Archives pour la catégorie mobilisations

[Berne, Suisse] Attaque d’une agence UBS – 24 septembre 2014

destroikaLe mercredi 24 septembre 2014, une agence UBS a été brisée à Bâle. Cela doit être vu comme une contribution à la résistance à la Troïka, à la gestion de la crise et la mise en œuvre des intérêts des dirigeants. La troïka de la Banque centrale européenne (BCE), le Fonds monétaire international (FMI) et la Commission européenne règlementent et gèrent non seulement des pays entiers, les ménages particuliers, les gouvernements, mais déterminent également les conditions de vie des populations, en les réduisant à des ressources humaines. Le sentiment du noyau de l’Europe auto-proclamée est de prendre par surprise et de gouverner chaque jour de manière significative dans de nombreuses régions du monde.

En outre, la « place financière suisse » joue un rôle central dans la gestion de la crise et de l’application des intérêts des riches et des dominants. L’action est censé être une contribution symbolique à la résistance à ça et en même temps un appel à soutenir la Destroika, un mouvement de résistance fantastique. Au début de l’année prochaine*, le nouveau bâtiment de la Banque centrale européenne (BCE) est inauguré à Francfort. Le but de la Destroika est de fusionner plusieurs combats avec les protestations locales, afin d’accroître notre efficacité.

Venez tous à Francfort !

Pour un monde sans capitalisme, ni prisons ni frontières !

Ce qui est, est - ce qui n’est pas, est possible !

Traduit de l’allemand de ch.indymedia.org/de, 09/26/2014, 18h19

Note:

** Inauguration prévue dans un premier temps à l’automne 2014, l‘ouverture de la Banque centrale européenne à Francfort n’aura pas lieu avant le début 2015 et pourrait être retardée davantage. Cela nous laisse à tous plus de temps pour nous organiser et se préparer !

Nous allons poster de nouveaux renseignements sur les dates et les événements ici sur notre blog dès que nous les connaîtrons:

destroika.noblogs.org

[Vienne, Autriche] Courte chronologie du désordre en 2014 (sur les luttes contre les prisons, la gentrification…)

Une chronologie incomplète d’attaques diverses qui se sont déroulées à Vienne en 2014 (et l’année n’est pas finie…)

  • Janvier

schuleblack3 corpos étudiantes sont bombardées de peinture dans la nuit. Quelques jours avant déjà, un faluchard de corpos a été attaqué devant chez lui par deux inconnus et lui ont volé son chapeau.

Aux alentours du 10 janvier dans le nouveau « Sonnwendviertel » (un nouveau quartier, NdB), des façades d’immeubles sont bombardées de peinture et des slogans contre la gentrification et la hausse des loyers sont aperçus.

Déjà quelques jours auparavant, plusieurs vitres de nouvelles constructions ont été défoncées. Il paraît aussi que des actes de sabotages ont eu lieu dans la région.

Fin Janvier, l’immeuble des bureaux de la SEG (société de rénovation urbaine et de logement de copropriété) sont attaqués avec des bombes de peinture. Dans un communiqué, un groupe revendique l’action et exprime sa solidarité avec la maison occupée « Pizzeria Anarchia« , ainsi que les personnes en prison depuis NoWKR2014.

Dans la nuit du 17.01, un camion de police est incendié à PAZ Hernalser Gürtel. Un groupe autonome est engagé dans une lettre.

FurEineWeltOhneGrenzenUndKnasteDans la nuit du 23.01 à Vienne, le cabinet d’architectes «SUE», situé rue de l’empereur, est attaqué avec des pierres et des bombes de peinture; des slogans ont aussi été laissés contre les prisons*. SUE est responsable de la construction d’un nouveau centre de rétention à Vordernberg*.

Sous la devise « Face à Vordernberg*, il n’existe pas de belles prisons! » La cérémonie d’ouverture du nouveau centre de rétention a été massivement perturbée, des engins pyrotechniques, de la peinture et des banderoles ont été entre autres utilisées et des slogans pulvérisés sur les murs.

  • Février + Mars

Début février, un groupe attaque la corpo étudiante Olympia avec de la peinture; ça créé des dégâts matériels considérables.

L’organisation anti-féministe « pères sans droits«  dispose d’un bureau dans le 20ème arrondissement. Il est attaqué avec de la peinture rose et des slogans.

Le 7 mars, un rassemblement de solidarité pour l’anti-fasciste Josef** a lieu devant la prison.

Lorsque l’architecte du nouveau centre de rétention de Vordernberg souhaite présenter son « grand » projet dans le cadre d’un festival d’architecture, des inconnu-e-s réussissent à perturber la conférence et puis disparaissent massivement sans être identifié-e-s. Il y a eu des tracts, des slogans et des banderoles. […]

Toujours le 18 mars, la Ville de Vienne et les flics ont voulu expulser les sans-abri de l’île du Danube. 30 personnes ont eu vent de ça et ont réussi à empêcher l’action de la police: les expulsions n’ont pas pu avoir lieu.

Dans la nuit du 31 mars 2014, plusieurs caméras ont été aveuglées à Vienne, y compris celles du siège central de l’ÖVP, et les murs du quartier ont été embellis avec des slogans.

ovp1Wien

  • Avril + mai

Le 24 mai, l’énorme Eglise Charles à Vienne est bombardée de peinture. Début mai, la même chose s’est passée, mais avec cela avait été fait avec des oeufs et sprays de peinture. Dans la presse les dégâts sont chiffrées à plus de 10.000 euros.

Partout dans la ville, des affiches des partis établis sont collées pour les prochaines élections européennes, afin d’attirer le bétail électoral de leur côté. Celles-ci sont détruites en masse ou transformées.

  • Juin + Juillet

Au début du mois de juin, l’ambassade d’Espagne est attaquée avec des bouteilles de peinture et taguées de slogans contre l’expulsion de « Can Vies«  à Barcelone***.

