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[Saint-Denis, 93] Attaque du centre de recrutement de l’armée

Dans la nuit du 26 au 27 octobre, nous avons fracassé les vitres du centre de recrutement* de l’armée, rue Gabriel Péri.

Tous les pouvoirs sont assassins. Nous ne ferons pas leurs guerres, nous ne les laisserons pas en paix.

Guerre sociale pour la liberté !

des déserteurs belliqueux

* Le plus important d’Ile-de-France en terme de recrues.

Publié sur indymedia nantes,

[Gaillac/Albi/Nantes] Pas de bougies et de marches blanches, VENGEANCE !

Un camarade tué au Testet

Pendant la nuit de samedi à dimanche un manifestant, Rémi, a été tué au cours des affrontements qui se sont déroulés lors du rassemblement contre le barrage de sivens au Testet. Environ 7000 personnes ont convergé sur la zad du Testet après des mois d’attaques policières, de destruction de la zone humide et des habitats de ceux qui la défendaient. En fin d’après midi puis plus tard dans la nuit, des dizaines de personnes s’en sont pris aux forces de l’ordre qui protégeaient le chantier. Elles souhaitaient ainsi marquer leur colère et retarder la reprise des travaux, initialement prévue pour lundi. Elles ont été repoussées à coups de flashballs, de grenades assourdissantes, de désencerclement et de gaz lacrymogènes. D’après les témoignages des camarades du Testet, la personne décédée se serait écroulée suite à des tirs de grenade puis aurait été emmenée par les forces de l’ordre. La Préfecture affirme ne rien vouloir déclarer à ce sujet avant le résultat public de l’autopsie lundi. Le gouvernement a déjà commencé à stigmatiser les manifestants, et tente de diviser pour noyer le poisson. Mais ils savent bien que, quoi qu’ils fassent, cette mort aura des conséquences explosives.

Ce décès révoltant n’est malheureusement pas surprenant dans ce contexte. A Notre dame des landes, au Testet et partout où nous nous opposons à leurs desseins, nous avons dû faire face au déploiement crû de la violence d’Etat. Si nous avons bien compris de notre coté que nous ne pouvions nous contenter de les regarder docilement détruire nos vies, eux ont démontré qu’ils ne nous feraient aucun cadeau. Pendant les mois d’expulsion de la zad de Notre Dame des Landes, de nombreux camarades ont été blessés gravement par des tirs de flasballs et grenades. Sur la seule manifestation du 22 février 2014 à Nantes, 3 personnes, visées à la tête par des flashballs ont perdu un œil. Depuis des semaines au Testet plusieurs personnes ont été blessées elles aussi et d’autres accidents tragiques ont été évités de justesse lorsque des opposants se sont faits délogés, notamment des cabanes qu’ils avaient construites dans les arbres. Pourtant c’est bien, entre autre, parce que des milliers de personnes se sont opposées physiquement aux travaux, aux expulsions, à l’occupation policière de leurs lieux de vie que le projet d’aéroport de Notre dame des landes est aujourd’hui moribond, et que le barrage du Testet et ceux qui devaient lui succéder sont largement remis en question. C’est cet engagement en acte qui a donné une puissance contagieuse à ces luttes et qui menace partout aujourd’hui l’aménagement marchand du territoire.

Plus quotidiennement la répression s’exerce face à ceux qui luttent dans les prisons, dans les quartiers et dans les centres de rétention et entraîne là aussi son lot de morts trop souvent oubliées, plusieurs dizaines chaque année. Face aux soulèvements et insoumissions, la démocratie libérale montre qu’elle ne tient pas seulement par la domestication minutieuse des individus et des espaces de vie, ou par les dominations économiques et sociales, mais aussi par un usage déterminé de la terreur.

