Archives mensuelles : avril 2012

[Suisse] Destruction de panneaux électoraux au Locle – Nuit du 28 au 29 avril 2012

Le Locle: panneaux électoraux détruits

Le Parti socialiste des Montagnes neuchâteloises dénonce une action ciblée et estime que ce vandalisme met en péril le processus démocratique.

Dans la nuit de samedi à dimanche, la majorité des panneaux électoraux socialistes en ville du Locle ont été saccagés, selon un communiqué du Parti socialiste des Montagnes neuchâteloises (PSMN) diffusé lundi.

Le PS précise que plusieurs panneaux grand format avaient déjà disparu la semaine dernière. Le week-end dernier, la plupart d’entre eux encore en place ont été détruits ainsi qu’une majorité de nouveaux panneaux petits formats. Les dégâts se montent à plusieurs centaines de francs.

Tous les panneaux détruits sont définitivement inutilisables. « Nous n’avons ni le temps, ni l’argent, ni les forces pour les confectionner et les replacer », déplore David Taillard, vice-président du PSMN, qui se dit personnellement affecté par ces destructions.

Le parti a décidé de porter plainte. «On ne va pas laisser passer ça, car l’étape suivante, ce sera de tabasser les candidats, comme on le voit ailleurs! »

Le vice-président dénonce la lâcheté de ces actes et leur impact sur les candidats. « Nous avons une belle liste de gens motivés, dont la moitié sont des nouveaux. » Ce genre d’attaque « n’est pas fait pour motiver ces personnes qui, rappelons-le, s’engagent bénévolement au profit de la collectivité. »

Des affiches d’autres partis ont également été attaquées, mais seul le PS a vu ses panneaux eux-mêmes totalement détruits, selon les constatations faites par David Taillard.

Presse bourgeoise -arcinfo.ch (Par L. B.), 30/04/2012

Les salarié.es de la FNAC en lutte – 27 avril 2012

A Belfort:

GROGNE À LA FNAC DE BELFORT

L’agitation n’en finit pas à la FNAC. Depuis l’annonce, fin janvier 2012, de la suppression de 310 postes au niveau national, les salariés sont dans l’attente du sort qui leur sera réservé. 

 
Débrayage à la FNAC. Photo Xavier GORAU

Débrayage à la FNAC. Photo Xavier GORAU

 Belfort.-L’agitation n’en finit pas à la FNAC. Depuis l’annonce, fin janvier 2012, de la suppression de 310 postes au niveau national, les salariés sont dans l’attente du sort qui leur sera réservé.

Hier, au niveau national, ils ont lancé un mot d’ordre de grève pour protester contre le plan d’économie de 80 millions d’euros prévu par la direction et font remarquer que « le groupe PPR auquel appartient la FNAC distribuera 441 millions d’euros à ses actionnaires ».

À Belfort, deux à quatre postes sont menacés. Mais la porte-parole parisienne de l’enseigne n’était pas en mesure de confirmer ni le nombre, ni leur nature. « Nous n’avons pas encore les chiffres par magasin et nous en sommes encore à négocier avec les représentants syndicaux », a-t-elle affirmé. « Ce qui est sûr, c’est que les postes de vente ne seront pas touchés. Les suppressions concernent plutôt la communication, les relations humaines et les finances ».

Mais la grogne va bien au-delà. Pour tous les salariés belfortains de la FNAC, « les salaires et les postes sont gelés, les salariés qui partent ne sont pas remplacés, on est de plus en plus polyvalents, on conseille de moins en moins bien les clients qui le sentent », expliquaient hier les grévistes.

Pour résumer, à la FNAC, rien ne va plus. « Au SAV, les clients attendent, s’énervent et nous, on n’arrive plus à suivre. On avait l’amour de notre métier, là on vient au travail en se demandant ce qui va encore nous tomber dessus ».

Et puis, il y a les inégalités de rémunérations entre les postes de vente (une variable entre 40 et 2.000 euros). « C’est très injuste et c’est fait pour créer la division. Il n’y a plus que le rendement qui compte ».

