Archives pour la catégorie un bon flic est un flic mort

[Berlin] Attaques en série contre l’Etat et sa police

Tôt samedi 18 octobre 2014, plusieurs engins incendiaires ont été lancés contre le poste de police Direktion 6 sur la Bulgarische strasse dans le quartier Treptow. Il y aurait eu trois engins lancés au total, dont deux qui se sont allumés. La façade a été légèrement noircie. Malheureusement, plusieurs flics sont rapidement intervenus avec des extincteurs pour éteindre le départ de feu. Une enquête pour incendie criminel a été ouverte pour tenter d’identifier le ou les assaillants, qui se sont évaporés dans la nuit.

brandanschlag-polizeirevier_1413605286

La presse allemande rappelle également l’attaque aux molotovs du poste de police situé au 54 de la Sonnenallee dans le quartier de Neukölln début mai 2014.

Toujours dans la même période mais cette fois-ci au nord-ouest de la ville, un comico a été lui aussi canardé de molotovs. Un groupe informel avait revendiqué l’attaque.

**************************************************************************

Dans la nuit de mardi à mercredi 15 octobre, 17 fenêtres du poste de police municipale de la Juliusstrasse à Neukölln ont été fracassées à l’aide de pierres. Les flics ont compté 20 petits pavés jonchant le sol à proximité.

Le sénateur de la CDU chargé à leur sécurité, Franck Enckel, a en outre déclaré suite à ces multiples coups portés à l’autorité et aux forces répressives de l’Etat: « ce n’est malheureusement plus rare que des bâtiments publics, des pompiers et des postes de police municipaux soient attaqués. Ceux qui s’occupent à maintenir l’ordre et la sécurité sont à plusieurs reprises insultés, brimés, maltraités. […]. Ainsi au cours des dernières semaines, plusieurs voitures de police ont été attaquées à coups de pierres […]« 

 Un communiqué a été publié sur indymedia linksunten, intitulé Attaque du poste municipal – Pour plus de « terreur dans le quartier » (ceci en référence aux déclarations du sénateur Henckel au sujet du tumulte nocturne à Berlin qui résonne de plus en plus forts ces derniers temps dans les oreilles des gouvernants. Voici quelques extraits du communiqué ci-dessous:

[…] Il y avait besoin d’une troupe qui effectue le travail désagréable de discriminer les gens, d’intimider et faire glisser du vélo avec le motif d’infractions administratives.

Il y avait besoin d’aide pour leur permettre d’expulser des familles roms et tsiganes des quartiers du centre-ville, lorsqu’il s’agit de criminaliser, d’humilier et de réprimer.

En même temps, d’étendre la politique raciste au Parc Görlitz pour garder le gilet de la police berlinoise propre.

En même temps, de patrouiller dans un quartier comme Neukölln ou Wedding et d’expulser les gens, de sorte que la voie pour les prochaines phases de refoulement et de réévaluation soit libre.

Bien sûr, nous sommes contre le délire de l’ordre allemand (sic!) !

Car seulement l’idée de chaos laisse libre cours à la pensée, comme un changement radical dans la pensée et la vie des gens dans ce pays peut devenir possible ici. […]

Nous devons attaquer le modèle d’organe de répression et de sécurité, du délire d’ordre et la politique raciste du sénat partout où cela nous est possible.

C’est pourquoi nous avons provoqué un peu (plus) de « terreur dans le quartier » et dans la nuit de mardi fait tomber les vitres du poste de police municipal de la Juliusstrasse à Neuköln.

Solidarité avec tous ceux qui sont harcelés chaque jour par les flics ! […]

[Missouri, USA] Contre le retour à la paix sociale. Récit d’une semaine de révolte à Ferguson

Pendant une semaine à Ferguson

Ce qui a commencé comme un mouvement de protestation après 10 jours de mépris soutenu a fait quelques pas hésitants vers la révolte. La situation ici est encore fluide et mûre avec du potentiel. Localement, les gens sont surpris que des troubles similaires ne se soient pas déclenchés dans d’autres villes. Si elle venait à se propager, le périmètre ici s’élargirait probablement. Il est difficile de se faire une idée de la façon dont les gens en dehors de la région métropolitaine interprètent ce qui se passe ici. Ce qui suit sont quelques observations de résidents de St Louis et participants à la lutte qui pourrait donner une image plus claire de cette nouvelle réalité étrange.

Voitures, flingues et révolte en Amérique

West Florissant est la route principale qui traverse le comté de St-Louis et le nord de la ville. Une étendue d’un quart de mile de la route a été le lieu de rassemblement pour les manifestants. Juste à l’extérieur de ça, dans un parking de centre commercial, c’est la zone de transit commune pour la police (venant de la Ville, du comté, ainsi que des dizaines de petites communes), la Highway Patrol, et la garde nationale. La petite portion est le foyer de nombreux commerces pillés et brûlés (à des degrés divers) incluant la chaîne de magasins QT – qui est devenu un point de repère, de destination touristique, et un lieu de rassemblement pour les manifestants. Canfield Drive se croise avec cette zone de west florissant, une route qui mène aux subdivisions et complexe d’appartements où Mike Brown a été tué. La police craint de s’aventurer trop loin dans Canfield.

Les jours où la police permet au trafic de s’écouler, West Florissant devient encombré avec des véhicules, dont beaucoup sont blindées de passagers, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Les activités courantes comprennent la musique à fond, les crissements de pneus, narguer la police avec des insultes (« fuck the police », « Fuck 12″), à tourner en rond et les prendre en course, juste freiner à la dernière minute. Les gens sautent de voiture en voiture de manière festive, flirtant, chantant, buvant et fumant. Lorsque les lignes de police ferment la rue à chaque extrémité du secteur, les voitures affluent dans les rues latérales pour faire pareilles. Et quand les manifestants deviennent assez chahuteurs, les gens vont avec leurs voitures jusqu’aux magasins, les remplissent de biens pillés, et s’échappent à nouveau dans les quartiers.

fergus17bUn nombre important de manifestants sont armés. Dans les premiers jours, une tactique commune était de tirer des coups de feux en l’air pour effrayer les flics quand ils s’approchaient trop. Certains parlent ouvertement d’entrer en guerre avec la police et ne cachent pas le fait qu’ils en portent. Les derniers jours, des gens ont commencé à tirer sur la police. Malheureusement, les seules personnes touchées ont été jusqu’à présent une poignée de manifestants – certains d’entre eux avec des blessures potentiellement mortelles. Les gens commencent à plaider en faveur de plus de retenue avec les armes à feu et de mieux viser.

Les rebelles (et la police) n’ont aucune expérience dans une telle situation. Une révolte comme celle-ci n’a pas été vue en Amérique depuis les années 70. Les gens apprennent à fabriquer et à utiliser des cocktails Molotov, des barricades, des projectiles et faire des incendies, ainsi que quand et où il est logique d’attaquer. La coordination et la communication sont difficiles en dehors des moments d’émeutes. C’est peut-être parce qu’il n’y a pas d’endroit sûr et confortable pour se rassembler et échanger des idées. Le QT pourrait servir à cette fin, mais seulement aujourd’hui il a été entièrement clôturé. La deuxième nuit d’agitation a du impliquée une coordination exceptionnelle vu que des bandes ont brisé des magasins partout dans la région métropolitaine, remplissant leurs voitures avec toutes sortes de biens.

