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[Pays-Bas] Camp NoBorder 2013 du 2 au 10 août 2013 à Rotterdam

Camp NoBorder 2013 du 2 au 10 Août 2013, Rotterdam, Pays-Bas

Une semaine d’actions, de débats et d’ateliers.

antifrontexLe Réseau No Border des Pays-Bas organise du 2 au 10 Août 2013 un Camp No Border à Rotterdam. L’organisation de cette semaine militante d’actions, de débats, et d’ateliers est en lien direct avec les efforts de lutte incessants des migrants aux Pays-Bas ces derniers temps.

Depuis l’automne 2011, on a pu voir aux Pays-Bas de nombreux migrants mettre en place des formes de lutte nouvelles. Ils se rejoignent ouvertement dans la résistance contre les politiques de migration actuelles, en dépit des différences de nationalité, de milieu ou d’origine.

Les sans-papiers que les Pays-Bas prive de droit de séjour et de liberté de mouvement en ont assez que leur lutte pour une existence humaine reste invisible dans la société néerlandaise. Aujourd’hui, les migrants et les activistes solidaires ont déja monté différents campements, organisé de nombreuses manifestations, et ils occupent des églises à Amsterdam (Vluchtkerk) et à La Haye (Vluchthuis).

Dans ces conditions il est naturel que le Réseau NoBorder organise un Camp NoBorder. Les activistes NoBorder veulent ainsi participer aux efforts des migrants pour attirer l’attention publique sur leur problème.

Jusqu’ici les autorités gouvernementales ont régulierement montré qu’elles s’intéressent seulement aux intrigues politiques. Le marchandage législatif pour un ‘pardon pour les mineurs’ (kinderpardon) en échange de la ‘pénalisation du séjour illégal’ (strafbaarheidstelling illegaal verblijf) est un parfait exemple de ce dont sont capables les politiciens. Ils préferent de loin garder leur pouvoir politique plutôt que d’aider ceux qui sont à la rue parce qu’ils n’ont pas de papiers!

Le Camp NoBorder 2013 a différentes ambitions. Tout d’abord nous espérons, avec cette semaine d’ateliers et d’actions, participer aux efforts des migrants pour faire bruyamment résonner leur lutte dans toute la société néerlandaise: pour que plus personne aux Pays-Bas ne puisse dire qu’il n’était pas au courant qu’on jette des gens à la rue sans monnaie, sans nourriture, sans abri. Les migrants résistent contre les politiques actuelles de migration et nous participons à cette résistance.

En même temps nous voulons lors de ce camp recibler notre attention sur le capitalisme. Le capitalisme est la cause principale des guerres, comme par exemple les conflits pour le controle du pétrole ou d’autres matières premières, et du réchauffement climatique, qui à leur tour sont causes de flux migratoires. Personne ne fuit de plein gré. Dans notre société cupide et égoïste, il n’y a plus de place pour ceux qui cherchent désespérement à améliorer un peu leurs perspectives.

En tant qu’activistes NoBorder nous défendons le droit à la liberté de mouvement (freedom of movement) et réclamons l’abolition des frontières et des états. Lors du Camp NoBorder les ateliers et débats nous permettront de partager ces idées avec le plus de gens possible. Le Camp pourra enthousiasmer les participants à agir ensemble contre la politique migratoire étriquée des autorités, de droite comme de gauche. Des manifestations et actions publiques à différents endroits dans la région seront organisées depuis le Camp NoBorder.

Une autre raison pour organiser un camp en Août 2013 est le départ depuis Rotterdam, le premier week-end d’Août, du navire Lovis, qui visitera différents ports pour manifester en solidarité avec les migrants et créer des liens et dynamiques entre les différents individus et groupes qui luttent contre les politiques migratoires.

Le Réseau NoBorder Pays-Bas travaille avec des groupes semblables dans d’autres pays (d’europe), avec entres autres des réunions et des actions communes. C’est pour souligner et promouvoir le caractère international que le mot anglais ‘Camp’ a été retenu. Depuis la naissance de concept de Camp NoBorder en 1999, des camps ont été organisés à différents endroits à symbolique forte, tels que ports ou régions frontalières. L’année passée a vu des Camps NoBorder à Stockholm et à Cologne.

