Archives mensuelles : juin 2013

[Espagne] Banques attaquées à Madrid et à Barcelone

Barcelone: agence bancaire ‘Catalunya Caixa’ attaquée (26/06/2013)

Dans la nuit du 26 Juin 2013, nous avons brisé les vitres d’une agence bancaire ‘Catalunya Caixa‘ de la rue Cantabria dans le quartier barcelonais de Sant Martí.

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Cette nuit-là, nous n’avons pas seulement cassé quelques fenêtres, mais, même pour quelques secondes, nous avons aussi cassé la paix sociale et les relations sociales marchandisés et autoritaire, prenant le contrôle de nos vies et détruisant la résignation et l’apathie durant quelques instants.

Nous avons attaqué cette banque spécialement pour trois raisons:

1) Pour être une institution capitaliste.

2) Pour être, dans un contexte plus spécifique, derrière une énorme quantité d’expulsions de maisons et de squats dans cette ville, tels que la procédure  d’expulsion en cours contre la Banque expropriée de Gràcia (Catalunya Caixa: vous feriez mieux de retirer votre plainte parce que le feu et les pierres sont plus puissants que vos fenêtres merdiques).

3) Parce que nous avons juste envie de le faire.

Nous tenons à dédier cette modeste action à tous les rebelles, antiautoritaires et anarchistes réprimés aux quatre coins du globe, depuis les quartiers de Barcelone ou de Madrid à ceux d’Athènes ou d’Istanbul. De Jakarta ou Minsk à Oakland, Mexico ou Santiago du Chili.

Nous invitons tous les réfractaires à se joindre à cette guerre sociale dans le cadre du rejet de toute autorité, et avec une seule idée en tête: attaquer.

Nous promettons plus.

Traduit de Barcelona Indymedia avec Contra-info, 28 juin 2013

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Madrid: banque BBVA attaquée avec des explosifs (10/04/2013)

Au petit matin du 10 avril, nous avons placé un engin explosif dans la BBVA sur le Paseo de Husares à Madrid. Notre objectif est de faire le plus de mal possible à ces temples de l’argent, en vue de détruire tout ce qui nous divise et nous réprime.

Notre haine est plus forte que la leur. La lutte est nécessaire pour la chute du système capitaliste, la lutte est nécessaire pour que nos prisonniers politiques soient libérés et soient débarassés des tortionnaires.

L’action directe est le chemin! Pas un pas en arrière contre l’Etat!

Groupe autonome de Madrid. FAI / FRI

Traduit de Contra-info, 25 juin 2013

[Mexico] Emeute lors de la manif en mémoire des compagnon.nes assassiné.e.s par les fascistes le 10 juin 1971

Ce 10 juin 2013 s’est tenue une manifestation en mémoire des compagnon.ne.s et étudiant.e. assassiné.e.s par le groupe paramilitaire fasciste du ‘Corpus Christi’ le 10/06/1971 (appelé « Massacre de Halconazo« ) Ce massacre fasciste avait pour but de mettre fin au mouvement étudiant de 1971.

De nombreux groupes anti-autoritaires et anarchistes étaient présents lors de cette marche; des édifices publics ont été attaqués à la peinture et des vitres ont sauté, dont celles du commissariat de la PRI nationale.

Plusieurs journaflics ont également été attaqués, dont certains se sont fait dépouillés de leur matériel.

Les affrontements avec la police ont duré pendant plus de deux heures. 22 personnes ont été arrêtées pour avoir attaqué la police ‘avec des pierres, bâtons et cocktails molotov‘, a rapporté le ministère de la Sécurité publique du District fédéral (SSPDF).

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VOIR LA VIDEO

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Un appel international à la solidarité avec les compagnon.ne.s arrêté.e.s a également été lancé.

Résumé traduit à partir de leur presse – aztecanoticias.com.mx (10/06/2013) via WarOnSociety et MaterialAnarquista

[Pays-Bas] Camp NoBorder 2013 du 2 au 10 août 2013 à Rotterdam

Camp NoBorder 2013 du 2 au 10 Août 2013, Rotterdam, Pays-Bas

Une semaine d’actions, de débats et d’ateliers.

antifrontexLe Réseau No Border des Pays-Bas organise du 2 au 10 Août 2013 un Camp No Border à Rotterdam. L’organisation de cette semaine militante d’actions, de débats, et d’ateliers est en lien direct avec les efforts de lutte incessants des migrants aux Pays-Bas ces derniers temps.

