Archives pour la catégorie éducation

[Italie] Manifs étudiantes dans plusieurs villes et affrontement avec les flics à Bologne – 15 novembre 2013

Affrontements entre police et étudiants à Bologne

Une mobilisation d’étudiants s’est soldée par des heurts entre manifestants et policiers vendredi à Bologne, alors que dans toute l’Italie les étudiants protestaient contre les budgets d’austérité.

La rencontre entre étudiants et forces de l’ordre a tourné à l’affrontement vendredi à Bologne, en marge d’une manifestation d’étudiants. Les associations d’étudiants ont annoncé des blessés parmi leurs rangs.

De Bologne à Palerme, en passant par Rome et Milan. cortèges et manifestations d’étudiants ont marqué la journée de vendredi dans les principales villes italiennes, pour protester contre les budgets d’austérité touchant notamment l’enseignement.

Leur presse – RTS.ch, 15/11/2013 à 19h31

Une vidéo d’euronews, 15/11/2013 à 16h19:

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Voir une autre vidéo des affrontements:

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Des vidéos des cortèges étudiants à Rome, Turin, Naples sont visibles ici.

[Brésil] Occupations de bâtiments d’Etat et émeute aux abords du palais gouvernemental à Rio de Janeiro

Les manifestations contre le pouvoir se poursuivent au Brésil.

A Rio de Janeiro ce lundi 12 août, une manifestation est partie de Candelária (centre) en direction du palais Guanabara, à Laranjeiras (au sud de la ville). Plusieurs centaines de manifestant.e.s ont tenté d’occuper le palais gouvernemental, dans lequel bureaucrates syndicaux et ministres de l’éducation discutaient. Après la réunion, quelques protestataires ont affirmé qu’ils resteraient à occuper le siège du gouvernement, ce qui a amené à l’expulsion immédiate par les forces anti-émeute. Les enseignant .e.s, tout en se disant pacifistes, ont dénoncé la brutalité policière lors de cette action.

A l’extérieur du bâtiment, la situation est devenue incontrôlable: les barrières de sécurité ont volé et les flics de la PM ont immédiatement attaqué la foule par des tir de gaz lacrymogènes, de balles en caoutchouc. Les manifestant.e.s ont répondu par des jets de pierres et des cocktails molotov; des barricades enflammées ont été montées aux abords du palais. Un flic anti-émeute et un journaliste ont été blessés; Deux personnes ont été arrêtées. 

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Mac Do mis à sac - Rio de Janeiro, soirée du 12/08

Mac Do mis à sac – Rio de Janeiro, soirée du 12/08

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protesto_cabral_fernando-frazao_ABr-300x198Jeudi 8 août dernier, toujours à Rio, environ un millier de manifestant.e.s ont pris la rue en direction de l’ALERJ (Assemblée Législative de l’Etat de Rio de Janeiro) pour exiger le départ immédiat du gouverneur Sergio Cabral (accusé dans plusieurs affaires de corruption) aux cris de « Cabral dégage » [« Fora Cabral »].

Une vingtaine de manifestant.e.s ont occupé les salles du conseil municipal en pleine réunion, qui ont tout de suite été suspendues et reportées à une date ultérieure. Devant le bâtiment administratif, les flics ont fait usage de gaz au poivre pour empêcher davantage de personnes de pénétrer à l’intérieur du bâtiment.

Plus tard dans la soirée, des encapuchés du black bloc ont envahi une banque et jeté des pierres sur les bâtiments de la société d’hommes d’affaires EBX (Eike Batista‘s holding company).

Dans les environs, l’Hôtel Windsor Astoria a dû fermer ses portes.

Par ailleurs, des marches ont lieu régulièrement depuis près de 3 semaines pour Amarildo de Souza, maçon et habitant de la favela ‘Rocinha’ de Rio. Cet homme de 42 ans, habitant de la plus grande favela de la ville, a disparu dans la nuit du 14 juillet 2013 après avoir été arrêté par la police. Les manifestant.e.s défilent avec des banderoles disant ‘Qui a tué Amarildo?’ [« Quem Matou Amarildo? »]

Repris librement de leur presse – riotimesonline.com & globo.com

Voir des récits depuis les rues de Porto Alegre

[Chili] 116 arrestations lors de la manif étudiante – Santiago, 28 mai 2013

Chili: une manifestation d’étudiants s’achève en affrontements avec la police

Une manifestation d’étudiants chiliens réclamant un changement du système d’éducation pour un enseignement gratuit et de qualité s’est achevé mardi en affrontements avec la police dans les rues de la capitale chilienne.