Nous appelons à occuper les rues et lieux de pouvoir partout dès demain, pour marquer notre tristesse, saluer la mémoire du camarade tué ce samedi et pour exprimer notre colère face à la violence d’Etat. Nous ne les laisserons pas nous tuer avec leurs armes dites « non létales ». Réagissons avec force pour qu’il y ait un avant et un après cette mort. Affirmons plus fort que jamais notre solidarité avec tous ceux qui luttent au Testet et ailleurs contre leurs projets guidés par les logiques de contrôle et de profit,barrage de sivens mais aussi avec tous ceux qui tombent plus silencieusement sous les coups de la répression partout ailleurs. Nous ne nous laisserons ni diviser ni paralyser par la peur. Nous continuerons à vivre et lutter sur les espaces qu’ils rêvent d’anéantir, et à leur faire obstacle.

Nous ne laisserons pas le silence retomber, nous n’oublierons pas !

Des occupant-e-s de la zad de Notre dame des Landes

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Le dimanche 26 octobre en fin d’après-midi, plus de 1000 personnes se sont rassemblées à Gaillac pour exprimer la rage contre la mort de Rémi.

Se tenant dans une atmosphère suintant la paix sociale (une marche blanche était prévue, sic), une partie du cortège, cagoulés, s’est mis à lancer pierres et fumigènes sur les flics tout en s’attaquant aux banques: quelques militants anti-barrage pacifistes sont rapidement interposés pour préserver ces institutions de misère et de mort. Un monument aux morts a été tagué et des drapeaux tricolores brûlés.

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B0-irOECIAAdQqC.jpg smallLe lendemain dans la soirée, de nombreux rassemblements se sont tenus en France, notamment à Rennes, Albi., où quelques destructions de banques et affrontements avec la police ont été rapportés par la presse. A Nantes, près de 1500 personnes ont manifesté. Des tags ont été inscrits sur les murs du centre-ville. Au bout d’une heure, la rage a définitivement pris le pas sur la tristesse:  dans le quartier Bouffay, rue Crébillon et sur le cours des 50 Otages, des abris-bus et panneaux publicitaires ont été détruits, des caméras de surveillance mises hors d’usage ; plus d’une vingtaine de vitrines de magasins et de banques ont été défoncées par des petits groupes masqués « très mobiles« , accompagnés de feux de poubelles un peu partout dans le centre. Huit personnes ont été interpellées pour « vols et violences à agents ».

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CAnantes lclnantes

[International] Appel contre la réunion du G20 à Brisbane en novembre prochain

g20-sticker-copy-for-webNous ne voulons pas nous retrouver ici

Nous avons été dans les rues avant. Faisant des pancartes et des banderoles et signé des pétitions et quand personne ne l’écoutait, nous avons jeté des briques et mis le feu à des poubelles. Mais nous avons des repas à cuisiner, des jardins à développer, des livres à lire, des amours à garder. Nous ne voulons pas être ici, en faisant cela.

C’est le Plan B.

Nous ne pensons pas que nous avons un choix. L’écart entre riches et pauvres ne cesse d’augmenter. Les enfants meurent régulièrement de faim tandis que la nourriture amassé pourrit. Le monde bouge tous les jours ressentant de plus près les effets concrets du changement climatique irréversible. Les bénéfices traversent les frontières sans entrave (toujours dans les poches des riches), mais les gens sont pris dans les pièges de fil de rasoir. Parallèlement à Eugene Debs, nous reconnaissons notre parenté avec tous les êtres vivants. Nous disons que, s’il existe une classe inférieure, nous sommes dedans; et bien qu’il y ait un élément criminel, nous sommes d’elle; et bien qu’il y ait une âme en prison (ou dans un centre de rétention pour ‘illégaux’), nous ne sommes pas libres. Ces circonstances nous obligent à se battre. Se battre pour nos vies.

Et nous avons un plan.

