Archives pour la catégorie flics porcs assassins

[Saint-Denis, 93] Attaque du centre de recrutement de l’armée

Dans la nuit du 26 au 27 octobre, nous avons fracassé les vitres du centre de recrutement* de l’armée, rue Gabriel Péri.

Tous les pouvoirs sont assassins. Nous ne ferons pas leurs guerres, nous ne les laisserons pas en paix.

Guerre sociale pour la liberté !

des déserteurs belliqueux

* Le plus important d’Ile-de-France en terme de recrues.

Publié sur indymedia nantes,

[Gaillac/Albi/Nantes] Pas de bougies et de marches blanches, VENGEANCE !

Un camarade tué au Testet

Pendant la nuit de samedi à dimanche un manifestant, Rémi, a été tué au cours des affrontements qui se sont déroulés lors du rassemblement contre le barrage de sivens au Testet. Environ 7000 personnes ont convergé sur la zad du Testet après des mois d’attaques policières, de destruction de la zone humide et des habitats de ceux qui la défendaient. En fin d’après midi puis plus tard dans la nuit, des dizaines de personnes s’en sont pris aux forces de l’ordre qui protégeaient le chantier. Elles souhaitaient ainsi marquer leur colère et retarder la reprise des travaux, initialement prévue pour lundi. Elles ont été repoussées à coups de flashballs, de grenades assourdissantes, de désencerclement et de gaz lacrymogènes. D’après les témoignages des camarades du Testet, la personne décédée se serait écroulée suite à des tirs de grenade puis aurait été emmenée par les forces de l’ordre. La Préfecture affirme ne rien vouloir déclarer à ce sujet avant le résultat public de l’autopsie lundi. Le gouvernement a déjà commencé à stigmatiser les manifestants, et tente de diviser pour noyer le poisson. Mais ils savent bien que, quoi qu’ils fassent, cette mort aura des conséquences explosives.

Ce décès révoltant n’est malheureusement pas surprenant dans ce contexte. A Notre dame des landes, au Testet et partout où nous nous opposons à leurs desseins, nous avons dû faire face au déploiement crû de la violence d’Etat. Si nous avons bien compris de notre coté que nous ne pouvions nous contenter de les regarder docilement détruire nos vies, eux ont démontré qu’ils ne nous feraient aucun cadeau. Pendant les mois d’expulsion de la zad de Notre Dame des Landes, de nombreux camarades ont été blessés gravement par des tirs de flasballs et grenades. Sur la seule manifestation du 22 février 2014 à Nantes, 3 personnes, visées à la tête par des flashballs ont perdu un œil. Depuis des semaines au Testet plusieurs personnes ont été blessées elles aussi et d’autres accidents tragiques ont été évités de justesse lorsque des opposants se sont faits délogés, notamment des cabanes qu’ils avaient construites dans les arbres. Pourtant c’est bien, entre autre, parce que des milliers de personnes se sont opposées physiquement aux travaux, aux expulsions, à l’occupation policière de leurs lieux de vie que le projet d’aéroport de Notre dame des landes est aujourd’hui moribond, et que le barrage du Testet et ceux qui devaient lui succéder sont largement remis en question. C’est cet engagement en acte qui a donné une puissance contagieuse à ces luttes et qui menace partout aujourd’hui l’aménagement marchand du territoire.

Plus quotidiennement la répression s’exerce face à ceux qui luttent dans les prisons, dans les quartiers et dans les centres de rétention et entraîne là aussi son lot de morts trop souvent oubliées, plusieurs dizaines chaque année. Face aux soulèvements et insoumissions, la démocratie libérale montre qu’elle ne tient pas seulement par la domestication minutieuse des individus et des espaces de vie, ou par les dominations économiques et sociales, mais aussi par un usage déterminé de la terreur.

Nous appelons à occuper les rues et lieux de pouvoir partout dès demain, pour marquer notre tristesse, saluer la mémoire du camarade tué ce samedi et pour exprimer notre colère face à la violence d’Etat. Nous ne les laisserons pas nous tuer avec leurs armes dites « non létales ». Réagissons avec force pour qu’il y ait un avant et un après cette mort. Affirmons plus fort que jamais notre solidarité avec tous ceux qui luttent au Testet et ailleurs contre leurs projets guidés par les logiques de contrôle et de profit,barrage de sivens mais aussi avec tous ceux qui tombent plus silencieusement sous les coups de la répression partout ailleurs. Nous ne nous laisserons ni diviser ni paralyser par la peur. Nous continuerons à vivre et lutter sur les espaces qu’ils rêvent d’anéantir, et à leur faire obstacle.

Nous ne laisserons pas le silence retomber, nous n’oublierons pas !

Des occupant-e-s de la zad de Notre dame des Landes

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Le dimanche 26 octobre en fin d’après-midi, plus de 1000 personnes se sont rassemblées à Gaillac pour exprimer la rage contre la mort de Rémi.

Se tenant dans une atmosphère suintant la paix sociale (une marche blanche était prévue, sic), une partie du cortège, cagoulés, s’est mis à lancer pierres et fumigènes sur les flics tout en s’attaquant aux banques: quelques militants anti-barrage pacifistes sont rapidement interposés pour préserver ces institutions de misère et de mort. Un monument aux morts a été tagué et des drapeaux tricolores brûlés.

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B0-irOECIAAdQqC.jpg smallLe lendemain dans la soirée, de nombreux rassemblements se sont tenus en France, notamment à Rennes, Albi., où quelques destructions de banques et affrontements avec la police ont été rapportés par la presse. A Nantes, près de 1500 personnes ont manifesté. Des tags ont été inscrits sur les murs du centre-ville. Au bout d’une heure, la rage a définitivement pris le pas sur la tristesse:  dans le quartier Bouffay, rue Crébillon et sur le cours des 50 Otages, des abris-bus et panneaux publicitaires ont été détruits, des caméras de surveillance mises hors d’usage ; plus d’une vingtaine de vitrines de magasins et de banques ont été défoncées par des petits groupes masqués « très mobiles« , accompagnés de feux de poubelles un peu partout dans le centre. Huit personnes ont été interpellées pour « vols et violences à agents ».

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[Berlin] Attaques en série contre l’Etat et sa police

Tôt samedi 18 octobre 2014, plusieurs engins incendiaires ont été lancés contre le poste de police Direktion 6 sur la Bulgarische strasse dans le quartier Treptow. Il y aurait eu trois engins lancés au total, dont deux qui se sont allumés. La façade a été légèrement noircie. Malheureusement, plusieurs flics sont rapidement intervenus avec des extincteurs pour éteindre le départ de feu. Une enquête pour incendie criminel a été ouverte pour tenter d’identifier le ou les assaillants, qui se sont évaporés dans la nuit.

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La presse allemande rappelle également l’attaque aux molotovs du poste de police situé au 54 de la Sonnenallee dans le quartier de Neukölln début mai 2014.

Toujours dans la même période mais cette fois-ci au nord-ouest de la ville, un comico a été lui aussi canardé de molotovs. Un groupe informel avait revendiqué l’attaque.