Hier, au cours de ce débrayage, un renfort inattendu : Aleksandar, licencié en 2010 pour manque de rentabilité.

Presse bourgeoise – L’Est Répugnant (Elisabeth BECKER), 28/04/2012

A Paris:

Grève et manifestation des salariés de la FNAC à Paris

« Le groupe PPR (Pinault-Printemps-Redoute) a réuni ses actionnaires au Palais Brongniart, dans l’ancienne Bourse des valeurs, le 27 avril 2012 à 14h30.

150 salariés se sont retrouvés, eux aussi, devant la Bourse de Paris pour protester contre cette situation inadmissible qui consiste à assécher les revenus des uns pour engraisser les autres ! Les salariés voulant interpeller Jean-François Pinault qui sortait du palais Brongniart ont été repoussés violemment par les forces de l’ordre.

Sur les photos, un syndicaliste CFDT a exhibé la fiche de paie 2010 de François Henri Pinault », raconte notre contributeur.

Les autres photos en ligne (source)http://www.citizenside.com/fr/photos/politique/2012-04-27/58926/greve-et-manifestation-des-salaries-de-la-fnac-a-paris.html

A Marseille:

Fnac la Valentine. Grève ce vendredi après-midi

Communiqué de l’intersyndicale Fnac la Valentine. 

« Le vendredi 27 avril aura lieu l’assemblée générale des actionnaires du groupe PPR qui auront le loisir de se partager les 13% de progression des bénéfices de l’année 2011. Ce sont donc plus de 441 millions d’euros qui seront dilapidés sans que les salariés du groupe n’en voient le moindre centime. Au lieu de cela, la Fnac et en place un vaste plan de licenciements de 500 postes doublé d’une politique de modération salariale insultante.

dans ces conditions, la CFDT Fnac la Valentine et la CGT Fnac la Valentine appellent les salariés à rejoindre la grève lancée par l’intersyndicale nationale ce vendredi 27 avril 2012, dès 14h30, pour exprimer leur rejet des méthodes brutales et dégradantes du groupe PPR. »

Presse bourgeoise – Maritima.info, 25/04/2012

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=sJt-RNhcoRM]

[Istres] Grabuge au quartier des Échoppes: deux flics blessés – Soirée du 25 avril 2012

Istres: deux policiers blessés et sept interpellations lors de violences urbaines

MARSEILLE (AP) — Deux policiers ont été blessés et sept personnes ont été interpellées dans la nuit de mercredi à jeudi lors d’une violente altercation dans le quartier des Echoppes, à Istres (Bouches-du-Rhône), a-t-on appris vendredi de source proche de l’enquête.

Les policiers des brigades anticriminalité (Bac) de Martigues et de Salon-de-Provence, appelés en renfort, avaient été accueillis par des jets de pierres, des insultes et des menaces.

Parmi les sept personnes interpellées figurent deux mineurs. Deux véhicules de police ont également été dégradés au cours des violences. Six des sept personnes arrêtées sont connues des services de police. Elles doivent être déférées vendredi devant le procureur d’Aix-en-Provence.

Presse policière – Le Nouvel Obs (AP), 27/04/2012

Sept interpellations dans le quartier des Échoppes

Deux policiers ont été blessés mercredi soir au cours de violences urbaines

Les Echoppes ont connu une poussée de fièvre, mercredi, entre 21 h 30 et 22 h 30. La police nationale d’Istres est d’abord alertée pour une fuite de gaz dans ce quartier proche du centre-ville. Quelques minutes plus tard, les services de maintien de l’ordre sont rappelés pour un prétendu différend entre riverains. « Mais ces deux alertes étaient vraisemblablement fausses« , explique un policier. Lors de la seconde intervention le ton monte et les fonctionnaires de police sont pris pour cibles par plusieurs individus.

D’abord avec des insultes, puis des menaces, mais aussi des jets de pierre. Preuve de la violence de l’affrontement, deux policiers sont légèrement blessés, avec des ITT de 3 et 6 jours.