Répression, respectabilité, race, genre et écart générationnel

Les policiers sont pris dans une impasse et voient les limites de l’utilisation de la force. S’ils gardent leur distance avec les manifestants émeutiers, mais quand ils viennent en force ils poussent davantage de gens à venir dans les rues, ce qui conduit à plus d’émeutes. À ce stade, s’ils veulent écraser cela, ils n’ont qu’à condamner Darren Wilson (le policier qui a tiré Brown) d’assassinat. Mais les rouages ​​de la justice sont lents. En attendant, ils vont devoir travailler à diviser les manifestants. Dans leur désespoir, toutes les dichotomies déjà employées dans le passé sont utilisées – manifestant vs criminel, honnête vs opportuniste, résident vs étranger. Malheureusement, la police a une longue liste de complices prêts à faire le travail pour eux, la plupart d’entre eux sont pleinement conscients de ce qu’ils font. Du New Black Panther Party à la Nation of ‘Islam*. de HOT 104.1 à FOX News. De MORE à OBS. De Jesse Jackson à Al Sharpton**. De Nelly à Tef Poe (Po)***. De l’actuel maire de St Louis Slay au futur maire de St Louis français. Et la liste est longue.

Bien qu’elles peuvent réussir à la télévision, à la radio et sur les médias sociaux, ces grandes gueules n’ont pas eu autant de succès sur West Florissant (en dépit de leurs propres déclarations contraires), et cela doit leur faire une peur bleue. […]

Il y a toujours plus de manifestants noirs que blancs sur West Florissant, mais il semble y avoir plus de diversité vu que la lutte continue. Dès le début des commentaires en direction des manifestants blancs tels que « Pourquoi êtes-vous ici? » ont eu la réponse « mec, elle/il déteste la police aussi! » Maintenant, la présence de manifestants blancs est même plus noté comme « merci d’être ici ». Quelques sinistres groupes libéraux et de gauche tentent de répandre des histoires absurdes que des petits groupes d’agitateurs blancs (ou même des infiltrés du KKK!) incitent les manifestants noirs à aller à l’attaque. Les hypothèses racistes sous-jacentes sur la nature exploitable de manifestants noirs, qui est logique si on se rend compte que c’est exactement la façon dont des groupes comme Nation of Islam et le New Black Panther Party les considèrent. En retrait dans le monde réel, les manifestants blancs commencent tout juste à rattraper un peu en férocité leurs camarades noirs, qui sont assez grands pour prendre des décisions eux-mêmes.

FergusGoodCop7Les autorités ont engagé quelque chose en bon flic/mauvais flic en mettant Ron Johnson (un policier noir qui a grandi dans le comté du Nord) dans le commandement des opérations de police. Pendant la lumière du jour, lui et ses officiers enlèvent leur tenue anti-émeute et marchent aux côtés des manifestants. Cette astuce a marché sur les leaders de la contestation auto-proclamés qui travaillent ouvertement avec Johnson pour contrôler les foules.

Il existe d’innombrables appels de la Nation of Islam, le New Black Panther Party, et leurs semblables socialement conservateurs aux femmes à rentrer à la maison, pour les hommes noirs costauds à renforcer, et d’autres tentatives patriarcales qui divisent les manifestants. Lors des premiers jours, ces appels ont été accueillies avec une énorme résistance de la plupart des femmes noires. « Vas te faire foutre, retourne à l’église ». « Je suis ici depuis le premier jour ». « Ce sont nos enfants qui sont morts ». Le harcèlement constant semble avoir payé vue que moins de femmes sont dehors, surtout la nuit. Mais les femmes sont toujours à l’avant en narguant la police et se précipitant dans les magasins pour se servir.

Presque tous ceux qui cherchent à limiter les actions les plus conflictuelles et se déclarent dirigeants de la communauté ne sont pas plus de 40. Mis à part le fait d’arrêter physiquement des jeunes à agir, ils essaient de les ostraciser de la manifestation. Ces vieux sages peuvent se promener avec une aura d’autorité paternaliste, mais les jeunes ne sont pas dupes: « Je ne peux pas écouter ces vieilles têtes, qui disent ‘la même chose depuis des années » « Cette marche pacifique ne fonctionne pas, sans le pillage personne n’aurait porté attention à Mike Mike ». Pourtant, ils appellent en permanence pour les garçons à grandir et à être des hommes et les jeunes femmes à rentrer à la maison, parce que les rues ne sont pas sûres pour elles.

Paix et tranquillité

APTOPIX Police Shooting MissouriIl y a quelques indications comme quoi les groupes libéraux prennent leurs distances avec la ville de Ferguson. Ils commencent à organiser des rassemblements et la désobéissance civile à Clayton et dans le centre-ville de St Louis. Peut-être qu’ils renoncent à leur campagne visant à contrôler les éléments enragés. Peut-être qu’ils essayent de mettre un visage médiatique plus pacifique sur le mouvement. Peut-être qu’ils essayent de nouvelles stratégies pour obtenir justice. Seul le temps nous le dira.

La situation à Ferguson est effrayante. Il est facile de comprendre pourquoi certains, en particulier ceux qui vivent près de l’activité, veulent un retour à la normale: des balles, des gaz lacrymogènes, des canons sonores, des points de contrôle, du feu. Mais malgré tout cela, il y a un nombre important d’entre nous qui ne veulent pas d’un retour à la normale. Nous descendons le jour et la nuit sur West Florissant pour comprendre comment éviter ça. Pour nous, la lutte ne se limite pas à la justice pour Mike Brown et la condamnation d’un seul flic pour assassinat devant les tribunaux. Nous le faisons pour nous-mêmes, nos amis et famille, ainsi que pour Mike Brown. Nous avons déjà constaté ce système coupable – le racisme, la structure de classe, le gouvernement, la police. Lorsque la «paix» à laquelle vous êtes constamment invité à revenir ressemble à l’impuissance, l’humiliation, la pauvreté, l’ennui, et la violence, ça ne devrait pas être une surprise que beaucoup de personnes choisissent de se battre. Et pour être témoin de la férocité avec laquelle certains d’entre nous se battent, c’est presque comme si nous avions attendu ce moment nos vies entières. Il y a deux jours les gens se sont précipités au poste de commandement de la police forçant les autorités à faire appel à la garde nationale. Auparavant, cela aurait été impensable, mais il y a alors encore deux semaines seulement tout cela aurait été inimaginable.

Et alors nous trinquons un verre de gin pillé – un TOAST ! Que chacun puisse continuer à nous surprendre.

19 Août 2014

SourceAnti-State STL

Notes de traduction:

*Imitation de l’ancien parti mais avec des théories racialistes, antisémites, patriarcales, homophobes… Religieux qui tentent de dissuader, d’empêcher (parfois physiquement) tout acte radical contre l’ordre existant.