Sur l’église votive de Vienne [Wiener Votivkirche] est fixée une banderole longue de 30 mètres avec l’inscription  « nazis de tous bords,  dégagez« .

Dans la nuit du 19 juin 2014 à Vienne, deux bâtiments ont été attaqués avec de la peinture: Le local « centimeter« , qui a accueilli des identitaires lors de la manif Identitaire du 17/05/2014 et qui leur a offert une protection, ainsi que le bâtiment des fondamentalistes chétien-nes anti-avortement de la HLI (Human Life International), qui avaient également tenu une manifestation de propagande contre l’avortement le ​​14/06/2014 (et qui font encore et toujours).

Lorsque deux policiers veulent contrôler un homme de la rue à Favoriten, un bloc de béton est jeté sur la vitre de leur véhicule et ainsi détruit le pare-brise. Lors de l’arrestation, il a attaqué les flics, dont l’un d’eux a été blessé.

Trouvée sur linksunten indymedia, 13/09/2014 à 19h16

Notes du blog:

* Toutes ces actions s’inscrivent dans des perspectives d’une lutte anticarcérale à Vienne:

Discussion sur les perspectives de lutte contre les prisons

Du 7 au 9 novembre 2014 à Vienne auront lieu les journées anti-prisons. Nous en avons profité déjà pour organiser une réunion de discussion en septembre prochain qui devrait graviter autour des thèmes de l’emprisonnement, du contrôle social, la répression et des façons de lutter contre. Puisque nous ne pouvons pas considérer la prison comme un aspect complètement détaché du reste du monde d’autorité, il n’est pas question pour nous d’adopter des positions sociales-réformistes.  La suite sur linksunten

  • akt2014[at]riseup.net
  • antiknasttage.noblogs.org

Ce nouveau centre de rétention pour sans-papiers de Vordernberg est exlusivement géré par l’entreprise G4S (services des repas, de soins médicaux et de sécurité): la société emploie un total de 100 personnes dans cette taule pouvant enfermer près de 200 migrants en attente d’expulsion. Le contrat remporté par G4S pour gérer le centre fermé de Vordernberg est d’une durée minimale de 15 ans.

Lire un texte en allemand en complément d’infos ici et.

** l’antifasciste Josef a été arrêté puis incarcéré suite à la manif émeutière qui avait eu lieu à Vienne le 24 janvier 2014 lors du bal européen annuel de l’extrême-droite: voir le récit de la soirée

*** Squat de Barcelone expulsé fin mai 2014, ce qui a conduit à plusieurs nuits d’émeutes et d’affrontements avec les flics. On peut lire des résumés de ces nuits de révolte ainsi que des critiques à propos de la résistance organisée de ce lieu.

[Calais/Paris et ses environs] Week-end en solidarité avec les migrants – 5, 6 et 7 septembre 2014

29 août 2014. Dans la nuit entre jeudi 28 et vendredi 29, trois flics de la PAF ont arrêtés une quinzaine de migrants qui tentaient de monter dans un camion pour franchir la frontière et aller en Angleterre. L’un d’entre-eux a réussi à prendre la fuite et est revenu quelques minutes plus tard, avec cinq autres personnes, équipé d’un fusil et a menacé les flics. Il a de nouveau réussi à prendre la fuite après.

D’après la presse.

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On en profite pour relayer un des appels au Weekend de résistance anti-fasciste à Calais, les 5, 6 et 7 septembre 2014.

NP2C_AppelAntifa0709Depuis 1 an, un petit groupe de jeunes militants néo-nazis calaisiens s’est organisé et cherche à faire parler d’eux. Leur nom : “Sauvons Calais”. Leur coup le plus médiatique : la publication par la presse locale des photos des tatouages à la gloire du IIIème Reich portés par leur leader Kevin Reche (insigne SS, croix celtique et autres joyeusetés).

L’activité principale de “Sauvons Calais” est la désinformation concernant les migrants (accusés de tous les maux de la ville) et le matraquage permanent des mensonges politiques du Front National (plusieurs membre du “collectif” y sont d’ailleurs directement affiliés).
Mais depuis l’affaire du squat de Coulogne, un pas a été franchi. “Sauvons Calais” s’en prend désormais physiquement aux migrants et aux militants qui les soutiennent quotidiennement : agressions de migrants et de camarades no-borders, attaque d’espaces de solidarité, menaces sur des militants associatifs…

L’action des pantins de Sauvons Calais s’articule et soutien la politique anti-migrants menée par la mairie UMP et les rafles racistes orchestrées par le gouvernement “socialiste”.

Comme toujours, le système se déchaîne contre les plus pauvres et les plus précaires. A Calais, les migrants servent de bouc-émissaires. Pourtant les responsables du chômage et de la misère qui touchent la ville sont connus : les financiers, les spéculateurs, les banquiers, les patrons et les grands propriétaires sévissent en toute impunité. Ils s’enrichissent toujours plus. Le FN, le PS et l’UMP servent directement leurs intérêts.
Ce sont les mêmes qui sont les responsables des guerres et de l’extrême précarité que fuient les migrants.
Mais ratonner de pauvres gens qui vivent dans la rue est plus simple et mieux vu que de s’en prendre aux racines du mal, à ceux qui détiennent les richesses et qui contrôlent l’État et sa police.

Le 7 septembre, “Sauvons Calais” appelle à une manifestation contre l’immigration. Manifestation à laquelle est conviée une partie du gratin pourri de l’extrême droite radicale française, des personnages réputées pour leurs sorties racistes, homophobes, antisémites… Parmi les heureux élus : Benedetti (tremblote œuvre française), Roudier (sénile identitaire) et Joly (poupon nazi picard).

Dimanche 7 septembre, l’Action Antifasciste NP2C appelle à se rassembler massivement pour barrer la route aux néo-nazis, s’opposer aux politiques racistes menées par le PS, l’UMP et le FN et exprimer notre solidarité avec les migrants.

