Archives mensuelles : octobre 2012

[Besançon] La permanence du PS attaquée en solidarité avec la ZAD – Nuit du 30 au 31 octobre 2012

Le Chat Noir Emeutier reçoit et transmet:

Dans la nuit du mardi 30 au mercredi 31 octobre 2012, nous avons attaqué la permanence du Parti Socialiste située à deux pas du commissariat central de police. 

Au total, trois tags ont été inscrits sur le local: « ZAD VAINCRA, « Stop AyraultPorc » et un « (A) »

En plus de cela, nous avons également fracassé trois vitres de la permanence à l’aide de trois gros parpaings: pour l’une, le pavé est parti si vite qu’il a traversé la vitre et laissé un gros trou au milieu. Les deux autres ont été littéralement explosées.

A proximité du local du PS, un autre slogan (« Solidarité avec la ZAD ») a été tagué sur une palissade.

Alors même que ce mardi les expulsions des chiens policiers continuaient sur la ZAD, les occupant.e.s continuent de résister de la plus belle des manière en ripostant par des barricades sur les routes et des jets de toutes sortes de projectiles sur les gardes mobiles. 

Que les camarades de Notre-Dame-des-Landes tiennent bon, les soutiens arrivent et vont continuer d’affluer dans les jours qui viennent, en attendant la mobilisation à venir du 17 novembre pour la réoccupation. 

La ZAD est partout, que le PS, Vinci et compagnie ne l’oublient jamais !

[Paris] Non à la venue de l’extrême-droite israelienne: rassemblement ce 31 octobre 2012 à 18h30 Place de l’Opéra

Non à la venue de Netanyahu

PALESTINE VIVRA !

Rassemblement de protestation
Le mercredi 31 octobre à 18h30
Place de l’opéra. Paris

Faire circuler rapidement

 Mailing-list, 31/10/2012

[Contre-culture] Anfalsh – Violence

[youtube=http://www.youtube.com/watch?NR=1&v=EFKP1kg3wf4&feature=endscreen]

[ZAD de NDdL] Barricades et affrontements ce mardi 30 octobre 2012 – Actions solidaires à Rennes, Brest et Tours

Communiqué de presse 30/10 10h30 …on est toujours là !

Ce matin, depuis 8 h, des centaines de gardes mobiles tentent d’expulser les habitant-e-s du lieu-dit la Saulce à Notre Dame des Landes et rencontrent une résistance déterminée de la part de dizaines de personnes, certaines installées dans des cabanes dans des arbres, d’autres derrière des barricades construites pendant le week-end sur la D81*.

Au moins trois opposant-e-s ont été blessés par des tirs de flash-ball ou de grenades assourdissantes lors des charges. “Je constate qu’encore une fois, la république utilise des armes offensives pour mater la résistance” déclaré Gaël, présent sur place lors des charges. Contrairement à ce qui a pu être annoncé, le Sabot, lieu de maraîchage occupé collectivement lors d’une manifestation le 7 mai 2011 ainsi que les lieux environnants et notamment les Cent Chênes et le Far West ne sont pas expulsés.

Ce mardi, le COPAIN 44 (Collectif des Organisations Professionnelles Agricoles Indignées par le projet d’aéroport) a appelé à rejoindre le Sabot pour participer à cette lutte contre la destruction des terres. Plus de deux cent personnes et des tracteurs sont déjà présentes devant la mairie de Notre-Dame-des-Landes, et vont essayer de rejoindre le Sabot.

* »Ils nous jettent à la rue, donc on assume et on l’occupe ! En occupant la route, on créé un moment éphémère dans cette lutte contre l’aéroport Grand ouest. Un moment de rencontre pour celles et ceux qui participent à cette lutte, un moment pour montrer que même si des maisons sont expulsées et détruites, ainsi que des jardins collectifs et des potagers, cela n’entame en rien notre détermination. » annonce un texte écrit ce week-end à l’occasion de la construction des barricades sur la D81.

