Archives mensuelles : septembre 2013

[Belgique] Deuxième vague de perquisitions dans le cadre de « l’opération cendres » – Gand, Leuven et Bruxelles, 25 septembre

Deuxième vague de perquisitions dans le cadre de « l’opération cendres » dirigée par la juge Isabelle Panou.

Pour rappel, le 22 mai 2013 au matin, la section anti-terroriste de la police fédérale judiciaire a mené une première vague de perquisitions aux domiciles où habitent notamment des compagnons anarchistes et anti-autoritaires ainsi que à la bibliothèque anarchiste Acrata. Les onze personnes présentes furent arrêtées et emmenées aux bureaux de la police fédérale avant d’être relâchées sans avoir eu à comparaître devant la juge d’instruction.

Dans le cadre de cette enquête dirigée par la juge d’instruction Isabelle Panou, et baptisée « opération cendres » les accusations sont :

appartenance à une organisation terroriste, association de malfaiteurs et incendie(s) volontaire(s).

Lors des auditions, il est apparu que l’enquête porte sur des luttes, révoltes et activités allant de 2008 jusqu’à aujourd’hui notamment contre les prisons, la construction du nouveau centre fermé de Steenokkerzeel, les transports en commun (STIB), les institutions européennes et les eurocrates, la construction d’un RER à Bruxelles, l’OTAN, la machine à expulser, les huissiers et la construction d’une maxi-prison à Bruxelles. Sont aussi épinglées des publications telles que Hors-service ou encore plus généralement des écrits, affiches, etc. diffusés par des anarchistes et anti-autoritaires.

Ce mercredi 25 septembre 2013, la juge a remis le paquet en ordonnant la perquisition de 5 domiciles entre Bruxelles, Louvain et Gand. Vers 6h du matin, la section antiterroriste de la police fédérale a saisi du matériel informatique (portables, disques durs, clés USB), des carnets d’adresses, des brochures, des tracts, des affiches et des documents personnels. Dans trois des cinq domiciles, les personnes concernées par le mandat de perquisition et d’amener étaient absentes ; trois autres personnes ont été emmenées pour interrogatoire et relâchées au bout de quelques heures après avoir refusé de collaborer aux auditions.

Samedi 28 septembre 2013

Source:  Indymedia Bruxelles

[Publication] Sortie de ‘Subversions’ n°3, revue anarchiste de critique sociale – Septembre 2013

couvsubversions3Le n°3 de “Subversions” vient de sortir (septembre 2013). Cette revue anarchiste de critique sociale fait 62 pages, et tourne du côté des distros au prix de 2 euros l’exemplaire, 7 euros les 5 exemplaires et 12 euros les 10 exemplaires. 

On peut écrire à la distro de la Bibliothèque libertad pour se la procurer, ou à subversions((A))riseup.net. Pour avoir une petite idée de son contenu, voilà l’édito et le sommaire. Les n°1 (septembre 2012) et 2 (avril 2013) sont toujours disponibles.


Edito :

Encore une revue ? Pas tout à fait. D’un côté, il nous semble qu’au moment où les idées tendent toujours plus à devenir des marchandises ou de simples opinions (virtuelles qui plus est), continuer à faire circuler par écrit quelques réflexions reste plus que jamais nécessaire. D’un autre côté, si on peut toujours tenter de disséquer à l’infini la énième restructuration en cours de la domination, la question serait également d’affiner nos angles d’attaque pour mieux lui porter des coups. Théorie, agitation, analyse ou propositions se mêleront donc en un mélange que nous souhaitons subversif.

Le fait que certains textes soient publiés ici ne signifie pas nécessairement que nous en partagions l’intégralité, car il nous importe davantage de susciter des discussions qui rompent avec l’activisme mouvementiste ou avec les spéculations autoritaires. Cela pourrait être aussi une manière d’explorer quelques pistes, tout en sachant que c’est dans notre vie même, au quotidien, que s’élaborent les hypothèses révolutionnaires avec toutes les conséquences qui en découlent.

