Archives mensuelles : janvier 2013

[Belgique] Les métallos d’Arcelor Mittal affrontent la police à Namur – 29 janvier 2013

Les autorités accueillent les métallos à coups d’autopompes

Tel que décidé hier en Assemblée Générale des travailleurs, une manifestation devait se dérouler aujourd’hui à Namur jusqu’au siège du Parlement wallon dans le cadre des actions opposées à la fermeture de la sidérurgie liégeoise. Plusieurs milliers de manifestants – des métallos très essentiellement, accompagnés de cheminots, d’étudiants,… – étaient présents, et ont dû faire face à une répression policière totalement injustifiée.

 Un photo-reportage de cette manif

Source: Indymedia Bruxelles, 29 janvier 2013

Manifestants et policiers s’affrontent violemment à Namur

Des affrontements, plus violents que vendredi dernier à Bruxelles, ont eu lieu mardi en fin de matinée entre les policiers et des manifestants d’ArcelorMittal, à une centaine de mètres de l’Elysette, à Jambes. Selon la police, 1.200 personnes, au maximum, ont participé à la manifestation. Les travailleurs sont remontés dans les cars et ont quitté la capitale wallonne peu avant 14h00.

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Les policiers ont fait usage de gaz lacrymogènes pour empêcher les manifestants de pénétrer dans le périmètre de sécurité placé autour de l’Elysette.

Vitres brisées et policiers blessés

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Les manifestants ont répliqué en lançant de nombreux pavés en direction des forces de l’ordre, qui ont également été contraintes de recourir à deux auto-pompes pour maintenir les travailleurs à distance. Des métallos ont ensuite essayé, sans succès, de forcer le barrage établi.

Les vitres de plusieurs commerces ont été brisées et plusieurs manifestants, ainsi que des policiers, ont été légèrement blessés dans les échauffourées. Les magasins aux alentours ont été fermés et barricadés. Les travailleurs d’ArcelorMittal ont ensuite été refoulés, à grands coups d’auto-pompe, par les forces de l’ordre qui ont demandé des renforts.

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« Quelques minutes de courage »

Les manifestants demandaient aux mandataires wallons « quelques minutes de courage politique pour interdire à d’autres terroristes industriels d’agir de la sorte », pouvait-on lire sur des calicots.

La rencontre entre la délégation syndicale et le ministre-président wallon Rudy Demotte ainsi que les ministres Marcourt, Antoine et Nollet, est également terminée.

Les travailleurs entendent « maintenir une pression maximum sur le monde politique afin de sauver la sidérurgie liégeoise », après que Mittal eut annoncé, jeudi dernier, son intention de ne maintenir dans le bassin liégeois que 5 lignes à froid sur 12, une décision qui devrait coûter quelque 1.300 emplois.

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Leur presse – 7sur7.be (Annabel Claix avec belga.be), 29/01/2013 à 12h16

Quelques vidéos des affrontements:

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=Sg57S_KBE5A]

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=SA2ogX9FDfc]

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=xcWQLYz3Zd0]

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=6lLNnrTEmz8]

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=260iHU3w4to]

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=5Fw-9OD2PPg]

[Egypte] Le mouvement anarchiste dans la guerre sociale en cours…

Égypte : Le mouvement anarchiste émerge avec une vague de bombes incendiaires et de combats de rue

Un Black Bloc a manifesté au Caire cette nuit [24/1], se préparant à des confrontations avec les forces de sécurité près de la Place Tahrir lors du second anniversaire de la révolution.

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Les anarchistes ont été présents en Égypte avant, pendant et après la révolution, mais jusqu’à aujourd’hui il leur restait encore à organiser un rassemblement de masse sous la bannière de l’anarchisme. Les ultras des clubs de football d’Égypte ont été liés pendant des années avec les idées et actions anarchistes, et ils sont largement reconnus pour avoir établi le niveau de militantisme qui a renversé le gouvernement de Moubarak en février 2011.

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La nuit dernière, l’anarchisme a quitté les murs tagués, les petites conversations et les forums en ligne d’Égypte, et est apparu au Caire, déclarant être une force nouvelle dans la révolution sociale en cours qui est née il y a deux ans, avec de multiples bombes incendiaires contre les bureaux des Frères Musulmans. Plus tard, le gouvernement a fermé les pages facebook “Black Blocairo” et “Egyptian Black Bloc”, mais elles ont été rapidement recréées.

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Ils ont posté dans une déclaration mise en ligne ce matin (traduite ci-dessous):

“Attendez  nos prochaines attaques en réponse à la fermeture de notre page officielle…”

Aujourd’hui le black bloc a fait sa première apparition massive sur la Place Tahrir et, peu de temps après, a incendié le Conseil Shura (Parlement Égyptien), abattu une partie du mur anti-émeute menant à la Place Tahrir et, avec d’autres, se sont engagés dans une lutte contre les forces de sécurité.

Ces déclarations et actions sont en préliminaire du deuxième anniversaire de demain de la révolution et pour ce que certains appellent “un tout autre niveau” de protestation en Égypte.

jkS-wZSsbLIL’anarchisme et le concept du black bloc ont grandi les derniers mois à travers l’Égypte, tirant ses racines des groupes/cercles anarchistes divers qui sont apparus lors de la période révolutionnaire. Une méfiance massive parmi les jeunes envers tous les partis politiques, une critique acérée du rôle de la religion au sein de la gouvernance et l’inspiration de la résistance anarchiste dans le monde (largement symbolisée par la dernière révolte de 2008 en Grèce) ont participé à son extension.

