Archives mensuelles : septembre 2012

[Grèce] Mobilisation antifa dans le quartier de Patissia suite à un pogrom raciste – Athènes, soirée du 26 septembre 2012

Athènes: manifestation antifasciste à Patissia

Une manifestation anti-raciste a été appelée dans la soirée du 26 Septembre dans le quartier Patissia, dans le centre d’Athènes, comme une réponse immédiate à un autre pogrom fasciste* dans les environs du square Amerikis juste la veille (25/9), et une contre-protestation contre les néo-nazis (qui s’appellent «citoyens indignés grecs») qui avaient menacé de sortir de leurs trous et de répandre à nouveau la terreur nationaliste.

Tout d’abord, les antifascistes se sont rassembléEs près du coin de rues Stavropoulou Lemessou, devant les bureaux de la communauté tanzanienne* en Grèce qui a également été attaqué et détruit hier par le néo-nazis voyous (voir la vidéo).

Une assemblée ouverte a eu lieu au square Amerikis, avec une présence massive des migrants et autres résidents qui ont résisté aux intimidations fascistes et ont discuté de leurs problèmes quotidiens. Puis, un grand bloc d’anarchistes antifascistes, antiracistes, gauchistes et autres sympathisants, d’immigrés et population locale, sont descendus dans les rues en scandant des slogans antifascistes.

Alerte antifa ! solidarité entre les opprimés.

Traduit de l’anglais de Contra-info depuis le grec d’indymedia Athènes, 30/09/2012

* Le 25 septembre dans la soirée, des néo-nazis de l’Aube Dorée se sont rassemblés sur ce même square, en se nommant « assemblée des citoyens grecs indignés », et ont attaqué plusieurs commerces d’immigrés, ainsi que l’édifice de la communauté tanzanienne. 

No Pasaran !

[Bagnolet – Débat] Discussion sur les luttes anti-carcérales – le 10 octobre 2012 au Rémouleur

Mercredi 10 octobre à 19h30, au Rémouleur

Discussion sur les luttes à la prison de Roanne

Depuis novembre 2011, les galères, protestations, résistances et révoltes des prisonniers du centre de détention de Roanne (42) filtrent à travers les murs… Leurs actes et paroles ont été relayés à l’extérieur, et ont trouvé un peu d’écho et de solidarité dehors… Cette année a aussi été émaillée de diverses pétitions, actes de protestation et de révoltes dans diverses prisons. L’équipe de l’émission de radio Papillon (contre les prisons), de St-Etienne, a suivi et relayé ces évènements, et propose des infos et réflex­ions à ce sujet. C’est aussi le cas pour le collectif L’Envolée qui viendra à cette occasion présenter le 33e numéro de son journal anti-carcéral. Il s’agira enfin de discuter, en général et en particu­lier, des luttes contre la prison.

Comme tous les mercredis, le Rémouleur ouvrira ses portes à partir de 16h30.
La soirée-discussion commencera à 19h30.

Le Rémouleur
106 rue Victor Hugo
93170 Bagnolet
(M° Robespierre ou M° Gallieni)
leremouleur ((A)) riseup . net

Mailing-list, 29 septembre 2012

[Epinay-s/-Seine] Des mâts de caméras de surveillance coupés à la scie électrique – De l’argent il y en a, pour les flics et les caméras !

Des poteaux renforcés contre le vandalisme

La vidéosurveillance gêne les trafiquants. En août et septembre 2011 puis en mars et mai 2012, quatre des pylônes qui supportent des caméras de vidéosurveillance dans le quartier Orgement ont été coupés avec une scie électrique. Ces caméras étaient installées sur un lieu de deal d’héroïne.

A la suite de l’interpellation en flagrant délit en mai d’un des auteurs de ces dégradations, deux dealeurs d’héroïne ont été arrêtés et condamnés à de la prison ferme. « C’est la preuve que la vidéosurveillance est utile, commente Stéphane Mabileau, directeur général adjoint. Mais ces dégradations ont un coût très élevé pour la ville : 78000 €. » Afin de limiter les risques de vandalisme, la ville a décidé d’installer sur les sites les plus sensibles des poteaux en béton et acier de 80 cm de diamètre.

