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[Berlin] La lutte des réfugiés de l’école Gerhart-Hauptmann reprend suite à une nouvelle menace d’expulsion

Mise-à-jour 30/10/2014:,  

L’expulsion prévue ce vendredi 31/10/2014 a été annulée, les autorités préférant pousser les réfugiés à accepter la solution de relogement qui leur ont proposé (et ce, juste après les avoir bernés une énième fois et annoncé leur expulsion dans la presse…). La mairie mise sur le fait de négocier la paix sociale. Car une expulsion signifierait beaucoup d’agitation dans la ville (et la mairie de Kreuzberg n’a pas oublié les attaques et sabotages qui avait riposté à l’occupation policière du quartier et à la tentative d’expulsion du squat durant l’été dernier. Il semblerait donc que les appels à la résistance et la volonté des 45 occupants restants de rester unis, solidaires et de résister physiquement en cas d’expulsion ait fait reculer les politiques locaux.

D’autres infos à suivre

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Ce jeudi 30 octobre 2014, un article d’Indymedia Linksunten évoque la volonté des autorités locales de Berlin d’expulser les migrants de l’école occupée Gerhart-Hauptmann située Ohlauer Strasse. Les flics ont annoncé ce même jour d’ériger une « zone à risque » autour de l’école à partir de 6h du matin. L’expulsion serait prévue pour le vendredi 31 octobre 2014.

La veille, de nombreuses forces policières ont pris d’assaut le quartier de Kreuzberg en vue de l’expulsion.

Sans surprise, le dialogue avec le pouvoir initié par une partie des occupants ayant échoué  – en l’occurrence un accord signé il y a plusieurs mois pour un relogement des demandeurs d’asile dans certaines conditions (rester ensemble par exemple) qui a été rompu récemment – a pu une nouvelle fois montrer à tous qu’il n’y rien à demander à l’Etat et ses représentants. En échange (donc en guise de foutage de gueule), la municipalité leur a proposé un bon d’hébergement d’un mois en auberge de jeunesse).

Des appels à actions décentralisées, à se tenir informer et se rendre sur place pour enrayer l’expulsion ont été lancés.

Sans attendre, on apprend que le bureau des verts du quartier de Treptow a été attaqué dans la nuit du 28 au 29 octobre 2014. Le communiqué explique ses bris de vitres par rapport aux décisions des gouvernants locaux (et en l’occurrence de la maire de Kreuzberg, Monika Hermann, du parti des verts) d’expulser les 45 réfugiés qui occupent l’école de la rue Ohlauer à l’Oranienplatz et ceux du Görlitzer Park. Quelques extraits:

« Ceci est un avertissement aux gouvernants et leurs partis de garder leurs mains loin de l’école.

Chaque expulsion a son coût ! Faisons-le grimper !

Allons devant l’école et montrons-nous solidaires ! […]

Pour une vie auto-déterminée !

Vous ne pouvez pas expulser un mouvement ! »

Dans la nuit de mercredi à jeudi 30 octobre, 160 réfugiés et solidaires ont manifesté, exprimant leur détermination à rester dans cette école, et donc à appeler à la résistance pendant l’expulsion. Un concert de soutien aux réfugiés a clôturé la soirée.

Voir toutes les infos sur la lutte des réfugiés de la rue Ohlauer et actions solidaires durant l’été 2014 à Berlin et partout à travers le pays.

[Berlin] Attaques en série contre l’Etat et sa police

Tôt samedi 18 octobre 2014, plusieurs engins incendiaires ont été lancés contre le poste de police Direktion 6 sur la Bulgarische strasse dans le quartier Treptow. Il y aurait eu trois engins lancés au total, dont deux qui se sont allumés. La façade a été légèrement noircie. Malheureusement, plusieurs flics sont rapidement intervenus avec des extincteurs pour éteindre le départ de feu. Une enquête pour incendie criminel a été ouverte pour tenter d’identifier le ou les assaillants, qui se sont évaporés dans la nuit.

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La presse allemande rappelle également l’attaque aux molotovs du poste de police situé au 54 de la Sonnenallee dans le quartier de Neukölln début mai 2014.

Toujours dans la même période mais cette fois-ci au nord-ouest de la ville, un comico a été lui aussi canardé de molotovs. Un groupe informel avait revendiqué l’attaque.