Le pare-brise d’une voiture de la police municipale est cassé par un jet de pierre, tandis qu’un rétroviseur d’un autre véhicule de la police nationale est arraché.

« La totalité des effectifs de la police nationale et municipale est intervenue, indique-t-on au commissariat d’Istres.Nous avons également eu des renforts des Bacs (Brigade anti-criminalité, Ndlr) de Martigues et de Salon-de-Provence.« 

Bilan de l’échauffourée : sept interpellations, dont deux mineurs. Six sont Istréens, le dernier étant originaire de Miramas. Pour compléter le tiercé, « six sont défavorablement connus de nos services« , indique une source policière.

Reste à déterminer les causes de cet accès de violence. Désoeuvrement ? Provocation ? Réaction après l’immixtion de la police dans un quelconque trafic ? L’enquête devra le déterminer.

Hier soir, ils étaient toujours en garde à vue au commissariat d’Istres. Ils devaient être déferrés devant le parquet d’Aix-en-Provence ce matin.

Presse policière – La Provence, 27/04/2012

[Besançon – Nique la France] Feu au drapeau – Soirée du 22 avril 2012

Besançon : interpellation pour outrage au drapeau

Le drapeau tricolore a été brûlé

Les faits se sont déroulés dimanche soir, juste après le premier tour de l’élection présidentielle, dans la Grande Rue, à Besançon, peu avant minuit.

Un groupe de militants UMP, qui sortaient du local de leur parti, Place Victor Hugo, a été bousculé par 3 jeunes, âgés de 21 à 24 ans.

Ensuite, les jeunes ont volé un drapeau tricolore tenu par l’un des militants et l’ont brûlé.

Les auteurs des faits ont été rapidement interpellés par les policiers. Ils ont été placés en garde à vue. Les Jeunes Populaires ont porté plainte.

Selon la police, cet acte serait connoté politiquement, plus exactement « de la mouvance anarchiste ».

Ils comparaîtront pour outrage au drapeau le 3 septembre prochain. Ils risquent une amende de 1500 euros.

Presse bourgeoise – Fr3 Franche-Comté, 25/04/2012 

Agression et drapeau incendié : les jeunes UMP portent plainte

Le responsable des jeunes UMP du Doubs annonce avoir porté plainte à la suite de l’agression de militants sarkozystes par trois individus dimanche soir dans la rue.

« Dimanche soir, après les résultats du 1er tour de l’élection présidentielle, les jeunes populaires du Doubs se sont retrouvés pour fêter le bon résultat de Nicolas Sarkozy obtenu dans notre département. Alors que les jeunes UMP étaient dans le centre-ville de Besançon pour rejoindre la permanence départementale de Nicolas Sarkozy, trois individus ont lâchement agressé ces jeunes militants de l’UMP en les insultant. Et pire ils ont sauvagement volé le drapeau Français qui était dans les mains d’un des jeunes sarkozystes puis ils ont mis le feu à ce symbole de la République qui est le drapeau tricolore », explique Baptiste Serena qui a porté plainte pour outrage au drapeau, atteinte aux valeurs de la République et agression.

Les trois personnes ont été interpellées par la police et seront prochainement présentées devant la justice.

Presse bourgeoise – MaPoubelle.info, 25/04/2012

[Nanterre] Zoumana, travailleur sans-papier, raflé par la gestapo de Guéant au conseil des prud’hommes

Nanterre : indignation après l’arrestation aux prud’hommes d’un sans-papiers

Licencié sans indemnités pour avoir présenté de faux papiers, un Malien a voulu faire valoir ses droits devant le conseil de prud’hommes de Nanterre. Où il a été cueilli par la police.

« Scandaleux », « incroyable », « immoral », « une grande première ». C’est par ces mots que les associations des droits de l’homme, d’aide aux étrangers, mais aussi les organisations syndicales de magistrats et d’avocats qualifient l’interpellation, le 11 avril, d’un travailleur malien sans papiers, Zoumana, à la sortie de son audience de conciliation avec son ex-employeur devant le conseil de prud’hommes de Nanterre.