Toujours plus de caméras à Epinay

La ville pionnière de la vidéosurveillance dans le 93 va accroître son dispositif de plus de 130% d’ici au printemps, en privilégiant la haute définition et la fibre optique.

Avec bientôt une caméra pour 386 habitants, Epinay-sur-Seine est en passe de devenir l’une des villes les plus vidéosurveillées de France. Au printemps 2013, cette commune de 54000 habitants comptera pas moins de 140 caméras, contre 60 actuellement. Et ce n’est pas fini. La ville, qui dispose déjà d’une autorisation préfectorale pour 160 caméras, devrait obtenir dans les semaines à venir une nouvelle autorisation, valable cinq ans, pour 201 caméras.

« Nous allons en installer une quinzaine dans le centre-ville d’ici fin décembre, précise Stéphane Mabilleau, directeur général adjoint à la mairie. Nous souhaitons qu’en septembre 2013, à l’ouverture du nouveau centre commercial Auchan, le centre-ville soit entièrement sous surveillance. Nous prévoyons une quarantaine de caméras supplémentaires chaque année. »

Le coût des 76 caméras, qui doivent être installées d’ici au printemps, est considérable : 1,8 M€. Il sera financé à hauteur de 700000 € par des subventions du fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIDP) et de 1,1 M€ par la ville. « Cela a effectivement un coût, commente le maire (centre droit) Hervé Chevreau. Mais c’est un outil efficace. La vidéosurveillance permet de sécuriser des sites et d’élucider de nombreuses affaires. »

Pas d’effectif supplémentaire pour surveiller les écrans

Soucieuse d’améliorer la qualité des images filmées et donc leur exploitation, la commune entend désormais se doter d’appareils numériques haute définition à infrarouge. Elle va également utiliser de plus en plus la technologie de la fibre optique, plus performante que celle du sans-fil.

Comme précédemment, les caméras, dispersées sur tout le territoire et plus particulièrement dans le centre-ville, le quartier d’Orgement et à la cité des Presles, filmeront la ville 24 heures sur 24. Les images continueront d’être traitées au centre de supervision urbaine (CSU) installé dans les locaux de la police municipale et opérationnel de 7 heures à 23 heures. « Nous avons huit opérateurs et un chef de salle affectés à cette mission, indique Pascal Legros, le chef de la police municipale. Il n’est pas prévu d’augmenter cet effectif. Nous ciblerons donc la surveillance en fonction de l’activité délinquante. »

Toutes ces vidéos seront transférées dans les semaines à venir au commissariat. Les policiers nationaux n’auront donc plus à se déplacer aussi souvent dans les locaux de la police municipale. Des caméras dotées de la technologie Lapi, qui permet la lecture automatique des plaques d’immatriculation, seront par ailleurs positionnées à des endroits stratégiques afin de lutter contre les infractions au Code de la route en matière de stationnement. Un véhicule de la police municipale sera également équipé très prochainement de cette technologie, très utile pour repérer les véhicules volés. Enfin, chaque voiture de la police municipale dispose depuis juin d’une caméra qui filme les interventions.

Face à cette déferlante de caméras, l’opposition tire la sonnette d’alarme. « Nous ne sommes pas opposés à la vidéosurveillance, explique Yannick Trigance, conseiller régional et conseiller municipal (PS). Elle est utile sur certains sites sensibles, la gare, des parkings… Mais, aujourd’hui, le maire ne mise que sur la vidéosurveillance. Il refuse de mettre en place des correspondants ou des médiateurs de nuit. Or, la lutte contre l’insécurité passe avant tout par une présence humaine renforcée. »

Attaqué, Hervé Chevreau réplique : « Nous avons mis en place avec le conseil général deux nouveaux clubs prévention à Orgement et à la cité des Presles-la Source. Depuis mon élection, en 2001, je réclame par ailleurs des effectifs supplémentaires pour le commissariat de police et sa reconstruction, sans succès. »

Leur presse Le Parisien.fr, 25/09/2012 à 05h04 via Brèves du Désordre

[Suisse] Rébellion à la prison de Lausanne contre les conditions carcérales – 28 septembre 2012

Des détenus ramenés de force en cellule par la gendarmerie à Lausanne

Une vingtaine de détenus au Bois Mermet à Lausanne, qui protestaient contre la surpopulation carcérale, ont dû être ramenés de force en cellule vendredi par une trentaine de gendarmes.

