Archives mensuelles : avril 2013

[Castres] Et par le mât, le dispositif de surveillance est hors-service – Quartier d’Aillot, soirée du 28 avril 2013

Castres. Aillot : vandalisme contre la vidéosurveillance

Castres

Le week end a été agité du côté du quartier d’Aillot à Castres avec plusieurs faits d’incivilités et de vandalisme qui ont débuté vendredi soir après un contrôle de police auquel s’est opposé un jeune homme. Les policiers s’étaient rendus sur place après une plainte pour tapage. Le garçon a été placé en garde à vue et sera jugé prochainement pour «outrages et rébellion». Mais dans la nuit qui a suivi, une voiture et quatre containers d’ordures ménagères ont été incendiés volontairement (notre édition d’hier). Des cailloux ont même été jetés en direction des pompiers venus sur place pour éteindre le sinistre.

Samedi soir, ce sont encore des poubelles qui ont brûlé.

Dimanche, vers 22h45, un nouveau feu de véhicule a été perpétré rue de Bretagne mais ce coup ci, les vandales avaient pris soin de casser les ampoules de plusieurs lampadaires d’éclairage public avant de s’en prendre au mât de support de deux caméras de vidéosurveillance.

Un ou plusieurs individus sont parvenus à forcer puis ouvrir une trappe situé au pied du mât et a allumer un feu à l’intérieur ce qui a mis hors service le dispositif de surveillance.

Les forces de police étaient présentes sur place et une enquête a été ouverte par le commissariat de Castres afin de déterminer l’identité des auteurs de ces violences.

Leur presse – LaDépêche.fr, 30/04/2013 à 08h07

[Montreuil/Bagnolet] Récit de la manif contre les expulsions et la gentrification – 27 avril 2013

Montreuil-Bagnolet (93): Récit collectif de la déambulation du 27 avril contre les expulsions et la restructuration urbaine

Depuis quelques semaines, rendez-vous était donné à Croix de Chavaux (Montreuil, 93) pour un rassemblement-déambulation contre les expulsions locatives, de squats, de terrains, et les restructurations urbaines en cours sur le territoire Montreuil/Bagnolet.

Dans un contexte d’aseptisation de ces quartiers, avec une chasse aux pauvres toujours plus intense et visible, cette initiative prise lors des assemblées hebdomadaires du Transfo permettait d’adresser un message clair : nous ne nous laisserons pas faire.

En préparation de la manifestation, une affiche et un tract ont été réalisé-e-s.

Le tract, tiré à quelques milliers d’exemplaires puis distribué notamment sur les marchés de Croix de Chavaux et de Bagnolet, au métro Gallieni ou lors de concerts au Transfo, abordait la question des restructurations urbaines en cours à Montreuil et à Bagnolet, et appelait à se rassembler ce samedi pour tou-te-s celles et ceux qui se sentaient concerné-e-s par ces questions.

L’affiche, qui reprenait quelques éléments du tract, a été collée sur Montreuil, Bagnolet et une partie de l’est parisien pour appeler publiquement au rassemblement.

Des tags appelant à la manif ont été faits sur Montreuil et Bagnolet les quelques jours avant le 27 avril, et une grande banderole a été accrochée, deux jours avant la manifestation à l’entrée de la rue piétonne de Croix de Chavaux, à l’endroit exact où la manif devait démarrer ce samedi.

CroixdeChav'

Ce samedi 27 avril donc, à 14h, l’absence de soleil ne nous a pas empêché-e-s de nous retrouver pour crier notre rage. A l’entrée de la rue du Capitaine Dreyfus, au métro de la Croix de Chavaux, c’est environ 250-300 personnes qui se retrouvent, prêtes à déambuler gaiement, au son de quelques chansons détournées contre les huissiers, les flics et les expulsions. Des prises de parole ont lieu sur la place, avec notamment la lecture du tract appelant à la manifestation.

Pas de keufs à l’horizon, exceptés un flic en civil et une voiture de la police nationale qui vient se garer à proximité du rassemblement pour observer ce qui se passe. Après quelques chants et prises de parole, le cortège s’élance donc sur la route – accompagné d’une caravane-sono et d’une batucada – en prenant la rue de Paris pour faire le tour de la place, derrière une grande banderole “Face aux expulsions, luttons contre la restructuration urbaine“, suivi-e-s de près par le véhicule de police.

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On s’engage ensuite dans la rue Girard, au son de slogans tels que “Grève, grève, grève des loyers, et crève, crève, les flics et les huissiers !” ou “Les maisons sont vides, occupation ! Et « les loyers sont trop chers, occupation !“. Une prise de parole a lieu rue Girard, à propos de la future expulsion du squat de “Michto”, pendant que nous repeignons la rue de divers pochoirs et tags (“La maison est à ceux qui l’habitent“, “À bas la propriété privée !“) dans la joie et la bonne humeur.

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Après la rue Girard, nous bifurquons sur la droite pour remonter sur la rue Edouard Vaillant, le long du marché. Le cortège remonté à droite de la place du marché s’arrête à l’angle du boulevard Chanzy, sous les yeux des nombreuses personnes présentes sous la Halle pour une brocante. Là, des ex-habitants de l’ancien squat de “La Clinique” (janvier-juillet 2009) prennent la parole pour rappeler ce qu’a été ce lieu pendant ses sept mois d’existence. Depuis, le bâtiment a été rasé, et le terrain vague qui l’a remplacé est toujours désert en attendant la soi-disant construction d’un centre commercial et de logements dits “sociaux”. La devanture du chantier et d’un bâtiment à côté sont égayées des couleurs chatoyantes de notre colère: “Grève des loyers, occupation !“, “Guerre à la propriété“, “Nous voulons tout, nous brûlerons le reste” ou encore “Les urbanistes au feu, les huissiers au milieu“. Sur un mur du terrain vague, on peut lire une énorme tag depuis début janvier, en solidarité avec la lutte à Notre-Dame-des-Landes: “2012: l’Ayraultport s’écrase – 2013: la révolte s’embrase“.