Il y aura beaucoup de travail dans les mois à venir pour organiser le Camp NoBorder. Le groupe de préparation est déja en contact avec des groupes de migrants et des activistes solidaires. Pour plus d’informations, et si tu veux participer aux préparations, tu peux nous contacter par [email protected].

Et bien entendu nous avons besoin de financement: toute donation est dès maintenant la bienvenue sur le compte 4253090 au nom de Ithaka, Utrecht, sous mention de “No Border Camp 2013”.

Le camp aura lieu 2 -10 Août 2013

  • Vendredi, 2 Août: Montage du camp
  • Samedi, 3 Août – Thème du jour: Voyage (vol) et l’arrivée – journée des réfugiés
  • Dimanche, 4 Août – Thème du jour: Frontex et la surveillance des frontières – traversée de la mer – passagers clandestins
  • Lundi, 5 Août – Thème du jour: Répression
  • Mardi, 6 Août – Thème du jour: Les profiteurs de l’industrie de détention et d’expulsion / listes noires
  • Mercredi, 7 Août – Thème du jour: Arrêtez les déportations!
  • Jeudi, 8 Août – Thème du jour: Journée contre les services DT&V (service pour forcer le retour), IND (Immigration), IOM (Organisation internationale ‘pour’ l’immigration), police de l’immigration
  • Vendredi, 9 Août – Thème du jour: Anti-capitalisme / cause des flux de réfugiés / Changement climatique
  • Samedi, 10 Août – Grande manifestation à travers Rotterdam
  • Dimanche, 11 Août – Démontage

Toutes les infos: nobordercamp.nl

[Paris] Récit et témoignage à propos de la rafle policière à Barbès – 6 juin 2013

Jeudi 6 juin dans l’après-midi, une rafle comme on n’en voyait plus depuis la guerre d’Algérie ou depuis les grandes vagues d’expulsions de squats au début des années 1980, a eu lieu à Barbès. Pendant presque deux heures tout un quartier a été bouclé, les gens ne pouvant plus ni entrer ni sortir, bloqués par des centaines de flics de toute sorte arrivés à bord de dizaines de véhicules, quadrillant la zone jusqu’à la Gare du Nord, La Chapelle, Château Rouge et Anvers. A l’intérieur du périmètre qui comprenait la rue de la Goutte d’Or, la rue des Islettes et une autre rue parallèle à la rue des Islettes, les flics se déploient. A l’extérieur du périmètre ils sont apparemment aussi extrêmement nombreux. Divers contrôles sont effectués : papiers et ventes à la sauvette, hygiène dans les établissements (d’après ce que disent certains commerçants mais ça je n’ai pas vu).

Des gens commencent à s’entasser aux différents check-points. Protestations molles, entre résignation et agacement. Très vite, à l’intérieur du quartier bouclé, beaucoup moins de « vrais gens » que d’habitude et une multitude de patrouilles de robocops qui interpellent au faciès. Comme souvent, délit d’extranéité et de classe sociale sont de mise, à savoir que les cibles principales du contrôle sont les Africains qui ressemblent à des mecs qui viennent d’arriver du bled.

A chaque fois qu’ils en capturent, les bleus appellent victorieusement leur central avec leur talkie pour annoncer combien ils en ont attrapé. Puis ils les ramènent vers des bus d’embarquement sur le boulevard Barbès. Apparemment tout un staff technique et bureaucratique était installé dans les cars.

A un moment, une vieille dame juive a attrapé un jeune sans papier qui était capturé et elle a dit que c’était son fils. Les flics voulaient quand même l’emmener car évidemment ils ne la croyaient pas mais elle criait et s’accrochait au jeune homme et ils ont finalement du le lâcher.

Quand les flics bouclent un quartier ils sont plus ou moins obligés de relâcher les barrages qui empêchent de sortir et entrer dans le quartier pour la sortie de l’école. Du coup ils ont ouvert les barrages à 16h25.