RDV 13 h place d’arme !

Repris de sanspapiersnifrontières
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Trois Soudanais arrêtés à gare du nord et en route pour l’Angleterre via Calais, sont enfermés au centre de rétention de Vincennes et vont être expulsés vers Khartoum ce samedi 6 septembre 2014. L’ambassade du Soudan semble leur avoir délivré un laissez-passer indispensable pour pouvoir les expulser.

APPEL à envoyer des fax, mail à l’ambassade du Soudan (11, rue Alfred Dehodencq, 75016 Paris)
Téléphone local : (01) 4225.5571
international : +33.1.4225.5571
Fax local : (01) 4563.6673
international : +33.1.4563.6673

APPEL à se rendre à l’aéroport de Paris Charles de Gaulle le 6 septembre 2 heures avant le départ, pour parler aux passagers du vol afin qu’ils parlent au commandant pour empêcher cette expulsion.

Vol prévu pour deux d’entre eux à 11heures, présence à l’aéroport 9 heures
(11h Paris Charles de Gaulle – 18h25 Doha, vol QROO4 vers Doha puis Khartoum)

Et pour le troisième présence à l’aéroport 20h 30 Vol QR0038 départ à 22h30 vers Doha

APPEL à inonder la boite fax et mail de la compagnie qui collabore à ces expulsions et à saboter les infrastructures existantes / attaquables (page web, agences, bureaux, boîtes aux lettres …)

Agence de Paris

Qatar Airways

24/26 Place de la Madeleine (Entrée au 7 Rue Vignon)

+33 1 70 95 05 80

Appel à harceler le ministre de l’intérieur Cazeneuve et ses copains

P.-S.

Ministère de l’Intérieur :
Cabinet du ministre,
Téléphone : 01 49 27 49 27 (standard, demander le Cabinet), Fax : 01 40 07 13 90 (Directeur de Cabinet)
E-mail : [email protected]
Secrétaire général : Michel LALANDE [email protected]
Directeur de cabinet : Thierry MORVAN : [email protected] et Pierre-Antoine MOLINA : [email protected]
Chef de cabinet : Gabriel KUNDE : [email protected] et [email protected]
Conseiller Immigration : Raphael SODINI : [email protected]
Directrice de l’accueil, de l’accompagnement des étrangers et de la nationalité à la direction générale des étrangers en France : Muriel NGUYEN : [email protected]
Directeur général des étrangers en France : Benoit BROCART [email protected]
Directeur général de la sécurité intérieur (DGSI) : Patrick CALVAR [email protected]

repris de paris-luttes, 31/08/2014

[International] Appels à la solidarité avec les prisonniers de la coupe du monde 2014

CumpliCopaLe 12 juillet, à la veille de la finale de la Coupe du Monde, la police de Rio de Janeiro a arrêté 19 militant-es, sous la justification que toutes ces personnes ont participé à des actes «violents» dans les révoltes de la dernière année et qui envisageaient d’autres actions et manifestations lors de la finale de la Coupe du Monde. Au total, environ 60 mandats de perquisitions, arrestations et détentions temporaires ont été délivrés contre des personnes accusées d’avoir participé à des mouvements sociaux, les mandats étaient de 5 jours de détention provisoire. Sur ces 60 mandats, 23 ont été réalisés, et 4 personnes ont réussi à échapper aux enlèvements de la police.

Les militant-es ont été emmené-es à la Cité judiciaire de la ville de Rio de Janeiro, un grand complexe de commissariats construits pour tenir compte de la répression liée aux protestations des méga-événements et de la logique de la ville marchande. Dans cette grande enceinte se trouvent la DRCI, le commissariat de police de répression des crimes informatiques, qui prend aujourd’hui la place dans l’enceinte historique du commissariat à l’ordre politique et social, la célèbre DOPS (Delegacia de Ordem Política e Social) créée en 1924 pour réprimer les anarchistes, principalement utilisé durant l’Estado Novo* et plus tard lors du Régime Militaire en 1964*, et qui avaient pour objectif de contrôler et de réprimer les mouvements politiques et sociaux qui s’opposaient au régime alors au pouvoir. Peu après, ils/elles ont toutes été transféré-es au complexe pénitentiaire de Bangu.

Quelques jours plus tard, habeas corpus** a obtenu la libération de 18 militant-es qui étaient détenus. Peu de temps après, la justice a de nouveau ordonné l’arrestation de ces 18 personnes qui avaient jusqu’à présent réussi à échapper à la farce judiciaire. Camila, Igor et Elisa ont été détenu-es jusqu’au 23 juillet, quand tou-te-s ont été libéré-es sous caution. D’autres arrestations pourraient survenir à l’avenir et les militant-es, qui sont persécuté-es par l’Etat et qui passent par des moments difficiles en cette période de criminalisation, peuvent encore être condamné-es. La police a déclaré que les arrestations sont fondées sur les enquêtes judiaires qui ont eu lieu secrètement depuis septembre dernier contre le Front populaire indépendant (FIP), les black blocs et d’autres groupes militants, accusés de complot. La méthodologie de la police est la surveillance, la violation de la confidentialité et de la vie privée des individus.

L’Etat qui détient toujours plus de prisonniers politiques*** (sic!) à Rio pour un match de football qui pourrait avoir lieu est le même Etat qui ferme des écoles, qui tue dans les favelas et fait une coupe du monde. Avec ces arrestations, l’État brésilien a écrit un nouveau chapitre de son histoire, le jour durant lequel tous les masques sont tombés, pas seulement pour l’Etat mais aussi pour tous les partis et groupes qui veulent participer à cette démocratie telle qu’elle est, à cette représentativité parlementaire. En ce jour l’Etat a dit en toutes lettres « GUERRE A LA POPULATION », pas de façon subliminale, mais à qui veut l’entendre. Dans les favelas les gens le savent déjà depuis bien longtemps, les manifs de juin-juillet 2013 ont également essayé d’avertir, mais cette fois, c’était en prime time et en toutes les lettres. Où toute la population a vu que les mêmes lois instituées par l’État nous brisent quand il veut, aussi bien qu’elle a toujours fait avec la population pauvre et noire dans l’histoire du génocide de l’Etat brésilien.

