Archives mensuelles : novembre 2011

[Chili] Répression sur les mouvements anarchistes en ces temps de guerre sociale

[Traduction] Chili : mise à jour sur la répression des mouvements anarchistes et anti-autoritaires

Le Chili bouillonne et le mou­ve­ment liber­taire y est très bien repré­senté. Voici quel­ques nou­vel­les des cama­ra­des chil­liens tombés entre les grif­fes de l’Etat. 

L’Etat chi­lien inten­si­fie ses diver­ses mesu­res répres­si­ves contre nos cama­ra­des anti-au­to­ri­tai­res lut­tant par la voie directe. Plusieurs pro­ces­sus judi­ciai­res ont désor­mais com­mencé et il est néces­saire d’y prêter une atten­tion toute par­ti­cu­liere alors que nous mon­trons une soli­da­rité active à nos cama­ra­des empri­son­nés ou en procès.

Pour Cristobal Franke et Gonzalo Zapata le temps imparti à l’enquête est écoulé. Notre cama­rade Cristobal “Mono” Franke a été arrêté pour le tabas­sage q’un poli­cier au cime­tière muni­ci­pal durant les mani­fes­ta­tions du 11 sep­tem­bre contre la dic­ta­ture mili­taire et son pro­lon­ge­ment démo­cra­ti­que.

Le tri­bu­nal avait demandé 70 jours d’enquête durant les­quels Franke est resté empri­sonné dans l’aile de haute sécu­rité d’un établissement également de haute sécu­rité.

Cette période d’enquête s’est ter­mi­née fin novem­bre à ce moment là l’accu­sa­tion et les plai­gnants pou­vaient deman­der un pro­lon­ge­ment d’enquête ou bien choi­sir de la ter­mi­ner et de se rap­pro­cher du procès.

La cou­tume dans ce genre d’affaire est de pro­lon­ger inu­ti­le­ment la déten­tion pré­ven­tive et ce jusqu’à attein­dre le plus pur ridi­cule afin d’uti­li­ser cela comme moyen de pres­sion quand vient le moment de ras­sem­bler des témoi­gna­ges.

La situa­tion de Gonzalo Zapata (il lui est repro­ché la même chose) est sem­bla­ble bien que nous igno­rions si, dans son cas, l’enquête s’arrê­tera au même moment ou quel­ques jours plus tard car il a été arrêté quel­ques temps après Franke. .

Luciano Pitronello : Formulation des char­ges

Luciano “Tortuga” Pitronello a été gra­ve­ment blessé par la bombe qu’il a tenté de dépo­ser contre la filiale d’une banque. Après des mois d‘hos­pi­ta­li­sa­tion et de réé­du­ca­tion il a com­mencé a se remet­tre et à retrou­ver un peu de sa mobi­lité.

Pitronello est actuel­le­ment chez lui gardé par la police.
Le 22 novem­bre l’accu­sa­tion for­mu­lera les char­ges contre Pitronello. Le crime qui lui est repro­ché ainsi que les lois qu’il aurait enfrein­tes ne sont tou­jours pas connus mais l’audience déter­mi­nera la durée d’inves­ti­ga­tion et la peine qui lui est assor­tie (déten­tion pré­ven­tive, assi­gna­tion à domi­cile, contrôle judi­ciaire …).

Le procès de « l’affaire des bombes »

Le 28 novem­bre marque le com­men­ce­ment du procès de 5 cama­ra­des (Omar Hermosilla, Carlos Riveros, Felipe Guerra, Francisco Solar et Mónica Caballero) accu­sés de finan­cer une opé­ra­tion ter­ro­riste et d’avoir déposé des engins explo­sifs. Tout ceci dans le cadre des lois anti­ter­ro­ris­tes et de son lot d’ano­ma­lies judi­ciai­res crian­tes. Le procès poli­ti­que s’apprête à durer cinq mois et demi. Le pro­cu­reur réclame des peines s’élevant de 3 à 15 ans de prison pour nos cama­ra­des.

« L’affaire Sécurity » : fin de la période d’inves­ti­ga­tion

Le 18 octo­bre 2007 un bra­quage a eu lieu dans une banque Security située dans le centre de Santiago.
Durant leur retraite les bra­queurs se sont confron­tés à la police et un poli­cier est mort après s’être fait tirer dessus. La nou­velle se répan­dit dans les médias et l’enquête de police a conduit à pré­sen­ter quatre per­son­nes comme étant les mem­bres du groupe ayant commis le bra­quage.

Après une longue chasse à l’homme Marcelo Villarroel, Freddy Fuentevilla, et Juan Aliste Vega ont été arrê­tés à des moments sépa­rés en Argentine. Actuelement ils sont enfer­més dans une prison de haute sécu­rité et la date de leur procès reste indé­ter­mi­née malgré les années d’enquête et le pas­sage d’une juri­dic­tion mili­taire à une juri­dic­tion civile qui fût pour­tant un des déter­mi­nant de l’affaire.

La période d’enquête maxi­male dans une pro­cé­dure clas­si­que est de deux ans la fin de cette période arri­vera le e un procès devra être pro­grammé pour que les plai­doi­ries puis­sent avoir lieu.

Publié par Rebellyon, 30 novembre 2011

Le texte original en anglais

D’autres textes en espagnol


[LYON] Lutte étudiante et répression : compte-rendu de la mobilisation du 25 novembre dernier

Ni gazéEs ni matraquéEs, uniEs et organiséEs ! 

À l’appel de la FSE et de la CNT, une centaine d’étudiant-e-s étaient de nouveau réuni-e-s devant le conseil d’administration ce vendredi 25 novembre pour protester contre l’application du plan de privatisation des universités.

Alors que le CA faisait passer les RCE la semaine dernière (cf dernières actualités), c’était ce jour le tour des Initiatives d’excellence (IDEX).

Les Initiatives D’EXcellence sont une étape sup­plé­men­taire vers une Université à deux vites­ses. En effet, le projet vise à crée des super-labo­ra­toi­res au sein de l’uni­ver­sité de Lyon, la valo­ri­sa­tion de l’élitisme pas­sant par la réduc­tion des moyens pour la grande majo­rité des filiè­res.

Lyon 2 par exem­ple verra son budget global amputé de 10% en guise de par­ti­ci­pa­tion à l’ins­tau­ra­tion de quel­ques postes de pres­tige. Les IDEX ce sont des for­ma­tions d’excel­lence pour une toute petite mino­rité d’étudiant-e-s pri­vi­lé­gié-e-s.