**Ces deux chefs auto-proclamés des droits civiques, respectivement politicien et haut-placé de l’église protestante depuis toujours

*** Deux rappeurs commerciaux (tous deux sont sous contrat chez universal), qui se sont récemment pointés au sein des cortèges à Ferguson en tant qu’agents de la pacification, comprendre par là un comportement de « grands frères » mais blindés de thunes…

Les précédents articles sur cette révolte: ici et

Des véhicules de police et de sécurité privée ont été sabotés à Bloomington et à Chapel Hill en solidarité avec la révolte à Ferguson – voir les communiqués de ces attaques (en fin d’article)

[Missouri, USA] Solidarité avec les émeutiers de Ferguson – 11, 12 et 14 août 2014

fergus_mikeDans l’après-midi du samedi 9 août 2014, un adolescent noir de 18 ans, Mike Brown dit « Mike Mike », a été assassiné par un flic du service de police de la ville de Ferguson, située à 12 miles environ au nord-ouest de la ville de S-Louis (Missouri, centre des Etats-Unis). Il a été abattu de plusieurs balles (6 dans le dos et 2 dans la tête)*. Des centaines de résidents se sont immédiatement rassemblés autour du lieu de l’assassinat, débordant sur la rue principale, W. Florissant, et en la bloquant partiellement. Des gens et proches en pleurs se sont rendus sur le lieu du meurtre et ont été accueillies avec des fusils d’assaut et des chiens policiers, tandis que la police fermaient l’accès à la ville en bloquant la rue principale (Florissant). La nuit suivante, le dimanche 10 août, une autre veillée aux chandelles a été appelée par la famille de Mike et des multiples garants de la paix sociale (paroisses diverses et associations, dont la NAACP**). Cet événement, qui a réuni plus d’un millier de personnes, a pris rapidement et naturellement une toute autre tournure. Les larmes de tristesse se sont transformées en actes de rage. Un résumé de récits d’anarchistes ayant participé à cette nuit de révolte :

fergus12Les manifestant-es se sont rassemblé-es dimanche soir dans une atmosphère pacifique et de peur, où des personnes ont défilé dans les rues et devant la police avec les mains en l’air (en référence avec l’attitude que Mike Brown a eu face aux flics). Mais peu de gens étaient calmes, et très rapidement des centaines de personnes ont convergé massivement en allant en direction des lignes de flics aux cris « assassins », « nique la police » (le nombre de participant-es oscillant entre 600 et 1000)… Quelques objets pleuvent sur les flics, des véhicules de police passent à travers la foule tout doucement mais la quatrième voiture est bloquée par des manifestant-e-s, qui montent sur le capot, donnent des coups de pieds sur la carrosserie: des vitres sont pétées, et des manifestant-es ouvrent de force une portière mais la voiture part brusquement avant que les flics à l’intérieur puissent y être extraits. Beaucoup de monde renonce à avoir peur.

Suite à ce réveil de la foule, la police bloque aux manifestant-es les accès sud et nord de la ville de Ferguson. Il se trouve que depuis l’avenue Ferguson, axe pris par la manifestation, de nombreuses petites rues vers l’est mènent à des entreprises, des magasins… La police, trop craintive de ce qu’il pouvait se passer et en infériorité numérique pour investir une zone résidentielle bouillonnante de colère, n’étaient pas en mesure de bloquer ces rues. Les gens, entendant parler de ce qui se passait, sont sortis dans le quartier commerciale à pied, en voitures et en motos tout au long de la nuit. Pour une fois, la géographie de cette foutue banlieue était de notre côté. Apparemment, un nombre incalculable de gens en colère ont pu rejoindre les émeutes en entrant par la protection d’un quartier résidentiel uni contre la police (qui elle ne pouvait pas entrer). 

FergusCagouleJ’ai continué à essayer d’encourager les gens à se couvrir le visage. Je dirais que pour dix personnes auxquelles je me suis adressé, neuf m’ont dit qu’elles en avaient rien à cirer et étaient fiers, mais beaucoup de gens se sont masqués. Certains commentaires ont été faits sur le fait que nous ressemblions à un groupe de ninjas. […]

ferguson-kmovEn passant à côté d’une camionnette des médias garée à côté de la route, j’ai entendu un homme dire derrière moi « Mec, j’aime pas ces putains de médias ». Et ensuite lui et ses amis ont couru et ont commencé à faire basculer le van. Plus tard, un autre van de la presse mainstream avait eu sa fenêtre brisée pendant la nuit

À un certain moment, quelqu’un a tiré quelques coups de feu de célébration en l’air. Plus tard les gens ont tiré sur l’hélicoptère de la police circulant au-dessus de nos têtes. […]

Une grande enseigne qui affichait les prix du gaz a été déchiré et tagué. D’autres graffitis que j’ai vu dans la rue: «Vengeons Mike Mike », « Nique la Police » « Tuons les flics » « Le seul bon flic est un flic mort », « les balances ont des points de suture » « oeil pour oeil rendons nos maîtres aveugles, » et « Mike Brown, c’est pour toi. »

FergusGoodCop7

L’énergie dans les rues était à la fois enragée et festive. Les gens partaient du centre commercial avec les bras chargés de cigarettes, de bières, de nourriture et transmettaient tout ça à leurs amis. Les gens ouvraient des bières et buvaient avec des amis dans une atmosphère chargée en cannabis, au milieu de la musique, des voitures qui crissaient leurs pneus….

Fergus4

Des gens ont arraché un distributeur automatique de billets de la zone commerciale, l’ont fracassé avec un marteau et obtenu l’argent à l’intérieur et d’autres personnes sont repartis avec. Les billets de la loterie ont été jetés en l’air en chantant « Faites en pleuvoir! »

Le DAB en question....

Le DAB en question….

Le marchand de viande « Sam »et le magasin de vins et spiritueux sont les autres endroits, d’après ce que tout le monde dit, à avoir appelé la police contre « Mike Mike ». Des dizaines de gamins de douze ans ont commencé le pillage de ces commerces. Les gens ont couru et fait des va-et-vient à travers les portes défoncées et débloquées des commerces durant des heures. Les gens ont sorti des couches pour bébés, de la nourriture, et pleins d’autres trucs dont nous avons tou-te-s besoin pour survivre- pour ne pas mentionner l’alcool, les cigarillos et d’autres choses pour se faire plaisir et faire la fête. Une petite fille de dix ans qui passait par là et portant un grand sac plein de nourriture a dit: « on va bien manger à l’école demain ». L’enseigne de Sams a été tagué avec un « Nique les balances ».

APTOPIX Police Shooting Missouri

De nombreux policiers se pressaient sur le côté sud de la rue probablement pour essayer de garder les gens dans les chaînes de gros magasins (notamment dans le centre commercial Northland), mais en vain. En coupant à travers les quartiers résidentiels, les petits groupes de personnes ont cassé les fenêtres des magasins Walmart et Foot Locker, puis ont pris ce qu’ils voulaient. Marcher à travers les quartiers, les gens couraient dans la rue avec des piles de chaussures; des boîtes à chaussures vides jonchaient les rues.

Les gens n’arrêtaient pas les émeutes et les pillages pendant une longue période. Il a même étendu à des endroits pas directement dans la zone, y compris les magasins d’accessoires de beauté, magasins d’accessoires automobiles et au moins une banque. […] Tout ce que nous avions à faire était de prendre ce que nous voulions. […]

A QuikTrip convenience store burns during a night of rioting in Ferguson, Missouri

Après le pillage, l’incendie….