« Contrairement aux déclarations du sous préfet, M. Lapouze, annonçant le mouvement de résistance à Notre Dame des Landes ’fini’, nous sommes de plus en plus nombreuses et nombreux à nous engager pour la protection de ce magnifique bocage, et plus généralement pour lutter contre la logique sous-jacente à ce type de projet. Pendant tout le week end, des centaines de personnes sont arrivées pour apporter leur soutien, nourriture, vêtements, et matériel, pour participer à cette lutte et pour s’installer pour les semaines et les mois à venir. » a déclaré Camille Giloin, 34 ans.

Une manifestation de réoccupation est d’ores et déjà prévue samedi 17 novembre au départ d’un bourg proche de la ZAD.

Contact presse :  06 65 67 76 95 / [email protected]

Le fil-info de ce mardi 30 octobre 2012 constamment mis-à-jour 

Toutes les infoshttp://zad.nadir.org/

Notre-Dame-des-Landes : nouvelle opération d’évacuation des opposants

Les forces de l’ordre ont lancé mardi matin une nouvelle opération pour faire évacuer les opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes a constaté un photographe de l’AFP.

Quatre gendarmes ont été légèrement blessés selon la préfecture, lors de la troisième vague d’expulsions de maisons et terrains occupés illégalement. Les militants anticapitalistes de la « zone à défendre » ont indiqué pour leur part dans un communiqué qu’au moins trois opposants avaient été « blessés par des tirs de flash-ball ou de grenades assourdissantes lors des charges ».

« Ces interventions se sont déroulées face à des opposants très déterminés dont le nombre a notablement augmenté ce week-end, suite aux nombreux appels relayés sur les sites Internet. Les forces de l’ordre ont dû faire face à de violentes attaques par jets de projectiles et éloigner les groupes d’assaillants par l’usage de lacrymogènes », indique le communiqué de la préfecture de Loire-Atlantique. « La déconstruction des squats se poursuit sous la protection des forces de l’ordre », poursuit le texte. Cette opération, rappelle la préfecture, « est rendue nécessaire pour permettre les travaux préparatoires prévus début 2013 (défrichements, déplacements des premières espèces, diagnostics archéologiques, premiers travaux de desserte routière) ».

Les forces de l’ordre ont eu recours aux grenades explosives, des grenades à poivre, ainsi que des lacrymogènes, a-t-on constaté de même source. Un hélicoptère survole la zone en permanence. Après de vifs affrontements, allant jusqu’au corps à corps, une pause s’est instaurée peu avant 8 h 30, les forces de l’ordre semblant attendre l’arrivée de renforts. Les deux camps se faisaient face à moins de 200 mètres.

TRANCHÉES ET BARRAGES

L’annonce de cette évacuation avait filtré dès lundi soir. En prévision de cette opération, les opposants, qui tentent de ralentir les opérations d’expulsions entamées il y a deux semaines, avaient creusé ces derniers jours des tranchées et érigé des barrages pour ralentir la progression des forces de l’ordre, avec notamment des arbres coupés en travers des voies d’accès. Des feux, notamment de palettes, avaient également été allumés.

A l’appel de plusieurs organisations agricoles, un rassemblement était prévu mardi matin au Sabot, également lieu de cultures maraîchères, en soutien aux agriculteurs menacés par le projet de nouvel aéroport.

Leur presse – Le Monde.fr (AFP & Reuters), 30/10/2012 à 12h29

Quelques vidéos des barricades et affrontements de ce mardi 30/10/2012:

[youtube=http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=ApbH9B3X78s]

[youtube=http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=BBLOzkoatFM]

[youtube=http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=ygGA26ne3jY]

[youtube=http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=8jPDlgwUuqw]

[youtube=http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=qdikVG1JZxs]

Lire un témoignage d’un.e ZADist sur la terreur étatique et les violences des porcs policiers durant cette journée

Des actions solidaires avec les occupant.e.s de la ZAD de ces derniers jours:

[Brest] Soutien à la lutte de NDdL

Ce matin, on pouvait voir dans Brest quelques banderoles et tags de soutien aux camarades qui luttent contre l’aéroport et contre l’occupation militaire de la ZAD…

Depuis 40 ans, les habitants et les habitantes de Notre Dame des Landes luttent contre la construction d’un aéroport sur leurs terres. Ce projet, commandé par le Parti Socialiste et dont la construction est déléguée à l’entreprise Vinci, condamne plusieurs communes au bétonnage pour le seul intérêt de quelques capitalistes.

