Archives pour la catégorie occupations

[Nancy] Ouverture d’un squat

squatDepuis plus d’un mois, nous, collectif de jeunes chômeur-e-s / travailleur-e-s précaires / étudiant-e-s, occupons une maison laissée vide depuis trois ans au 103 avenue de la Libération à Nancy.

A travers ce geste, et parmi tant d’autres, nous entendons rompre avec la logique marchande de ce monde de merde et toutes les logiques discriminantes qui l’accompagnent, qu’elles soient sexistes, homophobes, racistes ou de classes. Nous y opposons des modes de vie basés sur la gratuité et l’entraide, l’autogestion et la solidarité.

Contre la propriété privée et l’exclusion sociale, contre le capitalisme, réapproprions nous nos vies, occupons des logements vides.

Le lieu est ouvert.

Pour nous contacter : auxenfantsterribles[at]riseup.net

reçu par mail, 13/10/2014

[Le Cap, Afrique du sud] Qui détruit nos baraques récolte des pavés

140822marikana-jpgDepuis de nombreuses années, des habitant-es occupent un terrain situé à l’est de Philippi, dans la ville du Cap*, que les médias et autorités appellent « quartier informel de Marikana ». La justice a récemment ordonné l’expulsion des habitant-es et la démolition de leurs logements pour occupation illégale de terrain privé. Le vendredi 22 août au petit matin, les flics et les employés municipaux ont envahi la zone et ont du faire face à la rage de celles et ceux qui n’ont rien et qui voient leurs logements se faire raser sous leurs yeux. Des centaines de personnes se sont levées contre la police, en ripostant avec les moyens du bord (bouteilles en verre et pierres en grande partie): un porc casqué a été évacué la gueule en sang après avoir été frappé à coups de pierres par un enragé. Les affrontements ont été intenses et ont duré une grosse partie de la journée (une vidéo ici). Certainement grâce à une solidarité active qui a pu amplifier l’émeute (à en croire un protagoniste de l’expulsion, un dénommé JP Smith, qui a affirmé aux médias que 2000 personnes sont venues de partout afin de renforcer la lutte). Plusieurs routes du secteur ont été fermées par les flics pour faciliter leur sale travail. Aux alentours, des entreprises locales ont été pillées, saccagées puis incendiées. 

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Le même scénario s’est déroulé quelques jours avant dans cette même ville: employés municipaux et policiers avaient été appelés en début de semaine pour expulser d’autres occupant-es qui s’étaient installé-es sur un terrain municipal vacant dans le secteur d’Enkanini à Khayelitsha (voir une vidéo de l’expulsion). Des centaines de cabanes ont été démolies et des milliers de personnes foutues à la rue. Il s’en est suivi plusieurs jours d’affrontements. Des barrages de pneus enflammés ont été montés à travers les routes et les flics ont eu une opposition déterminée. En plus des canons à eau, les policiers ont eu recours à des grenades assourdissantes et des lanceurs de balles en caoutchouc pour contrôler et réprimer la foule de centaines de manifestant-es. Plusieurs personnes ont été interpellées.

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Malgré la destruction de plus de 500 cabanes en bois, la plupart des résidents sont catégoriques et ont affirmé qu’ils reviendront sur le terrain vacant dès que les chiens de l’Etat seront repartis.

En juin dernier, c’est à Nomzano que l’Etat a expulsé des centaines de familles sur la demande de la SANRAL**, société sud-africaine d’autoroute.

Reformulé de la presse sud-africaine

Notes:

*Ville à l’extrémité sud-ouest de l’Afrique du sud

**South African National Road Agency Limited (Sanral)

[Zürich] Résistance solidaire à l’expulsion du squat ‘Autonomer Beauty Salon’ et de l’aire Labiztke – 5 et 7 août 2014

Zürich : la police a commencé à évacuer le squatt

L’évacuation de l’aire Labitzke, à Zurich-Altstetten, occupée par des squatteurs, a débuté jeudi matin. La police municipale s’est rendue sur les lieux avec d’importants effectifs.

Quelques occupants se sont retranchés sur une tour. Pour le moment, la situation est calme. Selon des messages publiés sur Twitter, la police a emmené un des squatteurs. Elle a également demandé à ceux qui sont réfugiés sur la tour de descendre, mais sans succès pour l’instant.