Le salarié, travaillant à Gennevilliers et à Asnières pour une société de restauration collective, Sphore, était venu réclamer des indemnités à la suite de son licenciement.

« En droit, rien n’interdit aux policiers d’arrêter une personne en situation irrégulière. Mais dans ce cas précis, nous avons à faire à une privation pure et simple de l’accès à la justice », s’exclame Violaine Carrère, chargée d’étude au Gisti, le Groupe de soutien et d’information des immigrés. « Quand on est sans papiers on ne peut même plus faire valoir ses droits de travailleur… il faut distinguer les deux situations », renchérit Matthieu Bonduelle, secrétaire général du Syndicat de la magistrature. Car cette arrestation fait suite à la plainte de l’employeur pour « usurpation d’identité » : pour se faire embaucher, Zoumana avait présenté une carte de séjour empruntée à un de ses amis. Apprenant que l’intéressé avait décidé de faire valoir ses droits aux prud’hommes après son licenciement, l’entreprise a averti les forces de police de sa présence le jour de l’audience, selon les témoins présents. « Cela ressemble grandement à de la délation », s’insurge Matthieu Bonduelle.

« Il faut quand même rappeler que la préfecture demande aux employeurs des attestations de concordance entre l’identité du salarié et la pièce d’identité fournie, précise Etienne Deschamps, le représentant syndical de la CNT-Nettoyage, qui défend Zoumana. Même si l’employeur se rend compte qu’il a été lésé, les sans-papiers sont des travailleurs comme les autres qui ont des droits et notamment celui d’obtenir des indemnités. »

Pour les associations, la plainte de l’employeur déposée pour « usurpation d’identité » avait pour but de ne pas indemniser son salarié. « Les autorités ont une adresse fixe pour Zoumana, si elles souhaitaient vraiment le faire arrêter, il ne fallait pas attendre d’être dans le tribunal », s’insurge le représentant syndical. « Sans parler de sanctuaire, le palais de justice est un lieu où les personnes tentent de faire valoir leurs droits, commente le représentant du Syndicat de la magistrature. Il y a encore beaucoup à faire pour permettre un accès égalitaire à la justice. »

« Je voulais juste défendre mes droits »

Zoumana, Malien de 32 ans, est arrivé en France en 2009. Il est embauché en août 2010, dans la société Sphore, comme plongeur dans des restaurants d’entreprise à Asnières et Gennevilliers. Ce travail, il l’a obtenu en fournissant une fausse carte de séjour, empruntée à un ami. « Je sais que c’est interdit, mais j’avais besoin d’argent pour mon enfant, je préférais trouver un travail avant de m’occuper de mes papiers », se défend Zoumana.

Jusqu’en décembre dernier, celui qui vit dans un foyer pour travailleurs en Seine-Saint-Denis assure n’avoir jamais eu aucun problème, passant même d’un temps partiel à un temps plein à peine un mois avant son départ de l’entreprise. Jusqu’à ce que son employeur découvre la fausse carte. « Le 27 décembre, ils ont essayé de me faire signer une lettre de démission qu’ils avaient eux-mêmes rédigée, retient Zoumana. Ils m’ont juste dit de ne pas revenir le lendemain, mais m’ont assuré que dès que j’aurai des papiers, je pourrai reprendre ma place. »

Zoumana montre alors la lettre aux syndicats, qui l’aident à monter un dossier pour l’envoyer aux prud’hommes. « Pendant un an, tout s’est bien passé. Pourquoi ont-ils voulu se débarrasser de moi sans rien me payer? J’ai essayé de retourner voir le directeur pour qu’il m’aide au moins à avoir ma carte, mais il a refusé, et quand il a appris que je demandais des indemnités, il a menacé d’appeler la police. » La menace a été manifestement exécutée. Le 11 avril, Zoumana se fait interpeller par deux policiers en civil à un mètre de la porte de la salle d’audience. « Ça s’est passé très vite, ils m’ont dit qu’ils m’arrêtaient parce que j’avais donné une fausse carte, mais j’avais juste peur qu’ils me renvoient au Mali, raconte Zoumana. Je n’ai rien volé, je n’ai pas commis de crime, je voulais juste défendre mes droits. » Gardé à vue à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), pendant sept heures, Zoumana ressort le soir-même avec un simple rappel à la loi. « Je ne peux même plus retrouver du travail, parce que si je donne à nouveau une autre carte, ils vont me condamner. » Contacté, l’employeur n’a pas donné suite à nos appels.