En ce moment, Notre Dame des Landes est assiégée par les forces de l’ordre qui expulsent les habitant-e-s de la zone où doit être construit le futur aéroport : la ZAD, « Zone d’Aménagement Différé », ou plutôt Zone A Défendre. Toutes les maisons situées sur la zone sont détruites, les déplacements de tou-te-s les habitant-e-s contrôlés.

Malgré cette occupation militaire, les habitant-e-s et les opposant-e-s continuent de résister et appellent à une manifestation de réoccupation des terres le 17 novembre prochain.

Devant le silence médiatique, nous avons tenu à afficher notre solidarité en accrochant des banderoles dans la ville.

A bas l’aéroport et le monde qui va avec !

Source: Indymedia Nantes, 30 octobre 2012 

Tours : La ZAD est partout ! Préambule

Préambule…

Bibibibiiiiip !
Samedi 27 octobre … STOP … Une banderole sur la mairie de Tours … STOP

… Préambule à l’action de mercredi prochain … STOP … SOLIDARITÉ avec TouTEs les Zadistes … STOP … VINCI-PS POurriS …STOP … LA ZAD EST PARTOUT !

Fin du message intercepté sur les ondes de RadioRageToursCircus

Source: Indymedia Nantes, 29 octobre 2012

[Rennes] Toujours déterminé-e-s contre l’aéroport et son monde

Vendredi 26 octobre 2012. Comme une semaine auparavant, nous nous sommes retrouvé-e-s une bonne centaine devant la mairie de Rennes pour manifester notre rage à voir les habitant-e-s de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes chassé-e-s à grand coup de keuf, à imaginer le bocage bétonné pour ce projet d’aéroport, pour l’accélération des flux de marchandises humaines et matérielles, pour faire de la thune et du pouvoir, toujours.

Alors nous avons parcouru les rues du centre-ville de Rennes et tracé quelques tags de ci de là pour signifier notre opposition à ce projet d’aéroport et au monde qu’il symbolise. Nous n’avons pu nous empêcher de venir de nouveau rendre visite au local du Parti Socialiste et salir leur façade comme ils et elles salissent le monde par leur simple existence.

Tout cela reste très symbolique c’est sûr. Mais nous tenions à manifester notre solidarité avec les zadistes qui résistent encore et toujours à l’envahisseur et notre haine contre les dominant-e-s qui prétendent imposer un pouvoir « socialiste » et des projets capitalistes « écolos ».

Retrouvons-nous vendredi prochain (2/11/2012) à 18h30 devant la mairie de Rennes pour continuer d’affirmer notre opposition à ce projet d’aéroport et au monde qui va avec.

La ZAD est partout !

Source: Indymedia Nantes, 28 octobre 2012

Voir l’agenda des actions décentralisées de soutien à la ZAD à venir

[Grève générale du 14N] Appel international à l’insurrection

Il y aura une grève générale dans les pays du sud de l’Europe. Les incontrôlables souhaitent la répandre et la rendre globale. Feu et barricades dans les rues, police et patrons en fuite. Voici ce qu’est l’appel.

Dans le contexte actuel, il est inutile d’arrêter de travailler pour une seule journée. L’Etat et les entreprises sont capables de résorber les effets et les rendre dangereux pour les travailleurs qui soutiennent la grève. La seule solution est une grève générale permanente et active. Mais dans ce monde globalisé, la réponse doit être mondiale. Les actes isolés dans un pays n’ont pas d’effets sur l’économie de marché. Des situations similaires dans des centaines de pays autorisent la coordination. Aussi simple que de fixer une date commune le 14-N.

A propos de la grève générale du 14-N

Nous n’avons pas de baguette magique (à moins que vous ayez une). Ce que nous savons, c’est que quelque chose a mal tourné ici.

Quand vous vous réveillez chaque matin avant le lever du soleil pour passer sa vie à trimer pour des boulots mal payés, tenus de se dépêcher pour le calendrier et l’ennui.

