Archives pour la catégorie Locale

[Besançon] Retour sur la surveillance et ses multiples collabos

La presse locale évoque ce mardi 28/10 que la prolifération des caméras* en ville continue en ce moment et continuera dans les années à venir. Sans surprise, on est bien loin des 24 caméras annoncées en 2012. Tout ce flicage n’aura pas échappé à ceux qui lèvent la tête lorsqu’ils marchent dans la rue ou dans les parcs. Rien que durant l’été, les yeux de l’Etat (qui tournent à 360°) ont poussé en ville: une sur un poteau du parc granvelle, une autre au-dessus de la librairie catholique ‘Siloe’ et l’église st-maurice au bout de la grande rue, et deux autres surveillant la mairie et le secteur. Tout ceci vient s’ajouter aux nombreuses caméras placées dans les transports, les bâtiment publics et privées, aux arrêts du tramway et tout le long du trajet.

LA MISE EN PLACE de caméras de vidéosurveillance se poursuit à Besançon. Hier, la circulation a été coupée Grande Rue sur une partie entre la rue Moncey et la rue de la Préfecture. Les travaux de raccordement des caméras au réseau de fibre optique** nécessitent la réalisation d’une tranchée en travers de la rue. D’où l’obligation de couper la circulation.

Avec ce chantier, le nombre de caméras passe à 71 à Besançon, dont 16 rattachées à des monuments, bâtiments ou sur les différentes bornes de la ville. « Tous les quartiers sont concernés », annonce Danièle Poissenot, adjointe à la tranquillité publique. Le choix des implantations se fait de façon équitable entre chaque secteur tout en prenant en compte les spécificités.

La politique d’implantation se poursuivra dans les années à venir. «On pourrait facilement doubler le nombre de caméras. La demande des habitants est importante, ce qui n’était pas gagné au départ. Maintenant, il faut reconnaître l’utilité d’un tel dispositif. Ces dernières semaines, les caméras de vidéosurveillance ont permis de résoudre des affaires à Besançon.»

Reste que cela a un coût. Pour 2015, 500.000 € avaient été programmés. « Mais nous en avons reporté la moitié sur l’exercice 2016. Il n’y aura pas d’incidences cependant sur le programme d’installation prévu, des commandes ayant déjà été passées. »

Affaire à suivre. En attendant, les travaux Grande Rue se poursuivent aujourd’hui. Mais cette fois, sans gêne pour la circulation. Seul un léger empiétement perdurera.

L’estrepugnant, 28/10/2014, 05h29

NdCNE:

*suretL’entreprise qui a fournit les caméras à la mairie de Besançon se nomme Sur&tis (suretis.com): créée en octobre 2001 par le flic Eric Chalumeau (commissaire divisionnaire honoraire de la police nationale et auparavant directeur des études et l’ingénierie de l’institut des hautes études de sécurité intérieure – IHESI devenu INHESI, président actuel); Nicolas Gleizal en est le directeur général. Outre leur sale travail dans la surveillance de l’espace public, elle vient en aide aux bailleurs sociaux pour fliquer les habitant-e-s. On peut aller leur rendre visite à deux adresses distinctes ou repérer leurs véhicules par leur logo:

  • Sur&tis
    50, avenue du président Wilson
    Bâtiment 141,
    BP 10 153
    93 214 Saint-Denis La Plaine Cedex
    Tél : 01-84-17-38-60
    Fax : 01-84-17-68-03
  • Sur&tis
    Bureau Sud
    17, boulevard Champfleury
    84 000 Avignon
    Tél : 04-84-51-01-49

**Des entreprises sont connues comme responsables du flicage par fibre optique. On peut citer Orange ou encore SPIE.

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Les poteaux des caméras qui ont été abattus dans le quartier des 408 ont récemment été renforcés par la municipalité:

poteau

Sûrs que la créativité des habitants sauront mettre ces caméras hors d’état de nuire à leur liberté.

besancon.sous-surveillance.net répertorie les caméras sur la carte de besançon. Le site est collaboratif et peut permettre d’esquiver/de démonter les yeux de l’Etat lors de vos déplacements. Quoi qu’il en soit, sortons couverts…

[Besançon] Quadruple attaque contre la surveillance aux ‘408’ (fin septembre 2014)

Depuis les installations de caméras de surveillance par la municipalité PS décidées en février 2013 (dont leur nombre n’a cessé de grimper depuis avec la rénovation urbaine et l’arrivée du tramway), il n’est pas rare que des attaques visent les yeux de l’Etat dans le quartier des ‘408’ (mi-juin 2014). A Planoise aussi, les habitants ne se laissent pas surveiller et s’attèlent à détruire ces outils de contrôle: voir ici et . Tous ces multiples moyens utilisés sont autant de pistes à explorer pour propager ces saines pulsions destructrices…

Besançon : acharnement sur les caméras des 408

cam4Incendiées, sciées, dégradées : les caméras de la ville installées dans le quartier des 408, à Besançon, font l’objet d’un rare acharnement.