Encore une revue ? Peut-être. Mais en tout cas un instrument supplémentaire pour intervenir dans la guerre sociale, de l’intérieur d’une conflictualité qui tend aussi à échapper aux récupérateurs traditionnels en se développant dans toutes les directions. Une petite contribution pour approfondir, en quelque sorte, les mauvaises passions d’une liberté démesurée pour toutes et tous.


Sommaire :

Cette grande prison à ciel ouvert • Lille 2004, une funèbre symphonie • Merde à Vauban • Balade parisienne, Points de passage • De l’ombre des villes aux lueurs de l’insurrection • Bruxelles/Paris, La fin des transports en commun • Paris, Le tram-tram quotidien arrive (encore) • Bruxelles, Les artères de la métropole • Bruxelles, Maxi-taule et ville-prison • Zurich, Société ou prison ? • Zurich, Sans illusions…

Focus • Les pestes religieuses • Pensées iconoclastes • Dieu Patrie Famille • Si Dieu existait réellement… • Mosquées, églises et autres conneries • Nous avons mis le feu à la cathédrale des forces armées • La grande messe

Pot-pourri • Pour régler les comptes • Pacification sociale & citoyennisme • La plaie du civisme • Colères lisboètes • L’imprévu • Amnistie sociale et illusions démocratiques • Contre l’amnistie • Mierda siempre Comandante !

Commentaires déplacés • ZAD alors ! • Gendarmes et voleurs

Fil de l’histoire • Oui, le Reichstag brûle ! L’acte individuel de Marinus Van der Lubbe

Source: Les Brèves du désordre

[Belgique] Mouvement de protestation contre la fouille corporelle systématique à la prison de Jamioulx – 27 septembre

Prison de Jamioulx: 100 détenus ont refusé de regagner leur cellule pour protester contre la fouille corporelle

Ce vendredi 27 septembre, la prison de Jamioulx a dû faire face à un mouvement de protestation. De 13 à 14 heures, une centaine de détenus ont refusé de regagner leur cellule. Via cette action, les prisonniers ont tenu à exprimer leur désapprobation à l’égard d’un projet de loi relatif au statut des détenus.

[Marseille] Solidarité avec les inculpés de l’incendie du centre de rétention – 26 novembre 2013

Solidarité avec les inculpés de l’incendie du centre de rétention !

Le 26 novembre 2013, aura lieu à Marseille le procès des inculpés de l’incendie de la prison pour sans-papiers du Canet.

Chaque année en France, 40 000 étrangers sans-papiers – désignés comme indésirables sur des critères racistes et arbitraires – sont enfermés dans des centres de rétention en attendant que l’État décide de leur sort : expulsion et bannissement ou libération avec OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Francais). Les retenus des Centres de Rétention Administrative (CRA) ne sont pas si « étrangers » que cela, ce sont celles et ceux qui, parmi nous, bossent à 3 euros de l’heure dans le bâtiment, la manutention, les gardes d’enfants, le maraîchage, la restauration, le nettoyage…

Concrètement, être mis dans un CRA veut dire : un enfermement qui peut aller jusqu’à 45 jours, avoir peu de chance de faire valoir ses « droits » (48h pour établir un recours non-suspensif), la surveillance constante des caméras, les fouilles corporelles, le fichage ADN, le refus de soin, la mise sous calmants, l’angoisse de voir tout ce qu’on a construit soudainement anéanti. Et si l’on remue trop, des tabassages et cellules d’isolement. Souvent, comme il n’y a aucun moyen de se faire entendre, les retenus retournent cette violence contre eux, en s’auto-mutilant de diverses manières. En 2006, Kazim Kustul a trouvé la mort au CRA du Canet.