Quand vous entendez les professionnels à la télévision parler de la violence, mais en excluant leurs origines, parce qu’ils donnent plus d’importance à quelques fenêtres brisées d’établissements appartenant à des tueurs de multinationales, qu’à la vie de travailleurs acharnés qui tombe d’échafaudages parce que l’employeur a décidé de spéculer avec l’argent qui aurait pu servir à mettre en œuvre des mesures de sécurité dans le travail.

Quand vous allez au supermarché et que vous vous rappelez que les prix ont augmenté de la TVA à nouveau. Quand la publicité à la TV vous donne des désirs vides et des chuchotements à l’oreille que vous n’êtes rien de ne pas avoir le dernier modèle de téléphone mobile, ou la plus grande TV en 3D avec un système audio super sophistiqué.

Quand les politiciens n’accomplissent pas leurs promesses de campagne et vous, tranquillement, en disant aussi «salauds, vous devez exploser». Lorsque tu es aussi malade que nous le sommes. Malade à avaler, au silence, à continuer de faire comme si rien ne se passait.

Nous ne sommes pas les anti-système dont tout le monde parle mais très peu au courant. Nous sommes vos fils, vos frères, vos camarades de classe ou collègues de travail, vos voisin. Nous sommes autant baiséEs que vous, et vous vous sentez tout comprendre, parce que nous souffrons aussi, mais nous sommes déçus par les fausses promesses du capitalisme, car une chose est claire: avec ce système, il n’y a pas d’aube possible. La contre-attaque de classe nécessite la généralisation et de changer une fois pour toutes la crainte en colère, les désirs en actions et les mots en actes.

- Parce que d’une journée de grèves et de manifestations drapeaux aux vents ne changera rien (et il est temps de le comprendre).

- Parce que, quelles que soient nos conditions, le travail salarié nous dégoûte par sa nature et sa définition.

- Parce que les syndicats domestiqués ne sont pas la solution mais une partie du problème, et ne nous représentent pas.

- Parce que la banque nous étrangle avec la complicité des partis politiques qui prétendent parler en notre nom et sont là uniquement pour traiter de l’avenir appauvri de nos vies.

- Parce que nous ne nous soucions pas si la police ait également bouleversé. Elle n’est pas de notre côté et ne le sera jamais. Les policiers sont des ennemis de la classe ouvrière à abattre, et qui travaillent pour garder le panoptique comme des verrous et nous étouffent, et bien sûr, ne méritent pas qu’on leur donne des fleurs.

- Parce que ce n’est pas seulE qu’on va changer le monde. Les illusions social-démocrates ne nous convainquent pas.

- Parce que nous n’avons besoin de personne pour nous dire ce que nous devons faire. Nous allons construire par nous-mêmes les alternatives dont nous avons besoin et que nous voulons, et non nous les imposées. Assemblées, l’horizontalité et action directe contre éluEs, bureaucratie et hiérarchie.

Le 14 Novembre, tous les camarades se rencontreront dans la rue, pour rappeler à ceux qui sont réellement coupables de cette crise (banquiers, des politiciens et qui ne sont pas des immigrés ou des foules chômeurs) qui détient à qui. Laissez barricades et les feux de saboter les illusions du réformisme bourgeois et le syndicalisme collaborationniste et laisser les flammes illuminées le sentiment de révolte que nous portons touTEs dans nos cœurs pour que nos rêves se rendre dans les incendies existant en Grèce, au Chili, au Portugal ou en Italie, dont les signaux de fumée communiquent nos désirs et peut devenir le troisième (et dernière) voies de prolétaires à la société de classes.

Nous avons perdu patience, du temps et de l’avenir. Ne craignons rien.
Agissez par vous-même et organisez-vous comme bon vous semble.

Tant que la misère subsiste, il y aura rébellion.

Traduction du Chat noir émeutier à partir du texte ci-dessous.

