Archives mensuelles : décembre 2011

[MAYOTTE] Grève et sabotages à l’EDM

[Vive le van, Vive le van, Vive le vandalisme] Grève d’EDM à Mayotte

Mayotte – EDM : « Des exactions indignes et inacceptables »

Hier soir, 28 décembre, un nouveau sabotage des installations d’EDM (Électricité de Mayotte) à Mayotte a privé l’île d’électricité pendant plus de sept heures avec toutes les conséquences que cela induit. EDM dénonce « des exactions indignes et inacceptables » commises sur ses installations » et a porté plainte contre X.

Avec sept sabotages constatés par les services d’EDM — et par la population — depuis le 21 décembre, et si l’enquête confirme l’implication des grévistes dans ces actes, on aura quitté une fois de plus à Mayotte, le combat syndical pour entrer dans la simple délinquance. Si la lutte syndicale est tout à fait honorable et nécessaire à l’exercice de la démocratie dans le monde du travail, certains « débordements » sont indéfendables et nuisent à la lutte sociale. Il n’est pas dans la tradition syndicale de détruire l’outil de travail, c’est une simple question de bon sens. La raison d’être d’un syndicat est de défendre les salariés, pas de les priver d’emploi de facto. Mais quand ces exactions se font en catimini, la nuit avec la volonté évidente de ne pas assumer la responsabilité de ses actes, cela devient tout simplement insupportable, quel que soit le bien fondé des revendications. Cela rappelle le temps pas si lointain où l’on distribuait des tracts anonymes aux abords de la barge dénonçant nommément, avec force insultes et calomnies, tel ou tel cadre d’une administration qui avait eu le malheur de déplaire à un quelques-uns ou même à un seul individu. La personne visée se trouvait en proie à la vindicte populaire sans aucun moyen de se défendre.

Mercredi soir, de nouvelles exactions ont provoqué une coupure généralisée qui a durée toute la nuit, de 23h49 à 6h40, selon la direction d’EDM. Ses services ont recensé pas moins de sept « actes de malveillance » depuis le début de la grève le 21 décembre, « provoquant des coupures locales et tournantes sur le territoire affectant 16’500 clients. Des manœuvres par le gestionnaire de réseau ont alors été rendues nécessaires pour rétablir l’intégrité du réseau électrique jusqu’à 2h21 du matin privant temporairement 19’000 clients d’électricité. »

Le 24 décembre au soir, et personne ne peut croire à un quelconque hasard de date et d’horaire, « de nouveaux actes de malveillance sur nos installations ont entraîné des délestages à partir de 20h12 puis une coupure généralisée sur tout le territoire à 20h25 ». Dans le sud de Mayotte, il aura fallu attendre 23h30 pour que la situation soit rétablie.

Deux jours plus tard, le 26 décembre, un câble haute tension a été sectionné par une pelle mécanique. Ce type d’accident qui n’est pas rare à Mayotte n’a habituellement pas de répercussion sur l’alimentation en énergie de Mayotte, « les systèmes de protection du réseau » permettant d’y pallier, mais « en raison des actes de malveillance commis les jours précédents qui ont fragilisé ces systèmes, cet accident a entraîné une nouvelle coupure généralisée sur tout le territoire ».

Les 35 grévistes, soit 20% des 175 que compte EDM, sont mis en cause par la direction de la société qui produit et distribue l’électricité à Mayotte. À l’origine de ce conflit, une revendication salariale demande l’alignement des salaires des employés d’EDM sur ceux versés dans les autres départements d’outremer qui se traduirait par une augmentation de 25% des salaires versés aux agents d’Électricité de Mayotte.

Ces actes de dégradation à répétition ont poussé la direction d’EDM à riposter en déposant plainte contre X ce qui devrait déclencher l’ouverture d’une enquête.

Il existe des exemples dans l’histoire récente de menaces de sabotages dans des entreprises françaises par leurs salariés. Il s’agit toujours de salariés en voie d’être licenciés pour cause de fermeture de leur entreprise et ils sont surtout l’expression d’un profond désespoir. Par exemple, en août 2009, une soixantaine de salariés de l’entreprise de transports Serta, au bord de la liquidation judiciaire, menaçaient de déverser 8.000 litres de produits toxiques dans un affluent de la Seine près de Rouen pour obtenir une indemnité de départ de 15.000 euros.