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Dans la nuit de mardi à mercredi 15 octobre, 17 fenêtres du poste de police municipale de la Juliusstrasse à Neukölln ont été fracassées à l’aide de pierres. Les flics ont compté 20 petits pavés jonchant le sol à proximité.

Le sénateur de la CDU chargé à leur sécurité, Franck Enckel, a en outre déclaré suite à ces multiples coups portés à l’autorité et aux forces répressives de l’Etat: « ce n’est malheureusement plus rare que des bâtiments publics, des pompiers et des postes de police municipaux soient attaqués. Ceux qui s’occupent à maintenir l’ordre et la sécurité sont à plusieurs reprises insultés, brimés, maltraités. […]. Ainsi au cours des dernières semaines, plusieurs voitures de police ont été attaquées à coups de pierres […]« 

 Un communiqué a été publié sur indymedia linksunten, intitulé Attaque du poste municipal – Pour plus de « terreur dans le quartier » (ceci en référence aux déclarations du sénateur Henckel au sujet du tumulte nocturne à Berlin qui résonne de plus en plus forts ces derniers temps dans les oreilles des gouvernants. Voici quelques extraits du communiqué ci-dessous:

[…] Il y avait besoin d’une troupe qui effectue le travail désagréable de discriminer les gens, d’intimider et faire glisser du vélo avec le motif d’infractions administratives.

Il y avait besoin d’aide pour leur permettre d’expulser des familles roms et tsiganes des quartiers du centre-ville, lorsqu’il s’agit de criminaliser, d’humilier et de réprimer.

En même temps, d’étendre la politique raciste au Parc Görlitz pour garder le gilet de la police berlinoise propre.

En même temps, de patrouiller dans un quartier comme Neukölln ou Wedding et d’expulser les gens, de sorte que la voie pour les prochaines phases de refoulement et de réévaluation soit libre.

Bien sûr, nous sommes contre le délire de l’ordre allemand (sic!) !

Car seulement l’idée de chaos laisse libre cours à la pensée, comme un changement radical dans la pensée et la vie des gens dans ce pays peut devenir possible ici. […]

Nous devons attaquer le modèle d’organe de répression et de sécurité, du délire d’ordre et la politique raciste du sénat partout où cela nous est possible.

C’est pourquoi nous avons provoqué un peu (plus) de « terreur dans le quartier » et dans la nuit de mardi fait tomber les vitres du poste de police municipal de la Juliusstrasse à Neuköln.

Solidarité avec tous ceux qui sont harcelés chaque jour par les flics ! […]

[Saint-Louis, USA] Collecte de récits à propos des manifs sauvages suite à un énième meurtre de la police

Acte 2 : St-Louis se soulève après un autre meurtre de la police

Juste après la tombée de la nuit mercredi à Saint-Louis, un flic a tué Vonderitt « Drew » Myers, âgé de 18 ans. C’est le troisième incident de flics tuant des hommes noirs en deux mois - ce n’est malheureusement pas supérieure à la moyenne. Ce qui est supérieur à la moyenne cependant, c’est la réaction des gens à ça. Comme Mike Brown, il y a eu un débat à propos du fait s’il avait résisté, s’il était armé, s’il avait volé des cigares ou tiré sur la police, tout cela devrait être des motifs pour lesquels tu te fais buter. Pour nous, cela n’a pas d’importance. Nous sommes contre la police et tout ce qu’elle fait.

Ce qui s’est passé ces deux dernières nuits est une continuité de Ferguson à bien des égards, mais aussi quelque chose de plus. Ici, à Saint-Louis, la réponse à la police tuant des gens est maintenant de descendre dans la rue en représailles. Bien qu’il y ait chevauchement entre ceux qui ont été dans les rues de Ferguson et sud de Saint-Louis, il y a d’autres éléments en jeu. Les coups de feu se sont passés dans le quartier Shaw, près de Tower Grove Park. Le quartier s’appelle lui-même « revenu mixte«  et « diversité » comme un droit de se vanter, mais les tensions de classe et  raciales sont très répandues.

L’agent qui a tué Myers n’était pas en service mais travaillait pour une société de sécurité privée, GCI security, embauchée par les résidents de la classe moyenne et supérieure. Les marches ont été très axées sur la race et la police, mais aussi sur la classe, ciblant explicitement la classe supérieure comme la source de leur oppression. Comparé à l’atmosphère bruyante à Ferguson, ce groupe (tout aussi sauvage) était bien plus mélangé. Ce qui suit est un assemblage de compte-rendus des deux dernières nuits.

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Mercredi 8 octobre

A 22 heures, il y avait environ une centaine de personnes au croisement de Klemm et Shaw. Peu de temps après que la police ait démarqué la scène de crime, l’énergie de la foule a changé vu que ça grossissait dans les rues. Immédiatement après être descendu du trottoir et pris la rue, la foule s’est précipitée et a entouré la police se tenant au carrefour autour de leurs voitures.

La foule a commencé à roder autour des flics, à les encercler, leur criant dessus, en ne les laissant pas se déplacer. Les flics ont été clairement terrifiés. Des chants de « A qui sont les rues ?! A nous! » ont été changées en « A qui sont les rues ?! A Drew! » et ont été en fait utilisés pour chasser la police de la rue. Des petits groupes de 3-5 flics debout près ou autour de leurs voitures ont été encerclés et raillés avec des cris de « flics dégage«  et « Va te faire foutre, porc. » Les flics ont reculé nerveusement, puis ont accéléré le pas car ils ont été bousculés et poussé hors de la zone.

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Les gens ont commencé à encercler des voitures de police et à ne pas les laisser partir, donnant des coups de pied aux véhicules, et à un moment poussant physiquement un flic loin de son 4X4 et ne le laissant pas le regagner. Le même 4X4 a eu ses feux arrière et son essuie-glace arrière arrachés. Des morceaux d’un feu-arrière ont été pris comme souvenirs. Au moment de quitter les lieux, la voiture d’un policier a eu sa vitre arrière brisée.

À l’autre extrémité de la rue, des personnes couraient après un autre petit groupe de policiers qui avaient été laissés à l’arrière. Des mots d’intimidation leur ont été criés: « Vous avez la trouille maintenant?! Vous savez ce que c’est que d’être effrayé maintenant ?! Allez vous faire foutre« . Un flic nerveux dans le groupe a commencé à être frénétiquement à la recherche d’un flic manquant: « Où est Joe? Où est Joe? Il n’est pas là !« , alors qu’il montait dans une voiture. Avec un esprit malin, des gens ont répondu en riant: «Joe est parti, mec! Nous ne pouvons pas le trouver. Il est probablement mort! » Les flics se sont précipités sur le siège arrière d’une voiture et ont accéléré à toute vitesse. Après que la police soit partie, les gens ont commencé à descendre le quartier Shaw, vers l’est en direction de la Grande Avenue.

Pour le reste de la nuit, la police est restée à distance. Même lorsque la police a appelé à l’aide lorsque leurs véhicules ont été attaqués ou pour des renforts sans rapport avec la marche, les agents ont répondu avec des appels à « toutes les voitures hors de la zone« . Un hélicoptère a suivi la foule pour le reste de la soirée, bien après que des coups de feu aient été tirés (peut-être à ça), c’est resté obscur*.