Le texte d’appel en anglais (325nostate):

We have no magic bullet (or want one). What we know is that something has gone wrong here. When you wake up every morning before sunrise to let life go on a low-paying gigs, bound to rush, schedule and boredom. When you see on TV professionals of lying talk about violence but shut out its origin, because they give more importance to a few broken windows of establishments owned by multinational killers, that the life of hard workers who falls from scaffolds because the employer has decided to speculate with the money that could have been serve to implement safety measures in the work. When you go to the supermarket and remember that prices have gone up in VAT again. When TV advertising gives you empty desires and whispers in your ear that you are nothing by not having the latest model of mobile phone, or larger TV with 3-D ultra-realistic surround sound system. When politicians do not accomplish their campaign promises and you, quietly, saying also “bastards, you should explode”. When you are so sick as we are. Sick to swallow, to silence, to continue to forward as if nothing is happening.

We are not the anti-system that everyone speaks of but very few knows. We are your sons, your brothers, your classmate or work partner, your neighbor. We are as fucked as you are, and understand everything you feel, because we also suffer it, but we are disenchanted with the false promises of capitalism, because one thing is clear: With this system there is no possible dawn. The class counterattack requires generalization and to change once and for all the fear into anger, desires into actions and words into facts.

– Because one-day strikes and demonstrations of moving flags will not change anything (and it is time to understand).

– Because, whatever its conditions, wage labor disgusts us by its nature and definition.

– Because domesticated labor unions are not the solution but part of the problem, and do not represent us.

– Because banking strangles us with the complicity of political parties who claim to speak in our name and on are only dedicated to deal with our future impoverishing our lives.

– Because we do not care if police are also upset. They are not on our side and will never be. They are the enemy of working class to beat, and who work to keep the panopticon that locks and choking us, and of course, do not deserve to give them flowers.

– Because this is not only going to change by itself. Social-democratic illusions do not convince us.

– Because we do not need anyone to tell us what we must do. We will build by ourselves the alternatives that we need and want, not the imposed. Assemblies, horizontality and direct action against delegationism, bureaucracy and hierarchy.

On November 14, all the comrades meet in the street, to remind to those who are really guilty of this crisis (bankers-politicians, not immigrants or unemployed crowds) who holds to whom. Let barricades and fires sabotage bourgeois illusions of reformism and collaborationist syndicalism and let flames light up the feeling of revolt we all carry in our hearts for our dreams to travel to the existing fires in Greece, Chile, Portugal or Italy, whose smoke signals communicate our desires and can become the third (and final) assault of proletarians to class society.

We have lost patience, time, and future. Only fear last.
Do by yourself and organize as you see fit.

While misery remains there will be rebellion.

En espagnol (La Rebelion de las Palabres): 

Sobre la próxima huelga del 14-N

No tenemos receta mágica (ni la queremos). Lo que sabemos es que aquí falla algo. Cuando te levantas cada mañana antes de salir el sol para ir a dejarte la vida en un curro mal pagado, atadx a prisas, horarios,  aburrimiento. Cuando ves cómo en la tele, trajeadxs profesionales de la mentira hablan de una violencia pero se callan su origen, porque se da más importancia a unos cuantos escaparates rotos de establecimientos propiedad de multinacionales asesinas, que a la vida de un/a currante que se cae del andamio por culpa de que su patrón ha decidido especular con el dinero que podría haber destinado a la seguridad de la obra. Cuando entras al supermercado y los precios te recuerdan que han vuelto a subir el IVA. Cuando la publicidad de la televisión fabrica deseos vacíos y a ti te susurra al oído que no eres nadie por no tener el último modelo de teléfono móvil, o la televisión más grande con 3-D ultra-realista y sonido envolvente dolby-surround. Cuando lxs políticxs no cumplen sus promesas electorales y tú, en voz baja, también dices aquello de « cabronxs, así saltaseis todxs por los aires ». Cuando acabas hartx, porque sabemos que, como nosotrxs, tú también lo estás. Hartx de tragar, de callar, de continuar para delante como si no pasase nada.

No somos esxs anti-sistema de lxs que todo el mundo habla pero a lxs que muy pocxs conocen. Somos tus hijxs, tus hermanxs, tus compañerxs de clase o del trabajo, tus vecinxs. Estamos tan jodidxs como tú, y entendemos todo lo que sientes, porque también lo sentimos, pero nos hemos desencantado de las falsas promesas del capitalismo, ya que una cosa está clara: Con este sistema no hay amanecer posible. El contra-ataque de clase necesita generalizarse y transformar, de una vez, el miedo en ira, los deseos en acciones y las palabras en hechos.