À l’inverse, pour la grande masse des étudiants ce seront des for­ma­tions sous finan­cées en licence et donc des condi­tions d’études encore dégra­dées et des frais d’ins­crip­tions exor­bi­tants pour avoir le droit d’étudier dans des filiè­res non ren­ta­bles économiquement.

Coté ensei­gnant-e-s et per­son­nels, le projet pré­voit la pos­si­bi­lité de payer des salai­res et des primes miro­bo­lants pour les quel­ques pri­vi­lé­gié-e-s sélec­tionné-e-s par le projet mais c’est tou­jours plus de pré­ca­rité et des salai­res de misère pour la majo­rité des per­son­nels !

On va donc voir s’oppo­ser des facs d’élites (dans le domaine des scien­ces dures et direc­te­ment ren­ta­bles) à des facs pou­bel­les de proxi­mité char­gées de mode­ler la masse des étudiant en main d’œuvre docile.

Sur cette nou­velle étape fran­chie dans la pri­va­ti­sa­tion de Lyon 2, les listes RED et Perspectives, for­mant la majo­rité au conseil, ont approuvé les IDEX, sui­vant de manière cohé­rente leurs inté­rêts.

Nous mili­tant-e-s orga­nisé-e-s à la FSE et à la CNT, et étudiant-e-s savons que ce n’est pas le vote au conseil qui cons­truira un rap­port de force pour com­bat­tre la pri­va­ti­sa­tion !

Nous sommes luci­des sur les manœu­vres poli­ti­ques de la pré­si­dence de Lyon 2, qui étouffe toute contes­ta­tion à la pri­va­ti­sa­tion sous les ran­gers des vigi­les, cen­sure les mails de la FSE des­ti­nés à l’uni­ver­sité, fait entrer la police sur le campus.

Car de fait la pré­si­dence, sereine, avait de nou­veau convo­qué pour l’occa­sion (ce qui semble être deve­nue la rou­tine pour un conseil) agents de sécu­rité, vigi­les privés, et mem­bres du ren­sei­gne­ment inté­rieur dans l’uni­ver­sité.

Nous, étudiant-e-s avons tenté d’enva­hir ce CA. De fait, le conseil d’admi­nis­tra­tion de Lyon 2 n’est plus qu’un vaste simu­la­cre de démo­cra­tie, une cham­bre d’enre­gis­tre­ment concer­nant les gran­des direc­ti­ves dic­tées par le minis­tère.

Nous, étudiant-e-s, nous sommes fait gazer et frap­per dans les locaux de l’uni­ver­sité par des vigi­les privés enga­gés par la pré­si­dence.

Un élu ensei­gnant s’est également fait mena­cer par les vigi­les, soup­çonné d’être « com­plice » des étudiant-e-s.

Où est la com­pli­cité face à l’intru­sion du privé et des lobbys dans l’ensei­gne­ment et l’éducation ?
Où est la com­pli­cité lors­que l’annonce des coups et des gazs reçus par les étudiant-e-s ne récolte que le silence dans le conseil ?

Rien n’enta­mera notre déter­mi­na­tion face aux laquais du gou­ver­ne­ment et du capi­tal qui frap­pent et cognent face à nos reven­di­ca­tions. Nous avons preuve qu’ils ne recu­lent plus devant rien pour faire abou­tir leurs inté­rêts capi­ta­lis­tes !

Telle est la réa­lité de la lutte, qui ne se joue plus dans les sièges des conseils et des par­le­ments mais dehors, toutes et tous ensem­ble contre les inté­rêts de la classe domi­nante, qui vole et exploite en toute impu­nité !

Car pen­dant ce temps là, alors que les uni­ver­si­tés n’aurait plus de finan­ce­ment, elle reçoit avec cock­tails et petits fours pour la ren­trée de la nou­velle Université de Lyon, qui fusionne toutes les uni­ver­si­tés, ins­ti­tuts et écoles lyon­nai­ses, mardi 29/11 à 18h à l’ENSATT.

Le savoir ne sera jamais une mar­chan­dise ! Toute atta­que mérite réponse !

Toutes et tous nombreuses et nombreux à l’AG appelée par la FSE et la CNT Jeudi 01/12 à 18h Amphi Fugier (campus des quais). Les étudiant-e-s de tous les université-e-s y sont invité-e-s !

Source: CNT69 et FSE

Grève des travailleu.r.se.s de l’usine Mc Cain depuis dimanche soir (27/11/2011) à Matougues

Grève dans une usine de frites McCain

Les quelque 200 salariés de l’usine de frites surgelées McCain de Matougues (Marne) sont en grève depuis hier soir, paralysant les lignes de production de cette usine, présentée comme la plus grande au monde, a-t-on appris aujourd’hui auprès de la direction.

« Depuis hier soir, l’usine de Matougues qui devait démarrer à 19H00, n’a pas démarré », a indiqué Philippe Bluszcz, directeur des ressources humaines de McCain France. Le taux de grévistes atteint 95%. « Le personnel souhaite qu’on reprenne les négociations annuelles sur les salaires pour repartir sur des bases beaucoup plus importantes, supérieures en tout cas », a-t-il expliqué.

Imbroglio sur une hausse des salaires

Lors de ces négociations, tenues la semaine dernière, la direction a proposé une augmentation des salaires de 2,2% en 2012 par rapport à 2011, ainsi qu’une série de mesures qui font que la hausse des salaires atteint 2,68% en moyenne, selon lui. Seul la CFDT a accepté de les signer. À l’usine de Matougues, « le poste de nuit d’hier soir n’a pas été assuré, le poste du matin n’a pas été assuré, le poste de l’après-midi n’a pas été assuré pour l’instant », selon M. Bluszcz. Selon lui, une rencontre avec les représentants du personnel était prévue dans l’après-midi.

Produisant 700 tonnes de frites par jour, six jours par semaine, l’usine de Matougues est présentée comme la plus importante unité de production de frites surgelées au monde. Elle produit en grande majorité pour les groupes de restauration rapide, McDonald’s en tête. Le fabricant de frites canadien exploite deux autres sites en France, à Harnes et Béthune (Pas-de-Calais).

Presse bourgeoise – Le Figaro (avec l’AFP), 28/11/2011

Matougues: l’usine Mc Cain reste paralysée

Le piquet de grève devant l'usine de Matougues lundi après-midiLa grève a débuté dimanche soir, les revendications portent sur les salaires. L’usine implantée dans la Marne est l’une des plus grosses unités de production de frites surgelées dans le monde. Elle emploie environ 200 personnes.

D’après l’intersyndicale, certains salariés ne touchent pas plus de 1300 euros net par mois malgré des heures de nuit. Depuis dimanche soir, les chaines de production de frites surgelées sont à l’arrêt. Les négociations entre la direction et les syndicats n’ont pas abouti lundi après-midi. Un peu après 19 heures, les représentants syndicaux ont quitté la table de négociations.