Mais attention, ouvrir les barrages et laisser les gens circuler dans le quartier ne signifie pas que les contrôles vont s’arrêter… Au contraire, et de fait plein de gens se sont fait attraper comme ça. Voyant que certains flics en uniforme partaient et que les camionnettes de CRS qui barraient les rues se poussaient, pas mal de personnes, sans doute réfugiées dans des halls, sont sorties de leur cachette… Mais c’était sans compter avec des groupes de civils qui par quatre ou cinq ou six sillonnaient le quartier, pour certains avec des camouflages assez réussis (le rasta, le gars qui ressemble à un sans papier, la fille déguisée en jeune de quartier), et contrôlaient et arrêtaient les gens. Les personnes arrêtées étaient alors conduites menottées dans des bus stationnés à ce moment-là sous le métro au carrefour Barbès. Le dernier bus rempli est parti vers 16h30.

Dans cette apathie déprimante où on a l’impression que les gens sont menés à l’abattoir dans la passivité la plus totale, si ce n’est quelques ronchonnements individuels (Mais on est prisonniers dans notre quartier) ou désabusés (Ah ici c’est comme ça ils cherchent les cigarettes, les sans papiers, pff). Ca finit toujours par entraîner des personnes qui n’osaient pas se lancer pour protester et par se transformer en petit rassemblement, ce qui permet de discuter de ce qui se passe. Ca met un rapport de solidarité minimal mais essentiel entre les gens arrêtés et les autres qui y ont échappé.

Plus tard, au rassemblement pour l’assassinat de Clément Méric nous avons appris qu’une partie des gens emmenés dans les bus avaient été conduits au commissariat de la rue de Clignancourt, ce qui a provoqué des cris de «Les fascistes assassinent à Saint Lazare ; le PS rafle à Barbès».

Un appel à se rendre au commissariat de la rue de Clignancourt pour 20h30 a donc circulé. La rue était bloquée à la circulation par plusieurs camionettes et un bus de la police qui sert à transporter les gens arrêtés dans les manifs. Les premières personnes arrivées ont constaté que dans ce bus posté juste devant le commissariat étaient parqués plusieurs sans-papiers. Quelques autres sortaient libres. Ils nous ont dit que dans le commissariat ils avaient été triés : certains comme eux pouvaient sortir et d’autres qui allaient être conduits au centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes étaient montés dans le bus.

Cela faisait plusieurs heures que ces derniers étaient enfermés là sous une chaleur écrasante, sans pouvoir boire ; manger, aller aux toilettes. Sans attendre l’heure du rassemblement, des slogans ont commencé à fuser « Liberté », « Solidarité avec les sans-papiers » auxquels les dizaines de personnes emprisonnées dans le bus ont répondu chaleureusement en criant eux aussi et en tapant sur les vitres.

Très vite les flics ont violemment repoussé les quelques personnes présentes en bas de la rue à grand renfort de coups de tonfas, coups de pieds, insultes, … Très vite, alors qu’en bas de la rue quelques autres personnes commençaient à arriver, le bus a démarré, protégé par un grand renfort de flics dont certains étaient flashball à la main. Nous n’avons pu qu’unir nos slogans à ceux des gens qui étaient enfermés à l’intérieur.

Le lendemain nous avons su qu’une quarantaine de personnes étaient enfermées au centre de rétention de Vincennes. D’autres sont peut-être dans d’autres centres de rétention. Les gens arrêtés devraient passer devant un JLD mardi ou mercredi s’ils ne sont pas expulsés d’ici là.

Témoignage d’un sans-papiers arrêté lors de la rafle d’hier (6 juin) à Barbès.

«  Les flics nous ont traités comme des terroristes. Ils nous ont mis des menottes en plastique. Elles étaient très serrées, on a encore les marques. On va aller voir le médecin pour faire un certificat. Ils ont encerclé Barbès et ils contrôlaient « au visage », tous les Arabes, les noirs… Ils étaient très méchants et ne respectaient personne. Il sont arrivés vers 14 heures et gueulaient après tout le monde dans la rue. Il y a des gens ça fait 10 ans qu’ils sont ici et ils n’avaient jamais vu ça. 

