Archives mensuelles : octobre 2011

[GUINEE] Grève illimitée des dockers au port à conteneurs de Conakry depuis vendredi 28 octobre 2011

Grève illimitée au port à conteneurs de Conakry

Les employés exigent de meilleurs « conditions de vie et de travail » et le respect des engagements pris par la direction.

« Après plusieurs mois de négociations avec la direction pour l’obtention de meilleures conditions de vie et de travail, nous avons décidé de déclencher ce mouvement qui n’est pas limité dans le temps, jusqu’à aboutissement de nos revendications », a déclaré Ibrahima Camara, un des leaders syndicaux du port.

Vendredi matin, 400 employés du port à conteneurs ont barricadé les grilles d’entrée et chassé les expatriés africains et européens qui travaillent avec eux et qui n’ont pas voulu suivre la grève.

Dans un mémorandum transmis au groupe Bolloré le 29 mars, après rupture du contrat entre le gouvernement guinéen et l’ancien gestionnaire Getma International, les travailleurs exigeaient notamment la garantie de l’emploi, la reconnaissance de l’ancienneté, le maintien de la couverture sociale à 100%, la revalorisation de primes spéciales.

Autant de revendications acceptées par le groupe Bolloré à compter du 1er avril, selon un document de la direction transmis à la presse par les grévistes. « Alors que tout cela était acquis, nous avons été grandement surpris d’entendre hier (jeudi) au cours d’une réunion de mise en application de ces mesures qu’elles feront l’objet de discussions plus tard », a affirmé Mohamed  Momo Camara, porte-parole des grévistes.

Le directeur général adjoint du Port autonome de Conakry (PAC), Sory Camara, a « regretté » une situation qui, selon lui, n’a « pas de raison d’être ». « Les grévistes n’ont pas voulu continuer les négociations, ce que nous déplorons, nous les invitons à utiliser les voies légales, à accepter de s’asseoir autour d’une table pour continuer les discussions », a-t-il dit.

Presse bourgeoise – France 2 (avec AFP), 28/10/2011

Le terminal à containers de Conakry paralysé par une grève ce vendredi

CONAKRY (Xinhua) – Les activités du port autonome de Conakry ont été paralysées ce vendredi par un mouvement de grève qui a éclaté au niveau du terminal à containers géré par la société française Bolloré, a constaté Xinhua

Ce sont les travailleurs du terminal qui ont décidé d’arrêter le travail, tout en empêchant toute activité au niveau du port de Conakry, où la tension était palpable aujourd’hui. Les grévistes réclameraient en effet de meilleures conditions de travail.

Jugeant le « traitement minime par rapport à la tâche à accomplir », selon une source proche de la direction du port autonome de Conakry.

La Guinée est devenue très attractive depuis l’avènement d’un pouvoir démocratiquement élu en décembre 2010. Les bateaux ne font que déverser des tonnes de marchandises sur la capitale. La capacité du port de Conakry s’avère très réduite face à l’affluence des bateaux.

De nombreux bateaux attendent d’ailleurs en rade aux larges de la capitale, ce, pendant des semaines avant d’être dépotés.

Les dockers au nombre de 400 n’en pouvant plus face à l’intensité des activités, auraient alors débrayé ce vendredi.

Bolloré a géré le terminal à containers suite à contrat le 11 mars 2011, au détriment de Getma international, une autre société française, qui avait été retenue lors d’un appel d’offres lancé par le gouvernement guinéen en 2008.

Getma a crié au scandale après avoir été dessaisie au profit de Bolloré, portant l’affaire devant un tribunal parisien.

Presse bourgeoise – Afriquinfos, 29/10/2011

[LA REUNION] Pillage et saccage d’une grande surface à St-Denis – 28 octobre 2011

Le Score Express du Moufia saccagé


Hier soir, vers 17 heures une soixantaine de jeunes ont pillé le Score Express du Moufia. Ils se sont précipités à l’intérieur du magasin et ils ont tout cassé sur leur passage. Certains se sont servis dans les rayons et sont repartis avec des bouteilles d’alcool et de bières.