Presse bourgeoise – Fr3 Champagne-Ardennes, 28/11/2011

[Suisse] Résumé de la manifestation antifasciste sauvage à Genève – Vendredi 25 novembre 2011

Manif sauvage à Genève: pas de fachos dans nos rues !

Vendredi une manif sauvage a animé les rues de Genève et cassé la monotonie aux couleurs criardes du vendredi soir genevois.

Après une assemblée très fréquentée où nous avons pu constater une recrudescence des violences fascistes de tous genres pendant les dernières semaines (incendies, agressions, intimidations), les antifascistes ont décidé de regagner la rue : aucune agression ne restera sans réponse.

Hier soir, donc, entre 100 et 200 personnes ont défilé au centre-ville. La manif était spontanée et très mobile, aucun appel public n’avait été lancé, ce qui explique que les flics aient été pris au dépourvu .

Les manifestants ont traversé Calvingrad pendant environ une heure afin de sensibiliser la population vis-à-vis de la récente explosion d’agressions nazies dans une ville qui a toujours été orgueilleusement métisse.
Le cortège a traversé le quartier populaire de la Jonction pour ensuite se rendre en vieille ville, prétendu « fief » de l’extrême droite genevois. Mais, comme par hasard, aucune trace de ces rats, qui sont restés bien cachés dans leurs égouts.

Durant le défilé, des affiches ont été collées, des slogans ont été tagués un peu partout et le pub « Spring Brothers » (souvent fréquenté par des nazillons) a été chahuté. Des fusées et des fumigènes ont été tirées. Une grosse voiture à plaque « corps diplomatique » qui a traversé le défilé en renversant un manifestant a été endommagée.

Aucune arrestation n’est à déplorer mais d’après la presse bourgeois quatre jeunes ont été identifiés en marge de la marche.

Bruyante, communicative et combative : voilà notre manière de réagir à ces frustrés préférant les lâches embuscades à coups de couteaux.

PAS DE FRONTIÈRES ENTRE LES PROLÉTAIRES, PAS DE RUES POUR LES NAZIS ! GENÈVE REFUSE LE FASCISME !

Source: Le Réveil

[STOP CASTOR] Emeutes, blocages et sabotages à Metzingen, à Dannenberg et à Hitzacker – 25 au 28 novembre 2011

Allemagne. Les conteneurs de déchets nucléaires transbordés

Plus de 116 heures après avoir quitté Valognes (Manche) dans la tourmente, le convoi de déchets radioactifs en provenance de La Hague est arrivé cette nuit à son terminus à Dannenberg. Il était 4h04. Des milliers de manifestants ont crié leur colère au passage du convoi. Le chargement des containers sur des camions a commencé.

13è convoi nucléaire à avoir emprunté ce tumultueux trajet depuis 1995, le train est donc finalement arrivé à la station de déchargement de Dannenberg à 04H04 GMT. Les onze conteneurs transportant des déchets nucléaires allemands retraités à l’usine Areva de La Hague sont en train d’être chargés sur des camions.  Un transbordement beaucoup plus rapide qu’auparavant. Direction l’ancienne mine de sel de Gorleben reconvertie en site temporaire de stockage pour les résidus hautement radioactifs.

Ce trajet, d’une vingtaine de kilomètres, les camions devront le parcourir à vitesse réduite pour des raisons de sécurité une fois la route sécurisée. Un millier de militants -à l’appel de l’association X Tausendmalquer relayée par Greenpeace- les attendent en effet de pied ferme à Gorleben, malgré la pluie incessante.

Le temps qu’il faudra

« Le temps n’est pas un facteur important dans cette opération », estime Friedrich Niehörster, responsable de la police de Lüneburg, district dont dépend Gorleben. « Nous avons le temps et nous en disposerons comme il conviendra », souligne-t-il, refusant de chiffrer le coût du dispositif de sécurité. Ce convoi a déjà battu tous les records de durée.

Hier déjà, le convoi a été considérablement ralenti par les militants anti-nucléaires. Quatre agriculteurs locaux, qui s’étaient enchaînés aux voies ferrées et avaient coulé un bloc de béton pyramidale par-dessus, ont notamment résisté 14 heures, à Hitzacker, aux efforts de la police pour les déloger. Ils ont finalement accepté de se libérer, peu après 21H00 GMT.

Dimanche au petit matin, la police avait évacué plusieurs milliers de manifestants occupant la voie ferrée menant à Dannenberg, interpellant 1.300 d’entre eux qui s’étaient activement opposés à l’opération. L’an dernier, pour faire face aux 50.000 manifestants, l’Etat allemand avait débloqué 35 millions d’euros et mobilisé 20.000 policiers. Depuis, le contexte a changé : l’Allemagne a annoncé sa sortie du nucléaire pour 2022.

Presse bourgeoise – Le Télégramme (avec AFP), 28/11

Voir aussi: 

http://photoblog.msnbc.msn.com/_news/2011/11/28/9072282-protesters-arrested-in-germany-during-nuclear-waste-transfer

http://www.firstpost.com/world/german-police-clash-with-thousands-blocking-nuclear-train-141820.html

http://www.sfgate.com/cgi-bin/article.cgi?f=/n/a/2011/11/28/international/i005900S29.DTL

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=5ql_Qe9vbKw&feature=player_embedded]

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=BnfU6ewxUWQ&feature=player_embedded]

Convoi de déchets radioactifs: 321 manifestants blessés depuis jeudi

BERLIN – Quelque 321 manifestants ont été blessés en Allemagne lors de confrontations avec la police depuis jeudi sur le trajet du convoi de déchets nucléaires allemands rapatriés de France, a indiqué lundi le service de soins des organisations anti-nucléaires.

Il y a 321 blessés depuis jeudi, dont 4 grièvement, a affirmé à l’AFP une porte-parole du centre de soins, précisant qu’il s’agissait d’un chiffre établi à partir des rapports d’infirmiers volontaires.

La porte-parole n’a pas souhaité faire de comparaison avec les chiffres des années précédentes, mais elle a souligné que sur les deux dernières années, on constate que les blessures sont de plus en plus sérieuses.

Elle a évoqué des irritations provoquées par les gaz lacrymogènes des forces de l’ordre, des contusions, des traumatismes crâniens, des fractures et même des morsures par les chiens policiers.

Du côté des forces de l’ordre, un porte-parole a refusé de donner un chiffre, expliquant que les blessés ne seront comptabilisés qu’après l’arrivée des conteneurs à leur destination finale, la mine de sel de Gorleben (Nord) reconvertie en site de stockage temporaire pour résidus hautement radioactifs.