- Porque las huelgas de un día y los paseos con banderitas no van a cambiar absolutamente nada (y va siendo hora de entenderlo).

- Porque independientemente de sus condiciones, el trabajo asalariado nos da asco por naturaleza y definición.

- Porque los sindicatos no son la solución, sino parte del problema, y no nos representan.

- Porque la banca nos ahoga con la complicidad de partidos políticos que dicen hablar en nuestro nombre y sólo trafican con nuestro futuro empobreciendo nuestras vidas.

- Porque NOS DA IGUAL que la policía esté también puteada. No son de lxs nuestrxs, y no lo serán jamás. Son enemigxs de la clase trabajadora y trabajan para mantener el panóptico que nos encierra y asfixia, y por supuesto, no se merecen que les demos flores.

- Porque esto no va a cambiar sólo. Las ilusiones socialdemócratas ya no nos convencen.

- Porque sabemos que no necesitamos a nadie que nos diga lo que tenemos que hacer. Por nosotrxs mismxs podemos construir las alternativas que necesitamos y deseamos. Horizontalidad asamblearia y acción directa frente a delegacionismo, burocracia y jerarquía.

El 14 de noviembre todxs a la calle, para recordar a lxs verdaderxs culpables de esta crisis (lxs políticxs y los bancos, no lxs inmigrantes ni lxs trabajadorxs precarixs ni lxs paradxs) quién mantiene a quien. Que las barricadas y los sabotajes prendan fuego a las ilusiones burguesas del reformismo y el sindicalismo vende-obrerxs y que las llamas iluminen el sentimiento de revuelta que llevamos en nuestros corazones para que nuestros sueños viajen hasta las hogueras ya existentes en Grecia, Chile, Portugal o Italia, cuyas señales de humo comunican nuestros deseos y vuelven posible el tercer (y definitivo) asalto de lxs proletarixs a la sociedad de clases.

Hemos perdido la paciencia, el tiempo, y el futuro. Sólo falta el miedo.

Hazlo tú mismx u organízate como te convenga.

Mientras exista miseria, habrá rebelión.

Dans le même temps, une semaine de mobilisation pour l’éducation au  niveau mondial commence également ce 14 novembre 2012, qui doit duré jusqu’au 22 novembre 2012: blocages et occupations d’établissements scolaires et de facultés, manifs et barricades …

[Belfort] Mobilisation contre le racisme et l’islamophobie lors du discours de Copé au meeting de l’UMP – 27 octobre 2012

Samedi 27 octobre 2012, un meeting de l’UMP se tenait à Belfort: Copé a tenu un discours (dans lequel il a dégueulé toute sa haine des musulmans comme à son habitude!), mais un collectif nommé « Résistance citoyenne » est venu devant les portes du meeting distribué des pains au chocolat et étendre une banderole contre l’islamophobie et le racisme de ce parti (qui finira bien un jour ou l’autre par s’allier politiquement avec leurs amis nazillons des identitaires).

Nationalistes, islamophobes et autres racistes, dégagez de nos vies !!!

Ci-dessous la reproduction de l’article de leur presse locale (Fr3 Franche-Comté, 28/10/2012 à 11h25):

Belfort : altercation entre le député Meslot et le collectif « Résistance citoyenne » en marge du meeting de J.F Copé

 Hier soir vers 17H30 devant la salle des fêtes de Belfort, avant un meeting de Jean-François Copé, ce collectif a accusé le député UMP Damien Meslot  d’être « raciste » et « islamophobe ».

Les huit membres de « Résistance citoyenne » ont été refoulés par le service d’ordre mis en place à l’occasion du meeting. Munis de banderoles et de petits pains au chocolat, ils étaient venus dénoncer des propos de Jean-François Copé qu’ils considèrent comme islamophobes. Ce dernier, au cours de son meeting, est brièvement revenu sur l’affaire du petit pain au chocolat.