Plus près de nous, une trentaine de salariés d’une usine d’équipement automobile vouée à la fermeture, à 70 km au nord de Paris, menaçaient, en avril 2010, de faire exploser leur lieu de travail en incendiant une citerne de gaz.

Dans ces deux cas, il s’agissait de salariés qui étaient en train de perdre leur emploi et les menaces n’ont d’ailleurs pas été mises à exécution. Mais, surtout, elles avaient été faites à visage découvert et en pleine lumière, devant la presse. Les destructions à répétition auxquelles on assiste à Mayotte concernent non seulement un outil de travail, mais surtout un bien que l’on peut considérer comme public. Elles n’ont donc aucun rapport avec la lutte syndicale, s’apparentant davantage à des actes de sabotage.

On peut également, bien entendu, évoquer les « faucheurs volontaires » qui passent à l’acte en s’en prenant à ce qu’ils considèrent comme une menace pour la santé de toute la population, et n’hésitent pas à passer plusieurs mois derrière les barreaux dans un combat qui n’a rien à voir avec des revendications corporatistes. En effet, à aucun moment, depuis le début de cette grève, n’a été évoquée une quelconque revendication concernant l’ensemble des Mahorais. Pourtant, ce sont eux qui subissent les effets de ces destructions. Nous sommes en pleine saison chaude et un congélateur arrêté pendant toute une nuit laisse planer un doute sur la conservation de son contenu.

Leur presse (Éric Trannois, Malango Actualité), 30 décembre 2011.

SourceJura Libertaire, 30/12/2011

[ITALIE] Les locaux de la Ligue du Nord et d’Alleanza Nazionale attaqués à Trento

Trento (Italie) : attaque contre les locaux de la Ligue du Nord et d’Alleanza Nazionale

Trento – Quelques minutes après 21h hier s’est produit le blitz : quasi simultanément, deux groupes de jeunes en capuche et armés de masses, bâtons et gazeuses au poivre ont lancé des oeufs de peinture rouge contre les locaux de la Ligue du Nord, via Torre Vanga, et d’Alleanza Nazionale, passage Zippel. « Racistes assassins » a été tagué sur les murs. Contre la Ligue du Nord, ils ont aussi brisé les vitres de l’entrée de l’immeuble, qui héberge aussi d’autres locaux et habitations. Puis la vingtaine d’individus cagoulés s’est enfuie…

Reproduit sur informa-azione, Mer, 28/12/2011 – 21:58

Traduit de l’italien par Brèves du Désordre d’un journal local, 23/12/11

[ESPAGNE] Attaques revendiquées contre l’Etat et le capital à Barcelone – 29 décembre 2011

Revendication d’attaques visant l’autorité et le capital à Barcelone, Espagne

Communiqué:

La ville des bombes recommence à brûler.

Attentats revendiqués contre l’autorité, le capital et pour la propagation de la révolte.

- Le 28 Novembre: à 15h00 l’après-midi dans les villes de Montcada et de Reixac, des caméras de vidéo-surveillance ont été attaquées avec des marteaux et cordes épaisses détruisant plusieurs caméras d'(in)sécurité.

- Le 6 Décembre: à 7h30 du matin, un groupe de compagnons a bloqué la rue de Thessalie quartier populaire de la Mine, puis a attaqué une succursale de banque toute proche en solidarité avec le compagnon Alexis Grigoropoulos.

- Le 12 décembre : la rue Mercé Rodoreda a été coupée vers 8.00h, puis après de la peinture et des pierres ont été lancées sur les vitres de divers chaînes de magasins de mode. Quelques heures plus tard vers 21:30h, après la fin de la marche en souvenir au compagnon Roger, plusieurs succursales de banques ont été attaquées à Vila de Gràcia.

- Le 19 Décembre: deux distributeurs automatiques de billets de la Caixa Catalunya rue Lorda ont été attaqués avec deux cocktails Molotov à 02h30 du matin.