Les nuits de jeudi à vendredi et de vendredi à samedi ont été marquées par des altercations entre jeunes manifestants et policiers près de Metzingen (Nord).

Lors de l’évacuation d’un barrage sur la voie ferrée près de Dannenberg (Nord) dimanche au petit matin, plusieurs manifestants avaient dénoncé les méthodes musclées de la police.

Les onze conteneurs du dernier convoi de déchets allemands au départ de l’usine de La Hague (France) étaient prêts lundi après-midi à partir sur les camions qui doivent effectuer la vingtaine de kilomètres entre la gare de Dannenberg, terminus ferroviaire, et le site de stockage.

Plusieurs dizaine de milliers de personnes ont manifesté contre ce convoi depuis jeudi en Allemagne, réclamant une sortie plus rapide du nucléaire –actuellement prévue pour 2022– et une solution définitive pour le stockage des déchets les plus dangereux. Ils jugent Gorleben inadapté et accusent les autorités de minorer les mesures de radioactivité dans la région.

Presse bourgeoise – Romandie (avec l’AFP), 28/11 16h55

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Nouveaux incidents en Allemagne après l’arrivée d’un convoi de déchets nucléaires

DANNENBERG, Allemagne (AP) — La police a dispersé samedi au canon à eau quelque 300 manifestants tentant de s’opposer à la progression dans le nord de l’Allemagne d’un train de déchets nucléaires en provenance de la France.

Selon un porte-parole de la police, Stefan Kühm-Stoltz, une cinquante d’autres militants ont tenté de saboter les voies ferrées conduisant au site de stockage de Gorleben (nord), où le convoi transportant les déchets est attendu ce week-end.

D’après la police, plusieurs milliers de personnes se rassemblaient non loin de là, à Dannenberg, pour une manifestation pacifique. Les organisateurs ont fait état de 23.000 participants.

Vendredi, de violents incidents entre manifestants et policiers avaient déjà suivi l’arrivée dans l’ouest de l’Allemagne du convoi de déchets en provenance de l’usine de retraitement de La Hague. Le train transportant les déchets radioactifs a quitté mercredi Valognes, dans la Manche, où son départ a également donné lieu à des affrontements entre forces de l’ordre et militants anti-nucléaire.

Ce convoi est le premier envoyé en Allemagne depuis que Berlin a décidé de fermer ses centrales nucléaires d’ici 2022 après la catastrophe de Fukushima au Japon en mars. Pour les militants écologistes, le site provisoire de stockage de Gorleben ne présente pas un niveau de sûreté suffisant.

Presse bourgeoise – AP, 26/11/2011

Les déchets nucléaires génèrent l’émeute

Des manifestants ont lancé vendredi des cocktails Molotov sur la police et incendié un véhicule en Allemagne lors de divers incidents qui ont suivi l’arrivée d’un convoi de déchets nucléaires en provenance de la France.

Manifestants face aux forces de l’ordre le 26 novembre 2011 à Metzingen en Allemagne (AFP)

Les heurts ont éclaté dans l’après-midi entre quelque 400 policiers anti-émeutes et 300 militants écologistes dans une zone boisée près de Dannenberg, dans le nord de l’Allemagne, près de l’installation de stockage de Gorbelen, où les déchets radioactifs sont transportés par train.

Des canons à eau en action, vendredi 25 novembre, à Metzingen, en Allemagne, où se sont installés les antinucléaires qui attendent de pied ferme le convoi de déchets nucléaires en provenance de la Hague, en France. (AFP) 

Les protestataires ont jeté des cocktails Molotov et d’autres projectiles sur les forces de l’ordre, mettant le feu à un véhicule de police, a déclaré un porte-parole de la police Martin Ackert.

Pneus crevés

Alors qu’un camion des services de lutte contre les incendies tentait de se rendre sur place, les manifestants l’ont bloqué avant de crever ses pneus et de prendre la fuite vers les bois, a précisé le porte-parole. Aucun blessé n’était à déplorer et aucune interpellation n’a eu lieu, selon M. Ackert.

Non loin de là, une trentaine de personnes se sont rendues sur la voie ferrée pour tenter d’empêcher le passage du convoi, tandis que la police a fait usage de canons à eau pour disperser une manifestation lors d’autres incidents.

Des manifestants écologistes, le 25 novembre 2011 à Metzingen. AFP

Premier convoi

Le train transportant les déchets radioactifs a quitté mercredi Valognes, dans la Manche, où son départ a donné lieu à de violents incidents entre forces de l’ordre et militants anti-nucléaire.

Arrivé vendredi matin dans l’ouest de l’Allemagne après une série de retards en France, ce convoi est le premier envoyé en Allemagne depuis que Berlin a décidé de fermer ses centrales nucléaires d’ici 2022 après la catastrophe de Fukushima au Japon en mars. Des militants estiment que le site provisoire de stockage de Gorleben ne présente pas un niveau de sûreté suffisant.

Presse bourgeoise – AP, 26/11/2011

Sur la mobilisation anti-nucléaire de mercredi dernier près de Valognes (Fr)

Les étudiant.e.s chilien.ne.s reprennent la rue pour exiger une éducation gratuite et de qualité: barricades et émeutes à Santiago – 24 novembre 2011

Chili: affrontements entre étudiants et forces de l’ordre

MANIFESTATION | Des milliers d’étudiants chiliens ont manifesté à Santiago jeudi en faveur d’une réforme de l’éducation. Des incidents épars ont opposé en divers points de la capitale la police et de petits groupes d’émeutiers en cagoules.

Plusieurs milliers d’étudiants chiliens, ont manifesté à Santiago jeudi lors de marches ponctuées de violences et d’arrestations, sur fond de tractations au Parlement sur le budget 2012 de l’Education. Les étudiants sont mobilisés depuis sept mois pour une réforme de l’éducation.

Au moins 2000 personnes dans la matinée, 10’000 en fin de journée selon les organisateurs, ont défilé lors de deux manifestations distinctes, comme le mouvement étudiant en a convoqué une quarantaine depuis mai. Mais avec une participation en baisse sensible ces dernières semaines.

Des incidents épars ont opposé tôt le matin en divers points de la capitale la police et de petits groupes d’émeutiers en cagoules, puis les heurts se sont renouvelés dans la journée à la fin de la marche, et de nouveau en début de soirée, autour de barricades improvisées de pneus enflammés. La police a indiqué avoir arrêté 58 personnes au long de la journée.

Le gouvernement a dénoncé les nouvelles mobilisations, «qui sont vraiment de trop, ne génèrent plus que de la gêne. Les gens se demandent vraiment: jusqu’à quand?», a déclaré son porte-parole Andres Chadwick.