Une vingtaine de détenus ont refusé de regagner leurs cellules vendredi matin au Bois Mermet à Lausanne. La gendarmerie a dû intervenir pour les reconduire en cellule. L’opération s’est déroulée dans le calme, indique vendredi la police vaudoise.

Les détenus étaient placés en détention provisoire au Bois Mermet. Vers 10h00, ils sont restés dans la cour intérieure de la prison au terme de leur promenade quotidienne. Ils ont passé outre aux injonctions du personnel de la prison.

Pas de violence durant l’incident

Une trentaine de gendarmes et des membres du DARD (Détachement d’action rapide et de dissuasion) sont intervenus vers 15h00. Les principaux meneurs de l’action de protestation ont été transférés dans d’autres établissements de détention préventive de Suisse romande et seront sanctionnés.

« Il n’y a eu aucun acte de violence », précise Jean-Christophe Sauterel, porte-parole de la police vaudoise. L’opération a duré une vingtaine de minutes.

Surpopulation carcérale dénoncée

Les détenus ont manifesté pour exprimer des revendications générales en lien avec la surpopulation carcérale. Le taux d’occupation au Bois Mermet s’élève à 170%. Ils sont jusqu’à trois dans des cellules prévues pour une personne, a expliqué à l’ats Sylvie Bula, cheffe du Service pénitentiaire vaudois.

Vu la situation actuelle, « on était déjà en situation de vigilance, on va le rester », a poursuivi la responsable. L’autre prison vaudoise pour la préventive, La Croisée à Orbe, connaît un taux d’occupation de 145%.

Une amélioration est attendue au début de l’an prochain avec la réalisation de constructions modulaires qui doivent fournir 80 places de détention supplémentaires.

Leur presse – RTS.ch (ats/olhor), 28/09/2012 à 17h53

[Afrique du Sud] Multiplication des grèves sauvages dans les mines, après le combat victorieux des mineurs de Marikana

Nouvelles grèves sauvages dans les mines sud-africaines

Plusieurs centaines de mineurs ont entamé de nouvelles grèves sauvages vendredi dans trois mines sud-africaines d’or, de chrome et de charbon, dans la foulée des mouvements sociaux qui ébranlent depuis des semaines les secteurs de l’or et surtout du platine.

Des dizaines de milliers de mineurs au total sont en grève dans plusieurs sites majeurs du pays, depuis les événements violents de la mine de platine de Marikana (nord), où 46 personnes ont trouvé la mort en août et septembre.

Après des semaines de négociations, les grévistes de Marikana, dont le mouvement était illégal, ont obtenu de substantielles augmentations, de 11 à 22 %.

Village Main Reef, producteur d’or, a annoncé dans un communiqué que 1 700 de ses employés n’avaient pas rejoint leur poste de travail depuis jeudi soir, à la mine de Blyvooruitzicht près de Johannesburg.

Samancor Chrome a indiqué pour sa part que 400 de ses mineurs avaient lancé un «sit-in souterrain illégal» jeudi, pour réclamer des augmentations de salaire supérieures à celles négociées par les syndicats.

Les mineurs sont ressortis vendredi de la mine. L’un de leurs porte-parole a fait savoir qu’ils réclamaient un salaire de base de 12 500 rands mensuels (1 170 euros).

La direction a pour sa part indiqué vendredi soir que la grève était terminée et qu’un accord salarial, dont elle n’a pas révélé la teneur, avait été finalisé avec la puissante fédération syndicale des mineurs, le NUM.

La somme de 12 500 rands mensuels, réclamée au départ par les grévistes de Marikana, est devenue une sorte de revendication minimum commune à tous les mineurs d’Afrique du Sud.

Par ailleurs, la société Petmin a fait savoir que 345 employés sous contrats temporaires avaient débrayé vendredi dans sa filiale de la Tendele Coal Mining Company. Les revendications des grévistes n’ont pas été explicitées.

