Archives mensuelles : mars 2014

[Besançon] Nuit vandale contre le cirque électoral (du 29 au 30 mars 2014)

Dans la nuit de samedi à dimanche 30 mars, plusieurs actions ont été menées contre les élections.

La permanence de la crapule politicarde Jacques Grosperrin située rue de Vesoul a vu deux de ses immenses vitres perforées. Son bord politique importe peu, car c’est bien la représentation politique et ce monde de merde dans lequel on tente de survivre qui ont été visés.

De plus, deux écoles servant provisoirement à leur jeu démocratique ont eu leurs murs recouverts de tags. Sur l’école ‘Jean Wirsch’, on pouvait lire « A bas les maîtres », « Elections pièges à cons » ou encore « feu aux urnes« . Sur les murs intérieurs de l’école ‘Paul Bert’, les messages étaient « les maîtres ça ne s’élit pas, ça se détruit« , « contre toute autorité« . L’inscription « Nique ton maire » a été écrite à de multiples reprises sur les murs de plusieurs quartiers du centre-ville.

L’abstention ne suffit pas, passer à l’attaque et exprimer notre rejet de leur démocratie est plus que nécéssaire !

Pour l'(A)narchie !

Repris d‘indymedia nantes, 31 mars 2014

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L’article de l’est répugnant daté du 30/03/2014 à 18h05:

Besançon : dégradations de la permanence du candidat UMP-UDI-MoDem, Jacques Grosperrin

Les casseurs ont parfois de drôles d’idées. L’UMP, cible régulière de vandalisme sur ses locaux de la place Victor-Hugo et qui en a déjà vu de toutes les couleurs, vient d’expérimenter une nouvelle forme d’hostilité et de désagréments.

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La permanence électorale de Jacques Grosperrin et ses alliés UDI et MoDem, rue de Vesoul, a été dégradée au cours de la nuit de samedi à dimanche. Des trous ont été percés dans la vitrine de façade et la vitre latérale du local. Et c’est là que l’on s’interroge légitimement sur la mécanique complexe et biscornue qui fait agir certains.

À la pointe de vitrier

Celui ou ceux qui ont perpétré ces actes de vandalisme ont utilisé une pointe de vitrier en diamant, mieux, un dispositif permettant de découper dans l’épaisse vitre de 1 cm d’épaisseur un rond parfait d’environ 20 cm de diamètre. Sur le côté, on suppose que la même technique a été employée mais que l’entaille n’a pas été suffisamment profonde pour chasser la rondelle de verre. Le travail a donc été achevé d’un bon coup de pavé, beaucoup plus classique. Dans le quartier, personne n’a a priori rien vu ni entendu et les faits ont été découverts par les militants à 7 h du matin.

Tout à l’excès de sa campagne, probablement sous le choc, M. Grosperrin a publié un communiqué où il dénonce la « lapidation » et le « saccage » de sa permanence qui n’a cependant pas été visitée.

Informé, le principal adversaire du candidat, Jean-Louis Fousseret s’est rendu sur place afin d’assurer l’équipe de campagne de son « soutien républicain face à cet acte inqualifiable, irrespectueux et méprisant pour l’absolue sérénité que mérite chaque scrutin démocratique ».

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[Rennes] Communiqué à propos de l’agitation et des actions contre les expulsions de sans-papiers

Apeuré et dos au mur : « la gauche unie » face à sa politique raciste

« Tout est français, c’est-à-dire haïssable au suprême degré. » Arthur Rimbaud, mai 1871

Aly Touré, étudiant à Rennes, assigné à résidence depuis janvier, a été incarcéré en Centre de Rétention Administrative lundi dernier. Son expulsion était prévue jeudi. Grâce au rapport de force que nous avons réussi à imposer en ces trois jours de lutte, Aly est libéré.