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Le cortège se remet ensuite tranquillement en route sur la rue de Paris, désormais devancé de loin par une voiture de police qui gère la circulation à une centaine de mètres devant nous, et toujours suivi de près par une seconde voiture. Les slogans sont toujours aussi joyeux: “A Robespierre, les loyers sont trop chers ; à Croix de Chavaux les loyers sont trop hauts“, “Un loyer pas cher, c’est toujours trop cher !“, “Squatteurs, locataires, solidarité face aux propriétaires“. Les murs de cette triste rue continuent d’être maculés par des pochoirs, graffitis et collages d’affiches. “Grève des loyers, crève les huissiers“, “Face aux galères, j’occupe ta résidence secondaire“, “Rangez vos miettes, on veut le tiroir-caisse“, “À bas la propriété“, “Si t’as pas de niche, prends ton pied de biche“, “Expulsion = baston“, “À bas l’État, les flics et les huissiers“, “Occupons tout” ou encore “Tant que vous aménagerez, nous vous saccagerons“.

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Le tract appelant à la manif est toujours distribué aux passant-e-s, qui pour la plupart se sentent directement touché-e-s par l’augmentation des loyers, les expulsions locatives ou la gentrification du quartier.

Une nouvelle intervention a lieu au niveau de la Halle Marcel Dufriche, où des Rroms sont régulièrement harcelés par les flics depuis plusieurs mois et où a eu lieu il y a quelques jours un incendie qui a ravagé une partie de leurs habitations.

On tourne ensuite sur la gauche pour prendre la rue Barbès, où trois flics en civils se promènent nonchalamment sur la gauche de notre cortège. Tout en filmant discrètement la manifestation (un flic a son portable accroché à la poche-poitrine de sa veste), ils s’arrêtent sur le côté et regardent la manif passer. Les cris de “Police, dégage !” et “Flics, porcs, assassins !” ne semblent pas les inquiéter plus que ça, bien qu’ils se glissent des bouchons de liège dans les oreilles pour ne plus subir nos outrages verbaux.

Non loin de la place de la République, une nouvelle prise de parole rappelle que pendant l’été 2011, la place a été occupée quelques temps par les squatteur-euse-s expulsé-e-s de la rue des Sorins (1 et 2).

Le cortège bifurque ensuite sur la droite, au niveau de la rue Bara, où se trouve le foyer de travailleurs migrants Bara, là où les gestionnaires de misère tentent de faire de la place, n’accueillant plus personne depuis plusieurs mois, et laissant environ 80 Maliens à la rue. Un des habitants prend la parole pour expliquer la situation actuelle du lieu.

Certain-e-s d’entre eux-elles se joignent à la manifestation, alors que les flics en civil continuent à nous coller. La foule s’énerve, commence à encercler les flics qui se prennent quelques petits projectiles sur la tronche (au passage, on rappellera que lorsqu’on jette des projectiles sur les flics, il est primordial de s’assurer qu’il ne tombera pas sur des manifestant-e-s ou des passant-e-s !). Ils sortent alors leurs matraques télescopiques, lancent une première grenade de désencerclement en plein milieu de la foule et dégainent un flashball qu’ils braquent à hauteur de visage sur les compagnons proches d’eux. Plusieurs personnes sont légèrement blessées aux jambes par cette grenade de désencerclement, qui sera suivie par au moins une autre, tandis que des tirs de flashball sont assénés à bout portant, dont au moins un à hauteur de poitrine/visage ! Les flics ont également sorti une gazeuse familiale et ont aspergé trois ou quatre personnes en pleine face. En quelques secondes, ils auront fait usage de tout leur attirail répressif. Certain-e-s manifestant-e-s chargent alors les flics avec des chaises provenant d’un bar de la rue et divers autres projectiles, les poussant à dégager définitivement. On peut se demander pourquoi ces trois flics en civil ne sont pas partis avant, car ils n’ont pas seulement mis en danger passant-e-s et manifestant-e-s, mais aussi eux-mêmes, en nous agressant et provoquant ainsi la colère de la rue.

Quelques minutes plus tard, les flics arriveront en force (commissaire, gendarmes mobiles et compagnie) sur la place de la République, non loin du foyer Bara, histoire de mettre la pression dans le quartier, mais ils ne s’approcheront plus de la manifestation. Aucune arrestation à signaler ce jour-là.

La manif s’arrête alors au croisement rue de Paris / rue Robespierre, le temps de s’assurer que tout le monde va bien. Du sérum physiologique est apporté aux personnes touchées par les gaz lacrymogènes, et la parole est prise à nouveau depuis la sono pour expliquer aux passant-e-s ce qui vient de se passer.

Ensuite, la manif continue le long de la rue Arsène Chéreau, jusqu’à la Place de la fraternité, limite entre Montreuil et Bagnolet. C’est l’occasion de prendre une petite pause, et d’une intervention au micro par des membres du collectif “Prenons la ville” sur les transformations du quartier et la récente expulsion d’un squat de Rroms sur la place. Nous discutons aussi avec le propriétaire du bar “Le bouliste”, sous le coup d’une fermeture prochaine de son établissement, nécessaire étape dans la restructuration du quartier en ghetto pour bourgeois-es.
Quelques pochoirs et tags viennent toujours égayer la zone.

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Nous nous dirigeons ensuite sur la rue Etienne Marcel, libres de toute présence policière. Le cortège se fait plus calme et les slogans plus rares. Il faut dire aussi que le coin est peu fréquenté, plus résidentiel.
On tourne ensuite au niveau de la rue Edouard Vaillant pour reprendre sur la rue Victor Hugo, histoire de passer un “big up” au Rémouleur.

