Archives mensuelles : février 2013

[Grèce/Flics porcs assassins] Justice pour Babakar Ndiaye – Athènes, 2 février 2013

L’Etat et ses frontières tuent une fois de plus…

 Le 2 Février 2013, le corps de Cheick Ndiaye a été retrouvé sur la voie ferrée de la station de métro Thissio dans le centre d’Athènes. Un ami, qui était témoin de la scène, affirme avoir vu Cheick poursuivi par deux policiers municipaux. Cheick était un migrant en provenance du Sénégal.

[vimeo http://vimeo.com/59593491]

Source: crisis-scape.net via From the greek streets, 13 février 2013

[Universités] Ni publique ni privée, Autogérée ! (Appel anarchiste à la grève étudiante du 28 février à Barcelone)

Barcelone, Catalogne : Appel anarchiste à la grève étudiante du 28 février

Le 28 février les étudiant-e-s sont de nouveau appelés à la grève contre les augmentations des droits d’inscription d’université et la privatisation croissante de l’éducation publique.

L’opposition à ces mesures, même ainsi, ne devrait pas nous aveugler et nous faire croire que la solution passe par un retour au modèle antérieur. C’est précisément ce modèle de gestion, l’étatique, qui a permis l’implantation de ces mesures que nous critiquons tellement. Les universités, maintenant ou avant le début des coupes budgétaires, sont les mêmes : centres d’extermination de la raison et de l’être humain converti à une simple valeur quantitative en vue de la sortie sur le marché du travail, que tant de fois nous avons au préalable refusé dans des grèves et manifestations. Depuis la critique de la privatisation et les coupes budgétaires, nous proposons et cherchons parmi tous une nouvelle façon d’apprendre et de diffuser la connaissance, sans l’intervention de l’État capitaliste, des entreprises privées ou des poli-professeurs aspirant à devenir des commentateurs télé progressistes.

Le 28 février nous sortirons dans les rues, mais pas pour défendre la perpétuation du système actuel mais pour montrer comment depuis une perspective révolutionnaire nous pouvons atteindre un modèle d’apprentissage basé sur l’horizontalité, l’autogestion et au service du peuple. Pour l’anarchie. Pas un pas en arrière dans la guerre sociale.

NI PUBLIQUE, NI PRIVÉE,

AUTOGÉRÉE !

Source: Contra-info,  27 février 2013

[île de La Réunion] La maison du fondateur local du FN ravagée par les flammes – Bras Canot (St-Benoît), nuit du 24 au 25 février 2013

Incendie dans la maison d’un militant du FN

La nuit dernière, la maison de Maurice Brasier a été ravagée par les flammes. Même si la thèse accidentelle semble privilégiée par les enquêteurs, les leaders du Front National parlent d’un acte criminel.

Hier, peu avant minuit, la maison du Fondateur du Front National (FN) à la Réunion – Maurice Brasier – a été fortement endommagée par les flammes à Bras Canot, sur la commune de Saint-Benoît.

Pour le secrétaire départemental du Front National Jean-Claude Otto-Bruc, il ne s’agit pas d’un accident. « Maurice Brasier est en état de choc. (…) Cet évènement est dramatique, c’est le deuxième bâtiment qui est détruit : le mien par écrasement, puis le sien suite à un incendie. Et ce n’est pas du hasard tout ça puisque le plus grand meeting de 2013 s’est déroulé hier ». En effet, un déjeuner- débat s’est tenu dans le restaurant de Maurice Brasier dimanche 24 février, juste à côté de sa maison personnelle.

Un technicien d’investigation criminelle a d’ores et déjà relevé un maximum d’indices sur les lieux du sinistre mais pour l’’heure, c’est bel et bien la thèse de l’accident qui est privilégiée par les enquêteurs puisque le feu serait lié à un problème électrique.

Leur presse – L’info.re, 25/02/2013 à 13h20

[Québec] Emeute lors du sommet de l’enseignement supérieur – Montréal, 26 février 2013

La manifestation tourne à l’affrontement

La manifestation qui a eu lieu ce mardi après-midi à Montréal a tourné au vinaigre. Elle avait pris calmement son départ vers 14h45 au centre-ville, mais des affrontements ont éclaté peu après 16h, forçant l’intervention du service anti-émeute de la SQ.

