Archives mensuelles : octobre 2013

[Allemagne] Sur les luttes des sans-papiers, les actions directes et de solidarité

Dans la soirée de vendredi 25 octobre 2013, près de 10.000 personnes ont manifesté dans les rues d’Hambourg, contre les rafles et les expulsions de sans-papiers.. Et plus précisément contre les lois racistes adoptés récemment au sénat par le parti social-démocrate (SPD)*.

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270 migrants venus de Lampedusa, vivant actuellement à Hambourg, luttent pour obtenir le droit d’asile depuis plusieurs semaines, via le collectif « réfugiés de Lampedusa » à Hambourg. La manif de solidarité avec les sans-papiers a reçu le soutien de nombreux supporters de club de foot (la manif étant soutenue par 100 clubs de foot d’Hambourg et d’ailleurs).

Depuis quelques semaines, la lutte des sans-papiers s’est exprimée par de nombreuses manifestations spontanées, des actions directes et de solidarité**

L’église de Sankt-Pauli est actuellement occupée par les demandeurs d’asile dans le quartier ‘Altona’ (80 réfugiés sans-papiers auraient réquisitionné l’église). Vendredi, la mairesse Liane Melzer (SPD) a déclaré que les migrants devront obligatoirement se faire identifier auprès des autorités s’ils veulent pouvoir se déplacer: les demandeurs d’asile refusent ce fichage, tout simplement par crainte de pouvoir se faire expulser à tout moment.

Une vidéo de cette manif dans Sankt-Pauli à Hambourg (25.10.2013):

Voir la vidéo

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Reformulé de leur presse (neues-deutschland.de), 26/10/2013

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A Berlin, depuis le 9 octobre, plus de 30 réfugiés sans-papiers sont en grève de la faim et squattent au pied de la porte de Brandebourg pour obtenir leur régularisation.

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Par ailleurs, deux attaques ont eu lieu à Berlin en solidarité avec les réfugiés de la porte de Brandebourg en grève de la faim:

  • la Junge Union, l’organisation de jeunesse du parti de la CDU, a retrouvé les vitres de ses bureaux brisées vendredi 25 octobre 2013. (Le communiqué de l’action en allemand est à lire ici)
  • Dans la nuit de dimanche à lundi 28 octobre 2013, le bureau du parti du SPD (Maison Kurt-Schumacher) a été attaqué avec des pierres et du bitume. (Lire intégralement le communiqué en allemand ici)

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En signe de solidarité avec les sans-papiers d’Hambourg et d’ailleurs, le tribunal de Flensburg*** a été attaqué à deux reprises:

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Graffiti à Dortmund (Allemagne), 21 octobre 2013

Graffiti à Dortmund (Allemagne) qui dit ‘REFUGIES BIENVENUE ! droit de rester pour tous… et partout!« , 21 octobre 2013

En raison de la campagne de dénigrement croissante contre les réfugiés à Duisbourg, Hambourg, Berlin, Dortmund et le reste de l’Allemagne, ces derniers jours nous avons réalisé une action de solidarité avec l’aide de la Deutsche Bahn !

Nous souhaitons beaucoup de courage à tous les combattants !

REFUGEES WELCOME !

Aide à l’évasion pour tout le monde !

Contre la normalité raciste !

Traduit d’indymedia linksunten, 23 octobre 2013

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Notes:

* Et en particulier de la loi ‘Dublin II’ : adoptée par le SPD au sénat récemment, celle-ci restreint l’accès au droit d’asile pour tous les réfugiés et la multiplication des contrôles au faciès des flics.

** On pourra se reporter à l’attaque du bureau du SPD à Francfort, ainsi qu’à la manif sauvage et de l’attaque du bureau du procureur à Hambourg,

*** Flensburg est une ville du nord de l’Allemagne, située à la limite de la frontière danoise.

[Allemagne] Attaque du bureau du procureur – Hambourg, 24 octobre 2013

Dans la nuit du 24 octobre 2013, le bureau du procureur d’Hambourg a été attaqué avec des pierres et de la peinture.

Fugitifs, demandeurs d’asile, insatisfaits, opprimés…. nous causons des ennuis à l’autorité !

Des lois, des papiers de contrôle et d’exploitation, aux frontières des meurtres quotidiens !

Des uniformes dans les rues, pour protéger leur ordre.

Nous devons nous lever aujourd’hui, et non demain !

Source – Traduit avec contrainfo, 27 octobre 2013

[Marseille] Attaquons la ville-surveillance !