Puis la manifestation prend la rue Robespierre, lance des slogans contre Vinci (multinationale connue entre autres pour ses chantiers de construction-destruction à Notre-Dame-des-Landes et à Khimki en banlieue de Moscou) puisque sa filiale “Jean Lefebvre” se trouve dans cette rue.

Le cortège fait ensuite une halte devant la rue de l’Avenir où un terrain squatté par des Rroms, sans eau courante, est la cible régulière de pressions policières (les flics ont notamment distribué des OQTF – obligations de quitter le territoire français – qui ont par la suite été annulées par le tribunal).

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Enfin, la manif emprunte l’avenue de la République en direction du Transfo, où une dernière intervention a lieu, affirmant la volonté de résister face à une éventuelle expulsion. Nous rentrons ensuite à l’intérieur, où une assemblée ouverte se tiendra, réunissant près d’une centaine de personnes. C’est l’occasion de discuter plus en détail des moyens de résister aux expulsions de squats et de tout autre type de logement, de faire le tour de nos idées pour s’organiser avec les personnes concernées par des expulsions dans les quartiers alentours et de partager quelques propositions sur les aspects pratiques que pourrait prendre la résistance à l’expulsion du Transfo. À suivre, que tout cela nous serve de moment de consolidation de résistances au monde du fric, des flics et de la propriété privée !

Source: Squat.net, 29 avril 2013

[Mexique] Halte au harcèlement contre les militant..e.s des droits humains – 27 avril 2013

Halte à l’harcèlement contre le NODHO et Enlace Urbano de Dignidad, adhérents à la Sexta, PUEBLA – MEXIQUE

A la Sexta,

Au Réseau contre la répression et pour la Solidarité,

Aux compagnes et compagnons de Enlace Urbano de Dignidad et du Nodo de Derechos Humanos adhérents à la Sexta;

Aux médias de communication alternatifs nationaux et internationaux;

Hier 27 avril 2013, des personnes non-identifiées sont entrées au domicile de Eduardo Almeida et Tamara san Miguel, membres du Nodo de Derechos Humanos et de Enlace Urbano de Dignidad. Ces personnes n’ont pris aucun objet de valeur, elles ont uniquement fouillé les meubles, ont volé des papiers et deux ordinateurs, ce qui exclut clairement un vol ordinaire. Il est clair qu’il s’agit d’un acte de harcèlement et de persécution contre deux défenseurs des droits humains et promoteurs communautaires, un de plus dans un pays qui tombe en ruine à cause de la corruption et de l’ignorance des mauvais gouvernements, un de plus venu du pouvoir qui persécute et agresse ceux qui essaient de faire un autre Mexique, un Mexique plus digne.

Face à cette agression, nous les signataires de cette déclaration, sommes solidaires des compagnons de Enlace Urbano de Dignidad et du Nodo de Derechos Humanos et exigeons qu’une enquête soit menée, que les responsables soient sanctionnés et que cesse toute forme de persécution, de harcèlement ou d’agression contre celles et ceux qui luttent pour la dignité et la justice.

Halte à l’harcèlement contre le NODHO et Enlace Urbano de Dignidad !

En Solidarité:

Centro de Documentación sobre Zapatismo, CEDOZ, État espagnol CGT, État espagnol Caracol Zaragoza, État espagnol Comité de Solidarité avec les Peuples du Chiapas en Lutte, Paris, France Fédération SUD éducation, France Les trois passants, France Nodo Solidale, Italie et Mexique Secrétariat international de la CNT, France Tamazgha, France Terre et Liberté pour Arauco, France Toile Libre, France LA PIRATA composée de : Nomads, Nodo Solidale, Colectivo Zapatista Marisol, Lugano, Italie et Suisse

Informations complémentaires :

Quelques heures après ce vol, il y a eu des tentatives de piratage des mails et sites web de ces organisations.

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*Antécédents (2010)

Aux compagnes et compagnons du NODHO des Droits de l’Homme – Puebla Au Conseil Démocratique des Maitres d’Ecole de Puebla (CDMP)

Au Réseau contre la Répression et pour la Solidarité

Aux compagnes et compagnons de l’Autre Campagne

Aux médias de communication alternatifs nationaux et internationaux

23 mars 2010

Depuis l’Europe, c’est avec beaucoup d’indignation et de préoccupation, que nous avons appris que la Procureure Générale de la Justice dont le directeur est Rodolfo Igor Archundia Sierra, a par l’intermédiaire du Ministère Publique de Javier Carrión Jiménez, déposé devant la deuxième juge du tribunal pénal de Puebla, Rosa Celia Pérez González, la demande d’enquête préliminaire 400/2009/-DMS-3º/DMS-II pour le supposé délit de « dégât à la propriété privée » du Syndicat Nacional des Travailleurs de l’education (SNTE) Section 23 et 51 et a demandé la mise en détention de Tamara San Miguel Suárez, y de Itzel Sánchez Martínez toutes deux apartennant au Nodho des Droit de l’Homme et adhérentes à l’Autre Campagne, ainsi que contre des Maîtres d’écoles, tous faisant parti du Conseil Démocratique des Maitres d’Ecole de Puebla : Mariano Rolón Castelán, Evaristo Matero Hernández, Lourdes Valderrábano Teresa, María de Jesús Herrera López, Marcelino Becerra Sollo, Justino Jacinto Rosas, Floriberto Vergara Cañongo, Rosa Isela Hernández Viderique, Mario Rubén Caamaño Lara, Gregorio Martínez Hernández, Marcelino Vázquez Ildefonso, Verónica Ramírez Jarquin, Lorena Ramírez Jarquin, Manuel Morales Espíndola, Élfego Márquez Luna.