Après plusieurs faux départs, la marche s’est finalement rendue au croisement de Shaw et de  Grand et l’a bloqué. A ce moment, il y avait probablement 200-300 personnes bloquant la circulation et causant la fermeture de l’autoroute par la police. Durant environ 40-60 minutes, le groupe ne pouvait pas décider où aller et il y avait plus de faux départs au nord et sud. A un moment, le chef de la police, Sam Dotson, est apparu pour essayer de calmer les gens, mais un groupe d’adolescents l’a arrêté, l’un est monté sur la voiture et a commencé à le bousculer et à se moquer de lui. Dotson lui a ordonné de descendre, et le gamin lui a rendu la pareille, contraignant Dotson à partir frustré.

Finalement, le groupe s’est rendu au sud sur Grand de la zone de bars, cafés et entreprises, mais au moment où nous sommes arrivés les gens étaient épuisés et n’ont pas dit grand chose, juste marcher. A ce moment certaines personnes ont quitté la marche - d‘épuisement ou frustré par sa direction, mais d’autres avaient rejoint. Nous nous sommes finalement rendus à Gravios (environ trois miles de là où nous avions commencé). Nous avons bloqué le carrefour et arrêté la circulation clairsemée à cette heure tardive. La marche n’aurait probablement pas pu rester plus de quelques minutes, mais un automobiliste nous a ordonné de se déplacer. A ce stade, les gens se sont revitalisés et ont commencé à hurler sur le conducteur. Finalement, la police est venue avec deux véhicules pour protéger le conducteur ou l’aider à se déplacer et à entourer les gens. Réalisant que c’était une erreur, les policiers ont fait demi-tour pour repartir. Quand ils l’ont fait, deux personnes ont jeté des pierres en même temps et ont éclaté leur fenêtre arrière alors qu’ils se retiraient brusquement. Les flics, sachant qu’ils étaient moins nombreux, n’ont même pas arrêté leur trajet.

À ce stade, le groupe essayait de se décider où aller. Nous savions que nous devions continuer à avancer, mais il n’y avait pas de bonnes options autres que de redescendre en direction de Grand vers la police qui venait juste d’être attaquée, et c’est ce que nous avons fait. Et la police a gardé leur distance. Cela en dit long sur le climat social à Saint-Louis en ce moment: qu’après avoir attaqué une voiture de police, la même marche a pu se diriger en leur direction sans représailles de la police.

La marche est finalement retournée à Shaw et Grand, et les personnes (environ 300-400) ont bloqué le carrefour. Il était 2h du matin. Les gens se sont allongés en disant qu’ils occupaient le carrefour pour la nuit et ne partiraient pas. Contrairement à d’autres nuits les assaults de la police ont restreint notre capacité à parler librement en tant que groupe, nous avons pu passer un peu de temps à parler et à plaisanter. Des débats amicaux ont été lancés au sein des groupes de la foule. A quatre heures, la plupart des gens étaient partis pour la nuit.

Jeudi 9 octobre

Les gens se sont rassemblés de nouveau à l’intersection de Shaw et Klemm pour une veillée autour de 18h30. Après environ 40-60 minutes un groupe de personnes a pris des mégaphones et lancé quelques chants qui ont agacé les gens. Le groupe a plus ou moins contrôlé la marche durant l’heure suivante. Il y avait un groupe de personnes qui tentaient de diriger les choses, mais pour la plupart, l’ambiance était turbulente et les gens faisaient eux-mêmes preuve d’imagination. À ce stade, et tout au long de la soirée, des jeunes filles ont porté le mégaphone, conduit les chants, et avaient une voix forte* dans la façon dont les événements se sont déroulés.

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La marche a fait de nouveau son chemin de Shaw à Grand et bloqué la circulation pendant un moment - c’était autour de 19h30 et davantage de trafic a été bloqué par rapport à la nuit précédente. Une voix forte nous a suggéré de se déplacer vers le nord jusqu’à Grand, vers l’interchange I-44. Lorsque le groupe est arrivé au croisement, il s’est étendu à tous les angles de l’espace énorme, bloquant les véhicules d’entrer ou de sortir de l’autoroute ou circulant vers le nord et le sud sur Grand.

Avec des chants de « Qui ferme cette merde ?! Nous fermons cette merde! » La marche a bloqué une artère importante de la ville, empêchant le flux standard du trafic qui compose la réalité quotidienne banale de la vie urbaine. Étant donné que c’était un jeudi soir, le commerce de la ville n’a pas beaucoup été perturbé par le blocus, mais des centaines de voitures ont été contraintes de faire demi-tour et de trouver d’autre routes (et, désormais pratiquée, cette tactique pourrait être employée à l’avenir d’une manière plus stratégique). Des confrontations, des débats et conversations avec des automobilistes se sont succédés durant une demi-heure, avec des manifestants expliquant aux conducteurs qu’ils allaient fermer la ville jusqu’à ce que les flics arrêtent de tuer (sic). Encore une fois, les femmes* étaient parmi les manifestants les plus présents, à la fois par la voix et la confrontation au sein du groupe, prenant l’initiative dans le blocage de la circulation et pour faire face aux voitures.

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Après environ une demi-heure, il semblait évident que la police nous laissait faire tout ce que nous voulions et avait ordre de rester en recul. Une fois de plus, la police a apparemment reçu l’ordre de rester en retrait.

Quelqu’un commençant à dire au groupe que l’une des rues les plus riches du quartier - principalement responsable de la sécurité qui a embauché le flic qui a tué Myers - est à seulement quelques pâtés de maisonset nous devons aller les réveiller et les tenir pour responsables.

Ainsi, le groupe est parti à Flora Place. La rue est fermée à une extrémité, a un grand espace d’herbe qui passe au milieu, une voie de circulation à sens unique sur chaque côté et des maisons chics. Quelqu’un s’est mis à souffler dans une corne de brume et a fait le tour pour que d’autres l’utilisent. La foule a commencé à applaudir de plus en plus fort. Les gens allaient sur ​​les deux côtés de la rue, […] chantaient des choses comme « pas de justice, pas de sommeil! », ôtant des ornements de hottes, en arrachant les drapeaux des porches des gens au moins une fenêtre d’une maison bourgeoise a été brisée. Certains ont prétendu que c’était la maison d’un flic de la ville, mais d’autres ont dit que c’était de la haine de classe aléatoire (sic).

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Après quelques mètres, des personnes se sont arrêtées au milieu de l’intersection pour brûler tous les drapeaux qui avaient été collectés. Il n’y avait qu’une personne visiblement contrariée de ce qui se passait, mais tout le monde hurlait et acclamait. Des personnes ont répondu à cette personne en disant nonchalamment qu’ils n’en ont rien à foutre du drapeau ou en criant passionnément que le drapeau ne représente pas les gens de couleur – ou que ça représente seulement le génocide et l’esclavage commis à leur encontre. Comme les drapeaux étaient en feu, quelqu’un s’est saisi du mégaphone et a rappelé pour commencer que le drapeau n’a jamais été le nôtre, et que nous sommes dans ce quartier en conflit avec les riches qui sont les plus gros soutiens de cette entreprise de sécurité qui est là pour faire respecter l’ordre et les divisions raciales.