Nous vous invitons toutes et tous à organiser des actions de solidarité dans votre ville en solidarité avec les prisonniers de la coupe du monde. Nous ne pouvons pas rester silencieux face au terrorisme d’État du gouvernement brésilien et de la dictature de la FIFA. Tout le monde connaît l’importance des soulèvements de masse qui ont eu lieu au Brésil depuis juin 2013 jusqu’à maintenant, qui ont marqué une étape dans l’histoire de ce peuple, un moment de rupture avec les structures existantes, un cri pour dire Stop! aux nombreuses oppressions et violences historiques contre le peuple. Les forces de répression veulent à tout prix contenir la colère de la population en effrayant les militant-es par la persécution, veulent reprendre le contrôle et conformer les gens à accepter la misère de la vie quotidienne et qui sont prêts à jeter en prison tou-te-s celles et ceux qui n’abdiquent pas dans ce combat. Nos compagnon-nes ont besoin d’un soutien entier pour gagner cette lutte et rester dans les rues, dans les assemblées et dans la mobilisation populaire.

Aucun pas en arrière ! Personne ne sera laissé de côté ! Pour la fin immédiate des persécutions !

Source – D’autres informations en portugais sur le site de la croix noire anarchiste de Rio et notamment pour une semaine internationale de solidarité avec les prisonniers du 23 au 30 août 2014:

SEMANA3Notes des traducteurs:

*Estado Novo, qui signifie « Etat nouveau », est le nom donné à la dictature instaurée par Vargas au Brésil depuis le coup d’Etat du 10 novembre 1937 jusqu’au 29 octobre 1945 et la destitution de Vargas par les militaires. Cette dictature est calquée aux conceptions du pouvoir des Etats fascistes européens durant la même période: culte du chef et paternalisme (Vargas se faisait appeler « Pères des Pauvres »), centralisation du pouvoir et interventionnisme total de l’Etat, etc…

La junte militaire a été au pouvoir pendant deux décennies, de 1964 à 1985 et s’est maintenue à plusieurs reprises par des bains de sang.

**C’est une association d’avocats qui apporte une aide juridique aux manifestant-es réprimé-es

***Nous refusons ce terme de « prisonniers politiques ». L’Etat enferme celles et ceux qui ne se plient pas à cette société de misère et de mort. Nous refusons cette volonté trop souvent affichée de différencier et hiérarchiser les insoumis et indésirables à ce système.

[Atlanta, USA] Solidarité avec Luke O’Donovan !

lukeodonovanLe soir du réveillon du Nouvel An 2013, Luke O’Donovan a assisté à une fête dans une maison à Reynoldstown, un quartier d’Atlanta en Géorgie. Luc a été vu danser avec d’autres hommes et les embrasser durant la fête. Plus tard dans la nuit, il a été insulté par des homophobes, et attaqué par plusieurs personnes en même temps. Luke a tenté en vain de s’échapper, et à ce moment plusieurs témoins ont déclaré avoir vu entre 5 et 12 hommes se ruer sur Luke et lui piétiner ​​la tête et le corps, manifestement avec l’intention de le tuer. Luke a été appelé « faggot »* avant et pendant l’agression. Durant l’agression, Luke et cinq autres personnes ont été poignardés. Luke a ensuite été emprisonné et inculpé de cinq chefs d’accusation pour agression à main armée, ainsi que pour tentative de meurtre. Il a passé deux semaines et demi en prison sans caution avant d’être libéré sous conditions qui ont considérablement affecté sa vie. Aucune des autres personnes impliquées dans l’altercation n’a été inculpée.

Luke est un jeune homme queer résidant dans la région métropolitaine d’Atlanta. Au moment de son arrestation, Luke était un étudiant au Georgia Gwinnett College et avait prévu son transfert à l’Université d’Etat de Georgie – un projet qu’il a ensuite dû abandonner en raison des frais juridiques, médicaux et de sa libération sous conditions. Les conditions d’obligation de Luke l’ont contraint à déménager de la maison qu’il habitait, et l’ont empêché d’interagir avec une grande partie de sa communauté dans le nord d’Atlanta.

Le procès de Luc s’est conclu le 12 août 2014, quand il a accepté un amménagement de peine. L’accord négocié est le suivant: Luke sera dans le système pénitentiaire de Géorgie pendant 2 ans à compter du 12 août, après quoi il commencera huit ans de mise à l’épreuve drastique. Au moment du rendu de la peine, le juge a ajouté à l’aménagement de peine que Luc sera banni de l’état de Géorgie durant les huit années de sa mise à l’épreuve. […]

On peut lui écrire à cette adresse:

Luke Patrick O’Donovan
c/o: Fulton County Jail
#1418937
5N 112
901 Riz Street NW
Atlanta, GA
30318-4938

Il est possible aussi de lui envoyer de l’argent par

Pour contacter l’équipe de soutien à Luke:

Le site: letlukego.wordpress.com

Même si le texte ne l’évoque pas, la solidarité s’exprime aussi et surtout en actes… Comme récemment aux Etats-Unis et en Allemagne…

  • A Chapel Hill (USA):

Dans les premières heures du 14 août, trois véhicules de police de type ‘Cruizer’ ont été défoncés au commissariat central de police à Chapel Hill, en Caroline du nord. Un message a aussi été peint sur une des voitures, disant « Pour Luke ».

Ceci a été fait comme petit geste de solidarité avec Luke O’Donovan* d’Atlanta (Géorgie), qui a été condamné à deux ans de prison pour s’être défendu face à cinq agresseurs homophobes. Nous espérons que ceci lui apporte un sourire au visage.