Le G20 se réunit à Brisbane en novembre. Ce corps d’élite prenant des décisions résume la nature antidémocratique du capitalisme mondial soutenu par l’État; les délégués des 20 zones économiques les plus riches font des proclamations égoïstes qui affectent tout le monde, sans discussion ouverte ou omission. La réunion a été confrontée à une résistance farouche partout où elle est passée, mais cette opposition a été écrasée par la lourde main des forces de police militarisées qui caractérisent notre siècle. On en a marre de voir nos camarades battus et arrêtés. Nous avons appris de ces erreurs. Nous avons un plan B. Au lieu de réunir nos forces et de marcher dans les pièges qu’ils nous ont tendus, nous appelons au désordre diffus. Plutôt que d’un bloc artérielle, nous voulons voir une attaque distribuée sur les périphéries.

Nous appelons les gens à former des groupes d’affinité dans leurs villes d’origine et à organiser de façon autonome des actions directes décentralisées contre le G20 et l’occupation capitaliste de nos vies.

Rendez-vous dans les rues !!

via disaccords

Le site : planbg20.wordpress.com

Face à J-C Decaux et ses sbires… la meilleure solidarité, c’est l’attaque !

antipubAu sujet des vagues répressives suite aux destructions de panneaux publicitaires ‘JC Decaux’ à Besançon.

Le 18 novembre 2013, deux personnes sont inculpées dans le cadre des destructions de publicités qui ont eu lieu à Besançon entre 2011 et 2013.

Après 24 heures de garde-à-vue et perquisitions à leurs domiciles, ils ont été mis en examen avec contrôle judiciaire (interdictions de quitter le territoire national et de rentrer en contact, obligation de se rendre une fois par mois au commissariat central de Besançon).

Ces deux inculpations font suite à l’arrestation d’une personne pour la destruction de deux « sucettes » dans la soirée du 21 juin 2013. Les flics ont pu compter sur l’appel au 17 d’un citoyen du haut de son immeuble. Durant ses 48 heures de GAV et outre le fait qu’il s’est lui-même balancé en avouant 50 destructions, il a fini par cracher deux blazes devant les flics. La poukave Nouma Friaisse a mâché le travail de la police. Il s’agit de prévenir celles et ceux qui seraient amené-e-s à le rencontrer, sachant qu’il a fait plusieurs passages sur la ZAD de Notre-Dame des Landes, notamment lors des assauts de la police en avril 2012. Cette collaboration avec la police ne lui a évidemment pas permis d’esquiver la machine judiciaire, écopant la même mise en examen que les autres.

Parmi les trois inculpés, seul B. est resté silencieux face à la police. L’enquête, initiée par la juge d’instruction Meyer, est en cours et à l’heure actuelle, aucun dossier n’a été envoyé à son avocat. Ne rien avouer et garder le silence face à l’ennemi restent la meilleure arme pour tou-te-s celles et ceux qui seraient entre ses griffes.

Ces dernières années, les médias locaux puis nationaux, en bons chiens de garde de l’Etat et du capitalisme, ont relayé ces sabotages de manière éparse en les marginalisant, psychiatrisant les « casseurs » (qui seraient des « malades mégalo-maniaques qui en voudraient personnellement à Jean-Claude Decaux » pour l’est républicain) et en minimisant les dégâts – qui depuis 2008 s’élèvent à plusieurs centaines de milliers d’euros (et qui continuent de grimper depuis ces trois inculpations, notamment lors de la nuit de GAV du 18 au 19/11/2013): l’entreprise n’a jamais communiqué à ce sujet, bien qu’en interne elle ait tenté de parer à ces attaques en changeant l’infrastructure des panneaux (passant du verre au plexiglas), et également en exploitant ses agents en pleine nuit, puis en mettant la pression sur les forces de l’ordre, comme en atteste les demandes de renseignements de la police auprès des personnes interpellées pour possession de stup’ ou bien les veillées de la BAC à proximité des panneaux publicitaires sur les grands carrefours de la ville…

Les forces répressives à propos de ces multiples attaques ne sont évidemment pas restées passives ces dernières années à Besançon: Le 11 octobre 2011, des compagnons anarchistes sont perquisitionnés à leur domiciles: certes sans suites judiciaires mais avec la volonté affichée d’accentuer surveillance et harcèlement sur celles et ceux qui combattent ce monde d’argent et d’autorité.