Aux alentours de 17 heures hier à la sortie des classes, un vent de panique a soufflé sur le Score du Moufia. Une soixantaine de jeunes se sont dirigés vers le magasin et ils ont pillé la grande surface, rapporte le Journal de l’île.

La sécurité a été vite prise de court et les vigiles n’ont pu contenir cette foule de jeunes qui a déferlé sur le magasin. Les policiers ont été prévenus et ils sont arrivés rapidement sur place. Les forces de l’ordre ont interpellé huit jeunes à la rue de Goyaves et ils ont été placés en garde à vue au commissariat Malartic.

Une ambulance des pompiers était aussi intervenue sur les lieux pour un malaise d’une caissière, choquée par les événements qui se sont déroulés sous ses yeux. L’employée s’est finalement remise de ses émotions et son transfert vers l’hôpital n’était plus envisagé.

Une forte odeur d’alcool se dégageait des allées de la grande surface et des morceaux de verres étaient toujours éparpillés devant le magasin ce matin. Les employés du Score du Moufia ont débrayé ce samedi pour dénoncer l’insécurité qui règne dans le magasin.

Presse bourgeoise – L’info.re, 29/10/2011

Squat, la ville est à nous !

Squat, la ville est à nous : un film de Christophe Coello

Quelques coups de pied-de-biche, un verrou qui cède, une porte qui s’ouvre, et c’est un logement condamné à la démolition qui redevient libre.

De 2003 à 2011, Christophe Coello a suivi et filmé les actions de « Miles de iviendas » (« Des milliers de logements »), un groupe de « flibustiers barcelonais » dont les revendications peuvent se résumer à : « Plus de vie, plus de temps, plus d’espace ! » Ce film, qui décrit des luttes actuelles, nous rappelle finalement que depuis de nombreuses années Barcelone subit d’importantes transformations urbanistiques. Ce n’est d’ailleurs pas un phénomène nouveau, l’historien Chris Ealham a développé ce sujet dans son livre : La Lutte pour Barcelone : classes, culture et conflit – 1898-1937 1 où il démontrait la volonté politique de tous les pouvoirs en place, de redessiner l’espace urbain en fonction des intérêts de la classe dominante, et de briser la culture autogestionnaire des quartiers, si caractéristique de Barcelone. Cette ville avait déjà subi des transformations socialo-urbanistiques à la fin du XIXe siècle : les remparts avaient été abattus pour permettre l’extension vers le nord et construire les riches quartiers de la bourgeoisie catalane.

Ces dernières années, c’est au nom de la rénovation que les autorités catalanes redessinent les quartiers populaires. Ainsi, le Haut Raval a déjà subi les assauts des promoteurs qui tentent actuellement de finir leur sale besogne dans le Bas Raval, et surtout dans la Barceloneta. Ah, la Barceloneta ! Ancien quartier de pêcheurs situé sur le front de mer, on n’allait pas laisser ça aux prolos. Vite, vite, enclenchons la boboïsation, repoussons les pauvres loin, en banlieue, et place à un nouveau quartier, propre, lisse et qui rapporte gros. Pour présenter ces projets, tout un vocabulaire est utilisé basé sur le « re » : réhabilitation, rénovation, renouvellement, revitalisation, redynamisation, renaissance… Les urbanistes, les promoteurs immobiliers et les communicants municipaux emploient aussi un autre « re » : reconquête. Reconquête des centres-villes encore occupés par les couches populaires, pour bien sûr, en finir avec « l’insalubrité et l’insécurité », afin de substituer aux logements vétustes, des appartements de grand standing (pas à la portée de n’importe quelles bourses évidemment), de remplacer les bistrots par des bars « lounge », et les épiceries par des boutiques bio, etc.