R2prefMercredi, à l’annonce de son expulsion imminente, des étudiants se sont réunis et ont organisé les débrayages de Rennes 2 et du lycée Coëtlogon. L’objectif était d’occuper la préfecture de Beauregard pour exiger la libération et la régularisation immédiate d’Aly. Elle fut investie au cri de « Des papiers pour tous ou pas de papiers du tout », et le mobilier réorganisé afin d’y tenir une AG. Une banderole « Contre l’Etat policier » a été accrochée au plafond, celle-là même qui avait été brandie par les lycéens lors du mouvement contre les expulsions de l’automne dernier. Comme on pouvait s’y attendre, les Brigade d’Intervention et Brigade Anti-Criminalité finirent par nous repousser violemment à l’extérieur, non sans résistance de notre part.

Déterminés à ne pas en rester là, nous avons alors décidé d’amener le débat politique là où il n’est pas ; c’est-à-dire dans le simulacre de débat qui devait se tenir entre Appéré et Chavanat organisé à l’Institut d’Etudes Politiques. A une centaine, nous avons empêché ce récital électoral, consensuel dans son soutien aux expulsions et au racisme d’Etat, en scandant « Libérez Aly ». Un camarade saisit l’occasion pour interpeller Appéré et lui demander de se positionner. En vain. L’agitation a persisté jusqu’à l’annulation du « débat ».

C’était décidément une sale journée pour Appéré ! Nous imaginons son visage se décomposer lorsque, plus tard dans la soirée, elle a appris que 200 personnes avaient forcé les portes d’entrée de son meeting Salle de la Cité, pour exiger l’arrêt de toutes expulsions et la destruction de tous les centres de rétention. En effet, notre camarade Aly n’est que l’un des 30 000 immigrés expulsés chaque année par les pouvoirs de droite comme de gauche. Pendant plus d’une heure, nous avons tenu la tribune, empêchant les carriéristes de la pseudo-gauche –Front de Gauche, EELV, PS et compagnie – de tenir leurs discours électoralistes. « Vous êtes de gauche, prouvez-le ! », criait-on à la salle pendant que quelques militants dépassés essayaient désespérément d’atteindre le micro. Finalement, Edmond Hervé, ancien maire de Rennes, protégé par des notables s’improvisant gros bras pour l’occasion, tentait un discours pathétique en insistant sur la supposée absence de crédibilité de notre action. Et ce alors même que la crédibilité de la gauche locale a été définitivement écornée lorsque nous avons révélé la parfaite hypocrisie de leur communication électorale ! Une fois de plus, la Gauche-Unie-de-Rennes nous accusait de faire le jeu de la droite et du FN, alors même que le gouvernement actuel se vante d’avoir expulsé d’avantage d’immigrés que son prédécesseur.

Nous affirmons au contraire que le FN n’est pas une verrue sur le beau visage de la République, mais la déclinaison la plus autoritaire et réactionnaire de l’ordre républicain. Quant à ceux qui pleurnichent sur notre peu de respect « du droit » et de « la démocratie », nous leur répondons que l’Etat de droit et la démocratie libérale se définissent précisément en établissant une extériorité dans laquelle sont rejetées les personnes jugées indigne d’avoir des droits. Nous n’avons aucune leçon à recevoir de partis qui se disent proches des travailleurs tout en permettant la surexploitation des ouvriers sans papiers. Nous méprisons aussi leurs discours incantatoires à propos de « la citoyenneté », alors qu’ils n’ont même pas été capables en plus de trente ans de tenir leur promesse misérable de « donner aux étrangers le droit de voter aux élections locales ».

La constante augmentation de l’abstention prouve que, depuis longtemps, beaucoup ne croient plus aux promesses de cette fantomatique « gauche unie » ou à l’espoir d’un « front républicain ». En empêchant leur meeting d’union sacrée, il s’agissait pour nous de rappeler que ce soi-disant rempart contre la montée du FN n’est que la façade de leur politique de défense du capitalisme « en crise », et de sa nécessaire composante sécuritaire.

Malgré le chantage d’Appéré proposant un hypothétique rendez-vous en échange de notre départ, nous avons décidé de poursuivre la lutte jusqu’à la libération et régularisation effectives d’Aly, refusant de participer aux stratégies politiques habituelles. Face à notre détermination, contraints et forcés, ils ont quitté la salle. Le meeting fut annulé : Pas de négociation avec les expulseurs !