L’évacuation de l’aire Labitzke, qui est occupée par les squatteurs depuis des années, est attendue depuis plusieurs jours. Cette zone est depuis longtemps un sujet de controverse. A part les squatteurs, d’autres locataires logent dans les bâtiments. L’entreprise immobilière Mobimo veut raser l’ancienne fabrique de peinture pour y construire 200 appartements.

Mardi matin, les squatteurs avaient érigé des barricades dans une rue de Zurich. Ils voulaient ainsi se défendre contre leur évacuation probable. La police était intervenue pour dégager la rue et avait procédé à 16 arrestations.

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Leur presse – 20minutes.ch, 07/09/2014 à 09h53

Policiers à l’assaut de squatters «en béton»

Les agents ont dû employer les grands moyens contre des manifestants, mardi.

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 Les occupants de l’aire Labitzke à Zurich-Altstetten ont donné du fil à retordre aux forces de l’ordre. S’ils n’ont pas eu à utiliser des lacrymogènes ou autres canons à eau, ils sont intervenus armés de tronçonneuses à meules et de mèches à béton pour déloger les squatters. Ceux-ci avaient érigé des barricades au petit matin dans la Hohlstrasse. Ils entendaient ainsi se défendre contre leur évacuation, prévue prochainement pour faire place à un gros projet immobilier.

Des protestataires s’étaient enchaînés et bloquaient la circulation. Un autre avait les bras pris dans des containers emplis de béton. Une manière de faire répandue en Allemagne et en Angleterre, mais peu connue en Suisse: la police lausannoise dit ainsi ne jamais y avoir été confrontée. Au terme d’une opération qui aura duré presque six heures, les manifestants ont été «libérés» dans de grandes gerbes d’étincelles. Au total, 16 personnes ont été arrêtées.

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Le grand projet immobilier prévu sur l'aire Labitzke

Le grand projet immobilier prévu sur l’aire Labitzke

Leur presse – 20minutes.ch, 05/08/2014 à 21h34

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Un suivi ici de l’expulsion en cette matinée du 7 août 2014

Vers 8h, l’artillerie policière se déploient dans le quartier Altstetten de Zürich pour expulser les occupant-es d’un bâtiment voués à la destruction au profit d’un projet de gentrification. Les flics, en nombre sur la Ohlstrasse avec canons à eau, encerclent l’aire et commencent à repousser les solidaires.

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A 8h30, l’expulsion commence. Il est de plus en plus en plus difficile d’entrer dans le secteur car les robo-cops bloquent les rues. Deux personnes sont montées sur une tour en bois dans le jardin de Labizke. Il y a eu une arrestation.

9h06: les pompiers arrivent avec une grue sous protection de la police pour déloger la deuxième personne qui est sur la tour en bois. C’est la deuxième arrestation de la journée.

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La banderole suspendue dit "la ville et mobimo, bas les pattes de l'aire de Labitzke"

La banderole suspendue sur le bâtiment squatté dit « la ville et Mobimo, Bas les pattes de l’aire de Labitzke – La ville nous appartient à tous »

Vers 09h20, les flics pénètrent à l’intérieur de l’ABS où se trouvent encore de nombreuses personnes.

Vers 10h50, plusieurs personnes ont été été arrêtées dans la Ohlstrasse alors qu’elles étaient en dehors du périmètre démarqué par les flics pour l’expulsion. Peu de temps avant, les flics ont arrêté une personne qui étaient sur le toit de Labitzke, tandis que deux autres personnes à l’intérieur sont arrêtées suite à l’incursion des flics.

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Vers 11h20, les flics délogent les dernières personnes

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A 11h42, plusieurs personnes rapportent de nombreux contrôles d’identité dans les rues alentours.

Mise-à-jour 08/08/2014 à 17h30

Ce vendredi 8 août 2014 à 10h30, 9 personnes sont toujours en détention dans plusieurs commissariats. Nous exigeons leur libération immédiate ! 

Une manif est prévue samedi 9 août 2014 à partir de 21h30 sur la Limmatplatz de Zürich.

Le n° de téléphone Antirep est 076 649 51 62

Communiqué du 4 août 2014

C’est la fin? Ou plus tard? Ou ça continue encore? 

Nous sommes en colère et un peu triste. Après trois ans de résistance continue contre la ville, la police et Mobimo, ces derniers veulent raser l’aire de Labitzke, l’une des occupations les plus importantes de la ville de Zurich. Par la suite, un objet de prestige de Mobimo doit être réalisé, une immense construction sans âme avec des tours allant jusqu’à 67 mètres de hauteur, ce qui constitue un autre élément essentiel dans un développement de la ville jusqu’à une jungle de béton totale. Mais nous n’allons pas nous faire expulser sans résistance !