Ci-dessous, la déclaration du Black Blocairo à propos de la fermeture de leurs sites, leurs attaques incendiaires contre des bureaux du gouvernement et leur appel à la révolte :

“Hier et après que nous ayons finis notre évènement, nous avons rencontré quelque uns des mouvements révolutionnaires et nous avons décidé de nous unir ensemble dans nos attaques suivantes, et par conséquent nous avons fait nos deux premières attaques, comme nous vous l’avons dit hier :

1 – Mettre le feu aux bureaux du site d’Ikhwanonline (sites des Frères Musulmans).

2 – Mettre le feu aux bureaux d’Ikhwan dans la rue Al-Manial au Caire.

Et nous avons annoncé notre révolution depuis aujourd’hui sur la Place Al-Tahrir jusqu’à ce que l’Égypte et son peuple retrouvent leurs droits ! Vie, Liberté et justice sociale !

Black Blocairo, Les Hooligans

Attendez nos prochaines attaques en réponse à la fermeture de notre page officielle…

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Traduit de l’anglais (325 & Even If Your Voice Shakes) par Contra-info, 28 janvier 2013

*Photos reprises de avtonom.org

[youtube=http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=BlGs8JSVdBc]

Plus d’infos:

[Ouvriers de PSA Aulnay en lutte] Les jaunes travaillent, les chaînes de production toujours bloquées – 28 & 29 janvier 2013

PSA : Aulnay de nouveau bloquée par la grève

L’usine Peugeot Citroën d’Aulnay, à l’arrêt depuis dix jours et à peine rouverte sous surveillance, est déjà bloquée par les grévistes.

Les grévistes de l'usine PSA d'Aulnay ne démobilisent pas et ont même arrêté la production ce matin alors que la chaîne avait redémarré.

Les grévistes de l’usine PSA d’Aulnay ne démobilisent pas et ont même arrêté la production ce matin alors que la chaîne avait redémarré.

Alors que 200 cadres sont venus en renfort pour la réouverture de l’usine d’Aulnay ce matin lundi, la chaîne de production a été rapidement bloquée par les grévistes. La direction annonce 180 grévistes, contre 400 selon la CGT, sur les 2 800 salariés de cette usine qui doit fermer en 2014 dans le cadre d’un plan de restructuration prévoyant la suppression de 8 000 emplois auxquels s’ajouteront 1 500 départs naturels non remplacés. La grève avait déjà paralysé l’usine du 16 au 18 janvier. Elle a ensuite été fermée toute la semaine dernière, sur décision de la direction en raison d’une avarie électrique, mais surtout parce que les « conditions de sécurité » n’étaient « pas remplies ».

Au moment de la reprise du travail, les grévistes – en habits de ville – se sont rassemblés dans l’atelier montage derrière une banderole clamant « Non à la fermeture de PSA Aulnay ! » Un cordon de sécurité les séparait d’une vingtaine de cadres extérieurs déployés en « observateurs » par la direction. Ils ont ensuite voté d’un seul homme la grève. Sur les lignes, par petites grappes, des salariés, majoritairement intérimaires, attendaient que la ligne fabriquant laCitroën C3 se mette en marche, en vain.

« Il y a énormément d’absentéisme. Dans le seul atelier du montage, il y a entre 110 et 130 absents contre 50 un jour habituel, ce qui explique pourquoi on a du mal à tourner », a fait valoir une porte-parole de la direction. « Il y a des salariés qui n’ont pas eu envie de venir. Ils ont choisi cette solution pour ne pas casser la grève », a pour sa part jugé Jean-Pierre Mercier, délégué CGT, qui avait appelé à la grève le 16 janvier, dénonçant « les pressions de la direction » qui a renforcé la présence de vigiles à l’entrée de l’usine et appelé « plus de 200 cadres » d’autres sites en renfort. La direction avait promis, dans une lettre envoyée aux salariés, de les « protéger » quand ils reprendraient le travail ce lundi matin après 10 jours d’arrêt. Auparavant, elle avait dénoncé des « dégradations » de la part des grévistes et des « intimidations » sur des non-grévistes.

Noyau dur

Les cadres arrivés en renfort devaient « faire respecter le droit de grève et faire en sorte que la liberté du travail soit respectée » afin de « rassurer » les salariés et que « chacun puisse se comporter librement », a résumé le directeur du site, Laurent Vergely. « Parmi les grévistes, il y a un noyau dur qui a tendance à jouer avec les limites du droit », a-t-il affirmé. « On veut nous faire passer pour des casseurs, des terroristes, vous trouvez ça normal ? » s’est ensuite indigné l’un d’eux auprès de l’AFP.