Mais, face à cette stratégie capitaliste, les Barcelonais s’organisent et c’est ce que nous montre le film Squat, véritable guide de résistance aux rénovations-déportations. Le mouvement des okupas (okupations avec le « k » de la kontre-kulture) s’est considérablement développé à Barcelone depuis les années 1980, à tel point qu’une loi a été votée en 1996 pour réprimer ses actions. Squat nous donne à suivre un de ces groupes d’okupas et nous permet de les voir mener des actions pratiques, symboliques – et sympathiques – pour rendre vie à des quartiers promis à la démolition, et, surtout, recevoir l’appui et la bienveillance de ses habitants.

[…]

La suite de l’article de Ramon Pono sur Le Monde Libertaire no 1648

[ALGERIE] Grève illimitée des travailleurs de Batimetal depuis le 19 octobre 2011 – Emeute à Annaba

Affrontements entre forces de l’ordre et grévistes de Batimetal à Annaba :

8 blessés et 15 arrestations

De graves incidents se sont déroulés dans la localité de Bargouga, située à une dizaine de kilomètres à l’ouest d’Annaba. Des affrontements ont opposé, ce jeudi, aux environ de 14h, les grévistes des trois unités de Batimetal, représentant les wilayas de Annaba, Skikkda et Tebessa, aux éléments de la brigade anti-émeute de la gendarmerie nationale d’El Hadjar. Selon une source syndicale il y aurait eu huit blessés et quinze arrestations, dont trois syndicalistes. Les forces de l’ordre auraient intervenus pour disperser les employés de Batimetal après que ces derniers aient coupé, dès la matinée, la route reliant la commune d’Ain Berda à Annaba. Des gaz lacrymogènes ont été tirés par les gendarmes avant l’arrestation de plusieurs manifestants. Les employés des trois unités de Batimetal, qui regroupent 600 travailleurs, sont en grève depuis le 19 octobre dernier pour exiger de la direction une permanisation de l’emploi pour tous et, notamment, l’application des avenants de la convention de branche portant révision des salaires et des primes.

Presse bourgeoise – L’Expression (B.Badis), 27/10/2011


Emeutes à Annaba

Huit blessés dans des affrontements entre grévistes de Batimétal et gendarmes

De simple mouvement de revendications de travailleurs, la situation a tourné à l’émeute ce jeudi 27 octobre à Bergouga, localité de la commune de Sidi Amar située à proximité du complexe sidérurgique El Hadjar, à Annaba. A l’origine, la brutale intervention des éléments de la brigade d’intervention rapide de la gendarmerie nationale pour libérer le tronçon de route que des centaines de travailleurs de l’entreprise publique Batimétal avaient investi pour y tenir un sit‑in à quelques mètres du siège de leur direction générale à Bergouga.

Aussitôt informés, des centaines d’habitants de cette localité et d’autres avoisinantes ont rejoint le mouvement qui a alors dégénéré en émeute. Huit personnes ont été blessées et quinze autres arrêtées, dont le secrétaire général du syndicat de Batimétal. « Les forces de l’ordre ont mobilisé une vingtaine de camions antiémeute et n’ont pas hésité à user de lance‑grenades pour disperser les manifestants, en les frappant avec des bâtons et des matraques », a déclaré à l’AFP Messaoud Berrak, membre de la section syndicale de Batimetal. Les huit blessés, ont été admis a l’hôpital d’Annaba et les personnes interpellées ont été conduites à la gendarmerie d’El Hadjar, précise le syndicaliste. Au moment où nous publions cet article, la confrontation entre les éléments de la brigade antiémeute et les travailleurs de Batimétal et les habitants de Bergouga se poursuit.