Une vidéo de l’altercation

Cliquer sur la photo pour voir la vidéo

[Toulouse] Des militants kurdes en grève de la faim contre la répression de l’Etat turc

Des militants kurdes en grève de la faim à Toulouse

Une quinzaine de militants kurdes a entamé dimanche une grève de la faim à Toulouse, place d’Arménie. Ils protestent contre l’enfermement de prisonniers politiques kurdes en Turquie.

Selon eux, ces prisonniers seraient au nombre de 8000 dans les geôles turques.

Des milliers de kurdes emprisonnés

Plus de trente ans après le coup d’État militaire, les luttes contre l’oppression du peuple kurde continuent en Turquie malgré la répression. La vague de répression qu’essuient aujourd’hui les différents mouvements de résistance au gouvernement AKP (islamo-conservateur, au pouvoir depuis 2002 en Turquie) a débuté au printemps 2009, suite à une victoire historique du parti légal pro-kurde BDP (Parti pour la paix et la démocratie) aux élections locales. Depuis, c’est plus de huit mille militants qui ont été arrêtés et qui sont pour la plupart en attente d’un procès. Dans bien des cas, les personnes emprisonnées le sont sans même avoir été mises en examen ce qui n’empêche pas le Premier ministre Erdogan d’affirmer avec satisfaction que la Turquie est « une démocratie avancée »

Leur presse – Fr3 Midi-Pyrénées (Michel Pech), 29/10/2012 à 12h34

En ce moment, des milliers de kurdes sont incarcérés et sont en grève de la faim.

Des manifestations anti-guerre ont eu lieu au début du mois d’octobre, notamment à Istanbul, contre l’ingérence de l’Etat turc en Syrie et la répression envers la population kurde

[Yvelines] Des pavés balancés sur deux policiers à cheval aux Mureaux – 28 octobre 2012

Les Mureaux : un policier à cheval légèrement blessé

Deux policiers qui patrouillaient à cheval dimanche dans une cité des Mureaux (Yvelines) ont été la cible de jets de pavés et l’un d’eux a été légèrement blessé..

Touché à une cuisse, le policier a été transporté à l’hôpital pour y subir des examens.

Un jeune majeur, suspecté d’avoir lancé un pavé, a été interpellé sur les lieux.

Leur presse – Le Parisien.fr, 28/10/2012 à 19h25

[Lille] La mairie de Hellemmes annule la réunion publique pour éviter « tout risque de trouble à l’ordre public »

Tous à Hellemmes mardi 30 octobre pour barrer la route aux fascistes !

Le 27 octobre, 150 à 200 racistes ont défilé dans les rues d’Hellemmes-Lille pour protester contre la construction d’un village d’insertion devant accueillir quelques familles Roms sur la commune. Les nervis d’extrême-droite et les « simples habitants » présents ont agressé des militants d’associations de solidarité avec les Roms qui tractaient dans la ville puis bousculé et craché sur le maire d’Hellemmes, porteur du projet de village d’insertion. Les racistes promettent de remettre ça ce mardi lors de la nouvelle réunion d’information autour du projet initiée par la mairie. Ne laissons plus les racistes parader sereinement dans notre ville ! Rappelons à ceux qui l’auraient oublié que Lille est une ville métissée, forte d’une longue tradition de lutte où la xénophobie et la haine envers les plus démunis n’ont pas leur place. Ne laissons pas les Roms devenir les nouveaux boucs-émissaires.

Rendez-vous mardi 30 octobre 19h 
à la salle Duquesnoy d’Hellemmes (parc Engrand)

Vidéo du quotidien « Nord éclair » sur le rassemblement raciste du 27 octobre :

[dailymotion id=xun933]

MISE-A-JOUR:

Dernière minute :

Le maire d’Hellemmes vient d’annoncer que la réunion publique de mardi concernant le projet d’implantation d’un village d’insertion pour les Roms était annulée pour éviter « tout risque de trouble à l’ordre public ».

Source de l’information : http://www.nordeclair.fr/info-locale/hellemmes-la-reunion-de-mardi-sur-le-village-d-insertion-ia0b0n88370

Source: CNT 59/62

[Italie] No police, no capitalism – 27 octobre 2012

Des milliers d’Italiens manifestent pour le « No Monti day »

Plusieurs dizaines de milliers de manifestants ont défilé, samedi 27 octobre, à Rome, à l’appel de partis d’extrême gauche et syndicats autonomes, pour protester dans le cadre d’un « no Monty Day » contre les mesures d’austérité du gouvernement italien. Le défilé a débuté en début d’après-midi et s’est déroulé dans l’ensemble dans le calme, sous une nuée de drapeaux rouges arborant la faucille et le marteau.