Les 17 accusés sont les mêmes qui ont été frappés et détenus arbitrairement le 10 juin 2009 par des Policiers Ministériels, des policiers de l’Etat, des policiers métropolitains et des policiers municipaux de Puebla, quand le Gouvernement de l’Etat de Puebla en charge de Mario Marín Torres a réprimé une manifestation des maîtres d’Écoles contre l’Alliance pour la Qualité de l’Éducation (ACE). Depuis différents pays d’Europe, nous condamnons ces actes d’intimidation et exigeons que la Juge Rosa Celia Pérez annule l’Enquête préliminaire 400/2009/-DMS-3º/DMS-II pour le supposé délit de « dégât à la propriété privée » mené contre les maitres du Conseil Démocratique des Maitres d’Ecole de Puebla et contre les deux compagnes appartenant au Nodho des Droits de l’Homme de Puebla et adhérentes à l’autre Campagne.

Nous informerons les gens ici de ces actes d’injustice. Nous restons attentifs à ce cas.

Halte à la répression et à la criminalisation du mouvement social !

Prisionnières et prisionniers liberté !

S’ils en touchent unE, ils nous touchent touTEs !

Confederación General del Trabajo CGT del Estado Español Grupo IRU (estado español) Red Libertaria Apoyo Mutuo (estado español) Plataforma de Solidaridad con Chiapas-PLATA (Madrid-Estado Español) Comite de Solidaridad con los Pueblos de Chiapas en Lucha, Cspcl-París,Francia Grupo Les trois passants, Francia La Unión Mexicana Suiza (UMES) de Zürich Suiza, Colectivo ALANA (Solidaridad, Resistencia, Dignidad) Grecia. Cooperativa de Comercio Solidario “LA SEMILLA” Grecia Grupo Zero Hebdo, Paris, Francia Collettivo zapatista marisol, lugano

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* CONTEXTE: Nouvelle menace de répression contre le NODHO et les Maîtres d’écoles PUEBLA – MEXIQUE

Le 19 mars 2010 la Commission Juridique du Consejo Democrático Magisterial Poblano (CDMP) et le Nodo de Derechos Humanos (NODHO), nous avons été informés que la Procure Générale de Justice de Puebla (PGJ) en charge de Rodolfo Igor Archundia Sierra, par l’intermédiaire du Ministère Public (MP) Javier Carrión Jiménez, a déposé devant la deuxième juge du tribunal pénal de Puebla, Rosa Celia Pérez González, une demande d’enquête préliminaire pour le supposé délit de « dégât à la propriété privée » contre deux Défenseurs des Droit de l’Homme et 15 Maîtres d’écoles, les mêmes qui ont été détenus le 10 juin 2009 durant la répression contre une manifestation du Magistère.

Les Faits :

Le 19 mars on nous informe que depuis le 5 mars la PGJ, dont Rodolfo Igor Archundia Sierra est à la tête, par l’intermédiaire du MP Javier Carrión Jiménez,a déposé devant la deuxième juge Rosa Celia Pérez la Demande d’Enquête Préliminaire 400/2009/-DMS-3º/DMS-II pour le supposé délit de « dégat à la propièté privée » contre le Syndicat National des Travailleurs de l’Éducation (SNTE) Section 23 et 51 et demande la détention de Tamara San Miguel Suárez, Itzel Sánchez Martínez, toutes deux membres du Nodo de Derechos Humanos; de Mariano Rolón Castelán, Evaristo Matero Hernández, Lourdes Valderrábano Teresa, María de Jesús Herrera López, Marcelino Becerra Sollo, Justino Jacinto Rosas, Floriberto Vergara Cañongo , Rosa Isela Hernández Viderique, Mario Rubén Caamaño Lara, Gregorio Martínez Hernández, Marcelino Vázquez Ildefonso, Verónica Ramírez Jarquin, Lorena Ramírez Jarquin, Manuel Morales Espíndola, Élfego Márquez Luna, tous membres du Consejo Democrático Magisterial Poblano. Les 17 accusés sont les mêmes qui ont été frappés et détenus arbitrairement le 10 juin 2009 par des Policiers Ministériels, des policiers de l’Etat, des policiers métropolitains et des policiers municipaux de Puebla, quand le Gouvernement de l’Etat de Puebla en charge de Mario Marín Torres a réprimé une manifestation des maîtres d’Écoles contre l’Alliance pour la Qualité de l’Éducation (ACE). Les 17 détenus le 10 juin sont restés en liberté et ont déposé plus tard plainte auprès de la Commission des Droits de l’Homme de Puebla et auprès de la PGJ (No. 386/2009). Celle-ci a été enregistré le 17 Février par la Procureur de Puebla.

Vidéo de la répression du 10 juin 2009  

Sources:

Traduit par les trois passants et Val.

Reçu par mail, 28 avril 2013

[Luxembourg] Des flammes contre l’enfermement

Plusieurs feux se sont déclenchés dans plusieurs prisons au Luxembourg. 

A la prison de Schrassig:

  • samedi 30 mars 2013:

Un incendie s’est déclaré à Schrassig

SCHRASSIG – Pour des raisons encore inconnues, un petit incendie s’est déclaré ce samedi dans la buanderie du centre pénitentiaire de Luxembourg. Personne n’a été blessé.

Plus de peur que de mal ce samedi au centre pénitentiaire de Schrassig. Aux alentours de 16h, un incendie s’est déclaré dans la buanderie. L’alarme s’est tout de suite déclenchée. Heureusement, il n’y avait personne dans le local à ce moment-là. Les secours de Sandweiler, Niederanven et Schuttrange sont rapidement intervenus et tout est rentré dans l’ordre.

À noter qu’il ne s’agissait pas d’un gros incendie mais plutôt «d’un feu sans flamme qui avançait très doucement», explique la police, contactée par L’essentiel Online. Toujours selon la police, «ce serait peut-être des draps mouillés qui aurait chauffé», mais les causes exactes restent encore à éclaircir.