Presse bourgeoise – Le Parisien, 26/04/2012

[Colère sociale en Espagne] La police fait appel aux balances sur internet…

Catalogne : site web contre violence urbaine

La police de Catalogne a lancé mercredi un site web montrant les photos de 68 personnes soupçonnées d’avoir participé en mars à des violences urbaines à Barcelone, et demandant aux citoyens de l’aider à les identifier. Des violences avaient éclaté le 29 mars à Barcelone, en marge d’une manifestation syndicale organisée le jour d’une grève générale en Espagne contre la réforme du travail. Des groupes de jeunes avaient affronté la police qui les avait dispersés en faisant usage de balles en caoutchouc.

En réponse à ces violences, les Mossos d’Esquadra, la police régionale, a lancé ce site baptisé « Collaboration citoyenne contre la violence urbaine », accompagné de photos de 68 personnes clairement reconnaissables. La police « demande la collaboration des citoyens pour qu’ils apportent les informations qui permettront l’identification des personnes » responsables présumées « d’actes délictueux ou de vandalisme », indique le texte qui accompagne ces photos.

La police, qui présente cette page comme un « outil de prévention », assure « garantir l’entière confidentialité » sur l’identité des personnes qui fourniront des informations. Des violences ont éclaté à plusieurs reprises depuis l’an dernier à Barcelone, où des groupes antisystème sont très actifs, en marge de manifestations contre la politique d’austérité du gouvernement espagnol et les coupes budgétaires décidées par le gouvernement régional.

Presse policière – Europe1 (avec AFP), 25/04/2012

Sur les combats de rue lors de la grève générale : 1 et 2

L’Etat espagnol rétablit des contrôles à la frontière par peur d’arrivée de groupes radicaux lors d’une réunion de la BCE à Barcelone le 3 mai

 

[Québec – Université] Pas de trêve dans les rues de Montreal : « Négocier, c’est se faire fourrer » – 24 avril 2012

De la casse au centre-ville, malgré la trêve

La trêve de 48 heures n’aura pas empêché des protestataires d’envahir les rues du centre-ville de Montréal, mardi soir. Des centaines d’entre eux ont participé à une manifestation malgré l’annonce commune de la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) et des fédérations étudiantes collégiale et universitaire de ne pas faire «d’actions de perturbation économique et sociale».

Les manifestants se sont rassemblés à 21h à la place Émilie-Gamelin. De là, ils ont sillonné les rues, surveillés par de nombreux policiers.

Des dizaines de pièces pyrotechniques ont été lancées dans les airs. Les cônes orange et les panneaux de circulation ont été basculés au milieu des rues pour ralentir les policiers qui suivaient l’événement.

Un peu après 22h20, à l’angle du boulevard René-Lévesque et de la rue Saint-Urbain, quelques manifestants ont fait voler en éclats les vitres de la banque HSBC. Les policiers ont alors déclaré l’attroupement illégal. À peine quelques minutes plus tard, les policiers du groupe d’intervention, vêtus de casques et armés de matraques et de boucliers, ont rapidement dispersé le groupe.

Des voitures de police et de citoyens ont également été vandalisées lors de l’événement, a rapporté le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Trois personnes ont été arrêtées pour des méfaits et pour violation de conditions. Il a été impossible de savoir quelle était la nature des conditions non respectées.

Dénoncer la trêve

Les manifestants, dont plusieurs étaient masqués, voulaient dénoncer la trêve. Ils ont notamment crié des slogans comme «négocier, c’est se faire fourrer».

