé de la fermeture complète du Centre et du transfert de la totalité des retenus — y compris ceux qui avaient été hospitalisés et qui ont été déclarés hors de danger — vers les C.R.A. de Nîmes et de Toulouse.

Forum réfugiés, qui intervient depuis le 1er janvier 2010 dans les C.R.A. de Lyon, Marseille et Nice dans le cadre d’une mission d’accompagnement à l’exercice effectif des droits des personnes retenues, veille « à ce que les conditions du transfert respectent les procédures légales en la matière ».

Leur presse (Gérald Bouchon, Lyon 1re), 28 Juillet 2011.

Le Jura Libertaire, 28 juillet 2011

 

Lyon: le centre de rétention incendié! Des milliers d’euros de dégâts

Incendie au CRA : 8 personnes en garde à vue

Après l’incendie qui a détruit une partie du Centre de rétention administratif (CRA) de Lyon Saint-Exupéry, huit personnes prises en flagrant délit sur les lieux ont été placées en garde à vue. Plusieurs centaines de milliers d’euros de dégâts matériels pourraient leur être imputés.

Selon les premiers éléments de l’enquête menée par la direction régionale de la Police de l’air et des frontières (PAF) , le feu a pris en cinq endroits différents du centre de rétention administratif de lyon, jeudi 28 juillet, peu après 13h. A l’arrivée des pompiers, huit personnes ont été prises en flagrant délit sur les lieux des départs de feu dans la partie réservées aux hommes du CRA. Elles ont été placées en garde à vue afin de démêler leurs responsabilités respectives. Mais après plusieurs heures d’interrogatoires, les policiers n’ont toujours pas réussi ce vendredi à comprendre qui des uns ou des autres avaient mis le feu, qui était complice. « Il y aura certainement des suites judiciaires à cette affaire », affirmait vendredi une source policière en fin d’après midi. Une information judiciaire pourrait être ouverte à l’issue de la garde à vue samedi soir, avant un procès au pénal. Les résultats des relevés de la police technique et scientifique pourraient notamment aider les enquêteurs à imputer la responsabilité aux une ou aux autres.

Le préjudice quand à lui n’a pas encore été évalué. Une commission de sécurité va passer dans les prochains jours pour chiffrer les dégâts. D’ici là, le centre est fermé. Les retenus, 58 personnes en dehors des mis en cause, ont été transférés vers d’autres centres de rétention, à Nîmes et à Toulouse. Forum réfugiés s’assure du suivi de leurs dossiers à la Cimade qui accompagne les retenus dans ces centres.

Quant aux sans-papiers qui seront arrêtés dans la région pendant la période de fermeture du centre, ils seront transférés « en fonction de leur profil et du nombre de places » dans les centres de rétention les plus proches « pendant au moins quinze jours ». « Tous les centres de rétention ont une compétence nationale », rappelle-t-on à la police de l’air et des frontières.

A Lyon, jamais un incendie n’avait entraîné la fermeture du centre de rétention. Un précédent en 2007 n’avait pas causé autant de dégâts. On parle déjà de plusieurs centaines de milliers d’euros de préjudice.

Presse bourgeoise – Lyon Capitale, 29/07/2011

Vu sur Brèves du désordre, 29/07/2011

[PARIS] Des sans-papiers tunisiens en grève de la faim depuis le 23 juillet

Paris : des migrants tunisiens en grève de la faim

Entre février et avril 2011, de 20 à 25 000 jeunes Tunisiens ont traversé la Méditerranée pour rejoindre l’Europe. Plusieurs centaines d’entre eux ont échoué à Paris. Depuis ce samedi 23 juillet, huit Tunisiens, dont deux mineurs, ont entamé une grève de la faim.

Zoom:

Fawaz n’arrive pas à faire renouveler son passeport. (© Marie Le Boiteux)

Ils se disent prêts à aller « jusqu’à la mort » si les autorités françaises ne prennent pas en compte leurs revendications. Depuis mercredi, après cinq jours de grève de la faim revendiquée (ils ne boivent que de l’eau sucrée), Nizar, Fawaz et Issam ont été apparemment expulsés du 127 rue du Faubourg Saint Honoré où 150 migrants sont hébergés depuis 3 mois par le foyer Aurore. La raison de l’expulsion ? La grève de la faim d’après les trois migrants, la violence d’Issam d’après les responsables d’Aurore.

Déterminés

Cinq autres grévistes participant au mouvement sont toujours dans les locaux d’Aurore dans une chambre commune, selon les dires des trois autres, qui bien qu’à la rue, ne veulent pas pour autant stopper leur action.