Depuis l’automne 2011, on a pu voir aux Pays-Bas de nombreux migrants mettre en place des formes de lutte nouvelles. Ils se rejoignent ouvertement dans la résistance contre les politiques de migration actuelles, en dépit des différences de nationalité, de milieu ou d’origine.

Les sans-papiers que les Pays-Bas prive de droit de séjour et de liberté de mouvement en ont assez que leur lutte pour une existence humaine reste invisible dans la société néerlandaise. Aujourd’hui, les migrants et les activistes solidaires ont déja monté différents campements, organisé de nombreuses manifestations, et ils occupent des églises à Amsterdam (Vluchtkerk) et à La Haye (Vluchthuis).

Dans ces conditions il est naturel que le Réseau NoBorder organise un Camp NoBorder. Les activistes NoBorder veulent ainsi participer aux efforts des migrants pour attirer l’attention publique sur leur problème.

Jusqu’ici les autorités gouvernementales ont régulierement montré qu’elles s’intéressent seulement aux intrigues politiques. Le marchandage législatif pour un ‘pardon pour les mineurs’ (kinderpardon) en échange de la ‘pénalisation du séjour illégal’ (strafbaarheidstelling illegaal verblijf) est un parfait exemple de ce dont sont capables les politiciens. Ils préferent de loin garder leur pouvoir politique plutôt que d’aider ceux qui sont à la rue parce qu’ils n’ont pas de papiers!

Le Camp NoBorder 2013 a différentes ambitions. Tout d’abord nous espérons, avec cette semaine d’ateliers et d’actions, participer aux efforts des migrants pour faire bruyamment résonner leur lutte dans toute la société néerlandaise: pour que plus personne aux Pays-Bas ne puisse dire qu’il n’était pas au courant qu’on jette des gens à la rue sans monnaie, sans nourriture, sans abri. Les migrants résistent contre les politiques actuelles de migration et nous participons à cette résistance.

En même temps nous voulons lors de ce camp recibler notre attention sur le capitalisme. Le capitalisme est la cause principale des guerres, comme par exemple les conflits pour le controle du pétrole ou d’autres matières premières, et du réchauffement climatique, qui à leur tour sont causes de flux migratoires. Personne ne fuit de plein gré. Dans notre société cupide et égoïste, il n’y a plus de place pour ceux qui cherchent désespérement à améliorer un peu leurs perspectives.

En tant qu’activistes NoBorder nous défendons le droit à la liberté de mouvement (freedom of movement) et réclamons l’abolition des frontières et des états. Lors du Camp NoBorder les ateliers et débats nous permettront de partager ces idées avec le plus de gens possible. Le Camp pourra enthousiasmer les participants à agir ensemble contre la politique migratoire étriquée des autorités, de droite comme de gauche. Des manifestations et actions publiques à différents endroits dans la région seront organisées depuis le Camp NoBorder.

Une autre raison pour organiser un camp en Août 2013 est le départ depuis Rotterdam, le premier week-end d’Août, du navire Lovis, qui visitera différents ports pour manifester en solidarité avec les migrants et créer des liens et dynamiques entre les différents individus et groupes qui luttent contre les politiques migratoires.

Le Réseau NoBorder Pays-Bas travaille avec des groupes semblables dans d’autres pays (d’europe), avec entres autres des réunions et des actions communes. C’est pour souligner et promouvoir le caractère international que le mot anglais ‘Camp’ a été retenu. Depuis la naissance de concept de Camp NoBorder en 1999, des camps ont été organisés à différents endroits à symbolique forte, tels que ports ou régions frontalières. L’année passée a vu des Camps NoBorder à Stockholm et à Cologne.

Il y aura beaucoup de travail dans les mois à venir pour organiser le Camp NoBorder. Le groupe de préparation est déja en contact avec des groupes de migrants et des activistes solidaires. Pour plus d’informations, et si tu veux participer aux préparations, tu peux nous contacter par info@no-border.nl.

Et bien entendu nous avons besoin de financement: toute donation est dès maintenant la bienvenue sur le compte 4253090 au nom de Ithaka, Utrecht, sous mention de “No Border Camp 2013”.