Leur presse carcérale – L’Essentiel.lu, 30 mars 2013 à 20h11

  • Dimanche 21 avril 2013:

Incendie volontaire à Schrassig

Un détenu a délibérément mis le feu à sa cellule dimanche soir à la prison de Schrassig.

Suivant la police, l’homme se serait servi de ses vêtements et du papier pour incendier sa cellule, dimanche soir vers 18h45.  Il a été amené  à l’hôpital d’Esch-sur-Alzette pour intoxication par la fumée.

Leur presse carcérale – LeQuotidien.lu, 22/04/2013 à 15h08

Au centre fermé pour mineurs de Dreiborn, le 23 avril 2013:

Mardi 23 avril vers 11h30, un incendie s’est déclaré dans l’atelier de menuiserie du centre rééducatif pour jeunes délinquants de Dreiborn.

Les dégâts matériels sont considérables, malgré l’intervention rapide des pompiers.

La cause de l’incendie reste inconnue et la police mène l’enquête.

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Traduit librement de la presse luxembourgeoise – wort.lu (de), 23/04/2013 à 13h50

[Mexique] Assassinat du compagnon Juan Vazquez de l’ejido de San Sebastian Bachajón (Chiapas) – 24 avril 2013

Assassinat du compagnon Juan Vázquez de l’ejido de San Sebastian Bachajón.

Le Réseau contre la Répression du Chiapas reçoit avec rage et indignation la nouvelle de l’assassinat du compagnon Juan Vázquez de l’ejido de San Sebastian Bachajón.

Juan a été pris dans une embuscade alors qu’il rentrait chez lui le 24 avril 2013, il a été atteint de cinq balles qui l’ont tué immédiatement. Après cette agression, les auteurs de ce lâche et infâme assassinat ont fui dans une camionnette rouge.

Tout au long de ces années, Juan Vázquez nous a accompagnés lors de nombreuses mobilisations, actions, événements, forums etc. Il a toujours été en première ligne dans la protection de son ejido pour la défense du territoire et contre le méga-projet touristique des cascades d’Agua Azul, et pour la liberté des prisonnières et des prisonniers politiques, dans le cadre de la Sixième Déclaration.

Nous attendons plus d’informations, mais dans tous les cas il est évident qu’il s’agit d’un assassinat politique à cause des multiples intérêts entrepreneuriaux, politiques et économiques dans cette zone.

Nous nous solidarisons avec ses proches et sa communauté et nous exprimons notre plus profonde douleur pour cette grande perte. Même ainsi nous ne nous décourageons pas et organisons cette rage pour renforcer notre lutte et maintenir toujours vivants notre compagnon Juan et son exemple de résistance.

Réseau contre la Répression du Chiapas

Vidéo – Témoignage des habitants de Bachajon, Chiapas/Témoignage des habitants de San Sebastian Bachajon, Chiapas, dont Juan Vázquez

Lettre de Solidarité et Condoléances depuis l’Europe suite à l’assassinat de Juan Vázquez

CONTEXTE :

Le terrain communal de Bachajón est placé dans la zone de la forêt – centre du Chiapas, dans la municipalité officielle de Chilón, région autonome zapatiste de San José en Rebeldía, lieu stratégique pour l’accumulation par la dépossession , cette zone héberge l’un des paysages naturels les plus beaux du monde : les Cascades d’Agua Azul. Il est important de mentionner qu’une technique de contrôle territorial utilisé par l’État, apparu durant les treize dernières années dans cette zone, est d’encercler les « ressources stratégiques » (terre, eau, biodiversité de la flore et de la faune, les connaissances culturelles, etc.) dans des « capsules de protection », ce que l’institution de l’État nomme zones de Protection de la Flore et la Faune (APFyF).

C’est le miroir de la valorisation de la nature, au niveau de sa richesse génétique, sa capacité de captage de carbone, l’abondance d’eau et son potentiel touristique, comme c’est le cas de la « Réserve de la Biosphère les Cascades d’Agua Azul ». C’est le résultat de cette stratégie d’accaparement territorial, la démagogie de « l’écotourisme » que le mauvais gouvernement de Juan Sabines promeut de manière complément absurde.

Le complexe touristique a été depuis 20 ans l’objet de la spéculation financière par les grandes associations hôtelières. Carlos Rojas, chargé du Secrétariat de Développement Social (SEDESOL) durant la présidence de Salinas, a commencé à projeter ses rêves dans cette zone de la forêt. La manière de valoriser le pillage des ressources était focalisée sur l’exploitation des paysages naturels à travers le tourisme. Le point de référence était les Cascades d’Agua Azul, avec la proposition d’en faire un centre qui ferait concurrence à Cancún au niveau touristique : le Centre Intégralement Planifié – Cascades d’Agua Azul (CIP-CAA).

Cependant, ce projet a été brisé par le soulèvement de l’EZLN en 1994, qui a mis en place la « loi agraire révolutionnaire ». Plus tard, avec la création des Municipalités Autonomes Rebelles Zapatistes, on a pu constaté la reconfiguration géographique de la résistance zapatiste. C’est en évoquant une partie de la proposition de la Sixième Déclaration de la Forêt Lacandone, en 2008 que plus de 1800 paysans communaux adhérents à l’Autre Campagne décident d’autogérer le péage du dit complexe touristique en exerçant leur droit à l’usage et à la jouissance de leur territoire.

Mais, parallèlement en mars 2008, les entreprises Norton Consulting, INC et EDSA Construction, obéissant au Projet méso-américain (Plan Puebla-Panama) présentent la proposition pour « élever l’économie à partir du tourisme dans la zone de la forêt du Chiapas ». L’étude a eu pour objectif de développer un plan stratégique qui identifie les espaces et les projets qui peuvent augmenter l’offre touristique. C’est-à-dire « plus de visiteurs et plus de frais » pour le futur CIPP-CAA.