Moi je sortais de chez le coiffeur et c’est un policier en civil qui m’a arrêté. C’était comme Guatanamo. Ça veut dire quoi ? Parce que on est arabe, on est des terroristes, ou quoi ? On a risqué notre vie sur un bateau, on est passé par Lampedusa et ici il n’y a pas de liberté.

On a cru qu’on était en Tunisie. On n’ a pas de problème avec les gens ici, on a un problème avec les flics.

Ensuite ils nous ont amenés au commissariat de Clignancourt, on était 40 dans une cellule et on ne pouvait pas respirer. Et si on protestait, les flics disaient : «Ferme ta gueule. Pourquoi vous êtes venu ici, Restez chez vous!». Il y avait aussi un vieux touriste marocain au commissariat, sa famille a apporté ses papiers et il a été libéré. Quel accueil touristique !

Devant le commissariat il y avait des dames qui n’étaient pas d’accord et qui criaient « Liberté ! » Et les flics les ont frappées. On a doit être 40-50 de Barbès au CRA‌. Même en Tunisie la prison c’est pas comme ça. Personne ne mange. On a décidé de faire la grève de la faim la semaine prochaine. La prison c’est mieux parce que là je ne sais ce qui va se passer demain. Il n’y a pas de solution. (…)

Centre de rétention de Vincennes, vendredi 7 juin 2013

Les sans papiers arrêtés hier devraient passer mercredi prochain (12 juin 2013) au JLD de Paris.

Soyons nombreux pour les soutenir !

Source: Mille Babords, 7 juin 2013

[Italie] Révoltes au centre de rétention de corso Brunelleschi – Turin, 25-30 mai 2013

[Turin] Révolte au centre de rétention – 30 mai 2013

Soirée mouvementée au CIE de corso Brunelleschi : tout part dans la section bleue, quand un flic apostrophe l’air goguenard un mec qui prie¹. Le geste cause à l’improviste un mouvement de colère dans toute la section : les retenus crient, flics militaires et gens de la croix rouge sont insultés, et certains commence à mettre feu aux matelas et aux draps. En un instant la révolte s’étend aussi à la section jaune et à la section blanche, où les prisonniers commencent à hurler et à brûler ce qui leur passe sous la main. Le directeur du centre arrive même à demander pardon aux retenus pour le manque de respect qu’ont démontré les policiers, mais cela ne suffit pas à calmer les esprits.

C’est vrai que dans la matinée la police avait effectué de lourdes perquisitions dans toutes les section, se présentant avec casques et matraques à la recherche d’on ne sait quoi, c’est vrai que les deux retenus sur le toit de la section rouge continuent leur protestation et leur grève de la faim, et qu’il ne suffit surement pas de deux mots pour faire oublier les humiliations quotidiennes ou calmer la rage. Durant une bonne demi-heure les draps et les matelas continuent à cramer dedans, tandis que dehors une trentaine de solidaires s’ajoutent au bordel avec des pétards  des slogans et du boucan.

Après presque une heure la situation semble revenue à la normale, quand certains flics font irruption menaçants dans la section jaune et se mettent à malmener certains coupables d’avoir trop mis le bordel. Mais la réponse des retenus ne se fait pas attendre et les mecs de la section blanche commencent à lancer pierres et bouteilles d’eau contre les CRS de la section adjacente, les faisant battre en retraite.

En effet, beaucoup à l’intérieur disent que les mecs de la section blanche sont les plus vivaces et énervés. Peut-être parce qu’ils sont nombreux, peut-être parce que la section dans laquelle ils sont est neuve et avec tous le mobilier encore intact, peut-être parce qu’ils parlent peu italien et sont les cibles privilégiés du harcèlement policier, mais ils ont démontré un courage et une ténacité que les policiers feraient bien de ne pas sous évaluer².

sourcemacerie

Notes du traducteur :

1 Bien que ne partageant pas entièrement le prétexte de la révolte, il est nécessaire à la compréhension des faits.

2 On donne des conseils aux flics maintenant :) ?

[MàJ][Turin] Deux retenus sur le toit – 25 mai 2013

Depuis samedi 25 mai, deux retenus du CIE de corso Brunelleschi à Turin sont sur le toit pour résister à leur déportation en Tunisie (qui aurait du advenir par la mer, sur un bateau en partance du port de Gènes). Dans l’optique de rester là haut, pour passer la nuit et se prémunir du froid, ils se sont construit une espèce de tente. Dans la soirée, un groupe de solidaire a salué leur résistance avec des slogans et des feux d’artifices, disparaissant avant que la police puisse les identifier.