Jeudi, décidant de continuer la stratégie d’occupation des lieux de pouvoir, nous avons tenté de rentrer dans la mairie. Trouvant porte close, nous avons occupé son annexe. L’action fut animée par des discussions sur les perspectives de la lutte, sur la légitimité de nos moyens d’action et sur la condition quotidienne des sans-papiers.

Vendredi, le tribunal administratif statuait sur le cas d’Aly : il allait être libéré ! Un rassemblement regroupant une centaine de personnes s’était tenu devant un tribunal protégé par un important dispositif policier.

Ces trois jours ont une nouvelle fois montrée qu’il n’y a rien à attendre d’hypothétiques négociations avec les politicards en place. Seule la lutte paie.

Attendez-vous à de nouvelles actions tant que les expulsions continueront !

Etudiant-e-s, Lycéen-ne-s, Chômeurs/euses, Travailleurs/euses en lutte contre toutes les expulsions

Transmis par mail, 30 mars 2014

[Grigny, 91] Nique la rénovation urbaine à la Grande Borne

Rénovation urbaine de la Grande Borne à Grigny (Essonne) : Cinq pelleteuses ravagées par le feu

Le nouveau conseil condamne par une motion l’incendie à Grigny

Vendredi soir, vers 22 h 30, un incendie est survenu dans le quartier de la Grande Borne à Grigny. Les flammes ont touché une entreprise située place du Damier, juste à côté des ateliers municipaux. Cinq pelleteuses ont été ravagées, des engins qui devaient notamment servir à réhabiliter le quartier dans le cadre de la rénovation urbaine de la Grande Borne. Dès ce samedi matin, au cours du conseil municipal qui a mis en place le maire communiste Philippe Rio élu dès le premier tour avec 51,3 % des voix, les nouveaux élus ont pris une motion condamnant cet incendie.

«Nous exigeons que tous les moyens soient mis en œuvre pour retrouver les auteurs de ces faits, confie le maire. Et aussi pour que cela ne se reproduise pas.» La motion a été votée par 30 élus du nouveau conseil, dont trois élus de droite. «A noter que les deux élus du Parti de gauche et les conseillers de la liste ( PS, ndlr) Sidi Bendiab et Malek Boutih n’ont pas souhaité prendre part au vote», déplore Philippe Rio.

Leur presse – leparisien.fr (Cécile Chevallier), 29/03/2014 à 16h28 via Attaque

[Marseille et sa région] La Caisse d’Autodéfense Phocéenne, qu’est-ce que c’est ?

Nous sommes à l’heure de l’incarcération de masse, du fichage systématique et de la justice expéditive. La férocité policière (pléonasme!) ne cesse de s’imposer, partout où le pouvoir politique et économique éprouve la nécessité de lui lâcher la bride. Ici comme ailleurs, ce sont les plus démuni-e-s et celles et ceux qui ne courbent pas l’échine qui sont les plus touché-e-s. Face à la répression, on se sent souvent seul-e-s et désemparé-e-s. Un tableau bien noir de la situation qui ne doit pas nous faire oublier que nous pouvons nous organiser et lutter.

Le principe de cette caisse de solidarité n’est pas uniquement d’apporter un soutien financier aux personnes confrontées à la répression mais de briser collectivement l’isolement.

Il s’agit de se préparer et de s’organiser en amont de la répression. C’est à dire de se rassembler pour partager les ficelles juridiques qui permettent de s’en sortir au mieux, de trouver des avocats et les fonds nécessaires. La caisse de solidarité est donc un outil de lutte qui se veut à la portée de celles et ceux qui ont affaire à la police et à la justice à Marseille et dans sa région. Rencontrons-nous.