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La marche, convoquée par la Confédération des étudiants du Chili (Confech), regroupant les principales universités du pays, avait été autorisée par la police mais avec un parcours n’incluant pas la principale artère de la capitale, la Alameda, qui passe notamment devant le Palais de La Moneda, siège de la présidence chilienne.

Sous des trombes d’eau qui ont provoqué des inondations, la fermetures des écoles primaires de la région et des coupures d’électricité, quelque 2.000 étudiants selon les médias – 600 selon la police – se sont massés sur une place de Santiago pour demander une restructuration du système éducatif.

Les heurts se sont produits lorsque la police a refusé au cortège l’accès de la Alameda et a fait usage de gaz lacrymogènes et de lances à eau.

«Ils veulent rendre invisible notre mobilisation pour cacher l’échec du gouvernement», s’est plaint sur Twitter Andres Fielbaum, président de la Fédération des étudiants de l’Université du Chili.

Les étudiants chiliens ont réalisé plus de 40 marches depuis 2011 pour demander au gouvernement de Sebastian Piñera (premier président de droite depuis la fin de la dictature en 1990) une réforme du système éducatif, cher et inefficace, selon eux.

Le système actuel, faisant la part belle au privé, est hérité de la dictature d’Augusto Pinochet (1973-1990).

Le gouvernement chilien a présenté plusieurs projets de loi à destination du système universitaire, prévoyant notamment de diminuer le coût des crédits contractés par les étudiants pour financer leurs études, mais sans parvenir à calmer la fronde.

La gratuité des études fait d’ores et déjà partie du programme électoral de l’ex-présidente socialiste Michelle Bachelet, candidate à la présidentielle du 17 novembre prochain.

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Leur presse – Liberation.fr (AFP), 28/05/2013 à 21h01

Santiago du Chili, 28 mai (EFE) -. La police a aujourd’hui dispersé avec des jets d’eau et des gaz lacrymogènes une manifestation d’étudiants qui est passée par l’avenue principale de la capitale (Ave. Alameda), alors que les autorités n’en avaient pas donné l’autorisation.

La police a dispersé des centaines de lycéens et étudiants qui s’étaient rassemblés sur la Plaza Italia dans le centre-ville, mais ensuite, de petits groupes de manifestants (environ 200 au total), pour la plupart cagoulés, se sont déplacés en direction de l’université de droit de Santiago.

Depuis le centre universitaire, des jeunes encapuchados ont jeté des pierres, des bombes de peinture et même un cocktail Molotov sur la police. De temps à autre, des petits groupes sont sortis de la faculté et ont bloqué la circulation routière dans le centre-ville en montant des barricades.

Un rapport publié par la police ce soir à la suite des incidents indiquent que 116 personnes ont été arrêtées dans la capitale et 28 dans d’autres régions.

Selon le même rapport, 15 policiers ont été blessés, dont trois grièvement.

Le mouvement étudiant a appelé à une grève nationale le 13 Juin afin de renforcer leur lutte pour une éducation publique, libre et de qualité dans tout le pays. 

Traduit de l’espagnol de leur presse – EFE, 28/05/2013

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[Chili] La rage étudiante ne faiblit pas: la manif pour la gratuité scolaire se termine en émeute – 8 mai 2013

Ce 8 mai 2013, environ 80.000 étudiant.e.s chilien.ne.s (37.500 selon les flics) sont de nouveau descendu.e.s dans les rues en criant entre autre « l’éducation chilienne n’est pas à vendre » pour exiger une éducation gratuite et publique.

Le maire de Santiago, Antonio Peribonio, a déclaré lors d’une conférence de presse que 73 manifestant.e.s avaient été arrêté.e.s, dont 4 pour possession d’engins incendiaires et 1 autre pour avoir transporté un récipient qui semblait contenir de l’acide.  3 policiers auraient été blessés.

Vers la fin de la manifestation, des affrontements ont éclaté entre encapuchados et la police anti-émeute. Une barrière de sécurité a été brûlée et un journaliste de CNN Chili s’est fait agressé. Des commerces ont également été pillés.