Des nouvelles bientôt

Voir la vidéo:

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Mise à jour 27 mai

12 heures – les deux mecs de la section rouge sont encore sur le toit. Depuis ce matin ils ont commencé une grève de la faim, et certains d’autres sections ont rejoint la grève. Il disent qu’ils ne descendront pas jusqu’a ce qu’ils parlent avec le consul et l’Ambassadeur Régulièrement , le directeur du centre avec divers policiers, gens de la croix-rouge et militaires passent sous le toit cherchant à les convaincre de descendre. Mais pour faire plus simple les deux ont décidé qu’ils ne parleront plus l’italien et que si quelqu’un voulait communiquer avec eux ils devront au moins apprendre l’arabe. Pour chaque chose les deux se font aider par les autres de la section. La rouge est une section quasiment entièrement vidée, après les révoltes des derniers mois. Il en reste en tout 7, tous solidaires des mecs sur le toit. Ce sont eux qui leur ont passé la bâche et les cordes pour construire la tente qui fait jolie sous le soleil de ces derniers jours, et ce sont toujours leur compagnons qui leur fournissent l’eau pour boire et pour se laver.

21 heures – Un groupe de vingt solidaires ont salué avec beaucoup de bruit les retenus du CIE, en particulier les deux mecs qui depuis samedi résistent sur le toit de la section rouge. Un quart d’heure de boucan autour de 19h30, avec slogans, petards et tapage. Pour réprimer dès la naissance chaque tentative de riposte des retenus, la police s’est préparé avec casques et matraques, et est entrée menaçante dans la section blanche, où les retenus criaient. Ecoute un coup de téléphone avec un retenu, ou télécharge le fichier mp3.

source : macerie

Traductions de l’italien réalisées par Sans papiers ni frontières

[Maroc] Des migrants occupent l’ambassade du Sénégal pour protester contre l’acharnement policier – Rabat, 28 mai 2013

Ambassade du Sénégal à Rabat 
Affrontements entre police et clandestins

Des affrontements ont opposé, mardi, des forces de l’ordre à près de 100 migrants illégaux qui occupaient l’ambassade du Sénégal à Rabat pour protester contre un “acharnement” de la police marocaine à leur encontre, a constaté un journaliste de l’AFP.

“Après plus de trois heures de discussions avec les fonctionnaires de l’ambassade, les jeunes clandestins se sont retranchés à l’intérieur de l’enceinte, refusant de la quitter”, a indiqué à l’AFP un fonctionnaire de l’ambassade sous couvert d’anonymat.

“Ils se plaignaient d’un acharnement de la police marocaine à leur égard. L’ambassadeur était absent mais il a autorisé les forces de l’ordre marocaines à se déployer à l’intérieur de l’ambassade pour les évacuer”, selon la même source.

De violents affrontements ont alors opposé les clandestins aux forces de l’ordre, dont un membre a été blessé et évacué par ambulance, a constaté le journaliste de l’AFP.

Les affrontements ont duré près d’une heure et la plupart des clandestins se sont enfuis à travers les résidences voisines. Deux d’entre eux ont été arrêtés.

Selon des associations locales, de 20.000 à 25.000 clandestins originaires du sud du Sahara se trouvaient fin 2012 sur le sol marocain, dans l’hypothétique espoir d’un passage en Europe.

De nombreux immigrants illégaux d’Afrique noire tentent presque quotidiennement de gagner l’Espagne depuis le Maroc par voie maritime, à travers le détroit de Gibraltar, ou par voie terrestre en franchissant la frontière avec les enclaves espagnoles de Sebta et Melilla.