Depuis quelques années, la mairie installe des caméras de vidéo-surveillance. Noailles, La Plaine, Belsunce. Tout le centre ville. Des milliers de caméras. Elles arrivent et elles sont mal acompagnées. Précédées par leur lot de chantiers, de flics, de fric, d’expulsions, de hausses des loyers, d’artistes et de touristes. Euromed 1 et 2, 2013 capital de la culture, ANRU…

Aménagement du territoire, rénovation urbaine, tout ça pour ne pas dire: expulser les indésirables, détruire les espaces ingouvernables, étendre le contôle, engendrer des milliards (Mairie, État et Entreprises privées main dans la main) : ILS CONSTRUISENT LA VILLE SUR NOS VIES.

Face à ces offensives, il est difficile de s’opposer frontalement. Tant ces machines de guerre semblent démesurées et inaccessibles, se projetant sur des dizaines d’années. Mais, en même temps, de part son omniprésence, la restructuration de la ville nous offre une multitude d’angles d’attaques. En certains endroits, la machine prend forme. Elle est là, vulnérable, à portée de mains : mobilier urbain, installations d’artistes, stations de Vélos, agences immobilières, panneaux de pub, caméras… Libre cours à notre imagination. Autant de cibles que l’on peut attaquer, simplement…

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Source: Marseille Infos Autonomes, 21 octobre 2013

Il existe une carte de la ville de Marseille répertoriant les caméras de surveillance: marseille.sous-surveillance.net

[Italie] Des pierres contre la police – Minéo (Sicile), 22 octobre 2013

Des demandeurs d’asile du “centre d’accueil” (CARA) de Minéo près de Catane en Sicile ont exprimé leur colère dans la rue le 22 octobre dernier. Ils ont bloqué la route nationale et ont assailli une station service. Des affrontements à coups de pierres les ont opposés aux forces de l’ordre et les voitures de flics stationnées le long de la route ont été systématiquement attaquées.

Dans ce centre de semi liberté, et donc de semi enfermement, 4000 personnes attendent depuis des mois la réponse à leur demande d’asile. Les demandeurs d’asile exigent une réponse afin de pouvoir enfin vivre et organiser leur vie sans dépendre du centre d’accueil, de ses flics et de ses humanitaires.

Source: sans papiers ni frontières, 26 octobre 2013

[Brésil] Destructions de banques, de DAB et de tourniquets lors de la manif ‘pour la gratuité des transports': un flic se fait péter une clavicule pendant le saccage d’une gare routière – Sao Paulo, 25 octobre 2013

Une manifestation dégénère à Sao Paulo, 60 arrestations

Une manifestation à Sao Paulo en faveur de la gratuité des transports publics pour les étudiants a dégénéré tard vendredi en saccages et en affrontements avec la police qui a procédé à une soixantaine d’arrestations, a annoncé la presse locale.

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Les sites d’informations par internet G1 de la chaîne Globo et de la Folha de Sao Paulo montraient des images d’un bus en flammes et de saccages de distributeurs automatiques.

La chaîne de télévision Globo News montrait la dispersion des manifestants par la police à coup de gaz lacrymogènes.

Contactée par l’AFP, la police militaire de Sao Paulo n’était pas en mesure de donner un chiffre exact des arrestations*.

Le trafic routier et des transports publics de la ville ont été momentanément perturbés par la manifestation organisée à l’appel du Mouvement Pase Libre (MPL)**.

Pendant la Coupe des Confédérations de football en juin, des mouvements comme celui de Pase Libre réclamant une baisse des tarifs des transports publics ont fait tache d’huile dans l’ensemble du pays.

Un million de personnes sont descendues dans les rues au Brésil pour dénoncer les dépenses somptuaires d’organisation du Mondial-2014, la corruption des autorités et exiger une amélioration du système de santé et d’éducation.

Des explosions de protestation d’une moins grande intensité, organisées la plupart du temps par des groupes radicaux, ont régulièrement lieu depuis à Rio et à Sao Paulo, et s’achèvent en général dans la violence.

Leur presse – AFP, 26/10/2013 à 08h19 via lapresse.ca

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Brésil: des manifestants battent et dévalisent un officier de police

SP2SAO PAULO - Un officier de police brésilien a été battu et dévalisé vendredi soir durant une manifestation réclamant une réduction des tarifs pour le transport en commun à Sao Paulo, l’une des plus grandes villes du Brésil.

Le service de police de l’État de Sao Paulo a déclaré dans un communiqué publié sur son site Web samedi que le rassemblement avait dégénéré lorsque des membres de l’organisation anarchiste Black Bloc avaient fracassé des fenêtres et détruit des guichets automatiques, des tourniquets et d’autres équipements à un terminus d’autobus.

Selon le communiqué, une dizaine de protestataires ont attaqué le colonel Reynaldo Rossi, l’ont renversé et lui ont brisé une clavicule. Les autorités n’ont toujours pas retrouvé le revolver de calibre .40 et l’émetteur radio de l’agent.

La colère suscitée par le coût et la médiocrité des réseaux de transport publics a donné lieu, depuis le mois de juin, à d’importantes manifestations dans plusieurs villes à travers le Brésil.

