Archives mensuelles : juillet 2014

[Vienne, Autriche] Expulsion de la Pizzeria Anarchia

Eviction of squatters from Pizzeria Anarchia in ViennaLe squat viennois Pizzeria Anarchia a été expulsé aujourd’hui, lundi 28 juillet 2014. Il était occupé depuis novembre 2011.

Au moins trente véhicules, des canons à eau, un hélico et environ 1 700 flics ont été mobilisés pour expulser une cinquantaine de squatters…

Un tank et une tronçonneuse ont notamment été utilisés pour défoncer les barricades du rez-de-chaussée, tandis que des squatters ont balancé par les fenêtres des litres et des litres de peinture sur les flics anti-émeute et autres forces de répression. Des barricades avaient été placées dans la rue pour retarder l’intervention policière. À l’intérieur, une partie des squatters se sont réfugié-e-s au dernier étage et/ou sur le toit. Au final, cette expulsion aura pris la journée aux flics, puisqu’ils sont arrivés le matin et ont fini leur sale job vers 20h30. Dix-neuf personnes ont été arrêtées, a priori toutes à l’intérieur du squat.

Un flic aurait été blessé lors d’un lancer de téléviseur par la fenêtre du squat. Cette bonne nouvelle pourrait être utilisée contre les personnes arrêtées… Affaire à suivre.

pizza2 PizzeriaVienne1

Repris de squat.net, 28 juillet 2014

Un appel solidaire des squatters-ses a circulé début 2014 suite à la menace d’expulsion du lieu 

Des attaques contre les agents de la gentrification ont également été menées parallèlement, comme celle-ci par exemple

[Nancy] Festival NucK Off les 5 et 6 septembre contre la poubelle nucléaire de Bure & Appels à actions Bure 365

Festival NucK Off – 5&6 septembre à Nancy – contre la poubelle nucléaire de BURE

Cela fait plus de 20 ans que la lutte contre le projet d’enfouissement nucléaire à Bure est menée en Meuse et Lorraine en général. De nombreuses actions d’information, manifestations, projections ont été organisées pour informer la population sur le danger du nucléaire et sur ses alternatives. Depuis quelques années un petit festival contre la poubelle nucléaire a été organisé en Meuse pour tenter une approche plus festive.

En 2014, le festival aura lieu à Nancy. Cette ville qui se trouve à une centaine de kilomètres du laboratoire en construction ne semble pas être inquiète, bien au contraire. Les universités, les bureaux d’études, les associations sont financées par Andra et les politiques sont plutôt favorables au projet.

Nous vous invitons à dire Nuke Off! à la poubelle nucléaire et Nuke Off! aux nucléocrates qui empoisonnement nos vies le 5 et 6 septembre 2014 à Nancy.

Ce festival est participatif, autogéré et solidaire. Vous pouvez faire des propositions pour le programme de ces deux jours, sans oublier qu’il n’y a que deux jours. Bien que chacun participe à sa manière, il s’agit d’une mobilisation politique et autour du nucléaire et son monde. Nous voulons orienter le programme dans cette direction. Donner un coup de main pour l’organisation. Nous aurons besoin des outils de bricolage, du bois, des véhicules, des tentes, la récupe des aliments… et des gens motivés.

Le festival est ouvert à toutes et tous et les comportements et les discours discriminatoires ne sont pas tolérés. Parce que nous sommes contre le pouvoir et la répression qu’exercent les nucléocrates sur nous, on ne va pas tolérer une autre forme de domination de ce monde.

Pas de nucléaire. Pas de racisme. Pas de fascisme. Pas de sexisme. Pas d’homophobie.

La solidarité est un outil fort de nos luttes. Certaines pensent qu’il y a des gentil-le-s militant-e-s et des méchant-e-s militant-e-s, cette idée appuyée par le lobby nucléaire n’a pas sa place sur notre festival. Dénoncer des participants, se désolidariser des militant-e-s qui n’agissent pas de la même manière que nous-même ne veut pas dire que les nucléocrates nous écouteront plus. Face à la répression nous devons rester solidaires.

Michel Nuckofff

nukeoff

_______________________________________________________________________________________

Pour rappel:

BURE 365 : appel à actions !

B365Suite à plusieurs réunions de l’assemblée anti-nucléaire grand tEst, nous proposons de mener une campagne d’action d’une année intitulée « Bure 365 ». Les objectifs principaux sont de faire connaître la lutte contre l’enfouissement des déchets radioactif (le projet CIGEO), le nucléaire et son monde et d’étendre cette lutte au niveau national et international.

L’enfouissement est présenté comme LA solution au problème des déchets, alors qu’il ne vise qu’au renouvellement du parc nucléaire français, ainsi qu’à l’exportation de ce modèle sur le marché mondial de la pseudo-gestion des déchets nucléaires… L’enfouissement, par son irréversibilité, c’est confisquer toute possibilité à la communauté humaine de demain de se saisir de ce problème.