- Le 20 Décembre: vers environ 23h00, Un gros pétard a explosé à proximité du commissariat dans le quartier Glòries de lxs Mossxs d’Esquadra.

Quelques heures plus tard, vers 1:32 plusieurs bureaux d’assurance ont été attaqués avec des marteaux et de grands bâtons.

¡Si desde pequeñxs nos oprime el capital, desde pequeñxs lucharemos contra el capital! ¡Por una insurrección autónoma y salvaje!

Estamos asistiendo a una etapa muy confusa e interesante a la vez. Las largas colas del paro, las decenas de paradxs esperando en las lonjas y obras que les den un puesto de trabajo a las 8 de la mañana, el canibalismo social, la miseria y podredumbre, la marginalidad de los suburbios y barrios satélites son ya una evidencia innegable. Sin embargo, ante las nuevas condiciones político-económicas que se dan o más bien, se radicalizan, todxs adquieren una posición dentro del conflicto social permanente. El sistema decide radicalizarse, perpetuar y aumentar el control total. La presencia de cámaras que convierten a paradas de metro o supermercados en bunkers se extiende y se extrapola al campo de las manifestaciones anticapitalistas.

El sistema se radicaliza, nosotrxs también. Al contemplar los exagerados dispositivos policiales, la omnipresencia de cámaras CCTV y demás peculiaridades de un sistema autoritario, entendemos que la única alternativa posible es la creación de un nuevo paradigma basado en las relaciones humanas afines. La proliferación de disturbios y acciones contra la autoridad y el capital son más necesarias que nunca.

¡Radicalizarse pues el sistema se ha radicalizado! Un soplo de aire fresco y un cambio generacional amplio, una forma de lucha basada en el ataque difuso, en la organización antiautoritaria y asambleas autónomas ajenas a organizaciones burocráticas. Saltarse las leyes pues solo así podremos conseguir el cambio que queremos.

No atacamos solo al capital como venganza de nuestra situación económica, lo atacamos por que simplemente, no nos gusta. No nos gusta esta vida condenada a puertas automáticas y rejas, a la calificación continua y al pensamiento único mercantil impuesto desde las escuelas, la religión y el arte moderno burgués. No nos gusta el urbanismo que solo busca aumentar la productividad de la explotación de lxs individuxs. Como jóvenes precarixs nos vemos perdidxs en el entorno de la exclusión social. No tenemos futuro laboral posible, se han cargado nuestro futuro antes siquiera de que tuviéramos conciencia. Por eso, no nos queda nada salvo que proliferar los enfrentamientos contra lo que no nos gusta, seguir con las acciones, ser irreductibles, agarrarnos a un clavo ardiendo y no dejarnos arrastrar por un país cada día más pobre.

Estamos del lado de lxs inmigrantes, de lxs sintecho, de lxs aprecariadxs, de lxs invisibles, estamos del lado de lxs que okupan y roban. Ante un mundo basado en construcciones sociales autoritarias no nos queda más que destruir y acabar con la certeza de la rutina, okupar y expropiar.

¡Un saludo a la gente subversiva de los suburbios y de los ghettos! ¡A lxs que conspiran! ¡A lxs que rompen los pivotes de las aceras y atacan a los bancos! Nos vemos en las barricadas, en la rebelión.

Viva Exarchia y la resistencia en los barrios.

¡Abajo el capital, el Estado y el poder adulto!

¡Por la libertad del individuo!

¡Por el ataque difuso anónimo e incendiario!

¡ Por la resistencia armada del lumpen y de la clase aprecariada!

¡Por la resistencia combativa de las barriadas contra las políticas neoliberales!

¡Abajo el trabajo!

¡Viva la Acracia!

Alexandros, Mustapha, Roger, Patricia Heras, ni olvido ni perdón.

Columna de Nihilistas.

Sourcehttp://liberaciontotal.lahaine.org/

[INTERNATIONAL]  » Ne dites pas que nous sommes peu  »

‘Ne dites pas que nous sommes peu’

[Verset de Lee Kwang Su, de la déclaration de la] Fédération Anarchiste Informelle Italienne.