Fergus5

Malgré l’intervention rapide des pompiers

Fergus2

Les une après les autres, les bennes à ordures derrière les entreprises brisées ont été incendiées. A un moment, j’ai pu voir cinq de ces incendies et la fumée qui s’en échappaient de loin. Plus tard, le commerce QT a été incendié et totalement détruit, et une énorme fumée s’échappait dans l’air et il était difficile de respirer. Finalement, vu que la présence policière augmentait et que des porcs provenant d’autres municipalités arrivaient, les lignes de flics anti-émeutes ont commencé à déplacer lentement leurs lignes vers l’avant, malgré le fait d’être la cible de jets de pierres et de bouteilles, au milieu de cris de rage des gens dans les rues.

Tout au long de la soirée, la destruction qui a lieu dans le quartier commerçant est contrastée par un calme étonnant dans les zones résidentielles. Les gens se sont déplacées vers les zones commerciales… Les gens n’étaient pas dans leur putain de quartier, ils ont attaqué les entreprises qui pratiquent la délation à leur encontre, les emploient dans des tâches sans intérêts, s’accaparent les ressources dont ils ont besoin pour vivre et profiter de la vie.

De même, la destruction infligée à ces entreprises a été réalisée en l’absence totale de violence entre les manifestant-es. Les tensions entre les gens sont restés verbales, avec parfois des mots dures échangés, mais l’absence de violence entre les gens contredit les mythes de «manifestants violents»…. 

C’est là que notre histoire se termine, mais cela ne nous fait pas dire que c’est la fin. Les habitant-es de Ferguson ont été debout toute la nuit: en fêtant, se vengeant contre les flics et le monde dans lequel ils ont été exclus, obtenant la merde dont ils ont besoin pour survivre, détruisant la merde des gens riches pour le plaisir, se racontant des histoires …

Fergus9

le gérant du magasin d’accessoires automobiles compte ses pertes (vitres pétées et marchandise expropriée)

resto rapide 'Taco Bell', avec vitres cassées et contenus pillés

la visite dans le resto rapide ‘Taco Bell’ a laissé des traces…

Il y aurait eu lors de cette soirée d’émeutes entre 30 et 40 interpellations. Il y aurait plus d’une vingtaine d’entreprises et commerces prises pour cibles (vitres pétées, pillages et incendies all inclusive), voitures dégradées et deux keufs blessés. 

Tôt lundi 11 août, un poste de police de Philadelphie a été tagué en solidarité avec les émeutiers de Ferguson et toutes les personnes qui ne se résignent pas face à la terreur capitaliste et étatique.

Rien que cet été, plusieurs personnes ont perdu la vie suite à une intervention policière. Comme ce jeune qui n’avait pas la thune pour se déplacer dans Seattle et qui a eu le malheur de croiser ces brutes en uniforme.

Dans la soirée de lundi 11 août au sud de Los Angeles, soit deux jours après l’assassinat de Mike Brown, un homme de 24 ans a été tué par les flics. Après que la police se soit rendue à l’intersection West 65th Street et South Broadway où a eu lieu un peu plus tôt une fusillade, elle a arrêté par balles la vie d’Ezell Ford. Il est mort de ses blessures à l’hôpital. La routine médiatique et raciste consiste à savoir « si ce jeune noir faisait partie d’un gang » tout en vomissant leurs ignominies (comme quoi il était « mentalement attardé »). Ce que l’on sait surtout, c’est que les porcs ont refusé de dire où avait été hospitalisé Ezell. D’après la mère, Ezell était couché au sol quand les agents de police lui ont tiré trois balles dans le corps.

______________________________________________________________________________

Lundi 11 août 2014, les manifs se sont poursuivies dans le secteur. Des centaines de personnes se sont rassemblées à proximité du magasin d’alimentation générale de la chaîne QuickTrip, pillé et incendié la veille. Les flics étaient davantage déployés dans les environs et ont tiré des des coups de flashball et de grenades lacrymo après avoir entendu des coups de feu émanant de la foule. Malgré les appels au calme de la famille de Mike Brown et à la condamnations des événements de la veille par des ennemis de classe du NAACP** et d’autres associations (qui font parler le mort afin d’imposer une paix criminelle, en affirmant que « Mike n’aurait jamais souhaité des émeutes et des pillages… »), une partie des contestataires ont attaqué les flics à coups de pierres et de bouteilles. Les affrontements ont débuté lorsque la police a lancé des appels à la dispersion au mégaphone. Selon les portes-parole de la police, 12 à 15 arrestations ont eu lieu. 

Alors que dans un premier temps la police de la ville avait déclaré faire la transparence en public en annonçant publiquement l’identité du flic, ce mardi après-midi (12/08/2014), elle vient de faire machine arrière en affirmant à travers les médias que l’agent en question était l’objet depuis quelques jours de menaces de mort sur les réseaux sociaux (comme si c’était une surprise), et donc que son nom ne sera pas publié. 

Mercredi 13 août 2014. Les manifestants-es ne se sont pas laissés terroriser par le déploiement incalculable de flics en tous genres, plaçant la ville de Ferguson en état de siège. Des robocops surarmés dans et devant leurs camions blindés sillonnaient la ville, pointant les protestataires avec leurs fusils, procédant à de nombreuses fouilles juste après le meurtre de Mike Brown. Le chef de police avait prié les organisateurs des manifs d’appeler à la dispersion avant la nuit tombée par crainte d’émeutes… Mais en vain. La rage a pris le dessus de tous ces divers appels au calme, qu’ils viennent de la part des religieux ou des travailleurs sociaux. Lors de cette nuit du 13 au 14/08, la cible principale était la police (contrairement à la première nuit où les attaques visaient principalement les commerces et grandes surfaces, banques, etc…): des pierres, bouteilles et cocktails molotov ont été balancés sur les lignes de police suite à la tentative des autorités de disperser les manifestant-es par des tirs de grenades lacrymo, bombes fumigènes et tirs de balles en caoutchouc. (une vidéo de la bataille urbaine est visible ici). D’après le chef de police du comté, Jon Belmar, il y aurait eu une vingtaine de véhicules de police vandalisés. Les médias ont rapporté une dizaine d’interpellations. Plus tard, des dizaines de manifestant-es se sont rassemblé-e-s devant le commissariat pour exiger la libération des personnes arrêtées. Une centaine de flics protégeait le bâtiment.

fergus4th-24

fergus4th-1 fergus4th-5 fergus4th-25

Sources:

Notes

*Mike était avec une autre personne, Dorian Johnson, quand il a croisé la police; il en fait un rapide compte-rendu: le porc, qui était dans son véhicule, leur a sommé de marcher sur le trottoir et non pas sur la route… Les deux copains ont continué leur chemin et l’agent de l’ordre s’est excité, a failli les écraser avec son véhicule sérigraphié police. Mike s’est fait choper par le flic au niveau du coup qui tentait de le mettre dans la voiture. L’officier a alors sorti son arme et a dit: «Je vais te tirer dessus», ou «Je vais tirer», a dit Johnson. Lorsque l’agent a ouvert le feu, Mike Brown a été touché, a déclaré Johnson qui s’est caché derrière une voiture. Mike continua de courir, tout en étant pourchassé par l’officier qui lui a de nouveau tiré dessus. Lorsque Brown a senti le coup de feu, il s’est retourné, a mis ses mains en l’air et a commencé à s’aplatir sur le sol. L’agent tirait toujours, a témoigné Dorian Johnson.