Le camp aura lieu 2 -10 Août 2013

  • Vendredi, 2 Août: Montage du camp
  • Samedi, 3 Août – Thème du jour: Voyage (vol) et l’arrivée – journée des réfugiés
  • Dimanche, 4 Août – Thème du jour: Frontex et la surveillance des frontières – traversée de la mer – passagers clandestins
  • Lundi, 5 Août – Thème du jour: Répression
  • Mardi, 6 Août – Thème du jour: Les profiteurs de l’industrie de détention et d’expulsion / listes noires
  • Mercredi, 7 Août – Thème du jour: Arrêtez les déportations!
  • Jeudi, 8 Août – Thème du jour: Journée contre les services DT&V (service pour forcer le retour), IND (Immigration), IOM (Organisation internationale ‘pour’ l’immigration), police de l’immigration
  • Vendredi, 9 Août – Thème du jour: Anti-capitalisme / cause des flux de réfugiés / Changement climatique
  • Samedi, 10 Août – Grande manifestation à travers Rotterdam
  • Dimanche, 11 Août – Démontage

Toutes les infos: nobordercamp.nl

[La Seyne-s/-Mer, 83] Nique la police – Quartier Berthe, soirée du 26 juin 2013

Des policiers attaqués à La Seyne-sur-Mer

Un équipage de police a violemment été pris à partie au cours d’une intervention à La Seyne-sur-Mer, a-t-on appris ce jeudi soir. Les faits se sont déroulés dans la soirée de mercredi dans le quartier Berthe, classé en zone de sécurité prioritaire (ZSP).

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Le pare-brise d’un véhicule de police pris d’assaut a été littéralement « troué » par les assaillants

« Les trois collègues intervenaient sur un véhicule en feu quand une dizaine de jeunes leur ont sauté dessus« , relate une source policière. « Ils ont été caillassés« , les assaillants « sont montés sur le capot« , ajoute la même source. Et de qualifier cet événement de « guet-apens« , en référence à un piège tendu la veille à des policiers à Toulon.

Des patrouilles de la brigade anticriminalité (Bac) et de la brigade de surveillance du territoire (BST) ont été dépêchés sur place pour ramener le calme. La voiture des policiers attaqués a été ramenés au commissariat avec un trou dans la lunette arrière.

Leur presse de l’ordre – VarMatin.com, 27/06/2013 à 22h41

[Chili] Compte-rendu des manifs du 26 juin à Santiago

Santiago, Chili : manifs du 26 juin

Ceci est un compte-rendu fait à partir de ce que nous avons pu voir dans les rues le mercredi 26 juin, c’est donc loin d’être exaustif car il y avait trois manifestations simultanées et plusieurs lycées attaqués la nuit, nous n’avons pas pu être partout.

L’animation a commencé dès 07 heures du matin à divers points de la capitale, se matérialisant par des barricades érigées devant les universités et les lycées. Comme d’habitude l’Utem et la Usach, les deux universités les plus combattives, n’ont pas été en reste.

"Feu aux prisons avec les matons dedans. Mémoire et subversion."

« Feu aux prisons avec les matons dedans. Mémoire et subversion. »

La manifestation commençait à 13h, mais des heures avant le centre ville était quadrillé de flics, et des jeunes jugés suspects ou qui n’avaient pas leurs papiers sur eux étaient arrêtés en prévention.

On pouvait aussi voir des hélicoptères voler au dessus de la manif, et un œil observateur pouvait déceler sur certains toits de la Alameda d’étranges photographes ou caméramans, flics ou journalistes (la même chose), malheureusement suffisamment hauts pour être hors d’atteinte des manifestants.

À 13h il y avait trois manifestations simultanées qui devaient se retrouver toutes à un même point, la place de Los Heroes. On compte plus de 100 000 personnes qui auraient assisté à la manifestation, qui n’était pas uniquement des étudiants, puisqu’il y avait plusieurs revendications, étudiantes, mais aussi laborales, ainsi que des revendications par rapport aux lois liberticides que l’État chilien s’apprête à nous sortir, entre autre la loi qui punit toute insulte sur les flics, et la loi Hinzpeter, qui parmi d’autres choses interdira le port de la capucha (la cagoule faite avec un tee-shirt)

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Sur la place de Los Heroes une partie de la manifestation a du remonter l’Alameda en direction de Republica, c’est à dire faire en sens inverse le parcours de la manif qui partait de la Usach, car les huanacos (canons à eau) et les flics à pied essayaient de mettre un terme aux attaques sur des magasins et signalétiques présents sur le parcours (À ce sujet, il est intéressant de voir qu’il y a plusieurs carrefours du centre ville qui n’ont plus du tout de feux, et que la circulation n’en est pas bouleversée, et même, les voitures font plus attention aux piétons que d’habitude). À noter plusieurs minutes de balais entre un escadron de flics et des jeunes cagoulés dans une rue adjacente à Los Heroes.