Si les actes sont les balles qui arrachent la chair hors du monde capitaliste, alors les fondations théoriques, les pensées et les émotions sont les armes qui tirent en rafales. Les actes qui ne sont pas accompagnés par les moyens qui les inspirent sont des moments inconsistants dépourvus de la possibilité de la diffusion et de l’appropriation, alors que les pensées et les actes non appliquées pratiquement résultent en des discussions assommantes dans des cafés et dégénèrent dans une autre comédie idéologique.

Sur ces bases, les groupes et individus rebelles communiquent leurs attaques formant la Fédération Anarchiste Informelle/Front Révolutionnaire International (FAI/FRI). Le réseau anti-autoritaire informel des groupes insurgés et des individus autonomes qui appliquent l’action directe et le sabotage contre l’État et le Capital mais aussi l’opposition de conscience à chaque relation de Pouvoir, qui est inculqué dans tous les chemins au sommet de la pyramide sociale et transmis dans la compétition petite-bourgeoise et l’envie de possession. La FAI connecte les attaques et les destructions en Italie, Royaume-Uni, Russie, Belgique, Finlande, Hollande, Chili, Mexique, Argentine, Pérou, Bolivie, Indonésie et Grèce, orchestrant la polyphonie des explosions nocturnes en vue des aspirations révolutionnaires COMMUNES et la lutte COMMMUNE pour la liberté, créant ainsi un océan de dialectiques et de communication dans les rangs des anarchistes de l’action.

LONGUE VIE À LA FAI/FRI, LONGUE VIE À L’ANARCHIE !

Source: Contra-info, 22/12/2011

[ITALIE] Deux évasions au centre de rétention pour sans-papiers de Bologne – 22 et 25 décembre 2011

Bologne – CIE*: deux fugues en quatre jours  

Bologne, Décembre 22, 2011 – Il avait déjà tenté de s’échapper vendredi, en faisant face à deux policiers qui le surveillaient. Hier après-midi il a réussi, avec l’aide d’un groupe de 5-6 amis dont quelques femmes, à échapper à la vigilance des flics et a pu s’évader. Le protagoniste de l’évasion est un tunisien de 28 ans, déjà retenue au CIE*. Les jeunes d’Afrique du Nord a avalé une lame de rasoir et a été hospitalisé à St-Orsola, escorté par des policiers. La nuit dernière, profitant du moment des visites, certains de ses amis se sont présentéEs avec l’excuse de lui dire bonjour.

En fait, leur objectif était de le faire évader: ils ont attaqué les deux gardiens, afin de permettre au tunisien de prendre la fuite. Les policiers se sont débattus et ont essayé de le poursuivre jusqu’en bas des escaliers, mais l’avantage du fugitif lui a permis de disparaître sans laisser de trace. Ils se sont tou.te.s échappé.e.s, même les amis qui l’ont aidé.e.s. L’épisode a été relaté au procureur Enrico Cieri. Une enquête va être menée pour retrouver le tunisien et identifier ses complices. Les deux agents ont été rapidement  secourus pour des blessures subies durant la bagarre.

Le même nord-africain avait causé les mêmes désordres vendredi dernier. Peu avant minuit, il demanda à être accompagné à la salle de bain. Il portait un objet que les gardiens lui ont demandé de montrer puis il se trancha le bras droit en s’en prenant physiquement à eux, tout en se dirigeant vers la porte. Intercepté et arrêté pour dommages, blessures et résistance à un officier public, il a ensuite accepté de subir une chirurgie pour enlever la lame. Pour cela il avait été ensuite placé à l’hôpital.

Bologne, 25 Décembre, 2011 – Enième révolte au CIE* rue Mattei. Vers 2h les migrants du centre ont commencé à protester et à jeter toutes sortes d’objets sur la police.

La police et l’armée sont intervenues pour rétablir le calme. Finalement, la situation est revenue à la normale, mais durant les violents affrontements, un Tunisien de 29 ans a réussi à escalader la clôture et à s’évader.