La première étape du projet, consiste à développer une chaîne hôtelière basée sur le concept de « Long’s Retreat », et convertir les Cascades d’Agua Azul, en une « des expériences de resort la plus originale existante dans l’hémisphère Ouest ». Cela en développant quatre concepts d’hotels-resorts dans lesquelles investiront les chaînes les plus luxueuses en matière de tourisme mondial : l’Hôtel Boutique de classe mondiale, de Lodge/retreal – près des Cascades d’Agua Azul -, l’Hôtel de marque européenne cinq étoiles, le Resort avec hôtel, centre de conférences et de golf.

Les opérateurs pour de tels investissements sont : Luxury Collectión, Orient Express, Arman. Leurs tarifs par chambre vont de 300 à 1000 dollars la nuit (3.800 à 10.800 pesos). Des hôtels européens se font aussi remarquer comme : Sonesta, Barcelo, Sol Melia, Kempinsky. Pour hôtel, conférences et golf : Camino Real, Posadas, Park, Royal, Marriot, Hyatt, Westin.

De la même façon, la stratégie du gouvernement fédéral se met en place par le biais du Fonds National pour le Tourisme (FONATUR) en collaboration avec des institutions étatiques et fédérales tel que le ministère du Tourisme de l’État du Chiapas, le ministère du Tourisme et des Relations Internationales, le ministère des Communications et du Transport (SCT), la Procure Fédérale de la Protection de l’Environnement (PROFEPA), l’Institut National d’Anthropologie et d’Histoire (INAH).

On réussit à établir que le gouvernement de l’État du Chiapas a comme tâches principales :

  1. promouvoir, créer et gérer huit circuits touristiques – à l’intérieur desquels se trouvent le Couloir Palenque-Cascades d’Agua Azul-Toniná- San Cristóbal de las Casas ;
  2. élaborer des diagnostics et mettre en application des politiques environnementales comme instrument de gestion des réserves territoriales, en particulier pour le Centre Intégralement planifié des Cascades d’Agua Azul ;
  3. gérer par le biais du SCT la construction de l’autoroute San Cristobal-Palenque, ainsi que l’agrandissement ou le déplacement de l’aéroport de Palenque, qui serait la route pour transférer les touristes.

En ce qui concerne les Municipalités chargées de participer à l’exécution de ce mégaprojet, elles doivent :

  1. contribuer à l’image et à l’architecture du paysage ;
  2. étendre le périmètre de sécurité publique dans les zones et les circuits touristiques ;
  3. faciliter l’obtention de permis et de licences pour le développement des projets écotouristiques.

La criminalisation comme politique d’État et la répression comme instrument de contrôle, ainsi que le clientélisme, ont été rendus visibles d’une manière cynique en février 2010 et continuent aujourd’hui, quand des militants du Parti de la Révolution Institutionnelle (PRI) ont fait irruption dans la communauté zapatiste de Bolón Ajaw de manière paramilitaire, avec l’ordre d’expulser et de provoquer le déplacement des familles.

Un an après et à quelques jours près de la visite de Felipe Calderón dans cette zone touristique, une expulsion violente a eu lieu contre les compagnons de San Sebastían Bachajón. Depuis février 2011, la répression, l’impunité, la criminalisation, et le clientélisme (propre aux conjonctures électorales), se découvrent encore une fois, avec le mensonge et la démagogie bon marché qui, cette fois-ci, revêtent la barbarie du gouverneur de l’Etat du Chiapas, Juan Sabines, et de son serviteur Noé Castañón.

Le discours de « durabilité » et/ou de « tourisme responsable » ainsi que les soi-disant « tables de négociation » que le mauvais gouvernement utilise font partie du discours attrape-bobos et de la mise en scène montée de toutes pièces dont se sert aujourd’hui le gouverneur, ainsi que tous ceux qui obéissent à ses ordres et tous ceux pour qui importent peu les coûts environnementaux et la spéculation sur la biodiversité et les connaissances culturelles de cette région.

Nommer non seulement les sujets mais aussi les institutions qui promeuvent et gèrent le tourisme en criminalisant des compagnons, les rendre responsables et les engager face à leurs actions : la SEMARNAT, la CONANP, l’INAH doivent se charger des zones régionales et de la possession de la terre, ainsi que d’établir des critères et des programmes à l’ordre et pour le profit du tourisme. Le FONATUR, se chargera de formuler un business plan et le Plan Maître du CIPP-CAA et de participer au Programme de Développement Touristique de la Région-Forêt de l’État du Chiapas …

Bref : ce que nous présentons ici n’est qu’une partie de l’action spéculative dans la région. Cela démontre que les stratégies politiques du gouvernement fédéral, étatique et local ne sont pas si naïves. Dans la région, Juan Sabines et les partis politiques (PRI, PAN, PRD, PVEM), répètent la même politique : assistancialisme, clientéliste, la cooptation et la criminalisation de celui qui résiste, avec comme objectif de créer des conflits entre les communautés de la région afin d’administrer le territoire et de le remettre au capital financier et spéculatif.

Il est clair pour nous que le contexte où est né le conflit pour la gestion du péage d’Agua Azul, représente un miroir de la dispute entre ceux qui sympathisent avec les intérêts du grand capital, les transnationales et le système médiocre des partis politiques et ceux qui défendent le territoire qui donne la vie, qui représente un soutien économique, culturel et politique pour les communautés indigènes mayas, lesquelles construisent avec dignité des alternatives autonomes qui font face à un système de mort, le capitaliste. Dans ce contexte de lutte et de résistance, trois compagnons de Bachajon se trouvent toujours incarcérés : Antonio Estrada Estrada, est incarcéré dans la prison numéro 17 à Plages de Catazaja Miguel Vazquez Deara, est incarcéré dans la prison numéro 16 à Ocosingo Manuel Demeza Jimenez, est incarcéré dans la prison numéro 14 à l’Amate.