AttentionAuFeuLe 9 mars 2011, cette fois, la colère s’est dirigée contre les murs de la prison. Suite à un mouvement de révolte, un incendie s’est déclaré simultanément dans plusieurs zones du centre, rendant le bâtiment inutilisable pendant plusieurs mois. L’organisation des expulsions a été perturbée pour quelques temps autour de Marseille, les rafles ont diminué, des libérations pour vices de procédures ou manque de place ont eu lieu. Cet acte est à restituer dans la longue série des résistances et des révoltes plus ou moins médiatisées qui ont eu lieu en France (à Vincennes, à Lyon, à Bordeaux…), en Europe et dans tous les pays ayant recours à l’enfermement et l’expulsion des étrangers pour entretenir une position de domination économique.

Que sont devenus les retenus ? Quelles formes de solidarités ?

Après l’incendie du C.R.A. du Canet, les retenus ont été transférés vers le centre de rétention de Nîmes. Certains, intoxiqués par des fumées, ont été dirigés vers l’hôpital, quatre en ont profité pour se faire la belle. Une quinzaine de personnes soupçonnées d’être à l’origine de l’incendie sont mises garde-à-vue, puis six personnes sont placées en détention provisoire aux Baumettes. Les flics exercent des pressions face à des personnes éloignées géographiquement de leurs proches, isolées linguistiquement, méconnaissant le droit francais, épaulées par des avocats incompétents. Quatre détenus provisoires sont relâchés, tandis qu’un dossier à charge est monté contre les deux inculpés restants qui sont détenus pour 3 à 5 mois de détention préventive.

S’ensuit un long et pesant contrôle judiciaire de deux ans et demi (2 à 4 fois par mois), en attente du procès.

Quelles formes de solidarité ?

Rapidement, un groupe de personnes organise un rassemblement devant le commissariat de l’Evêché. Un collectif se forme pour mettre en place une solidarité directe avec les inculpés, populariser cette révolte collective et lutter pour la suppression des C.R.A. S’en suivent visites aux parloirs, collages d’affiches, organisation de concerts de soutien, envois de mandats, suivi juridique avec des avocats, interventions à la radio et manifestations.

Par ce procès l’État compte faire payer à des boucs-émissaires un acte de révolte collectif. Il a construit un dossier à charge contre deux individus qu’il tentera de présenter comme des délinquants à sanctionner. À nous de dénoncer le rôle des centres de rétentions : l’outil de répression (qui enferme et expulse sur la base de discriminations racistes) et l’outil de pression sur l’ensemble des sans-papiers (contraints à se cacher, à vivre dans la peur, l’isolement et l’exploitation).

Face aux frontières qui prétendent nous diviser, nous ne serons jamais résignés, des révoltes collectives continueront d’éclater tout comme le besoin de se solidariser avec celles et ceux qui subissent la répression.

Le mardi 26 novembre, soyons nombreuses et nombreux à l’intérieur comme à l’extérieur du tribunal pour montrer que les inculpés ne sont pas isolés !

RASSEMBLEMENT le 26/11 à 14h devant le TGI, 6 rue Émile POLLAK

Collectif de soutien aux inculpés de l’incendie du CRA du Canet

contact : soutien6cra@riseup.net

Télecharger le tract au format PDF

Source: Sans-Papiers Ni Frontières, 20 septembre 2013

[Nancy] Projection anti-nucléaire au CCAN – 7 octobre 2013

Projection du film documentaire antinucléaire en présence de son réalisateur indien Pradeep Indulkar, sous-titré en français

Durée du film : 27 min

Cinéaste et militant antinucléaire, Pradeep Indulkar a réalisé ce film pour illustrer la situation de la première centrale nucléaire indienne, inaugurée en grande pompe à Tarapur il y a 40 ans. Mais le rêve promis s’est rapidement évanoui pour laisser place à une réalité bien plus sombre : destruction de l’environnement et de l’économie locale qui en dépendait, répression policière, infertilité, maladies liées aux radiations, etc.

Ce qui se passe à Tarapur n’est pas un cas isolé. À Bure, à une heure de Nancy, les nucléocrates imposent, en toute discrétion et à grands coups de millions d’euros distribués aux collectivités locales, le projet d’une gigantesque poubelle nucléaire[*], en nous faisant miroiter la prospérité illusoire d’un avenir hi-tech.