Une autre chose impressionnante de cette soirée de jeudi a été la solidarité et la complicité au sein du cortège. Il s’est très vite répandu parmi les manifestants que les flics recherchaient quelqu’un avec un sweat-shirt rouge, et la réponse des personnes a été d’annoncer ça discrètement et de dire à la personne portant le pull en question de l’enlever et de mettre autre chose. Cela a été fait d’une manière amicale et dans l’intérêt de poursuivre l’ambiance festive et agitée sans que personne ne soit en danger. Les gens ont pu changer rapidement de vêtements, discuter et continuer.

A travers à l’ensemble de la marche, la présence policière était presque inexistante. Il y avait un hélicoptère qui suivait, mais les voitures de police étaient toutes restées à quelques pâtés de maisons. Après l’incendie des drapeaux, les gens se sont déplacés en direction de Grand-et Arsenal.

Il était clair que les flics étaient près de l’intersection de Grand Arsenal vu que la manif approchait, mais pour un court laps de temps, ils sont restés en retrait lorsque le groupe a bloqué l’intersection. Il y avait trois flics, debout le long d’un bâtiment et beaucoup de gens ont commencé à les entourer, à leur crier dessus et à les insulter. Ils étaient entourés et contre un mur tandis que la foule hurlait et les poussait. Ils étaient terrifiés. C’était très beau. En une minute, des dizaines de policiers ont commencé à partir dans toutes les directions et à travers la foule avec leurs matraques en l’air. Les flics acculés se sont finalement frayés un chemin hors de la foule et les gens sont retournés dans la rue. Ailleurs, une pierre a été jetée à travers une vitre d’un magasin.

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Les flics ont séparé la foule, poussant certains vers Arsenal et d’autres vers Grand. Les gens poussaient contre les flics, leur disant de foutre le camp et hurlant sur ​​leurs visages. En quelques minutes, une foule a été poussé à la fois à l’est et à l’ouest par la police... Les gens ont commencé à se disperser sur les côtés. Dans le tumulte, plusieurs personnes qui étaient entre les mains des flics ont été extirpées puis bien cachées au sein du cortège, et ensuite des groupes de la foule ont bloqué le travail des flics qui tentaient d’interpeller d’autres personnes. Les gens sont restés dans les rues, marchant et chantant, pendant encore deux heures de plus.

Comparées à d’autres manifestations des dernières années, la réponse à ces assassinats a une continuité, une mobilité, une présence dans la rue; une analyse de classe qui va au-delà de celle d’une certaine élite mondiale inaccessible (tels que les « 99% » mystique d’Occupy**) ; allant dans les maisons de ces bâtards (riches); prenant l’espace et le défendant; pillant/redistribuant les richesses; haïssant ouvertement la police au lieu de les y inviter, etc, etc, etc…

Les médias continuent leur ligne éditoriale par « une manifestation pacifique ont tourné à la violence«  au sujet de tout cela. Soyons clair qu’à partir du moment où le groupe a quitté la veillée, le jeudi, c’était sauvage et militant. Il n’y a eu aucun « tournant » à aucun moment pour ce groupe, ni de la part d’un petit groupe dont les actions se démarque de l’ensemble du groupeIl semble que Saint-Louis est en voie d’établir une tradition de représailles pour les meurtres de la police. La plupart des gens ont un flic dans leur tête, les contrôlant. Maintenant, les flics de Saint-Louis ont un émeutier dans leur tête, les faisant réfléchir à deux fois avant d’appuyer sur la gâchette.

Traduit de antistatestl, 10/10/2014

Notes des traducteurs:

* Cette précision faite avec insistance dans le texte est à mettre en lien avec les marches anti-police à Ferguson, dans lesquelles les récupérateurs réactionnaires de la cause noire (« Nation of Islam », New Black Panther Party »…) exigeaient que les femmes rentrent à la maison. Ce qui n’était pas passé sans résistance. Et ces initiatives de la part de jeunes filles montrent une fois de plus que ces larbins du pouvoir sont pratiquement inexistants et marginalisés par les opprimés noir-es.

On peut aussi préciser que ces culs-bénis occupent une large place dans les médias US, que ces derniers leur laissent aisément (parce que: organisation; ainsi que pour leurs rôles de socio-flics et de balances).

** Référence au mouvement ‘occupy’, que l’on a connu en France sous le nom des Indignés, et qui s’est illustré par des orientations pro-flics (par exemple en les acceptant en AG), citoyennistes, etc…, souhaitant améliorer ce système de dominations.

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Parallèlement, un appel anarchiste à converger sur Ferguson du 10 au 13 octobre a été lancé pour rejoindre le « week-end de résistance » afin d’aller exprimer en acte sa rage contre la police, ainsi que le monde raciste et capitaliste qu’elle défend.

[Athènes, Grèce] Le compagnon anarchiste Antonis Stamboulos en grève de la faim et de la soif

[Antonis Stamboulos a été arrêté mercredi 1er octobre 2014 par la police dans le quartier de Vyronas à Athènes, accusé d’avoir participé à une « organisation terroriste » et à des projets d’attaques incendiaires contre le pouvoir (les flics parlent dans la presse d’un attentat planifiée contre le siège de la ‘Neo Democratia’, parti de droite actuellement au gouvernement). De plus, les organes de communication de l’Etat évoque son éventuel complicité avec Nikos Maziotis, arrêté le 16 juillet dernier après une fusillade dans les rues d’Athènes alors qu’il était en cavale avec Pola Roupa et leur enfant depuis juillet 2012.]

Mise-à-jour 09/10/2014:

Le 7 octobre, près de 25 compagnon-nes se sont rassemblé-es environ une heure devant la prison de Larissa (nord-est de la Grèce), où Antonis Stamboulos a été transféré (plus précisément dans l’aile A). Il continue sa grève de la faim et de la soif.

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Banderole de la solidarité dans la ville de Veria, au nord de la Grèce: « guerre aux flics, juges,  journalistes, patrons - Solidarité avec les révolutionnaires anarchistes - Force à l’anarchiste Antonis Stamboulos, arrêté le 1er Octobre à Athènes« 

Mise-à-jour 07/10/2014:

Après son arrestation du 1er octobre 2014, Antonis Stamboulos est actuellement détenu en préventive, faisant face à des accusations de terrorisme.

Le 6 octobre, avec une autre lettre ouverte, le compagnon a annoncé une grève de la faim et la soif afin de dénoncer le fait qu’il est actuellement détenu dans le centre de transfert de prisonniers d’Athènes. En outre, il proteste contre la construction médiatique continue alimentée par flics antiterroristes à son encontre.

Le camarade en captivité a été décrit dans la presse, entre autres, comme un des principaux membres du groupe de guérilla urbaine « Lutte révolutionnaire », en tant que co-auteur d’un vol de banque à Kleitoria (Achaïe, Grèce), tandis que les porte-parole du pouvoir ont répandu que l’anarchiste recherchée Pola Roupa aurait été vue avec son enfant sur les marches de son appartement dans la rue Kallifrona à Kypseli (qui a été considérée comme une « planque »). Pendant ce temps, les informateurs en herbe et autres mouchards ridicules ont été que trop disposés à témoigner contre lui (par exemple, un voisin de la maison de ses parents a affirmé qu’il avait entendu des explosions dans le sous-sol de leur maison).