L’invitation pour l’événement sur Facebook critiquait également une décision de la CLASSE de déplacer une manifestation de mardi à aujourd’hui. « Nous considérons que reporter un événement comme celui-ci à 24h d’avis est irrespectueux des militants et militantes de la base», indiquaient les organisateurs.

Joint tard mardi soir par La Presse Canadienne, Gabriel Nadeau-Dubois, porte-parole de la CLASSE, s’est dissocié de l’événement. Il a affirmé que la manifestation n’a pas été organisée par la CLASSE.

Presse bourgeoise – Cyberpresse.ca (Avec la Presse Canadienne), 24/04/2012

Une manifestation tourne à la casse au centre-ville de Montréal

Manifestation nocturne au centre-ville de Montréal le 24 avril 2012.Manifestation nocturne au centre-ville de Montréal le 24 avril 2012. 

Des méfaits ont été commis, un policier a été blessé et trois personnes ont été arrêtées mardi soir lors d’une manifestation étudiante déclarée illégale par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Quelques centaines de manifestants s’étaient rassemblés pacifiquement au parc Émilie-Gamelin vers 21 h, avant de se diriger en direction du centre-ville, sans dévoiler leur itinéraire aux policiers.

Plusieurs personnes arboraient le carré rouge, symbole du mouvement étudiant contre la hausse des droits de scolarité, alors que d’autres avaient le visage masqué.

Des vitres ont été fracassées à la banque HSBC à l’intersection des boulevards René-Lévesque et Saint-Urbain. Deux avis de dispersion ont alors été donnés aux manifestants.

Des pièces pyrotechniques ont été lancées en direction des policiers et du matériel urbain a été déplacé dans la rue. Trois véhicules de police ont été vandalisés, ainsi que quelques voitures appartenant à des citoyens.

Un policier a été blessé après avoir reçu un projectile à la jambe, dont il disait ignorer la provenance. Le SPVM a procédé à l’arrestation de deux femmes âgées de 20 et 23 ans pour non-respect des conditions. Elles étaient toujours détenues tôt mercredi matin.

Un homme de 20 ans a également été arrêté pour entrave, puis a été libéré. Il pourrait faire face à des accusations « en vertu du règlement municipal », a indiqué le porte-parole du SPVM.

De petits groupes ont finalement commencé à se déplacer dans différentes directions vers 22 h 30, selon le SPVM. L’intervention policière s’est terminée une quinzaine de minutes plus tard.

« À chaque fois que les gens font ce type de manifestation-là, qu’ils ne donnent pas leur itinéraire, ça amène la même finalité. Pourquoi? Je pense qu’on envoie un message aux manifestants de venir défier les forces de l’ordre, de venir faire de la casse. » — Ian Lafrenière, porte-parole du SPVM

Des vitres de la banque HSBC ont été fracassées au centre-ville de Montréal.Des vitres de la banque HSBC ont été fracassées au centre-ville de Montréal.

Le porte-parole du SPVM, Simon Delorme, a confirmé sur les ondes de Radio-Canada mercredi matin qu’il s’agissait d’une manifestation étudiante.

Cette dernière survient alors qu’une trêve de 48 heures a été convenue entre le gouvernement du Québec et les principales associations étudiantes pour permettre de mener à bien les discussionsvisant à mettre un terme au conflit qui dure maintenant depuis 72 jours.

Le porte-parole de la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), Gabriel Nadeau-Dubois, a tenu à se dissocier de ce rassemblement et a déclaré ne pas savoir qui l’avait organisé.

La manifestation aurait d’abord été annoncée sur le site Internet de la CLASSE, mais aurait ensuite été déplacée de mardi à mercredi en raison de la trêve.

Une invitation a été lancée sur le site de réseautage Facebook pour critiquer cette décision de reporter « un événement comme celui-ci à 24 h d’avis », qui, selon les organisateurs, « est irrespectueux des militants et militantes de la base ». Ils estiment n’avoir jamais été consultés sur « le respect ou non de la trêve ridicule proposée par une ministre désespérée ».