Comme dit plus haut dans le texte, une autre version est aussi sorti: la direction du magasin de la chaîne QuickTrip a appelé la police pour arrêter Mike, le soupçonnant de vol. Lors de cette nuit de révolte, ce même restaurant a fait les frais de cette délation en étant pillé puis incendié par les émeutiers. 

** Le NAACP, « association nationale pour la promotion des gens de couleur » en français, a été créée au début du XXè sc. par des notables afro-américains. Cette association se place aux côtés des familles des victimes lors des procès afin de réclamer justice, avec cette illusion répandue au sein des manifs qu’il faudrait faire confiance à cette société esclavagiste qui tue et affame les pauvres et indésirables (noir-es qui plus est).

Aux Etats-Unis, les dernières grosses révoltes ont eu lieu l’été dernier en réaction à l’acquittement du vigile privée, G. Zimmerman, qui avait tué un an auparavant un jeune noir.

Voir aussi la rage qui s’est exprimée dans les rues (malgré la volonté affichée des organisateurs de jouer les pompiers de la révolte) suite à l’assassinat d’un jeune noir par la police à Brooklyn (NYC) en mars 2013

[La Seyne-s/-Mer, 83] Nique la police – Quartier Berthe, soirée du 26 juin 2013

Des policiers attaqués à La Seyne-sur-Mer

Un équipage de police a violemment été pris à partie au cours d’une intervention à La Seyne-sur-Mer, a-t-on appris ce jeudi soir. Les faits se sont déroulés dans la soirée de mercredi dans le quartier Berthe, classé en zone de sécurité prioritaire (ZSP).

7661b55b51ab2e4095d741e165f5f911

Le pare-brise d’un véhicule de police pris d’assaut a été littéralement « troué » par les assaillants

« Les trois collègues intervenaient sur un véhicule en feu quand une dizaine de jeunes leur ont sauté dessus« , relate une source policière. « Ils ont été caillassés« , les assaillants « sont montés sur le capot« , ajoute la même source. Et de qualifier cet événement de « guet-apens« , en référence à un piège tendu la veille à des policiers à Toulon.

Des patrouilles de la brigade anticriminalité (Bac) et de la brigade de surveillance du territoire (BST) ont été dépêchés sur place pour ramener le calme. La voiture des policiers attaqués a été ramenés au commissariat avec un trou dans la lunette arrière.

Leur presse de l’ordre – VarMatin.com, 27/06/2013 à 22h41

[Partout au Brésil] Ce n’est que le début d’un été ‘chaud’ …

Brésil : affrontements entre manifestants et policiers près du stade de Fortaleza

INTERNATIONAL – Au moins deux manifestants ont été blessés dans des nouvelles échauffourées près du stade de Fortaleza (nord du pays) en marge de la rencontre Brésil-Mexique mercredi soir.

 Tension à son comble près du stade Fortaleza avant le match Brésil-Mexique de la Coupe des Confédérations. Des heurts ont éclaté entre policiers et manifestants faisant au moins deux blessés. 15.000 protestataires, selon la police fédérale, s’étaient réunis près de la route d’accès menant au stade Castelao […]

Les manifestants près du stade Castelao. (AFP)

Les manifestants près du stade Castelao. (AFP)

Heurts entre policiers et manifestants à proximité du stade Castelao, à Fortaleza, au nord-est du Brésil, le 19 juin 2013. (AFP PHOTO / VANDERLEI ALMEIDA)

Heurts entre policiers et manifestants à proximité du stade Castelao, à Fortaleza, au nord-est du Brésil, le 19 juin 2013. (AFP PHOTO / VANDERLEI ALMEIDA)

Leur presse – agences, 19/06/2013

Quelques extraits de leur presse (agences):

A Sao Paulo:

Quelque 50.000 Brésiliens ont de nouveau manifesté mardi 18 juin à Sao Paulo […]

Un groupe de manifestants a mis le feu à un camion de transmission de la chaîne de TV Record, à une cabine de police et à une agence bancaire situés près de la mairie.

Auparavant ils avaient tenté de forcer l’entrée de la mairie mais les police les a repoussés avec quelques tirs de gaz lacrymogènes.

Des boutiques ont été saccagées et pillées et la façade récemment restaurée de l’Opéra a été taguée.

Mercredi, des manifestants bloquaient de nouveau des avenues à Sao Paulo (sud) […]

mardi 18/06:

Dans une trentaine de villes plus petites, des manifestations avaient lieu également, comme à Sao Gonçalo près de Rio avec 5.000 personnes, ou à Juazeiro do Norte (nord-est) où 8.000 manifestants empêchaient le maire de la ville de sortir d’une agence bancaire, mais aussi à Manaus et Florianopolis.

6.000 policiers supplémentaires dans les six villes hôtes de la Coupe des Confédérations

Le ministère de la Justice a annoncé mercredi l’envoi de policiers d’élite de la Force nationale dans les six villes hôtes de la Coupe des Confédérations : Fortaleza, Rio de Janeiro, Salvador de Bahia, Belo Horizonte, Recife et Brasilia.

Ce corps de police assure le maintien de l’ordre dans chaque Etat en cas de conflits sociaux ou dans des situations exceptionnelles mais il a « un rôle de conciliation, de médiation et non de répression », a précisé le ministère de la Justice dans un communiqué.

Des membres de cette force d’élite caparaçonnés à la Robocop étaient déjà intervenus dimanche à Rio de Janeiro, pendant le match Mexique-Italie, pour disperser à coup de balles de caoutchouc et de gaz lacrymogène les personnes qui manifestaient aux abords du stade.

La mairie de Fortaleza a décrété mercredi jour férié dans la ville pour réduire la circulation et éviter les embouteillages et 6.000 policiers supplémentaires de l’Etat du Ceara ont été dépêchés dans cette agglomération, qui est sa capitale. La municipalité recommande aux supporteurs de prendre les transports en commun, des bus gratuits les conduiront jusqu’au stade.

NouvelObs.com, 19/06/2013 à 08h15

Lundi 17 juin, la colère contre la hausse des tarifs de transports s’est transformée en révolte généralisée contre les violences policières et le capitalisme, notamment à Rio de Janeiro. Les flics ont été dégagés à plusieurs reprises (comme on peut le voir dans cette vidéo), des DAB de banques ont été défoncés (photo ci-dessous)…

Une manifestante aspergée de gaz poivre par un membre de la police militaire, à Rio de Janeiro, le 17 juin. (Victor R. Caivano-AP/SIPA)

Une manifestante aspergée de gaz poivre par un membre de la police militaire, à Rio de Janeiro, le 17 juin. (Victor R. Caivano-AP/SIPA)

Un flic agonisant à Rio le 17 juin 2013

Un flic agonisant à Rio le 17 juin 2013

Un Manifestant AyantReçu Une Balle Dans La Jambe A Rio (17/06/2013)

Un Manifestant AyantReçu Une Balle Dans La Jambe A Rio (17/06/2013)

Une voiture incendiée par les manifestants, en face du parlement de l'Etat de Rio de Janeiro, le 17 juin (AFP PHOTO PABLO PORCIUNCULA)