Le fait que les policiers l’aient emmené au centre de transfert de prisonnier - en dépit de la demande du procureur de le transférer à la prison de Korydallos - révèle qu’ils tentent de l’envoyer vers une autre prison plus lointaine ses parents, qui seront obligés de voyager pendant des heures pour lui rendre visite en prison, mais aussi afin de rendre le travail de son avocat de la défense plus difficile qu’il ne l’est déjà.

Antonis Stamboulos a déclaré qu’il ne laissera pas les salauds de la police antiterroriste et leurs patrons politiques écraser ses proches. C’est pourquoi, avant même qu’ils annoncent ils ont l’intention de l’envoyer, il a averti qu’il n’acceptera pas d’être emmené ailleurs qu’à Korydallos, près de sa famille et de son avocat.

Il a donc commencé sa grève de la faim et de la soif le 6 octobre.

Slogans tagués le 4 octobre par des anarchistes solidaires dans la rue Denizliou du quartier de Vyronas, exactement à l’endroit où le camarade a été enlevé par les flics:

2014-10-04

« Solidarité avec le compagnon A.Stamboulos »

2014-10-4

« Le combat continue; Antonis, tient bon « .

A partir de contrainfo, 7 octobre 2014 / La source en grec

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Lettre d’Antonis trois jours après son arrestation:

Le 1er octobre 2014, j’ai été arrêté, emmené cagoulé dans une salle d’interrogatoire de l’unité antiterroriste. De 17h00 jusqu’à 1h du matin, un groupe de flics cagoulés - et alors que j’étais menotté derrière le dos - a prélevé mes échantillons d’ADN, empreintes digitales et (essayé de prendre) des photos par la force, au milieu dironies, d’étranglements, d’entorses et de passages à tabac et de menaces de m’électrocuter, pensant que cela me ferait collaborer. À 1h du matin, j’ai vu les flics sans cagoule pour la première fois, qui me déclarent que je suis accusé de terrorisme. Jusqu’à 5h30 du matin, je suis resté dans une cellule de détention 1×3, toujours menotté les mains derrière le dos. Le lendemain, ils ont essayé de me photographier une fois de plus.

Pour ma part, je me suis abstenu de nourriture et d’eau dès le premier instant, et l’exigence de parler à un avocat. Après 24 heures de détention, ils m’ont finalement autorisé à prévenir un avocat, et j’ai réussi à la rencontrer pendant quelques minutes seulement avant d’être amené devant le procureur.

Je partage ce qui précède avec les compagnons combattants comme une petite expérience de lutte.

Peu importe si l’attitude de l’Etat envers nous, clémente ou sévère - cela dépend toujours des circonstances - ne peut jamais nous briser, tant que nous sommes conscients de la responsabilité qui découle de notre position en tant qu’anarchistes, dans les moments d’adversité.

Parce que les moments difficiles de la lutte sont ceux qui trempent la conscience. Parce que dans ces circonstances, chacun de nous est le défenseur des idéaux de la société pour laquelle nous nous battons à construire. Beaucoup de sang a été versé dans la lutte pour l’émancipation de la société de classe, il serait dès lors ridicule de fléchir face aux manoeuvres des flics. J’ai tenu une position négative contre les exigences des laquais étatistes d’extirper mes infos personnelles pour deux raisons. Premièrement, pour des raisons éthiques, puisque je crois que chaque anarchiste révolutionnaire se doit de ne pas donner un pouce même de terrain à l’ennemi de classe. Et deuxièmement, parce que j’étais conscient de la gravité de l’affaire dans laquelle ils m’impliquent, je voulais protéger mes compagnon-nes et d’ami-es des vautours qui me détiennent en captivité. Tant que les Clouseaus ne trouvaient pas mon nom, je n’étais pas du tout prêt à le leur donner. Au moment d’écrire ces lignes, deux jours après l’arrestation, la police m’a «enfin» identifié.

Il est clair que les chefs de l’ anti-terrorisme et en particulier leurs supérieurs politiques espéraient faire un scoop avec mon arrestation, d’où les fuites à la presse concernant le cahier de notes contenant « des itinéraires précisément chronométrés« , les cibles, vélos et saucisses*. Ils créent sur mesure une histoire qui va avec leur scénario; un scénario qui, à la fin, doit toujours les faire sortir gagnants.

Ce que j’ai fait, qui je suis et pourquoi j’étais là où j’ai été arrêté n’est en rien l’affaire de la police et des procureurs mais la mienne. Par conséquent, je n’ai pas à me justifier aux gardiens de la légalité bourgeoise, mais seulement au mouvement révolutionnaire, aux camarades et au peuple qui choisit de ne pas vivre comme un raya (esclave).

Je considère ce premier contact avec le monde extérieur comme étant nécessaire, ne me faisant aucune illusion sur ma mise en détention préventive.

Pour l’instant, je suis retenu captif entre les mains des serviteurs du capital, mais mon cœur appartient toujours au camp de la révolution.

La lutte continue.
Vive la révolution.
Vive l’anarchie.

Antonis Stamboulos
du Quartier Général de Police,
173, avenue Alexandras
Le 4 octobre 2014

* Note de contrainfo: Alors que le compagnon - qui a été arrêté dans le quartier de Vyronas, Athènes - était encore non identifié, le chef de la police a affirmé publiquement que l’une des «conclusions» les plus frappantes étaient des notes manuscrites considérés comme des mots de code pour des explosifs.

[MIse-à-jour] Lettre revue et corrigée depuis le grec par un compagnon (reçu par mail, 05/10/2014)

[Genève, Suisse] Barricades et affrontements contre le défilé du bicentenaire de la police – 4 octobre 2014

Aujourd’hui, plus de 300 personnes ont participé à la parade festive contre le défilé des 200 ans de la police genevoise. Dans une ambiance festive et déterminée, le cortège a assiégé le défilé des forces de l’ordre qui ont entamé leur manifestation dans une ville blindée par leur confrères. La manif a traversé le quartier de la jonction entre slogans et discours qui ont fustigé le délire sécuritaire qui règne à Genève.

Plusieurs dizaines de personnes ont subi des contrôles d’identité, des fouilles préventives et des prises de photos de la part de policiers.

En dépit du dispositif policier intimidant, aujourd’hui, nous avons repris joyeusement la ville et démontré qu’à Genève il n’y a pas de place pour les parades militaires.

LES RUES SONT A CELLES ET CEUX QUI LES FONT VIVRE !

Des mises à jour suivront quant à des éventuelles arrestations…

See you soon on the barricades !

danceagainstpolice.noblogs.org

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Ce que les toutous de la police et du pouvoir en ont dit….

La parade anti-police bascule dans la violence

Plus de 300 personnes se sont réunies samedi après-midi pour protester contre le défilé historique célébrant le bicentenaire de la police et «l’état policier».