La publicité est un des nombreux instruments de la domination pour maintenir l’oppression du fric sur nos vies et tenir la population en laisse par la consommation de masse à l’instar du travail. Elle est la vitrine du capital dans l’espace urbain et les transports.

antipub2Les attaques contre la pub sont anonymes et diffuses selon les possibilités du moment: lors de manifs émeutières, comme le 22 février 2014 à Nantes, à Paris suite à la mort de Clément Méric, en Turquie lors de l’insurrection partie de la place Taksim d’Istanbul à l’été 2013, et partout à travers le monde lorsque des révoltes urbaines éclatent contre le pouvoir et ses serviteurs. Parfois, les organes de communication du pouvoir relaient ces attaques nocturnes quand ça commence à faire de gros dégâts pour la société, comme par exemple il y a quelques temps à La Rochelle, Niort, Angers ou encore à Liège (en Belgique) … Ces coups portés aux portes-feuilles des riches peuvent être réalisés de diverses façons: par la destruction de la vitre des panneaux et de leurs mécanismes internes (lumières et systèmes de rotation) ou encore par le feu quand il s’agit de façades en plexiglas. Fin mars 2005, on se souvient de l’attaque aux molotovs et au jerricane d’essence qui avait visé l’entreprise Decaux.

Chacun-e sait que cette entreprise s’est enrichie grâce à la publicité en collaboration avec les mairies et l’Etat, lui fournissant des espaces et la gavant de subventions pour étaler ces panneaux petits ou grands partout en France (puis en échange s’engagent à fournir des abris-bus). Elle est implantée dans plus de 56 pays à travers le monde, dont la Belgique depuis 1967, le Portugal depuis 1972, l’Allemagne depuis 1978, le Royaume-Uni depuis 1982, la Suède depuis 1989, l’Espagne depuis 1990, la Russie depuis 1995, l’Australie depuis 1997, le Brésil depuis 1998, l’Italie depuis 1999 et récemment en Israel, au Chili, en Chine… (Toutes prises de contacts avec JC Decaux dans chaque pays où elle est implantée, c’est par là: hXXp://www.jcdecaux.com/fr/Le-groupe- JCDecaux/Implantations).

Seulement, cette pourriture Decaux ne limite pas ses activités à la pub mais à l’ensemble du mobilier urbain. Ainsi, l’entreprise de comm’ s’est lancée dans le vélo « libre-service » en créant la filiale Cyclocity, principalement implantée en France: la première ville a s’en être équipée a été celle de Lyon en 2005 (« Vélo’v »), Paris en juillet 2007 (« Vélib’ ») puis Toulouse (« Vélô Toulouse »), Nantes (« Bicloo »), Amiens (« Velam »), Rouen (« Cyclic »), Besançon et Mulhouse (« Vélocité »), Nancy (« Vélostan’lib »), Cergy-Pontoise (« Vélo2 »), Créteil (« Cristolib’ »), Marseille («Le Vélo»). Ces moyens de transport labellisés écolo branché, permettent aux bobos de se rendre à leur travail tout en étant fliquer lors de leur déplacement. Ces joujous du capitalisme vert correspondent parfaitement aux processus de gentrification que mènent l’Etat et les mairies – les emplacements pour implanter ces bornes cyclocity ne sont pas choisis au hasard: quartiers aisés, zones commerciales, quartier « culturel pour bobos-branchés » ou en cours d’embourgeoisement…