*: Centre d’Identification et Expulsion

Traduit de l’italien (informa-azione) par Le Chat Noir Emeutier, 27/12/2011

Voir l’article du Réveil sur les évasions au CIE* de Turin:  http://lereveil.ch/evasion-du-noel-a-turin

Le joli cadeau de Noël du député-maire PS de Wattrelos à la police de Roubaix

Quand le député Baert vole au secours… des policiers

En présence du DDSP adjoint, Nicolas Jolibois, le député-maire a découvert le matériel et discuté avec les fonctionnaires.

Le député-maire PS de Wattrelos, Dominique Baert, s’est rendu au commissariat de Roubaix, hier après-midi, pour découvrir à quoi avaient servi les fonds prélevés sur sa réserve parlementaire, pour permettre aux forces de l’ordre d’acheter… du matériel.

 En présence du DDSP adjoint, Nicolas Jolibois, le député-mairea découvert le matériel et discuté avec les fonctionnaires.

Dominique Baert a découvert ce qu’il avait permis aux forces de police roubaisiennes de « s’offrir », grâce aux 12 000 E prélevés sur sa réserve au titre de 2010. C’est le commissaire Martin Levrel, chef de la division de Roubaix, qui a présenté la « caverne d’Ali Baba » à un Dominique Baert quelque peu étonné. « Je constate que vous avez acheté des choses pour protéger les fonctionnaires, que vous devriez avoir sans que j’intervienne ! » L’élu a regretté au passage « la démission de ces dernières années en matière de sécurité, qu’il s’agisse du personnel ou des moyens financiers ».

Presse bourgeoise – La Voix du Nord (M. D.), 27/12/2011

[MONTPELLIER] Action de solidarité avec les inculpé.es de Toulouse et d’ailleurs

[Nique la police et son monde] Soutien aux copains de Toulouse à Montpellier

Si on les barres haut !!

Il y a quelques jours, de petits zoulous ont dégradé les façades et les alentours de la MGP (mutuelle générale et retraites des keufs) avec des inscriptions comme « Feu aux prisons » ; « On voulait juste vivre tranquille, nique la police et son monde » ; « Crève la Justice »… Pourquoi ? La rage mon frère ! et en soutien aux gens de Toulouse et de Nantes.

Ces petits voyous ont pu disparaître comme par magie malgré la caméra… Acabadabra…

YES FUTURE ! Que crève l’État ! Feu à l’EPPO de Nîmes !

Reçu le 20 décembre 2011.

Source: Jura Libertaire

[KAZAKHSTAN] Grève des travailleur.se.s d’un centre pétrolier à Zhanaozen : Appel à solidarité contre le « vendredi sanglant »

Kazakhstan: Appel à solidarité contre le « vendredi sanglant »

Le 16 Décembre 2011, les autorités du Kazakhstan ont tiré sur la manifestation des travailleurs d’un centre pétrolier qui étaient en grève et qui manifestaient dans les rues d’une petite ville du Kazakhstan : Zhanaozen

La grève d’environ 1500 ouvriers pour la revendication de meilleurs salaires et de meilleures conditions de travail a commencé en Mai 2011 mais elle a été interdite. Les champs pétrolifères de Karazhanbas, oú le conflit a démarré,  sont exploités par la compagnie China International Trust qui fait partie d’un consortium chinois : Investment Company et la Kazakh Company « KazMunayGaz ».

La vague  de répression a été implacable  : pendant le conflit, une centaine de travailleurs a été licenciée ; un militant actif , Zhaksalyk Turbayev, a été tué par un inconnu ; le feu a été mis à la maison d’un autre activiste, Aslambek Aydarbayev,  et l’avocate du syndicat, Natalia Sokolova, a été condamnée à 6 ans de prison pour « incitation à la révolte sociale ». D’autres syndiqués, Akzhanat Aminov, Kuanysh Sisenbayev et plus de 30 autres syndiqués ont été arrêtés et condamnés.