Nous avons aussi effectué cet acte en solidarité avec les émeutiers et les pillards de Ferguson qui, face à la brutalité continue de la police raciste, ont inspiré le monde avec leur résistance courageuse contre les forces étatiques, le capital et la suprématie blanche.

A la fois en petits groupes et en quartiers entiers, c’est possible de résister.

Quelques anarchistes.

Traduit de anarchistnews

  • A Minneapolis (USA):

« Luc O’donovan libre (A) révolte Queer » et « www.letlukego.wordpress.com » ainsi que d’autres choses ont été tagués dans les environs de Minneapolis. Nous espérons que lorsque Luke sortira, il nous donne un gros câlin et mange des feuilles de chou avec nous. Nous t’aimons Luke. Nique les flics, les tribunaux, les prisons et les fanatiques comme ces connards qui t’ont poignardé. A bientôt, mon ami.

Traduit de anarchistnews, 19 août 2014

  • A Berlin (Allemagne):

Plus tôt cette semaine, ici à Berlin, nous avons jeté des pavés à travers les fenêtres d’un bureau du parti social-démocrate d’Allemagne. Nous avons attaqué avec dans nos pensées le camarade Luke O’Donovan. Comme Luke, notre humble action a été motivée par un amour de la vie et un rejet actif d’une résignation à la mort.

Traduit de anarchistnews, 17 août 2014

Note:

*Insulte homophobe outre-atlantique

[Nancy] Festival NucK Off les 5 et 6 septembre contre la poubelle nucléaire de Bure & Appels à actions Bure 365

Festival NucK Off – 5&6 septembre à Nancy – contre la poubelle nucléaire de BURE

Cela fait plus de 20 ans que la lutte contre le projet d’enfouissement nucléaire à Bure est menée en Meuse et Lorraine en général. De nombreuses actions d’information, manifestations, projections ont été organisées pour informer la population sur le danger du nucléaire et sur ses alternatives. Depuis quelques années un petit festival contre la poubelle nucléaire a été organisé en Meuse pour tenter une approche plus festive.

En 2014, le festival aura lieu à Nancy. Cette ville qui se trouve à une centaine de kilomètres du laboratoire en construction ne semble pas être inquiète, bien au contraire. Les universités, les bureaux d’études, les associations sont financées par Andra et les politiques sont plutôt favorables au projet.

Nous vous invitons à dire Nuke Off! à la poubelle nucléaire et Nuke Off! aux nucléocrates qui empoisonnement nos vies le 5 et 6 septembre 2014 à Nancy.

Ce festival est participatif, autogéré et solidaire. Vous pouvez faire des propositions pour le programme de ces deux jours, sans oublier qu’il n’y a que deux jours. Bien que chacun participe à sa manière, il s’agit d’une mobilisation politique et autour du nucléaire et son monde. Nous voulons orienter le programme dans cette direction. Donner un coup de main pour l’organisation. Nous aurons besoin des outils de bricolage, du bois, des véhicules, des tentes, la récupe des aliments… et des gens motivés.

Le festival est ouvert à toutes et tous et les comportements et les discours discriminatoires ne sont pas tolérés. Parce que nous sommes contre le pouvoir et la répression qu’exercent les nucléocrates sur nous, on ne va pas tolérer une autre forme de domination de ce monde.

Pas de nucléaire. Pas de racisme. Pas de fascisme. Pas de sexisme. Pas d’homophobie.

La solidarité est un outil fort de nos luttes. Certaines pensent qu’il y a des gentil-le-s militant-e-s et des méchant-e-s militant-e-s, cette idée appuyée par le lobby nucléaire n’a pas sa place sur notre festival. Dénoncer des participants, se désolidariser des militant-e-s qui n’agissent pas de la même manière que nous-même ne veut pas dire que les nucléocrates nous écouteront plus. Face à la répression nous devons rester solidaires.

Michel Nuckofff

nukeoff

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Pour rappel:

BURE 365 : appel à actions !

B365Suite à plusieurs réunions de l’assemblée anti-nucléaire grand tEst, nous proposons de mener une campagne d’action d’une année intitulée « Bure 365 ». Les objectifs principaux sont de faire connaître la lutte contre l’enfouissement des déchets radioactif (le projet CIGEO), le nucléaire et son monde et d’étendre cette lutte au niveau national et international.

L’enfouissement est présenté comme LA solution au problème des déchets, alors qu’il ne vise qu’au renouvellement du parc nucléaire français, ainsi qu’à l’exportation de ce modèle sur le marché mondial de la pseudo-gestion des déchets nucléaires… L’enfouissement, par son irréversibilité, c’est confisquer toute possibilité à la communauté humaine de demain de se saisir de ce problème.

Nous ne voulons pas proposer d’alternative à l’enfouissement tant que la production des déchets n’est pas stoppée définitivement ! Proposer une alternative reviendrait à travailler bénévolement pour les nucléocrates. Il n’en est évidemment pas question ! Nous savons qu’il n’existe actuellement aucune solution pour gérer les déchets nucléaires. Qui peut prétendre pouvoir gérer des déchets dont les radiations sont mortelles pour une durée égale à dix fois l’Histoire de l’humanité ?
La seule perspective souhaitable est l’arrêt du nucléaire et donc, de la production de déchets. Empêcher la réalisation du projet CIGEO, c’est empêcher l’Etat de “gérer” le problème des déchets radioactifs qui s’accumulent tous les jours, dans les cadres qui sont légalisés. Bloquer CIGEO c’est désamorcer la machine atomique et forcer l’arrêt du nucléaire en France.

Notre objectif est que, partout, des groupes s’emparent de cet appel et organisent le plus d’actions possibles pendant un an. L’idée est d’agir de manière décentralisée, dans des espaces inattendus, avec notre propre calendrier, là où leurs règles du jeu n’existent plus.
Cette campagne est solidaire de tout type d’actions, basée sur la complémentarité des pratiques : désobéissance civile, actions publiques, actions directes, actions juridiques… La seule limite est de ne pas atteindre à l’intégrité physique des personnes.