Pour celles et ceux qui ne le sauraient pas encore, l’entreprise Decaux – par le biais de sa filiale Cyclocity, dont le siège se situe 29, allée du Mens à Villeurbanne (69100) – fait également son beurre sur le dos des prisonniers, en les exploitant gratuitement dans ses ateliers de réparation. L’esclavagiste Decaux bénéficie de la collaboration de l’Etat pour avoir de la main-d’oeuvre venue tout droit des tribunaux, notamment pour celles et ceux condamné-e-s pour vols et/ou dégradations. Mais cette information sortie dans la presse mainstream n’est pas restée sans réponse: des centaines de vélib’ ont été sabotés à Paris en avril et mai 2014 (voir ici et )

Ces attaques sont simples, reproductibles, et peuvent être menées partout car cyclocity gère les parcs à vélos au niveau mondial: en Belgique (Bruxelles et Namur), en Espagne (Cordoue, Valence, Séville, Santander, Gijon), à Vienne (Autriche), au Luxembourg, à Brisbane (Australie), etc…

Decaux est loin d’être intouchable et les cibles ne manquent pas.

Frappons à tout moment et en tout lieu Decaux et les mairies qui l’engraissent !

A nous de ne pas rester les bras croisés car, face à la répression, la meilleure solidarité reste l’attaque !

Reçu par mail, 20 septembre 2014

En anglais et en italien

[Angleterre] Véhicules de police incendiés à Bristol et Brighton (2 et 3 septembre 2014)

Deux attaques visent la police

Bristol: Arrestation après l’incendie criminel présumé au poste de police Keynsham (3 septembre)

policeburnsUn homme a été arrêté après que deux véhicules de police aient été endommagés par un incendie au poste de police de Keynsham.

Les véhicules de force Avon et Somerset - un fourgonnette de caméra de sécurité et un minibus pour renforts - ont été endommagés par le feu dans les premières heures de la matinée de ce mercredi 3/9.

Un officier de police a découvert le petit feu dans la cour sur le site de Bath Hill à environ 03h20 et a appelé Avon Fire et Rescue Service.

Personne n’a dû être évacué de la station de police à cause de l’incendie.

Un homme, qui était dans le secteur au moment de l’attaque, a été arrêté et est interrogé ce soir.

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Brighton: voiture de police incendiée lors d’un double incendie criminel rue de l’église (2 septembre)

Les policiers enquêtent sur un incendie criminel qui a embrasé un de leurs véhicules.

La voiture de police semble avoir été volontairement incendiée une demi-heure après l’incendie dans la même rue d’une poubelle contenant du papier et du recyclage.

Les deux incendies se sont produits dans la rue de l’église à Brighton, dans les premières heures du 2 septembre.

La voiture était garée et sans surveillance à l’angle de la Tichborne street à Brighton, à environ 50 mètres seulement du feu de poubelle, qui était à l’extérieur du Mash Tun à l’angle de la nouvelle route.

Une équipe de pompiers de Preston circus est arrivé pour s’attaquer à la première flamme à environ 02h30, avant de retourner à leur poste.

À peine dix minutes plus tard, ils ont de nouveau été appelés pour éteindre la voiture de police en utilisant des extincteurs à mousse et des tuyaux.

La moitié arrière de la voiture de police a été détruite.

Pas un pas en arrière, incendions les flics !

sources: nos ennemis continus du Bristol Post & médias locaux de Brighton. via inthebellyofthebeast.noblogs.org

[Brésil] A l’attaque contre la coupe du monde et son monde – 15 mai 2014

Jeudi 15 mai des manifestations contre la coupe du monde étaient organisées partout au Brésil, notamment à Sao Paulo, Rio de Janeiro et Recife.

A Rio, plus de 1300 personnes sont descendues dans les rues, avec un gros cortège de cagoulées. L’avenida Presidente Varga, une des plus grosses artères de circulation reliant le nord de la ville au centre, a été bloqué pendant près de trois heures. Etudiants, profs et personnel de l’éducation ont rejoint la manif du soir, alors que les chauffeurs de bus, qui étaient en grève depuis deux jours, ont pu montrer leur véritable visage de jaunes en reprenant à la fois le travail et en se démarquant publiquement de l’appel à la manif contre le mondial par crainte d’être associés aux blacks blocs, ce qui nuirait à l’image de la lutte (sic!).