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Environ 5000 manifestants se sont réunis au square Victoria pour ensuite investir les rues du centre-ville de Montréal, tout juste après la clôture du Sommet sur l’éducation supérieure.

Le Service de police de la Ville de Montréal a déclaré la manifestation illégale dès son départ, aucun itinéraire n’ayant été remis par l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), instigatrice de l’événement.

L’ambiance était plutôt calme jusqu’à 16h, mais boules de neige, des oeufs, dess pétards et de pierres ont été lancés contre des policiers et divers bâtiments, comme les bureaux de Loto-Québec. Une vitre de l’UQAM a été brisée. La circulation au centre-ville a été fortement perturbée, notamment celle des bus de la STM.

Peu après 16h, les choses se sont envenimées.

Devant l’ITHQ les policiers disent avoir été l’objet d’attaques de manifestants après qu’ils eurent arrêté l’un d’entre eux. Les marcheurs, eux, répliquent que ce sont les policiers qui ont semé la pagaille lorsqu’un peloton du groupe d’intervention a séparé la foule en deux de façon plutôt musclée.

Quoi qu’il en soit, le virage pris à cet instant a été irréversible.

Des dizaines de boules de neige ont été lancées aux policiers, lesquels ont procédé à des arrestations parfois musclées, y allant de plaquages et de coups de pieds brutaux. En réplique, un jeune homme a lancé aux agents un bâton de bois servant à tenir une pancarte. Un autre a frappé un policier en plein thorax avec la hampe d’un drapeau noir.

D’autres ont utilisé les clôtures de chantier ceinturant le carré Saint-Louis pour ériger une barricade devant les agents, en vain.

Les bombes assourdissantes ont alors résonné et la foule s’est dispersée en petits groupes dans les rues environnantes.

Au total, treize personnes ont été arrêtées: cinq pour agression armée envers des policiers, six pour attroupement illégal, une autre pour avoir commis des méfaits sur des véhicules et une dernière pour avoir eu en sa possession du matériel incendiaire.

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«Tout n’est pas réglé»

Le rassemblement se voulait, au dire de l’ASSÉ, un plaidoyer en faveur de la gratuité de l’éducation au Québec, après un sommet au cours duquel le gouvernement s’est montré inflexible sur la question de l’indexation des droits de scolarité.

«Nous sommes ici pour démontrer que tout n’est pas réglé», a dit Marianne Chartand, étudiante.

Rue Sherbrooke, Luc Fournier, un travailleur, regardait la manifestation. «Ils ont gagné en partie leurs revendications. Je crois que la paix sociale devrait revenir.» Cet homme de Sherbrooke est séduit par l’idée de la modulation des droits de scolarité en fonction du coût des programmes d’étude.

Québec solidaire a appuyé la manifestation de l’ASSÉ. Les députés Françoise David et Amir Khadir y ont participé. Le parti de gauche est le seul à prôner la gratuité scolaire à l’Assemblée nationale.

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Leur presse – La Presse Canadienne (David Santerre, Émilie Bilodeau et Sylvain Sarrazin), 26/02/2013 à 17h30

des grenades assourdissantes ont été lancées sur la rue Saint-Denis.

des grenades assourdissantes ont été lancées sur la rue Saint-Denis.

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Un face à face à eu lieu au coin des rues Ontario et Berri.

Un face à face à eu lieu au coin des rues Ontario et Berri.

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Quelques photos prises de la presse Guide Montréal Nord (Claude Guiguère) & CTV news, 26/02/2013

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[Flics Porcs Assassins] Affiches en mémoire de Abou Bakari Tandia, Ali Ziri et Amine Bentounsi

En 2011 le réseau Résistons Ensemble lançait un appel à contribution pour réaliser des affiches contre les crimes policiers. L’idée étant de rappeler l’histoire d’une personne « tuée entre les mains de la police », pour que ces crimes ne tombent pas dans l’oubli, pour démasquer ce système qui tue.