Nous comprenons aussi les plans de démolition de Mobimo dans un contexte plus général du développement urbain, ce qui signifie le déplacement de vastes couches de la population. Déplacement des personnes loin de leurs logements, loin de leurs places, bref: de leurs maisons et de leurs lieux de rencontres. Que disparaissent de plus en plus de logements abordables et d’espace culturel ainsi que des espaces auto-organisés au profit de bâtiments à but lucratif et des appartements de luxe coûteux, ce n’est pas nouveau.

Avec l’aire de Labitzke et le  Autonomer Beauty Salon, la ville et Mobimo veulent maintenant détruire un espace, qui est beaucoup plus que juste un centre sous-culturel. Bien plus qu’une simple alternative culturelle idéalisée de l’offre existante. Nous portons aussi dans ces projets et des espaces des idées qui sont issues de notre mécontentement avec les conditions actuelles. Nous voulons une vie au-delà de la logique de profit et de dépendances et recherchons le soutien mutuel et solidaire basé sur la vie commune, dans laquelle la compétition, le pouvoir et les hiérarchies sont remis en question.

Par ces projets, il ne s’agit pas seulement de créer une offre de consommation et culturelle sans règle et autant avantageuse que possible.  Il s’agit, dans cet espace libre en dehors d’un statut d’objet de spéculation, de se battre pour obtenir un peu d’espace de vie dans une alternative temporaire. Que ce soit dans l’art et la manière de cuisiner, de nettoyer et d’habiter. Comme organiser des concerts et transmettre des connaissances, comme résoudre des conflits et planifier des projets. C’est un terrain d’expérimentation, un endroit pour expérimenter et apprendre. Et par-dessus tout, c’est un endroit où les gens peuvent se rencontrer, qui veulent se connaître, et qui n’acceptent pas les conditions existantes sans combattre.

C’est pourquoi nous réalisons notre résistance dans les rues ici et aujourd’hui dans les rues, de manière diverse et résolue en protestant contre les intentions de la ville et de Mobimo. Nous faisons cela de différentes façons, chacun/e comme il/elle veut. Nous ne laisserons pas divisés cette lutte par le petit jeu des médias autour de la question de la violence dans cette lutte. Nous voulons redéfinir quand on parle de la violence qui règne: Mobimo, qui est un acteur de plusieurs milliards d’euros dans le secteur de l’immobilier, bosse dans les appartements de luxe, font avancer l’expulsion et la marginalisation et voit purement des chiffres à la place des gens. La ville, qui conduit une politique hostile et nous frappant d’incapacité, veut nous pousser dans une vie comme des rouages ​​dans tout. La police, qui pointent sur nous leur pistolet derrière leur armure et nous tombe dessus avec des matraques. Et cette violence doit être surmontée !

Nous réalisons notre combat ensemble et nous n’aimons pas nous laisser diviser entre squatteur/euses violent/es et pacifique/s. Cette séparation n’existe pas pour nous. Nous avons décidé de résister passivement sur ​​l’aire de Labitzke. L’unique violence est celle de la police et de l’État. Nous sommes, en aucune façon, préoccupés à nous distancer de n’importe quelle forme d’action mais exigeons simplement, que nous voulons vraiment créer de la place, aussi en séparation spatiale, à toute action de résistance.

Encore une fois, nous sommes en colère ! Nous sommes en colère que de nouveau on nous cible avec des flashballs et qu’on nous tire dessus, que les gens s’arrogent le droit de nous dire comment nous devons vivre. Par conséquent nous contrecarrons maintenant leurs plans, avec des actions de solidarité dans d’autres villes et sur le lieu des événements. Avec des actions décentralisées à Zürich et une opposition bruyante, colorée et déterminée sur le terrain.

Bas les pattes de l’aire de Labitzke !

Traduit approximativement de l’allemand du site de l’autonomer beauty salon

[Vienne, Autriche] Expulsion de la Pizzeria Anarchia

Eviction of squatters from Pizzeria Anarchia in ViennaLe squat viennois Pizzeria Anarchia a été expulsé aujourd’hui, lundi 28 juillet 2014. Il était occupé depuis novembre 2011.