Leur presse – AP via 985fm.ca, 26/10/2013 màj 17h51

Le flic Reynaldo Rossi n’était évidemment pas seul. Il était heureusement pour sa face escorté par d’autres flics, dont celui sur la photo qui brandit son arme face à la foule:

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On peut voir une vidéo du saccage de la gare routière (en cliquant sur l’image):

Voir la vidéo

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De nombreux tags, des tourniquets arrachés, des distributeurs de tickets et de billets défoncés (une quinzaine de DAB selon g1globo.com), un bus incendié et un autre tagué avec ses vitres pétées. Bref, tout le mobilier urbain du terminus d’autobus y est passé lors de cette manif qui a rassemblé près de 4000 personnes (selon le mouvement Un Pas Libre**).

Les cibles choisies par les manifestant.e.s montre bien que la lutte actuelle ne se limite pas uniquement à combattre pour des transports gratuits, mais bien à lutter plus globalement contre plusieurs façettes de la domination que sont les transports en commun (l’argent, le contrôle, la surveillance…):

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Un journaliste d’une chaîne brésilienne montre l’étendue de la casse:

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Par ailleurs, le saccage du terminus de bus ‘Parque Dom Pedro‘ n’est pas le seul fait de cette manif. De nombreuses banques ont aussi été attaquées dans le centre-ville. La presse brésilienne rapporte que de nombreux tourniquets de transports ont été saccagés tout le long du parcours: le premier ministre accuse les black blocs et la centaine de manifestants cagoulés dans le cortège.

L'agence bancaire 'Safra', située rue Boavista dans le centre-ville...

L’agence bancaire ‘Safra’, située rue Boavista dans le centre-ville…

Quatre banques ont été vandalisées rue Boavista: Safra, Itaú, HSBC et Santander.

Notes:

* Il y aurait eu entre 78 et 90 arrestations à l’issue de cette manif. Sur les 78 personnes arrêtées selon g1globo.com, 54 l’ont été durant l’émeute au terminus de bus, les autres pour possession d’engins incendiaires.

** Cette manif vient clôre une semaine de lutte pour des transports publics du MPL.

Semaine dédiée aux prisonniers anarchistes du 23 au 30 août 2014 – Appel à une mobilisation internationale

abcÀ l’été 2013, plusieurs groupes de la Croix noire anarchiste (Anarchist Black Cross ou ABC) ont discuté de la nécessité d’organiser une Journée internationale pour les prisonniers anarchistes. Étant donné qu’il existe déjà des dates prévues pour la Journée des droits des prisonniers politiques ou de la Journée de la justice en prison, nous trouvons qu’il est également important de mettre l’accent sur les histoires de nos compagnons. De nombreux prisonniers anarchistes ne seront jamais reconnus comme des «prisonniers politiques» par les organisations droit-de-l’hommistes officielles, parce que leur idée de la justice sociale est strictement limitée aux lois capitalistes qui ne servent qu’à défendre l’Etat et empêcher tout changement social véritable. Dans le même temps, même au sein de nos propres communautés individuelles, nous savons très peu de choses sur la répression qui existe dans d’autres pays, nous ne connaissons pas les noms de plusieurs de nos compagnons prisonniers, ni les affaires qui les concernent.

C’est pourquoi nous avons décidé d’organiser une semaine annuelle dédiée aux prisonniers anarchistes, du 23 au 30 août. Nous avons choisi la date de départ du 23 août car ce jour-là, en 1927, les anarchistes italo-américains Nicola Sacco et Bartolomeo Vanzetti ont été exécutés en prison. Ils avaient été accusés d’avoir assassiné deux hommes lors d’un vol à main armée dans une usine de chaussures dans le sud de Braintree, dans l’État du Massachusetts. Leur arrestation faisait partie d’une campagne plus large contre les radicaux soutenus par le gouvernement américain. Les preuves détenues par l’État étaient quasi inexistantes et beaucoup sont encore convaincus que les deux ont été punis pour leur appartenance au mouvement anarchiste.

Compte tenu de la nature et de la diversité des nombreux groupes anarchistes du monde entier, nous avons proposé une semaine d’action plutôt qu’une seule campagne à effectuer sur un jour précis, afin de s’assurer que les différents groupes puissent organiser des événements dans un délai assez long.

C’est pourquoi nous appelons tout le monde à diffuser l’information quant à cette semaine pour les prisonniers anarchistes parmi les autres groupes et communautés et de réfléchir à l’organisation d’événements dans différentes villes et villages. Les événements peuvent être des campagnes d’information, des projections, des concerts de soutien, des actions directes et de solidarité. Laissez libre cours à votre imagination.

Jusqu’à ce que tous soient libres.