Des manifs ont eu lieu dans plusieurs villes à travers le pays, comme à Temuco, Concepcion, Valparaiso…

Une vidéo de la manif (via @rsumen on twitter):

[youtube=http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=jDxjppWRTxA]

La veille, mardi 7 mai, des encapuchados ont monté des barricades à travers les rues dans le secteur de l’université de Santiago (USACH).  Ils ont bloqué la rue Alameda (artère commerciale de Santiago) en mettant le feu à des barricades. Les flics sont intervenus en utilisant gaz lacrymo et canon à eau. S’étant réfugiés dans les locaux de la faculté, les émeutiers leur ont ensuite balancés différents projectiles.. On ignore s’il y a eu des arrestations.

Les 11 et 25 avril dernier, étudiant.e.s et lycéen.ne.s étaient également descendu.e.s dans la rue et les manifs s’étaient également terminées en affrontements.

Traduit librement de la presse chilienne, 07 & 08/05/2013

[Besançon/Tract] Loi Fioraso: la gauche à l’assaut du service public d’enseignement et de recherche

Un compte-rendu de la journée de lutte universitaire du jeudi 21 mars 2013, date à laquelle la « commission sécurité » devait passer vérifier l’état des locaux du bâtiment Arsenal.

Trouvé sur les murs de la faculté de lettres

Trouvé sur les murs de la faculté de lettres

Le syndicat de la CNT 25 a sorti un tract sur la loi Fioraso:

Tract (recto) distribué lors de l'AG  du 28/03/2013 sur le site d'Arsenal

Tract (recto) distribué lors de l’AG du 28/03/2013 sur le site d’Arsenal

Tract (verso) distribué lors de l'AG  du 28/03/2013 sur le site d'Arsenal

Tract (verso) distribué lors de l’AG du 28/03/2013 sur le site d’Arsenal

Transmis par mail, 30/03/2013

[Chili] La manif de l’éducation se termine en émeute : 353 arrestations – Santiago, 28 mars 2013

foto_0000005220130328144935Des milliers d’étudiants chiliens se sont affrontés avec la police dans les rues de la capitale Santiago, lors d’une manifestation pour exiger « une éducation publique, laïque et gratuite ». Ils étaient 3000 selon la police et 25000 selon les manifestants.

Le trafic routier a été coupé sur l’Ave. Alameda et dans le secteur de l’USACH (université de Santiago) par des barricades en feu. Les émeutiers ont détruit le mobilier urbain et certains encapuchados ont jeté des cocktails Molotov sur les policiers anti-émeute, qui ont riposté avec des canons à eau et des gaz lacrymogènes.

Les autorités ont déclaré que 60 personnes ont été arrêtées et qu’un policier a été blessé.

Les affrontements se sont produits après que les autorités aient changé l’itinéraire convenu, ont dit les étudiants. Les manifestants voulaient se rendre devant le ministère de l’éducation, mais les forces de police ont fait barrage, ce qui a provoqué la colère de la foule.

Mais le gouvernement a répondu que la marche étudiante n’était pas autorisée et  a condamné les «vandales» pour la violence.

« Encore une fois, un groupe d’étudiants se permettent de créer le désordre et des dommages à la propriété, d’interrompre le trafic et générer la violence à Santiago », a déclaré aux journalistes le ministre de l’Intérieur Andres Chadwick.

Des centaines de policiers anti-émeute étaient prêts avant le début de la manifestation. Des véhicules blindés avec des canons à eau et des chiens ont été déployés partout dans Santiago.

A la fin de la journée, le nombre d’arrestations s’élevait à 353 selon la presse chilienne (cooperativa.cl)

De son côté, le maire de Santiago, Juan Antonio Peribonio, a annoncé des poursuites judiciaires contre les responsables des exactions commises au cours de la journée.

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« Contre l’éducation marchande, Résistance étudiante »

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Traduit de l’espagnol de plusieurs articles de presse chilienne, 28/03/2013

[Besançon/Université] Jeudi 28 mars 2013 : grève, rassemblement et AG

Jeudi 28 mars, Tous-tes en grève pour défendre nos conditions d’étude et de travail

Nous étudiants et personnels de l’Université de Franche-Comté, réunis en assemblée générale le jeudi 21 mars, après avoir discuté des dispositions du projet de loi du Ministère de l’Enseignement et de la Recherche et de la situation locale, exigeons, avec les organisations syndicales SNASUB-FSU, SUD Éducation et SUD Recherche EPST, SNPREES-FO, FERC-SUP CGT et SNTRS CGT, AMEB, CNT-25 ainsi que le Front de lutte étudiant, présents à l’assemblée générale :

  • l’abandon du projet de loi sur l’enseignement supérieur et la recherche ,
  • l’abandon du projet de loi relatif aux écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE),
  • l’abrogation de la LRU