Presse bourgeoise – radio-canada, 25/04/2012

[Viêtnam] Emeute suite à des expropriations de terres dans la région d’Hanoï – 24 avril 2012

Vietnam: la police disperse une manifestation contre la saisie de terres

HANOI – La police anti-émeute vietnamienne a tiré en l’air mardi pour disperser une manifestation de centaines de paysans en colère qui voulaient empêcher la confiscation de leurs terres près de Hanoï, ont indiqué des témoins à l’AFP.

Les policiers munis de masques ont également utilisé des gaz lacrymogènes contre les quelque 700 manifestants qui refusaient leur expulsion au profit de la construction d’une ville nouvelle, dans un dossier qui dure depuis des années.

Des centaines de policiers en uniforme et armés étaient dans la région. Les gens ont jeté des pierres sur un policier (…) La police a arrêté sept ou dix personnes, a affirmé depuis le site à l’AFP Le Hien Duc, militante anti-corruption.

Les centaines de paysans s’étaient rassemblés dès lundi soir, selon des témoins. Toutes les routes menant à cette zone de la province de Hung Yen avaient été bloquées par les autorités qui auraient saisi quelque 72 hectares de terres appartenant à 166 familles.

Il y a eu des coups de feu en l’air (…) La police a utilisé des gaz lacrymogènes et a battu quelques personnes et les a emmenées. Ils ont évacué toutes nos terres, a déclaré à l’AFP une manifestante de 51 ans, sous couvert d’anonymat.

Je n’ai jamais été aussi en colère. J’ai passé toute ma vie à me battre pour les gens, mais maintenant, j’ai vraiment mal, s’est indignée Mme Duc, 80 ans.

Les litiges fonciers se sont multipliés au Vietnam ces dernières années, dans un pays où la terre appartient à l’Etat. Le gouvernement affirme compenser les habitants délogés, mais les sommes disparaissent souvent dans les méandres d’une administration corrompue.

La ville nouvelle EcoPark, dont les investissements sont estimés à 250 millions de dollars, est construite par la société privée Viet Hung Co. Ltd à qui les autorités locales auraient accordé 500 hectares de terres, au Sud de Hanoï, sans véritables négociations.

Viet Hung tente depuis 2004 de faire avancer le chantier qui avait été suspendu après une série de manifestation en 2006, mais qui a été relancé depuis.

Le journal officiel Tin Tuc a indiqué mardi, citant un responsable provincial, que les autorités avaient soutenu l’expulsion, soulignant que le projet devait avancer en accord avec la loi.

Ces expulsions aideront aussi à surmonter la situation de quelques personnes qui se rassemblent dans la zone du projet pour se plaindre (…) et causent des troubles à l’ordre public à Hanoï, a-t-il ajouté.

Des paysans de la zone avaient organisé cette année dans la capitale plusieurs manifestations, toutes dispersées par les autorités.

Presse bourgeoise – Romandie (©AFP / 24 avril 2012 14h35) 

Affrontements liés à des expropriations dans la région d’Hanoï

Des milliers de policiers ont dispersé mardi des villageois installés sur un terrain de 70 hectares à l’est d’Hanoï dont les autorités locales veulent prendre possession dans le cadre d’un projet de développement baptisé Ecopark.

De nombreux habitants du district de Van Giang, décidés à s’opposer aux expropriations, ont campé sur place, mais 2.000 à 4.000 policiers et tenue anti-émeute et en civil se sont présentés dans la matinée pour les déloger, selon trois des contestataires et un témoin. «Nous leur avons lancé des cocktails molotov, mais ça n’a rien donné. Ils avaient des boucliers. Ils nous ont frappés à coups de matraques, nous ont poursuivis et battus», a déclaré un villageois.

Comme en Chine, où des expropriations ont donné lieu à des mois de troubles à Wukan, dans le Sud, les conflits fonciers sont une source majeure de tensions au Vietnam. En janvier, des affrontements avaient éclaté dans la région de Haïphong.

Presse bourgeoise – 20 minutes (Avec Reuters), 24/04/2012