Au moins trente véhicules, des canons à eau, un hélico et environ 1 700 flics ont été mobilisés pour expulser une cinquantaine de squatters…

Un tank et une tronçonneuse ont notamment été utilisés pour défoncer les barricades du rez-de-chaussée, tandis que des squatters ont balancé par les fenêtres des litres et des litres de peinture sur les flics anti-émeute et autres forces de répression. Des barricades avaient été placées dans la rue pour retarder l’intervention policière. À l’intérieur, une partie des squatters se sont réfugié-e-s au dernier étage et/ou sur le toit. Au final, cette expulsion aura pris la journée aux flics, puisqu’ils sont arrivés le matin et ont fini leur sale job vers 20h30. Dix-neuf personnes ont été arrêtées, a priori toutes à l’intérieur du squat.

Un flic aurait été blessé lors d’un lancer de téléviseur par la fenêtre du squat. Cette bonne nouvelle pourrait être utilisée contre les personnes arrêtées… Affaire à suivre.

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Repris de squat.net, 28 juillet 2014

Un appel solidaire des squatters-ses a circulé début 2014 suite à la menace d’expulsion du lieu 

Des attaques contre les agents de la gentrification ont également été menées parallèlement, comme celle-ci par exemple

[Calais] Appel à soutien et défense du squat de l’Impasse des Salines

Venez à Calais maintenant : expulsions imminentes du nouveau squat et de la jungle !

Ce jeudi 24 juillet, le tribunal a rendu son verdict à propos du nouveau squat Impasse des Salines : les habitant.e.s de la maison ont 10 jours pour quitter la maison avant l’expulsion...Les autorités et la police ont 10 jours pour trouver une stratégie pour expulser ce squat et nous avons 10 jours pour organiser la défense de cet endroit et répondre à cette attaque !

Les habitant.e.s de cette maison ont, pour le moment, décidé d’y rester même lorsque la police viendra les expulser. Ils ont décidé de résister et nous demande de les aider dans cet optique. Il y a maintenant plus de 100 personnes qui dorment dans cet espace et plus de 300 qui viennent chaque jour pour une tasse de thé, un repas collectif, des cours de français, des jeux de carte, et pour avoir accès à des conditions d’hygiènes basiques (toilettes, douches, et eau).

La jungle à proximité de l’usine Tioxide où les différentes communautés ont reconstruit des campements après les précédentes expulsions, est aussi menacée d’une expulsion imminente. Plus de 300 personnes essaient d’y vivre et subissent un harcèlement policier quotidien (coups et blessures, gaz, contrôles d’identité).

Nous sommes actuellement très peu nombreux sur le terrain en ce moment, quelques un.e.s d’entre nous vont partir dans les prochains jours et nous avons beaucoup de travail…Tout ce qui avait été reconstruit après les dernières expulsions est menacé à nouveau !

Un nouvel espace plein de potentiel existe maintenant et c’est le moment de se battre pour qu’il vive ! Nous avons besoin de tous les coups de main et de toutes les énergies disponibles pour organiser sa défense !

La répression de ces trois derniers mois a déjà causé trop de dégâts, arrêtons-les !

L’appel en anglais ici

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Bienvenue au squat Impasse des Salines

Besoin de films pour les projections
Besoin d’activités, musiques, danses, chants
Besoin d’ateliers sur les droits en Angleterre, Allemagne et ailleurs
Besoin de cuisiniers
Besoins d’idées

Besoin de monde !!!!

Donc bienvenue au squat impasse des Salines, c’est tranquille au moins jusqu’au 6 août et sans doute plus.

Venez avec nous construire le rapport de force et obtenir pour nos amis un lieu de vie hors d’atteinte des harcèlements et violences policières.

Venez construire ce lieu avec nous !

C’est maintenant que nous avons besoin de vous ici.

En anglais ici

[Allemagne] Occupations et attaques en solidarité avec les réfugiés de Kreuzberg et d’ailleurs

[Gießen] Occupation du local des verts

Près de 25 personnes solidaires avec la lutte des réfugiés ont investi les bureaux des verts aux cris de « Personne n’est illégal; Droit de rester pour tou-tes » vendredi 4 juillet. Outre le fait de dénoncer la politique d’asile raciste des verts, c’est une action en solidarité avec les réfugiés de l’école rue Ohlauer à Berlin qui ont été cernés par la police pendant plusieurs semaines.