Les travailleurs de Batimetal, une entreprise spécialisée dans la construction et les travaux routiers, en grève depuis le 19 octobre réclamaient la prise en charge de leurs revendications. Selon M. Berrak, ils étaient plus de 600 travailleurs de cette ex‑entreprise publique, privatisée depuis 2008, à prendre part à cette manifestation destinée également à exiger une commission d’enquête sur la situation de l’entreprise et réclamer des contrats à durée indéterminée.

Presse bourgeoise – Tout Sur l’Algérie, 27/10/2011

BATIMÉTAL ANNABA DÉPOSE PLAINTE CONTRE LES GRÉVISTES

La direction déboutée

Les 600 employés de Batimétal sont en grève illimitée depuis le 19 du mois en cours.

Au 8e jour de la grève des 600 travailleurs de Batimétal, dont la direction a déposé plainte à l’encontre de trois syndicalistes auprès du tribunal d’El Hadjar, ont manifesté une satisfaction, quant à la décision de justice qui est tombée comme un couperet, pour la direction. En effet, pour vice de forme et dans le fond, l’instance juridique compétente a débouté la direction de Batimétal, en rejetant la plainte pour non-conformité des procédures et non-respect de l’article 15. Justifiant la décision, l’instance juridique, fait état, dans la forme, du statut des travailleurs, les qualifiant de premiers concernés en premier lieu, en tant que personnalité morale. Quant au fond, la plainte a été rejetée du fait qu’un groupe de travailleurs s’est déclaré en grève, un droit assuré par la Constitution. Par ailleurs, le président-directeur général, et en réponse au syndicat des travailleurs, a diffusé, en date du 25/10/2011, une instruction aux employés, portant suspension de la grève et la reprise du travail. Selon le document dont nous détenons une copie, il est mentionné la satisfaction des revendications des travailleurs grévistes, notamment les points portant augmentation des salaires, avec effet rétroactifs, dont l’entrée en vigueur, a pris effet de façon effective durant le mois en cours.
En outre, concernant la permanisation de l’ensemble des contractuels, ils est porté sur ledit document, que la direction s’engage à étudier la situation au cas par cas, donnant le 31/12/2011 comme date butoir de l’opération.
Pour rappel, les travailleurs de Batimétal ont saisi l’inspection du travail d’El Hadjar pour la prise en charge du dossier permanisation des contractuels dont la situation perdure pour les 80% d’entre eux depuis plus de 15 ans. Un fait devenu insoutenable, comme l’expliquent les travailleurs de cette unité. Pour information, les 600 employés de Batimétal, sont en grève illimitée depuis le 19 du mois en cours, et ne semblent pas croire aux propos de prise en charge de leurs revendications par la direction générale, notamment à l’issue de l’échec des deux séances de négociations entre les deux parties autour des points composant la plate-forme de doléances. Au moment où nous mettons sous presse, les travailleurs campent sur leur position, les unités de Batimétal, implantées à Annaba, Skikda et Tébessa sont toujours paralysées.

Presse bourgeoise – L’Expression, 27/10/2011

[ESPAGNE] Contre le pacte social et pour la grève générale ! Semaine de lutte du 14 au 18 novembre 2011

Reçu par mail:

ESPAGNE : Semaine de lutte du 14 au 18 novembre, contre le Pacte Social et pour la Grève Générale

en pdf le tract issu de cette rencontre

Info venue de l’autre côté des Pyrénées :

La CGT-e, la CNT – e et SO (Solidaridad Obrera) se sont réunies le 17 octobre, dans l’idée de poursuivre un travail commun et coordonné, déjà entamé il y a quelques mois, et dont le but est de lutter ensemble vers la grève générale en Espagne.

Pour ces trois organisations, seul la grève générale pourrait contrer les politiques de coupes sociales, le démantèlement des services publics, la perte des droits des travailleurs. Elles applaudissent chaleureusement les mobilisations des Indignés et les encouragent à poursuivre leurs luttes et leurs action. Aussi, elles estiment nécessaire la convergence de toutes ces luttes vers une action commune.

