[Chili] Un compagnon emprisonné pour tentative d’homicide sur un carabinier – Santiago, 20 décembre 2013

Vendredi 20 décembre à 23h40, un groupe d’environ 20 personnes masquées a réalisé un cortège de rue depuis l’Université de Santiago (USACH), plus précisément au carrefour des rues Matuncana et Romero. Quand la police a commencé à se déplier, un groupe s’est dirigé vers l’entrée principale de l’université, au coin des rues Alameda et Matucana d’où, en plus de bloquer la rue principale, une série de cocktails molotov ont été lancés contre le sapin qui est placé tous les ans à la station Mall Paseo.

2012Santiago

L’action a été revendiquée comme une attaque contre la consommation massive déclenchée par les dites « fêtes de fin d’année ». De plus, des prisonnier-e-s politiques [1] et compagnon-ne-s tombé-e-s au combat, dont Sebastián Oversluij*, ont été mentionné-e-s.

C’est pendant cette agitation qu’une équipe des Forces Spéciales des Carabiniers s’est jetée sur les personnes masquées, arrivant à en arrêter neuf.

Le jour suivant, aux environs de 14h et dans une salle pleine de policiers (dont six en uniforme) et de journalistes, les neuf compagnon-ne-s (dont la plupart de 19 ans) ont été inculpé-e-s pour désordres graves. Ils ont été défendu-e-s par les membres de la Défense Populaire Washington Lizana et María Rivera. Tou-te-s ont été libéré-e-s avec l’obligation de pointer chez les flics tous les quinze jours, sauf le compagnon Felipe Adasme Troncoso, étudiant en chimie de 19 ans à l’USACH.

Felipe a été inculpé pour désordres graves, infraction à la Loi des Armes et Explosifs (pour le présumé port de douze cocktails molotov et d’un couteau) et pour tentative d’homicide sur un carabinier. Selon les déclarations des flics, Felipe, lors de son arrestation, aurait poignardé le misérable des Forces Spéciales qui tentait de le soumettre et en a retiré de légères blessures.

A cause de cela, Felipe a été placé en détention préventive pour la durée de l’investigation.

Solidarité avec les prisonnier-e-s de la lutte de rue
Liberté pour les prisonnier-e-s du 11 septembre à Villa Francia**
Les prisonnier-e-s dans la rue !

Traduit de contrainfo par non-fides.fr, 23 décembre 2013

NdNF: Nous récusons bien évidemment cette expression de « prisonnier politique », qui ne fait qu’exprimer un manque d’analyse des mécanismes sociaux de ceux qui l’emploient, notamment en créant des séparations que nous aurions préféré au pouvoir.

*Lire à ce sujet deux articles ici et

Par ailleurs, des actions solidaires se sont déroulées à Santiago, la veille de cette attaque de l’arbre de Noël.

**On peut aller consulter des infos à propos de ce coup répressif sur camotazo

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