Alors que la plupart des manifestants commençaient à se disperser vers 19h, un groupe d’une cinquantaine de personnes cagoulées a décidé de partir en manif sauvage en direction de l’hôtel de ville, protégé par des dizaines de flics antiémeute. Quelques affrontements ont eu lieu avec les flics, qui ont bombardé le groupe de gaz lacrymogènes; il y a eu aussi une tentative de destruction de mobilier urbain et de panneaux de signalisation. Au final, une personne a été arrêtée pour avoir été en possession d’un masque et d’un lance-pierre. La manif s’est dispersée sans autre interpellation sur les coups de 20h30.

A Recife, la manif contre la coupe du monde a été plus agitée: dans la zone sud de la ville, à Boa Viagem, des manifestant-es ont tenté de piller un supermarché Carrefour vers 19h00. Les flics en civil ont alors encerclé le magasin et tiré des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes pour repousser les manifestant-es.

A Sao Paulo, comme dans les autres villes, la journée a commencé par la mobilisation des sans-abris, syndicalistes, étudiants et enseignants, qui ont bloqué plusieurs flux routiers reliant la périphérie au centre. Vers 17h, près de 1200 personnes selon les flics de la PM commencent à se rassembler sur la Praça do ciclista. Dans le même temps, 20 personnes sont arrêtées en préventive pour port de marteaux et de cocktails molotov. Parmi elles, 13 personnes sont relâchées et les 7 autres sont retenus au commissariat du 78è district. La manif se dirige vers le stade Pacaembu à l’ouest de la ville et, au niveau de la rua da consolaçao, des pierres pleuvent sur la tête des flics, qui répliquent par des tirs de lacrymo et des coups de matraques. Des poubelles sont renversées et incendiées, un bus des transports de la ville est vidé de ses usagers sans être incendié à temps. Toujours sur cette même rue, un concessionnaire Hyundai (sponsor de la coupe du monde) est attaqué et perd ses vitres, des manifestants réussissent à s’introduire à l’intérieur et détruisent les véhicules à coups de bâtons et de graffitis. Sur l’avenue Paulista, un stand de la police militaire est retourné et recouvert de goudron, une agence de la banque Itau – également sponsor de la coupe du monde – est attaquée, ainsi que des bars et des boutiques. Dans les rues Bela Cintra et Augusta, la circulation est coupée par des barricades.

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Voir une vidéo des affrontements à Sao Paulo ici

Traduit et reformulé depuis leur presse (15 et 16/05/2014)

[Publication] Brésil – Nuits blanches et ciels étoilés

La Coupe du Monde au Brésil et les soubresauts internationaux de l’insurrection

La Coupe du Monde n’est pas une question de foot. Si un pays est candidat pour l’organisation de cet événement, c’est parce que le foot remplit aujourd’hui la même fonction que le spectacle des gladiateurs dans la Rome antique, mais également parce que c’est une occasion inespérée pour l’Etat organisateur de faire avancer à pas de géant son développement économique et son rayonnement politique. La Coupe a un coût monstrueux, néanmoins le retour sur investissement promet presque à coup sûr d’être juteux. Le Brésil, considéré comme une des grandes puissances économiques mondiales, compte bien gravir encore des échelons en organisant la Coupe et les Jeux Olympiques.

[…]

Lire le bulletin 4 pages

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Transmis par mail, 15 mai 2014

[Angleterre] Attaques contre les fascistes de l’EDL à Bristol, manifs nationaliste et anti-choix perturbés à Brighton

Quelques repaires fascistes locaux ont été traqués dans nos secteurs. C’est pour lutter contre la poursuite de l’effervescence fasciste comme les agressions racistes*, intimidations, graffitis à Bristol et ailleurs. L’extrême-droite sera combattue en plein jour comme à Brighton dimanche dernier**, ou la nuit quand nous choisissons.