Giesse

Combattons le racisme – Contre l’Europe forteresse

Traduit de linksunten

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[Berlin] Attaque d’une patrouille de police à coups de pierres à Gleisdreieckspark

Dans la soirée de dimanche 6 juillet à Berlin, un véhicule de patrouille de police a été attaqué avec des pierres. Cette attaque a été une réponse à la répression policière pendant des semaines contre les occupant-es de l’école de la rue Ohlauer et plus globalement contre la police en tant qu’institution d’Etat.

Le communiqué de l’attaque se termine par

« Droit de rester pour tout le monde, partout et immédiatement !

En solidarité avec tous les réfugiés, de l’école Ohlauer et de tous les autres endroits qui continuent à lutter ! »

Traduit de linksunten

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[Leipzig] Attaques solidaires contre le pouvoir

Dans la nuit de dimanche à lundi 7 juillet, les bureaux de Bettina Kudla du parti de la CDU situés dans le quartier Gohlis au niveau de la Stockenstrasse, ont été attaqués avec des pierres et de la peinture. Un grand graffiti a recouvert la façade, faisant référence à l’école occupée par les réfugiés. Les bruits de fissuration de la paix sociale ont réveillé un citoyen du secteur vers 1h30 qui a immédiatement appeler les keufs. Heureusement, les assaillants ont réussi à prendre la fuite avant leur arrivée.

Dans la nuit de vendredi 27 juin 2014, la mairie située rue de Prague avait déjà été attaquée par le même procédé. Il s’agit plus précisément d’une attaque contre le bureau de l’immigration en solidarité avec les réfugiés de la rue Ohlauer à Kreuzberg (Berlin). 22 fenêtres ont été pétées au total. La nuit précédente, c’est le bureau des verts qui étaient pris pour cible.

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[Hambourg] Bureau du SPD attaqué

Les bureaux de la politicienne soce-dém’ Monika Scheel (SPD) situés à Hambourg-Niendorf ont reçu une visite à dans la nuit du 8 au 9 juillet 2014. Des récipients de verre remplis de peinture ont été balancée sur la façade, cassant des vitres au passage. Un message sur papier « droit de rester pour tous » laissé devant l’entrée du local explique le motif de cette irruption sauvage.

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[Berlin] Attaque de l’office central des étrangers en solidarité

Dans la nuit du 8 au 9 juillet, des pierres ont pété les vitres de sécurité des autorités centrales pour étrangers situées à Friedrich-Krause-Ufer 24. De la peinture a également été balancée sur la façade grise du bâtiment. C’est notre réponse à la politique d’asile actuelle de l’union européenne, de l’Allemagne de l’ouest et plus précisément de Berlin. Avec cette action militante, nous rendons hommage aux réfugiés de la rue Ohlauer et de Bruxelles qui se battent pour leurs droits, indique le communiqué.

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[Berlin] Occupation d’une tour de télévision

Le 9 juillet 2014 à Berlin, la tour de télévision a été occupée par des réfugiés et des solidaires. Près de 36 réfugiés (venant pour la plupart de l’Oranienplatz et de la rue Ohlauer) ont réussi à pénétrer à l’intérieur du bâtiment et à occuper jusqu’en fin d’après-midi la cafétéria du bâtiment. Plus de 115 flics ont été envoyés sur place par la société d’exploitation pour les expulser. L’accès a été fermé au public une bonne partie de la journée. Des manifestant-es solidaires étaient présent-es avec des banderoles dans le bâtiment.

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[Berlin] Occupation du musée Chek point Charlie en solidarité avec la lutte des réfugiés

Vendredi 11 juillet, le musée Check-point Charlie de Berlin a été occupé par des migrant-es et des solidaires. Le thème du moment exposé retrace l’histoire des migrants réfugiés. Seulement, ça n’a rien d’historique… les frontières de l’Europe tuent en permanence des migrants qui tentent de fuir les guerres et les ravages du capitalisme (pour exemple, plus de 25000 morts dans les 25 dernières années). Des tracts ont été jetés depuis le toit du bâtiment, des banderoles ont été accrochées tandis qu’un rassemblement se tenait devant le musée.

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Voir les récits depuis l’assaut policier de l’école Gerhart Hauptmann du 24 juin 2014.