Et à un certain moment des centaines de personnes se sont retrouvées prises en tenaille entre plusieurs canons à eau, ce qui n’a pas terni la motivation des manifestants trempés sous une température de fin d’automne.

De ceux qui se sont dirigés vers Republica certains, des lycéens, ont monté des barricades devant leurs lycées présents dans le quartier, et on fait des salidas (tirer des cocktails ou des pierres, ou des chaises, ou autre, devant les lycées ou facs sur les flics), d’autres sont restés à combattre les flics sur l’Alameda, et une partie est allée se réfugier dans l’enceinte de la Usach, actuellement bloquée. Toute la journée il y a eu des affrontements sur le parvis de la Usach, les flics utilisant les canons à eau et tirant de nombreuses lacrymos, les gens depuis l’intérieur ou devant les grilles du campus tirant sur les flics tout ce qu’il leur passait sous la main. À noter un grand feu allumé qui aura servi à réchauffer les nombreux-ses qui s’était fait tremper par le huanaco, et qui a servi aussi à nettoyer l’air de la lacrymogène. Jusqu’à la tombée de la nuit et probablement plus tard il y a eu des affrontements à la Usach.

défense de la Usach

défense de la Usach

devant l’entrée de l'Usach

devant l’entrée de l’Usach

À 19h à plusieurs endroits du centre étaient aussi organisés des cacerolazos, qui se sont soldés eux aussi par des violences policières, et l’usage du huanaco. Pendant plusieurs heures autour de la place Italia il y a eu une sorte de trappe trappe entre flics et gais lurons armés de cuillères et de casseroles. À noter quelques barricades montées par certains « musiciens », notamment une devant l’université de Chile sur la Alameda, bloquant le transit pendant plusieurs minutes, avant d’être éteinte par le huanaco.

salle de classe dans la rue, devant le lycée d’Aplicación (Aplica)

salle de classe dans la rue, devant le lycée d’Aplicación (Aplica)

feu de joie devant l’Aplica

feu de joie devant l’Aplica

L’animation dans la capitale ne s’en est pas arrêtée là. Dans la soirée il y a eu une déclaration du gouvernement disant que dans la nuit les lycées bloqués qui sont censés être des lieux de vote pour les élections de dimanche allaient être expulsés, et la loi d’exception a même été donnée. Malheureusement il y a eu peu de soutien devant les lycées, certains ont été dégagés par la force, d’autres comme l’Aplica ou Dario Salas, ont eu la sagesse de partir d’eux-même, non sans emmerder au maximum les flics allant jusqu’à les bluffer, pour Dario Salas, attaqué vers 04:30 du matin, où les jeunes se sont échappés par une porte à l’arrière, ou à les ridiculiser pour l’Aplica, attaqué un peu après 03h du matin, où les lycéens ont sorti chaises, tables et tableau, dans la rue du lycée, allumé un grand feu, et se sont assis comme dans une salle de classe, invitant les flics à les rejoindre pour s’instruire. À part un coup de canon à eau alors que les jeunes essayaient de faire reculer les flics à coup de pierres, les flics ont finalement décidé de n’arrêter personne dans ce lycée puisqu’ils venaient pour débloquer le lycée, qui était déjà débloqué. Le scénario sera différent à Dario Salas, car lorsque les flics se sont rendu compte que le lycée était vide, ils ont lancé les motards aux trousses des lycéens, et deux jeunes ont été renversés.

VOIR LA VIDEO

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Au total la journée se sera soldé par plus d’une centaine d’arrestations pour les manifestations de l’après-midi, et 150 pour les quelques 22 lycées débloqués la nuit du 26 au 27.

Espérons que ces évènements soient les prémices d’un mouvement plus important qu’en 2011, et que les revendications des étudiants dépassent les demandes réformistes de l’éducation gratuite. De fait il n’y a rien à demander à l’État.

Et si l’État par le biais de la presse parle de délinquants, pensant insulter ceux qui agissent dans les manifs, assumons ce mot, oui nous sommes des délinquants, et oui notre but est de détruire l’État et ce qui le représente. Qu’à chaque manif il y ait des banques, des ministères, des comicos, des caméras et des journalistes attaqués. Et manifestons notre rage aussi dans les quartiers bourgeois, là où l’opulence dégoutante règne, attaquons leurs belles maisons, caillassons leurs gros quatre quatre. Que la peur change de camps !

Que des feux de joie embrasent les barricades
et  réchauffent l’hiver de Santiasko !