Une voiture incendiée par les manifestants, en face du parlement de l’Etat de Rio de Janeiro, le 17 juin (AFP PHOTO PABLO PORCIUNCULA)

Des distributeurs automatiques de billets saccagés à Rio de Janeiro, le 17 juin (AFP PHOTO CHRISTOPHE SIMON)

Des distributeurs automatiques de billets saccagés à Rio de Janeiro, le 17 juin (AFP PHOTO CHRISTOPHE SIMON)

[Turquie] Sur les occupations et la révolte en cours (du 4 au 9 juin 2013)

Ce qu’il se passe ce dimanche 9 juin 2013 en Turquie…

  • 14h17 [Adana] Des partisans de l’AKP attaquent les manifestants avec le slogan » Nous sommes les soldats de Tayyip » dans le quartier de Akkapı. Les habitants de différents quartier d’Adana se rendent à Akkapı pour aider les personnes attaquées.
  • 13h54: [Mersin] Chaque seconde, la foule à Mersin est en augmentation. Au dernier décompte, il ya au moins 3.000 manifestants. La police a tiré avec des armes à feu sur les manifestations. Les manifestants ont veillé à ce que la police baissent leurs armes. La manifestation se poursuit.
  • 13h38: [Mersin] Environ 2.000 personnes ont défilé devant le Lycée Tevfik Siri Gur à Mersin, qui devraient être démolis. Tayyip Erdoğan ne peut pas aller dans le centre-ville.

Le fil-infos de la situation (en plusieurs langues, dont en français) partout à travers la Turquiegezipark.nadir.org

Nouvelle dispersion violente d’une manifestation en Turquie

 La police turque a tiré des gaz lacrymogènes et fait usage de canons à eau, samedi 8 juin, dans la soirée, pour disperser une manifestation de plusieurs milliers de personnes dans le centre d’Ankara, au neuvième jour d’un mouvement de contestation visant le régime islamo-conservateur.

Manifestation à Ankara, le 8 juin. | AFP/ADEM ALTAN

Manifestation à Ankara, le 8 juin. | AFP/ADEM ALTAN

Des centaines de policiers anti-émeutes ont abondamment utilisé le gaz pour déloger les protestataires sur la place centrale de Kizilay, théâtre de manifestations anti-gouvernementales depuis plus d’une semaine. Les forces de l’ordre ont poursuivi des protestataires qui se sont enfuis dans les ruelles voisines de cette place, centre névralgique de la capitale turque. Plusieurs personnes ont été blessées, selon les chaînes de télévision.

ISTANBUL PRÊTE À DES CONCESSIONS SUR LE PROJET URBAIN

Un peu plus tôt dans la journée, le maire d’Istanbul, Kadir Topbas, s’est dit prêt àrenoncer à certaines parties du projet d’aménagement de la place Taksim, à l’origine de la fronde qui vise depuis plus d’une semaine le premier ministre, Recep Tayyip Erdogan. « Nous ne pensons absolument pas à construire un centre commercial là-bas, ni un hôtel, ni des logements », a déclaré M. Topbas, évoquant l’hypothèse d’un « musée municipal » ou encore d’un « centre d’exposition »

Le maire a en revanche confirmé l’intention des autorités de reconstruire à la place du parc Gezi, qui jouxte la place Taksim, l’ancienne caserne ottomane détruite dans les années 1940. « Le projet de reconstruction de cette caserne faisait partie de nos promesses électorales, le peuple nous a donné le droit de le faire », a expliqué M. Topbas. « Nous avons certainement des défauts, mais nous pouvons résoudre tout ça par le dialogue », a-t-il assuré.

Le projet prévoit de raser les 600 arbres du parc Gezi pour reconstruire cette caserne militaire, où les autorités avaient évoqué l’hypothèse d’installer un centre commercial ou des logements.

« AUCUNE RÉPONSE »

Des jeunes militants squattent au parc Gezi à Istanbul, le 8 juin. | AFP/ARIS MESSINIS

Des jeunes militants squattent au parc Gezi à Istanbul, le 8 juin. | AFP/ARIS MESSINIS

Le collectif des opposants au projet de réaménagement de la place a rejeté l’offre de dialogue du maire. « Dès que Erdogan a annoncé ses plans pour rénover Taksim, nous avons porté l’affaire devant la justice. Ils ont continué sans attendrela décision de la justice », a déploré une de leurs porte-parole, Mucella Yapici.

Un tribunal administratif d’Istanbul a suspendu le 31 mai le projet contesté de reconstruction de la caserne militaire. La liste de revendications remise par le collectif mercredi au vice-Premier ministre, Bülent Arinç, n’a pour l’heure reçu« aucune réponse », a ajouté Mme Yapici. Les opposants avaient notamment exigé le renvoi des responsables de la police de plusieurs grandes villes du pays, la libération des personnes interpellées et l’abandon du projet de réaménagement de Taksim.

L’intervention violente de la police au matin du 31 mai pour déloger des manifestants qui occupaient le parc Gezi avait provoqué des affrontements qui se sont, depuis, transformés en un vaste mouvement de contestation dirigé contre le gouvernement islamo-conservateur, le plus sérieux depuis son arrivée au pouvoir, en 2002.

Leur presse – LeMonde.fr (avec AFP), 09/06/2013 à 00h21

Vidéo d’Euronews (datant du 09/06/2013) des affrontements nocturne dans la capitale turque Ankara:

VOIR LA VIDEO

VOIR LA VIDEO

De nombreuses vidéos sur les affrontements à Ankara et à Istanbul dans la nuit du 8 au 9/06http://berthoalain.com/2013/06/09/affrontements-a-istanbul-et-ankara-8-juin-2013-les-videos/

Quelques brèves de ces derniers jours

Sources: mass medias (rt.com; 972mag.com…)

  • Dimanche 9 juin 2013:

On apprend (et on s’en réjouit!) que six policiers se sont suicidés depuis le début du mouvement enclenché fin mai. Les syndicats de policiers se plaignent également de leurs mauvaises conditions de travail…

  • Samedi 8 juin 2013:

Plus de 10.000 manifestant.e.s se sont rassemblé.e.s au centre-ville d’Ankara: la manifestation a été écourtée par « une intervention soudaine et inattendue » de la police turque. La répression a été brutale, les flics ont gazé et utilisé des canons à eau en continu, arrêtant des personnes au hasard.

La foule a alors riposté en lançant des feux d’artifice et des pierres sur la police. De nombreuses barricades ont été montées à travers les rues.

Une vidéo des affrontements de la nuit du 8 au 9 juin à Ankara:

VOIR LA VIDEO

VOIR LA VIDEO

Du côté d’Istanbul, la place Taksim est toujours occupée. Des milliers de personnes ont pris la rue et le parc Gazi est rempli de tentes:

Parc Gazi (Taksim), matinée du 8 juin 2013

Parc Gazi (Taksim), matinée du 8 juin 2013

Des affrontements ont éclaté entre la police et les manifestants pendant la nuit du 7 au 8/06 à Gazi (Istanbul). La police aurait utilisé des gaz lacrymogènes et des canons à eau contre un groupe de 5.000 manifestants qui avaient monté des barricades sur les routes. Les manifestant.e.s ont riposté avec des feux d’artifice et des lances-pierres.