Source: noestamostodxs  – Traduit par les trois passants 

Reçu par mail, 28 avril 2013

Par ailleurs, l’Etat mexicain accentue actuellement sa collaboration avec la police européenne EUROPOL, contre les anarchistes. Un article sur cettesemaine revient sur le document interne d’EUROPOL sorti le 24 avril dernier dans la presse mexicaine

[Angleterre] A propos de la présence du maire au salon du livre anarchiste – Bristol, 20 avril 2013

[Au-delà de la saine réaction de quelques compagnonNEs, la question demeure tout de même de comment un maire a pu penser qu’il pourrait tranquillement se balader là… et comment il a pu y rester une heure de plus sans autre incident majeur, avant de rentrer se changer (The Telegraph, 22 avril 2013). Ne s’agirait-il pas là d’un énième exemple du possibilisme anarchiste dans ses grandes largeurs/largesses ? Ou comment à force de demander systématiquement des autorisations au pouvoir pour organiser nos initiatives sous prétexte de ratisser plus large et d’ouverture, on finit par accepter en leur sein ses représentants.

Si cela vous dit quelque chose, on se souvient par exemple qu’en août 2012, à la rencontre de l’Internationale des Fédérations anarchistes de St Imier, une crapule malvenue avait aussi été contestée dans un raout anarchiste du même genre, au grand dam de l’assistance : l’ex-adjoint du chef de la police lausannoise Aristide Pedraza]

Le maire de Bristol prend une douche caféinée au salon du livre anarchiste

actualitte.com, mercredi 24 avril 2013 à 12:41

Il a été poussé, est tombé à terre et a reçu du café sur la tête. « Ce n’était pas chaud, je n’ai pas du tout été brûlé » a déclaré avec humour George Ferguson, maire de Bristol, sur la BBC Radio Bristol. L’incident s’est produit samedi 20 avril 2013, en Grande-Bretagne. Cette année, le salon anarchiste du livre de Bristol s’est tenu au Trinity Centre, en plein air.

Un geste inattendu est venu bousculer cette fête. Sans rancune, le maire reste malgré tout partisan de cet évènement : « Beaucoup de gens étaient ravis, il y avait un bon état d’esprit général, sans compter les idiots ».

Ce qui était en revanche prévu : 65 stands, plus de 30 ateliers avec des présentations et des discussions en compagnie d’éditeurs, sur fond de crise économique mondiale. L’entrée était gratuite. Les politiciens en ligne de mire. Le maire n’était apparemment pas spécialement le bienvenu lorsqu’on connaît les motivations des organisateurs : « nous ne voulons pas payer pour la crise ».

Malgré l’incident plutôt amusant, l’évènement organisé par le Book Fair Collective a une ambition sérieuse. Le message est clair sur leur site : « Nous vivons une période dramatique. Les enjeux sont énormes ». Le comité a été créé en 2008 par des personnes se revendiquant anarchistes, dans leur démarche citoyenne et leurs activités.

Le but, en plus de présenter des livres d’hier et d’aujourd’hui, est d’ouvrir des débats, partager des idées et dans la bonne humeur. Il était précisé sur le site du Bristol Anarchist Bookfair qu’il y aurait des jeux et des activités organisées, un espace pour les enfants et un café délicieux. Le maire n’aurait peut-être pas dû passer par là…

Repris de Brèves du désordre

[Canada] Les matons travaillent en Alberta: Révolte à la nouvelle prison ‘Remand’ – Edmonton, 27 avril 2013

Alberta: au moins une prison aurait été saccagée en raison d’une grève

Un conflit de travail dans le cadre duquel des agents correctionnels oeuvrant dans des prisons provinciales ont quitté leur poste a résulté en un saccage du nouveau Remand Centre d’Edmonton par des détenus, selon le vice-premier ministre de l’Alberta.

Thomas Lukaszuk a pris la peine d’ajouter que les informations reçues étaient de deuxième main et que des responsables provinciaux tentaient de les confirmer.

Il a toutefois déclaré, lors d’une conférence de presse, que les prisonniers exploitaient le changement de routine au sein du bâtiment pour provoquer des dégâts.

Malgré ces informations, le vice-premier ministre a assuré que personne n’était en danger à l’intérieur ou à l’extérieur des prisons de la province.

Plus tôt samedi, le syndicat qui représente les agents correctionnels de l’Alberta avait indiqué que la Commission des relations de travail de la province avait jugé que la grève d’agents dans certains centres de détention était illégale et qu’elle leur avait ordonné de reprendre le travail.

Le porte-parole des Syndicats albertains des employés provinciaux, Bill Dechant, a précisé que le jugement s’appliquait aux agents du Remand Centre d’Edmonton et à ceux d’un établissement de Fort Saskatchewan.

La décision de la commission survient après que les travailleurs de sept centres de détentions eurent déclenché une grève pour protester contre la suspension d’un employé du Remand Centre qui se serait plaint de questions de sécurité.

Le gouvernement de l’Alberta avait affirmé que la grève était illégale et s’était tourné vers la commission pour qu’elle ordonne aux employés de reprendre le travail.

M. Dechant a déclaré que le syndicat demanderait aux employés s’ils veulent respecter le jugement de la commission.

On ne sait pas pour l’instant ce qui en était des employés en grève dans les autres centres de détention.

Les détenus dans les centres concernés ont été confinés à leur cellule et le personnel en grève a été remplacé par la police municipale et la GRC [Forces anti-émeute], ainsi que par des superviseurs des services correctionnels.

Leur presse carcérale – La Presse Canadienne, 27 avril 2013 à 20h55

Une source a rapporté à CBC que « la situation dans le centre était chaotique et dangereuse ». Les détenus ont tapé violemment les portes de leurs cellules. Les gardiens en grève se plaignent d’une situation « explosive » à l’intérieur de ce nouveau centre de rétention, qui a ouvert il y a seulement deux semaines.