Les magasins avaient fermé leurs devantures par sécurité et le parcours était placé sous stricte surveillance policière pour éviter tout débordement, comme cela avait le cas lors d’une manifestation analogue à l’appel des « indignés » il y a un an contre le gouvernement de Silvio Berlusconi, alors que l’Italie était dans la tourmente financière.

« Avec l’Europe qui se rebelle, chassons le gouvernement Monti », était inscrit sur une grande banderole en tête du cortège parti de la piazza della Repubblica et arrivé plus d’une heure plus tard piazza San Giovanni. Sur le trajet, de petits groupes de jeunes des centres sociaux ont lancé des oeufs, des bouteilles et des pétards sur des succursales de banques italiennes.

Vers la fin de la manifestation, près de l’église Santa Croce in Gerusalemme, des groupes plus importants ont formé un « cortège sauvage » en dehors de l’itinéraire prévu par la police. Certains manifestants encagoulés et vêtus de noir ont bloqué une voie rapide et lancé des gaz fumigènes, des pétards et des bouteilles contre les forces de l’ordre. Certains avaient auparavant renversé des poubelles à verre, pour se saisir de réserves de bouteilles.

Le calme était revenu en début de soirée.

Dans la manifestation principale, les protestataires arboraient des marionnettes géantes de Mario Monti, Angela Merkel et Barack Obama. Pour condamner la mondialisation, la crise financière et l’Union européenne. Ils répondaient à l’appel notamment du Parti communiste des travailleurs et de Refondation communiste, et de syndicats autonomes.

Le collectif No Tav contre le train à grande vitesse devant relier Turin à Lyon (et en français), à l’origine d’une contestation ayant été parfois marquée par des incidents violents dans une vallée alpine, et des mouvements d’étudiants et de précaires qui protestent contre l’austérité et le chômage ont soutenu l’initiative. La préfecture de Rome avait imposé un parcours au cortège, interdisant toute circulation automobile dans le quartier, et le maire de la capitale avait lancé un appel aux manifestants à « respecter la ville » (suite aux émeutes du 15/10/2011 lors la mobilisation du mouvement des Indignés).

Leur presse – LeMonde.fr (Agences de presse), 27/10/2012 à 19h59

Source photos: Demotix.com & polisblog.it, 27/10/2012

Par ailleurs, des affrontements ont eu lieu à Riva del Garda, lorsque les manifestant.e.s ont voulu forcer le barrage de police afin de s’approcher du Palais des Congrès où le premier ministre Mario Monti s’exprimait.

Quelques photos:

Source: YouReporterNews.it, 27/10/2012

Fermo (Italie) : explosion solidaire contre le tribunal

On apprend des journaux locaux qu’un billet avec le texte « Liberté pour les anarchistes incarcérés » a été retrouvé près du tribunal de Fermo [région des Marches], où un engin artisanal a explosé la nuit dernière contre une de ses portes d’entrée secondaires. Il s’agirait probablement d’une « bomba-carta« , soit d’un gros pétard extrêmement puissant… et hors commerce.

Traduit de l’italien de informa-azione par Brèves du désordre, Mer, 24/10/2012 – 11:34

Par ailleurs, des attaques ont eu lieu ces derniers jours, notamment contre les fascistes italiens du CasaPound, qui a vu son local complètement saccagé:

 Naples : le local de Casapound dévasté

Naples, 19 octobre : des inconnus sont entrés la nuit dernière dans le local de CasaPound [néo-fascistes] situé dans la rue très centrale de Naples, via Foria, en forçant le cadenas de la porte d’entrée. Les inconnus ont balancé de la peinture sur les murs et détruits le mobilier trouvé à l’intérieur, avant de disparaître. La police mène l’enquête.

Traduit de l’italien de informa-azione par Brèves du désordre, Gio, 25/10/2012 – 13:25