Ainsi donc, la CGT, la CNT et SO font appel à toutes les organisations syndicales, aux assemblées populaires de quartiers et de villages, aux groupes de travail du mouvement des Indignés et à tous les travailleurs en général, à participer à une Semaine de Lutte contre le Pacte Social et pour la grève générale, qui aura lieu du 14 au 18 novembre.

Ces dates sont choisies en raison du calendrier électoral : le 20 novembre auront lieu en Espagne les élections présidentielles.

La lutte est dans la rue – vers la grève générale.


Secrétariat International de la CNT-F, 24/10/2011

[Besançon] De la graisse « anti-jeunes » au harcèlement policier

Besançon : de la graisse anti-jeunes

Des margelles volontairement rendues inaccessibles Grande-rue pour empêcher quiconque de s’asseoir.

Les margelles du passage du 44, Grande-rue ont été couvertes de graisse.  Photo Arnaud CASTAGNE
Les margelles du passage du 44, Grande-rue ont été couvertes de graisse. Photo Arnaud CASTAGNE

Une odeur désagréable, de belles pierres anciennes complètement noircies, le passage du 44, Grande-rue, celui qui conduit au « parking Camponovo » après avoir traversé une cour, n’a plus le même visage. Des mains anonymes ont volontairement couvert de graisse noire les margelles qui longent le passage.

Si l’auteur est inconnu, le but semble évident : empêcher quiconque de s’asseoir ici.

Pose casse-croûte

Seule l’entrée de « Florence Mode », magasin de vêtements et chaussures discount situé dans le passage, a été préservée.

Ce passage est depuis longtemps, un lieu de rendez-vous des collégiens et lycéens du centre-ville qui viennent s’y asseoir à l’abri pour discuter ou déguster une pâtisserie sans le coût d’un arrêt dans un salon de thé ou un café.

Le voisinage de « La Fringale » ou de la « Brioche dorée » n’y est pas pour rien.

« C’est vrai que je venais régulièrement ici, surtout quand j’étais au collège, commentait, hier, Dimitri, élève de seconde. Ça permettait de s’asseoir dix minutes et de rigoler avec les copains. C’est juste de l’intolérance… »

Dans un domaine comparable, rappelons les ultrasons anti-jeunes ou ce fait divers datant de deux ans. En 2009, un habitant de Saint-Vit avait arrosé de soude caustique un canapé en extérieur où se retrouvaient à son goût trop d’ados de la commune. C’est un enfant qui s’était finalement assis sur le canapé subissant de sérieuses brûlures.

Le propriétaire responsable

Reste à savoir si des occupations nocturnes de ce passage de la Grande-rue ne crént pas d’autres nuisances pour les habitants de l’immeuble en arrière-cour.

À la Ville qui ne peut que constater les dégâts sur ce secteur privé qui ne dépend pas de sa compétence, on rappelle néanmoins un point de droit. « Si quelqu’un se blesse à cet endroit à cause de la matière glissante déposée là, c’est le propriétaire qui sera considéré comme responsable. »

L’Est Répugnant, daté du 25/10/2011

A rajouter à cela le souhait de la mairie de Besançon, qui se traduit par le harcèlement quotidien des policiers municipaux depuis plusieurs semaines, de faire dégager les « zonards » de la Place Pasteur. Cette volonté du maire, qui découle/s’ajoute à celle des commerçants et autres « habitants » du centre-ville se plaignant du bruit (le cri anti-flic nocturne d’un type bourré me fera toujours plaisir, à l’inverse d’un commerçant beuglant les bienfaits de son produit) et des bagarres, est de « nettoyer » la rue piétonne des « nuisibles » (de ceux et celles qui ne consomment pas ou si peu) et d’en faire un « espace civilisé » (c’est-à-dire un espace consacré à la publicité et à la consommation).

Sans compter tous les préjugés sociaux vomis par ces gens-là.