325 ; ABC Biélorussie ; ABC Brighton ; ABC Bristol ; ABC Cardiff ; ABC Tchéquie ; ABC Finlande ; ABC Kiev ; ABC Lettonie ; ABC Leeds ; ABC Londres ; ABC Mexique ; ABC Moscou ; Groupe anti-répression de Nijni Novgorod ; ABC Saint-Pétersbourg

Source – Traduit avec contrainfo

Cet appel est également disponible en grec, russe, italien, espagnol, portuguais et tchèque

[Québec] Les bureaux d’un parti politique fracassés à coups de briques – Montréal, 23 octobre 2013

Les bureaux de Denis Coderre vandalisés

MONTRÉAL – L’entrée de l’édifice accueillant le local de l’Équipe Denis Coderre dans l’arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie a été vandalisée durant la nuit de mardi à mercredi.

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«C’est un jour triste pour la démocratie», a dit Denis Coderre en point de presse, mercredi matin.

Les deux portes d’entrée vitrées de l’immeuble, situé sur le boulevard Saint-Michel à l’angle du boulevard Rosemont, ont été fracassées. Deux autres vitres situées à gauche et à droite des portes ont aussi été brisées.

Le signe «P6» et le symbole «A» des anarchistes étaient aussi peints en noir sur la brique à côté de l’entrée, mais on ignore si ces graffitis étaient là auparavant.

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Selon Denis Coderre, il est clair que son équipe était la cible des vandales d’après la façon dont cela a été fait.

«Tout geste de vandalisme pendant [les] campagnes électorales sont inacceptables et condamnables. Sachez que nous ne céderons pas à l’intimidation», a aussi écrit le candidat à la mairie sur son compte Twitter.

Leur presse – Canöe.ca, 23/10/2013 à 11h50

[Belgique] Occupation à Anderlecht contre la construction d’une maxi-prison à Haren – Bruxelles, 18 octobre 2013

Occupation à Anderlecht contre la construction d’une maxi-prison

Depuis ce matin vendredi 18 octobre 2013, l’ex-garage Renault est occupé à Anderlecht. Des milliers de tracts ont été distribués ce matin pour annoncer l’occupation, préciser pourquoi les gens se battent contre la prison et contre les projets pour réaménager les quartiers en grande prison à ciel ouvert. Ils annoncent aussi le programme des trois jours à venir.

Plusieurs grandes banderoles d’une dizaine de mètres sont accrochés : « Régime carcéral, rage viscérale« , « brisons nos chaînes« , « Occupation contre la maxi-prison à Haren« , « force et courage à ceux et celles qui se révoltent » etc.

L’ex-garage Renault est vide depuis 3, 4 ans ou plus et des architectes ont de grands projets avec. Ça devrait être l’épicentre du réaménagement du quartier de Cureghem, qui dérange avec son bordel et son insoumission à la police.

Vers 14.30h, un premier flic en civil est repéré qui prenait des photos. Il est adressé et insulté par un passant. A peine une demie heure plus tard, deux voitures de police et une voiture blindée de flics en civils arrivent devant le lieu. Ils discutent, prennent des photos et lisent les affiches. Une vingtaine de personnes se trouve à l’intérieur.

Après quelques heures de présence policière devant le lieu, le garage a été expulsé par la police. Le jeune propriétaire costard cravate était présent aussi.

Les gens qui étaient à l’intérieur sont montés sur le toit aux cris de révolte et n’ont pas pu être contrôlé ni arrêté. Des fumigènes sont partis dans tous les sens.

Très vite dehors, des gens se sont rassemblés devant le lieu et aux alentours. Des projectiles (pierres, œufs) ont été lancés vers la police, qui est venue en nombre (4 fourgons, boucliers, 4 chiens-flics, un hélicoptère, 3 voitures, deux voitures blindées). Aucune arrestation n’a eu lieu.

WESH

Voici le verso du tract du weekend contre la prison :

Une nouvelle prison pour mater les révoltes…

feuauxprisons2Depuis plusieurs années, il arrive que des révoltes, des mutineries et des évasions réussissent à percer des trous dans les murs des prisons. Cela n’est pas qu’une image. Des prisonniers rebelles ont pu démolir des infrastructures carcérales ou allumer des feux ravageant certaines parties de la prison, voire parfois des ailes entières. Ils ont pu avoir le courage de refuser de réintégrer les cellules après le préau ou de monter sur les toits pour marquer leur rage. Ces moments de révolte ne sont pas rien à vivre : le pouls s’accélère, la respiration devient plus profonde, il y a comme quelque chose qui a la saveur nouvelle d’une liberté enfin touchée du doigt. Certains ont beau dire que cela n’est pas utile, rien que pour retrouver ce goût, cela vaut le coup. C’est avec ce même goût à la bouche que certains refusent tous les jours de se plier aux petites volontés des matons et de se courber devant l’autorité.