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Dans la nuit de mardi à mercredi 15 octobre, 17 fenêtres du poste de police municipale de la Juliusstrasse à Neukölln ont été fracassées à l’aide de pierres. Les flics ont compté 20 petits pavés jonchant le sol à proximité.

Le sénateur de la CDU chargé à leur sécurité, Franck Enckel, a en outre déclaré suite à ces multiples coups portés à l’autorité et aux forces répressives de l’Etat: « ce n’est malheureusement plus rare que des bâtiments publics, des pompiers et des postes de police municipaux soient attaqués. Ceux qui s’occupent à maintenir l’ordre et la sécurité sont à plusieurs reprises insultés, brimés, maltraités. […]. Ainsi au cours des dernières semaines, plusieurs voitures de police ont été attaquées à coups de pierres […]« 

 Un communiqué a été publié sur indymedia linksunten, intitulé Attaque du poste municipal – Pour plus de « terreur dans le quartier » (ceci en référence aux déclarations du sénateur Henckel au sujet du tumulte nocturne à Berlin qui résonne de plus en plus forts ces derniers temps dans les oreilles des gouvernants. Voici quelques extraits du communiqué ci-dessous:

[…] Il y avait besoin d’une troupe qui effectue le travail désagréable de discriminer les gens, d’intimider et faire glisser du vélo avec le motif d’infractions administratives.

Il y avait besoin d’aide pour leur permettre d’expulser des familles roms et tsiganes des quartiers du centre-ville, lorsqu’il s’agit de criminaliser, d’humilier et de réprimer.

En même temps, d’étendre la politique raciste au Parc Görlitz pour garder le gilet de la police berlinoise propre.

En même temps, de patrouiller dans un quartier comme Neukölln ou Wedding et d’expulser les gens, de sorte que la voie pour les prochaines phases de refoulement et de réévaluation soit libre.

Bien sûr, nous sommes contre le délire de l’ordre allemand (sic!) !

Car seulement l’idée de chaos laisse libre cours à la pensée, comme un changement radical dans la pensée et la vie des gens dans ce pays peut devenir possible ici. […]

Nous devons attaquer le modèle d’organe de répression et de sécurité, du délire d’ordre et la politique raciste du sénat partout où cela nous est possible.

C’est pourquoi nous avons provoqué un peu (plus) de « terreur dans le quartier » et dans la nuit de mardi fait tomber les vitres du poste de police municipal de la Juliusstrasse à Neuköln.

Solidarité avec tous ceux qui sont harcelés chaque jour par les flics ! […]

[Berlin, Allemagne] Destroika

Dans la nuit du 1er au 2 octobre 2014, nous avons fait tomber les vitres du bureau d’ingénieur Döring de la paul. stegemannstr 3 à Berlin. La cause de notre visite: ils se vantent d’organiser le déblaiement du site militaire du nord sur ​​le centre d’entraînement au combat Guz de l’armée allemande à Magdebourg. Au nord, la ville fantôme Schnöggersburg sera construite afin que l’armée de l’OTAN et les flics d’Europe puissent à l’avenir s’entraîner à la contre-insurrection. Les émeutes à travers le monde des dernières années ont montré que la révolte est tout à fait possible. Elle frappe aussi à la porte de l’Europe - nous y entrons. Pour l’effondrement des nouveaux bâtiments de Güz et partout où ils sont responsables de flageller nos vies. Nous nous voyons à Francfort.

Traduit de l’allemand de linksunten,

[Hambourg, Allemagne] Contre la ville d’autorité ! Contre la domestication de nos vies !

Solidarité avec les squatteur-euse-s de la Breite Strasse ! Solidarité avec les cinq accusés ! Liberté pour Jakob ! Liberté pour tous !

Qu’on ne s’y trompe pas, la ville n’est pas un espace neutre qui appartient à tous. La ville est un modèle miniature de ce monde dans lequel l’oppression et l’exploitation déterminent les rapports ainsi que nos vies quotidiennes. Elle est un espace de la domination et nous ne voulons ni le posséder ni améliorer sa fonction avec une autre politique et des réformes. Si nous voulons combattre pour une vie autodéterminée en liberté, nous devons détruire la ville qui nous détient en cage, afin de créer l’espace pour d’autres choses.