Notre lutte n’est pas réversible ! CIGEO va se faire enfouir !

Envoyez nous vos communiqués et projets d’actions sur la boîte mail nocigeo(at)riseup(.)net, ils seront relayés directement sur nocigeo.noblogs.org

L’appel à actions en allemand, anglais et italien

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QUELQUES IDEES EN VRAC…

*Maîtrise d’oeuvre d’ingénierie technique confiée à Gaiya (Technip/Ingerop) avec les sociétés : *

- Astrium pour les installations nucléaires de surface (52,7 M€), Cette société Astrium a des locaux à Toulouse, près de Bordeaux, dans les Yvelines, à Paris et aux Mureaux. bourse. lesechos.fr/infos-conseils-bours…

- Tractebel Engineering France pour les installations souterraines (52,2 M€),

- epour les procédés techniques de transfert et de manutention des colis de déchets (21,7 M€)

- SNC Lavalin (6,8 M€) pour les installations conventionnelles de surface. www.usinenouvelle.com/article/snc-laval…

*ANDRA *

*Est déjà implantée : *

Siège social (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs)
Parc de la Croix Blanche 1-7 rue Jean Monnet
92298 Châtenay-Malabry

Centre de Meuse/Haute-Marne
Service Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences
Gersende KASTENDEUCH
RD 960
55290 BURE

Centre de stockage de la Manche
BP 807 – ZI de Digulleville
50448 Beaumont-Hague

Centre de stockage de l’Aube
BP 7
10200 SOULAINES-DHUYS

Centre industriel de regroupement, d’entreposage et de stockage
RD 960
10500 MORVILLIERS

* l’Andra projette de s’implanter à côté de la gare TGV*. L’agence va construire un bâtiment de 500 m à côté de la gare TGV où seront installés des bureaux et des salles de réunion. « Cela a été adopté lors du dernier conseil d’administration.

[Calais] Appel à soutien et défense du squat de l’Impasse des Salines

Venez à Calais maintenant : expulsions imminentes du nouveau squat et de la jungle !

Ce jeudi 24 juillet, le tribunal a rendu son verdict à propos du nouveau squat Impasse des Salines : les habitant.e.s de la maison ont 10 jours pour quitter la maison avant l’expulsion...Les autorités et la police ont 10 jours pour trouver une stratégie pour expulser ce squat et nous avons 10 jours pour organiser la défense de cet endroit et répondre à cette attaque !

Les habitant.e.s de cette maison ont, pour le moment, décidé d’y rester même lorsque la police viendra les expulser. Ils ont décidé de résister et nous demande de les aider dans cet optique. Il y a maintenant plus de 100 personnes qui dorment dans cet espace et plus de 300 qui viennent chaque jour pour une tasse de thé, un repas collectif, des cours de français, des jeux de carte, et pour avoir accès à des conditions d’hygiènes basiques (toilettes, douches, et eau).

La jungle à proximité de l’usine Tioxide où les différentes communautés ont reconstruit des campements après les précédentes expulsions, est aussi menacée d’une expulsion imminente. Plus de 300 personnes essaient d’y vivre et subissent un harcèlement policier quotidien (coups et blessures, gaz, contrôles d’identité).

Nous sommes actuellement très peu nombreux sur le terrain en ce moment, quelques un.e.s d’entre nous vont partir dans les prochains jours et nous avons beaucoup de travail…Tout ce qui avait été reconstruit après les dernières expulsions est menacé à nouveau !

Un nouvel espace plein de potentiel existe maintenant et c’est le moment de se battre pour qu’il vive ! Nous avons besoin de tous les coups de main et de toutes les énergies disponibles pour organiser sa défense !

La répression de ces trois derniers mois a déjà causé trop de dégâts, arrêtons-les !

L’appel en anglais ici

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Bienvenue au squat Impasse des Salines

Besoin de films pour les projections
Besoin d’activités, musiques, danses, chants
Besoin d’ateliers sur les droits en Angleterre, Allemagne et ailleurs
Besoin de cuisiniers
Besoins d’idées

Besoin de monde !!!!

Donc bienvenue au squat impasse des Salines, c’est tranquille au moins jusqu’au 6 août et sans doute plus.

Venez avec nous construire le rapport de force et obtenir pour nos amis un lieu de vie hors d’atteinte des harcèlements et violences policières.

Venez construire ce lieu avec nous !

C’est maintenant que nous avons besoin de vous ici.

En anglais ici

[Calais] Ouverture d’un nouveau squat lors de la manif anti-rafle samedi 12 juillet

Pentax Digital CameraMAJ 13 juillet 2014. La manifestation s’est déroulée hier, malgré les menaces d’interdiction de la mairie et son arrêté anti-regroupement. Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées, contre les rafles et en solidarité avec les migrants. Partie place d’armes, le cortège dynamique est passé devant la mairie puis s’est engagé dans de plus petites rues jusqu’à l’impasse des salines. Au bout de celle-ci les bâtiments abandonnés de l’ancienne usine Galloo Littoral sont occupés depuis plus de 48 heures et ouvrent leurs portes aux manifestant-e-s. S’ensuivent une assemblée générale et une petit fête. “La solidarité et la rencontre tissent une soirée qui prend les couleurs de l’espoir. Espoir qui sera peut-être dès demain barré par l’intervention de la police, l’expulsion, la rafle. Mais espoir que nous emporterons chevillé au corps, dans l’errance ou dans le énième recommencement, et que nul ne saura nous prendre.

Repris de sanspapiersnifrontieres

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Le procureur a décidé d’envoyer un huissier pour constater l’occupation du lieu. Du coup ça veut dire que les occupant.e.s ne sont pas en flagrant délit mais reconnu.e.s comme domicilié.e.s au 10, Impasse des Salines.