Dans la nuit du vendredi 26 au samedi 27 septembre 2014, des individus mal intentionnés ont essayé, en vain, de scier le poteau métallique d’une caméra de vidéosurveillance installée dans le quartier des 408. Mécontents de leur échec, la nuit suivante, ils ont attaqué le poteau à la disqueuse, entaillant le support de la caméra et les fils électriques qu’il contient aux trois quarts.

Finalement, à 20h15 la nuit dernière, du lundi 29 au mardi 30 septembre, les délinquants ont incendié le poteau. Lorsque les pompiers et une patrouille de policiers sont arrivés sur place, ils ont été la cible de jets de projectiles. Aucun n’a été blessé, mais l’intervention de la Brigade anticriminalité (BAC) a été nécessaire pour calmer les esprits.

Et à une heure plus avancée de la nuit, certains individus ont…. entièrement scié le poteau de la caméra à l’aide d’une disqueuse, le faisant tomber à terre.

Le poteau par terre et sans sa caméra aux 408

Le poteau par terre et sans caméra(s) aux 408 (photo reprise d’un réseau social)

Leur presse locale – Macommune.info, 30/09/2014 à 18h59

[Belfort] Les chantiers de l’urbanisme continuent de flamber (nuit du 23 au 24 septembre 2014)

Belfort : 27 engins de chantier brûlés en 2 ans

C’est un phénomène qui inquiète les services de gendarmeries et les entreprises du BTP. En deux ans, se sont 27 engins de chantiers qui ont été incendiés volontairement.

Voici l'un des engins de chantier incendié cette nuit dans le quartier de la Pépinière à Belfort.

Voici l’un des engins de chantier incendié cette nuit dans le quartier de la Pépinière à Belfort.

La nuit dernière encore deux machines ont brûlé. Acte de vengeance d’un ancien ouvrier du BTP licencié ? Vandalisme ? Depuis 2 ans, les engins du BTP sont la cible d’incendies volontaires. La nuit dernière encore deux machine du BTP ont été incendiées. Sur le site de la SNCF, les ouvriers sont stupéfaits. Leur charriot élévateur a été entièrement détruit par les flammes. Le chef de chantier en a les larmes aux yeux. 100 m plus loin, un autre engin a lui aussi été incendié, dans le quartier de la Pépinière. Il est aujourd’hui totalement inutilisable. A chaque fois, ce sont près de 100 000 euros qui partent en fumée. Les professionnels se disent à bout et réfléchissent à deux fois avant d’accepter un chantier dans le secteur. Au total, ce sont donc 27 engins de chantier qui ont été incendiés dans l’agglomération sur 2 ans. Une enquête a été ouverte.

La presse régionale – france 3 franche-comté, 24/09/2014 à 18h08

Précédents articles sur le sujet ici et

Face à J-C Decaux et ses sbires… la meilleure solidarité, c’est l’attaque !

antipubAu sujet des vagues répressives suite aux destructions de panneaux publicitaires ‘JC Decaux’ à Besançon.

Le 18 novembre 2013, deux personnes sont inculpées dans le cadre des destructions de publicités qui ont eu lieu à Besançon entre 2011 et 2013.

Après 24 heures de garde-à-vue et perquisitions à leurs domiciles, ils ont été mis en examen avec contrôle judiciaire (interdictions de quitter le territoire national et de rentrer en contact, obligation de se rendre une fois par mois au commissariat central de Besançon).