Pour découvrir ce film et discuter des luttes antinucléaires, en Inde comme en France, rendez-vous le lundi 7 octobre à partir de 19h30 au CCAN, 69 rue de Mon-Désert à Nancy.

 http://ccan.herbesfolles.org

http://highpowerdoc.webs.com

[*] Projet d’enfouissement de déchets nucléaires.

afficheantinucWEB

Transmis par mail, 26 septembre 2013

[Grèce] Combats de rue lors du cortège antifasciste et attentat contre un centre des impôts – Athènes, 25 et 26 septembre

Ce mercredi 25 septembre, plusieurs manifestations antifascistes ont été appelées par divers groupes à travers la Grèce, dont plusieurs à Athènes:

Vers 18h, la manif partant de Propylea (rassemblant entre 8 et 10.000 personnes) rejoint Syntagma, où un autre appel à manifester a été lancé. La foule de plus de 50.000 personnes se dirige vers le quartier général d’Aube Dorée.

A 19h30, on apprend que 15 personnes auraient été arrêtées dans le quartier d’Exarchia un peu plus tôt.

A 20h, les flics anti-émeute bloquent les rues et le quartier (où se trouve les fascistes). Peu de temps après, la police attaque le cortège antifasciste à coups de lacrymo et de grenades assourdissantes. A 20h30, des manifestant.e.s s’affrontent avec la police et les combats de rue s’étendent: des barricades sont enflammées, des cocktails moltov pleuvent au-dessus de la tête des flics à quelques mètres du siège du parti fasciste.

Athènes, mercrdi soir (25/09) - Reuters

Athènes, mercredi soir (25/09)Reuters

Plusieurs commerces ont été attaqués (dont une banque) après l’attaque policière. Les flics pourchassent des petits groupes de manifestants et des arrestations ont eu lieu.

Traduit librement de l’anglais – From the Greek streets, 25 septembre 2013

Ce qui est a été dit par leur presse:

Athènes (AFP) – Des milliers de personnes ont manifesté mercredi à Athènes et ailleurs en Grèce, appelant à détruire « le monstre du fascisme » incarné par le parti Aube dorée dont un membre a avoué le meurtre d’un musicien antifasciste, provoquant un sursaut fébrile du gouvernement.

Ce drame, qui a bouleversé l’opinion publique, a conduit à une mobilisation commune des partis de gauche, dont le Syriza et le Pasok, et des syndicats, une première depuis l’entrée au Parlement du parti néonazi Aube dorée en juin 2012.

La manifestation « d’ampleur nationale » à laquelle ils ont appelé a débuté en fin d’après-midi dans le centre d’Athènes et rassemblait au moins 10.000 personnes, selon la police, dans deux cortèges distincts qui se sont retrouvés face au Parlement.

Le défilé a pris ensuite la direction des locaux du parti néonazi, quelques kilomètres plus au nord.

« Pavlos vit, brisez les nazis !« , proclamait la banderole de l’association Keerfa, pilier de la lutte antiraciste et longtemps isolée dans sa dénonciation des violences xénophobes régulièrement imputées aux sympathisants d’Aube dorée.

Pavlos Fyssas, 34 ans, un musicien antifasciste, avait été poignardé à mort mercredi dernier dans une banlieue de l’ouest d’Athènes par un camionneur, membre d’Aube dorée, un meurtre qui a consterné la Grèce.

De brefs affrontements entre policiers qui ont tiré des gaz lacrymogènes, et des groupes de manifestants lançant des cocktails Molotov, ont éclaté en fin de défilé.

Des poubelles ont été incendiées et des vitrines de magasins brisées (voir une vidéo des affrontements).

Outre la capitale, des manifestations ont eu lieu dans une dizaine de villes, dont Salonique, deuxième ville de Grèce.