Au Parlement, la majorité de droite qui tient la Chambre des députés, et l’opposition de gauche, majoritaire au Sénat, mènent des tractations serrées sur le budget de l’Education, qui doit être approuvé avant le 30 novembre.

Les étudiants réclament depuis des mois que la part du budget consacrée à l’Education soit rapprochée des normes des pays développés, et du minimum (7%) recommandé par l’Unesco. Elle est de l’ordre de 4,5% au Chili.

Etudiants, lycéens et enseignants sont mobilisés depuis le mois de mai pour réclamer la réforme d’un système éducatif aux grandes disparités entre privé et public. Il réclament surtout un fort réinvestissement de l’Etat dans l’enseignement public, délaissé depuis les politiques libérales sous la dictature (1973-1990).

Les étudiants chiliens s’affrontent avec la police lors d’une manifestation

SANTIAGO, Chili – étudiants chiliens se sont affrontés avec la police jeudi lors d’une manifestation demandant plus de financement pour l’éducation publique, tandis que les étudiants en Colombie et en Argentine ont également pris la rue par des manifestations simultanées.

La police chilienne a utilisé des gaz lacrymogènes et des canons à eau contre un groupe de manifestants cagoulés qui lançaient des pierres et des bouteilles. Environ 20 manifestants ont été arrêtés.

Certains manifestants ont brûlé un camion et ont brisé les vitres d’un autre véhicule, a déclaré Omar Nunez, le propriétaire du véhicule.

Les étudiants ont débuté la protestation il y a six mois au Chili afin de demander plus de financement et d’autres modifications au système d’éducation publique. La grande majorité des marches de protestation dans les derniers mois ont abouti à des affrontements entre manifestants et policiers.

Les dernières manifestations ont eu lieu alors que les législateurs du Congrès du Chili étaient en train de discuter du financement de l’éducation.

Le gouvernement chilien, par l’intermédiaire d’Andres Chawick, a déclaré que la protestation était inutile, disant que législateurs avaient «dialogué intensément pour voir si un accord pouvait être atteint. »

Les manifestations au Chili ont inspiré des actions similaires dans d’autres régions d’Amérique du Sud.

Plusieurs milliers d’étudiants colombiens ont participé à des marches multiples jeudi. En Argentine, environ 1.000 étudiants ont défilé dans les drapeaux de Buenos Aires et avec des banderoles comme « la lutte étudiante se promène dans l’Amérique latine. »

Traduit par Le Chat Noir Emeutier, 26/11

Presse bourgeoise (AFP, ATS, AP), 25/11/2011

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[GRECE] Contre la hausse de l’électricité : occupation et blocage du centre d’impôt et affrontements avec les flics à Athènes – 24 novembre 2011

La police anti-émeute grecque s’affronte avec des manifestants 

Nov 24 (Reuters) – La police anti-émeute s’est affrontée jeudi avec les travailleurs du plus grand producteur d’énergie de la Grèce PPC alors qu’ils organisaient une manifestation contre une nouvelle taxe foncière imposée dans le cadre des mesures d’austérité pour éviter la faillite du pays.

Environ 80 policiers se sont bagarrés avec des membres de l’union syndical GENOP devant l’entrée de l’immeuble dans une banlieue d’Athènes. La police a arrêté 15 personnes, a indiqué le porte-parole de la police.

Le syndicat tente de boycotter l’impôt foncier que le PPC a été chargée de collecter via les factures d’électricité des Grecs.

«Nous ne reculerons pas dans notre combat. Ce combat vise ​​l’ensemble de la société grecque. Il s’agit de ne pas couper la puissance aux maisons des pauvres, les chômeurs, les retraités », Nikos Fotopoulos, chef de GENOP, a déclaré, avant d’être arrêté.

«La lutte continuera jusqu’à la fin. Cette loi deviendra invalide, dans la pratique, avec l’aide de tout le peuple. »

La protestation a souligné la résistance menée par les syndicats aux mesures d’austérité du nouveau gouvernement d’union nationale qui doit mettre en œuvre pour obtenir la libération des prêts nécessaires pour empêcher la Grèce d’accentuer sa dette.

Les syndicats du secteur public qui représente environ un demi-million de travailleurs prévoient de cesser le travail pendant deux heures plus tard le jeudi pour protester contre les mesures d’austérité et  la proposition de budget du gouvernement de 2012  va passer désormaispasser par le parlement.

Leur protestation comprendra une marche à l’ambassade du Portugal en signe de solidarité avec les travailleurs au Portugal, qui ont entamé une grève générale contre l’austérité, le jeudi mesures strictes visant à répondre il ya des objectifs budgétaires de l’UE-imposé.

Les syndicats grecs du secteur public et privé prévoit une grève nationale le 1er décembre.

GENOP est l’un des syndicats les plus durs de la Grèce. Au cours des dernières années, il a occupé un certain nombre de grèves qui ont perturbé l’approvisionnement de l’électricité et  ont fait capoter les plans du gouvernement de vendre actions ou trouver des partenaires privés stratégiques pour PPC.

Presse bourgeoise – Reuters, 24/11/2011

L’Union de l’Electricité appelle à la grève après les arrestations lors de la protestation fiscale

Quinze personnes, y compris le chef des travailleurs de la Public Power Corporation du syndicat GENOP, Nikos Fotopoulos a été arrêté ce jeudi matin lorsque la police a dispersé une manifestation contre la taxe foncière d’urgence.

Les militants du GENOP avaient bloqué l’accès à l’un des bâtiments de PPC depuis le début de la semaine dans une tentative de perturber les efforts pour collecter une taxe foncière d’urgence imposée pour combler un trou dans le budget. La taxe est recueillie par le biais des factures d’électricité.

Suite à une plainte par la direction du PPC que la société était incapable de traiter les paiements, car les employés ne pouvaient pas entrer dans le bâtiment sur l’avenue Mesogeion dans le nord d’Athènes, un procureur a ordonné à la police d’expulser.

La police a arrêté 15 personnes, notamment des membres du «je ne paierai pas » mouvement citoyen « , et s’est brisé la protestation.

Réaction GENOP fut d’appeler un arrêt de travail de quatre heures à partir d’aujourd’hui midi et une grève de 48 heures à compter d’aujourd’hui. PPC de gestion a déclaré qu’il contesterait la grève dans les tribunaux.

Dans un communiqué, la police a déclaré que 10 des 15 personnes arrêtées étaient des employés de PPC, d’autres employés dans d’autres parties du secteur public, l’un était un retraité et les autres des chômeurs.