Alors que ces équipes d’encadrement supplémentaires gagnaient leur atelier vers 6 heures, ils se sont fait siffler, huer et interpeller par des grévistes qui distribuaient des tracts aux portillons d’entrée dans l’usine, gardés par de nombreux vigiles. « Vous êtes en train de casser la grève, vous n’avez pas honte de ce que vous faites ! » leur a crié un gréviste. « Mercenaires ! » Les grévistes ont fait le tour de l’atelier pour convaincre les non-grévistes de rejoindre le mouvement, tandis que des clameurs et des battements de tambour résonnaient.

« C’est nous qui fabriquons la voiture la plus vendue dans le groupe (la C3, NDLR) et après tu nous dis elle coule ta boîte, eh bien, qu’elle coule ! » a argumenté un gréviste auprès d’un cadre venu en renfort de Poissy (Yvelines). « Viens, camarade, tu es l’un des seuls embauchés à ne pas faire grève. Fais comme nous, on va au vestiaire enlever ton bleu de travail », a dit une gréviste à un salarié, qui croisait les bras, secouant la tête en signe de refus.

 Leur presse – LePoint.fr (AFP), 28/01/2013 à 10h19

Lundi 28 janvier, malgré les vigiles, les provocations, et des centaines de cadres venus d’autres sites, la grève a repris à PSA Aulnay, et la production a été paralysée toute la journée.

[vimeo http://vimeo.com/58377987]

Ci-dessous une vidéo de l’AFP sur la reprise de la grève lors de l’assemblée générale qui a eu lieu lundi matin:

[vimeo http://vimeo.com/58396849]

Action des ouvriers en grève à la gare du nord (25/01/2013):

[vimeo http://vimeo.com/58289127]

Source: CGT PSA Aulnay

PSA : l’usine d’Aulnay toujours en grève

Le mouvement de grève se poursuit ce mardi à l’usine PSA Peugeot-Citroën d’Aulnay-sous-Bois, alors qu’une réunion de négociations a débuté à 8h30 à Paris, au siège du constructeur automobile. 

La production est à l’arrêt complet selon les syndicats CGT et Sud (dans le mouvement avec la CFDT locale). Les grévistes vont manifester en fin de matinée devant le siège du constructeur, avenue de la Grande Armée à Paris. C’est là que se tient une séance de négociations autour des mesures d’accompagnement du plan social (qui prévoit 8000 suppressions de postes et la fermeture de l’usine d’Aulnay).

Plusieurs centaines d’entre eux ont ensuite rejoint des manifestants du magasin Virgin et de Sanofi sur les Champs-Elysées. Pierre Laurent, numéro un du PCF, Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) et Olivier Besancenot (NPA) sont venus apporter leur soutien.

Les salariés grévistes devaient ensuite se rassembler devant le ministère du Travail, avec les salariés d’autres entreprises comme Goodyear (dont l’usine d’Amiens est elle aussi sous la menace de suppressions de postes).

Leur presse – Le Parisien.fr (GWENAEL BOURDON), 29/01/2013 à 15h03

[Ouvriers de PSA Aulnay en lutte] Les jaunes travaillent, les chaînes de production toujours bloquées – 28 & 29 janvier 2013

PSA : Aulnay de nouveau bloquée par la grève

L’usine Peugeot Citroën d’Aulnay, à l’arrêt depuis dix jours et à peine rouverte sous surveillance, est déjà bloquée par les grévistes.

Les grévistes de l'usine PSA d'Aulnay ne démobilisent pas et ont même arrêté la production ce matin alors que la chaîne avait redémarré.

Les grévistes de l’usine PSA d’Aulnay ne démobilisent pas et ont même arrêté la production ce matin alors que la chaîne avait redémarré.

Alors que 200 cadres sont venus en renfort pour la réouverture de l’usine d’Aulnay ce matin lundi, la chaîne de production a été rapidement bloquée par les grévistes. La direction annonce 180 grévistes, contre 400 selon la CGT, sur les 2 800 salariés de cette usine qui doit fermer en 2014 dans le cadre d’un plan de restructuration prévoyant la suppression de 8 000 emplois auxquels s’ajouteront 1 500 départs naturels non remplacés. La grève avait déjà paralysé l’usine du 16 au 18 janvier. Elle a ensuite été fermée toute la semaine dernière, sur décision de la direction en raison d’une avarie électrique, mais surtout parce que les « conditions de sécurité » n’étaient « pas remplies ».

Au moment de la reprise du travail, les grévistes – en habits de ville – se sont rassemblés dans l’atelier montage derrière une banderole clamant « Non à la fermeture de PSA Aulnay ! » Un cordon de sécurité les séparait d’une vingtaine de cadres extérieurs déployés en « observateurs » par la direction. Ils ont ensuite voté d’un seul homme la grève. Sur les lignes, par petites grappes, des salariés, majoritairement intérimaires, attendaient que la ligne fabriquant laCitroën C3 se mette en marche, en vain.

« Il y a énormément d’absentéisme. Dans le seul atelier du montage, il y a entre 110 et 130 absents contre 50 un jour habituel, ce qui explique pourquoi on a du mal à tourner », a fait valoir une porte-parole de la direction. « Il y a des salariés qui n’ont pas eu envie de venir. Ils ont choisi cette solution pour ne pas casser la grève », a pour sa part jugé Jean-Pierre Mercier, délégué CGT, qui avait appelé à la grève le 16 janvier, dénonçant « les pressions de la direction » qui a renforcé la présence de vigiles à l’entrée de l’usine et appelé « plus de 200 cadres » d’autres sites en renfort. La direction avait promis, dans une lettre envoyée aux salariés, de les « protéger » quand ils reprendraient le travail ce lundi matin après 10 jours d’arrêt. Auparavant, elle avait dénoncé des « dégradations » de la part des grévistes et des « intimidations » sur des non-grévistes.