Le syndicat communiste Pame avait ouvert le bal vers midi en rassemblant à Athènes environ 3.000 personnes, dont des enseignants en grève.

La plupart des quotidiens de centre gauche consacraient mercredi leur « une » à l’appel à manifester et à dire « Non au fascisme » dans un pays où le souvenir de la junte des colonels entre 1967 et 1974 reste très vif.

Entre une banderole appelant à « faire disparaître le monstre du fascisme » ou à « démolir l’Etat et les nazis« , les slogans de l’époque de la junte figuraient d’ailleurs en bonne place dans les cortèges, tels « le peuple n’oublie pas, il pend les fascistes« .

« Ca suffit avec Aube Dorée. On exige la fermeture de tous ses bureaux, dans chaque ville, dans chaque village. Qu’ils aillent vraiment en prison, et pas seulement ceux qui sont directement impliqués, mais l’ensemble de cette organisation » réclamait Takis Yanopoulos, un manifestant.

Accusée par la presse de passivité, voire de complaisance, face aux agissements des néonazis, la police grecque multiplie désormais les opérations contre Aube dorée.

Mardi soir, elle a arrêté un policier chargé de la protection d’un député de ce parti, après la découverte dans des locaux d’Aube dorée à Agrinio (centre) d’objets et de cartouches de chasse lui appartenant.

Enquêtes dans les commissariats

En début de semaine, plusieurs hauts gradés de la police ont démissionné ou été suspendus parce qu’ils n’avaient pas enquêté sur la présence d’armes dans des locaux d’Aube dorée.

Une enquête a également été ordonnée dans trois commissariats de la banlieue sud-ouest de la capitale, soupçonnés d’avoir toléré des violences orchestrées par ce parti.

« En réalité, il n’y a pas de nettoyage de la police, laquelle, depuis des années, fait copain-copain avec Aube Dorée ! Le fait que symboliquement, quelques policiers ont été écartés, pour nous ça ne veut rien dire« , estimait Takis Yanopoulos dans la manifestation.

Aube dorée, qui surfe sur la grave crise économique en Grèce, a fait son entrée au Parlement en juin 2012 avec 18 députés, sur les 300 que compte la chambre.

Depuis la mort du chanteur, la presse multiplie les révélations sur le fonctionnement paramilitaire du parti, ses liens présumés avec la police et les témoignages anonymes d’anciens militants décrivent la hiérarchie stricte d’un mouvement dans lequel les actes violents sont décidés au plus haut niveau.

Le parti a vigoureusement contesté toute implication dans le meurtre.

« Comment voulez-vous que je sois Al Capone, payant des criminels dans tous les coins de la Grèce ? », a réagi sur Internet Nikos Michaloliakos, le chef d’Aube dorée, qui menace de porter plainte contre tous les partis politiques.

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Voir aussi:

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Une bombe artisanale explose devant un centre des impôts à Athènes

L’explosion n’a pas fait de victimes. Elle est survenue quelques heures après d’importantes manifestations de militants d’extrême gauche.

Un attentat à la bombe a touché un centre des impôts du nord d’Athènes (Grèce), jeudi 26 septembre au matin, rapporte une source policière. L’explosion, survenue vers 4 heures (heure française) dans le quartier de Kifissia, une banlieue aisée de la capitale grecque, n’a pas fait de victimes.

Des appels anonymes d’avertissement à un site internet, un quotidien national et au numéro d’urgence de la police ont été passés une demi-heure avant l’explosion. Selon le site d’information Zougla.gr, qui a reçu l’un de ces appels, l’engin explosif avait été déposé dans un sac de voyage à l’extérieur du bâtiment et a provoqué de nombreux dégâts matériels.

Cette attaque intervient au lendemain de grandes manifestations antifascistes dans la capitale grecque. Ce type d’attentat, sans victimes la plupart du temps, contre des cibles diplomatiques, politiques, des services publics ou des agences bancaires sont fréquents dans le pays. La police les impute souvent à la mouvance extrémiste ou anarchiste locale.