SUISSE GENEVE PROTEST POLICE

«Mais ce que t’es con! C’est pas le but!», hurle une très jeune femme à la rue Gourgas. Un homme masqué vient de briser la vitre d’une BMW pour y enfourner un fumigène. Il est 15h50 ce samedi et ce qui était annoncé comme une «parade festive» contre le défilé du bicentenaire de la police vient de basculer du côté obscur. Depuis 15h, une soixantaine d’individus sur les 300 que comptait la manifestation à son départ de la plaine de Plainpalais tentaient d’en découdre avec les forces de l’ordre. Ils y parviennent enfin, les participants s’éparpillent, les plus irréductibles construisent des ébauches de barricades dans la rue des Bains, la police tire à deux reprises des gaz lacrymogènes, c’en est finit du cortège.

«Arrêtons de glorifier la police»

En début d’après-midi sur la plaine, une quadragénaire explique que la parade, intitulée «dance against police», a pour but de «s’opposer à cet état policier. On veut la liberté de mouvement, d’expression. Arrêtons de glorifier la police.» Elle s’émeut des dizaines d’agents en tenue anti-émeute postés dans les rues adjacentes. Les forces de l’ordre tiennent à éviter tout contact entre les manifestants et le défilé officiel, qui doit arriver à la place Neuve à 16h. « Ce type de situation, c’est aberrant, risible, explique la militante. Vous voyez la disproportion des forces? C’est contre cette disproportion qu’on s’élève.»

Le cortège s’ébroue. Sound system, drapeau anarchiste, plusieurs visages masqués et slogans de rigueur. «Mort aux vaches, morts aux condés», «police partout, justice nulle part», etc. Un jeune punk explique que les photos, il n’en veut pas. «Non, on n’est pas là pour être vus! On est là pour manifester, donner notre sentiment.» La procession contourne la plaine. Dans les rues parallèles, les policiers la suivent.

Pétards, peinture, fumigènes, bouteilles

Premier face-à-face à l’angle de la rue du Stand et du boulevard Georges-Favon. Rien ne bouge. Un homme seul, charisme, épée, emphase et sarcasme, affronte verbalement la quarantaine d’agents en tenue de combat. Aucune réaction, aucun contact physique. Second face-à-face au boulevard Saint-Georges, à quelques mètres de la place du Cirque. Les manifestants accentuent la provocation. Pétards, jets de peinture, de fumigènes, de bouteilles. Les policiers ne bronchent pas.

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Restent quelque 200 personnes. Une quinquagénaire interpelle les quérulents, leur suggère de rentrer chez eux. «Pour info la rue elle est à nous, elle est pas à toi, lui rétorque un homme plus âgé que ses pairs, visage marqué et habitué de la contestation de trottoir. Nous, on dort dans la rue, toi tu dors chez toi.»

Mercedes détériorée, BMW brûlée

Dernier face-à-face à la rue Gourgas. La frange dure obtient ce qu’elle était venue chercher. Une dizaine d’activistes se porte au contact du cordon policier, banderole en main. Charge sur dix mètres. Un jeune homme saigne du visage. Des individus masqués déplacent une Mercedes bernoise pour en faire une barricade, puis éclatent sa vitre. Lourde ambiance, désaccord entre manifestants. «Arrêtez, arrêtez, c’est de la merde!, crie une jeune fille. Soit on charge la police, soit on se casse.» Quelques minutes passent, la BMW s’embrase. «C’est super, ça fout tout en l’air, s’énerve un jeune. Foutre le feu à une bagnole, ça fait peur à tout le monde, le résultat est efficace!»

rue Gourgas

rue Gourgas

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Barricades et tirs de lacrymogènes

La manifestation est morte, demeurent les excités, quelques dizaines. Ils sont dans la rue des Bains. Les barrières de chantier du Musée d’ethnographie sont dressées sur la chaussée. La rue des Maraîchers est obturée. Premiers tirs de lacrymogènes. Le boulevard Carl-Vogt est barré, puis la rue des Bains. Seconds tirs de lacrymogènes. Les derniers «manifestants» filent sur le quai Ernest-Ansermet. […]

rue gourgas

rue gourgas

Une fusée blesse un passant

Outre la BMW incendiée, la police dénombre cinq autres véhicules endommagés à la rue Gourgas, et deux bus visés par des engins pyrotechniques. A la plaine de Plainpalais, un passant a été blessé à la jambe par une fusée tirée par les manifestants. Une centaine de contrôles d’identité préventifs ont été réalisés avant le départ du cortège. Eric Grandjean, le porte-parole des forces de l’ordre, parle de deux agents blessés par des jets de pierres, à la main et à l’omoplate. Il n’a été procédé à aucune interpellation directement en rapport avec les faits. « On sait qui sont les auteurs, mais on évite d’intervenir directement, car cela risque de mettre le feu aux poudres », dit l’officier.

20minutes.ch (Jérôme Faas), 04/10/2014 à 19h38

Retour au calme à Plainpalais après trois heures d’échauffourées avec les forces de l’ordre

La « parade festive » organisée ce samedi contre le défilé du bicentenaire de la police s’est achevée sans avoir atteint son but : pénétrer dans le périmètre du cortège et empêcher son bon déroulement. Les manifestants ont été refoulés loin de la place Neuve, traqués par les forces de l’ordre qui avaient reçu pour consigne de bloquer tous les accès menant jusqu’aux Bastions.

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Le quartier de Plainpalais, en revanche, a vécu trois longues heures d’échauffourées. A plusieurs reprises, des groupuscules sont allés au contact avec les policiers, sans parvenir à leur fin. A chaque fois, ils ont dû reculer. Le face-à-face a commencé sur la place du Cirque. Verbal d’abord, suivi de jets de bouteilles et de pierres arrachées aux chantiers du quartier.

Place du Cirque

Place du Cirque

A la rue Gourgas, vers 15h30, l’affrontement est monté d’un cran. Les vitres de trois voitures ont volé en éclat. Un engin pyrotechnique, allumé volontairement sur le siège passager, a provoqué un début d’incendie. Un extincteur salvateur a permis de stopper sa propagation, avant que les pompiers n’engagent leur tonne-pompe pour procéder à l’extinction.

Avant qu'un citoyen vienne éteindre le début d'incendie

Avant qu’un citoyen vienne éteindre le début d’incendie

A deux reprises, les forces de l’ordre ont tiré des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants. Notamment aux abords du nouveau Musée d’ethnographie où les fauteurs de trouble tentaient d’ériger des barrières au milieu de la chaussée. A ce moment, le gros de la manifestation s’était déjà disloqué. Ils étaient une bonne centaine en début d’après-midi, puis près de 300 au plus fort du rassemblement. Ils n’étaient plus qu’une petite cinquantaine après 17h, à converger vers la place des Volontaires pour y improviser un ultime rassemblement.

On ignore encore si la police a procédé à des arrestations. A 18h, un important dispositif était toujours en place dans le quartier de Plainpalais. Les participants au cortège officiel ont, quant à eux, quitté le parc des Bastions. Un verre de vin à la main, sans avoir goûté au gaz lacrymogène.