Noyau dur

Les cadres arrivés en renfort devaient « faire respecter le droit de grève et faire en sorte que la liberté du travail soit respectée » afin de « rassurer » les salariés et que « chacun puisse se comporter librement », a résumé le directeur du site, Laurent Vergely. « Parmi les grévistes, il y a un noyau dur qui a tendance à jouer avec les limites du droit », a-t-il affirmé. « On veut nous faire passer pour des casseurs, des terroristes, vous trouvez ça normal ? » s’est ensuite indigné l’un d’eux auprès de l’AFP.

Alors que ces équipes d’encadrement supplémentaires gagnaient leur atelier vers 6 heures, ils se sont fait siffler, huer et interpeller par des grévistes qui distribuaient des tracts aux portillons d’entrée dans l’usine, gardés par de nombreux vigiles. « Vous êtes en train de casser la grève, vous n’avez pas honte de ce que vous faites ! » leur a crié un gréviste. « Mercenaires ! » Les grévistes ont fait le tour de l’atelier pour convaincre les non-grévistes de rejoindre le mouvement, tandis que des clameurs et des battements de tambour résonnaient.

« C’est nous qui fabriquons la voiture la plus vendue dans le groupe (la C3, NDLR) et après tu nous dis elle coule ta boîte, eh bien, qu’elle coule ! » a argumenté un gréviste auprès d’un cadre venu en renfort de Poissy (Yvelines). « Viens, camarade, tu es l’un des seuls embauchés à ne pas faire grève. Fais comme nous, on va au vestiaire enlever ton bleu de travail », a dit une gréviste à un salarié, qui croisait les bras, secouant la tête en signe de refus.

 Leur presse – LePoint.fr (AFP), 28/01/2013 à 10h19

Lundi 28 janvier, malgré les vigiles, les provocations, et des centaines de cadres venus d’autres sites, la grève a repris à PSA Aulnay, et la production a été paralysée toute la journée.

[vimeo http://vimeo.com/58377987]

Ci-dessous une vidéo de l’AFP sur la reprise de la grève lors de l’assemblée générale qui a eu lieu lundi matin:

[vimeo http://vimeo.com/58396849]

Action des ouvriers en grève à la gare du nord (25/01/2013):

[vimeo http://vimeo.com/58289127]

Source: CGT PSA Aulnay

PSA : l’usine d’Aulnay toujours en grève

Le mouvement de grève se poursuit ce mardi à l’usine PSA Peugeot-Citroën d’Aulnay-sous-Bois, alors qu’une réunion de négociations a débuté à 8h30 à Paris, au siège du constructeur automobile. 

La production est à l’arrêt complet selon les syndicats CGT et Sud (dans le mouvement avec la CFDT locale). Les grévistes vont manifester en fin de matinée devant le siège du constructeur, avenue de la Grande Armée à Paris. C’est là que se tient une séance de négociations autour des mesures d’accompagnement du plan social (qui prévoit 8000 suppressions de postes et la fermeture de l’usine d’Aulnay).

Plusieurs centaines d’entre eux ont ensuite rejoint des manifestants du magasin Virgin et de Sanofi sur les Champs-Elysées. Pierre Laurent, numéro un du PCF, Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) et Olivier Besancenot (NPA) sont venus apporter leur soutien.

Les salariés grévistes devaient ensuite se rassembler devant le ministère du Travail, avec les salariés d’autres entreprises comme Goodyear (dont l’usine d’Amiens est elle aussi sous la menace de suppressions de postes).

Leur presse – Le Parisien.fr (GWENAEL BOURDON), 29/01/2013 à 15h03

Aéroports, autoroutes, lignes THT, prisons, réacteurs nucléaires…. Crève Vinci

La lutte contre Vinci arrive aux arbres et tunnel au Royaume-Uni:

vincidegage-5b2e0Une ’Deuxième bataille d’Hastings’ a commencé il y a quelques mois au Sud Est de l’Angleterre. Les militants bravent la neige, le froid et la boue pour lutter contre la multinationale française Vinci et ses plans de construction d’une route à travers Coombe Haven, une zone de petits bois qui est certainement le site original de la Bataille d’Hastings.

Début Janvier, les ouvriers sont arrivés avec des tronçonneuses, et les militants ont occupé des arbres et des tunnels pour empêcher la route de Vinci. Ensuite, la police a expulsé et enlevé des militantEs locaux des ’lock-ons’ et des arbres. Il y a eu des actes de sabotage quotidiens. Deux sites – ’Base Camp’ et ’Three Oaks’, ont été expulsés, et un site, ’Decoy Pond’, reste intact.