Ces deux inculpations font suite à l’arrestation d’une personne pour la destruction de deux « sucettes » dans la soirée du 21 juin 2013. Les flics ont pu compter sur l’appel au 17 d’un citoyen du haut de son immeuble. Durant ses 48 heures de GAV et outre le fait qu’il s’est lui-même balancé en avouant 50 destructions, il a fini par cracher deux blazes devant les flics. La poukave Nouma Friaisse a mâché le travail de la police. Il s’agit de prévenir celles et ceux qui seraient amené-e-s à le rencontrer, sachant qu’il a fait plusieurs passages sur la ZAD de Notre-Dame des Landes, notamment lors des assauts de la police en avril 2012. Cette collaboration avec la police ne lui a évidemment pas permis d’esquiver la machine judiciaire, écopant la même mise en examen que les autres.

Parmi les trois inculpés, seul B. est resté silencieux face à la police. L’enquête, initiée par la juge d’instruction Meyer, est en cours et à l’heure actuelle, aucun dossier n’a été envoyé à son avocat. Ne rien avouer et garder le silence face à l’ennemi restent la meilleure arme pour tou-te-s celles et ceux qui seraient entre ses griffes.

Ces dernières années, les médias locaux puis nationaux, en bons chiens de garde de l’Etat et du capitalisme, ont relayé ces sabotages de manière éparse en les marginalisant, psychiatrisant les « casseurs » (qui seraient des « malades mégalo-maniaques qui en voudraient personnellement à Jean-Claude Decaux » pour l’est républicain) et en minimisant les dégâts – qui depuis 2008 s’élèvent à plusieurs centaines de milliers d’euros (et qui continuent de grimper depuis ces trois inculpations, notamment lors de la nuit de GAV du 18 au 19/11/2013): l’entreprise n’a jamais communiqué à ce sujet, bien qu’en interne elle ait tenté de parer à ces attaques en changeant l’infrastructure des panneaux (passant du verre au plexiglas), et également en exploitant ses agents en pleine nuit, puis en mettant la pression sur les forces de l’ordre, comme en atteste les demandes de renseignements de la police auprès des personnes interpellées pour possession de stup’ ou bien les veillées de la BAC à proximité des panneaux publicitaires sur les grands carrefours de la ville…

Les forces répressives à propos de ces multiples attaques ne sont évidemment pas restées passives ces dernières années à Besançon: Le 11 octobre 2011, des compagnons anarchistes sont perquisitionnés à leur domiciles: certes sans suites judiciaires mais avec la volonté affichée d’accentuer surveillance et harcèlement sur celles et ceux qui combattent ce monde d’argent et d’autorité.

La publicité est un des nombreux instruments de la domination pour maintenir l’oppression du fric sur nos vies et tenir la population en laisse par la consommation de masse à l’instar du travail. Elle est la vitrine du capital dans l’espace urbain et les transports.

antipub2Les attaques contre la pub sont anonymes et diffuses selon les possibilités du moment: lors de manifs émeutières, comme le 22 février 2014 à Nantes, à Paris suite à la mort de Clément Méric, en Turquie lors de l’insurrection partie de la place Taksim d’Istanbul à l’été 2013, et partout à travers le monde lorsque des révoltes urbaines éclatent contre le pouvoir et ses serviteurs. Parfois, les organes de communication du pouvoir relaient ces attaques nocturnes quand ça commence à faire de gros dégâts pour la société, comme par exemple il y a quelques temps à La Rochelle, Niort, Angers ou encore à Liège (en Belgique) … Ces coups portés aux portes-feuilles des riches peuvent être réalisés de diverses façons: par la destruction de la vitre des panneaux et de leurs mécanismes internes (lumières et systèmes de rotation) ou encore par le feu quand il s’agit de façades en plexiglas. Fin mars 2005, on se souvient de l’attaque aux molotovs et au jerricane d’essence qui avait visé l’entreprise Decaux.

Chacun-e sait que cette entreprise s’est enrichie grâce à la publicité en collaboration avec les mairies et l’Etat, lui fournissant des espaces et la gavant de subventions pour étaler ces panneaux petits ou grands partout en France (puis en échange s’engagent à fournir des abris-bus). Elle est implantée dans plus de 56 pays à travers le monde, dont la Belgique depuis 1967, le Portugal depuis 1972, l’Allemagne depuis 1978, le Royaume-Uni depuis 1982, la Suède depuis 1989, l’Espagne depuis 1990, la Russie depuis 1995, l’Australie depuis 1997, le Brésil depuis 1998, l’Italie depuis 1999 et récemment en Israel, au Chili, en Chine… (Toutes prises de contacts avec JC Decaux dans chaque pays où elle est implantée, c’est par là: hXXp://www.jcdecaux.com/fr/Le-groupe- JCDecaux/Implantations).