Source: ContraInfo, 29 juin 2013

[Besançon] Parmi les cibles: banque, office du tourisme, palais de justice et parking pour bourges

Détériorations à Besançon : le suspect en détention provisoire

Il n’a pas l’air comme ça. Ni d’un SDF, ni du furieux délinquant qui adresse un doigt d’honneur à la caméra avant se passer les nerfs sur les voitures en stationnement du parking Beaux-Arts.

Voiture défoncée du parking souterrain des 'Beaux-Arts'

Voiture défoncée du parking souterrain des ‘Beaux-Arts’

Rhadli B. est plutôt un quadragénaire au port élégant, barbe bien taillée, tignasse poivre et sel, qui s’exprime paisiblement, pour tout nier en bloc, hier, en comparution immédiate.

Entre le 31 mai et le 27 juin, on lui reproche d’avoir, en quatre temps, détérioré une bonne quinzaine de voitures. Et le 25 juin, d’avoir pulvérisé plusieurs baies vitrées de la piscine Lafayette. La banque populaire lui réclame également 4 900 € pour les détériorations commises sur une vitre et un distributeur de billets. Il a déjà été jugé, en son absence et condamné à 2 mois de prison avec sursis le 11 février pour avoir dégradé une porte de l’office de tourisme et une autre du palais de justice. Il devait comparaître hier matin, pour une série de pneus crevés au centre-ville et se trouve encore convoqué le 4 novembre pour des faits similaires.

Un « sosie » ?

Quand ils ont vu sa silhouette sur les vidéos de surveillance du parking et entendu les descriptions des rares témoins des faits, les policiers n’ont eu aucun doute sur la personne à laquelle ils avaient affaire et sont allés la chercher. Lui prétend qu’il s’agit de son « sosie ».

Histoire de savoir si deux personnes se cachent bel et bien dans le même corps, le procureur Alain Saffar a requis une expertise psychiatrique ainsi que le placement en détention provisoire de ce curieux personnage, afin d’éviter tout risque de récidive et garantir sa représentation au procès. Pour Me Hakkar, Rhadli B. est certes « lunatique. Mais il est paradoxal de réclamer une expertise psychiatrique et la détention provisoire. Mieux vaudrait un placement en hôpital spécialisé. » Qui plus est, pour l’avocat, « s’il y a des similitudes sur la tenue vestimentaire de mon client, on n’a pas d’image nette. On ne voit pas son visage… »

Le président Martin Saint-Léon a confirmé les réquisitions et reporté le procès au 24 juillet. Au soulagement des abonnés du parking qui n’osaient plus y stationner. Six victimes étaient présentes à ce procès dont certaines avec un préjudice allant jusqu’à 1 500 € non remboursés par une assurance. Elles comptent prendre attache avec le maire pour lui demander de faire pression sur la société gestionnaire du parking, sous délégation de service public, afin qu’elle améliore la sécurité des installations et garantisse une surveillance effective des lieux. Les caméras n’ont qu’une vision partielle de l’endroit et jamais le concessionnaire n’a pris la peine de prévenir la police, laissant le soin de le faire aux victimes, qui ont encore en travers de la gorge de n’avoir même pas été remboursées de leur ticket.

Leur presse bourgeoise – L’EstRépugnant.fr (Fred Jimenez), 29/06/2013 à 05h00

Casser pour s’exprimer…

Que dire, si ce n’est que le temps est à la casse. Des actions ciblées, pas toujours compréhensibles et forcément gratuites. Enfin, presque…

Pour la dizaine d’automobilistes qui ont découvert leur pare-brise ou leur lunette arrière pulvérisée à coups d’extincteurs, au cours de la soirée de lundi, dans les sous-sols du parking Marché-Beaux-Arts, l’effarement le dispute à l’ennui des démarches, des réparations et probablement, même pour les mieux lotis sur le plan de leur assurance, d’une franchise plus ou moins élevée à payer.

Grimaces aux caméras

L’auteur des faits serait connu et n’hésite pas à narguer le dispositif de vidéosurveillance (on n’ose pas dire protection) en grimaçant à l’adresse des caméras.