Le fasciste de l’EDL, Chris Pugh, joue en tant que DJ dans les pubs de Bristol sous le nom de « The Last Resort », et gère un magasin rétro sous le même nom sur la route de Wells. Son stand au marché Saint-Nicolas a cessé ses activités après avoir été publiquement attaqué à la peinture un samedi par les anti-fascistes***. Sa boutique se trouve à quelques minutes de sa maison à Knowle West (47 Salcombe Rd), le terrain de prédilection de sa jeunesse. Ainsi, dans la nuit du mardi 15 avril, les quatre pneus de sa voiture Jaquar grise ont été crevés, et la carrosserie rayée. C’est le moins que nous puissions faire pour lui en ce moment.

Deux jours plus tard, au pub de l’Apple Tree dans la rue Philips, hors du défilé à Bedminister, deux fenêtres du rez de chaussée et une à l’étage ont été détruites au lever du soleil. Le pub est un lieu de rencontre permanent pour les organisateurs de l’EDL, tels que Mickey Bayliss, qui a organisé la manifestation de l’EDL dans le centre de Bristol l’an dernier en tant que coordinateur du Sud-Ouest.

Attaquons les racistes et les facistes, l’histoire a toujours prouvé qu’ils sont les alliés des patrons, du patriarcat et de l’Etat, prétendant parler au nom de l’opprimé blanc. C’est une erreur de les laisser prospérer. 

Enfin, les fascistes à Calais se sont pour le moment repliés suite à un appel international à lutter contre les attaques répétées envers les squats et les migrants, bien que le principal ennemi reste les autorités et l’Etat.

Solidarité avec Damien Camelio aussi en France pour avoir brûlé des bâtiments utilisés par l’armée, l’administration pénitenciaire, le front national et appelant aux armes contre la répression sous toutes ses formes.

Ni gauche ni droite, anti-Etat et antifasciste

Traduit de 325, 29 avril 2014

Notes de Traduction:

*Les médias rapportent que durant la période 2012-2013, près de 349 agressions racistes ont été recensées à Bristol.

**Dimanche 27 avril 2014, les nationalistes de l’EDL et du BNP entre autre ont voulu manifester à Brighton sous la bannière « March for England ». Cela fait plusieurs années que les fascistes tentent de reprendre la rue à cette date, mais cette année encore leur marche n’a pas été non plus une réussite: plus de 2.000 antifascistes ont tenté de bloquer l’avancée de leur cortège durant tout l’après-midi, qui était composé d’une centaine de décérébrés tout au plus. Concernant les quelques mètres qu’ils ont pu parcourir, les fascistes le doivent à la police, qui les a protégé du début à la fin non sans recevoir quelques projectiles.

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Quelques jours avant à Brighton, un groupe d’anarchistes a perturbé la marche des intégristes anti-avortement et anti-choix. Le communiqué qui revendique l’action (en anglais ici):

« Une manifestation tenue par le groupe chrétien « Société pour la protection des nouveaux-nés«  à Preston Park a été accueillie par une mobilisation spontanée d’anarchistes.

Les anarchistes masqués ont rapidement entouré les manifestants, ont détruit une grande partie de leur propagande anti-choix et se sont dispersés de nouveau avant que la police ne puissent arriver.

Des anarchistes, 26/04/2014 à 11h45″

***Le 10 mars 2012, le magasin de fringues de la culture skinhead « The Last Resort », tenu par le porc de l’English Defense League Chris Pugh, a reçu une visite des antifascistes. Son fond de commerce a été recouvert de peinture rouge et noire et la marchandise a été détruite. Un tract avait aussi été distribué lors de l’attaque (il est consultable en anglais ici)

[Besançon] Nuit vandale contre le cirque électoral (du 29 au 30 mars 2014)

Dans la nuit de samedi à dimanche 30 mars, plusieurs actions ont été menées contre les élections.