Et sur le plan local:

  • L’abandon du projet d’établissement unique Université de Bourgogne-Franche-Comté, quelle que soit sa forme,
  • Des solutions concrètes aux problèmes posés dans les formations déjà mutualisées, qui témoignent des mauvaises conditions d’études engendrées par le projet de fusion.
  • La réhabilitation immédiate des locaux de l’Arsenal, Granvelle, etc., et en attendant la mise à disposition de locaux décents. De manière générale nous dénonçons le manque de moyens et de personnels qui nous permettraient travailler dans des conditions correctes, conséquence directe de la LRU, et que la nouvelle loi vient aggraver,
  • La réouverture de tous les TD supprimés, notamment en histoire.

Pour toutes ces raisons, nous appelons tous-tes les étudiant-es et les personnels de l’UFC :

  • à se mettre en grève le jeudi 28 mars (les absences ne seront pas comptabilisées)
  • à participer avec les personnels de l’éducation en lutte contre la réforme des rythmes scolaires, au rassemblement à midi devant le rectorat
  • à participer à l’Assemblée générale qui aura lieu le 28 mars à 14h amphi N2 à l’Arsenal,
  • à organiser des réunions dans tous les départements pour évoquer les problèmes spécifiques et chercher des solutions.

Télécharger le tract au format PDF

Pour plus d’informations sur le projet de réforme de l’enseignement supérieur et de la recherche 

Transmis par mail, 27 mars 2013

[Besançon] Mobilisation universitaire jeudi 21 mars 2013

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Le bâtiment Arsenal ce mercredi 20 mars 2013:

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Banderole étendue sur le site Mégevand appelant à l’occupation et au débrayage d’Arsenal:

"Jeudi 21/01/2013 Tou.te.s en grève Rassemblement  8h00 bâtiment N à Arsenal - AG 12h00"

« Jeudi 21/01/2013 Tou.te.s en grève Rassemblement 8h00 bâtiment N à Arsenal – AG 12h00″

Transmis par mail, 20/03/2013

[Besançon] Nouvelle assemblée générale jeudi 14 mars à 12h00 à la fac de lettres

Le Front étudiant de lutte invite tous les étudiants à participer à la prochaine AG pour organiser la suite de la mobilisation.

ASSEMBLEE GENERALE

JEUDI 14 MARS A 12H

AMPHI PETIT (PARISIANA – UFR SLHS)

à l’appel des organisations syndicales (SNASUB-FSU, SUD Éducation et SUD Recherche EPST, SNPREES-FO, SNTRS CGT, FERC-SUP CGT, AMEB et UNEF) et des étudiants de la section histoire.

Rappel de la motion adoptée lors de la dernière AG :

Nous étudiants et personnels de l’UFR SLHS de l’Université de Franche-Comté, réunis en assemblée générale le jeudi 28 février, après avoir discuté des dispositions du projet de loi du Ministère de l’Enseignement et de la Recherche, exigeons, avec les organisations syndicales SNASUB-FSU, SUD Éducation et SUD Recherche EPST, SNPREES-FO, FERC-SUP CGT, AMEB, Front de lutte étudiant, présentes à l’assemblée générale :

  •  l’abandon du projet de loi sur l’enseignement supérieur et de la recherche
  • l’abandon du projet de loi relatif aux écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE)
  • l’abrogation de la LRU
  • l’abandon du projet de fusion UFC- UB

Afin d’exprimer la convergence de nos revendications pour un plan d’urgence d’emplois publics de titulaires et résorption de la précarité dans l’ESR, l’ensemble des enseignants et des étudiants a été appelé à faire grève le 5 mars et à s’associer à la manifestation appelée par les organisations CGT-FO-FSU-Solidaires pour le retrait des accords sur la « sécurisation de l’emploi ».

Reçu par mail, 13/03/2013

Voir le compte-rendu de l’AG du 28/02/2013 sur le blog de la CNT25

[Québec] « La paix sociale est derrière nous » – Brèves sur les évènements du 25 février au 5 mars 2013

brèves sur les évènements du 25 février au 5 mars:

25 février

Pendant la nuit, les façades du bureau du Ministère de l’éducation et celles du bureau du député et ex-président de la Fédération étudiante collégiale du Québec pendant le printemps 2012, Léo Bureau-Blouin, ont été aspergées de peinture rouge. Les vitrines du bureau du Ministre des relations internationales et du Commerce extérieur et ex-journaliste, Jean-François Lisée, ont été fracassées et «Enlisée dans l’austérité» a été peint sur l’édifice.