Le 27 août 2014, cinq personnes ont été arrêtées, accusées d’avoir participé à un squat de la Breite Strasse à Hambourg – et d’avoir jeté des objets sur ​​les flics qui avançaient. Un des cinq est toujours en détention avec l’accusation de tentative d’homicide. Solidarité avec les accusés et l’occupation, car c’est un signe de résistance contre la ville de l’autorité et de leurs chiens de garde en uniforme contre les loyers inabordables et la politique.

Une attaque contre un système qui contraint les gens à vendre leurs vies au travail, juste pour avoir un toit sur la tête ! Rebellons-nous !

BreiteStrTraduit de l’allemand de linksunten indymedia, 7 octobre 2014

[Allemagne] Brèves du désordre depuis les rues de Berlin

[La plupart de ces sabotages et attaques n’ont pas été revendiqués et proviennent des médias dominants; ces multiples attaques s’inscrivent dans une lutte contre la gentrification menée dans plusieurs quartiers berlinois et qui a déjà été évoquée sur le blog ici et ]

Dans la soirée du mardi 30 septembre 2014, un groupe d’une vingtaine de personnes cagoulées a fait irruption dans les rues du quartier Mitte à Berlin, en attaquant les nouveaux immeubles d’habitation de luxe d’Engeldamm avec des pavés et de la peinture verte. Des poubelles et barrières de chantier servant de barricades ont été enflammées au milieu de la rue. Durant cette courte émeute, un magasin de meubles – déjà attaqué en juillet 2014 – a aussi perdu ses vitres. Le groupe a pu s’échapper sans entrave dans l’obscurité berlinoise. Les dégâts matériels sont importants (comme le montrent les photos):

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Cette attaque collective contre les biens de la gentrification est loin d’être une première dans ce secteur. Des attaques similaires contre ces nouvéaux logements se sont déroulées à Engeldamm ces derniers temps:

- 6 juillet 2014: attaque du magasin de meubles et des nouvelles constructions à Engeldamm ; incendie de poubelles et caillassage d’une patrouille de police à leur arrivée sur les lieux. Tous les assaillants ont pu s’enfuir dans la foulée.

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- début avril 2014: irruption d’un groupe masqué à l’intersection Engeldamm/Leuschnerdamm/Michaelkirchplatz et attaque à coups de barres et de peinture (pots et sprays utilisés) des bâtiments (nouveaux logements de luxe mais également des locaux d’HLBS (bureaux d’expertises comptables dans le secteur immobilier), barricades en feu à travers les rues.

- décembre 2013:  plus de 20 personnes masquées attaquent à l’aide de pavés et de peinture les façades des constructions, laissant des tags sur les façades.

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Reformulé de la presse allemande

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La nuit du 1er au 2 octobre 2014, les quartiers de Kreuzberg, Friedrichshain, Treptow, Mitte et Neukölln ont été illuminés par des feux de véhicules, d’entreprises pour la plupart, ce que la presse a tenté de dissimuler dans son ensemble (mis à part le morgenpost.de qui mentionne le nom des entreprises).

Pas moins de 7 véhicules utilitaires ont été incendiés malgré la rapide intervention des pompiers, en plus de quatre autres véhicules par propagation des flammes.

ABIX-Brandanschlaege-5-Peu avant minuit, un véhicule de la société de sécurité BOSCH est incendié Alte Jakobstraße à Kreuzberg. Un peu plus tard, c’est un camion d’une entreprise de construction qui est incendié  à 200 mètres de l’Alexandrinenstraße. Ce camion appartient à la société DTB, et ce sabotage a été revendiqué, dont voici l’intégralité:

Dans la nuit de mercredi à jeudi 2/10, un camion de l’entreprise DTB a été incendié.

Pourquoi DTB ?

Après l’expulsion de Cuvry-brache* à Berlin-Kreuzberg, DTB a accepté de soutenir le travail dégueulasse du Sénat et de la mairie. Le jour même après l’expulsion, DTB a commencé à raser près de l’ensemble de la zone. Il aurait également pu refuser cela et ne serait pas devenu un instrument de gentrification.

DTB est entre autre responsable de la construction de travaux publics et de routes, de câbles et de tuyauteries. Ainsi, ils disposent du matériel nécessaire pour aménager en un rien de temps le quartier. D’autant plus que leurs partenaires et amis appartiennent à des entreprises comme Vattenfall et Telekom.

L’expulsion de CuvryBrache* est juste une autre étape vers la restructuration urbaine, ainsi que le déplacement des personnes qui ne correspondent pas à l’image d’un Berlin réévalué, convenable.