La permanence de la crapule politicarde Jacques Grosperrin située rue de Vesoul a vu deux de ses immenses vitres perforées. Son bord politique importe peu, car c’est bien la représentation politique et ce monde de merde dans lequel on tente de survivre qui ont été visés.

De plus, deux écoles servant provisoirement à leur jeu démocratique ont eu leurs murs recouverts de tags. Sur l’école ‘Jean Wirsch’, on pouvait lire « A bas les maîtres », « Elections pièges à cons » ou encore « feu aux urnes« . Sur les murs intérieurs de l’école ‘Paul Bert’, les messages étaient « les maîtres ça ne s’élit pas, ça se détruit« , « contre toute autorité« . L’inscription « Nique ton maire » a été écrite à de multiples reprises sur les murs de plusieurs quartiers du centre-ville.

L’abstention ne suffit pas, passer à l’attaque et exprimer notre rejet de leur démocratie est plus que nécéssaire !

Pour l'(A)narchie !

Repris d‘indymedia nantes, 31 mars 2014

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L’article de l’est répugnant daté du 30/03/2014 à 18h05:

Besançon : dégradations de la permanence du candidat UMP-UDI-MoDem, Jacques Grosperrin

Les casseurs ont parfois de drôles d’idées. L’UMP, cible régulière de vandalisme sur ses locaux de la place Victor-Hugo et qui en a déjà vu de toutes les couleurs, vient d’expérimenter une nouvelle forme d’hostilité et de désagréments.

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La permanence électorale de Jacques Grosperrin et ses alliés UDI et MoDem, rue de Vesoul, a été dégradée au cours de la nuit de samedi à dimanche. Des trous ont été percés dans la vitrine de façade et la vitre latérale du local. Et c’est là que l’on s’interroge légitimement sur la mécanique complexe et biscornue qui fait agir certains.

À la pointe de vitrier

Celui ou ceux qui ont perpétré ces actes de vandalisme ont utilisé une pointe de vitrier en diamant, mieux, un dispositif permettant de découper dans l’épaisse vitre de 1 cm d’épaisseur un rond parfait d’environ 20 cm de diamètre. Sur le côté, on suppose que la même technique a été employée mais que l’entaille n’a pas été suffisamment profonde pour chasser la rondelle de verre. Le travail a donc été achevé d’un bon coup de pavé, beaucoup plus classique. Dans le quartier, personne n’a a priori rien vu ni entendu et les faits ont été découverts par les militants à 7 h du matin.

Tout à l’excès de sa campagne, probablement sous le choc, M. Grosperrin a publié un communiqué où il dénonce la « lapidation » et le « saccage » de sa permanence qui n’a cependant pas été visitée.

Informé, le principal adversaire du candidat, Jean-Louis Fousseret s’est rendu sur place afin d’assurer l’équipe de campagne de son « soutien républicain face à cet acte inqualifiable, irrespectueux et méprisant pour l’absolue sérénité que mérite chaque scrutin démocratique ».

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[Paris/Les Lilas, 93] Permanences du parti socialiste attaquées

Visites nocturnes de locaux du PS

Dans la nuit du mardi 25 au mercredi 26, à Paris et aux Lilas (93), deux permanences du Parti Socialiste ont été attaquées.

L’une, située rue de la Cour-des-Noues (Paris 20ème ar.), a vu ses vitres et panneaux vitrés défoncés, et s’est faite recouvrir d’une inscription: « A bas tous les partis »

L’autre, rue du 14 Juillet aux Lilas, a été marquée d’un « Contre tout pouvoir« , et a vu ses vitres également bousillées.

Ni partis, ni Etats, ni élections n’étoufferont nos révoltes.

Repris d’indymedia nantes