  • Jeudi 6 & vendredi 7 juin 2013:

L’occupation du parc Gazi continue: de nombreuses personnes ramènent de la nourriture sur le campement, les barricades sont reconstruites en permanence, la place Taksim est toujours l’épicentre de la révolte, où les gens continuent à se rencontrer et s’organiser. Par ailleurs, le premier ministre Erdogan réaffirme sa politique intransigeante à l’égard des barricadiers et vandales lors d’un de ces discours.

Militant LGBT présent à proximité de la place Taksim à Istanbul le 7 juin 2013

Militant LGBT présent à proximité de la place Taksim à Istanbul le 7 juin 2013

Un policier turc a été déclaré mort en début d’après-midi après avoir fait une chute d’un pont de 5 mètres de haut alors qu’il poursuivait des manifestant.e.s dans la province d’Adana (dans le sud du pays).

Les autorités turques ont libéré 33 utilisateurs de Twitter qui avaient été arrêtés à Izmir mercredi (05/06/2013), comme le rapporte Al Jazeera. La libération est intervenue quelques heures avant le retour du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan d’un voyage à l’étranger.

Manifestant.e.s passant vers le stade de Besiktas (Istanbul), le 6 juin 2013

Manifestant.e.s passant vers le stade de Besiktas (Istanbul), le 6 juin 2013

Barricade en construction sur une route entre le stade de Besiktas et la place Taksim, Istanbul, dans la matinée du 6 juin 2013

Barricade en construction sur une route entre le stade de Besiktas et la place Taksim, Istanbul, dans la matinée du 6 juin 2013

Entre le stade de Besiktas et Taksim, 6 juin 2013

Entre le stade de Besiktas et Taksim, 6 juin 2013

Repas populaire au parc Gazi (Istanbul, 6 juin 2013)

Repas populaire au parc Gazi (Istanbul, 6 juin 2013)

  • Mercredi 5 juin 2013:

Au sixième jour de la révolte en Turquie, le militant Ethem Sarısülük est mort des suites de blessures à la tête subies lors d’affrontements dans la ville d’Ankara (capitale du pays), ce qui en fait le troisième décès à ce jour.

Au cours de la journée de mercredi, les autorités turques ont continué à cibler les médias sociaux, arrêtant au moins 25 personnes et en les accusant d’utiliser Twitter pour « incitation à la haine publique et à l’animosité. » Des réseaux gouvernementaux ont été piratés par des hacktivistes en soutien aux manifestants.

A Ankara, de nombreux affrontements entre manifestant.e.s et forces de l’ordre se sont déroulés à différents endroits de la capitale:

A protester is hit in the face by police during clashes during an anti-government demonstration near square, Ankara on June 5, 2013.

Un manifestant frappé au visage par la police lors d’une manifestation à côté de la place Kizilay à Ankara, 5 juin 2013

Turkish policemen use a water canon against protesters during an anti-government demonstration, near Kizilay Square, Ankara on June 5, 2013.

Turkish policemen use a water canon against protesters during an anti-government demonstration, near Kizilay Square, Ankara on June 5, 2013.

Voiture de police visible à travers un panneau publicitaire cassé lors d'une manifestation nocturne à Ankara, en Turquie, le 5 mai 2013.

Véhicule de police visible à travers un panneau publicitaire cassé lors d’une manifestation nocturne à Ankara, en Turquie, le 5 mai 2013.

Turkish policemen arrest protesters during clashes following an anti-government demonstration near Kizilay Square, Ankara on June 5, 2013.

Turkish policemen arrest protesters during clashes following an anti-government demonstration near Kizilay Square, Ankara on June 5, 2013.

Youth-shoots-a-sling-shot-during-clashes-with-Turkish-police-following-an-anti-government-demonstration-near-Kizilay-square-Ankara-on-June-5-2013..jpg

Un manifestant attaque la police au lance-pierres près de la place ‘Kizilay’ à Ankara, 06/06/2013

  • Mardi 4 juin 2013:

Seize personnes ont été mises en garde à vue pour « incitation au désordre et pour avoir appelé à participer aux manifestations en cours » sur Twitter après des descentes de la police sur trente-huit logements, selon quotidien turc Radikal.

13h35 GMT: Des centaines de manifestants commencent à affluer de nouveau à la place Taksim à Istanbul.

A Turkish demonstrator raises his hands during a protest held in front of the Prime Minister's office in central Ankara on June 4, 2013 (AFP Photo-Marco Longari)

A Turkish demonstrator raises his hands during a protest held in front of the Prime Minister’s office in central Ankara on June 4, 2013 (AFP Photo-Marco Longari)

13h14 GMT: des manifestants turcs ont empêché un homme qui tentait d’attaquer un fourgon de police lors d’une manifestation tenue devant le bureau du Premier ministre dans le centre d’Ankara, a rapporté l’AFP.

Très tôt dans la matinée, on apprenait que 4 sites du gouvernement turc ont été piratés par des hacktivistes: parmi ceux visés, on compte celui celui du ministère des Affaires religieuses, ainsi que ceux du tourisme et du développement durable

Par ailleurs, des appels à la grève ont été lancés par la KESK (Confédération des Syndicats de travailleurs du secteur public), qui compte 240,000 adhérent.e.s.

Les affrontements avec la police sont sporadiques à Taksim, les résidents d’Istanbul installent des hôpitaux de fortune dans le quartier de Besiktas afin de soigner les nombreux blessés.

En savoir plus à propos de cette révolte en cours contre le pouvoir turc et ses projets d’urbanisation:

  1. Le début des affrontements lors de l’opération policière d’expulsion de la place Taksim (Istanbul) fin mai 
  2. Historique de la lutte contre les projet d’urbanisation à Taksim & récits des événements à Istanbul (contre-info)
  3. La révolte (du 1er au 3 juin 2013) qui s’étend à travers le pays
  4. Récits depuis les rues & places d’Istanbul et de Turquie (contre-info du 1er au 3 juin)

 

[Chili] Emeute en marge de la manif à l’occasion de la journée internationale de la femme – Santiago, 8 mars 2013

Lors de la journée internationale de la femme, vendredi 8 mars 2013, une manifestation à l’appel du syndicat des travailleurs (CUT) a déambulé dans Santiago, rassemblant plus d’un millier de personnes.

En marge de la manifestation autorisée, le colonel des carabiniers et directeur de la préfecture centrale de Santiago, Victor Tapia, s’est fait sauvagement agressé par un groupe d’encapuchados armé.e.s de couteaux et autres objets tranchants.

lesio2n_205149

Suite à cette agression, plus de 200 policiers sont intervenus et la situation est partie en émeute: des barricades enflammées ont érigées dans les rues du centre, des magasins ont été pillés, une banque à proximité de l’université catholique a été saccagée (et selon les médias chiliens, « les assaillants ont tenté de la piller »). Des affrontements violents se sont déroulés à l’intersection de l’ave. Alameda et l’ave. du Portugal, où les encapuchados ont canardé les flics de cocktails molotov, qui ont répondu par des canons à eau et des jets de lacrymos.