[Italie] Attaques en solidarité avec les anarchistes arrêté-es le 3 juin dernier

Attaque incendiaire en solidarité avec les compagnon-es arrêté-es le 3 juin dernier à Turin

A Rome, une agence commerciale de l’entreprise de construction Progedil a été incendiée. L’attaque incendiaire a été réalisée en solidarité avec les compagnon-es perquisitionné-es et arrêté-es le 3 juin dernier à Turin. Un message a été inscrit sur la façade disant « Liberté pour Fabio, Michele, Andrea, Paolo, Toshi, Chiara, Claudio, Niccolò, Beppe, Francesco, Daniele, Marianna e Nicolò ».

Traduit de informa-azione, 2 juillet 2014

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[Bologne] L’agence bancaire CarisBo attaquée en réponse à la répression du 3 juin dernier

Dans la nuit du 18 Juin 2014 à Bologne, les vitres de la banque Carisbo Via Fioravanti à Bologne ont été brisées en solidarité avec les compagnon-es de Bologne et de Turin arrêté-es lors des récentes rafles infâmes.
Carisbo, banque affiliée à Intesa San Paolo, est impliquée dans la construction de projets de grande envergure et de restructuration dans plusieurs territoires.

Tous libres !
La lutte ne s’arrête pas!

Traduit de l’italien de informa-azione, mardi 1er juillet à 17h54

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ré-examen

Le tribunal de ré-examen (équivalent aux demandes de remise en liberté en France, ndt) a en bonne partie confirmé les mesures carcérales décidées par le juge le 3 juin dernier.

Beppe, Daniele, Francesco, Marianna et Nicolò sortent de prison, mais pour être en résidence surveillée.

Pour ceux qui étaient déjà en résidence surveillée, la mesure est confirmée.

Andrea, Fabio, Michele, Paolo, Toshi, Chiara, Claudio et Niccolò restent en prison.

Pour leur écrire :

  • Andrea Ventrella* C.C. Via Port’aurea, 57 – 48121 Ravenna;
  • Paolo Milan e Toshiyuki Hosokawa C.C. Località Les Iles, 14 – 11020 Brissogne (Aosta);
  • Michele Garau C.C. Strada Quarto Inferiore, 266 – 14030, località Quarto d’Asti, Asti;
  • Fabio Milan C.C. Via del Rollone, 19 – 13100 Vercelli;
  • Niccolò Blasi C.C. San Michele strada Casale, 50/A – 15121 Alessandria;
  • Zenobi Chiara e Alberto Claudio C.C. Via Maria Adelaide Aglietta, 35 – 10151, Torino;
*Depuis le 3 juillet 2014, Andrea n’est plus incarcéré à la prison de Ravenne et a été transféré à la prison d’Asti.
Pour lui écrire:
Andrea Ventrella C.C. Strada Quarto Inferiore, 266 – 14030, località Quarto d’Asti, Asti
Traductions de macerie (ici et )
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Jeudi 3 juillet à Bologne, une manifestation s’est tenue contre les expulsions de logements, la restructuration urbaine et la gentrification. La police a été déployée en masse dans la zone du rassemblement. Les autorités ont semble-t-elles gardées quelques traces des nuits agitées de ces derniers temps contre les locaux du parti au pouvoir (PD) et  plusieurs établissements bancaires**… Le matin même, une dizaine de domiciles de compagnon-es ont été perquisitionnés entre Bologne et Forli. Un texte de réflexion sur cette dernière opération policière contre les compagnon-es est consultable en italien ici.
"pas d'expulsion pas de flics pas de gentrification"

« pas d’expulsion pas de flics pas de gentrification – La bolognina est populaire – Occupe résiste lutte (A) »

**En plus d’une longue série de sabotages de guichets automatiques de banques en réponse aux vagues répressives contre les compagnon-es (No TAV incarcéré-es depuis décembre 2013 et les arrestations du 3 juin dernier concernant la lutte contre les sfratti)…
Dans la nuit du 31 juin au 1er juillet 2014, les locaux des fascistes de la CasaPound, situés via Malvolta, ont été attaqués à l’engin explosif. Après avoir démarqué la zone de l’attaque afin de ne blesser personne, les compagnons ont déposé un petit engin explosif composé d’un tube métallique rempli de poudre à canon devant l’entrée, endommageant sérieusement la porte et la façade vitrée.

[Lyon] Expulsion du squat le Kajibi – 9 avril 2014

Le Chat Noir Emeutier reçoit et transmet, 15 avril 2014: 

Le squat le Kajibi c’est terminé. Mercredi 9 avril, deux semaines après une première descente de flics, on s’est fait expulser de notre chez nous par une armée de plus d’une soixantaine de schtars qui n’ont pas fait dans le détail. 