Monique, l’une des victimes, est amère : « J’ai téléphoné au responsable du parking qui m’a indiqué clairement que personne n’était payé pour surveiller. Quand je lui ai dit qu’il serait bon de le préciser à l’entrée, il m’a répondu qu’il comprenait bien mon désarroi, mais qu’il n’allait pas se mettre un coup de couteau… Moi, si je me gare dans ce parking payant, c’est parce que je pensais qu’il était protégé. Si ce n’est pas le cas, il faut que les gens le sachent. Qu’ils sachent qu’ils peuvent se trouver face à un jeune homme capable d’une violence choquante. »

Après le vandalisme à l’encontre des « Sucettes » Decaux, dont on discerne à peu près le motif. Après les atteintes totalement irraisonnées aux bas-reliefs de la collection Pfsiter, au Centre diocésain. Après les profanations révoltantes commises au cimetière de Saint-Claude. Les dégradations sur des véhicules en stationnement semblent devenues un nouveau défouloir local.

S’il s’agit d’un phénomène que l’on a toujours plus ou moins connu dans une moindre mesure, lors des soirs de beuveries, celui-ci prend une ampleur soudaine.

Récemment, un illuminé s’en est pris aux pneus de plus d’une centaine de véhicules dans la Boucle. À peu de temps d’intervalle, il a été interpellé à deux reprises pour des faits similaires et remis en liberté avec une convocation en justice. Et c’est la troisième fois que le casseur revient au parking Marché-Beaux-Arts.

La même presse répugnante (Fred JIMENEZ), 26/06/2013 à 07h34

Un ‘article’ du crétin de journaleu S. Lacroix, publié dans le même torchon local le 25/06/2013:

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[Belgique/Flics porcs assassins] « Le policier qui était à côté de moi m’a dit: ‘tu vas te calmer, tu vas recevoir sur ta g…’ » – Bruxelles, nuit du 22 au 23 juin 2013

Un cas -possible- de violences policières à Bruxelles

fpaUne habitante d’Ixelles dit avoir été violentée par des policiers de la zone Bruxelles-Ixelles, la nuit du 22 au 23 juin (la nuit de la fête de la musique). A ce stade, la zone de police refuse de réagir sur le fond de l’affaire. Mais assure qu’une enquête interne va être ouverte. Certains éléments du dossier sont troublants.

Le témoignage de Renate Brantz donne froid dans le dos. Il fait état tour à tour de coups de poings portés à deux reprise, au visage, par deux policiers, d’humiliations permanentes y compris de la part d’ autres agents du commissariat, et de comportements pervers dans le chef de certains. Voici quelques extraits choisis: Tout a commencé, dit la victime présumée, par son arrestation et son menottage en pleine rue d’Ixelles, après avoir demandé à des policiers de laisser en paix des jeunes à qui ils s’adressaient. « Le policier qui était à côté de moi m’a dit: ‘tu vas te calmer, tu vas recevoir sur ta g…….’ Après m’avoir frappé sur la droite du visage, ils m’ont dit qu’ils allaient me conduire chez le docteur« .

La bavure se serait produite rue du Belvédère, située juste derrière l’ancien bâtiment de l’INR.

La bavure se serait produite rue du Belvédère, située juste derrière l’ancien bâtiment de l’INR.

La police refuse de commenter l’affaire

Il est difficile de vérifier chacune des accusations portées par Renate Brantz, puisque la police refuse de commenter le fond de l’affaire, et de nous donner accès au dossier. Mais nous avons en notre possession quelques documents qui attestent de faits précis.

Tout d’abord, l’intéressée a bien été de passage au commissariat, cette nuit-là. Un rapport indique que Renate Brantz a par ailleurs bien été reçue à l’hôpital d’Ixelles, entre 5 et 6 heures du matin, et vue par un médecin. Lui étrangement a déclaré son état de santé satisfaisant.

Pourtant quelques heures plus tard, après sa sortie du commissariat, la victime présumée s’est représentée spontanément au même hôîtal où, là, une médecin a  constaté de multiples contusions, ecchymoses, et hématomes.

Que s’est-il réellement passé cette nuit-là? La question nécessitera une réponse. Un dossier de plainte a été introduit au comité P.

Leur presse de l’ordre – RTBF.be (Barbara Boulet), 29/06/2013 à 13h10

[Russie] Bref récapitulatif à propos de la répression des antifascistes de Moscou

Alexeï Sutuga

Alexeï Sutuga

Le 19 juin 2013, Alexeï Sutuga a été libéré sous caution par le tribunal municipal de Moscou en attente de son procès.

Trois antifascistes de Moscou, Alexeï Olesinov, Alexeï Sutuga et Alyon Volkov ont été arrêtés respectivement en février, en avril et en novembre 2012 pour ‘hooliganisme’ (loi 213.2 du code pénal russe) lors des événements du 17 décembre 2011 au club ‘Vozdukh': durant un concert antifasciste, des fascistes avaient attaqué les spectateurs, et les antifascistes avaient été accusés d’avoir initié les violences.