Le régime du président Nazarbayev est largement connu pour la répression brutale des mouvements ouvriers et pour son autoritarisme. Il a affirmé que les théories d’  « Eurasianisme » étaient l’idéologie officielle du Kazakhstan (actuellement mises en avant par le russe de la « Nouvelle Droite » (extrême droite russe), l’ethnographe Lev Gumilev).

Aujourd’hui, pendant la répression des manifestations plusieurs travailleurs ont été tués : 11 personnes selon l’avis « officiel » et 70 selon d’autres avis. Les travailleurs signalent que plusieurs centaines de personnes ont été blessés. La ville est aujourd’hui en état d’alerte  et le couvre-feu a été décrété. Le régime a fait intervenir l’armée en ville et isole celle-ci du reste du monde.

Dans les villes aux alentours, il y a des manifestations et des actions de solidarité avec les travailleurs de Zhanaozen. Les autorités ont de nouveau ouvert le feu et il y a de nouvelles victimes.

Nous appelons à une protestation immédiate pour arrêter le massacre des travailleurs au Kazakhstan.

Envoyez des lettres de protestation aux ambassades du Kazakhstan et à la compagnie CITIC, n’hésitez pas à faire des manifestations et rassemblements devant celles-ci !

Nous appelons aussi au boycott des produits en provenance du Kazakhstan.

Secrétariat International de la KRAS-AIT
Section Russe de l’AIT

Vu sur Contra-info

D’autres infos sur les luttes sociales au Kazakhstan:

http://offensivelibertaire.over-blog.com/article-kazakhstan-l-attaque-brutale-et-sanglante-n-a-pas-vaincu-les-travailleurs-en-greve-93072149.html

http://offensivelibertaire.over-blog.com/article-etat-d-urgence-au-kazakhstan-apres-une-emeute-matee-dans-le-sang-93053576.html

Sur le Jura Libertaire:

http://juralib.noblogs.org/tag/kazakhstan/

[ALGERIE] Grève des salarié.es de la laiterie TBK à Draâ Ben Khedda (Tizi Ouzou) : émeute suite à une intervention policière – 26/12/2011

LAITERIE DE DBK (TIZI OUZOU)

L’évacuation des travailleurs grévistes tourne à l’émeute

La force publique a dû intervenir hier dans le conflit qui oppose depuis plus de deux mois les travailleurs de la laiterie de Draâ Ben Khedda, située à l’ouest de Tizi Ouzou, à leur direction. Ce bras de fer a failli tourner au pire, n’était la sagesse des grévistes. «Vers 8h 30, alors que des travailleurs étaient comme d’habitude rassemblés devant l’entrée de la laiterie, la police s’est présentée en compagnie d’un huissier de justice pour appliquer les décisions de justice prises il y a quelques semaines», nous a confié un syndicaliste, ajoutant que «les travailleurs ont été sommés de quitter les lieux et les abords de l’usine», ce qui a suscité la colère des grévistes.

«Nous sommes chez nous et nous ne quitterons jamais les lieux», ont-ils répondu. Devant la détermination des salariés de la laiterie, plusieurs dizaines de CNS ont commencé à repousser les travailleurs. «Certains travailleurs ont été bousculés violemment», nous dira notre interlocuteur.

Des dizaines de citoyens rassemblés devant le portail principal de l’usine, dont des jeunes, se retournent contre les forces anti-émeute. La route longeant l’ex-Orlac sera carrément bloquée dans les deux sens. Des pneus enflammés, des pierres et tas d’ordures ont été jetés dans la rue.

Nous avons appris qu’ aucun travailleur n’a repris du service. Les grévistes, qui se disent solidaires, ne reprendront pas le travail jusqu’à ce que leurs revendications soient satisfaites. «Une commission d’enquête de l’IGF doit venir constater les irrégularités au sein de l’entreprise», réclame un syndicaliste membre du collectif des travailleurs. L’intervention de la police a été vivement critiquée par les travailleurs.

Selon eux, le patron de la laiterie veut  «pousser les grévistes au dérapage». Mais les protestataires disent s’être mobilisés pacifiquement.

Le recours à la force publique intervient au moment où 39 travailleurs licenciés attendent toujours la décision définitive de la justice qui tranchera le 12 janvier prochain.