Ils sont accusés de perturber la fourniture d’un service, rébellion et causant des lésions corporelles.

La fédération grecque de syndicats du secteur privé, la GSEE, a appelé le gouvernement à ordonner la libération des 15 personnes arrêtées.

PPC a déclaré que suite à l’intervention de la police, la « Hermes » système électronique de traitement des paiements de facture avait commencé à fonctionner normalement.

Presse bourgeoise – www.ekathimerini.com, 24/11/2011

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Protestation pour la fin du pouvoir de la police en Grèce 

La police a arrêté le dirigeant du syndicat des travailleurs de l’électricité de la Grèce »après être intervenu pour mettre fin à un blocage de quatre jours de logistique du Public Power Corporation visant à perturber la collecte d’un nouvel impôt foncier d’urgence.

Dirigeant de l’Union Nikos Fotopoulos et au moins deux autres manifestants ont été interpellés jeudi après que la police anti-émeute se soit affrontée avec les manifestants et permis au bâtiment de rouvrir.

La nouvelle taxe foncière inclus sur les factures d’électricité pourrait voir des milliers de ménages sans alimentation électrique s’ils ne parviennent pas à le payer.

Presse bourgeoise – Articles Boston, 24/11/2011 

Traduits de l’anglais par Le Chat Noir Emeutier, 25/11

[Grève générale au Portugal] Deux trésoreries attaquées à coup de cocktails molotov et pots de peinture à Lisbonne – 24 novembre 2011

Les Portugais en grève générale contre l’austérité

Les salariés portugais ont observé jeudi une grève générale, la première depuis un an, pour protester contre la cure d’austérité imposée par le gouvernement en échange d’une aide financière de l’Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI). 

Les avions sont restés au sol, les trains à quai et les services publics ont tourné au ralenti dans le pays de 11 millions d’habitants, où le chômage affecte 12,4% de la population active, un taux sans précédent depuis les années 1980. 

Le budget 2012 élaboré par le gouvernement de centre-droit de Pedro Passos Coelho, arrivé au pouvoir en juin, prévoit de nombreuses mesures profondément impopulaires en échange d’une aide de 78 milliards d’euros. 

Les syndicats ont parlé d’une participation « massive », mais le gouvernement a parlé de 10,5% de grévistes parmi les fonctionnaires. 

Les chiffres gouvernementaux sont « une manipulation claire », a dit Joao Proenca, à la tête du syndicat UGT. Manuel Carvalho, du syndicat CGTP, n’a pas donné de chiffres de participation mais a affirmé qu’elle était « sans aucun doute plus forte que l’an dernier ». 

Il y a un an jour pour jour, trois des onze millions d’habitants avaient participé à la grève, selon la CGTP. 

Des milliers de personnes, principalement des jeunes, ont manifesté à Lisbonne et des heurts ont éclaté devant le Parlement entre quelques manifestants et la police. 

Tous les vols internationaux au départ ou à l’arrivée de Lisbonne et de Porto ont été annulés pendant la grève, a indiqué l’autorité aéroportuaire ANA sur son site internet. Un service minimum a été maintenu sur les liaisons vers Madère et les Açores.

Presse bourgeoise – 20 Minutes (avec Reuters), 24.11.11 à 21h49

Portugal : Grève générale contre les mesures d’austérité

Au Portugal, des milliers de personnes sont descendues ce jeudi dans les rues des grandes villes pour dénoncer les mesures d’austérité adoptées par le gouvernement.

Les deux principaux syndicats du pays avaient appelé à la grève générale. D’où de fortes perturbations dans les transports, les hopitaux et les écoles.

“Je pense que les gens ont raison de faire grève”, estime Emanuel, parent d‘élève. Mais il ajoute qu’“il ne faut pas en attendre grand chose”, car selon lui, “le gouvernement se fiche des manifestants”. “Qu’on fasse grève ou non, dit-il, on n’obtiendra rien”.

Les manifestants reconnaissent qu’il faut faire des efforts pour redresser les finances du pays, mais ils estiment que le gouvernement leur en demande trop. “Les autorités sont en train de détruire notre système de santé, déplore Pilar, médecin, et nos salaires n’ont pas augmenté depuis 2004”.

Plusieurs bureaux de collecte des impôts ont été endommagés en marge des défilés à Lisbonne.

Le pays est confronté à un très fort endettement, et sa croissance est en berne. Ce qui a d’ailleurs amené l’agence Fitch à abaisser d’un cran supplémentaire la note du Portugal, placé dorénavant dans la catégorie des émetteurs à risque.

Presse bourgeoise – Euronews, 24/11/2011

Portugal: grève générale contre l’austérité, pays au ralenti

Une grève générale a fortement perturbé les transports, les aéroports et les services publics, jeudi au Portugal où des milliers de grévistes ont manifesté contre la politique de rigueur appliquée par le gouvernement en échange d’une aide financière.

Grève générale au Portugal

Les principaux aéroports du pays ont été pratiquement paralysés, des centaines de vols ont été annulés, tandis que le métro de Lisbonne et le service des navettes fluviales n’ont pas circulé provoquant d’importants embouteillages aux heures de pointe dans la capitale.

Dans l’ensemble du pays de nombreuses écoles, bureaux de postes, agences bancaires et services hospitaliers ont été fermés tandis que les services de voirie n’ont pas été assurés.

« Cette grève a eu une forte adhésion« , s’est félicité Manuel Carvalho da Silva, secrétaire général de la CGTP, en s’adressant aux grévistes ayant participé à l’une des nombreuses manifestations convoquées par les syndicats et les mouvements des « indignés » ayant eu lieu dans tout le pays.

« Ni moins de salaire, ni plus d’horaire« , « l’offensive est brutale, la grève est générale ! « , ont scandé à Lisbonne des milliers de personnes en colère.

Quelques incidents

En fin d’après-midi des brèves échauffourées ont eu lieu au pied des marches du Parlement où des manifestants, rapidement contrôlés par les forces de l’ordre, ont renversé des barrières.

Dans la matinée, des incidents avaient déjà été enregistrés à Lisbonne, où des inconnus ont attaqué deux trésoreries à coup de cocktails molotov et pots de peinture sans faire de victimes ni de dégâts importants, selon la police.

Cette grève générale, la septième depuis le retour de la démocratie au Portugal en 1974, a été convoquée par les deux principales centrales syndicales CGTP et UGT.

Plan de rigueur pour assainir les finances et relancer l’économie

Le gouvernement s’est engagé dans un plan de rigueur pour assainir ses finances et relancer son économie en échange d’une assistance financière de 78 milliards d’euros accordée par l’Union européenne et le Fonds monétaire international.