25-26 février

Après avoir collaborés à la démobilisation et à la légitimation du présent gouvernement par leurs positions électoralistes l’été dernier, les étudiants de service de la FECQ et la FEUQ se prêtaient à un autre exercice de propagande de l’État pour légitimer ses mesures imposées, cette-fois la hausse des frais de l’éducation lors du «Sommet sur l’enseignement supérieur».

Pendant les deux jours que duraient le sommet, des manifs de plusieurs milliers ont défilé dans un Montréal encore plus militarisé et, pendant les deux jours, elles furent attaquées par les flics à coup de matraques, de bombes et des balles de plastique. Quelques bouteilles, balles de neiges et de peinture ont été lancés au flics et la deuxième journée certains.es ont tenté d’ériger des barricades devant les charges de l’antiémeute.

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=y8lB9ThlZLg]

Pour qui répondaient à l’appel de l’ASSÉ, ceux/celles qui veulent réformer l’oppresseur, la manif réclamait la gratuité scolaire. Pour d’autres c’était plutôt une réaffirmation que la lutte contre l’autorité imposée sur nos vies continue.

Selon les flics, une dizaine d’arrestations ont eu lieu.

Un des arrêtés se trouvait en possession de deux molotovs, selon les flics, qui ont ensuite ajouté à l’accusation de possession d’explosifs, des accusations de menaces et d’incitation au terrorisme pour des commentaires faits sur facebook. Le 24 une autre personne avait reçu la visite de la police après des propos sur facebook par rapport au prochaines manifestations.

À noter aussi que le 26 en début de journée la GRC a intercepté un bus en provenance de Sherbrooke qui se rendait à Montréal pour la manifestation. Une personne à été arrêtée.

Le soir du 26 une caméra de sécurité fut saboté et un énorme (A) fut peinturé sur le mur du Cégep du Vieux Montréal. Voir la revendication içi.

27 février

L’Équipe intégrée sur la sécurité nationale de la GRC a commandé plusieurs perquisitions, dont une au local de l’association étudiante du Cégep de Lionel-Groulx (avec médias sur place pour les photos). Une personne fut aussi arrêtée pour interrogation. Selon la GRC ses mesures sont prises en relation à l’enquête sur les actions revendiquées par Résistance Internationaliste; un pylône d’Hydro-Québec endommagé en 2004, l’explosion de la voiture d’un porte-parole de l’Institut canadien des produits pétroliers en 2006 et l’explosion devant un centre de recrutement de l’armée canadienne à Trois-Rivières en 2010.

2 mars

Les vitrines du bureau du Ministre des relations internationales et du Commerce extérieur ont encore été fracassées.

3 mars

Pendant la nuit, une caméra de sécurité au Cégep Maisonneuve fut brisée et les portes de l’entrée principale ont été fracassées. Voir la revendication içi.

5 mars

Plusieurs milliers de personnes ont pris la rue, pour une autre manif illégale, une initiative de la base. Les flics sont partout; escouades antiémeute, cavalerie et hélico, Les flics flanquent et provoque la manif et comme les précédentes cherchent une opportunité pour la briser. La tension monte à mesure que la manif avance dans la nuit, gueulant des slogans antiflics et anticapitalistes sous les feux d’artifices.

À partir d’environ 21h30 des affrontements ont éclaté, les flics ont chargé la foule et l’ont attaqué en lançant des bombes et en tirant balles de plastique, la foule lançant des balles de neige, de peinture, des feux d’artifices, quelques bouteilles et pierres.

Plusieurs graffitis, surtout antiflics, ont été peints. Des vitrines du centre Sheraton et d’un Starbucks ont été fracassées, quelques banques eurent aussi leurs vitrines brisées et/ou vandalisées (huées par les paciflics qui scandaient quelques minutes auparavant «le capital nous fait la guerre, guerre au capital!»), et selon les flics quatre de leurs véhicules furent endommagés.

Plusieurs personnes ont été blessées, dont une qui saignait profusément après qu’elle ai reçue les éclats d’une bombe lancée par les flics. C’est derniers ont d’ailleurs chargé sur les gens qui lui apportaient des soins. Un flic aurait aussi été blessé par un feu d’artifice.

La popo a confirmé une dizaine d’arrestations et une soixantaine de personnes se sont faits prendre et retenir en souricière pour ensuite recevoir des contraventions.

…et la lutte continue…

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Source: Sabotage Media, 7 mars 2013