Une décision de justice rendue récemment a sommé les 39 salariés de quitter les lieux, les considérant comme les principaux instigateurs du mouvement de grève. Au titre de dommages et intérêts, il est prévu que ces derniers payeront la somme de 5, 8 milliards de centimes. Le jugement définitif sera rendu le 12 janvier. Depuis 70 jours, la laiterie de DBK est à l’arrêt.

Le débrayage observé par les travailleurs a provoqué une pénurie du lait en sachet à travers les quatre coins de la wilaya. Le sachet d’un litre est désormais cédé à 30 DA, voire plus.  Des initiatives de médiation ont été entreprises, dont celles du wali et du P/APW de Tizi Ouzou, en vue de trouver un terrain d’entente entre les travailleurs et le patron de la laiterie. Mais en vain.

Déterminés, les grévistes revendiquent la reprise par l’Etat de l’unité de production cédée selon eux «pour des miettes» en 2008.  Jeudi dernier, une représentante du ministère de l’Industrie et de la PME, accompagnée d’un représentant du groupe public Giplait, s’est rendue dans l’usine. Selon les travailleurs, «les représentants du ministère ont été privés de consulter certains documents et empêchés de se rendre dans certains endroits de la laiterie».

En attendant, la situation s’est apaisée l’après-midi d’hier, tandis que le mot d’ordre de grève est maintenu. Quant au patron de l’usine, il demeure injoignable malgré nos multiples tentatives.

Presse bourgeoise – Le Temps d’Algérie (A. M), 26/12/2011

DRAA BEN KHEDDA

Ça chauffe… à la laiterie

Les employés de l’ex-Onalait se sont rassemblés aux alentours de l’usine afin de continuer leur mouvement de protestation.

La ville de Drâa Ben Khedda a vécu une matinée mouvementée hier, lundi poussant nombre de citoyens à surseoir à leurs préoccupations. Et pour cause, des émeutes ont éclaté dès 9h 30 aux abords de la laiterie de Drâa Ben Khedda. Comme chaque matin, les centaines de travailleurs de l’ex-Onalait se sont rassemblés aux alentours de la laiterie afin de continuer leur mouvement de protestation.
En grève depuis le 9 octobre dernier, les employés de cette usine se présentent quotidiennement pour ponctuer leur débrayage avec un rassemblement pacifique. Des banderoles et des emblèmes sont déployés tout autour de la fabrique de lait, privatisée en 2004. Mais hier, la police était là. A l’heure sus-indiquée, les éléments des brigades antiémeute sont intervenus afin de libérer les lieux.
L’ordre serait venu de la wilaya. C’est du moins l’information donnée aux journalistes présents sur les lieux. Contre toute attente, les travailleurs n’ont pas cédé, ce qui a donné lieu à des affrontements entre les deux parties. Les echauffourées ont duré plus d’une heure. Des citoyens, en majorité des jeunes pour exprimer leur solidarité avec les travailleurs de l’ex-Onalait, ont également «pris part» à ces scènes de violence qui ont perturbé le trafic routier pendant toute la matinée.
Des pneus ont également été brûlés par des jeunes qui étaient sur place. Devant un tel climat de confusion, les forces des brigades antiémeute ont procédé à des arrestations. Au total, cinq personnes ont été interpellées, dont des travailleurs mais aussi des citoyens ayant participé aux escarmouches. La situation ne cesse donc, comme on le constate, d’empirer à la laiterie de Drâa Ben Khedda.
Les incidents enregistrés ce lundi n’ont fait que mettre le feu aux poudres. Les travailleurs ont indiqué qu’avec cette nouvelle évolution, leur détermination ne sera que plus ferme. Du côté des responsables, on préfère saisir la justice.
L’affaire de l’ex-Onalait est entre les mains de la justice. Il y a eu également plus de cinquante décisions de licenciement qui ont été prononcées par la direction de l’usine.

Presse bourgeoise – L’Expression, 27/12/2011

[BORDEAUX] Affiches et pochoir anti-répression – 25 décembre 2011

Vu(e)s dans les rue(lle)s bordelaises (25/12/2011):