Ce qui signifie que le squat tiendra le temps de la procédure d’expulsion.

Il y a pas mal d’appels à venir soutenir ce nouveau squat à Calais.

L’article sur indymedia Bruxelles, 14 juillet 2014

[Nantes/NDdL] Appels en solidarité avec les inculpé-es de la manif du 22 février anti-aéroport (Rassemblement vendredi 27 juin devant le palais de justice)

Répression du mouvement de lutte
contre l’aéroport de Notre-Dame des Landes

Quelques éléments sur les procédures judiciaires en cours

la-zad-est-partoutDepuis le 22 février 2014, au moins 22 personnes ont été arrêtées, accusées d’avoir participé à la manifestation anti-aéroport, pro-zad, organisée à Nantes ce jour-là. Certaines l’ont été le jour même, d’autres un mois après, et les suivantes au compte-goutte, chez elles, dans la rue, sur leurs lieux de travail. Plusieurs ont été incarcérées, notamment en détention provisoire.

Tous ces inculpés ont été déférés devant le juge en Comparution Immédiate, procédure d’urgence, la plus répressive. Comme s’il fallait évacuer par le biais de l’urgence et d’arrestations individuelles la publicité sur ces enquêtes inabouties. Comme si on cherchait à éviter de se trouver en prise avec un mouvement massif, qui a réuni jusqu’à 50 000 personnes dans les rues de Nantes. Sans parler des dizaines de collectifs qui s’organisent dans et autour de la zad depuis plusieurs années.

Les dossiers utilisés pour ces jugements font apparaître clairement l’intervention des services de renseignement dans l’identification et le profilage des personnes arrêtées. En fait ils reposent essentiellement sur des photographies obscures, floues, de personnes masquées. Ici, contrairement aux enquêtes ordinaires, il semble que les photographies viennent appuyer a posteriori le profilage réalisé par la DGSI (ex-DCRI).

Lors d’un récent procès, la position du parquet fut la suivante : dans les dossiers portant sur la manifestation, il n’y aura pas d’autres preuves que ces photographies litigieuses, pas d’autres éléments d’enquête que ceux, implicites, du renseignement. La juge a donc été sommée de faire un choix partisan : se soumettre au dictat du ministère de l’intérieur pour tous les dossiers, sans jamais prendre en compte les arguments de la défense. Elle est ainsi placée devant un chantage évacuant sa capacité d’appréciation objective.

D’autre part, les dossiers d’enquête mettent en lumière les pratiques de fichage systématique dont font objet les opposants au projet d’aéroport notamment par la cellule nantaise de la DGSI. Ils démontrent l’étroite collaboration entre la police politique et la police judiciaire, ce qui permet aux pouvoirs publics de voiler au regard de la défense et des citoyens les éléments de l’enquête nécessaires à l’élaboration de la défense de tout justiciable, présumé innocent. Ces pratiques de fichage systématique entrainent ainsi une criminalisation de fait de tous les militants anti-aéroport, susceptibles d’être arrêtés et incarcérés sans autres éléments, que ceux de la DGSI, contre lesquels ils seront sans défense. Elles viennent nourrir les questionnements plus larges ouverts aujourd’hui, sur la généralisation de la surveillance et les difficultés d’accès au dossier d’inculpation.

Il va de soi que ce mouvement est accompagné d’une croissance exponentielle du fichage des militants et sympathisants. Ce phénomène s’illustre notamment par leur capture vidéo ou photo en toute occasion, comme par exemple lors de l’expulsion de la “maison de la zad” le 20 juin dernier.

Et pour la première fois, il s’agit d’un fichage à usage directement répressif : il n’est plus seulement une menace distante dans le temps. Il pourrait s’agir d’une accélération de la transformation des services de renseignement, d’une instance de dialogue social en une instance répressive, telle qu’on a pu l’observer depuis la création de la DCRI.

Pour autant nous n’ignorons pas que le type d’opération menée ces derniers mois contre le mouvement de la zad cherche à provoquer parmi toutes ses composantes la crainte et la dissociation en discriminant coupables et innocents, militants légitimes et illégitimes. Ceci quand bien même les porte-paroles de tous les collectifs, formels et informels, ont réaffirmé au lendemain de la manifestation la solidarité qui a fait jusqu’à présent le succès et le caractère unique de cette lutte.

Nous appelons toute personne ou collectif, à se renseigner, enquêter, diffuser les informations afin que ces méthodes puissent être contrôlées et contestées, car nous sommes tous concernés.

À vous de jouer.

[email protected]

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ZAD – La solidarité : une « association de malfaiteurs »
Compte-rendu depuis la journée de procès du 19 juin

Suite à la manifestation du 22 février à Nantes contre les menaces d’expulsion de la zad et de démarrage des travaux de l’aéroport, nous faisons face à une campagne continue d’arrestations. Fait nouveau dans ce pays, ces arrestations se font en majorité a posteriori, sur des bases d’images vidéos, d’appels à délations et de croisements avec des fichiers politiques.

La manifestation du 22 février avait regroupé plus de 50 000 personnes et 500 tracteurs. Son parcours avait été prohibé, au dernier moment, par le Préfet. Mais des milliers de personnes ont décidé de braver la zone rouge et se sont, de fait, mises ainsi dans l’illégalité. Le jour même la répression policière, à coup de gaz, grenades et flashballs, a été particulièrement féroce. 3 personnes y ont perdu l’usage d’un œil. Dans les semaines qui ont suivi la manifestation, une campagne politico-médiatique de diabolisation s’était mise en œuvre, sans succès, pour diviser et fragiliser le mouvement. Au final le gouvernement n’a eu d’autre choix que de mettre le projet d’aéroport en stand-by pour une durée indéterminée et peut-être à jamais.