Contact: cap[At]riseup[point]net

Miling-list MIA, 29 mars 2014

[Montreuil, 93] A voté UMP – 26 mars 2014

On apprend par un communiqué de presse de la candidate UMP Manon Laporte à Montreuil (93), que son local de campagne a été retrouvé en miettes dans la matinée du mercredi 26 mars 2014. Le ou les sauvages ont défoncé entre autre la façade vitrée de la permanence. Apparemment, « Le Pacte Citoyen pour Montreuil 2014″, c’est pas pour tout de suite ! Continuons à nous exprimer à coups de pavés !

montreUMP

[Bruxelles] Nouvelles de la lutte contre la maxi-prison

L’Etat a décidé de construire 13 nouvelles prisons, dont la plus grande est projetée au nord de Bruxelles. D’un côté, cette maxi-prison compte en finir avec la révolte et les rébellions dans les prisons ; de l’autre, son ombre pèsera sur tout le monde, qu’on se trouve à l’intérieur ou à l’extérieur. Nous luttons contre la construction de cette maxi-prison, parce que les atrocités ne sont pas à construire, mais à détruire. Nous luttons contre, parce que cette prison est à l’image de ce que le pouvoir est en train de faire avec Bruxelles : transformer la ville en une zone taillée pour satisfaire les riches, les puissants, les eurocrates et les capitalistes. Notre lutte est une lutte directe et auto-organisée, sans partis politiques ni grandes organisations ; une lutte qui veut empêcher concrètement sa construction par le refus active et le sabotage. La construction d’une prison dépend de pleines de choses : les politiciens qui décident, les entreprises qui vont la construire, les médias qui vont défendre le projet, l’acceptation de la population. Et ces choses-là, on compte bien les perturber et attaquer pour empêcher que l’atrocité d’une maxi-prison voie la lumière du jour. Par l’action directe, par nous-mêmes, avec tous les moyens que nous estimons adéquats, et à partir d’ici et maintenant.

Quelques nouvelles

Des projections du court-métrage « Maxi-prison vs. Maxi-rébellion » ont eu lieu en plein air sur des places à Saint-Gilles, Anderlecht en Molenbeek. Il y a aussi eu des distributions de tracts appelant à la lutte contre la maxi-prison, des affiches ont été collées sur les murs et des slogans peints fleurissent un peu partout. Il faut dire que les autorités s’acharnent à les faire enlever le plus vite possible, ce qui ne vient pas du tout comme une surprise.

A Haren, la petite commune au nord de Bruxelles où se trouve le terrain de la future prison, les autorités ont organisé fin janvier une « séance d’information » : une soirée afin de convaincre les gens que la prison c’est bien, c’est chouette d’habiter dedans ou aux alentours et surtout, que lutter contre n’a aucun sens car tout est déjà décidé. Le refrain habituel donc. Heureusement, cette séance a été perturbée par des opposants, même si les flics étaient-là en nombre pour protéger les représentants officiels.

On apprend aussi des médias que les architectes qui vont dessiner la maxi-prison, Buro II & Archi+I dont les bureaux se trouvent à Ixelles, ont eu une petite visite : le chef du projet racontait que des gens avaient souillé ses bureaux avec des excréments. C’est sûr, se faire du fric sur l’enfermement, ça pue.

On a remarqué aussi que des nouveaux autocollants et affiches circulent, clouant au pilori toutes ces sales entreprises faisant du fric avec la construction de nouvelles prisons, tels que les constructeurs BAM, VALENS et DENYS ou les banques KBC, Belfius ou Fortis BNP-Paribas. Sabotons-les partout, leurs agences, leurs bureaux, leurs chantiers, leurs véhicules !

Pour aider avec la diffusion de tracts et d’affiches, vous pouvez prendre contact via le site www.lacavale.be. Là se trouvent aussi rassemblées les nouvelles de la lutte contre la maxi-prison et les luttes à l’intérieur des prisons, ainsi que des témoignages, de lettres, de récits d’actions etc.

Repris de la cavale

[Paris/Les Lilas, 93] Permanences du parti socialiste attaquées

Visites nocturnes de locaux du PS

Dans la nuit du mardi 25 au mercredi 26, à Paris et aux Lilas (93), deux permanences du Parti Socialiste ont été attaquées.