Voir d’autres articles similaires ici et


[TURQUIE] Emeute et évasion dans une prison de la province de Van (Est) – 25 octobre 2011

Séisme en Turquie: émeute dans une prison après une forte réplique

ERCIS, Turquie – Une émeute a éclaté, mardi, dans une prison de Van, dans l’est de la Turquie, à la suite d’une forte réplique sismique qui a provoqué la panique parmi les détenus, selon l’agence de presse privée Dogan.

Deux jours après le séisme de magnitude 7,2 qui a secoué la région, l’agence a rapporté que certains détenus avaient demandé de sortir mardi soir, tandis que d’autres ont mis le feu à leur literie.

La révolte s’est répandue dans l’établissement pénitentiaire, qui compte 1000 lits. Les forces de sécurité ont encerclé la prison pour empêcher toute évasion.

Le tremblement de terre de dimanche a fait plus de 430 morts et quelque 1300 blessés dans l’est de la Turquie. Quelque 2000 bâtiments se sont effondrés, selon les autorités.

Presse bourgeoise – Nouvel Obs (avec l’AP), 25/10/2011

Turquie/séisme: émeute dans une prison

Des prisonniers détenus dans une prison de la province turque de Van (est), frappée dimanche par un violent séisme, se sont révoltés contre les autorités pénitentiaires qui refuseraient de les transférer vers un autre établissement plus sûr, ont indiqué aujourd’hui des proches de détenus.

Des détenus ont mis le feu à leurs couvertures alors que les autorités tentaient de les calmer, ont déclaré ces sources à une journaliste de l’AFP sur place. Celle-ci a entendu des tirs d’armes à feu provenant de l’intérieur du complexe.

Cet établissement pénitentiaire, qui peut accueillir un millier de détenus, a subi des dégâts dans le tremblement de terre. Il est situé dans la banlieue de Van, capitale régionale de la province du même nom où 432 personnes ont péri après un séisme d’une magnitude de 7,2 survenu dimanche.

C’est de ce complexe que s’étaient évadés 200 prisonniers après le séisme. Cinquante d’entre eux sont par la suite revenus après avoir rencontré des proches, selon les autorités.

Des proches de détenus se sont regroupés à l’extérieur de la prison scandant « Erdogan assassin », en référence au Premier ministre Recep Tayyip Erdogan.

Presse bourgeoise – Le Figaro (avec AFP), 25/10/2011

Guerre à l’Etat , de Jtxo Estebaranz : unique ouvrage sur les luttes autonomes et anti-autoritaires au Pays Basque des années 80

Guerre à l’État…

Luttes autonomes et expériences alternatives au Pays basque (1980-1992)

Titre original : Tropikales y Radikales. Experiencias alternativas y luchas autonomas en Euskal Herriak.

Les années 1980 représentent pour l’Espagne la seconde étape de ce que l’on a nommé la « transition démocratique » et son intégration à l’Europe. Cette période fut l’occasion d’une intense agitation sociale, particulièrement dans les territoires basques. Outre les mouvements nationalistes, on y vit fleurir un mouvement antiautoritaire, libertaire, prenant comme esthétique la vague punk qui balayait alors tout le pays.
Ce mouvement eut de multiples aspects : squats, radios pirates, fanzines, musique. Il se retrouva mêlé aux luttes ouvrières, étudiantes, féministes, antimilitaristes, écologistes, pour le logement…
Il fut en butte à la répression des États espagnol et français ainsi qu’à l’ostracisme ou aux calomnies du mouvement de libération nationale basque classique.

Ce livre évoque une histoire oubliée par l’historiographie officielle et la geste nationaliste, une histoire souvent méconnue par le public francophone. Loin d’être une glorification ou un objet nostalgique, son but, au-delà de rendre justice aux protagonistes consiste à poser cette simple question : « Comment ne pas refaire les mêmes erreurs ? »

« Estatuari gerra pakean utzi arte » (« Guerre à l’État… jusqu’à ce qu’on nous foute la paix ») est le titre d’un morceau du groupe punk Hertzainak. Hommage au camarade Piti mort accidentellement sur une bombe, ce morceau est devenu un hymne.