Leur presse – AufaitMaroc.com (avec AFP), 28/05/2013 à 15h36

[Suisse] Le centre pour demandeurs d’asile saccagé – Bellinzone (Tessin), 17 mai 2013

Casse dans un foyer au Tessin: cinq requérants arrêtés

Après avoir commis d’importants dégâts dans leur foyer d’accueil au Tessin à Bellinzone, cinq requérants d’asile ont été appréhendés vendredi soir.

Cinq requérants d’asile hébergés dans un centre d’accueil de Bellinzone ont été arrêtés vendredi soir après avoir provoqué d’importants dégâts à l’intérieur de la structure. Il n’y a pas eu de blessés, a indiqué la police tessinoise samedi.

Les cinq hommes, âgés de 18 à 28 ans, ont commencé par tourmenter l’agent de sécurité privé qui se trouvait sur les lieux, précise la police. Ils ont ensuite endommagé les bâtiments de la Fondation Madonna di Rea.

Il a fallu quatre patrouilles des polices cantonale et communale pour les maîtriser alors qu’ils brisaient les vitres en jetant le mobilier par les fenêtres. Le foyer a subi des dommages tels qu’il est actuellement inhabitable, a souligné la police.

Leur presse – arcinfo.ch (ATS), 18/05/2013 à 15h44

[Etats-Unis] Evasions du centre de rétention de Farmville (Virginie) – 22 avril 2013

[Etats-Unis] Evasions du centre de rétention de Farmville – 22 avril 2013

Deux hommes se sont évadés du centre de détention de Farmville (dans l’Etat de Virginie) lundi après-midi. Des étrangers sont enfermés dans ce centre pour le compte du service de l’immigration et de la douane (Immigration and Customs Enforcement – ICE), une branche du Département de la sécurité intérieure.

Juste avant 15h deux hommes, un Mexicain et un Belizien, ont escaladé une clôture de la cour et ont rampé sous une porte côté ouest du centre, alors qu’ils étaient dehors en promenade.

Le service de police de Farmville et le bureau du shérif du comté se sont joints à la chasse à l’homme aux côtés des flics du centre. Pas de bol, ils ne sont pas en position d’interpeller les deux évadés : “Sans un crime commis, les polices locale et d’Etat ne peuvent pas arrêter les sujets” a déclaré le chef de la police de Farmville.

Les détenus du centre de Farmville ne sont pas enfermés pour des violations des lois locales ou nationales, mais pour des violations du droit de l’immigration que les agents de la police locale et d’Etat ne peuvent pas mettre en application. A part demander poliment aux deux hommes de revenir au centre, les officiers sont impuissants, à moins qu’ils soient suspectés d’un autre crime.

Mardi, la personne mexicaine a été arrêtée par les membres du bureau des opérations d’application et d’expulsion de l’ICE. L’autre court toujours.
Son nom et sa description ont été diffusés dans la presse américaine, avec un appel à contacter la hotline de l’ICE pour transmettre des informations…

Info tirée d’un article de journaflic qui appelait à balancer le fugitif par Sans papiers ni frontières, 2 mai 2013

[Espagne] Révoltes des migrants pour passer la frontière entre le Maroc et l’Espagne – Melilla, 21 et 25 avril 2013

[Melilla] Une quinzaine de migrants affrontent les flics pour passer la frontière – 21 avril 2013

Six policiers espagnols ont été blessés dimanche en voulant empêcher une quinzaine de migrants d’Afrique subsaharienne armés de bâtons et de couteaux d’entrer à Melilla depuis le Maroc par la voie maritime, ont annoncé les autorités de cette enclave espagnole.

Les policiers ont dû recevoir des soins pour des hématomes et des égratignures, ont précisé les autorités espagnoles dans un communiqué.

Cinq migrants ont été arrêtés à leur arrivée à la plage de San Lorenzo à bord d’une barque, mais dix autres ont pu échapper aux policiers et entrer à Melilla.

Les autorités de Melilla ont souligné “l’attitude ouvertement violente des migrants”. Ceux-ci, “qui portaient des bâtons et des couteaux, ont empêché les gardes-côtes de les intercepter en mer”, et ont affronté les policiers qui les attendaient à terre lorsqu’ils ont abordé.