Nous ne voulons pas proposer d’alternative à l’enfouissement tant que la production des déchets n’est pas stoppée définitivement ! Proposer une alternative reviendrait à travailler bénévolement pour les nucléocrates. Il n’en est évidemment pas question ! Nous savons qu’il n’existe actuellement aucune solution pour gérer les déchets nucléaires. Qui peut prétendre pouvoir gérer des déchets dont les radiations sont mortelles pour une durée égale à dix fois l’Histoire de l’humanité ?
La seule perspective souhaitable est l’arrêt du nucléaire et donc, de la production de déchets. Empêcher la réalisation du projet CIGEO, c’est empêcher l’Etat de “gérer” le problème des déchets radioactifs qui s’accumulent tous les jours, dans les cadres qui sont légalisés. Bloquer CIGEO c’est désamorcer la machine atomique et forcer l’arrêt du nucléaire en France.

Notre objectif est que, partout, des groupes s’emparent de cet appel et organisent le plus d’actions possibles pendant un an. L’idée est d’agir de manière décentralisée, dans des espaces inattendus, avec notre propre calendrier, là où leurs règles du jeu n’existent plus.
Cette campagne est solidaire de tout type d’actions, basée sur la complémentarité des pratiques : désobéissance civile, actions publiques, actions directes, actions juridiques… La seule limite est de ne pas atteindre à l’intégrité physique des personnes.

Notre lutte n’est pas réversible ! CIGEO va se faire enfouir !

Envoyez nous vos communiqués et projets d’actions sur la boîte mail nocigeo(at)riseup(.)net, ils seront relayés directement sur nocigeo.noblogs.org

L’appel à actions en allemand, anglais et italien

___________________________________________________________________________

QUELQUES IDEES EN VRAC…

*Maîtrise d’oeuvre d’ingénierie technique confiée à Gaiya (Technip/Ingerop) avec les sociétés : *

- Astrium pour les installations nucléaires de surface (52,7 M€), Cette société Astrium a des locaux à Toulouse, près de Bordeaux, dans les Yvelines, à Paris et aux Mureaux. bourse. lesechos.fr/infos-conseils-bours…

- Tractebel Engineering France pour les installations souterraines (52,2 M€),

- epour les procédés techniques de transfert et de manutention des colis de déchets (21,7 M€)

- SNC Lavalin (6,8 M€) pour les installations conventionnelles de surface. www.usinenouvelle.com/article/snc-laval…

*ANDRA *

*Est déjà implantée : *

Siège social (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs)
Parc de la Croix Blanche 1-7 rue Jean Monnet
92298 Châtenay-Malabry

Centre de Meuse/Haute-Marne
Service Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences
Gersende KASTENDEUCH
RD 960
55290 BURE

Centre de stockage de la Manche
BP 807 – ZI de Digulleville
50448 Beaumont-Hague

Centre de stockage de l’Aube
BP 7
10200 SOULAINES-DHUYS

Centre industriel de regroupement, d’entreposage et de stockage
RD 960
10500 MORVILLIERS

* l’Andra projette de s’implanter à côté de la gare TGV*. L’agence va construire un bâtiment de 500 m à côté de la gare TGV où seront installés des bureaux et des salles de réunion. « Cela a été adopté lors du dernier conseil d’administration.

Qui sont les terroristes ?

Qui sont les terroristes ?

Les conditions de vie toujours plus insupportables qui nous sont imposées reposent sur la peur. Peur de ne pas avoir de boulot et de ne pas arriver à boucler les fins de mois. Peur de la police, peur de la prison. Parce qu’au fond, la matraque et son acceptation est ce qui garantit les rapports sociaux.

Dans ce monde à l’envers, le terrorisme ce n’est pas contraindre des milliards d’êtres humains à survivre dans des conditions inacceptables, ce n’est pas empoisonner la terre. Ce n’est pas continuer une recherche scientifique et technologique qui soumet toujours plus nos vies, pénètre nos corps et modifie la nature de façon irréversible. Ce n’est pas enfermer et déporter des êtres humains parce qu’ils sont dépourvus du petit bout de papier adéquat. Ce n’est pas nous tuer et mutiler au travail pour que les patrons s’enrichissent à l’infini. Ce n’est pas même bombarder des populations entières. Tout cela, ils l’appellent économie, civilisation, démocratie, progrès, ordre public.

La politique est en réalité l’art de travestir les faits en changeant les mots. Leur « guerre au terrorisme » à l’échelle planétaire n’est qu’une arme de propagande pour légitimer toute agression militaire à l’extérieur et toute répression des rebelles à l’intérieur.

Dans un effet miroir, l’Etat voudrait tous nous obliger à être le reflet de sa sale gueule autoritaire. Des amitiés, des affinités et le partage d’une même idée de liberté deviennent une « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ». Des liens tissés dans les luttes deviennent une « mouvance anarcho-autonome ». Un fumigène devient une bombe.