Voici trois nouvelles affiches (visibles et téléchargeables en cliquant sur l’image) en mémoire de Abou Bakari Tandia, Ali Ziri et Amine Bentounsi:

Impression

Impression

Et la liste des meurtres policiers étant si longue, d’autres affiches sont disponibles ici

Mailing-list, 26/02/2013

[Besançon] Contre la réforme Fioraso: Assemblées Générales jeudi 28 février 2013

FRONT ÉTUDIANT DE LUTTE

ASSEMBLEE GENERALE  : JEUDI 28 FEVRIER

Les réformes successives dans l’Enseignement supérieur et de la recherche (ESR) engagées ces dernières années poursuivent une seule et même logique : la *privatisation progressive de nos universités* et la *marchandisation des savoirs*. Du processus de Bologne en 1999 à la « nouvelle licence » en 2011, l’accent est mis sur la *professionnalisation à outrance et l’ouverture aux capitaux privés*. La LRU (loi relatives aux Libertés et Responsabilités des Universités), imposée de force en 2007 puis remodelée en 2009 est la principale réforme responsable des dégâts causés aujourd’hui dans les universités : *sous prétexte « d’autonomie », celles-ci sont contraintes de gérer elles-mêmes leur masse salariale avec des financements étatiques en baisse constante*.

La ministre de l’ESR, Mme Fioraso, est en train de préparer une nouvelle réforme ne remettant absolument pas en cause la LRU et donc extrêmement dangereuse. D’autant plus qu’à ces différentes réformes s’ajoutent toujours les politiques d’austérité et de restrictions budgétaires menées par le gouvernement, notamment dans l’ESR. Les résultats de cette véritable arnaque à l’autonomie sont visibles aujourd’hui très concrètement : universités en faillite, disparition de filières « non rentables », gel de postes, amphis surchargés, locaux non entretenus…

Lire/télécharger le tract en entier

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE JEUDI 28 FEVRIER

10H AMPHI LEVEQUE

Une autre AG est prévue le même jour à l’UFR ST à 16h, amphi Croisot

Le front étudiant de lutte est soutenu par l’AMEB

Reçu par mail, 26/02/2013

[Québec] Protestations étudiantes lors du sommet sur l’enseignement supérieur – Montréal, 25 février 2013

Manifestations et vandalisme : deux arrestations à Montréal

Des manifestations et des actes de vandalisme ont marqué la première journée du Sommet sur l’enseignement supérieur organisé par le gouvernement du Québec.

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Les agents du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ont dispersé en fin de journée les manifestants au centre-ville après avoir déclaré l’« attroupement illégal dû aux actes criminels commis ». Ils ont fait état de deux arrestations pour « agression armée ».

Plusieurs manifestants s’étaient déplacés sur le boulevard De Maisonneuve, à Montréal, avant de se rassembler au square Cabot. Ils se sont dirigés vers L’Arsenal qui accueille les travaux du sommet. Un important dispositif de sécurité les y attendait.

Les marcheurs se sont ensuite dirigés vers l’est, rue Notre-Dame, sans avoir à aucun moment fait part de leur itinéraire.

Des manifestants interrogés par des journalistes de Radio-Canada ont plaidé pour un débat plus large, estimant que les travaux du sommet, étalés sur deux jours, ne sauront pas suffisants aborder en profondeur tous les dossiers.

Avant l’ouverture du sommet, une vingtaine de manifestants avaient marché en silence, aux abords de L’Arsenal. Les protestataires, dont certains étaient masqués, portaient une banderole où l’on pouvait lire « Grève mondiale contre les mesures d’austérité ». Ils étaient encadrés par des policiers à vélo.

Le SPVM prêt à faire face aux débordements

Le SPVM se disait prêt à faire face à tout débordement devant l’édifice historique du secteur de Griffintown. Les policiers de la Sûreté du Québec (SQ) prêtent main-forte à leurs collègues montréalais à l’intérieur du bâtiment, notamment pour assurer la sécurité de la première ministre. Selon les autorités policières, tout a été mis en place pour assurer sécurité et fluidité de la circulation.

Le ministre de l’Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, avait dit ne pas s’attendre à des débordements. « Nous ne nous sommes pas lancés dans une confrontation et nous ne sommes pas au coeur d’une crise, a-t-il expliqué. Il y en a eu une, l’année dernière, une crise. On n’est pas dans une crise actuellement. On a réussi à désamorcer ce rapport-là. »

Les bureaux de trois députés péquistes vandalisés

Les immeubles abritant les bureaux de trois députés péquistes, dont deux ministres, ont été vandalisés lundi matin.