C’est avec le même goût encore, qu’à l’extérieur également, certains passent à l’offensive : des manifestations aux attaques contre les entreprises qui font leur beurre sur l’enfermement ; du mitraillage de la porte de la prison de Forest aux bombes sur le chantier de la nouvelle prison à Marche ; des embuscades contre les matons aux solidarités diverses et variées ; de l’organisation d’évasions aux mutineries qui se prolongent en émeutes dans les quartiers. Tous ces actes, petits ou grands, viennent dire que les murs des prisons ne sont pas aussi solides qu’on voudrait le croire, et que ceux qui les tiennent se trouvent au coin de la rue.

Pour y faire face et enfermer encore plus de gens, l’Etat n’est pas resté sans rien faire et a prévu la construction de 13 nouvelles prisons. Certains chantiers sont déjà finis, d’autres en cours, et d’autres pas encore commencés, le gouvernement cherchant encore des sites. A Bruxelles, le pouvoir ne veut rien de moins que construire la plus grande taule de Belgique. Le pharaon s’est emparé d’un carré de vert sillonné par le bruit incessant des avions et des trains, qui est situé sur le territoire de la commune de Haren, entre Evere et Schaerbeek.

… et jeter son ombre sur tous les autres à l’extérieur

Cette future maxi-prison est aussi un élément indissociable des plans plus généraux que les puissants sont en train de mettre en œuvre. Cela n’est pas une théorie. Ce sont concrètement les mêmes qui élaborent et construisent les nouvelles taules belges et qui se font du fric ici à Bruxelles, à coups de grands projets immobiliers, de résidences standing ou de sites artistiques pour bourgeois branchés en mal de sensations. Et pour nous, le Bruxelles d’en bas, c’est toujours plus la galère : des loyers toujours plus chers, des allocations plus petites et arrachées avec toujours plus de mal, des salaires plus bas et des conditions de travail plus dures, des lois plus répressives, etc… Il faut le dire sans détour : nous faisons tâche dans l’image que Bruxelles, capitale européenne, aimerait bien renvoyer. Elle se doit d’être une ville sûre et propre, peuplée de bourges bien obéissants. Alors, il n’y a qu’à nous chasser plus loin ou nous avoir toujours à l’œil grâce à un contrôle accru. Et si nous dépassons trop de limites, le pouvoir a tout prévu : la nouvelle maxi-prison à Haren pourra enfermer au moins 1200 personnes !

Est-ce qu’on va se laisser faire sans réagir ? Il est grand temps d’aller montrer un peu de quoi on est capables à ceux qui sont derrière la construction de la maxi-prison à Bruxelles et font que cette ville ressemble de plus en plus à une taule. Si ce n’est pas difficile de trouver les responsables de cette vie enchaînée qui se trouvent partout dans la ville, c’est en revanche plus délicat de ne pas se laisser contrôler par un quelconque petit chef, de ne pas se laisser représenter par un quelconque parti, de ne pas se laisser dicter un message tout fait. Il n’y a pas de recette, mais beaucoup de voies sans issue. C’est en partant de soi et de ses proches pour lancer l’offensive, c’est en combattant radicalement le pouvoir pour s’organiser avec d’autres qu’en chemin, on retrouvera peut-être cette saveur si unique de la liberté.

Alors, n’hésitez pas à passer au week-end contre la prison à l’ex-garage Renault, place Albert. Parce qu’on ne veut pas que le pouvoir vienne mettre ses limites à nos révoltes, on a pris ce lieu sans lui demander sa permission. Nous y invitons toutes celles et tous ceux qui ont envie que ce soit une occasion de passer un moment ensemble, de discuter et de se rencontrer afin de lutter sans frein contre la prison et ce monde qui n’en a que trop besoin.

Ni maxi-prison à Bruxelles, ni nouvelles prisons ailleurs, nous ne voulons tout simplement pas d’une vie enfermée entre quatre murs.

Dehors aussi, nous en avons marre de la multiplication des uniformes et des caméras, du renforcement du contrôle et du durcissement de nos conditions de vie. Cette vie finit aussi par ressembler de plus en plus à l’univers d’une prison.

Nous ne voulons tout simplement pas rentrer dans leurs cases taillées à la mesure d’un monde qui joue la partition des riches et des puissants, sert les intérêts des eurocrates et des patrons, d’un monde qui ne tourne que pour le fric et le pouvoir.

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Une liste des entreprises qui dessinent, construisent, entretiennent et financent les nouvelles prisons

A bas les murs !
Mettre des bâtons dans les roues du masterplan des nouvelles prisons.
Une liste des entreprises qui dessinent, construisent, entretiennent et financent les nouvelles prisons en Belgique.