Et pourtant, s’organiser n’est pas nécessairement constituer une Organisation, tout comme une grève n’est pas une prise d’otage. L’attaque contre une banque, une prison, un Pôle Emploi, une permanence électorale, un centre de rétention, le sabotage de la circulation des trains ou des machines dans une usine, ne sont pas du « terrorisme ». Un abîme sépare ceux qui s’insurgent pour se libérer, et ceux qui frappent dans le tas pour défendre, consolider ou conquérir le pouvoir, c’est-à-dire les Etats et leurs concurrents, les patrons, leurs mercenaires et leurs laboratoires de mort.

Dans cette guerre sociale qui se déroule au travail comme dans la rue, de jour comme de nuit, l’ennemi est tout individu qui fait obstacle à la marche radieuse du capital.

Que chacun, de la manière qu’il estime la plus adéquate, s’oppose au terrorisme d’Etat et au totalitarisme démocratique. Nous ne subirons pas cette déclaration de guerre en baissant la tête.

Que crève le meilleur des mondes !

[Texte d’une affiche trouvée sur les murs de plusieurs villes en avril 2008]

agrandir l'affiche

agrandir l’affiche

Terrorisme d’Etat: un aperçu de la nouvelle loi anti-« terroriste » en cours d’adoption

Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a présenté mercredi 9 juillet en Conseil des ministres un projet de loi « renforçant les dispositions relatives à la lutte contre le terrorisme« . Le 22 juillet, les députés ont adopté en Commission des lois et à l’unanimité (UMP/PS) le projet en le durcissant avec plusieurs amendements. Il passera selon la procédure d’urgence à l’Assemblée Nationale et au Sénat (18 articles) pour être soumis au vote le 18 septembre prochain.

Lire la suite de l’article

[Calais] Appel à soutien et défense du squat de l’Impasse des Salines

Venez à Calais maintenant : expulsions imminentes du nouveau squat et de la jungle !

Ce jeudi 24 juillet, le tribunal a rendu son verdict à propos du nouveau squat Impasse des Salines : les habitant.e.s de la maison ont 10 jours pour quitter la maison avant l’expulsion...Les autorités et la police ont 10 jours pour trouver une stratégie pour expulser ce squat et nous avons 10 jours pour organiser la défense de cet endroit et répondre à cette attaque !

Les habitant.e.s de cette maison ont, pour le moment, décidé d’y rester même lorsque la police viendra les expulser. Ils ont décidé de résister et nous demande de les aider dans cet optique. Il y a maintenant plus de 100 personnes qui dorment dans cet espace et plus de 300 qui viennent chaque jour pour une tasse de thé, un repas collectif, des cours de français, des jeux de carte, et pour avoir accès à des conditions d’hygiènes basiques (toilettes, douches, et eau).

La jungle à proximité de l’usine Tioxide où les différentes communautés ont reconstruit des campements après les précédentes expulsions, est aussi menacée d’une expulsion imminente. Plus de 300 personnes essaient d’y vivre et subissent un harcèlement policier quotidien (coups et blessures, gaz, contrôles d’identité).

Nous sommes actuellement très peu nombreux sur le terrain en ce moment, quelques un.e.s d’entre nous vont partir dans les prochains jours et nous avons beaucoup de travail…Tout ce qui avait été reconstruit après les dernières expulsions est menacé à nouveau !

Un nouvel espace plein de potentiel existe maintenant et c’est le moment de se battre pour qu’il vive ! Nous avons besoin de tous les coups de main et de toutes les énergies disponibles pour organiser sa défense !

La répression de ces trois derniers mois a déjà causé trop de dégâts, arrêtons-les !

L’appel en anglais ici

______________________________________________________________________________

Bienvenue au squat Impasse des Salines

Besoin de films pour les projections
Besoin d’activités, musiques, danses, chants
Besoin d’ateliers sur les droits en Angleterre, Allemagne et ailleurs
Besoin de cuisiniers
Besoins d’idées

Besoin de monde !!!!

Donc bienvenue au squat impasse des Salines, c’est tranquille au moins jusqu’au 6 août et sans doute plus.

Venez avec nous construire le rapport de force et obtenir pour nos amis un lieu de vie hors d’atteinte des harcèlements et violences policières.

Venez construire ce lieu avec nous !

C’est maintenant que nous avons besoin de vous ici.

En anglais ici

Odium fidei, sur le rôle de l’Eglise et la nécessité de s’en prendre à elle

ruinasMalgré l’influence historique de l’église catholique en Espagne, depuis la Sainte-Inquisition, les croisades et l’expansion coloniale ; malgré le fort endoctrinement que cela a signifié socialement, ou peut-être justement pour tout cela, diverses vagues anticléricales ont secoué la Péninsule à différentes reprises, brûlant temples et couvents.