Les bureaux de Beloeil du ministre Pierre Duchesne ont été barbouillés avec de la peinture rouge. Celui de Jean-François Lisée, ministre responsable de la région de Montréal, a également été vandalisé. Des vitres ont été fracassées et de la peinture blanche a été utilisée pour écrire « enlisée dans l’austérité ».

À Laval, l’entrée du bâtiment donnant accès aux bureaux du député et ancien président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Léo Bureau-Blouin, a subi le même sort.

L’édifice du ministère de l’Éducation, situé au 600 rue Fullum, a aussi été la cible de vandales. Des murs et des vitres ont été souillés.

Les vitrines du bureau de circonscription du député péquiste Jean-François Lisée ont été fracassées par des vandales la nuit dernière (du 24 au 25/02/2013)

Les vitrines du bureau de circonscription du député péquiste Jean-François Lisée ont été fracassées par des vandales la nuit dernière (du 24 au 25/02/2013)

La façade du 600 Fullum, immeuble qui abrite des bureaux du ministère de l'Éducation, a été aspergée de peinture.

La façade du 600 Fullum, immeuble qui abrite des bureaux du ministère de l’Éducation, a été aspergée de peinture.

130225_4196e_lbb-sommet-vandalisme_6Leur presse – Radio Canada, 25/02/2013 à 19h48

Un millier de personnes manifestent en marge du Sommet

Près de 1000 personnes ont marché dans les rues du centre-ville de Montréal pour la gratuité scolaire et surtout pour dénoncer le Sommet sur l’enseignement supérieur qui se tient lundi et mardi.

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Plusieurs protestataires ont affirmé s’être sentis trompés par la première ministre. «On a fait la grève pendant six mois et Pauline Marois a porté le carré rouge pendant une partie de cette grève. Elle disait qu’elle était de notre côté ce qui n’est plus vrai aujourd’hui», a dit Jérémie Barberger, un élève du cégep du Vieux-Montréal.

Son amie Alice Lefèvre qualifie le Sommet de «farce» puisqu’il ne durera que deux jours. «Ils vont discuter des frais, mais le gouvernement a déjà son idée sur le sujet… En plus, l’indexation, c’est une hausse, mais plus subtile.»

Les manifestants se sont rassemblés à la Place Cabot, à l’angle des rues Sainte-Catherine et Atwater. Un peu après 16h30, ils se sont mis en marche vers l’Arsenal, l’endroit où se tient le Sommet sur l’enseignement supérieur.

À l’arrivée des manifestants, plusieurs dizaines de policiers du Service de police de la Ville de Montréal et de la Sûreté du Québec surveillaient l’endroit. Des clôtures métalliques avaient également été installées autour de l’Arsenal pour l’événement. Les manifestants y sont restés pendant un peu moins d’une demi-heure en chantant des slogans avant de reprendre leur chemin.

Vers 18h30, la tension a cependant monté d’un cran sur la rue Sainte-Catherine lorsque des objets ont été lancés en direction des policiers qui suivaient sur le trottoir le déroulement de la manifestation. Ils ont répliqué en chargeant les protestataires, puis en utilisant une grenade assourdissante.

Les manifestants se sont finalement dispersés. Deux personnes ont été arrêtées.

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Leur presse – La Presse.ca (Emilie Bilodeau), 25/02/2013 à 19h53

[Mulhouse] Une patrouille de police attaquée aux cocktails molotov au Drouot – 24 février 2013

Mulhouse Jets de cocktails Molotov

Policiers visés au Drouot

Un équipage du commissariat de Mulhouse a été la cible de jets de cocktails Molotov hier vers 15 h 15. Les fonctionnaires qui circulaient à bord d’une voiture siglée ont été pris d’assaut à leur arrivée dans le quartier du Drouot, à l’angle de l’allée Nathan-Katz et de la rue de l’Ill. Quatre jeunes ont surgi alors que la voiture tournait à l’entrée de ce quartier. Deux cocktails ont été lancés et ont touché le véhicule. Deux vitres ont été brisées et les projectiles ont commencé à s’embraser. Les flammes ne se sont pas répandues. Personne n’a été blessé.

Un quart d’heure plus tard sur la base du signalement fait par les policiers et différents témoignages, d’autres policiers ont procédé à l’interpellation de quatre mineurs, âgés de 13 et 17 ans. Placés en garde à vue, ils n’ont été entendus que tard dans la soirée par les policiers du quart qui ont d’abord procédé à l’audition des témoins.