Seulement, cette pourriture Decaux ne limite pas ses activités à la pub mais à l’ensemble du mobilier urbain. Ainsi, l’entreprise de comm’ s’est lancée dans le vélo « libre-service » en créant la filiale Cyclocity, principalement implantée en France: la première ville a s’en être équipée a été celle de Lyon en 2005 (« Vélo’v »), Paris en juillet 2007 (« Vélib’ ») puis Toulouse (« Vélô Toulouse »), Nantes (« Bicloo »), Amiens (« Velam »), Rouen (« Cyclic »), Besançon et Mulhouse (« Vélocité »), Nancy (« Vélostan’lib »), Cergy-Pontoise (« Vélo2 »), Créteil (« Cristolib’ »), Marseille («Le Vélo»). Ces moyens de transport labellisés écolo branché, permettent aux bobos de se rendre à leur travail tout en étant fliquer lors de leur déplacement. Ces joujous du capitalisme vert correspondent parfaitement aux processus de gentrification que mènent l’Etat et les mairies – les emplacements pour implanter ces bornes cyclocity ne sont pas choisis au hasard: quartiers aisés, zones commerciales, quartier « culturel pour bobos-branchés » ou en cours d’embourgeoisement…

Pour celles et ceux qui ne le sauraient pas encore, l’entreprise Decaux – par le biais de sa filiale Cyclocity, dont le siège se situe 29, allée du Mens à Villeurbanne (69100) – fait également son beurre sur le dos des prisonniers, en les exploitant gratuitement dans ses ateliers de réparation. L’esclavagiste Decaux bénéficie de la collaboration de l’Etat pour avoir de la main-d’oeuvre venue tout droit des tribunaux, notamment pour celles et ceux condamné-e-s pour vols et/ou dégradations. Mais cette information sortie dans la presse mainstream n’est pas restée sans réponse: des centaines de vélib’ ont été sabotés à Paris en avril et mai 2014 (voir ici et )

Ces attaques sont simples, reproductibles, et peuvent être menées partout car cyclocity gère les parcs à vélos au niveau mondial: en Belgique (Bruxelles et Namur), en Espagne (Cordoue, Valence, Séville, Santander, Gijon), à Vienne (Autriche), au Luxembourg, à Brisbane (Australie), etc…

Decaux est loin d’être intouchable et les cibles ne manquent pas.

Frappons à tout moment et en tout lieu Decaux et les mairies qui l’engraissent !

A nous de ne pas rester les bras croisés car, face à la répression, la meilleure solidarité reste l’attaque !

Reçu par mail, 20 septembre 2014

En anglais et en italien

[Besançon] Affiche contre la rénovation urbaine à l’occasion de l’inauguration du tramway

Merde au tramway

A propos de l’inauguration festive des 30 et 31 août à grands coups de propagande publicitaire / médiatique, et d’évènements culturels subventionnés par la mairie socialiste.

Parce qu’on est jamais mieux fliqués que par ses déplacements avec leur carte à puce électronique nominative.

Parce que, quand on n’a pas de thunes pour se déplacer, on vit avec l’angoisse permanente de faire face aux contrôles des chiens de Ginko et de leurs chauffeurs zélés…

Parce que c’est une aubaine pour les entreprises du BTP – dont Eurovia, filiale de Vinci – les promoteurs immobiliers (SMCI* – 12, rue Gambetta à Besançon) et proprios, qui tirent de juteux profits en construisant des lofts haut-standing, en augmentant les loyers, en embourgeoisant les quartiers jusque-là encore populaires.

Parce que la rénovation urbaine qui l’accompagne amplifie le contrôle et la surveillance de nos vies, et nous dégage toujours plus loin, avec son lot de caméras**, de spots d’éclairages publics, de mobilier anti-squat, d’espaces aseptisés par ses assoces culturelles d’artistes subventionnées telles que « Bien Urbain ».***

Parce qu’il n’y a rien à attendre de ce tram-tram qui, comme tout transport en commun, a pour finalité de transporter la chair à patrons de son domicile à son lieu d’exploitation, quand ce n’est pas pour les conduire vers un des nombreux temples de la consommation.

Parce que la seule alternative possible réside dans notre capacité à s’attaquer au pouvoir et à ses multiples projets !