Leur presse – FranceTVinfo.fr, 26/09/2013 à 07h57

Les attaques contre les matons se multiplient à la prison de Condé-sur-Sarthe

Prison de Condé-sur-Sarthe : deux surveillants violemment agressés par un détenu

Dans le centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe, deux gardiens ont été hospitalisés ce mercredi matin après avoir été frappé par un détenu qui refusait une fouille par palpation.

Deux surveillants du Centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe ont été agressés par un détenu ce mercredi matin. Le prisonnier qui sortait de la cours de promenade a refusé une fouille par palpation, a indiqué Emmanuel Baudin, secrétaire interrégional de Force ouvrière à MYTF1News. Les deux gardiens, qui ont reçu une série coups de poing,  ont été transportés à l’hôpital. « Ils ont violemment été marqués au visage« , a indiqué le syndicaliste, qui rappelle que cette agression est « une parmi tant d’autres ».

Le Centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe, ouvert en avril 2013, est l’établissement le plus sécurisé de France. Avec ses 249 places, cette prison accueille les détenus les plus difficiles de l’Hexagone. « De l’extérieur, c’est un véritable bunker, mais à l’intérieur nous n’avons pas assez de moyens pour canaliser les détenus« , regrette Emmanuel Baudin, qui rappelle que ces incidents sont « monnaie courante ».

Attaque à l’huile chauffée

Jeudi dernier, « un détenu s’est retranché dans une salle d’audience où il a eu le temps de faire chauffer de l’huile pour la balancer sur des collègues« , raconte le syndicaliste. Il devait comparaître lundi au tribunal mais ce dernier a refusé de se faire juger. Un autre a récemment « pris trois ans ferme » pour agression avec armes. 

Leur presse carcérale – lci.tf1.fr (Caroline Piquet), 25/09/2013 à 13h18

Mise-à-jour, 29/09/2013 à 21h05:

Il semble donc que les attaques contre les matons se multiplient à la maison centrale d’Alençon-Condé-s/-Sarthe.

Vendredi (27/09/2013) après-midi, un maton s’est fait attaqué par un détenu au quartier disciplinaire:

selon fr3 basse-normandie, « Un détenu se serait confectionné une arme de fortune avec des morceaux de métal arrachés sur une grille. Un gardien a été, selon le syndicat, légèrement touché au cou.« 

La maison centrale d’Alençon-Condé sur Sarthe, qui a accueilli ses premiers détenus le 29 mai dernier, vient de connaître une sixième attaque contre les geôliers. Les syndicats de matons pleurnichent sur leur sort auprès du ministère de la justice et de l’AP: FO souhaite le déploiement des équipes régionales d’intervention et de sécurité (ERIS) sur le site, estimant que « la situation n’est plus gérable« .

Repris de leur presse – FR3 Basse-normandie, 28/09/2013

[Suisse] Se réapproprier la vie nocturne : plus de 90 arrestations lors de la manif sauvage à Winterthur – Soirée du 21 septembre

Manifestation: 11 blessés et 93 arrestations

Des participants à un rassemblement non autorisé en faveur de la culture ont été blessés samedi soir à Winterthour* lors de heurts avec la police.

Winterthour3

Plusieurs centaines de personnes s’étaient réunies aux alentours de 21h00 à la place de la gare, pour ensuite danser à travers la ville écrivent les polices municipale de Winterthur et cantonale de Zurich dans un communiqué transmis dimanche matin tôt.

La police s’est fait attaquer par les manifestants après avoir sécurisé la place de la gare, puis a fait usage de balles en caoutchouc et de lances à eau. Elle a aussi arrêté de nombreux manifestants. Les dégâts sont estimés à plusieurs dizaines de milliers de francs, selon la police municipale et la police cantonale zurichoise.

L’initiative baptisée «StandortFUCKtor» a été relayée sur Facebook et par des flyers. Elle dénonce le manque d’espace pour faire la fête dans les villes, et la logique du profit.