Zoom:

Nizar et Issam, fatigués par 5 jours de grève de la faim (© Marie le Boiteux)
Ils ont fait écrire leurs revendications sur un bout de papier : « Refus catégorique de l’expulsion programmée par Aurore le 31 août sans trouver une solution de rechange. Ouverture de dossiers de régularisation provisoire jusqu’à que la situation économique en Tunisie se stabilise. Une aide pour les mineurs tunisiens ».

La responsable de la communication d’Aurore, jointe au téléphone n’était pas au courant de l’action des migrants. Après avoir communiqué avec les services du foyer du Faubourg Saint Honoré, ceux-ci lui ont déclaré que « seul le mineur a été expulsé pour causes de violence, et que si certains autres migrants, entre 6 et 8, avaient parlé de faire une grève de la faim, il n’y a personne actuellement qui en aurait démarré une ».

 

Et si personne ne se préoccupe de leur sort, ou qu’ils tombent malades ? Leur réponse est sans nuances : « On ira jusqu’au bout, même si on doit mourir ».

 

Issam, expulsé, tente de négocier pour revenir au foyer Aurore. (© Marie Le Boiteux)

 

Omerta ?

Un médecin du foyer Aurore est passé les voir, mais apparemment pas pour vérifier leur état de santé : « il nous a fait la morale, il disait qu’on devait s’arrêter, que ce qu’on faisait [la grève de la faim] n’était pas bien… ».

Une association de Tunisiens a contacté un médecin de la Croix Rouge. Selon l’ONG, lorsque celui-ci s’est présenté, il a été refoulé à l’entrée des locaux d’Aurore : personne de l’extérieur n’a le droit d’entrer. Les vigiles l’ont confirmé : « Le responsable ne veut pas vous voir, pas de journalistes, si vous n’êtes pas du foyer, vous ne pouvez pas entrer ».

Blocage

On ne sait pas combien de migrants économiques ayant fui la Tunisie via l’île italienne de Lampedusa sont à Paris. Les associations parlent de 700 à 800 migrants.

Autour de 150 sont hébergés actuellement par Aurore qui a va comme prévu stopper son action à leur égard le 31 août. 150 autres sont logés en hôtel par l’entremise de France Terre d’Asile.

La majorité des migrants comme Nizar, Fawaz et Issam ne veut pas retourner en Tunisie. La situation semble sans issue, l’Etat français n’agissant pour le moment dans aucun sens, ni ouvertures de dossier de régularisation, ni expulsions. Les migrants économiques de Tunisie sont des fantômes. Mais des fantômes épuisés et de plus en plus nerveux.

Presse bourgeoise – TV5 Monde, 29/07/2011

[BESANCON] Resto Trottoir ce dimanche 31 juillet 2011 – SOLIDARITE AVEC LES CAMARADES DU FOOD NOT BOMBS D’ORLANDO AUX ETATS-UNIS !

Reçu par mail:

Alors qu’à Orlando aux Etats Unis, nos ami.e.s du Food not bombs se sont fait arrêté.e.s lors d’une distribution gratuite de nourriture dans la rue parce qu’ils n’avaient pas d’autorisation, le Resto trottoir occupera une fois de plus la place Marulaz Dimanche 31 Juillet, à partir de 12h30.

Pas de vacances pour les trottant.e.s !!! Nous serons là avec encore pleins de succulents mets que nous aurons concocté.e.s le samedi, de la bonne humeur, de la convivialité et pleins pleins de brochures à la Table.

Alors, a dimanche 31 !!!

[MONTREUIL] Communiqué des occupant.e.s de la Maison Qui Pue suite aux tentatives d’expulsion du week-end dernier

« Ce que nous refusons, c’est votre enfer »

Du jour au lendemain, sentir que notre petit monde s’écroule, et avec lui toutes nos habitudes. Et avec lui, encore, toute une vie passée qui se transforme en souvenir, où l’on se surprend à vouloir retrouver des photos dont l’on se fichait pas mal auparavant. Et avec lui, enfin, la peur d’être dispersés, la peur d’une nouvelle galère, la peur de devoir tout reprendre à zéro. Notre maison s’est faite attaquer, à plusieurs reprises. Devant la menace, nous avons dû évacuer nos affaires. Et nous nous sommes sentis trop en danger pour y retourner. À présent, des amis, des voisins, des connaissances nouvelles ou anciennes se préoccupent de la maison, la sécurisent. Les attaques peuvent recommencer : le soi-disant simple propriétaire veut à tout prix récupérer son bien.

Les débuts de la propriété, ce fut cela : un type avec un papier dans la main, accompagné d’hommes de main, qui débarque sur un champ ou dans une maison et déclare : ceci est à moi. Aux débuts de la propriété, il a fallu que des salauds se présentent, les armes à la main. En allant contre l’évidence, ils dirent : non, la terre n’est pas à ceux qui la travaillent, pas plus qu’une maison n’est à ceux qui l’habitent.