Au milieu du XIXe siècle, au cours des bullangues [tumultes] de Catalogne, des églises furent attaquées en même temps que d’autres symboles de l’absolutisme royal. Plus tard, lors de la Semaine Tragique en 1909, une orgie de feu et de ferveur athéiste rasa la plupart des bâtiments religieux de Barcelone. Par la suite, une attaque généralisée des institutions ecclésiastiques se déchaîna à Madrid et quelques autres villes comme Malaga, Cádiz ou Alicante, au cours de ce qu’on a appelé plus tard L’incendie de couvents de 1931. Et bien entendu, lors du court été de l’anarchie de 1936, une grande partie des symboles du catholicisme furent de nouveau saccagés et réduits en cendre sur l’ensemble du territoire. Par ailleurs, hormis ces attaques de masse, des actions plus isolées ont continué à se produire jusqu’au jour d’aujourd’hui, que ce soit avec des bombes, par l’incendie ou sous la forme d’attentats contre des membres du clergé. En effet, l’Eglise et ses temples ont été, sont et resteront un ennemi naturel des anarchistes. Un ennemi qu’on ne peut oublier sur le chemin vers la libération totale. Cet Odium fidei est le fruit de siècles de domination et de répression catholique au cours desquels elle a toujours été du côté du pouvoir, des Etats, des intérêts économiques. Son impact sur l’histoire de l’humanité s’est traduit par une série d’atrocités s’enchaînant les unes après les autres : guerres, invasions, pillages, viols, tortures, assassinats, esclavage, allant de pair avec les idylles la liant aux grands empires, aux monarchies absolues, aux dictatures fascistes ou au capitalisme le plus sauvage, rien ne manque au tableau sous le signe de la foi.

L’acceptation du concept de “péché” établit la ligne de séparation entre ce qui est moralement acceptable et ce qui est reprochable au regard de l’église catholique, privant l’individu de sa propre capacité à penser et décider, et le préparant à accepter une autorité sur sa vie dépassant ses impulsions et ses intérêts propres. L’endoctrinement patriarcal a converti le plaisir en péché et a rendu impures les femmes, qu’il a tenté de maintenir soumises au rôle de mère dévouée et d ’épouse soumise, les assujettissant, les réduisant à une fonction de fabricantes de prolétaires à exploiter (en cela la différence avec le marxisme est assez ténue), les aliénant en grand partie à leur corps, ainsi qu’aux hommes, et justifiant de manière très particulière leur position sociale. Ils se sont aussi permis de condamner et de poursuivre l’homosexualité comme tout ce qui peut s’éloigner de ces rôles bien définis et de cette sexualité normative. Le contrôle de l’éducation à l’obéissance, avec leur main de fer, a permis d’enraciner de force leur morale chrétienne, nous rendant moins confiants et plus dociles, moins autonomes et libres, nous éloignant de notre perspective présente et terrestre, et nous domestiquant pour accepter l’autorité, le pardon et la culpabilité. Encenser le divin, le monde de la foi, aveugle les possibilités qu’offre l’incertitude présente, tout en pathologisant nos vies avec la souffrance, la peur et la résignation.

Comme si ne suffisaient pas toutes ces choses que l’on peut reprocher à l’église -en l’occurrence catholique-, une des plus aberrantes a été sa complicité, quand cela n’a pas été sa participation active, dans l’expansion de divers impérialismes tout au long de l’Histoire et son soutien plus ou moins actif aux génocides et à l’esclavage.

A partir du XVe siècle, les conquistadores castillans sont allés, au nom de dieu et avec la bénédiction du Pape, en Amérique pour exploiter, conquérir, coloniser et massacrer des milliers de personnes, peuples et tribus. Plus de quarante millions de morts, des dizaines de milliers de viols et un pillage sans précédent de la nature et des richesses des peuples américains. La blague a coûté cher aux habitants originaires du continent, que le despote du nom de Christophe Colomb aurait découvert selon l’Histoire occidentale. L’Eglise a joué un rôle de protagoniste dans ce génocide aberrant, dirigeant ce qu’on a appelé les « réductions », toujours au nom de dieu, de la charité et des pauvres, bien sûr. Il s’agissait en réalité de véritables camps de concentration où s’entassaient les indiens à qui on imposait la foi catholique (évangélisation), la langue castillane, la culture et le mode de vie des conquérants, et tant qu’on y est, où on les obligeait à travailler dans des conditions d’esclavage explicite pour l’Église Catholique et la Couronne de Castille, puissance mondiale à ce moment-là.

Certes, quelques prêtres jésuites ont protesté et dénoncé ces faits, à titre individuel, comme par exemple Bartolomé de las Casas, mais il n’en reste pas moins vrai que ces sacerdotes et leurs ordres religieux n’ont jamais condamné l’esclavage (c’est même sur leur initiative que des noirs africains ont été amenés en Amérique comme esclaves, n’ayant pas le statut de personnes), et leurs disputes se limitaient à la manière dont le pouvoir gérait la “noble” institution fondée par Saint Paul.