Vinci a signé un contrat pour construire la route à 150 million d’Euros, il y a 3 ans. La route est la première de 200 nouvelles routes qui seront construites comme tentative de créer la croissance économique. La Royaume-Uni a une belle histoire de résistance aux réformes routières : pendant les années 90, le gouvernement a décidé de créer 600 nouvelles routes, et un mouvement de masse d’occupation est né. Après des années de lutte, le nombre de routes est tombée à 200 et finalement à 66. Si les projets actuels ne sont pas abandonnés, on peut souhaiter voir plusieurs sites de résistance prochainement!

Les routes, les aéroports, les centrales nucléaires. C’est quelque chose de rare et de spéciale de voir des gens se soulever face aux expropriations de leurs terrains pour ces projets. C’est quelque chose rare et spéciale de voir le courage d’une communauté qui fait face a l’avarice des riches et des puissantEs. A Coombe Haven, comme à Notre-Dame-des-Landes, au quartier libre des Lentillères à Dijon ou à la forêt de Khimki, on vit la même lutte contre Vinci. Et la même lutte continue, soit-elle contre une différente tête de la même bête, à Rossport contre Shell, au Val de Susa contre le TAV, et dans d’autres sites de résistance aux avancées de l’industrialisme. Dans les champs comme dans la rue. A travers les frontières, à travers les barrières de la langue. On apprend des unEs des autres, on enrichit nos luttes locales avec de nouvelles tactiques et perspectives.

Les Coombe Haven Defenders invitent des Zadistes à faire croître les liens entre les deux sites. En dépit d’un fort soutien local, il faut encore de l’enthousiasme et des savoirs. Le réseau de soutien local inclut une groupe qui offre des repas chauds chaque jour, des offres de covoiturage pour les nouvelles arrivées à la gare, du logement hors site pour faire des pauses, et aussi une équipe affûté de médias et de site web.

Le site est entre Hastings et Brighton, sur la côte Sud-Est, pas loin de la gare de Crowhurst. Suis le site web pour des cartes, les règles de base campement et des infos plus récentes :

Le blog de la lutte Coombe Haven Defenders

Source: zad.nadir.org, 27 janvier 2013

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Vu sur le blog Stop Vinci, 22/01/2013:

Vinci remporte un contrat de 300 millions d’euros dans le nucléaire

PARIS, 17 janvier (Reuters) – Vinci a annoncé jeudi avoir remporté dans le cadre d’un consortium un contrat pour la construction du bâtiment d’un réacteur nucléaire, d’un montant de 300 millions d’euros.

Le groupement, composé de plusieurs filiales de Vinci à hauteur de 58,3% ainsi que de Ferrovial Agroman (30%) et de Razel-Bec (11,7%), va construire le bâtiment principal destiné à abriter le réacteur Tokamak dans le cadre du projet européen ITER.

Le contrat porte également sur la conception et la construction de neuf bâtiments annexes sur le site de Cadarache, dans le sud de la France.

Les études démarreront en avril 2013 et les principaux travaux de génie civil à l’automne 2013, a précisé le groupe dans un communiqué.

Leur presse bétonneuse – Reuters.com (Blandine Hénault), 17/01/2013 à 18h22

Le groupe de construction Vinci a annoncé jeudi qu’il avait remporté un contrat en consortium avec l’espagnol Ferrovial et Razel-Bec (groupe Fayat), d’un montant de 300 millions d’euros, pour édifier le bâtiment qui abritera le réacteur Tokamak du projet Iter.

Ce contrat, d’une durée de 5 ans et demi, prévoit également la conception et la construction de neuf bâtiments annexes sur le site du centre de recherches nucléaires de Cadarache (Bouches-du-Rhône), au nord d’Aix-en-Provence, a indiqué le groupe français dans un communiqué.

Un groupement, composé de filiales de Vinci (58,3 %), de Ferrovial Agroman (30%) et de Razel-Bec (11,7%), a signé le contrat de construction avec Fusion for Energy (F4E), l’organisation de l’Union européenne chargée de gérer la contribution de l’Europe au projet ITER sur la fusion nucléaire.

Les études démarreront en avril et les principaux travaux de génie civil à l’automne 2013.

Le bâtiment principal est destiné à abriter le réacteur Tokamak, cylindre de 28 mètres de diamètre, 29 mètres de haut et 23.000 tonnes. Avec les deux bâtiments annexes qui lui sont accolés, il constituera une structure en béton armé de 120 mètres de long sur 80 mètres de large et 80 mètres de haut.

Les autres bâtiments annexes comprennent le bâtiment d’assemblage, un immeuble de deux niveaux et divers bâtiments de type industriel.

Le marché comprend également des portes nucléaires de grandes dimensions (d’une taille de 4 m x 4 m et d’un poids de 40 tonnes) antiradiations et résistant aux surpressions, dont les études et la réalisation seront effectuées par un groupement composé de Cegelec et Sommer.

La ministre française de la Recherche, Geneviève Fioraso, a rappelé jeudi que le projet de réacteur expérimental international, dont elle inaugurait le siège de Cadarache, était un défi dont l’objectif est de « fournir de l’électricité à chacun en 2050 ».

Ce siège va regrouper des personnes d’une trentaine de nationalités, la Chine, l’Europe, l’Inde, le Japon, la Corée du Sud, la Russie et les États-Unis étant associés dans cet ambitieux projet de réacteur expérimental, étalé sur 35 ans, qui vise à faire de la fusion thermonucléaire une source d’énergie illimitée.