C’était d’autant plus sale et sournois de leur part que rien ne nous avait préparées/s à ça. Il y a bien eu un jugement mais rien ne pouvait nous laisser le deviner. Absolument aucun papier dans notre boite aux lettres, le greffe nous a assuré qu’il n’y avait pas de procédure judiciaire contre nous et aucun huissier n’est passé nous prévenir. Résultat : un réveil en fanfare, une expulsion surprise et seulement peu de temps pour déménager 5 mois de vie commune.
Tant pis pour les ateliers, les infokioskes, les projections et la dizaine de concerts en soutien qui étaient prévus en avril/mai. L’Etat, gouvernement de gauche ou pas, brise les luttes et les solidarités. Comme d’habitude.

Les squats gênent le pouvoir et celui-ci a créé sur lyon une nouvelle race d’huissier qui se la joue bakeux et juge en même temps. En décembre dernier l’un d’eux s’était pris de l’eau sur la gueule alors qu’il essayait comme un manche de forer notre serrure, le même avait lâché à des amies/s squatteuses/eurs que « les anarcho-autonomes (!) du 7ème y font chier avec leurs conneries, je vais leur mettre cher et je vais fermer tous les squat de lyon ». Rien que ça. Toujours le même est venu avec son larbin d’associé nous expulser le sourire aux lèvres mercredi dernier.

Il n’a pas voulu nous donner son nom. Dommage pour lui on l’a eu quand même. Si vous voulez faire un petit coucou à Fabrice Develay et son associé Jean-Jacques Charley, vous pouvez facilement choper leur adresse sur internet. Vous pouvez aussi les appeler au 06 26 19 94 21 ou au 04 78 62 86 86, ou leur envoyer un mail à [email protected]
Vous pourrez par exemple le chambrer sur sa moto de faux bad boy du dimanche et son ridicule autocollant « thug life » (« vie de voyou » sic!) qu’il sait mettre en pratique puisque ce représentant de la loi a récemment fait de la gardav pour abus de confiance aggravé.

Cette chiure de poule de raclure de bidet d’huissier a choisi le camp des bourges et des puissants, nous pas. Il y a une guerre. L’Etat est là pour le rappeler à toutes/s celles et ceux qui ont choisi de ne pas se tenir tranquille.
Leurs descentes, expulsions, coups et menaces ne nous décourageront pas de continuer à lutter contre la propriété privée et le monde à gerber qui va avec, et ne nous empêcheront pas non plus de créer nos alternatives à cette société capitaliste de
merde.

Contre l’Etat, ses flics et ses huissiers, on garde la patate!

[Brésil] Résistance incendiaire et armée contre l’expulsion d’une favela en construction – Rio, 11 avril 2014

Brésil: violents affrontements lors de l’expulsion d’une favela en construction

La police a expulsé manu militari vendredi à Rio des milliers de personnes qui avaient commencé à construire une favela sur un terrain abandonné, à quelques kilomètres du stade Maracana, une action musclée qui a fait plusieurs blessés, selon les autorités.

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A l’aube, 1.650 policiers ont encerclé le terrain de 50.000 m2 où, depuis le 31 mars, environ 5.000 personnes s’affairaient à construire leurs baraques en bois, a constaté l’AFP.

Le bataillon de choc est entré en premier dans la favela baptisée «Telerj», du nom de l’immeuble désaffecté situé sur ce terrain vague. Les policiers annonçaient par haut-parleur que les habitants seraient relogés dans des abris municipaux.

La police exécutait un ordre judiciaire d’expulsion à la demande de l’entreprise de téléphonie Oi, propriétaire du terrain.

Certaines familles sont sorties dans le calme mais des dizaines de jeunes ont lancé des pierres et des bouteilles sur les forces de l’ordre qui ont réagi en tirant des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc.

Au cours des heurts, au moins 19 personnes ont été blessées – dont 12 policiers et trois enfants- selon la presse. Officiellement, sept blessés étaient signalés à la mi-journée.

Un mélange de rage et de désespoir animait les habitants, dont beaucoup criaient et pleuraient pour avoir perdu un logement en construction.

«Voilà ce qui se passe dans le pays de la Coupe du monde», répétaient-ils, à deux mois du coup d’envoi du Mondial au Brésil.

Plusieurs autobus qui passaient dans ce quartier d’Engenho Novo (zone nord de Rio) ont été incendiés ainsi que trois véhicules de chaînes de télévision et de stations de radio locales.