Berlin a besoin et veut cette image renouvelée, pour pouvoir se distinguer à l’échelle internationale et gagner des projets comme Olympia**.

Tout cela se fait au détriment des personnes qui vivent (encore) ici et seront bientôt plus en mesure de se le permettre.

D.T.B. GmbH Tief- und Straßenbau

Wackenbergstraße 84 – 88
13156 Berlin

Avec joie, les visites nocturnes seront chez Sitzfeldt, Bosch, Telekom, DB et beaucoup d’autres !

Contre la domination – pour l’anarchie !

Des groupes autonomes

Notes des traducteurs:

*brache signifie friche. Situé à Kreuzberg sur lequel des personnes – sans-abris, familles roms, zonards.. – se sont installées pour y vivre mais aussi pour protester contre la gentrification en cours…. car le propriétaire souhaite y construire des logements neufs/maisons et un centre commercial. Les occupants ont récemment été expulsés.

**Pour obtenir les jeux olympiques et toute la merde qui va avec…

camion de chantier

le camion de chantier en question

A Friedrichshain, un van VW d’une entreprise (non mentionné) est incendié.

A Treptow, les pompiers arrivent trop tard pour éteindre les flammes d’un véhicule de Telekom, qui est entièrement calciné.

A Kreuzberg, deux véhicules de l’ambassade de Turquie sont incendiés Heinrich-Heine-Straße vers 3h00 du matin. Ces sabotages incendiaires sont revendiqués dans un communiqué.

Enfin vers 5h00 du matin à Neukoln, ce sont deux véhicules électrique d’une entreprise automobile « libre-service » sont incendiés.

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Les services de police ciblent leur enquête vers les autonomes d’extrême-gauche et anarchistes.

Parrallèlement à tous ces incendies et destructions, le SPD, par la voix du politicien Tom Schreiber, a immédiatement appelé à des mesures plus sévères envers les « extrémistes de gauches et anarchistes violents ». (Chiche !) Quant au sujet du sabotage contre la S-Bahn à Berlin fin août dernier, ce bouffon social-démocrate avait déclaré que « le milieu autonome veut terroriser et tyranniser le centre-ville ».

[Allemagne] Suivi de la lutte des réfugiés de Berlin depuis lundi 25 août 2014

Ce jeudi 11 septembre 2014 depuis 19h00, 120 réfugiés et des solidaires occupent l’église St-Thomas de la Mariannenplatz dans le quartier de Kreuzberg à Berlin.

Cette occupation est une énième étape de la lutte des réfugiés à Berlin pour obtenir leurs droit à rester et à avoir un logement, ainsi que l’arrêt immédiat de l’enfermement dans des camps.

7 septembre 2014:

Après 13 jours de lutte, les derniers réfugiés ont quitté le toit de l’auberge du 39 de la Gurtelstrasse. Le jour suivant, 1000 personnes ont manifesté en solidarité à travers le quartier de Friedrichshain.

1er septembre 2014:

Vers 23h00, la police assiège l’auberge du 39 de la Guertelstrasse, dont le toit est occupé depuis mardi 26/08 par des réfugiés et que l’Etat veut expulser. Plutôt la semaine dernière, les occupant-es de l’école de la Ohlauerstrasse et ceux de l’Oranienplatz ont aussi été expulsé-es.

Les réfugiés appartiennent au groupe de plusieurs centaines de demandeurs d’asile qui ont été trompés par le dénommé « accord de l’Oranienplatz » mis en place par le Sénat. En avril de cette année, le pouvoir a expulsé le campement de la Oranienplatz à Berlin-Kreuzberg. En retour, il y avait un accord avec le Sénat, qui s’engageait à héberger les réfugiés pendant six mois le temps de leur demande d’asile. Toutefois, le Sénat a refusé toutes les demandes des 108 personnes logées dans l’auberge, les laissant sans logement et à l’expulsion. Cependant, 8 résidents de l’auberge ont décidé de rester dans la maison et ont occupé le toit de l’immeuble. La police refuse aux réfugiés qui luttent nourriture, eau, électricité et l’accès au soin.