L’Union européenne est le plus gros contributeur du projet avec un engagement de 6,6 milliards d’euros.

Le chantier de construction du réacteur a débuté en août 2010, mais l’obtention d’un premier plasma n’est pas attendue avant fin 2020.

Au printemps, des essais de convois doivent permettre de tester la route à grand gabarit qui verra dans le courant de l’année passer les premières pièces « du plus grand puzzle du monde », selon les mots du directeur général d’Iter Organization, le Japonais Osamu Motojima.

Leur presse – Cbanque.com (AFP), 17/01/2013 à 18h49

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En campagne contre Vinci

Parce que le capitalisme reste en expansion et cherche toujours à conquérir du pouvoir sur nos vies, parce que la machine qui nous domine est diffuse et omniprésente, il paraît difficile d’imaginer comment s’en émanciper. Une des stratégies possibles est de faire converger des forces en ciblant un de ses rouages pour participer à ébranler l’ensemble…

Partout pullulent les « grands projets » : lignes Très Haute Tension, Lignes Grande Vitesse, autoroutes, ceintures périphériques, métros, tramways, boulevards, tunnels, canaux, aéroports, etc. qui alimentent et relient d’autres chantiers mégalomaniaques tels que complexes nucléaires, barrages hydrauliques, terminaux pétroliers, parcs éoliens, zones commerciales, grands stades et urbanisation des campagnes.

Vinci se veut le « premier groupe mondial de construction-concession » ; il est l’un des collaborateurs favoris des pouvoirs publics dans leurs projets d’aménagement du territoire et leurs politiques néo-colonialistes. En tant que grand acteur de ce monde, Vinci est partout et se retrouve confronté à des luttes ici et là : le projet ITER de fusion nucléaire à Cadarache (13), les mines d’uranium au Niger, la LGV Sud Europe Atlantique, le projet d’aéroport international de Nantes à Notre-Dame-des-Landes (44), l’autoroute Moscou-St.Pétersbourg (forêt de Khimki)…

Si certaines tentacules du groupe sont bien visibles, les autres oeuvrent quotidiennement dans l’ombre en s’appuyant sur l’acceptation et l’isolement des individus. Une campagne pour créer des liens et des solidarités entre les personnes aux prises avec Vinci (salariés, populations bétonnées, déplacées, irradiées, opposants réprimés,…) pourrait permettre de dépasser des enjeux locaux et d’identifier Vinci comme un ennemi public.

De multiples actions fleurissent déjà contre Vinci, organisons-nous localement pour intensifier cette campagne de façon déterminée et endurante, et affiner des stratégies concrètes et à long terme.

Parce que c’est sur notre résignation qu’ils construisent leur business, partageons nos colères pour passer à l’offensive et se donner de la force.

Savoir reconnaître l’entreprise Vinci partout où elle se trouve

Voir la liste complète de toutes les boîtes et filiales du groupe Vinci

Source: Stop Vinci

[Aix-en-Provence] La stèle rendant hommage au général Bigeard vandalisée – Soirée du 10 au 11 janvier 2013

Selon la presse des képis et bidasses sanguinaires, la stèle posée sur un rond-point d’Aix en Provence en hommage au boucher général Bigeard, a été vandalisée dans la soirée du 10 janvier 2013.

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Les vandales ont également eu le temps de recouvrir la stèle de peinture rouge et de “tags”, dont on ignore le contenu.

[Suisse/Anti-WEF] Attaques contre la banque Crédit Suisse et la villa du PDG de Glencore International – Zürich, 24 janvier 2013

Des anti-Davos revendiquent deux explosions à Zurich

ZURICH, 25 janvier (Reuters) – Des activistes dénonçant la tenue du Forum économique mondial de Davos ont fait exploser une vitre de la banque Crédit suisse à Zurich et la boîte aux lettres du président de la société de négoce en matières premières Glencore.

Dans un communiqué diffusé sur internet, ils précisent avoir choisi ces deux cibles en raisons de leur soutien à la réunion annuelle des décideurs économiques et politiques dans la station de ski des Grisons.

Ils dénoncent aussi les conditions de travail chez Glencore et accusent Crédit suisse d’avoir « misé contre le peuple grec ».

La police suisse a confirmé vendredi l’attaque contre la branche zurichoise de Crédit suisse, dans le quartier de Hottingen; elle a également fait état d’une explosion jeudi à l’aube dans la ville résidentielle de Rueschlikon, à 6 km du centre de Zurich.

La banque suisse a indiqué qu’une vitre de protection de sa branche zurichoise avait volé en éclats. Glencore a confirmé qu’un incident s’était produit au domicile de son PDG, Ivan Glasenberg.

Personne n’a été blessé.

Leur presse – Reuters.com  (Caroline Copley et Clara Ferreira Marques; Henri-Pierre André pour le service français), 25/01/2013 à 15h06

La villa du patron de Glencore vandalisée

Des opposants au Forum Économique Mondial de Davos ont lancé jeudi des fusées sur la propriété du directeur général de Glencore International ainsi que sur un immeuble du Credit Suisse à Zurich.

Une petite explosion a causé des dommages au support de la boîte aux lettres de la résidence d'Ivan Glasenberg.

Une petite explosion a causé des dommages au support de la boîte aux lettres de la résidence d’Ivan Glasenberg.