L’une, située rue de la Cour-des-Noues (Paris 20ème ar.), a vu ses vitres et panneaux vitrés défoncés, et s’est faite recouvrir d’une inscription: « A bas tous les partis »

L’autre, rue du 14 Juillet aux Lilas, a été marquée d’un « Contre tout pouvoir« , et a vu ses vitres également bousillées.

Ni partis, ni Etats, ni élections n’étoufferont nos révoltes.

Repris d’indymedia nantes

[San Francisco, USA] Manif sauvage contre la construction d’une nouvelle prison

Communiqué d’une manifestation bruyante contre le projet d’une nouvelle prison à San Francisco

feuauxprisons2Dans la nuit du vendredi 21 mars, une manifestation bruyante sauvage a déambulé jusqu’à la prison actuelle de San Francisco à 850 Bryant, mais aussi sur le site prévu pour son agrandissement. Nous avons participé à cette manif pour exprimer notre dégoût pour le projet d’expansion de la prison, mais aussi pour exprimer notre solidarité avec les prisonniers actuels. Près de 100 personnes ont marché derrière des banderoles disant « Aucune nouvelle prison ni anciennes prisons« , « Ecrasons le patriarcat, brûlons les prisons« . En arrivant devant la prison, un feu d’artifice a été allumé pour ceux à l’intérieur. Des véhicules de police et la prison elle-même ont été attaqués à coups de pierres, de sprays de peinture et de bombes de peinture.

Pendant des mois nous avons entendu parlé des plans du ministère des shérifs de San Francisco de construire une nouvelle prison pour remplacer celle à 850 Bryant. Une initiation active de la part du shérif Mirkarimi, qui prétend qu’une nouvelle prison est nécessaire pour répondre aux conditions inhabitables de la prison actuelle. L’opposition à la nouvelle prison s’est focalisée sur l’irresponsabilité fiscale de construire un nouveau centre correctionnel maintenant. Même si on a rien contre le fait de dire que dépenser des centaines de millions de dollars pour une nouvelle prison est tout à fait ridicule, nous rejetons de tout coeur les implications de cet argument. De nombreux personnes emprisonnées actuellement dans la monstruosité du 850 Bryant ont déjà exprimé leur opposition à un nouveau projet de construction qui serait soi-disant construit pour leur bien. Nous ne pensons pas qu’il y ait un temps approprié pour une prison nouvelle, « plus sécurisée », peu importe la façon dont le projet est financée, car chaque cellule est inhabitable. Le coeur de la question est que les geôles et les prisons sont des institutions qui broyent les gens, en particulier les noirs, qui doivent se soumettre de force. Elles sont des usines à reproduire la logique et la violence de la suprématie blanche. Comment la ville explique le fait que seulement 7% de la population de San Francisco est noire, alors que plus de 50% des habitant-e-s du comté sont noir-e-s ? Nous comprenons que la ville insiste pour une nouvelle prison, l’expansion du maintien de l’ordre dans les quartiers comme mission sont toutes une réponse au niveau toujours croissant de richesse à San Francisco. Toute cette thune rentre dans les poches de technocrates et yuppies effrayés et ceux-ci sont les communautés que la ville veut protéger. Donc nous leur disons qu’on les nique !

Quand les choix proposés concernent seulement la taille d’une société carcérale en pleine expansion, notre seule option est la révolte. De toute évidence, une lutte significative contre la construction d’une nouvelle prison impliquera d’innombrables actes de résistance et de subversion, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Nous reconnaissons que cette manifestation n’est rien en comparaison à la quantité de force nécessaire pour arrêter la construction d’une nouvelle prison, mais il faut commencer quelque part. Cette manifestation était une humble contribution à ce tableau, et une invitation à d’autres. Nous invitons toute personne qui déteste ce monde carcéral à en trouver d’autres ou en inventer. Au lieu des faux choix (offerts par le ministère du shérif, le SFPD, le conseil municipal et le DA), nous avons besoin d’une vague de conflits contre cette évolution.

Libérons les prisonniers et brûlons le reste.