NOUVELLE PRISON A HAREN

  • DENYS – Entreprise belge de construction, siège à Wondelgem.
  • FFC CONTRUCCION – Entreprise espagnole de construction avec des bureaux dans plusieurs villes en Europe.
  • Buro II & ARCHI+I – Bureau d’architectes belge avec des bureaux à Bruxelles, Roeselare et Gand.
  • EGM ARCHITECTEN – Bureau d’architectes hollandais, siège à Dordrecht.
  • AAFM FACILITY MANAGEMENT – Entreprise hollandaise prestataire de services avec des bureaux à Anvers et aux Pays-Bas.
  • M.O.O.CON – Entreprise autrichienne prestataire de services avec des bureaux en Autriche et en Allemagne.
  • G. DERVEAUX – Bureau d’ingénieurs belge, siège à Gand.
  • MARCQ & ROBA – Société de conseil belge, siège à Bruxelles.
  • ADVISERS – Société de conseil belge avec des bureaux à Bruxelles et à Anvers.
  • TYPSA – Société de conseil espagnole, siège à Madrid, bureaux à Bruxelles et dans d’autres villes européennes.
  • VIALIA SOCIEDAD GESTORA DE CONCESIONES DE INFRAESTRUCTURAS – Courtier immobilier espagnol, siège à Madrid.
  • MACQUARIE CAPITAL GROUP – Banque d’investissement australienne, bureaux partout dans le monde, faisant partie du Macquarie Group.
  • Dr. ANDREA SEELICH – Architecte spécialisée dans l’architecture carcérale.
  • REGIE DES BATIMENTS – Expert en immobilier de l’État belge, maître d’ouvrage de tous les projets de nouvelles prisons en Belgique.
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robindesboiscontre

NOUVELLE PRISON PSYCHIATRIQUE A GAND

  • DENYS – Entreprise belge de construction, siège à Wondelgem.
  • ABSCIS – Bureau d’architectes belge, siège à Gand.
  • DJGA – Bureau d’architectes hollandais, siège à Rotterdam.
  • INGENIUM – Société de conseil belge avec des bureaux à Bruges et à Louvain.
  • AT OSBORNE – Société de conseil hollandaise avec des bureaux à Baarn, Bruxelles et Paris.
  • DERVEAUX – Bureau d’ingénieurs belge, siège à Gand.
  • REGIE DES BATIMENTS – Expert en immobilier de l’État belge, maître d’ouvrage de tous les projets de nouvelles prisons en Belgique.

NOUVELLE PRISON A MARCHE-EN-FAMENNE

  • EIFFAGE – Groupe de construction français avec des bureaux dans plusieurs villes belges et partout dans le monde.
  • VALENS – Entreprise belge de construction, siège à Bruxelles, faisant partie du groupe Eiffage.
  • DUCHENE – Entreprise belge de construction, siège à Modave, faisant partie du groupe Eiffage.
  • SCAU/CERAU – Bureau d’architectes belge, siège à Bruxelles.
  • SODEXO – Entreprise française prestataire de services, siège de Sodexo Belgium à Bruxelles, bureaux partout dans le monde.
  • TPF ENGINEERING – Bureau d’ingénieurs belge, siège à Bruxelles, bureaux partout dans le monde.
  • DG INFRA+ – Fonds d’investissement belge avec des bureaux à Bruxelles, Anvers, Liège et La Haye.
  • BNP PARIBAS FORTIS – Banque franco-belge.
  • NIBC BANK – Banque hollandaise.
  • REGIE DES BATIMENTS – Expert en immobilier de l’État belge, maître d’ouvrage de tous les projets de nouvelles prisons en Belgique.

NOUVELLES PRISONS A TERMONDE ET BEVEREN

  • BAM – Entreprise hollandaise de construction avec des bureaux partout en Europe.
  • INTERBUILD – Entreprise belge de construction, siège à Wilrijk, faisant partie du groupe Bam.
  • GALERE – Entreprise belge de construction, siège à Chaudfontaine, faisant partie du groupe Bam.
  • STEPHANE BEEL BVBA – Bureau d’architectes belge avec des bureaux à Gand.
  • JASPERS & EYERS – Bureau d’architectes belge avec des bureaux à Bruxelles, Hasselt et Louvain.
  • ARCHIVOLT – Bureau d’architectes hollandais, siège à Amsterdam.
  • PAUWELS ONTWERPBUREAU – Bureau d’architectes belge, siège à Louvain.
  • EUREST – Entreprise américaine de fourniture de repas et prestataire de services avec des bureaux à Bruxelles et dans la plupart des pays européens, faisant partie du Compass Group britannique.
  • CEGELEC – Entreprise française spécialisée dans les applications technologiques dans l’industrie, plusieurs bureaux en Belgique et le reste du monde, faisant partie du groupe français Vinci.
  • VK ENGINEERING – Bureau d’ingénieurs belge avec bureaux à Bruxelles, Bruges, Merelbeke, Lasne et Roeselare, mais également en Russie, au Vietnam et au Kazakhstan.
  • HALMOS – Société de conseil hollandaise, siège à La Haye.
  • BELFIUS – Banque belge, anciennement Dexia.
  • KBC – Banque belge.
  • ABN AMRO – Banque hollandaise.
  • REGIE DES BATIMENTS – Expert en immobilier de l’État belge, maître d’ouvrage de tous les projets de nouvelles prisons en Belgique.