Mais 4 mois après, l’État continue à se venger de cet affront, sur le plan judiciaire : en isolant des personnes et groupes qu’il incarcère pour distiller la peur au plus grand nombre. Une vingtaine de personnes arrêtées dans les semaines et mois qui ont suivi la manif’ sont déjà passées en jugement. Une d’entre elles a été condamnée à un an de prison ferme pour avoir fabriqué et utilisé des fumigènes. Le 17 mai, une manifestation de soutien aux inculpé-e-s et blessé-e-s regroupait plus de 1500 manifestants à Nantes.

Depuis, la machine continue de s’accélérer. Le 19 juin, quatre personnes ont été condamnées pour participation à un attroupement armé, jet de canette ou encore simple possession d’un marteau pendant la manifestation. Trois personnes vont comparaître dans les semaines à venir pour des faits liés au 22 février.

Dans chacun de ces procès, les dossiers ne comportent que de simples photographies floues qui montrent des personnes masquées que l’on a bien du mal à reconnaître. Et les inculpé-e-s se voient condamner sur la base de leurs aveux, obtenus sous la pression de la garde-à-vue. L’un des accusé-e-s, contestant les faits qui lui sont reprochés, vient d’être condamné à 9 mois de sursis et 4500 euros d’amende sur la base de simples photos litigieuses. La juge a appliqué à la lettre les réquisitions de la procureur, qui avait reconnu à demi-mot que le dossier était vide, mais avait placé la décision sur un plan politique : en l’absence de preuves plus probantes, la juge devait prendre parti malgré tout entre le ministère public et la défense. Ajoutant que concernant le 22 février, il n’y aurait jamais de preuves plus solides et qu’il faut donc les accepter comme telles si l’on veut pouvoir trouver des coupables.

Une telle affirmation confirme que le rôle de tous ces procès n’est pas de punir des faits commis, que le parquet aurait besoin de démontrer, mais bien d’exercer sur la zad une pression assumée comme telle. Après le succès du 22 février, l’impossibilité d’expulser la ferme nouvellement occupée à Saint-Jean du tertre et d’empêcher l’acheminement et la construction d’un nouveau hangar au rosier, l’État se venge comme il peut face à un mouvement qui ne cesse de monter en puissance. Pour paralyser la contestation, il vise tout d’abord à faire accepter la mis en place de nouveaux dispositifs répressifs. Ceux-ci nous concernent tous et toutes car ils menacent les possibilités de lutte en général, en allant même jusqu’à s’attaquer aux manifestations de soutiens et d’amitié aux inculpés. En effet, quatre personnes se voient accusées, sous prétexte de la présence dans leur voiture d’affiches d’appel au rassemblement du 19 et du 27 juin ainsi que d’une boîte à outils, d’« association de malfaiteur », en l’occurrence « entente établie en vue de commettre un rassemblement armé devant le tribunal de Nantes ».

Nous ne nous laisserons pas gagner par la peur. Le 19 juin, deux cents personnes se sont rassemblées malgré tout devant le tribunal de Nantes. Le soir même, une maison de la zad s’est ouverte dans Nantes.

Plus que jamais, une solidarité massive doit se construire à l’échelle du mouvement contre l’aéroport et bien au-delà. Le prochain moment pour l’exprimer sera le 27 juin, de nouveau devant le tribunal de Nantes et partout ailleurs où des rassemblements et actions pourront s’organiser.

Des manifestant-e-s du 22 février, des occupant-e-s de la zad, des collectifs et personnes en lutte.

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2-466e4Reçu par mail, 24 janvier 2014

[Brésil] Emeutes à Rio, Belo Horizonte, Porto Alegre et Sao Paulo au premier jour du mondial de foot – 12 juin 2014

Certains Brésiliens n’apprécient pas que 11 milliards aient été dépensés pour accueillir le Mondial. L’ouverture de la compétition a été précédée d’affrontements, ici à Rio de Janeiro, mais aussi à une dizaine de kilomètres du stade de Sao Paulo où s’est tenu le premier match entre le Brésil et la Croatie.

Les studios de la télévision brésilienne ITV, installés sur la plage de Copacabana, à Rio, ont été pris pour cible, une pierre a endommagé la vitre. Le footballeur français Patrick Vieira participait à l’intérieur à une émission.

Rio de Janeiro le 12 juin

Rio de Janeiro le 12 juin

Dans la journée à Sao Paulo, des affrontements violents avaient éclaté entre un petit groupe de radicaux masqués et la police, en marge d’un rassemblement pacifique de quelques centaines de manifestants. D’autres heurts ont opposé manifestants anti-mondial et policiers à Belo Horizonte dans le centre du pays, où des banques et des commerces ont été endommagés.

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Un véhicule de la presse brésilienne après le passage de la manif anti-mondial…

La vidéo de leur média

Leur presse – euronews.fr, 13/06/2014 à 04h11

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BH3A Belo Horizonte, l’après-midi a été bien agité lorsque la manif est descendue Avenida Bias Fortes: la police militaire s’est fait défoncer plusieurs voitures. Des magasins et des banques (dont une agence ‘Santander’) ont été attaquées à coups de pierres. Les bataillons de choc de la PM se sont rapidement positionnés et ont fait abondamment usage de flashballs lorsqu’un groupe de supporters de l’équipe du Brésil s’est fait encercler par des manifestant-es. Vingt minutes plus tard, ce sont les vitres de plusieurs banques qui sautent Avenida Joao Pinheiro, tandis qu’un véhicule de la police civile a été retournée puis incendiée. Par ailleurs, un journaliste de Reuters s’est mangé une pierre sur crâne lors des affrontements. Au final, six manifestant-es ont été arrêté-es (les chiffres de la répression varient selon les articles de presse, et celui-ci actualisé à 20h38 parle de 12 arrestations). Ils comparaîtront devant le tribunal pour actes de vandalisme.

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A Porto Alegre, des manifestations enragées contre le mondial et tout ce qui le produit se sont aussi tenues (comme le montre les photos reprises de  noticias.terra.com.br):

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Repris de la presse brésilienne, 12/06/2014