- Quelques anarchistes

Traduit plus ou moins librement de indybay, 24 mars 2014 à 22h14

[Rennes] Manif, blocage et occupation contre les expulsions de sans-papiers (22-26 mars 2014)

[Rennes] Manifestation devant le centre de rétention

22 mars 2014. 250 personnes ont manifesté de l’aéroport de Rennes au centre de rétention de Saint Jacques de la Lande contre les expulsions et les centres de rétention. Sur les grilles du centre, des bâches ont été installées par les expulseurs afin d’empêcher les parloirs sauvages qui ont eu lieu régulièrement ces derniers temps.

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Repris de sanspapiersnifrontieres

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Un sans-papiers guinéen étudiant, Aly Touré, s’est vu refuser par la préf’ le renouvellement de son titre de séjour avec une OQTF délivrée en novembre dernier, puis confirmée par le TA en février.

Mercredi 26 mars, une centaine d’étudiant-e-s de Rennes II ont occupé le hall d’entrée de la préfecture à Beauregard pour protester contre la menace d’expulsion visant Ali. La veille, Ali a été placé en rétention et les expulseurs lui ont annoncé une déportation dès le lendemain depuis l’aéroport de Roissy.

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Mercredi 26 dans la soirée, une cinquantaine de solidaires a fait irruption au début du meeting de la « gauche unie » de Nathalie Appéré, candidate au second tour des municipales à Rennes, aux cris de « Libérez Ali »; « so-so-so, so-li-da-ri-té avec les sans-papiers… » Vu la détermination des manifestant-e-s à ne plus entendre les expulseurs de gôche se succéder à la tribune, les organisateurs n’ont pas eu d’autre choix que d’annuler leur meeting.

Contre toutes les expulsions, résistance et sabotage !

Une vidéo de l’occupation des compagnons est visible ici

Reformulé depuis des articles de ouest-france des 26 et 27 mars 2014

[Maroc] Emeute à Tiflet – 25 mars 2014

Maroc: heurts après une tentative de suicide

Des affrontements entre habitants et forces de l’ordre ont secoué hier Tiflet, une ville pauvre proche de Rabat, à la suite d’une tentative de suicide d’un vendeur de téléphones, aboutissant à l’arrestation de 13 personnes, ont affirmé aujourd’hui des témoins.

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Un jeune vendeur de téléphones, accusant notamment un policier de l’avoir maltraité en présence de son épouse au commissariat, a « menacé de se suicider s’il ne parlait pas au procureur du roi« , a indiqué Atika Daïf, un responsable local de l’Association marocaine des droits de l’homme (AMDH, indépendant). Il a grimpé près de six mètres sur une des antennes du commissariat, provoquant un attroupement de plusieurs centaines d’habitants. Il s’en est suivi une intervention des forces de l’ordre pour disperser la foule, qui a dégénéré en affrontements jusque dans la soirée, a affirmé M. Daïf. « La police est intervenue de manière musclée, en poussant la foule, et les heurts ont ensuite été violents« , a déclaré Mohamed Elmsiah, un militant associatif joint par téléphone.

Contacté par l’AFP, un responsable de la police de Tiflet a pour sa part évoqué, sous couvert d’anonymat, des jets de pierres et affirmé que « quatre » membres des forces de l’ordre avaient été blessés. Des boutiques ont été endommagées ainsi qu’une banque, et au moins 13 personnes ont été interpellées selon les responsables associatifs, qui ont par ailleurs précisé que le vendeur avait été « grièvement blessé au niveau des hanches et des épaules » en chutant. Selon l’AMDH, le jeune homme, accusé par la police de vendre des exemplaires volés, a porté plainte auprès du procureur du roi contre le policier qui l’aurait maltraité: il affirme en outre que celui-ci lui a acheté un téléphone et lui doit quelque 1.500 dirhams (120 euros).

Située à une cinquantaine de kilomètres de Rabat, dans l’intérieur des terres, Tiflet est considérée comme l’une des villes les plus pauvres du Maroc.

Une vidéo ici

AFP via lefigaro.fr, 26/03/2014 à 19h19