Guère plus tard, au XVIe siècle, la séparation des Eglises protestantes de la catholique déclencha des guerres de religion dans tout le centre de l’Europe, les deux Eglises cherchant à étendre leur emprise. Elles n’eurent cependant aucun mal à se mettre d’accord pour écraser les révoltes paysannes et prêcher l’obéissance qu’un serf doit à son seigneur. Ces révoltes écrasées accélérèrent la paix et la coexistence, tendue mais pacifique, des deux credo chrétiens. Le nombre de morts s’est élevé à deux cent mille. A cette époque, la guerre contre l’Islam (et contre l’Empire turc musulman) a aussi connu une certaine recrudescence (après le Moyen-Age où elle recouvrait des motifs politiques et économiques sous prétexte de lutter contre les infidèles auquel ont rapidement adhéré les chrétiens).

L’Eglise avait déjà une longue expérience en impérialisme et en guerres de religion, puisqu’elle avait déjà lancé des milliers de mercenaires dans les croisades, avec la justification de la foi et la motivation du butin, non seulement contre les musulmans du moyen-orient, mais aussi contre d’autres chrétiens de la Baltique, dont le crime était d’appartenir à une autre ethnie et de vivre sur des terres convoitées par la papauté.

Sans nous étendre beaucoup plus, nous pourrions parler de la collaboration de l’Eglise avec les nazis, soutenant l’église catholique allemande et le régime d’Hitler, et le Pape se taisant face au génocide qui ôta la vie à plus de 6 millions de personnes (plus de cinq millions étaient d’origine juive, mais il y avait aussi des gitans et d’autres « non-aryens », ainsi que des musulmans, des communistes, des anarchistes et des personnes d’autres tendances politiques). Plutôt étrange que l’Eglise se soit tue, alors qu’elle n’a jamais su fermer sa gueule quand les politiques d’un Etat ne vont pas dans le sens de consolider son pouvoir. Les Etats ne sont évidemment pas moins responsables que les Eglises et que le capitalisme de ces incartades si fréquentes tout au long de l’histoire humaine depuis que l’autorité existe sous sa forme institutionnalisée.

Aujourd’hui, même si le clergé a perdu du terrain dans son influence sociale, il continue à maintenir en tant qu’institution son statut de pouvoir, avec ses privilèges exquis, son immense patrimoine et sa fortune incalculable. L’héritage catholique est encore palpable de nos jours dans les codes moraux du citoyen, dans les familles patriarcales, dans la sexualité réprimée, dans l’altruisme caritatif. L’église peut bien geindre et se déguiser en agneau pour se faire passer pour une victime, elle reste de fait l’une des multiples serres de l’oppression et doit donc être traitée en tant que telle. Toute attaque contre cette institution en particulier ne peut qu’être bien reçue [en fonction du pourquoi elle est menée, NdT].

Aujourd’hui comme hier, l’Eglise est un ennemi très réel que nous devons combattre aussi bien physiquement que sous sa forme résiduelle, en détruisant au quotidien toute trace de son dogme si dangereusement intériorisé.

Contre les bergers, contre les troupeaux …

Celui qui a affirmé qu’on ne peut penser librement à l’ombre d’une chapelle ne s’est pas trompé, expression qui veut souligner le rejet de l’ancien, de ce qui a été construit par la force, le rejet d’un monde d’oppression avec lequel il est impossible de coexister pacifiquement. Et pour pouvoir commencer à penser réellement, sans les poids morts qui posent par avance de fausses questions, il faut commencer vraiment, ou vraiment continuer à tout questionner par la pratique, avec la capacité de nous révolter, en jouant toujours plus finement, en frappant de mille manières possibles, en brisant… Il y a beaucoup d’exemples d’attaques contre l’Eglise tout au long de l’histoire. Les GARI, par exemple, le savaient, lorsque dans les années 70, ils incendièrent 13 autobus de pèlerins espagnols à Lourdes [juillet 1974], comme longtemps avant, au début du siècle passé et dans les années 30, des icônes religieuses et même des églises furent détruites ici par le feu de la foule révolutionnaire. Aujourd’hui encore, des gestes rebelles continuent de frapper cette néfaste institution.