Outre des augmentations de la TVA et des hausses des prix des transports, l’austérité touchera principalement les fonctionnaires dont les salaires ont été gelés et qui, l’année prochaine, perdront deux de leurs 14 mois de salaire. Dans le privé, la journée de travail pourra être augmentée d’une demi-heure.

Selon des estimations officielles, la rigueur devrait entraîner l’année prochaine une contraction de 3% de l’économie et un chômage record de 13,4%.

Au moment où le Portugal tournait au ralenti en raison de la grève, l’agence Fitch a abaissé d’un cran la note du pays -de « BBB- » à « BB+« – et l’a assorti d’une perspective négative, le reléguant ainsi dans la catégorie des pays à risque.

Presse Bourgeoise – Belga, 24/11/2011

[Corbeil-Essonnes] Une patrouille de police prise à partie aux Tarterêts : 3 flics blessés – Samedi 19 novembre 2011

3 policiers blessés dans des violences aux Tarterêts

Trois policiers ont été légèrement blessés  samedi en début de soirée après avoir été pris à partie à la suite d’une  patrouille dans le quartier sensible des Tarterêts à Corbeil-Essonnes  (Essonne), a-t-on appris dimanche de source judiciaire. Vers 19H00, une voiture de police patrouillait dans le quartier lorsqu’elle  a été la cible de tirs lancés par une quarantaine de personnes, selon les  premiers éléments de l’enquête. Des renforts sont venus rapidement en aide aux  policiers en difficulté. Deux personnes, mineures, ont été interpellées samedi soir après cette  agression dans laquelle trois policiers ont été légèrement blessés, selon une  source judiciaire.

Presse bourgeoise – LCI, 20/11/2011

Corbeil-Essonnes : violences aux Tarterêts

Trois policiers ont été légèrement blessés samedi soir après avoir été pris à partie à la suite d’une patrouille dans le quartier sensible des Tarterêts à Corbeil-Essonnes. Deux mineurs ont été interpellés.« Week-end ordinaire en Ile-de-France », a regretté hier le député PS Julien Dray, dénonçant la « faillite républicaine qui se dessine sous nos yeux ». Un homme est également mort à Pantin (Seine-Saint-Denis) lors d’une fusillade sur la voie publique.

Presse bourgeoise – Les Echos, 21/11/2011

[STOP CASTOR] Sabotages et affrontements à Valognes – Mercredi 23 novembre 2011

Un fourgon de CRS brûlé après des heurts avec des anti-nucléaires dans La Manche

De violents heurts ont opposés les forces de l’ordre et des manifestants anti-nucléaire ce mercredi près Valognes dans la Manche. Un fourgon de CRS a été incendié.

Les manifestants ont bloqué la voie ferrée qu’un convoi de déchets nucléaires allemands retraités par Areva devait emprunter pour retrouner outre-Rhin.

La préfecture de la Manche a confirmé l’incendie du fourgon sur la commune de Flottemanville-Bocage, à quelques kilomètres du lieu de départ du convoi. Selon les pompiers, le fourgon servait de cantine aux forces de l’ordre, a l’intérieur de laquelle se trouvaient des vivres et une glacière, ainsi qu’une bouteille de gaz.

Cinq interpellations

Selon la préfecture cinq militants ont été interpellés. Les heurts, cocktails Molotov et cailloux contre gaz lacrimogènes, ont fait au moins deux blessés légers : un militant qui aurait reçu un coup de matraque et un gendarme blessé à la tête.

En début de matinée, les forces de l’ordre avaient abondamment aspergé de gaz lacrimongènes les quelque 100 à 200 manifestants qui bloquaient la voie ferrée. Les anti-nucléaires « ont attaqué très frontalement les forces de l’ordre avec des cocktails Molotov et des cailloux », a déclaré le directeur de cabinet du préfet, Benoît Lemaire.

« Le côté un peu féroce venait des forces de l’ordre », a au contraire affirmé un des porte-parole du collectif « Valognes Stop Castor », qui contrairement à Greenpeace appellait à bloquer le train.

Vers 11 heures, les voies ont été dégagées et le convoi a pu partir, non sans que des objets aient été lancés sur la voie où des agents de la SNCF travaillaient, selon la préfecture.

Presse bourgeoise – La Dépêche, 23/11/2011

Trains de déchets allemands à Valognes: 12 arrestations, 3 blessés

De vifs affrontements qui ont fait au moins trois blessés légers et entrainé douze arrestations, ont opposé antinucléaires et forces de l’ordre mercredi matin près de Valognes, le long de la voie ferrée où doit passer dans l’après-midi le dernier convoi de déchets nucléaires allemands. Le train était toujours à poste au terminal de Valognes à 15h25, a constaté l’AFP sur place. « Les installations SNCF ont été endommagées.

Des réparations sont en cours », a indiqué le directeur de cabinet du préfet Benoît Lemaire à l’AFP sans pouvoir préciser si cela empêcherait le train de partir. Douze militants ont été interpellés depuis mercredi matin selon la préfecture qui recense un blessé léger chez les gendarmes et deux blessés légers chez les manifestants. Un fourgon de CRS a brûlé, non loin des voies à quelques kilomètres à peine de Valognes, après avoir été « a priori » incendié par des manifestants, via des cocktails molotov, selon la préfecture.

Selon Greenpeace qui n’appelle pas à bloquer le train, et selon des agents SNCF interrogés par l’AFP sur le terrain, un rail a été soulevé par des manifestants avec un cric et beaucoup de boîtiers électriques ont été incendiés.

En début d’après-midi des informations contradictoires circulaient sur l’heure de départ du train prévue dans un premier temps à 14H20 selon Greenpeace.

En début de matinée, les forces de l’ordre ont fait abondamment usage de gaz lacrymogènes et parfois employé leurs matraques pour déloger 100 à 200 manifestants qui retiraient le ballast de la voie ferrée ou déposaient grosses pierres, barres de fer et autres morceaux de béton, a constaté l’AFP sur place.

« Vers 8H00 j’ai commencé à attendre les gaz lacrymogènes. C’était de la folie. On voyait pas à un mètre », a déclaré à l’AFP Hubert Lemonnier, maire de Flottemanville, une des communes proches de Valognes concernées par les affrontements.

Dans les champs proches des rails, les échauffourées entre militants, qui ont lancé parfois des cailloux, et forces de l’ordre, chargeant dans la brume au milieu des vaches affolées, ont alterné toute la matinée avec des accalmies, a constaté l’AFP. Les militants se montrent hostiles à la presse et l’un d’eux a délibérement cassé une caméra de l’AFP pendant une escamourche mercredi à la mi-journée.