En attendant, ce sont les forces anti-émeute qui gèrent le centre et les détenus sont confinés à leurs cellules. Des gardiens de plusieurs prisons du secteur (centre de détention provisoire de Calgary, centre pour jeunes délinquants d’Edmonton et les centres de détention de Lethbridge et Fort Saskatchewan) ont également rejoint leurs revendications pour ‘plus de sécurité’.

Traduit librement de la presse canadienne – CBC News, màj 27/04/2013 à 02h00

[Egypte] Attaques incendiaires contre le pouvoir et sa police: 12 émeutier.e.s arrêté.e.s – Le Caire, 26-27 avril 2013

Egypte: 12 membres du « Black Bloc » arrêtés devant la présidence

LE CAIRE — La police a arrêté 12 membres du « Black Bloc », un mouvement qui prône la violence contre le pouvoir en Egypte tenu par les Frères musulmans, après une attaque nocturne contre le palais présidentiel au Caire et l’incendie d’une voiture de police, a rapporté samedi l’agence Mena.

« Les forces de sécurité ont arrêté 12 jeunes qui étaient parmi les émeutiers lors des événements vendredi aux abords du Palais présidentiel » à Héliopolis, a indiqué l’agence officielle citant une source des services de sécurité.

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Des poursuites seront engagées contre les suspects, accusés d’avoir lancé des pierres et des objets incendiaires dans l’enceinte du Palais et d’avoir mis le feu à un véhicule de la police, a précisé cette source.

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Des échanges de jets de pierres ont opposé vendredi soir policiers et membres du « Black Bloc ». Des témoins ont affirmé à l’AFP que la police avait tiré des gaz lacrymogènes pour disperser ces manifestants masqués.

Des vidéos diffusées par la chaîne privée ONTV ont montré un véhicule de la police en feu aux abords du palais.

La télévision officielle a de son côté affirmé que « les affrontements entre la police et les Black Bloc devant le palais ont fait 20 blessés ».

Selon une source de sécurité, trois membres des forces de sécurité, dont deux officiers, figurent parmi les blessés.

Le procureur général égyptien Talaat Abdallah avait ordonné la semaine dernière l’arrestation de 22 membres de ce groupe, accusés de « terrorisme ».

Des manifestants, cagoulés ou masqués, parfois vêtus de noir de la tête aux pieds, sont apparus en janvier au Caire et dans d’autres provinces, se réclamant du « Black bloc », un mouvement prônant la violence et n’hésitant pas à affronter les forces de l’ordre et les Frères musulmans, dont est issu le président Mohamed Morsi.

Sur leur page Facebook, les militants se définissent comme « une génération issue du sang des martyrs » de la révolte de 2011 qui a chassé Hosni Moubarak du pouvoir et se disent des « martyrs en puissance ».

L’Egypte traverse depuis des mois une profonde crise politique émaillée d’affrontements meurtriers entre partisans et adversaires de M. Morsi.

Les environs du palais d’Héliopolis ont déjà été le lieu de tels affrontements, en décembre lorsque des heurts avaient fait dix morts parmi les anti et les pro-Morsi.

Leur presse – AFP, 27/04/2013

[Espagne] Révoltes des migrants pour passer la frontière entre le Maroc et l’Espagne – Melilla, 21 et 25 avril 2013

[Melilla] Une quinzaine de migrants affrontent les flics pour passer la frontière – 21 avril 2013

Six policiers espagnols ont été blessés dimanche en voulant empêcher une quinzaine de migrants d’Afrique subsaharienne armés de bâtons et de couteaux d’entrer à Melilla depuis le Maroc par la voie maritime, ont annoncé les autorités de cette enclave espagnole.

Les policiers ont dû recevoir des soins pour des hématomes et des égratignures, ont précisé les autorités espagnoles dans un communiqué.

Cinq migrants ont été arrêtés à leur arrivée à la plage de San Lorenzo à bord d’une barque, mais dix autres ont pu échapper aux policiers et entrer à Melilla.

Les autorités de Melilla ont souligné “l’attitude ouvertement violente des migrants”. Ceux-ci, “qui portaient des bâtons et des couteaux, ont empêché les gardes-côtes de les intercepter en mer”, et ont affronté les policiers qui les attendaient à terre lorsqu’ils ont abordé.

En mars, environ 150 migrants ont forcé la clôture qui sépare Melilla du territoire marocain et une cinquantaine d’entre eux sont parvenus à pénétrer dans l’enclave.

Une vingtaine de personnes, dont deux policiers espagnols avaient été blessés lors de cet incident, selon les autorités espagnoles de Melilla.

Selon l’Association marocaine de défense des droits de l’homme, 25 personnes avaient été blessées, dont un Camerounais âgé de 30 ans, décédé de ses blessures le 18 mars à l’hôpital de Nador au Maroc.

Repris de la presse 

[Mellila] 70 migrants parviennent à franchir la frontière lors d’un assaut collectif – 25 avril 2013

Entre 150 et 200 migrants ont organisé un assaut massif pour franchir la barrière grillagée séparant le Maroc de l’enclave espagnole de Melilla. 70 personnes sont parvenues à passer la frontière ce qui a donné lieu à un affrontement avec la police.

Six immigrants auraient reçu des soins pour “contusions légères” et un policier ainsi que deux gardes civils pour “contusions légères et morsures”.

La préfecture a annoncé le renforcement des effectifs de la garde civile…

Quatre jours plus tôt, dix migrants armés de couteaux et de bâtons avaient, eux aussi, réussi à entrer dans l’enclave.

Repris librement de la presse

Source: Sans papiers ni frontières

En juillet 2012, des affrontements entre migrants et protecteurs des frontières avaient également éclaté dans cette région entre le Maroc et l’Espagne