Leur presse – La Presse Canadienne, 28/09/2012 à 12h29

Les routiers entrent dans la danse contestataire.

Ca pourrait peut-être donner des idées aux ouvriers de PSA, qui se font saigner sans qu’ils bronchent. La combativité ouvrière en France est plus que minable actuellement. Et heureusement que dans d’autres pays l’espoir est plus fort que la répression et autres pressions patronales.

Vive les grèves sauvages !

Seule la lutte paye !

[Grèce] 6 sans-papiers se font la belle du CRA de Kolonos – 28 septembre 2012

Une opération de police est en cours afin de localiser et d’arrêter six prisonniers étrangers qui se sont évadés aujourd’hui du CRA de Kolonos.

Il s’agit d’un Albanais, d’un marocain et de quatre Algériens qui ont été détenus, certains pour des vols et d’autres pour expulsion administrative.

Les six prisonniers ont coupé un barreau d’une fenêtre de la caserne et sont partis.

Il y avait au même moment environ 15 personnes dans le CRA, mais les autres n’ont pas suivi les six échappés. L’évasion a été constatée autour de 14h dans l’après-midi et a immédiatement tiré la sonnette d’alarme et a ordonné une enquête pour déterminer les circonstances exactes dans lesquelles se sont échappés les six étrangers, et d’attribuer toute la responsabilité aux agents de police.

Traduit approximativement d’un journal grec, 28/09/2012

[Chili] La manif pour la défense de l’éducation se finit en émeutes – 27 septembre 2012

Jeudi 27 septembre 2012, les lycéen-ne-s et étudiant-e-s chiliens sont redescendu-e-s pour exiger une éducation publique, libre et gratuite. La manifestation, qui a commencé en début de matinée , s’est terminée en émeute générale.

Selon leur presse, 70.000 personnes ont défilé à travers les rues de Santiago.

Les encapuchados se sont affrontés aux forces de l’ordre en jetant des pierres et cocktails molotov. Ils ont également monté plusieurs barricades dans les rues de la ville.

Selon les flics, au moins 100 personnes ont été arrêtées lors de cette journée de mobilisation pour l’éducation.

Quelques vidéos des affrontements:

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[Le Mans] Crevons les yeux de l’Etat !

 

Reçu par mail:

Voici un plan des caméra de vidéo-surveillance prochainement installées dans les rues du Mans. Un article était paru dans le journal* Rebetiko le chant de la plèbe* il y a presque 2 ans maintenant concernant l’évolution métropole de cette ville.

Le projet de vidéo-surveillance au Mans suis sont pervers et autoritaire de chemin.

D’autres informations viendrons. Libertés et dégradations

[Pays Basque] Grève générale et affrontements dans la région du sud – 26 septembre 2012

Le Pays Basque Sud marqué par la grève

La grève générale d’hier au Pays Basque Sud a été amplement suivie. Bien que le gouvernement de Gasteiz et le patronat relativisent l’importance du mouvement, le quotidien conservateur Diario Vasco le reconnaît : elle a eu plus de succès que les grèves précédentes convoquées par les syndicats abertzale.

La cinquième grève convoquée depuis 2009 à la suite des coupes budgétaires du gouvernement espagnol a été suivie à 56 % dans le secteur de l’industrie et à 75 % dans l’Education, d’après les syndicats. Elle a été particulièrement suivie dans l’industrie et le service public gipuzkoar et en Bizkaia. En Navarre, le nord du territoire et la capitale ont été particulièrement marqués par la contestation.

Le mouvement de protestation a par ailleurs rassemblé près de 105 000 personnes dans les rues. Un chiffre donné par le syndicat ELA pour les manifestations qui ont eu lieu à midi dans les capitales. L’après-midi, d’autres manifestations étaient prévues dans les villes moyennes.

Tensions et blessés

En début de journée, les tensions ont marqué plusieurs manifestations faisant quatre blessés parmi les manifestants, selon les informations disponibles en milieu de journée : un à Bilbo, trois à Iruñea. Les précédents jours de grève avaient été marqués par la violence des agents de l’ertzaintza dans la Communauté autonome basque.