Certains ont aussi affirmé en une autre occasion qu’à force de tant penser à préparer la révolution du futur, on finit par trop respecter le présent, ce à quoi nous pourrions ajouter qu’à force de tant insister sur le passé de luttes sans comprendre l’aujourd’hui, on néglige et on méprise le présent qu’on finit par sous-estimer pour être trop pauvre en comparaison. Nous sommes beaucoup d’anarchistes et de rebelles à comprendre le présent comme un présent de lutte, à rejeter l’attente et les remises à plus tard. Sur l’ensemble de la planète, nombreux sont celles et ceux qui refusent d’obéir et se révoltent, y compris dans les “pires conditions”, en prenant des risques et en faisant des efforts pour continuer à avancer. La machine démocratique a fait croire à beaucoup que la liberté existe, dans le cadre de certaines limites imposant le consensus social et le vivre en “paix”. Nous sommes beaucoup à savoir que la liberté n’est octroyée par personne, elle existe ou elle n’existe pas. La construction d’un imaginaire qui est basé sur le suivisme ne contribue qu’à renforcer le système. Les “actes de foi” vis à vis des bergers des partis -grands ou petits-, des syndicats, etc. en croyant qu’ils apporteront des solutions “magiques” pour la survie ne font que rendre toujours plus lointains les désirs et les comportements combatifs qui, eux, prétendent détruire complètement la soumission, la délégation, et se mettent en quête de choses vraiment nouvelles qui restent à imaginer. Un credo cherche à s’installer depuis longtemps : la foi inébranlable dans un système dégoûtant et abominable. Les bergers restent les mêmes… ne participons pas au troupeau…

La seule Église qui illumine… est celle qui brûle !

Nous n’oublions pas nos compagnons incarcérés par l’Etat, à tou-tes les rebelles, un salut chaleureux et combatif à Mónica Caballero, Francisco Solar, Gabriel Pombo da Silva, Nikos Maziotis, récemment arrêté par l’Etat grec après deux ans de clandestinité. En ayant toujours à l’esprit tou-tes les anarchistes, antiautoritaires, et rebelles sous le coup de la répression, nous continuons la lutte !

Salut et Anarchie !

[Traduit de l’espagnol de Contra info par Brèves du désordre, 25 July 2014]

 

[Seattle, USA] Contributions anarchistes à des manifs anti-police

Lundi 30 juin 2014 dans l’après-midi à Seattle, un habitant âgé de 23 ans, Oscar Perez-Giron, a été abattu par les flics à la station de light rail* de SODO. Il s’est défendu physiquement face aux porcs (contrôleurs et flics) qui sont intervenus car il n’avait pas de ticket de transport (2,50 dollars est le prix à payer..). Les flics ont prétexté qu’il avait tiré avec une arme à feu, ce qu’un témoin de la scène a démenti formellement.

En réponse le lendemain soir, plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées devant le Central Community College et ont déambulé à travers le centre-ville pour dénoncer un énième meurtre policier**. Les manifestant-es sont ensuite rentré-es groupé-es sans payer dans une rame aux cris de « Nous n’avons pas payé, vous allez devoir nous tirer dessus ». Après s’être recueilli-es dans le silence (sic) sur le lieu du meurtre, le cortège a envahi une autre rame de transport un nouvelle fois sans passer par les portiques.

Dimanche 6 juillet, 75 personnes se sont de nouveau rassemblées dans la ville pour rappeler à tou-te-s que les flics sont nos ennemis (du moins les plus visibles, NdT), particulièrement quand t’es pauvre et basané-e. Des tracts et affiches anti-police ont été distribués et collées, tandis que des slogans contre la gentrification ont été bombés à a peinture sur les murs et trains de la station SODO. Sur les coups de 18h00, au milieu de slogans scandés et de distribution de tracts à quelques passagers assis dans les rames, de tags ont recouvert les fenêtres et des caméras de surveillance ont été obstruées par de la peinture. La majorité de passagers semblaient passifs, désintéressés et agacés par toute cette agitation.

Le lendemain, des anarchistes ont suspendu une banderole sur un pont de Seattle ( I-90) afin de mettre en évidence le travail de la police de ces derniers temps dans l’état de Washington.

La banderole disait « 3 meurtres en 3 jours – Nique les porcs ! »

Le vendredi 18 juillet à Seattle, un distributeur de tickets d’une station est saboté en réponse à ce récent meurtre mais aussi en solidarité pour tou-te-s les anarchistes qui restent silencieu-x-ses devant la justice américaine (le grand jury).

Note de traduction:

*dit « métro léger »: ça correspond à un moyen de transport qui se situe entre le métro et le tramway, et donc à une partie intégrante du processus de gentrification des grandes villes aux Etats-Unis et dans le monde entier. Un moyen pour aseptiser les quartiers jadis populaires, et de dégager toujours plus loin des épicentres urbains les pauvres et indésirables de l’économie.

**Les médias ont rapporté le meurtre d’Eric Garner, âgé de 43 ans et originaire du secteur de Staten Island de New-York, qui est mort asphyxié lors d’une interpellation le 17 juillet dernier.

[Münster, Allemagne] Le bureau d’immigration attaqué suite à une expulsion – 23 juillet 2014

KeinMenschIstIlegalDans la nuit du 23 juillet 2014, nous avons jeté des oeufs de peinture sur les autorités de l’immigration à Münster. Notre attaque symbolique sur cette institution, fondée sur le contact raciste quotidien avec des personnes qui n’ont pas la nationalité allemande, les expulsions quotidiennes et le contrôle social exercés par cette institution. Nous trouvons particulièrement cynique la publicité « Münster c’est hospitalier », tandis que les indésirables sont expulsés. Juste un jour avant notre action une famille iranienne a été arrêtée et expulsée en plein milieu de la nuit du bureau de l’immigration et des flics.