NOUVELLE PRISON A LEUZE-EN-HAINAUT

  • CORDEEL – Entreprise belge de construction, siège à Temse, locaux en France, Bulgarie, Allemagne et Pays-Bas.
  • WILLEMEN – Entreprise belge de construction, siège à Malines.
  • ASSAR – Bureau d’architectes belge, siège à Bruxelles.
  • DDS & PARTNERS – Bureau d’architectes belge, siège à Bruxelles.
  • ARCH & TECO – Bureau d’architectes belge, siège à Gand.
  • JNC – Bureau d’architectes belge avec des bureaux à Bruxelles et Nivelles.
  • STORIMANS WIJFFELS – Bureau d’architectes hollandais, siège à Tilburg.
  • FACILICOM FACILITY SOLUTIONS – Entreprise belge prestataire de services, siège à Anvers.
  • ARIES CONSULTANTS – Société de conseil belge, siège à Rosières.
  • SOCOTEC – Société de conseil française, siège de Socotec Belgium à Craighnem, bureaux partout dans le monde.
  • VEGA PROJECTS INTERNATIONAL – Entreprise de conseil hollandaise, siège à Valkenswaard.
  • PIRNAY – Bureau d’étude belge, siège à Bruxelles.
  • BOPRO – Bureau d’étude belge avec des bureaux à Gand et Malines.
  • VENAC – Bureau d’étude belge avec des bureaux à Bruxelles, Vilvorde et Newport.
  • PROGROUP – Bureau d’ingénieurs belge avec des bureaux à Bruxelles et Luxembourg.
  • COFINIMMO – Courtier immobilier belge, siège à Bruxelles.
  • REGIE DES BATIMENTS – Expert en immobilier de l’État belge, maître d’ouvrage de tous les projets de nouvelles prisons en Belgique.
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A côté des projets mentionnés ici, il existe encore d’autres projets pour de nouveaux lieux d’enfermement, à differents niveaux d’avancement. Pour ces derniers, les entreprises n’ont pas encore été sélectionnées ou les sites sont encore à déterminer. -OCTOBRE 2013-

Repris d’Indymedia Bruxelles,  11 octobre 213

Source: La Cavale – Contre la prison et son monde

[Brésil] A propos des actions récentes des blacks blocs dans les rues de Rio et de Sao Paulo

Voici un énième torchon pondu par la presse du pouvoir à propos de l’agitation et des activités anarchistes au Brésil. Au-delà des ‘analyses’ autant bidons les unes que les autres de divers sociologues et politologues, on appprend quelques faits récents lors des manifs des profs qui se sont déroulées ces derniers temps, notamment à Rio de Janeiro et à Sao Paulo :

Emeutes au Brésil: les « Black Blocs » s’en prennent à la police

Les anarchistes font irruption dans les manifestations brésiliennes : vêtus de noir, le visage dissimulé par un masque, un foulard ou un tee-shirt, les anarchistes « Black Blocs » ont fait une spectaculaire apparition dans les manifestations au Brésil, où ils interpellent par leurs actions violentes mais restent difficiles à cerner pour les observateurs.

BRAZIL-PROTEST-TEACHERS-STRIKECes groupuscules ont commencé à faire parler d’eux au Brésil lors de la fronde sociale qui a secoué en juin le pays contre la hausse des coûts des transports, les dépenses excessives engagées pour l’organisation de la Coupe du monde de football de 2014 et la corruption. Mais c’est alors que le mouvement social est devenu plus sporadique que les Black Blocs ont radicalisé leurs actions, essentiellement à Rio et Sao Paulo, face à une police mal formée réputée pour sa brutalité lors des manifestations*.

Lors de leurs sorties fulgurantes, les Black Blocs brésiliens privilégient la destruction de symboles du capitalisme tels que les restaurants McDonald’s ou les banques**.

A Rio, ils s’étaient invités lundi*** à la manifestation ayant réuni plus de 10 000 personnes pour soutenir les enseignants en grève. A la tombée de la nuit, ils avaient incendié un autobus, détruit des distributeurs automatiques de billets et érigé des barricades.

Mardi soir, à l’issue d’un nouveau rassemblement d’enseignants d’écoles publiques, les Blacks Blocs ont attaqué avec des pierres et des cockails molotov la police qui a riposté avec des tirs nourris de bombes lacrymogènes et sprays de poivre pour les disperser. Une voiture de police a été incendié et une agence bancaire saccagée.