Par la suite, tous les trois ont également été accusés d’avoir tabassé un jeune fasciste le 4 décembre 2011 et d’avoir entraîné des blessures graves (loi 111 du code pénal russe).

Toutefois, fin mai 2013, les antifascistes ont réussi à retirer les accusations de lésions corporelles graves suite aux événements du 4/12/2011, ce qui étaient les accusations les plus graves. Pour cette raison, il a été possible de faire appel pour la libération des camarades. Le 7 juin 2013, le tribunal municipal de Moscou a libéré Alexei Olesinov sans caution.

Alexeï Oselinov

Alexeï Oselinov

Contrairement à Alexeï Olesinov, Alexeï Sutuga n’a pas de domicile fixe à Moscou, ce qui explique pourquoi l’argent de la caution a été recueilli pour lui. Une telle mesure a été proposée par les enquêteurs. Au tribunal, la défense a présenté des documents attestant avoir 600 000 roubles dans des comptes bancaires, mais les enquêteurs ont demandé 700 000 (16 600 euros). Les avocats de la défense ont confirmé que les parents d’Alexeï Sutuga peuvent fournir les 100 000 roubles manquants.

Irina Gaskarova, la mère de l’anti-fasciste Alexey Gaskarov qui est actuellement en détention provisoire en tant que l’un des suspects de « l’affaire Bolotnaya » (émeute anti-inauguration contre le président Poutine), a déclaré qu’elle peut fournir à A.Sutuga une résidence stable dans son appartement dans la ville de Zhukovskiy (région de Moscou), de sorte que Sutuga puissent être libéré sans caution. Toutefois, la cour a seulement accepté de le libérer sous caution.

Le troisième accusé dans ‘l’affaire des anti-fascistes de Moscou’, Alyon Volkov, est toujours en détention provisoire.

Pour plus d’informations concernant les collectes de fonds pour les antifascistes, consultez cette page

La liste des prisonniers politiques en Russie

Source

[Brésil] Nouvelle journée d’affrontements avec la police – Fortaleza, 27 juin 2013

Nouveaux incidents au Brésil avant un match

Des heurts entre policiers et manifestants ont éclaté jeudi au Brésil à Fortaleza (nord-est), avant la demi-finale Espagne-Italie de la Coupe des confédérations, alors que la présidente a reçu les partis pour négocier un référendum sur une réforme politique dans le pays, secoué par une crise historique.

A Fortaleza (nord-est), quelque 5000 manifestants, selon la police, pour la plupart des jeunes, ont marché pacifiquement de l’Université vers le stade.

Jusqu’à ce qu’un groupe de radicaux ne commence à lancer des pierres, des bouteilles et des bâtons sur la police et tente de forcer le périmètre de sécurité en renversant des barrières métalliques. D’abord stoïque, la police anti-émeute a tiré de nombreuses bombes de gaz lacrymogènes, tandis que des manifestants pacifiques demandaient aux fauteurs de troubles de cesser les violences.

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« On n’est pas contre la Fifa ni la Coupe du monde (de 2014 au Brésil), mais contre les grands investissements. On a des mauvais services de santé, d’éducation, de mauvaises routes et les politiques préfèrent investir dans le foot », déclarait un participant de la manifestation âgé de 25 ans. Au moins un policier et un manifestant ont été blessés. D’autres manifestations étaient en cours dans le pays, dont une d’étudiants à Brasilia. Mais ces protestations ont perdu de leur intensité depuis la journée historique du 20 juin où 1,2 million de personnes avaient envahi les rues aux cris de : « Le géant s’est réveillé !»

Bientôt un référundum

Dans la capitale fédérale, la présidente Dilma Rousseff a reçu son ministre de la Justice, Eduardo Cardozo, et les dirigeants des partis de la coalition gouvernementale pour discuter de la réforme politique qu’elle souhaite soumettre par référendum au peuple brésilien et voir entrer en vigueur avant l’élection présidentielle de l’automne 2014. Elle devait rencontrer aussi les leaders de la Chambre des députés et du Sénat ainsi que les dirigeants de l’opposition. Le référendum devrait porter sur deux «orientations essentielles» : le financement des campagnes et le mode de scrutin.