Nous ne sommes pas naïfs. Nous savions qu’un jour ou l’autre un type allait se présenter et exiger de nous, grâce à la puissance d’un simple bout de papier, que nous nous en allions. Ce lieu, nous l’avions trouvé abandonné, la porte ouverte, il y a presque quatre ans, et nous savions qu’un jour quelqu’un allait se saisir du bout de papier qui va avec. Et reprendre la maison.

Des dizaines de personnes sont passées par cette maison, pour des périodes plus ou moins longues, et un groupe stable d’habitants s’est dégagé avec le temps. Les loyers sont tellement élevés, l’accès à un logement décent est si difficile, que nous sommes des dizaines, voire des centaines de milliers à nous entasser, à passer de canapés en canapés. La concurrence pour le travail, ainsi que ses conditions actuelles, font que celles et ceux qui, pour de multiples raisons, ne trouvent pas la force de rentrer comme des dingues dans ce jeu sont de plus en plus nombreux. Cette maison s’est offerte pour une partie de ces gens-là, c’est-à-dire nous-mêmes. Un toit gratuit, ainsi que la possibilité de vivre à plusieurs, nous a permis de faire face à cette réalité ensemble, de ne pas nous laisser broyer individuellement. Nous nous disions : l’amitié, la solidarité, l’hospitalité sont des valeurs sur lesquelles nous pouvons compter face à la machine économique. Face aux rêves brisés, face aux vies niquées, face aux dépressions qui minent les relations à l’intérieur de cette société.

On nous dira : votre vision est trop noire, il y a des chances pour tous. Mais ce que nous avons vécu ne fait que confirmer cette appréhension du monde. Si le type qui a attaqué a agi pour lui-même, pour avoir son propre pavillon, on ne peut que s’interroger sur la morale de l’intérêt personnel qui ronge cette société, morale qui veut que l’intérêt prime sur toute considération des personnes — car il n’a jamais réellement voulu discuter avec nous. Et si le type qui a attaqué l’a fait pour son biz, pour revendre par la suite comme le veut son métier d‘agent immobilier, on ne peut que questionner ce qu’est, plus généralement, la réalité du travail aujourd’hui : ne serait-ce pas, bien souvent, écraser les autres pour se faire sa place ? On ne peut croire, en tout cas, que cette situation est isolée. En haut, les puissants affirment chaque jour la validité de cette morale. Au commissariat, un flic de base a expliqué au « propriétaire » qu’il aurait dû faire cela cagoulé. Tous les flics présents le justifiaient, se mettaient à sa place. Eux aussi auraient été prêts à acheter un lieu occupé, et à virer les habitants à coups de barre. Comme le disait un autre flic : “quand on a un crédit sur le dos, on fait avec ce qu’on peut”. L’endettement individuel — qui fait échos à l’effondrement des garanties collectives — semble pouvoir justifier la guerre de tous contre tous.

La crise économique que nous vivons a pour conséquence d’accentuer les clivages, et pas seulement entre les classes. Entre ceux d’en bas, les petits, il y a aussi de graves divergences. D’un côté, il y a ceux qui acceptent les lois de l’économie comme des lois naturelles et font leurs la morale du “chacun pour soi et peu importent les conséquences” qui va avec. De l’autre, il y a ceux qui disent : nous ne nous en sortirons qu’ensemble, il n’y a qu’ensemble que nous parviendrons à refuser la loi de l’argent, du travail qui tue, le règne du vice et de la petite méchanceté. Comme le disait une personne solidaire aux assaillants : “ce que nous refusons, c’est votre enfer, et vous ne parviendrez pas à nous faire cesser de croire dans la beauté et la puissance de la solidarité”.

Comme le montre le soutien qui nous est apporté aujourd’hui — face aux attaques, face aux menaces qui pèsent sur nous — nous savons que nous sommes loin d’être les seuls à porter ces valeurs. Des habitants de nombreux autres squats sont venus à notre secours, ainsi que des voisins. Des sans-papiers, des précaires, des chômeurs, des salariés un peu plus installés se sont montrés à nos côtés. Des gens ordinaires, comme nous, qui refusent la loi du plus fort. L’urgence, plus que jamais, est de construire les liens pour faire face à la barbarie de l‘économie.

Des habitants de la MQP/Kipue/Maison Qui Pue, 74 rue des caillots

Source: Indymedia Paris, 28 juillet 2011

Voir l’article précédent sur les agressions qui ont visé ce squat le week-end dernier