Brazil Teachers Protest

Les Black blocs sont apparus en Allemagne de l’Ouest vers 1980, au sein du mouvement « Autonomen ». Ils se distinguaient à l’extrême gauche par sa volonté d’autonomie par rapport aux institutions (États, partis, syndicats). Le mouvement comptait des centaines de squats, lieux de vie collective, où les Black Blocs affrontaient les policiers lors de tentatives d’expulsion.

Mais c’est en 1999, en marge du Sommet de l’OMC à Seattle, qu’ils acquis leur notoriété avec des manifestations et occupations spectaculaires.

« On ne parle pas aux journalistes :)«   

Sollicité par l’AFP pour une interview, le groupe Black Bloc Rio de Janeiro a répondu: « Salutations libertaires! Il est difficile de nous téléphoner car nous sommes sur écoute ; nous préférons communiquer par message sur Facebook ». Mais les autres questions de l’AFP sont restées lettre morte. Au niveau national, le groupe s’est limité à répondre: « On ne parle pas aux journalistes :)« .

Brazil Teachers Strike

Pour les experts, établir un profil de ces manifestants relève de la gageure. « Il est difficile de savoir qui ils sont; il n’y pas d’autorité établie. Le mouvement est très horizontal, très jeune« , explique à l’AFP le sociologue Luiz Antonio Machado de l’Institut d’études sociales et politiques de Rio (IESP). De plus, le Black Bloc n’est pas une organisation permanente. Avant et après leurs actions, les Black Blocs sont des citoyens comme les autres.

« Ce mouvement naît du mécontentement général envers le mauvais fonctionnement des institutions. Il n’est pas révolutionnaire mais va se radicaliser face au manque de dialogue« , prédit encore M. Machado. Car pour lui « la presse ‘hégémonique’ utilise l’action des Black Blocs et des casseurs pour discréditer les manifestations et cela déclenche une répression généralisée« , notamment des médias et de la police.

BRAZIL-TEACHERS-PROTESTMais pour Alba Zaluar, expert en violence à l’Université de Rio (Uerj), le mouvement « jette à la poubelle tout ce que notre démocratie a construit« , après la dictature (1964-1985). « Ils vident les manifestations »   « Cela a pour effet de vider les manifestations. Les gens ne veulent pas en finir avec l’État mais améliorer la santé, l’éducation, les transports. Le fait de casser des abribus est un préjudice pour le contribuable qui va devoir payer, rien à voir avec la mondialisation. Ils doivent se réformer« , estime-t-elle.

Le sociologue Jose Augusto Rodrigues (Uerj) juge de son côté que « les actes de vandalisme ne sont pas toujours à attribuer aux Black Blocs » mais que « leur tactique n’a pas été un succès ».  « En juin, il y avait des foules dans la rue mais depuis qu’ils sont devenus partie intégrante des manifestations, les gens se sont retirés« , souligne-t-il. « La dimension que cette présence prendra est difficile à prévoir, cela va dépendre de comment l’État sera capable de réagir, de former sa police pour agir de façon plus civilisée« , analyse-t-il encore.

En attendant, les Black Blocs ne désarment pas et ont d’ores et déjà promis aux autorités une coupe du monde de football agitée en juin prochain.

Leur presse – AFP via RTBF.be, article daté du 16 octobre à 07h26

Notes du blog:

*: les violences policières ne se limitent pas seulement aux manifestations: très récemment, un jeune d’une favela de Rio de Janeiro a été tabassé à mort par les policiers de l’UPP (Unité de Police Pacificatrices). Deux articles sur cet énième assassinat sont lisibles ici et .

**: lire un texte écrit par des anarchistes membres des blacks blocs

***: la date du lundi n’est pas précisée dans l’article. On peut rappeler que le lundi 7 octobre 2013, des émeutes ont eu lieu en marge de la manif des profs à Rio (mais aussi à Sao Paulo). Le lundi suivant, le 15 octobre, plusieurs perquisitions contre des manifestants ont eu lieu à Rio de Janeiro. La solidarité avec les personnes arrêtées s’organise.

Brazil Teachers Protest

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[Allemagne] Balade incontrôlée à Hambourg – 18 octobre 2013

Dans la soirée du 18 Octobre 2013, une balade incontrôlée partie de St. Pauli jusqu’au quartier Schanze a eu lieu.

Avec une banderole, des chants, des affiches, des tracts, des graffitis, des pierres et des marteaux, près de 80 personnes ont exprimé leur colère contre les «zones de danger», les contrôles racistes, la machine à expulser et ces conditions réelles dans les rues.

Quelques banques et magasins ont eu leurs fenêtres brisées et les murs ont été peints avec des slogans contre la machine à expulser et l’État. La marche a pris fin quand les flics sont arrivés.

Contre les autorités et leur ville !

Pour une vie incontrôlable sans domination pour tous !

Traduit  de l’allemand d’indymedia linksunten en collaboration avec Contrainfo