*Fait partie du groupe « FJ-Investissement » (25, rue Proudhon) qui comprend également le website « macommune.info » , situé juste en face des bureaux de SMCI

**voir où se trouvent les yeux de l’Etat sur la carte »besancon.sous-surveillance.net« 

*** leur boulot consiste à transformer la ville en musée à ciel ouvert. On peut aller leur rendre visite au 11, rue Battant.

tram

Affiche collée dans les rues de Besançon et à proximité des stations du tramway – Reçue par mail

[Besançon] Tract diffusé en solidarité avec les insurgé-es au Brésil lors du carnaval de la mauvaise graine (samedi 14 juin 2014)

Le Chat Noir Emeutier reçoit et transmet, 17 juin 2014:

Samedi 14 juin 2014 avait lieu le carnaval revendicatif et festif à Besançon (on peut y lire un compte-rendu complet de la déambulation et de la fête sauvage qui a suivi sur fragment de manif). Ca tombait à pic avec l’une des merdes planétaires du moment: la coupe du monde de foot au Brésil. On a donc saisi l’occasion de diffuser un tract en solidarité avec la révolte là-bas…

Le mondial de foot au Brésil: une fête pour la domination

Depuis plus d’un an, des révoltes éclatent partout au Brésil, notamment dans les villes qui sont prévues pour accueillir le mondial telles que Rio de Janeiro, Sao Paulo, Porto Alegre ou Belo Horizonte. Lors de mobilisations de masse (de travailleurs, chômeurs, sans-abris, indigènes, étudiant-es..), des manifestants attaquent directement la coupe du monde et ce qui va avec, c’est-à-dire les banques, les flics, les commerces, les transports, les cérémonies de la FIFA, organisatrice de ce sinistre « spectacle ». Sans oublier les médias officiels, chargés d’en faire la promotion planétaire et de dissimuler tout acte de révolte contre ces diverses infrastructures et institutions nécessaires à son bon déroulement.

Pour cela, les autorités travaillent main dans la main avec les promoteurs, agents immobiliers et urbanistes afin d’appliquer leurs plans d’expulsion et d’éradication des pauvres et indésirables qui résistent aux projets de la restructuration urbaine capitaliste.

La coupe du monde a pour but d’exalter les nationalismes et le règne de l’argent. Comme à l’époque antique romaine avec les combats de gladiateurs, le football constitue pour l’Etat et le capital un moyen de garantir sa domination en divertissant les masses tout en brassant toujours plus de fric par la venue de touristes du monde entier.

Nous ne pouvons pas accepter les exactions de la police, les expulsions des favelas, les prisons à ciel ouvert (pour exemple le mur récemment construit qui protège les riches et touristes de Rio, avec d’un côté la plage copa cabana les hôtels de luxe et les stades, et de l’autre les ghettos), les villes sous occupation militaire…

Tous ses responsables ont des noms et des adresses

La Banco Itau, agence bancaire brésilienne, a pu faire les frais de son soutien à l’organisation de cette coupe à plusieurs reprises lors des manifs. Au niveau international, les partenaires économiques à cet événement sont nombreux: McDonalds, Budweiser, Continental, Castrol, Johnson-Johnson, tout comme les partenaires FIFA (Coca-cola, Sony, Adidas, Hyundai/KIA Motors…)

Ne restons pas les bras croisés !

Solidarité avec les insurgés au Brésil !

Voir aussi:

[Nancy] Soirée de soutien à l’Anarchist Black Cross Rio au CCAN – 28 mai 2014

Le 28 mai aura lieu une projection-débat au Centre Culturel Autogéré de Nancy, 69 rue de Mon Désert, en soutien à l’ABC Rio.

Agrandir l'affiche

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Transmis par mail, le 22 mai 2014

[Besançon] Retour sur la journée du premier mai

Le cortège anarchiste de la manif du 1er mai a rassemblé un peu plus de 50 personnes, qui ont manifesté derrière la banderole « Ni Dieu Ni Mai(t)re Vive la commune ». Le cortège a arpenté les rues du centre-ville aux cris de « A bas l’Etat, les flics et les patrons », « Ni Etat ni patron autogestion », « Derrière le fascisme se cache le capital, la lutte anarchiste est internationale »

Sur le parcours, des fascistes de l’UPR étaient présents pour diffuser leurs tracts, mais ont rapidement déchanté lorsque le cortège anarchiste les a aperçu: le vieux croûton s’est fait chourer et détruire ses tracts, après avoir reçu quelques coups pour lui signifier de dégager.