Salutations de solidarité aux militant-es d’Osnabrück qui ont déjà pu éviter plusieurs expulsions ! Vous êtes super  !

Le problème se nomme racisme ! Empêchons les expulsions! Aucun être humain n’est illégal !

ANTIFA ACTION MS

[Brésil] Violence d’État et résistances…

Au Brésil, quelques jours après la fin de la Coupe du monde de football, qui a donné lieu à une très forte intensification de la répression et des violences policières, certains faits montrent comment la population continue de répondre coup pour coup à la violence dont elle est la cible.

Le mercredi 16 juillet 2014, la population d’Amargosa – ville de 40 000 habitant-e-s située à 200 km de Salvador de Bahia – s’est soulevée après qu’un enfant d’un an et demi ait été tué au cours d’une opération policière.

Révolté-e-s, des habitant-e-s ont envahi le commissariat de la ville, libéré les 16 prisonniers qui y étaient détenus, pris possession des armes présentes sur place avant de détruire les locaux et d’incendier le bâtiment. En plus du commissariat, ils/elles ont aussi brûlé les véhicules de police. Les quelques gradés et policiers présents se sont retrouvés quelque peu dépassés… Ces derniers, ainsi que la juge et l’huissier de justice de la ville, se sont réfugiés dans un hôtel, craignant pour leur sécurité. Une vingtaine de véhicules, une trentaine de motos ainsi qu’un bus ont également été incendiés cette nuit-là. Le lendemain, d’importants renforts de policiers ont été envoyés dans la ville. Personne n’aurait encore été arrêté, pour l’instant.

Bus incendié durant les émeutes à Amargosa.

Bus incendié durant les émeutes à Amargosa.

Ce qu’il reste du commissariat au lendemain des émeutes à Amargosa.

Ce qu’il reste du commissariat au lendemain des émeutes à Amargosa.

Quelques jours plus tôt, le 13 juillet, à Santa Luzia, en banlieue de Belo Horizonte, plusieurs personnes s’étaient révoltées à cause de dysfonctionnements dans le tout nouveau système de bus mis en place à l’occasion de la Coupe du monde. Un bus ainsi que tout l’équipement électronique, les écrans et les tourniquets du terminal de bus ont été détruits. Les agents de sécurité ont fait appel aux forces de l’ordre mais lorsque celles-ci sont arrivées le groupe d’agité-e-s avait déjà disparu.

Le 21 juillet, un poste de l’Unité de Police Pacificatrice de la favela Morro do Alemão, dans la zone nord de Rio de Janeiro, a été attaqué pour répondre à la mort de Matheus Alexandre da Silva, 18 ans, durant une opération policière contre des « narcotrafiquants ». Le poste de l’Unité de Police a été criblé de balles puis en partie incendié, tandis qu’un véhicule de police est parti en fumée. Un homme de la Police Militaire (PM) blessé par balle durant l’action a été emmené à l’hôpital. En représailles, le Bataillon d’Opérations Spéciales (le fameux Bope) et le Bataillon de Choc ont été appelés à intervenir dans la favela, qui fait déjà l’objet d’une très forte présence policière et militaire en temps normal. Les 35 écoles de la région ont été fermées par crainte de « violences ». La PM a quadrillé une partie de la région et monté des barrages de police en quête des suspects. Le Morro do Alemão appartient au Complexo do Alemão qui regroupe treize favelas. Le Complexo est occupé par la PM depuis novembre 2010 au travers de huit Unités de Police Pacificatrice disséminées dans différentes favelas. Ces derniers temps, les mouvements de révolte contre l’occupation policière se sont multipliés dans la région où la PM fait régulièrement de nouvelles victimes.

Base de l’Unité de Police Pacificatrice au lendemain de l’incendie.

Base de l’Unité de Police Pacificatrice au lendemain de l’incendie.

Restes d’un véhicule de l’UPP.

Restes d’un véhicule de l’UPP.

Synthèse du portugais à partir de la presse brésilienne par squat.net, juillet 25th, 2014

[Berlin] « La Longue Nuit de la Rigaerstrasse » (week-end des 14 et 15 juin 2014)

La nuit a été enflammée; éclairée avec nos désirs collectifs pour la liberté, contre la société carcérale et le monde d’autorité.

Rigaer94La Longue nuit de la Rigaerstrasse a été une célébration vibrante de notre force en tant qu’anti-autoritaires, individus auto-organisées, de collectifs et de projets ainsi que d’une démonstration de notre résistance à la logique de l’autorité.