Tribunal de genève, 04/10/2014

[Ferguson, USA] Coups de feu sur deux flics samedi soir (27/09/2014) après un début de semaine émeutier

Dimanche 28 septembre 2014 :

Les flics se sont lancés dans une chasse à l’homme afin de retrouver les deux tireurs de la nuit passée. En vain pour le moment. Dans la soirée, 150 personnes se sont rassemblées devant le siège central de la police de Ferguson pour exiger une condamnation du flic qui a tué Mike Brown (Ce qui pour nous correspond à demander à l’ennemi de rendre justice, quand l’Etat enferme, élimine et massacre quotidiennement celles et ceux qui sont nuisibles à son équilibre économique et s’attaquent à l’ordre social, NdCNE). Les flics ont rapidement réprimé la foule, qui ne s’est pas laissée faire en ripostant par des jets de bouteilles. 7 manifestants ont été arrêtés.

samedi 27 septembre 2014 :

On apprend par la presse américaine que deux flics (un en service et l’autre en civil) ont été atteints par des tirs d’armes à feu à Ferguson et St-Louis. Tout ceci est une réponse à l’oppression de la police: entre harcèlements, tabassages et tirs souvent mortels, incarcérations au quotidien… et récemment l’assassinat du jeune Mike Brown début août à Ferguson.

Le porte-parole de la police du comté de Saint-Louis, Brian Schellman, dont dépend Ferguson, a confirmé que le premier agent avait été touché par balle, à un bras, samedi lors d’une patrouille. Voyant un homme fuir alors qu’il lui demandait ce qu’il faisait là, le policier s’est lancé à sa poursuite et «l’homme a tiré des coups de feu» sur lui, a expliqué le porte-parole. Le policier a tiré à son tour et on ignore si le suspect, qui demeurait introuvable, a été atteint.

Plus tard dans la nuit, un autre policier a été la cible de tirs provenant d’un nombre inconnu d’assaillants à Saint Louis alors qu’il conduisait sur une autoroute et n’était pas de service. L’agent a été légèrement blessé par des éclats de verre de son véhicule touché par balle, mais n’a pas répliqué, selon la police. «On ne sait pas pour l’instant si l’agent était personnellement visé ou s’il a été la cible d’un acte aveugle de violence», a dit Brian Schellman.

Par ailleurs, la population de cette ville pauvre continue de descendre dans les rues contre la police, à crier leur rage devant les commissariats et postes de police ou encore à bloquer sporadiquement les axes routiers de la périphérie de St-Louis.

Des manifestant-es devant un poste de police de Ferguson dans la soirée de vendredi 26 septembre 2014

Des manifestant-es devant un poste de police de Ferguson dans la soirée de vendredi 26 septembre 2014

Une manifestante arrêtée (parmi les 12 arrestations pour "refus de dispersion") lors d'un blocage d'autoroute à l'Interstate 70 en périphérie de St-Louis (Mo) mercredi 10 septembre 2014.

Une manifestante arrêtée (parmi les 12 arrestations pour « refus de dispersion ») lors d’un blocage d’autoroute à l’Interstate 70 en périphérie de St-Louis (Mo) mercredi 10 septembre 2014.

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Etats-Unis : regain de tension à Ferguson, des coups de feu tirés

Un rassemblement spontané a été réprimé par la police à Saint Louis (Etats-Unis), dans la nuit de mardi à mercredi, après l’incendie d’un mémorial dressé en mémoire de Michael Brown, un jeune Noir dont l’homicide par un policier le 9 août a généré plusieurs semaines de tensions.

Tôt dans la soirée, mardi, la vitrine d’un magasin de beauté a été détruite et environ 100.000 dollars (78.000 euros) de marchandise volés, selon la télévision locale Kmov. Non loin de là, 200 manifestants se sont réunis et au moins trois personnes ont été arrêtées, rapporte le «St. Louis Post Dispatch». Sur Twitter, plusieurs témoignages font état de jets de bouteilles et de pierres sur les policiers. Dans la soirée, un incendie s’est déclaré dans un autre magasin.

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Mardi matin, un mémorial érigé en la mémoire de Michael Brown avait pris feu. La rumeur a alors rapidement couru que l’incendie avait été déclenché, la police se bornant pour sa part à dire que la cause du sinistre était inconnu. Rejetant l’hypothèse qu’une bougie ait pu provoquer le feu, des dizaines d’habitants de Ferguson ont exprimé leur colère dans la rue tout au long de la journée.

En proie à des violences depuis le 9 août, le quartier de Saint Louis connaissait une accalmie depuis plusieurs jours.

Leur presse – leparisien (G.L), 24/09/2014 à 10h53

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Selon la presse américaine, plusieurs commerces ont été pillés et un détruit par le feu. Outre des caillassages, les flics ont été une nouvelle fois visés par des coups de feu, malheureusement sans en atteindre (par contre, 4 policiers ont été touchés par des pierres). Un citoyen français résident à St-Louis a rapporté avoir entendu une partie de la foule, stationnée en face du magasin de beauté « Beauty Town » sur l’avenue West florissant, crier « Brûlons-le ». Et le patron du commerce en question de pleurnicher dans la presse qu’il s’agit de la troisième attaque depuis les émeutes début août et qu’il venait de remplacer les fenêtres il y a tout juste une semaine (l’histoire médiatique ne s’est évidemment pas étalée sur ses attaques répétées: à savoir si c’est une poukave du quartier… ou bien tout simplement une saloperie de patron à traiter telle quelle).

Il y a eu 5 arrestations à l’issue de cette nuit de révolte. 

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[Brésil] Nouvelles de la guerre sociale des rues de Sao Paulo (16 – 19 septembre 2014)

São Paulo (Brésil) : Affrontements suite à une expulsion dans le centre-ville.

OcupaSJ3.Le 16 septembre dernier, le centre de São Paulo, plus grande ville du Brésil, a été le théâtre d’affrontements entre squatters et policiers, suite à une opération d’expulsion. Dans la matinée, la Police Militaire est intervenue pour expulser 200 familles qui occupaient depuis 6 mois un immeuble de 20 étages, située sur la célèbre avenue São João.

Tandis qu’ils tentaient de pénétrer dans le bâtiment, les policiers ont été la cible de pierres, noix de coco, meubles et électroménager jetés depuis le haut de l’immeuble. Les occupants ont également monté et incendié des barricades pour empêcher la progression de la police. La Police Militaire est finalement parvenue à pénétrer dans l’immeuble et à en expulser les occupants. Un véhicule blindé de la Troupe de Choc a été utilisé pour forcer la porte d’entrée. S’en sont suivi des affrontements dans les environs de l’immeuble expulsé. Un bus et une cabine de contrôleurs ont été brûlés, plusieurs magasins – dont deux appartenant à des entreprises téléphoniques – ont été endommagés ou pillés, des barricades ont été montées au travers des avenues environnantes. Le climat d’émeute a duré jusque dans la nuit. Plusieurs squatters et policiers ont été blessés. Une femme enceinte, qui occupait le bâtiment, a dû être emmenée en urgence à l’hôpital.

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Cette opération d’expulsion prend place dans un contexte général d’intensification de la répression policière envers les lieux squattés et la population pauvre de façon générale. Le 18 septembre, des affrontements ont eu lieu dans le centre ville lors d’une opération policière visant à réprimer l’économie “informelle”. Tandis que des vendeurs ambulants tentaient d’empêcher l’arrestation de l’un d’entre eux par la police, Carlos Augusto Muniz Braga*, 30 ans, vendeur à la sauvette, a été tué d’une balle dans la tête par un policier. La scène de l’assassinat a été filmée par une caméra et a été amplement diffusée dans les journaux du pays. S’en sont suivi des affrontements entre policiers et vendeurs ambulants. Des poubelles ont été utilisées comme barricades tandis que les policiers étaient la cible de jets de pierre auxquels ils ont répondu par des gaz lacrymos et des tirs de flashball.