Une centaine d’occupants ont résisté pendant plusieurs heures, retranchés dans l’immeuble désaffecté de la Telerj, a constaté l’AFP.

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Le quotidien Globo a indiqué que des trafiquants de drogue présumés avaient tiré sur la police avec des armes à feu de favelas voisines.

Le secrétariat à la sécurité de Rio a indiqué que 21 personnes avaient été arrêtées, dont 10 qui ont profité du tumulte pour piller un supermarché. Ils ne faisaient pas partie des occupants de la favela.

Après l’expulsion des habitants, un bulldozer a procédé à la démolition des baraques.

Certains des nouveaux occupants vivaient dans la rue mais la plupart d’entre eux payaient dans d’autres favelas de la région un loyer jugé «abusif».

Ils assurent ne pas avoir bénéficié du grand programme social gouvernemental de construction de logements populaires «Ma maison, ma vie». Créé par l’ancien président Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010), il a été élargi par l’actuelle présidente Dilma Rousseff.

Des promoteurs du prochain mondial 2014 – AFP via liberation.fr, 11/04/2014 à 19h37

[Paris] Sous marin policier devant une maison occupée

Suite à la révolte de vendredi 14 février au centre de rétention de Vincennes, un feu d’artifice est tiré devant la prison pour étrangers. Deux détenus sont comdamnés à deux mois fermes, accusés d’avoir jeté une porte sur les flics et l’un d’eux à deux mois de sursis supplémentaires pour avoir refusé de donner son ADN. Deux autres personnes sont écroué-e-s, accusé-e-s d’avoir participé au feu d’artifice, puis d’avoir en garde à vue refusé de donner noms, empreintes, photos et adns aux flics. Mardi 25 février, une audience de remise en liberté s’est tenue pour ces dernier-e-s. Une vingtaine de compagnon-ne-s était présente pour apporter du soutien aux deux incarcéré-e-s. La juge a décidé de les faire sortir après 8 jours de taule et trois de garde à vue et dépôt avec le même contrôle judiciaire que leurs trois co-inculpé-e-s, interdiction d’entrer en contact et de quitter l’Ile-de-France. Dans l’après-midi certain-e-s compagnon-ne-s présent-e-s sont suivi-e-s plus ou moins ostensiblement. Dans le métro, le bus, dans la rue, parfois avec un appareil photo… un flic a même pris le taxi.

Dans la soirée, tandis que les deux fraîchement libéré-e-s sont à Fleury pour prendre leurs affaires, la surveillance est toujours plus visible. Une maison occupée, dans le 19 ème arrondissement de Paris est particulièrement ciblée. Déterminé-e-s, un groupe de personnes solidaires décide de ne pas laisser les flics faire leur sale boulot tranquiles, et poursuit l’un d’eux dans la rue. « Sale flic« , « tu le diras à tes collègues« , « Eh mais d’habitude quand on traite les gens de flics ils se retournent« , « police dégage », « remets jamais plus les pieds dans le quartier t’es grillé« .

Une partie du dispositif était apparente : Alors qu’à quelques rues de là, 5 ou 6 flics complotait, le groupe découvre une camionnette citroen jumpy blanc immatriculée 9420 XC 94, vingt mètres au dessus de la maison. Les vitres arrières sont voilées par une bache noire qui semble bouger, et des signes de présence émanent de la voiture lorsque le joyeux groupe s’approche. S’approchant encore, il entend disctinctement un son électronique en fonctionnement, laissant penser qu’à l’interieur de la voiture se trouve du matos d’écoute et d’enregistrement. Menaces, boucan dans le voisinage, secouage de voiture, le(s) flic(s) dedans a(ont) du avoir un petit coup de stress et deux de ses (leurs) collègues débarquent en courant, l’un monte dans la camionnette, l’autre dans une voiture garée plus haut et tous deux partent sans demander leur reste. Les semaines suivantes la surveillance n’a pas cessé ( filatures, contrôles d’identité impromptus… )

Qu’ils surveillent et répriment celles et ceux qui affichent de ne pas se plier aux lois et aux normes, qui décident d’apporter leur solidarité aux prisonnier-e-s mutin-e-s, qui refusent la résignation et se révoltent n’est pas étonnant.

Cela n’empêchera pas les révolté-e-s de se battre, ici et maintenant, pour la liberté !

Transmis par mail, 21 mars 2014