Les altercations entre manifestants et policiers se poursuivaient avec intensité dans la capitale navarraise au moment du bouclage de cette édition. Le député de la coalition abertzale Amaiur pour la Navarre a témoigné des coups reçus lors des mobilisations. D’après l’agence Europa Press, quatre policiers espagnols auraient également été blessés dans cette même ville. En début de soirée, le nombre d’arrestation s’élevait à 14 manifestants.

Le gouvernement, cœur de la cible

Mardi, la veille de la grève au Pays Basque Sud, des milliers de manifestants ont entouré le Parlement espagnol à Madrid pour dénoncer la situation politique et économique. Plusieurs centaines de personnes y ont été blessées et la police a arrêté 35 personnes.

Hier, à Bilbo, le représentant du syndicat ELA, Adolfo Muñoz, a répété que la seule façon de faire face aux coupes budgétaires, c’est la mobilisation. “[Les pouvoirs publics] veulent la paix sociale alors qu’ils sont en guerre contre nos droits ; ils veulent nous mettre à genoux”, a-t-il déclaré. La représentante de LAB, Ainhoa Etxaide, a demandé quant à elle aux politiques qu’ils fassent bloc avec le mouvement. En réponse aux manifestations, hier, Madrid a annoncé le gel des salaires des fonctionnaires pour 2013.

Source: Le Journal du Pays Basque (Goizeder TABERNA), 27/09/2012

Grève générale en Pays Basque sud contre l’austérité

Les politiques néolibérales, les coupes dans les dépenses sociales, de santé, d’éducation, dans les services publics de base soulèvent une vague de contestation montante.

Une grève générale se tient ce mercredi 26 septembre en Pays Basque sud à l’appel de plusieurs organisations syndicales et mouvements sociaux contre l’austérité imposée par les gouvernements basque et espagnol.

Des milliers de manifestants ont défilé à Bilbao, Donostia-San Sebastian et Vitoria-Gasteiz pour protester contre les coupes budgétaires et réclamer plus de justice sociale et plus de souveraineté. Dans un communiqué lu à l’issue de la manifestation, des dirigeants syndicaux ont réclamé une alternative politique qui désobéit aux coupes budgétaires et à l’austérité de la « droite politique et économique » au pouvoir.

« Désobéir est le seul chemin possible, » a estimé Ainhoa Etxaide (LAB).

La grève a été suivie à 20% dans le secteur privé et à 25% dans le secteur public, selon le bilan à la mi-journée du gouvernement, alors que les syndicats parlaient de chiffres bien supérieurs. Les syndicats se sont dits très satisfaits de la mobilisation.

La matinée s’est déroulée plutôt dans le calme, à quelques exceptions près. À Bilbao, au moins deux personnnes ont été légèrement blessées suite à des incidents. Une douzaine de personnes ont été interpellées.

L’appel à la grève a été lancé par les deux plus importantes organisations syndicales du Pays Basque sud, ELA et LAB, et rejoint par d’autres organisations ainsi que de nombreuses associations et organisations sociales. Il s’agit de la deuxième grève générale de cette année, la cinquième depuis 2009.

Les politiques néolibérales, les coupes dans les dépenses sociales, de santé, d’éducation, dans les services publics de base, poussées par des privatisations de plus en plus mal vécues, soulèvent une vague de contestation montante.

La grève générale au Pays Basque se produit au lendemain d’une manifestation contre l’austérité devant le parlement espagnol à Madrid, violemment réprimée par la police anti-émeute.

Des manifestants voulaient encercler symboliquement le Parlement ce mardi soir pour protester contre la « séquestration de la souveraineté du peuple par la troïka [Banque centrale européenne, Fonds monétaire international et Commission européenne] et les marchés financiers » et dénoncer une « démocratie séquestrée », assujettie « aux marchés financiers ».

Un autre mouvement de grève contre les plans d’austérité imposés par l’Union européenne et par l’oligarchie financière est attendu ce mercredi en Grèce, alors que le Portugal sera en grève générale ce samedi 29 septembre.