Le lendemain, le 19 septembre, une opération similaire menée par la police à Rio de Janeiro s’est également terminée par des affrontements. À cette occasion, deux vendeurs ambulants ont été blessés par balle par la Garde Municipale. Un bus et une camionnette de la Garde Municipale ont été caillassés, et plusieurs Gardes municipaux blessés.

Ce même jour, le 19 septembre, en réponse à l’expulsion de l’immeuble de l’avenue São João et aux récentes opérations d’expulsion, un immeuble a été occupé par le mouvement Terra Livre dans le centre de São Paulo. Le soir-même, 200 personnes ont à leur tour occupé un vaste terrain à M’boi Mirim, dans la banlieue sud de la ville. L’occupation a été baptisée « Terra Prometida » (« Terre Promise »).

Traduit et reformulé des médias dominants par squat.net

Note du CNE:

*Carlos Augusto Muniz était un vendeur ambulant dans les rues de São Paulo et a été assassiné par la Police Militaire le 18 septembre 2014 après s’être révolté lors de son arrestation (en essayant entre autre de choper la lacrymo des mains de l’un des flics) alors qu’ils faisaient leur «nettoyage social» routinier pour dégager des rues les travailleurs clandestins

Nous n’avons aucune information autre que les médias de masse (une vidéo de l’assassinat ici: http:// noticias.r7.com/jornal-da-record/exclusivo-video-mostra-momento-em-que-pm-mata-camelo-com-tiro-na-cabeca-em-sp-19092014). Cependant, il semble nécessaire d’informer et sympathisons avec la révolte qui a émergé des rues de São Paulo.

Aucun décès aux mains de flics ne doit être oublié

De Cumplicidade

[Paris] Etat de siège policier et rafles de migrants dans l’est de la capitale

État de siège dans tout l’Est du 18ème arrondissement

Depuis plusieurs jours les opérations de police se succèdent dans toute la zone comprise entre boulevard de La Chapelle et boulevard Ney (La Chapelle, Barbès, Porte de Clignancourt).

MeilleureDéfcestlAttaqueMardi 23 septembre, autour du métro La Chapelle, plus de 150 personnes ont été arrêtées à 6 heures du matin alors qu’elles dormaient sous les ponts du métro. La police, qui recherchait des personnes sans papiers cherchant supposément à rejoindre Calais, a embarqué tout le monde au commissariat de la rue de l’Évangile. Là, chacun a été forcé à donner ses empreintes, sous les coups pour ceux qui refusaient. Tous ont ensuite été libérés sans aucune explication, ni document.

L’après-midi et les deux jours qui ont suivit (mercredi 24/09 et jeudi 25/09) plusieurs patrouilles de dizaines de flics ont quadrillé les quartiers de La Chapelle et de Barbès/La Goutte d’Or, contrôlant, fouillant et arrêtant toutes celles et tous ceux qui se trouvaient là : sans papiers, vendeurs et vendeuses à la sauvette, habitant-e-s du quartier, passants à pieds ou en voiture. Une réquisition du procureur leur donnait l’autorisation (et pour plusieurs jours encore ?) de contrôler au faciès n’importe quelle personne de 15h à 21h. Accompagnés de chiens policiers et suréquipés : matraque à la main, flashball pointé et gazeuse à volonté. Leur but est manifestement de semer la terreur pour “pacifier le quartier” et de bien faire comprendre à tous et à toutes “c’est qui qui commande”. Plusieurs personnes présentes jeudi soir ont manifesté leur solidarité et se sont faites prendre à partie, contrôlées et arrêtée pour l’une d’entre-elle.

Cette agression permanente des chiens du pouvoir est intolérable. Amplifions la solidarité et refusons de nous laisser faire, occupons la rue et diffusons d’autres idées et pratiques que celles du chacun pour soi et tous contre tous, en distribuant des tracts, en collant des affiches, en organisant des rassemblements et des manifestations, en apportant du soutien pendant et après des rafles, en discutant avec celles et ceux qui comme nous en ont marre que l’État, ses lois et ses flics nous empêchent de vivre.

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[Paris] Le lycéen d’Édith Piaf libéré

24 septembre 2014. Le lycéen d’Édith Piaf (19eme) qui était enfermé au CRA a été libéré aujourd’hui, la veille du rassemblement prévu demain ! Comme à Saint Cloud il y a 15 jours (une lycéenne en rétention libérée juste avant le rassemblement). Le gouvernement a peur d’un revival de l’année dernière ?

Publié sur Sans papiers ni frontières

[Genève, Suisse] Dance Against Police – Samedi 4 octobre 2014

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Ils voulaient un défilé formidable

ils seront fort minables

Le 4 octobre, le canton de Genève prévoit un défilé historique pour « fêter » les 200 ans de la police genevoise. Quelques 500 participants dont 200 policiers suisses et français traverseront le centre-ville en costume d’époque. Ne les laissons pas parader sans marquer une opposition claire à cette propagande immonde.

Propagande

Comme c’est souvent le cas lors de ce genre d’événements, les autorités instrumentalisent l’histoire à des fins idéologiques pour justifier l’actuelle politique. Une politique du tout répressif, dont les conséquences sont dramatiques pour ceux qui les subissent. La prison de Champ-Dollon est remplie à presque 300% et compte déjà deux « suicides » de détenus cette année. Des cellules familiales pour sans-papiers vont y être aménagées. Les violences policières sont monnaie courante, causant parfois la mort comme en octobre dernier à Meyrin. On peut difficilement parler de bavures vu leur fréquence et l’absence de condamnation de la part du ministère public, des médias et de la classe politique.

République policière

En 2014, le budget annuel du département de la sécurité a augmenté d’un tiers alors que les investissements dans presque tous les autres domaines ont diminué. Le MCG, deuxième parti du canton, est un véritable parti de flics, 1/3 de ses élus sont ou étaient de la profession. Pas étonnant que des budgets énormes soient votés par le parlement. La gauche, quant à elle, ne trouve pas d’autre moyen de grappiller des voix que de calquer son discours sécuritaire sur celui de la droite.

Réaction

Nous savons que ce spectacle n’amuse pas tout le monde : ceux qui ont souffert de l’enfermement, celles qui ont pris des coups, ceux qui ont subi le racisme des policiers ou simplement celles à qui une démonstration de force de l’état répressif n’inspire rien de bon.

Pour ne pas assister passifs à ce défilé, nous appelons celles et ceux que ce spectacle dégoute à rejoindre une parade festive. Soyons plus nombreuses qu’eux et démontrons que même s’ils sont nombreux au parlement la rue ne leur appartient pas.

Parade Festive contre le défilé

du bicentenaire de la police 4.10.14 Genève

13h30 Plaine de plainpalais Genève

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L’appel en allemand, anglais, italien sur le site Dance Against Police