En mars, environ 150 migrants ont forcé la clôture qui sépare Melilla du territoire marocain et une cinquantaine d’entre eux sont parvenus à pénétrer dans l’enclave.

Une vingtaine de personnes, dont deux policiers espagnols avaient été blessés lors de cet incident, selon les autorités espagnoles de Melilla.

Selon l’Association marocaine de défense des droits de l’homme, 25 personnes avaient été blessées, dont un Camerounais âgé de 30 ans, décédé de ses blessures le 18 mars à l’hôpital de Nador au Maroc.

Repris de la presse 

[Mellila] 70 migrants parviennent à franchir la frontière lors d’un assaut collectif – 25 avril 2013

Entre 150 et 200 migrants ont organisé un assaut massif pour franchir la barrière grillagée séparant le Maroc de l’enclave espagnole de Melilla. 70 personnes sont parvenues à passer la frontière ce qui a donné lieu à un affrontement avec la police.

Six immigrants auraient reçu des soins pour “contusions légères” et un policier ainsi que deux gardes civils pour “contusions légères et morsures”.

La préfecture a annoncé le renforcement des effectifs de la garde civile…

Quatre jours plus tôt, dix migrants armés de couteaux et de bâtons avaient, eux aussi, réussi à entrer dans l’enclave.

Repris librement de la presse

Source: Sans papiers ni frontières

En juillet 2012, des affrontements entre migrants et protecteurs des frontières avaient également éclaté dans cette région entre le Maroc et l’Espagne

[Italie] Arrestations de compagnon.ne.s suite à une action en soutien à un retenu qui résistait à son expulsion – Turin, 11 avril 2013

Arrestations de compagnon-ne-s à Turin [MAJ] – 11 avril 2012

Quatre mandats d’arrêt et deux interdictions de territoire : voici les requêtes émises par le juge Giuseppe Salerno, et que la police a tenté d’exécuter à Turin ce matin. Les mandats ont été émis suite au rassemblement devant le centre le 28 février dernier en soutien à un retenu qui résistait à son expulsion lors duquel un reporter de chronique de Turin a été justement maltraité (regardez ici un exemple de sa prose).

Jusqu’à maintenant la police a réussi à exécuter seulement deux des mandats d’arrêts et à notifier une interdiction de territoire. Il y a eu trois autres compagnons arrêté-e-s mais ce n’est pas clair si  elles/ils font partis des recherché-e-s de cette matinée ou s’ils ont été pris-es parce que trouvé-e-s avec les arrêté-e-s : probablement donc que la police cherche encore.

Mise à jour : Deux des trois arrêté-e-s ont été relâché-e-s : un était pris par erreur par les flics qui voulaient partir au plus vite du quartier de Porta Palazzo et à une autre ils devaient notifier une obligation de signer suite à un vol dans un autogrill au retour d’une manifestation No Tav.

Le troisième en revanche a été tapé durant l’arrestation : arrivé au poste sans son tee-shirt  et avec de traces de coups, il a d’abord été emmené à l’hôpital puis à la prison. Sont encore recherchés deux compagnons, destinataires respectivement d’un mandat d’arrêt et d’une interdiction de territoire.

Donc pour le moment une compagnonne à été interdite de la région de Turin, et deux compagnons et une compagnonne sont à la prison de la Vallette. Pour ceux qui veulent leur écrire voici les noms et adresses :

Borzì Martina Lucia
Poupin Gregoire Yves Robert
Milan Paolo
C.C. via Pianezza 300
10151 Torino

Et pour vous remonter un peu le moral après une journée comme celle là nous publions ici un petit reportage photo qui documente dans quel état est réduit le CIE de Turin après les derniers mois de résistances, luttes et révoltes.

Traduit librement de macerie par sans papiers ni frontières, 12 avril 2013

[Europol] Sabotons le congrès de la police à Berlin (16-20 février) ! Manif samedi 16 février 2013 à 20h à Mariannenplatz

Le 16 Février 2013, le Congrès de la police européenne (Europol) se tiendra à Berlin. Selon les chiffres des responsables de l’organisation, près de 1.600 participants en provenance de plus de 50 pays ont assisté au dernier congrès en 2012.