Avec ce nouveau titre, Libertalia inaugure une nouvelle collection, mêlant graphisme, alternatives politiques et culturelles.

L’auteur

Jtxo Estebaranz a participé très jeune au mouvement assembléiste anticapitaliste en débutant dans les comités antinucléaires. Il a poursuivi sa route dans les assemblées de squatteurs, les groupes antimilitaristes et des publications de presse et d’édition alternatives. Il a ainsi été membre du groupe autonome de Bilbao « Zirikatu » et de la rédaction de la revue Resiste. Comme rédacteur, il a publié Comandos Autonomos, un anticapitalismo iconoclasto (Likiniano 1996) et El hilo negro de los noventas, encuentros con la Autonomia (Likiniano 2000). Sous le pseudonyme de Zirikatu : Komando Autonomoak, una historia anticapitalista (Likiniano) et Los pulsos de la intransigencia (Muturreko Burutazioak, 2008). Il participe à ces deux maisons d’édition et à diverses expériences de contre-information.

En savoir plus sur Libertalia

Les salarié.e.s de l’usine Saipol de Grand-Couronne (près de Rouen) en grève depuis 3 semaines : grèves en solidarité à Sète, à Montoir-de-Bretagne et à Bassens-en-Gironde

Grand-Couronne: usine Saipol en grève

Les revendications portent sur un conflit entre salariés et direction.

Des salariés de l’usine Saipol de Grand-Couronne sont en grève depuis maintenant 21 jours. L’entreprise, spécialisée dans les bio-carburants et la transformation des graines oléagineuses en huile, est leader sur ce marché en France. Les grévistes dénoncent la dégradation des conditions de travail et les pressions exercées sur les salariés.

La maison-mère de Saipol est donc près de Rouen mais elle compte plusieurs usines en France. Et il faut savoir que d’autres salariés se sont mis en grève par solidarité. C’est le cas  à Sète, à Montoir-de-Bretagne et Bassens-en-Gironde.

Presse bourgeoise -FR3 Normandie, 25/10/2011

Sète: Les salariés de Saipol en grève

Les salariés de l’usine Saipol de Sète, dont les installations sont situées sur le port, se sont mis en grève hier à 13 h.

Environ 20 salariés sur la trentaine que compte l’unité de production ont débrayé, en solidarité avec leurs collègues de la maison mère, à Rouen.

Selon le syndicat Sud, des différents entre salariés et encadrement sont à l’origine du conflit.

Les grévistes portent également des revendications salariales.

Le mouvement, qui perturbe sérieusement la production, doit se poursuivre aujourd’hui mardi.

Saipol est une entreprise française spécialisée dans la transformation des graines oléagineuses en huile. Dans certaines de ces unités, Saipol assure également la production de biocarburant.

Presse bourgeoise – Midi Libre, 18/10/2011

[STAINS] Une voiture de la BAC prise pour cible au Clos Saint-Lazare

Stains : deux policiers blessés par un projectile

Deux policiers ont été blessés dimanche soir à Stains par des éclats de verre. Ces fonctionnaires de la brigade anti-criminalité de nuit intervenaient en renfort, dans le quartier du Clos Saint-Lazare lorsque leur voiture sérigraphiée, a été visée par un projectile. Il pourrait s’agir de l’un de ces mortiers d’artifice interdits à la vente et utilisé pour en découdre lors d’affrontements urbains.

Le projectile a en tout cas fait céder une vitre de la voiture. Deux policiers ont été atteints par des éclats de verre au visage. Ils ont été hospitalisés en urgence à l’Hôtel Dieu.

Presse bourgeoise – Le Parisien, 24/10/2011