400 personnes

Quelque 400 personnes s’étaient réunies autour de la gare vers 21h00. Le groupe voulait défiler en dansant à travers la ville à l’instar des manifestations qui ont eu lieu cet été à Berne et à Aarau. La police était présente avec un gros dispositif.

Dès les premiers engins pyrotechniques, la police a encerclé les manifestants et leur a demandé de quitter la place. La situation a alors dégénéré: attaques au laser, lancers de pierres et autres objets, a déclaré Fritz Lehmann, commandant de la police municipale de Winterthour lors d’une conférence de presse dimanche. La police a répliqué par des balles en caoutchouc, des lances à eau et des gaz au poivre.

Sur les 93 personnes interpellées, 33 viennent de Winterthour et 52 du canton de Zurich. Parmi elles figuraient quatre mineurs et neuf sans domicile fixe. Huit personnes font l’objet d’une plainte pour menace contre fonctionnaire, violation de la loi sur les stupéfiants, infraction à l’interdiction de porter une cagoule et trouble à l’ordre public. Trois personnes interpellées ont été remises au Ministère public.

Lasers, marteaux, tenailles

Quatre des onze blessés sont des membres des forces de l’ordre. Tous ont pu quitter l’hôpital. La police a saisi divers objets, dont des couteaux, des sprays au poivre, des blocs de béton, des lasers, des marteaux et tenailles.

Ce matériel montre clairement qu’il n’était pas question d’une manifestation pacifique, a déclaré la cheffe de la sécurité de la ville, Barbara Günthard-Maier. Les participants étaient préparés à une confrontation. «Winterthour n’accepte pas ce type de comportement», a-t-elle ajouté.

Selon elle, la police est intervenue avec retenue et a agi de manière professionnelle. La ville avait averti que la gare n’était pas l’endroit approprié pour cette manifestation. Mais elle est prête à discuter et trouver des solutions avec des personnes qui agissent de bonne foi.

A Berne, la manifestation qui avait réuni 10’000 personnes s’était terminée dans le chaos avec des dégâts estimés à plusieurs centaines de milliers de francs (voir ici et, NdCNE). A Aarau, le rassemblement s’était déroulé dans le calme.

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Des relais professionnels du pouvoir – 20min.ch (ATS), 22/09/2013 à 15h18 (màj)

Une vidéo de la soirée visible ici

Note:

*Wintherthur est une ville située à 27 km au nord-est de Zürich

[Paris XX] Sabotage incendiaire contre les collabos de la Croix-Rouge – 22 septembre

Sabotons la machine à expulser!

La nuit de dimanche 22 septembre deux véhicules de la Croix-Rouge (un Peugeot 208 et un Peugeot Partner) sont partis en fumée, rue des Montiboeufs (Paris 20°).

La Croix-Rouge, tout le monde le sait, collabore à l’enfermement et à l’expulsion des sans-papiers.

On veut ainsi envoyer un petit signe de complicité aux évadés de Palaiseau et de Vincennes, aux mutins du Mesnil-Amelot et à tous ceux et celles qui luttent en taule.

Dehors comme dedans, attaquons la machine à expulser et tout enfermement !

Feu aux prisons et à leurs collabos !

Source: Indymedia Nantes, 23 septembre 2013

[Grèce] Actions directes contre les fascistes d’Aube Dorée (19-21 septembre)

Après le meurtre de Pavlos le 18 septembre dernier, de nombreuses manifs ont été organisées un peu partout. Bon nombre d’entre elles ont voulu se rendre aux bureaux locaux d’Aube Dorée, mais elles ont fait face à des troupeaux de flics anti-émeute toujours plus nombreux. Ci-dessous une compilation de plusieurs attaques contre les fascistes d’Aube Dorée, qu’elles soient dirigées contre leurs infrastructures ou leurs militants [voir ce qui s’est récemment passé à Patras]… (Toutes ces infos ont été publiées en grec sur indymedia athens et ces communiqués sont retranscrits dans leur intégralité)

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Dans la nuit du 19 septembre, au lendemain de l’assassinat de Pavlos Fyssas par un nazi dans le quartier de Keratsini (Le Pirée), nous avons décidé de briser la façade de la cafétéria fasciste « Astoria« , située dans le quartier de Kalamaria, à Thessalonique. Cela a été un lieu de rencontre pour les membres d’Aube Dorée, où les réunions d’organisation du noyau fasciste de Kalamaria se sont tenus.