Un groupe d’activistes anonyme a revendiqué cette action vendredi sur le site Internet d’extrême gauche indymedia.org.

Les activistes ont attaqués «les deux sites de manière coordonnée», affirment-ils dans un texte publié sur ce site.

La police du canton de Zurich a ouvert une enquête, a indiqué son porte-parole à l’AFP.

Les tirs de fusées ont notamment endommagé la boîte aux lettres d’Ivan Glasenberg dans sa villa située dans le quartier résidentiel de Rüschlikon.

Ivan Glasenberg est le directeur général et premier actionnaire de Glencore International, le géant du négoce des matières premières qui doit fusionner prochainement avec le groupe minier Xstrata.

«Un incident s’est produit sur la propriété d’Ivan Glasenberg», a confirmé un porte-parole de Glencore International.

«Personne n’a été blessé. La police a été informée et en train d’enquêter sur la situation», a-t-il ajouté.

Les militants d’extrême mènent régulièrement des actions symboliques durant le forum économique mondial qui se tient chaque année à Davos en Suisse.

Une cinquantaine de chefs d’État et de gouvernement ainsi que des grands patrons dans l’industrie et de la finance se réunissent cette semaine dans cette station de ski huppée pour la 43e édition de ce forum.

Leur presse – La Presse Canadienne (AFP), 25/01/2013 à 09h59

[Mexique] Libération du compagnon zapatiste Francisco Sántiz López

Francisco Sántiz López, base d’appui de l’EZLN: LIBRE !

libresantiz

Compañeros et compañeras

Nous sommes très ému-e-s suite à l’annonce de la libération du compañero base d’appui zapatiste Francisco Sántiz López. Beaucoup d’entre nous n’avons pu être présent-e-s pour l’accueillir personnellement à sa sortie, mais nous le sommes par le coeur et le poing levé.

Nous avons appris la nouvelle par les compañeros et compañeras qui l’ont accompagné et qui ont exprimé la joie de NOUS TOU-TE-S, c’est-à-dire de chaque adhérent-e de la Sixième Déclaration de la Forêt Lacandonne au niveau planétaire, de chaque personne de bon coeur qui s’est unie à nous par son humble action pour exiger justice durant ces 417 jours d’arbitraire.

« Avec le coeur rempli de joie nous embrassons celles et ceux qui sont loin, mais qui comme toujours sont proches »

Red contra la Represión y por la Solidaridad. (Réseau contre la Répression et pour la Solidarité)

Traduit par les trois passants -Merci à Valérie pour les corrections

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[Besançon] Agression néo-nazie lors du concert de Prince Ringard au bar Ze Muzic All – Soirée du 25 janvier 2013

Un témoignage à propos de l’agression fasciste de vendredi soir (25/01/2013) publié sur le mur facebook de Bison Teint:

« Ce soir du vendredi 25 janvier 2013, j’offrais à ma fille, 5 ans et demi, son premier concert avec papa, dans le Ze Muzic All à Besançon avec Prince Ringard, chanteur populaire et femme orchestre.

Tout se passe super bien, elle dance avec un copain plus jeune, le public est hétéroclite, jeune comme moins jeune écoute le concert qui débute à 20h, tout en chantant la reprise de Léo Ferré, « les anarchistes » pour se terminer sous les applaudissements de tout le public vers 21h30.

Elle est heureuse de sa soirée, avec tous les amiEs qui la chatouillent, la papouillent, lui offrent des sirops et vie une soirée privilégié avec son papa dans une période difficile après l’opération de sa soeur, me demande de partir car elle est fatiguée. C’est alors qu’au moment de partir, une personne entre en furie dans le bar, paniquée, en criant « des nazis, y a des nazis, ils gazent tout le monde dehors », ma réaction a été simple, j’ai pris ma fille et me suis réfugié au fond du bar, afin de pouvoir l’isoler s’il y avait un débordement. Heureusement ils sont partis plus vite qu’ils sont arrivés.

Qui sont ces représentants du front national, de la troisième voie, du bloc identitaire, des nationalistes, des national socialiste, … qui débarquent sur un concert et gazent les gens gratuitement, acte recherchant certainement la gloire auprès de leur camarade idéologique, au risque de blesser gravement quelqu’un, car il va sans nul doute, que si il n’y avait eu personne devant l’entrée, ils auraient gazé à l’intérieur du bar, or les gazes peuvent être mortel pour un enfant. Qu’ont t’ils obtenu, une gloriole absurde, il serrai d’ailleurs étonnant de les voir revendiquer leur acte publiquement, le courage politique n’étant pas leur apanage habituel.

Témoignage de plus sur les exactions de ces bas du fronts à Besançon, nombreuses vidéos et photos montrent ces personnages tenir le pavé, inquiétante descente aux enfers de cette ville qui perd l’auréole si magnifique à une époque.

Bref, j’ai eu peur, très peur, ma fille c’est posée beaucoup de questions, mais tout va bien, sauf l’envie de me promener à Besançon. »

BESANÇON : AGRESSION NÉONAZIE À LA PORTE D’UN CAFÉ-CONCERT

Besançon. « Une nuée de moineaux. Ils sont repartis comme ils sont arrivés, d’un pas rapide et ont gazé tout le monde sans dire un mot… Enfin si, ils ont lâché : ici on est chez nous » témoigne Sandra Rué, la gérante de « Ze music all », un café-concert ouvert depuis l’automne et situé 18, rue Rivotte.