Des réformes en accéléré

En réponse au mouvement de protestation historique qui ébranle le grand pays émergent d’Amérique latine depuis deux semaines, le Parlement a commencé à voter en toute hâte une série de projets bloqués depuis des années. Parmi les plus importants, celui qui qualifie la corruption de « crime odieux » au même titre qu’un meurtre. Une commission de la Chambre des députés a également approuvé la fin du vote secret lors de l’examen de demandes de destitution de parlementaires qui traînait depuis six ans dans un tiroir.

Mercredi matin, la Cour suprême fédérale avait fait sensation en ordonnant l’incarcération immédiate d’un député condamné pour malversations, une première depuis 25 ans. Les députés ont aussi enterré en un temps record un projet très critiqué par la rue visant à retirer leurs pouvoirs d’enquête aux parquets, régulièrement en pointe dans les affaires de corruption. Ils ont aussi décidé que 75% de la manne pétrolière irait à l’éducation et 25% à la santé.

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Leur presse de l’ordre -LeParisien.fr (AFP), 27/06/2013 à 23h23

Nouveaux affrontements au Brésil

FORTALEZA, Brésil – Environ 5000 manifestants antigouvernementaux ont affronté les policiers brésiliens, jeudi, près d’un stade qui doit accueillir un match de demi-finale du tournoi de football de la Coupe des confédérations.

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Les manifestants déambulaient pacifiquement mais ils se sont heurtés à la police près de la zone de sécurité, à environ 2 kilomètres du stade de la ville de Fortaleza.

Il s’agit de la plus récente manifestation organisée pour dénoncer la corruption, la lourdeur du fardeau fiscal et la piètre qualité des services publics au Brésil.

La police a utilisé des gaz lacrymogènes et des balles de caoutchouc pour disperser la foule, pendant que les manifestants répliquaient avec des pierres et des feux d’artifice.

Un groupe de manifestants a réussi à défoncer le cordon policier et à foncer vers le stade, avant d’être rattrapé et repoussé.

D’autres manifestations de moindre envergure ont aussi été rapportées à travers le pays.

À Brasilia, la présidente Dilma Rousseff rencontrait jeudi des dirigeants syndicaux et des parlementaires pour tenter d’élaborer une réponse adéquate aux demandes des manifestants.

 Leur presse – journalMetro.com (AP), 27/06/2013 à 14h39

Précisions sur les affrontements de mercredi 26/06 à Belo Horizonte:

50000 personnes ont pris la rue, et cette manif, qui se déroulait lors de la demi-finale Brésil-Uruguay, a été de loin la plus destructrice depuis le début du mouvement et la violence de la police a été sans limite, selon le RioTimesOnline datant du 27/06/2013.

Vers 17h, des vandales se sont introduits dans des magasins et les ont pillés. Plusieurs concessionnaires automobiles ont été la cible d’un groupe de manifestants, et à l’intérieur de nombreux véhicules ont été détruits. Plusieurs départs d’incendie ont été constatés, tandis qu’une voiture a été incendiée dans la rue.

25 personnes ont été arrêtées pour possession de matériaux qui pourraient être utilisés pour des actes de vandalisme, comme des pierres, bâtons, barres de fer et bombes de gaz. 7 personnes ont été hospitalisées selon les rapports.

Sur le vandalisme à Rio de Janeiro depuis le jeudi 20/06/2013 :

Par ailleurs, le secrétaire des services publics de Rio de Janeiro a annoncé que les coûts des actes de vandalisme liés aux manifestations depuis jeudi 20/06 s’élevaient à 1,5 millions de dollars brésiliens. Selon le gouvernement, les pires dégradations ont été faites sur les feux de signalisation et les radars (représentant 53% du coût total des actes de vandalisme, soit 800 000 dollars brésiliens). En outre, 62 abribus ainsi que le commissariat central de Rio, des commerces et restaurants ont été vandalisés

De nombreux commerçants se sont barricadés par crainte de pillages vendredi 21/06/2013: à Barra, un concessionnaire automobile a été saccagé par un groupe de manifestants et 45 véhicules ont été vandalisés.

Traduit librement de l’anglais du RioTimesOnline du 25/06/2013

[Marseille, XVème] Nique la police – 26 juin 2013

Deux policiers blessés dans un parking souterrain

Deux policiers qui patrouillaient dans un parking souterrain de la résidence les Tourmarines à Marseille (15e), hier à 3 h, ont repéré trois individus près d’une voiture. Deux autres leur ont alors sauté dessus, les blessant au crâne et à l’arcade sourcilière.

Leur presse bleue-marine – LaProvence.com, 27/06/2013 à 09h31