Entre le 14 et le 15 juin, la longue nuit de la Rigaerstrasse a animé les rues de Friedrichshain à Berlin, dans les environs de la Rigaerstrasse. Pendant la journée, il y a eu divers ateliers et activités organisés par des projets anti-autoritaires locaux, incluant: Rigaer 94, Liebig 34, Fischladen, Rigaer 78, Schreiner et Convoy, et dans la soirée des concerts et spectacles D.I.Y (Do It Yourself) ont eu lieu. La Rigaerstrasse s’est remplie de gens qui parlaient, dansaient, et s’amusaient et il y avait un bonne ambiance dans la rue. Notre fête a atteint son apogée uniquement dans la soirée, puisque dans une autre partie de la ville (à Kreuzberg), un ancien foyer d’étudiants a été squatté par des réfugiés et d’autres personnes*, une autre raison de se réjouir.

Puis vers 22h30 un certain nombre de camions de flics se sont invités à notre fête. Alors que l’ambiance était bonne jusqu’à présent, et comme ils ont garé leurs camionnettes dans notre rue, ils étaient un spectacle affreux, investissant notre espace. Leur présence indésirable et répressive n’était pas acceptable pour nous. À peu près au même moment, des nouvelles nous sont parvenues que le bâtiment nouvellement squatté à Kreuzberg avait été expulsé, avec un réfugié frappé par les flics – une réalité quotidienne commune pour de nombreux migrants sans-papiers.

Les flics qui ont envahi notre quartier sont ainsi devenus des cibles d’ajustement pour le feu qui a alors rempli l’air, comme des barricades ont été érigées et incendiées entre Rigaer 94 et Liebig 34. D’une certaine manière les pavés se sont levés de leur lieu de repos habituel de nos rues, et se sont retrouvés à dégringoler sur les têtes de ces fonctionnaires répressifs de l’Etat**. Pendant ces moments d’attaques joyeuses, les flics n’ont pas réussi à rétablir immédiatement le contrôle de la situation et plus tard, en vengeance contre cette transgression, ont violemment attaqué les gens.

Ils ont frappé violemment les personnes (y compris à l’aide de tactiques de point de pression), ont arrêté 3 personnes*** et érigé des phares de détresse en masse dans la rue. Tout au long de la nuit des petits affrontements avec les flics ont continué le long de la Rigaerstrasse devant quelques-uns des projets. La nuit a été longue, et avec le feu dans nos ventres et la rébellion dans nos cœurs, nous avons combattu la police avec la même joie que lorsque nous avons dansé.

Pour un monde libre et en solidarité avec tous ceux qui résistent à l’étreinte mortelle de l’autorité.

RigaerStrasse

Traduit de l’anglais de linksunten

Notes de traduction:

* Il s’agit d’un autre squat que celui de la rue Ohlauer, cette ancienne école à Kreuzberg occupée depuis plusieurs années par des réfugiés en lutte et des solidaires. Voir toutes les infos sur les dernières semaines de lutte ici et

** La presse allemande fait état de 26 flics blessés pour le week-end.

*** Dans un autre compte-rendu, des anarcha-féministes du Liebig 34 parlent de 14 compagnon-nes arrêté-es, en incluant les affrontements sporadiques de la soirée de dimanche 15 juin. Le texte en allemand ici

[Israël] Blocage d’une base militaire au nord de Tel-Aviv et désertions dans les rangs de l’armée

AAWAlors que les massacres de l’Etat d’Israël continuent et s’élèvent à plus de 600 morts, des milliers de blessés et plus de 100.000 réfugiés gazaouis liés aux multiples bombardements de Tsahal, des compagnons anarchistes en Israël (de « Anarchist against the Wall ») mènent des actions directes contre l’armée.

Ce jeudi 24 juillet 2014, près de 20 anarchistes ont bloqué l’entrée d’une base de l’armée de l’air dans le nord de Tel-Aviv. L’action consistait à empêcher – ne serait-ce que momentanément – tout nouveau bombardement de l’aviation israélienne sur la bande de Gaza. Les manifestant-es se sont allongé-es sur les voies menant à la base militaire se couvrant visages et corps avec des masques blancs et du faux-sang. On ignore combien de temps a duré le blocage, mais on sait que la répression a frappé immédiatement et que 21 manifestant-es ont été arrêté-es.

D’autre part, de nombreuses manifs ont lieu à travers le monde contre les offensives meurtrières d’Israël sur la bande de Gaza (notamment à Paris, Londres, Tel Aviv, Porto Alegre, etc…). Il y a quelques jours, un article de la presse [reuters datant du 23/07/2014] nous apprend que des appels à ne pas aller servir dans l’armée israélienne circulent, et qu’à ce jour 50 appelés ont refusé d’aller servir dans les rangs de Tsahal.

Rappelons qu’en Israël, la plupart des hommes âgés de plus de 18 ans sont appelés pour aller servir durant 3 ans dans les rangs de l’armée.

Contre le colonialisme, le nationalisme, les fous de Dieu…

Pour la destruction de tous les Etats, de tous leurs murs et frontières !