Ecrasons les fascistes où qu’ils soient !

Les hostilités continueront !

Traduit de l’anglais de Contrainfo, 22 septembre 2013

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Le 21 septembre, trois jours après l’assassinat de Pavlos Fyssas par une merde nazi au Pirée, un rassemblement antifasciste a eu lieu devant les bureaux de l’Aube Dorée dans la ville d’Argostoli, sur l’île de Céphalonie.

Environ 80 manifestant.e.s (étudiant.e.s, gauchistes, habitant.e.s et anarchistes) ont distribué des textes, en jetant des tracts et en criant des slogans. À un certain moment, des antifascistes ont tagué la façade local nazi. Un militant d’Aube Dorée est alors sorti sur le balcon du premier étage et a commencé à asperger les manifestants avec un tuyau d’eau. En réponse, des personnes en colère ont jeté des pierres et divers objets sur lui et le bâtiment. L’intervention antifasciste s’est terminée par une petite marche dans le centre- ville, où la foule s’est dispersée.

Traduit de l’anglais de Contrainfo, 22 septembre 2013

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Dans la nuit du 21 septembre, des personnes ont attaqué le bureau local d’Aube Dorée dans la ville de Mesollogi, dans l’ouest de la Grèce, en lançant des cocktails molotov contre les fenêtres et les balcons, et ont disparu. Aucune arrestation n’a eu lieu sur place.

[A Ierapetra en Crête, les fascistes d’Aube Dorée ont préféré déserter leur local – situé en plein centre-ville – suite à l’assassinat de Pavlos, pour leur propre sécurité (C’était déjà chaud pour leurs gueules de rats, notamment à chaque manif antifasciste qui s’y déroulait). Ils ont transféré toutes leurs affaires dans leur local d’Héraklion, à Nea Alikarnassos].

Traduit de From the greek streets, 22 septembre 2013

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Une manifestation antifasciste spontanée a eu lieu tard dans la soirée du samedi 21 septembre, à Karditsa (Grèce centrale).

Après la fin de la projection d’un film programmé au parc Pafsilypo, un groupe antifasciste de plus de 50 personnes a commencé à manifester dans le centre-ville. Des antifascistes sont passés devant les bureaux locaux du parti d’Aube Dorée, et sont tombés sur quatre néo-nazis (l’un d’eux est le propriétaire d’un magasin de location de vidéos au rez-de-chaussée du même bâtiment).

Les fascistes destinées à intimider les manifestants, à montrer à quel point ils sont braves. À la suite de cela, l’un d’eux a été défoncé et laissé gisant sur le sol, tandis que les trois autres ont dû s’enfuir.

Pas de nazis à Karditsa, ou n’importe où ailleurs.

Traduit de contrainfo, 22 septembre 2013

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Samedi 21 Septembre le néo-nazi Kimonas Potsis - larbin de Christos Pappas, un célèbre député du parti d’Aube Dorée – a été repéré aux côtés de deux autres connards d’extrême-droite dans un café au centre de Ioannina où de nombreux anti-autoritaires traînent.

Après une courte bagarre verbale avec les antifascistes qui étaient sur ​​place, il a été battu et chassé du magasin. Peu de temps après, lui et un autre de sa bande ont aussi été défoncés dans la rue Anexartisias et ont dû être transférés à l’hôpital le plus proche.

Écoutez, salauds fascistes

Nous allons vous jeter directement dans le lac d’Ali Pacha.

Traduit de l’anglais de Contrainfo, 22 septembre 20013

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Quelque part en Grèce