Pochoir vu dans les rues de Besançon le 1er mai

Pochoir vu dans les rues de Besançon le 1er mai

Au cours de la manif, une petite action a eu lieu contre la banque BNP Paribas place Granvelle, dont le groupe fait du profit avec l’enfermement en Belgique. Tandis qu’une banderole a été accrochée sur les grilles de la façade et qu’une centaine de tracts ont été distribués, au même moment ont retentit à plusieurs reprises quelques slogans contre la prison tels que « les prisons en feu les matons au milieu », « Pierre par pierre, mur par mur, nous détruirons toutes les prisons« .

Besak1052014

Le tract:

Les prisons en feu, les collabos au milieu

Le groupe BNP Paribas/Fortis, connu il y a quelques temps pour balancer les sans-papiers aux flics, a dernièrement pris part au financement de nouvelles prisons en Belgique, notamment la gigantesque taule à Haren (Bruxelles), d’une capacité de plus de 1200 places.

Ces treize nouvelles prisons, vantées par ses promoteurs économiques et politiques comme « humaines », rentrent dans la logique du pouvoir d’enfermer toujours plus de pauvres et d’indésirables. Ces nouvelles prisons sont en ralité construites pour isoler encore plus les prisonniers, réduisant au maximum les contacts entre eux et donc faciliter le travail des geôliers.

Avec des cellules où aucune communication est possible, des caméras de surveillance partout, par un règlement encore plus stricte, le pouvoir tente d’étouffer toute tentative de révolte à l’intérieur de ces lieux d’enfermement.

A l’extérieur, des personnes s’attaquent à ceux qui les dessinent (Assar, Arch & Teco…), les construisent (Eiffage, Denys), les financent (BNP Paribas, Belfius Banque, KBC Banque…) et les entretiennent (Dalkia, Sodexo, Cegelec). A noter que plusieurs de ces sociétés travaillent en France. Par des tracts, affiches, banderoles, occupations, destructions et incendies, il ‘agit de lutter directement contre toutes ces entreprises qui collaborent de près ou de loin à ce monde carcéral.

A tous ceux qui se font du fric avec l’enfermement, vos nuits ne seront plus tranquille !

Feu à toutes les prisons !

Plus d’infos sur la lutte menée contre les prisons et leur monde: www.lacavale.be

Reçu par mail, 06 mai 2014

A propos d’un incendie chez le constructeur de prison Eiffage à Exincourt (25)

Incendie chez le constructeur de prison Eiffage à Exincourt (France)

Début mars, un bâtiment appartenant au constructeur de prison Eiffage à Exincourt (France) subit de grosses dégâts. Le(s) incendiaire(s) auraient allumé le feu dans le garage, là où se trouvaient les engins de chantier. De là, les flammes se sont propagées à tout l’entrepôt.

Cette attaque contre Eiffage en France a aussi une signification pour nous ici en Belgique. Tout d’abord parce qu’une belle attaque contre un constructeur de prison n’importe où dans le monde est une bonne chose, mais aussi parce que cette entreprise de construction est aussi active en Belgique. Eiffage (sa filiale plus présente ici se nomme Valens) a construit le tout dernier camp de déportation pour sans-papiers à Steenokkerzeel, le Caricole, tout comme la nouvelle prison à Marche-en-Famenne. Ces deux prisons sont connues pour l’ambiance étouffante qui y règne. On dit « prison humaine », mais quand tu ne sais même pas ouvrir la fenêtre de la cellule il semble quand même qu’on se trouve plutôt sur une planète remplie d’êtres mortes.

A travers l’histoire, le sabotage a toujours été une arme des opprimés contre leurs oppresseurs. Aujourd’hui, nous vivons dans une époque où tout semble changer ultrarapidement. Les caméras poussent sur le sol comme des herbes estivales après une bonne averse, les flics se multiplient comme des lapins, le gouvernement fait passer une loi répressive après l’autre. On nous interdit de continuer à vivre, et si nous décidons de le faire quand même, les nouveaux comicos et les nouvelles prisons nous attendent. Comme tout cela est très agressif et intense, on peut avoir l’impression qu’on n’y peut rien et qu’il faut mieux se résigner à attendre à ce que ça passe et à ce que viennent des temps meilleurs. Mais non, non! Car des temps meilleurs ne viendront uniquement si des gens se battent pour! Jamais les puissants nous offriront des temps meilleurs, toujours c’est à nous de se battre pour!