Les militants du collectif sont installés dans un camp installé dans un champ privé à Yvetot-Bocage, près de Valognes, réunissant 200 à 250 personnes selon la préfecture, 400 à 500 selon les organisateur

s, surtout des Français mais aussi des Anglais, Allemands, Espagnols, Belges.
De source proche de l’Etat, plus de 3.000 gendarmes sont mobilisés pour assurer la sécurité de convoi sur la partie française d’un trajet de 1.500 km.
Quelques centaines d’hommes sont mobilisés pour assurer la sécurité du convoi et des manifestants dans la Manche, a indiqué M. Lemaire.
En Allemagne, plusieurs disaines de milliers de manifestants sont attendus contre ce qu’on appelle outre-Rhin les « Castors » – du sigle qui désigne ces conteneurs en anglais: Cask for Storage and Transportation of Radioactive Material.
Selon Areva, 11 wagons de déchets nucléaires vitrifiés attendent au terminal ferroviaire de la société à Valognes, « une forteresse roulante », avec des déchets vitrifiés transportés dans des emballages de 40 cm d’épaisseur.
Entre 1977 et 2008, le groupe nucléaire français a retraité 5.483 tonnes de combustibles irradiés dans les centrales allemandes dans le cadre d’un contrat – le plus gros contrat étranger de l’usine de retraitement Areva de Beaumont-Hague (Manche) – parvenu à échéance.
Ce contrat, comme d’autres avec l’étranger, n’a pas été renouvelé, mais Areva dit – depuis plusieurs années – être en négociations avec plusieurs pays.

 

Presse bourgeoise – Le Parisien (avec AFP), 23/11/2011

Après des accrochages, le train nucléaire est bien parti

18h 45. Après de violents accrochages à Valognes, le train de onze wagons de déchets nucléaires à destination de l’Allemagne est passé sans incident à Caen vers 18 h 30. Depuis midi les policiers du commissariat, en civil et en tenue, avaient pris position autour de la gare et à l’intérieur afin de prévenir tout heurt éventuel.

17h20. Le train a dépassé Flottemanville-Bocage

Le train a passé le pont de Flottemanville-Bocage (Manche), lieu des principaux affrontements entre manifestants antinucléaires et forces de l’ordre, vers 17 h 10 aujourd’hui.

Il aura mis plus d’une heure pour parcourir les 4,5 km qui sépare Flottemanville du terminal ferroviaire de Valognes, d’où il est parti.

16 h 50. Immobilisé le train vient de repartir

Immobilisé juste après son départ vers 16 h, le train Castor transportant des déchets radioactifs allemands vient de repartir. La raison de son arrêt n’a pas été communiquée par Areva.

16 h 00. Le Train a quitté le terminal de Valognes

Le train emportant les déchets nucléaires à destination de l’Allemagne a quitté le terminal Areva de Valognes à 16h précises.

15 h 30. Greenpeace condamne « toute forme de violence »

« Greenpeace condamne toute forme de violence tant au niveau des manifestants que des forces de l’ordre », a déclaré Axel Renaudin, porte-parole de Greenpeace France.

« Ce qui se passe à Valognes aujourd’hui, c’est le résultat du ras-le-bol du nucléaire d’une grande partie des citoyens français », a-t-il ajouté en notant que la ville était« pratiquement fermée, les écoles sont fermées, la circulation arrêtée ».

14 h 15. Tension très forte, un camion brûlé

Nouvelle échauffourée à Flottemanville-Bocage. Les antinucléaires, pensant qu’un camion contenait la nourriture des CRS, y ont mis le feu.

13 h 35. Pause ou départ définitif ?

Après un énième affrontement à Flottemanville Bocage, les antinucléaires se sont dispersés. Pause ou départ définitif ?

Le convoi nucléaire est toujours à son point de départ dans le terminal ferroviaire d’Areva à Valognes.

12 h 55. Des dégâts sur la voie ferrée à proximité de la communauté de Flottemanville-bocage

Un rail a été déformé et un transformateur électrique a brûlé, rendant difficile pour l’instant le passage d’un train.

À quelques kilomètres de Valognes, les cheminots procèdent aux réparations sur la voie ferrée après le passage des manifestants.

11 h 30. Réaction de Julien Duperray, porte-parole de la branche transports d’Areva

« Chez Areva nous respectons toutes les opinions sur le nucléaire. Et il y en a beaucoup qui s’expriment en ce moment. En revanche, nous les condamnons lorsqu’elles s’expriment de façon violente ou malveillante », a déclaré Julien Duperray.

11 h 25. Passage du train impossible

Selon un cheminot sur le terrain, l’intervention d’une partie des manifestants a endommagé les rails rendant difficile le passage d’un train dans l’immédiat. Le convoi nucléaire devait partir du terminal ferroviaire de Valognes à 14 h 20. Un horaire qui n a jamais été confirmé par Areva.

10 h 32. Près de 400 manifestants face aux forces de l’ordre

Environ 400 personnes continuent de faire face aux forces de l’ordre dans un champ à proximité de la ligne Cherbourg-Paris dans un champ près de Valognes. Une partie des antinucléaires a réussi à accéder à la voie ferrée pour y déposer des obstacles. Les CRS ont réussi à les repousser, permettant à des cheminots d’intervenir sur les voies.

10 h 20. Trafic de trains interrompu

Le quartier de la gare à Valognes est totalement interdit à la circulation. Le trafic des trains entre Cherbourg et Lison dans le Calvados est totalement interrompu ce mercredi. Des navettes de bus le remplacent.

Valognes

10 h 00. Le face-à-face continue dans un champ de Lieusaint

De nombreuses grenades lacrymogènes sont lancées par les CRS. À tel point que quelques sections sur le terrain ont besoin d’être ravitaillées par leurs collègues restés en retrait.

9 h 50. Une partie du dispositif des forces de l’ordre est sur un pont au-dessus de la voie ferrée entre Valognes et Lieusaint : les CRS tiennent la route.

Valognes

9 h 35. Cinq interpellations

Les forces de l’ordre ont procédé à cinq interpellations, selon la préfecture de la Manche.

9 h 30. Bombes lacrymogènes

Le collectif Stop Castor Valognes avait appelé à un rassemblement à 10 h ce matin à Lieusaint, à 4 km de Valognes. Une action pour s’opposer au départ d’un convoi de déchets nucléaire vers l’Allemagne.

Les antinucléaires ont commencé leur action plus tôt. Depuis un peu plus d’une heure, CRS et manifestants se font face dans les champs à une vingtaine de mètres des voies. Des lacrymogènes ont déjà été tirées pour empoigner les antinucléaires.

 Presse bourgeoise – Ouest France, 23/11/2011

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