IMG_7641-630x4331

A la fin de la journée, au moins 20 personnes ont été arrêtées selon la police de Santiago.

file_20130308234710

[youtube=http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=g5wnLSG41Ow]

Traduit à partir de leur presse (emol.cl, biobiochile.cl…) via Anthropologie du présent, 13/03/2013

[Belgique] Tags, stickers et affiches anarchistes – Bruxelles, 21 février 2013

Expressions anarchistes à St-Gilles (Bruxelles), 21/02/2013:Ressources de la guerre sociale (Bibliothèque/Médiathèque)

Ressources de la guerre sociale (Bibliothèque/Médiathèque)

AntiKeufs

Vive la fraude !!

Vive la fraude !!

"y'a tellement de maisons vides! On nettoie, on retape puis on s'installe. Y'en a qui appelle ça un squat, on appelle ça chez nous" Bert, Inge, Yvan, Fati...

« y’a tellement de maisons vides! On nettoie, on retape puis on s’installe. Y’en a qui appelle ça un squat, on appelle ça chez nous » Bert, Inge, Yvan, Fati…

"Quand j'ai plus un rond sur le parking, y a toujours une solution: un peu de colle forte dans la fente et c'est gratuit pour tout le monde!" Paul, 41 ans

« Quand j’ai plus un rond sur le parking, y a toujours une solution: un peu de colle forte dans la fente et c’est gratuit pour tout le monde! » Paul, 41 ans

LiberT1 LiberT2 LiberT3 LiberT4

Cliquer pour agrandir l'affiche

Cliquer pour agrandir l’affiche

Cliquer pour agrandir l'affiche

Cliquer pour agrandir l’affiche

Sur l'école Sainte-Marie à St-Gilles

Sur l’école Sainte-Marie à St-Gilles

Prison4 Prison5

NoBorder

[Argenteuil] Meurtre d’Ali Ziri : la police assassine et la justice blanchit – 28 février 2013

Argenteuil : les policiers blanchis dans l’affaire Ali Ziri

Le dossier Ali Ziri est pratiquement refermé. La cour d’appel de Versailles a confirmé jeudi le non-lieu prononcé par le juge d’instruction le 15 octobre dernier. Le magistrat instructeur avait estimé qu’aucune charge ne pouvait être retenue à l’encontre des policiers d’Argenteuil mis en cause par les proches du retraité, décédé le 11 juin 2009 à sa sortie de garde à vue.

 Argenteuil (Val d'Oise), le 10 juin 2012. Le collectif justice et verite avait organisé, comme chaque année, une manifestation en mémoire d'Ali Ziri, trois ans jour pour jour apres l'arrestation qui avait conduit à sa mort.  | LP / Sarah Nafti

Argenteuil (Val d’Oise), le 10 juin 2012. Le collectif justice et verite avait organisé, comme chaque année, une manifestation en mémoire d’Ali Ziri, trois ans jour pour jour apres l’arrestation qui avait conduit à sa mort. | LP / Sarah Nafti

Ali Ziri avait été interpellé deux jours plus tôt, vers 20h30, avec un ami boulevard Jeanne-d’Arc, dans le centre d’Argenteuil. Ivres, les deux hommes sont invités à descendre par les trois policiers qui les contrôlent. Les deux occupants s’énervent : il y a des insultes, des coups portés contre les forces de l’ordre, selon les témoins. Les deux hommes sont ensuite amenés au commissariat. Pendant le trajet, Ali Ziri, qui, selon les termes de l’ordonnance de non-lieu, tente de porter des coups au conducteur du véhicule de police est maintenu la tête contre le siège avant, « pour éviter de nouveaux coups et un accident ». C’est la technique du « pliage » que dénonce les proches du retraité décédé.

Ali Ziri, qui présente une alcoolémie de 2,42 g, est emmené à l’hôpital d’Argenteuil à 22 heures. Il est pris en charge par le personnel soignant quarante à quarante-cinq minutes plus tard, dans un contexte de surcharge des urgences. Dix à douze personnes étaient arrivées en même temps. Il est décédé le 11 juin à 10 heures. Selon le juge d’instruction, « l’information n’a établi aucun acte de violence volontaire qui aurait été la cause directe ou indirecte du décès de M. Ali Ziri ni aucune faute directe ou indirecte imputable à quiconque qui aurait involontairement causé sa mort ». Il a ordonné un non-lieu aussitôt frappé d’appel.

Le proches du retraité décédé vont saisir la cour de cassation

Au cours de l’audience de la chambre de l’instruction, qui s’est déroulé à huis-clos le 17 janvier, l’avocat général avait requis la confirmation du non-lieu. Il avait alors estimé que les techniques policières employées n’étaient pas normales, que la prise en charge d’Ali Ziri dans le commissariat puis à l’hôpital posait des difficultés et que le juge d’instruction aurait dû procéder aux interrogatoires. Mais il a aussi expliqué qu’il y avait des rapports d’expertises mettant en cause la prise en charge d’Ali Ziri, et d’autres non et que selon lui, une instruction ne pourrait permettre d’aller plus loin, qu’il y aurait toujours un doute.

Me Stéphane Maugendre, l’avocat des familles, qui avait demandé un supplément d’information, indique ce vendredi matin avoir d’ores et déjà été mandaté «pour introduire un pourvoi en cassation contre l’arrêt confirmatif du non-lieu». «Dans ce dossier, le juge d’instruction n’a entendu personnellement aucun des protagonistes, ni les policiers, ni les témoins, alors que la commission nationale de déontologie de la sécurité a entendu tout le monde et a taclé les services de police sur la manière dont a été traitée Ali Ziri et son ami Arezki Kerfali au moment de l’interpellation et dans le commissariat», critique l’avocat, qui regrette également que sa demande de reconstitution n’ait pas été acceptée. Si la cours de cassation ne les suit pas, «ce qui est très probable, présume Stéphane Maugendre, «la cour européenne des droits de l’homme, elle, pourrait aller dans notre sens». Du côté du collectif Vérité et justice pour Ali Ziri, créé après le décès du retraité algérien, on se dit «outré». « Cette décision de justice est scandaleuse. Nous sommes résolus à poursuivre le combat», martèle Arezki Sémache, un de ses membres.

Leur presse de l’ordre – LeParisien.fr (Frédéric Naizot et Maïram Guissé), 01/03/2013  à 12h12

[Mulhouse] Une patrouille de police attaquée aux cocktails molotov au Drouot – 24 février 2013

Mulhouse Jets de cocktails Molotov

Policiers visés au Drouot

Un équipage du commissariat de Mulhouse a été la cible de jets de cocktails Molotov hier vers 15 h 15. Les fonctionnaires qui circulaient à bord d’une voiture siglée ont été pris d’assaut à leur arrivée dans le quartier du Drouot, à l’angle de l’allée Nathan-Katz et de la rue de l’Ill. Quatre jeunes ont surgi alors que la voiture tournait à l’entrée de ce quartier. Deux cocktails ont été lancés et ont touché le véhicule. Deux vitres ont été brisées et les projectiles ont commencé à s’embraser. Les flammes ne se sont pas répandues. Personne n’a été blessé.

Un quart d’heure plus tard sur la base du signalement fait par les policiers et différents témoignages, d’autres policiers ont procédé à l’interpellation de quatre mineurs, âgés de 13 et 17 ans. Placés en garde à vue, ils n’ont été entendus que tard dans la soirée par les policiers du quart qui ont d’abord procédé à l’audition des témoins.

Leur presse de l’ordre – DNA.fr (A.C), 25/02/2013 à 05h00