L’attaque est le langage de celui qui refuse de négocier avec son oppresseur les conditions dans lesquelles il doit survivre. C’est le langage de celui qui en a gravement marre de devoir survivre dans une cage et qui place sa griffe dans le visage de ceux qui l’enfermement. L’attaque n’est pas douce, c’est la conscience que le dialogue n’est pas une option, que l’oppression ne finira que quand on arrête d’être gentil avec son oppresseur, quand on arrête d’être esclave. Cela est l’histoire de tous les opprimés en révolte à travers toute l’histoire, jusqu’au jour d’aujourd’hui où le soulèvement enragé et solidaire des opprimés chasse des dictateurs.

La prison et toute la toile d’araignée de la répression ressemble à un moloch qui écrase des gens et qui est intouchable. Et pourtant… Quand on s’approche pour examiner un peu comment tout fonctionne, on constate que c’est une machine, une machine qui consiste d’engrenages et que ces engrenages, on peut les saboter. Ce qui s’est passé en France nous le montre.

Extrait du journal ‘Hors-Service’ n°44

télécharger le 44è n° du journal

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[Besançon] Nuit vandale contre le cirque électoral (du 29 au 30 mars 2014)

Dans la nuit de samedi à dimanche 30 mars, plusieurs actions ont été menées contre les élections.

La permanence de la crapule politicarde Jacques Grosperrin située rue de Vesoul a vu deux de ses immenses vitres perforées. Son bord politique importe peu, car c’est bien la représentation politique et ce monde de merde dans lequel on tente de survivre qui ont été visés.

De plus, deux écoles servant provisoirement à leur jeu démocratique ont eu leurs murs recouverts de tags. Sur l’école ‘Jean Wirsch’, on pouvait lire « A bas les maîtres », « Elections pièges à cons » ou encore « feu aux urnes« . Sur les murs intérieurs de l’école ‘Paul Bert’, les messages étaient « les maîtres ça ne s’élit pas, ça se détruit« , « contre toute autorité« . L’inscription « Nique ton maire » a été écrite à de multiples reprises sur les murs de plusieurs quartiers du centre-ville.

L’abstention ne suffit pas, passer à l’attaque et exprimer notre rejet de leur démocratie est plus que nécéssaire !

Pour l'(A)narchie !

Repris d‘indymedia nantes, 31 mars 2014

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L’article de l’est répugnant daté du 30/03/2014 à 18h05:

Besançon : dégradations de la permanence du candidat UMP-UDI-MoDem, Jacques Grosperrin

Les casseurs ont parfois de drôles d’idées. L’UMP, cible régulière de vandalisme sur ses locaux de la place Victor-Hugo et qui en a déjà vu de toutes les couleurs, vient d’expérimenter une nouvelle forme d’hostilité et de désagréments.

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La permanence électorale de Jacques Grosperrin et ses alliés UDI et MoDem, rue de Vesoul, a été dégradée au cours de la nuit de samedi à dimanche. Des trous ont été percés dans la vitrine de façade et la vitre latérale du local. Et c’est là que l’on s’interroge légitimement sur la mécanique complexe et biscornue qui fait agir certains.

À la pointe de vitrier

Celui ou ceux qui ont perpétré ces actes de vandalisme ont utilisé une pointe de vitrier en diamant, mieux, un dispositif permettant de découper dans l’épaisse vitre de 1 cm d’épaisseur un rond parfait d’environ 20 cm de diamètre. Sur le côté, on suppose que la même technique a été employée mais que l’entaille n’a pas été suffisamment profonde pour chasser la rondelle de verre. Le travail a donc été achevé d’un bon coup de pavé, beaucoup plus classique. Dans le quartier, personne n’a a priori rien vu ni entendu et les faits ont été découverts par les militants à 7 h du matin.

Tout à l’excès de sa campagne, probablement sous le choc, M. Grosperrin a publié un communiqué où il dénonce la « lapidation » et le « saccage » de sa permanence qui n’a cependant pas été visitée.

Informé, le principal adversaire du candidat, Jean-Louis Fousseret s’est rendu sur place afin d’assurer l’équipe de campagne de son « soutien républicain face à cet acte inqualifiable, irrespectueux et méprisant pour l’absolue sérénité que mérite chaque scrutin démocratique ».

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