Elle était au bar lorsque la dizaine d’individus « crâne rasé, bombers » soit la tenue du parfait petit néonazi ont débarqué « au moment où un client sortait pour aller fumer une cigarette. En tout, il y avait une demi-douzaine de personnes dehors. J’ai vu un nuage de gaz entrer dans le café en même temps que quelqu’un hurlait,

« les nazis, les nazis, ils nous gazent. J’ai sauté par au-dessus du comptoir… »

Les agresseurs s’enfuyaient déjà.

«Je les ai interpellés et l’un m’a dit sans se retourner on reviendra avec des cocktails Molotov.»

Vendredi soir, le café accueillait un concert de Prince ringard.

«Apparemment il y a un problème. Ce matin j’ai croisé un jeune du quartier qui était blessé au visage. Il m’a dit qu’il venait d’être agressé par le même genre de crânes rasés.»

En juin dernier, le collectif antifasciste de Besançon a publié sur son blog « fafwatch » (sic!) deux vidéos mises sur YouTube par des membres de la mouvance néonazie locale, dans lesquels ont voit un groupe identique s’en prendre très violemment à des personnes, à une terrasse de bar et au niveau du pont Denfert-Rochereau. Ces exactions qui n’ont pas donné suite à une plainte s’étaient apparemment produites vers le mois d’avril.

La révélation par le collectif antifasciste d’une enquête assez fouillée sur les possibles connexions des auteurs de ces violences a, par contre, elle, engendré une plainte actuellement en cours d’instruction par le commissariat de Besançon.

Leur presse locale – L’Est Répugnant (Fred JIMENEZ), 26/01/2013 à 15h53

Quelques précisions à propos de l’article de presse reproduit ci-dessous:

Le journaleux n’hésite pas à affirmer, sans vérifier ces sources (comme d’hab!), que fafwatch f-c et le Collectif Antifasciste de Besançon ne font qu’un….

Concernant le choix des personnes de ne pas porter plainte, c’est normal, vu que les fafs jouissent d’une impunité de la part de la police. Ce n’est pas ici qu’on ira pleurer à propos la collaboration entre crânes rasés et uniformes. D’après de nombreuses sources, le centre-ville grouillait de keufs hier soir (25/01/2013), or l’article ci-dessus précise qu’une autre personne s’est fait agressée dans Besançon…  

Mise à jour 28/01/2013 à 09h00:

La personne agressée en marge du concert durant la soirée aurait reçu des coups de couteaux au visage. De plus, de nombreuses sources ont confirmé une autre agression des fachos sur un adolescent dans le quartier Rivotte le lendemain matin (26/01/2013). Ce que l’on peut dire, c’est qu’il avait la gueule en sang. Il est plus que probable que les néo-nazis aient plein pied dans le quartier Rivotte, et qu'(au moins) un des nervis fascistes y habite. 

Donc prudence à vous, faites tournez l’info, et organisons la riposte.

N’hésitez pas à envoyer vos témoignages à l’adresse mail lechatnoiremeutier[AT]riseup[point]net

No Pasaran !

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[Belgique] Plusieurs caméras de surveillance du métro recouvertes de peinture à Bruxelles

STIB: des caméras vandalisées

DÉLINQUANCE ETTERBEEK Plusieurs caméras de vidéo-surveillance ont été recouvertes de peinture sur un quai de la station de métro Mérode, à deux pas du Cinquantenaire.

La vitre de protection d’une première caméra qui surveille la voie d’arrivée du métro en bout de quai avait été recouverte de peinture rouge il y a deux semaines. Celle-ci est désormais fonctionnelle, même si des marques rouges demeurent visibles.

Cependant, nous avons remarqué une seconde caméra recouverte entièrement par une peinture rouge de même couleur depuis mercredi. Il s’agit d’une caméra mobile qui peut filmer sur 360 degrés, installée au-dessus des quais de manière à protéger (et surveiller) les voyageurs. Visiblement, des bonbonnes de peinture ont été utilisées.

S’agit-il d’actes de vandalisme, ou d’actes politiques pour la protection de la vie privée ? La première hypothèse semble la plus probable, puisque les murs à proximité de la caméra aveugle ont également été tagués sur plusieurs mètres carrés.

Vendredi soir, la deuxième caméra n’avait pourtant pas encore été nettoyée. Parce que la caméra ne fonctionne pas et que personne n’avait remarqué le problème ? “La caméra fonctionne correctement”, affirme Gaétane Verwilghen, porte-parole de la Société des transports intercommunaux de Bruxelles (Stib).

“Nous essayons de réparer les dégâts le plus vite possible, car ces caméras contribuent à la sécurité des voyageurs et du personnel. En outre, “le nettoyage est une question de priorité”, poursuit la porte-parole – dans le cas en question – qui précise que “plusieurs autres caméras étaient fonctionnelles, comme c’est systématiquement le cas sur les quais comme dans les véhicules”.

Leur presse – DH.be, 19/01/2013 via Suie & Cendres