Leur presse de l’ordre – DNA.fr (A.C), 25/02/2013 à 05h00

[Italie] Brèves de révoltes et d’évasions dans les prisons pour sans-papiers – 18 et 22 février 2013

[Turin] Révolte au CIE – 22 février 2013

 Grosse révolte au CIE de Corso Brunnelleschi à Turin. Tout commence vers 21 heures  quand certains retenus tentent de s’évader escaladant les hautes grilles, mais sont repris par la police juste avant le dernier mur. Immédiatement la rage éclate dans tout le centre : certains retenus montent sur les toits et d’autres incendient les dortoirs de quelques sections. La réaction de la police est très violente, avec un usage massif de gaz lacrymogène qui rend l’air irrespirable jusqu’en dehors des murs. Un rassemblement de solidarité [ndt : constitué dans l’urgence à l’aide de la radio et des sms] est chargé à plusieurs reprises via Monginevro, et les CRS sont visés par quelques bouteilles et des gros pétards.

Ecoute le direct sur radio Blackout 105.250 avant la première charge, télécharge le fichier mp3 (en italien)

Ecoute le direct juste après la charge, télécharge le fichier mp3 (en italien)

 Dedans les retenus racontent que des personnes se sont fait taper et menotter,  sûrement déjà prêtes à être arrêtées et transférées à la prison de la Vallette. Alors que nous attendons des nouvelles, nous vous rappelons le rassemblement appelé samedi après-midi à 16 heures Corso Brunnelleschi.

Mise à jour du 23 février. Le quotidien La Stampa rapporte la nouvelle de la révolte parlant de dommages notables à l’intérieur de la structure:

Corso Brunelleschi : Révolte au Cie, Tram bloqué

Tensions et désordres, hier soir, au CIE de Corso Brunelleschi : les forces de l’ordre et les pompiers sont intervenus pour réprimer l’énième révolte dans la structure qui depuis des années anime, pas forcément dans le bon sens, la vie du quartier. Tout est né d’une révolte à l’intérieur du centre, vers 21 heures : un groupe de retenus a tenté de mettre le feu à l’un des dortoirs. Selon la version de la police, une quinzaine d’anarchistes présents à l’extérieur de la structure, a lancé des bombe carta [ndt : gros pétards] et des pétards contre le centre. Juste après une charge des forces de l’ordre,  ils ont riposté en lançant sur les agents en tenue anti-émeute des objets les plus disparates et en renversant les poubelles. Ce fut suffisant pour réveiller brutalement le quartier : la via Monginevro à la hauteur de la via Sacra di San Michele ainsi que la ligne 15 du tram ont été bloquées. Nombreux sont les résidents qui ont assisté de leurs balcons à ces instants de fortes tensions : dizaines de bouteilles cassées et les poubelles restées à terre. La situation s’est normalisée vers 22 heures. De nombreux dommages ont été causés à l’intérieur de la structure. »

Traduit de l’italien de macerie, 23 février 2013

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[Trieste] Révolte et évasion au CIE de Gradisca – 18 février 2013

Dans la soirée du 18 février 2013 des retenus du centre de Gradisca à la frontière entre l’Italie et la Slovénie tentent de s’enfuir. Une trentaine de retenus armés de barres de fer et d’objets dont l’usage à été détourné pour l’occasion sont sortis de leurs sections en utilisant un jeu de clef en leur possession et se sont affronter avec les vigiles. 5 personnes ont réussi a se faire la belle. Des retenus ont été mis en examen et une enquête ouverte pour connaître l’origine du jeu de clef.

le lendemain ils se sont de nouveau révoltés : ils ont tenté de détruire les cameras puis ont sortis les matelas et les meubles des chambres avant de les enflammer.

Traduit de l’italien de leur presse, 21 février 2013

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[Rome] Révolte au CIE de Ponte Galeria – 18 février 2013

Le lundi 18 février une révolte a éclaté au centre de rétention de Ponte galeria à Rome. Plusieurs dizaines de retenus sont montés sur les toîts et ont mis le feu au matelas.