Les flics, les politiciens, les entreprises et autres personnalités s’y rencontrent une fois par an pour coordonner leurs intérêts. Bien que les membres de l’administration obtiennent un accès gratuit, les journalistes et les gens « normaux » doivent payer environ 1000 euros pour l’enregistrement. Les entreprises ayant des intérêts commerciaux payent par mètre carré un terrain d’exposition. Des marques bien connues étaient présentes ces dernières années.

Par exemple Taser, IBM, Microsoft, Oracle ou T-systems. La rencontre d’exposants est internationale, venant aussi bien d’administrations de toute l’Europe, ainsi que des forces de police de pays aussi lointains que Taiwan, et des entreprises multinationales.

Ainsi, le caractère de cet évènement international est un mélange d’un salon professionnel et d’une réunion semi-informelle. Alors que c’est un endroit vraiment apprécié pour la commercialisation de matériel de répression comme les armes et engins de police, la préoccupation la plus courante des porcs est d’acquérir la capacité de gérer des charges énormes de données, qui sont entrés dans l’ère de l’Internet et de la surveillance de masse.

Grâce à ce dilemme, la plupart des exposants offrent des systèmes et des cadres pour l’acquisition et la gestion d’information. De plus, de nombreux ateliers la tenue du congrès traitent de ces problèmes, et offrent un lieu pour échanger des expériences dans ce domaine.

Comme les années précédentes, des groupes autonomes appellent à une action autour de ce temps. Depuis quelques années, le Congrès de la police était une occasion pour de nombreuses personnes de descendre dans la rue et exprimer leur rage contre la surveillance, le contrôle et la répression. Non seulement les manifestations, mais aussi des attaques physiques contre des infrastructures de police ont accompagné les « rencontres » des dernières années. Bien loin de chasser la police de la ville, il est prévu d’augmenter la résistance niveau par niveau.

Une manifestation est annoncée pour le 23 16 Février.

Pour plus d’informations, consultez le blog polizeikongress2013.blogsport.de

Une vidéo de la mobilisation de l’année dernière:

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=EcE9w-Tf3TY]

Les flics essayent d’entrer dans un squat après la manifestation contre le Congrès de police 2012:

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=OL-OsrdCwCM]

Traduit de l’anglais du blog Le Révolté, 9 décembre 2012

[Lille] Expulsion sous camisole de deux sans-papiers grévistes de la faim le 30 décembre 2012

Communiqué de l’UL-CNT de Lille (2 janvier 2013) contre l’expulsion de 2 camarades sans-papiers

Indignée par la gravité des faits, l’Union Locale des syndicats CNT de Lille condamne fermement l’expulsion des deux camarades sans-papiers grévistes de la faim, ligotés et bâillonnés dans l’avion dimanche 30 décembre 2012 au matin.

Cet acte, indigne d’un pays se prétendant démocratique, nie une fois encore la réalité qui est celle des sans-papiers actuellement en grève pour l’obtention de leurs droits les plus élémentaires. Il traduit pour nous un refus de prendre en compte la grève de la faim ainsi que l’urgence et la gravité de la situation, tant du point de vue démocratique, que sanitaire.

Comment expliquer autrement cette décision qui vient contredire les promesses de non reconduites à la frontière faites le même jour que la réservation des billets d’avion le 28 décembre, avant même que les camardes ne soient passés en cours d’appel de Douai le 29 décembre ? Rappelons que ce 28 décembre le Tribunal de Grande Instance de Lille avaient rendu un verdict favorable à leur remise en liberté. Quelle sorte de justice peut utiliser ainsi la force et le mensonge contre des personnes en lutte pour leurs droits, et affaiblies par 58 jours de grève de la faim ? Que faudra t-il au gouvernement socialiste pour qu’il assume enfin ses responsabilités ? Des comas ? Des séquelles irréversibles ? Des décès ? Quel est le prix à payer pour obtenir l’égalité en France « pays des droits de l’Homme » ?

Nous condamnons donc fermement cette déclaration de guerre aux sans-papiers en grève, demandons sans délai le retour des deux expulsés et la régularisation des sans-papiers présents sur la liste portée par le Comité des Sans-papiers 59.