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Source: http://www.eitb.com/fr/infos/economie/detail/959088/pays-basque–greve-generale-pays-basque-sud-austerite/

Grève générale au Pays basque, le Festival de Saint-Sébastien au ralenti

Le festival international du film de Saint-Sébastien, qui accueillait mercredi l’actrice italienne Monica Belluci, a tourné au ralenti en raison d’une grève générale au Pays basque contre les mesures d’austérité du gouvernement espagnol.

« Seuls les films en compétition dans les différentes sélections » devaient être projetés et étaient maintenus uniquement les rendez-vous qui ne pouvaient être annulés ou déplacés, ont indiqué les organisateurs.

Seuls sept films, dont deux dans le cadre de la sélection officielle, devaient être projetés dans le Palais des Congrès, contre quelque 70 les autres jours: « All apologies » de la réalisatrice chinoise Emily Tang, et « Rhino Season » du réalisateur iranien Bahman Ghobadi, avec Monica Bellucci.

Les points de vente de souvenirs et objets du festivals sont restés fermés, comme la plupart des magasins de Saint-Sébastien, répondant à l’appel à la grève générale lancé par les syndicats nationalistes basques ELA et LAB pour protester contre la rigueur budgétaire et « les attaques contre le droit du travail ».

De petits piquets de grève avaient été installés près du tapis rouge de l’entrée du Palais des congrès Kursaal, où les stars se succédaient.

Les syndicats ELA et LAB se sont félicités d’un suivi « ample » du mouvement dans le secteur privé et « généralisé » dans le secteur public.

La confédération patronale basque (Confebask) a elle estimé la participation dans le secteur privé à 20%, « la moins importante au Pays basque » de toutes les grèves générales, la qualifiant « d’échec ».

Le vice-ministre de l’Intérieur basque Miguel Buen a pour sa part indiqué à la presse que la grève était « peu suivie » mais avait été émaillée de plusieurs incidents, notamment à Bilbao et à Pamplune.

Le gouvernement espagnol, proche d’une demande de sauvetage financier, devrait annoncer un nouveau tour de vis budgétaire jeudi, poursuivant sa politique de rigueur qui doit rapporter aux arcanes publiques plus de 150 milliards entre 2012, 2013 et 2014.

Leur presse – Le Point.fr (AFP), 26/09/2012 à 19h51

[Inde] L’action directe paye à l’usine Maruti-Suzuki !

Maruti Suzuki accorde une hausse de salaire de 75% à ses salariés

Le plus grand constructeur automobile indien répond ainsi aux demandes des ouvriers qui avaient mené une violente émeute durant l’été dans l’usine de Manesar.

Au total, les salaires et indemnités moyens mensuels des ouvriers vont être augmentés d’environ 260 euros au cours des trois prochaines années. Le personnel de cette entreprise sera donc l’un des mieux payés du secteur industriel en Inde.

« Le pourcentage du coût de la main d’œuvre sur les ventes totales va rester le même, de l’ordre de 2,4% à 2,5%. C’est dans notre business plan », a assuré une source proche du dossier sous le couvert de l’anonymat.

En dehors de la hausse de salaires les ouvriers vont bénéficier d’autres avantages comme les prêts sans intérêt et une revalorisation de leurs soins de santé pour eux et leur famille.

Le groupe a précisé que 75% de l’augmentation salariale seront versés à compter d’avril prochain, puis de 12,5% pendant les deux années suivantes. Lors des précédentes négociations salariales en 2009, les ouvriers n’avaient obtenu qu’une hausse de 6%.

Cette annonce fait suite à la violente émeute du 18 juillet dernier, suite à un différend entre un ouvrier et un contremaître. Plusieurs centaines d’ouvriers avaient attaqué des cadres avec des barres de fer, incendié et détruit des équipements.

Le directeur du personnel, après avoir eu les jambes brisées, n’avait pu s’enfuir de l’usine et son corps calciné avait été découvert le lendemain. Quatre-vingt-seize cadres avaient été blessés, dont plusieurs grièvement.

Le groupe, détenu à majorité par le japonais Suzuki, avait ensuite annoncé le licenciement d’au moins 500 ouvriers sur les 1 500 permanents employés dans l’usine.

Leur presse – L’Usine Nouvelle (Barbara Leblanc), 26/09/2012 à 15h01