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L’élément déclencheur de leur révolte semble avoir été le refus d’un jeune nigérian de se faire expulser. Sa résistance et la violence des flics a déclenché la solidarité des autres nigérians emprisonnés. Selon divers témoins, le centre de rétention a alors été mis à feu et à sang dans le secteur homme, les pompiers ont mis 3 heures à éteindre l’incendie. Selon les autorités seuls les nigérians, qui sont au nombre de 43 sur les 132 prisonniers du centre, auraient participé à la révolte. Selon d’autres retenus les révoltés seraient allés chercher tous les matelas et toutes les couvertures dans toutes les cellules, les auraient rassemblés et auraient allumé un feu. Victor, le jeune homme qui refusait l’expulsion n’a pas pu être expulsé. Par contre 8 personnes retenues ont été arrêtées et transférées de la prison pour sans-papiers à la prison pour tous (enfin, presque tous, ça dans la prison pour tous ce sont surtout les exploités qui y sont enfermés). En Italie en ce moment beaucoup de personnes sans papiers commettent des actes désespérés. Il y a quelque jour un homme dans cette situation s’est jeté sous le métro, un autre qui venait de recevoir un refus à sa demande d’asile s’est immolé à l’aéroport de Rome. Face à ces gestes de désespoir, les révoltes, même si elles sont parfois aussi désespérées, pourraient apparaître comme une bouffée d’air pur. Elles restent malheureusement trop souvent peu partagées, à l’intérieur comme à l’extérieur, et ne parviennent pas à briser les murs. Solidarité avec les 8 personnes emprisonnées et avec toutes celles qui, en s’opposant à l’expulsion d’un de leurs compagnons d’infortune, ont partagé ce petit moment de liberté retrouvé !

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reçu par mail, 21 février 2013

Source: Sans-Papiers Ni Frontières

[Dijon] La police accueillie aux cocktails molotov, la poukav citoyenne travaille – Soirées des 17 et 18 février 2013

Cocktails Molotov sur la police : 5 arrestations à Dijon

Lorsque dimanche soir, les pompiers étaient intervenus rue Joliot-Curie, où un local à poubelles venait d’être incendié, ils avaient essuyé, ainsi que les policiers qui les accompagnaient, des jets d’objets divers : pied de lampe, morceaux de table, pièces de mobilier.

Lundi, lors d’une nouvelle intervention pour un nouvel incendie allumé au même endroit, policiers et pompiers avaient été accueillis cette fois par des jets de cocktails Molotov.

Depuis les coursives du 5 e étage

Mais un imposant dispositif d’investigations avait été mis en place par les enquêteurs du groupe de voie publique de la sûreté départementale : ils savaient que ceux qui s’en étaient pris aux gardiens de la paix et aux pompiers avaient lancé leurs projectiles depuis les coursives du 5 e étage du bâtiment Réaumur, et ils disposaient de quelques informations obtenues par l’enquête de voisinage.

Et enfin, des témoins avaient parlé. Si bien que les enquêteurs avaient identifié cinq jeunes gens, tous domiciliés dans le quartier, tous déjà connus de la police et de la justice, tous âgés de 18 à 19 ans.

Interpellés à l’aube

Mardi, à l’aube, au cours d’une opération mobilisant des policiers du groupe de voie publique, de la brigade criminelle et de la brigade d’atteinte aux biens de la sécurité publique, trois des jeunes gens étaient interpellés à leur domicile, conduits dans les locaux du commissariat central et placés en garde à vue. Deux autres les rejoignaient au cours de l’après-midi.

Au cours de leurs auditions, les cinq jeunes gens auraient nié avoir lancé des objets ou des cocktails Molotov sur les pompiers et les policiers, mais certains auraient reconnu s’être trouvés dans les coursives de l’immeuble.

Le service départemental d’incendie et de secours, la police national et le bailleur social Dijon Habitat ont déposé plainte.

Un véhicule incendié

Les cinq jeunes gens, qui sont poursuivis pour les feux de poubelles, les jets de projectiles et, pour deux d’entre eux, pour avoir incendié un véhicule dans la rue Joliot-Curie le dimanche, devaient être présentés au procureur de la République dans la soirée d’hier. L’un d’entre eux pourrait être conduit directement à la maison d’arrêt pour trois mois : il faisait l’objet d’une peine d’emprisonnement avec sursis prononcée dans le cadre d’un autre dossier.

Leur presse – Le Bien Public.com (G. D.), 22/02/2013 à 09h55