En plus des appels à venir résister aux côtés des occupant-es de l’auberge, des actions en solidarité ont été appelés au niveau national et international contre les différents rouages de la machine à expulser (partis politiques, institutions, entreprises). Toutefois, le silence médiatique et étatique à propos de cette lutte – quand ce n’est pas par la désinformation – a été récemment brisé par un sabotage incendiaire contre les transports de l’est-berlinois le 28 août dernier.

linksunten indymedia

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31 août 2014:

6ème jour d’occupation du toit de la Gurtelstrasse.

demo3108-2Tout d’abord, la situation sur le toit: depuis 2 jours, les réserves de nourriture et d’eau sont épuisées. La police a déclaré aujourd’hui aux personnes: « nous voulons vous affaiblir afin que vous abdiquiez » tout en tvéhiculant le mensonge à travers les médias selon lequel les réfugiés en lutte participeraient à une grève de la faim.

Au cours d’une discussion il a été dit que la pluie les a aidés hier soir, vue qu’ils ont été en mesure d’en recueillir et d’en boire.

gurtel1La police est toujours là avec plusieurs paniers à salade, mais avec un contingent beaucoup plus petit que sur la Ohlauerstrasse. Les gens sans carte de résidents se voient toujours empêchés d‘accéder à la zone. Les flics continuent leur travail d’harcèlement, comme en perturbant à plusieurs reprises les rassemblements et en enlevant des banderoles. Puisque seulement quelques personnes s’arrêtent de façon permanente devant les barrières, les policiers ont les mains libres.

Cet après-midi, une manifestation de solidarité avec plus d’un millier de participant-es est partie de la station de métro (S Bahn) de la Warschauerstraße jusqu’à la Gürtelstraße. L’ambiance était déterminée, avec des slogans et banderoles. Tous ceux qui sont conscients de la situation ont une énorme rage contre les flics, les politiciens et la presse qui, évidemment, tentent de gagner face à cette nouvelle escalade dans la lutte de réfugiés en affamant et démoralisant. Ce qui est frappant c’est l’ignorance de la presse en relation avec les évènements. Une fois la manif arrivée à la Gürtelstraße, les réfugiés ont rappelé au mégaphone qu’ils n’avaient aucun autre choix que de migrer après que le capitalisme et les guerres aient détruit leurs maisons. Un paciflic s’est fait hué par une partie de la foule après avoir gueulé qu’il ne faut pas lancer des projectiles sur les flics car « ils sont aussi des humains et ont des enfants et des familles ». Mais à cela on peut ajouter que dans l’ensemble, la conflictualité avec les forces de répression est quasi nulle si l’on prend la foule dans son intégralité.

Ici, ce n’est donc probablement pas une mobilisation aussi forte qu’en juillet à Kreuzberg. Les gens sont plus solidaires de leurs fenêtres que depuis la rue, même si on voit plus de monde qu’en début de semaine dernière et des banderoles pour le droit de rester qui fleurissent sur les balcons du quartier. Des petits groupes du voisinage ont tenté vainement de passer les barrières et cordons de police pour apporter de la bouffe aux réfugiés sur le toit. Un des groupes s’est fait raccompagner par les flics jusqu’à leurs domiciles, après avoir été contrôlés et avoir enduré les réflexions racistes routinières de ces porcs (du genre « si vous vous souciez autant de ces « sales », pourquoi vous ne les prenez pas chez vous…? »)

Ce qui peut se passer par la suite est pour le moins incertain. Les personnes présentent en haut et en bas s’encouragent mutuellement, il est peu probable qu’il y aura une évacuation volontaire du toit. Mais l‘Etat est apparemment bien décidé à épuiser le conflit et espère qu’il n’y ait pas de dynamique de masse. Il est également clair après observations que la direction de la police a besoin de faire des économies sur le personnel, depuis que leur pause estivale a été en partie annulée. Il y a l’espoir que nous puissions forcer les tortionnaires à plier. Faites donc beaucoup de pression, racontez les méthodes cruelles de faim et de déshydratation, faites au mieux des actions de solidarité non seulement à Berlin, mais à l’échelle nationale et internationale.

la banderole à droite dit: "l'expulsion c'est la torture, l'expulsion c'est la mort - Droit de rester pour tout-e-s - Vous ne pouvez pas expulser un mouvement"

la banderole à droite dit: « l’expulsion c’est la torture, l’expulsion c’est la mort – Droit de rester pour tout-e-s – Vous ne pouvez pas expulser un mouvement »

"Terreur policière, zone règlementée: c'est la politique d'asile de l'Allemagne / Droit de rester pour tou-te-s"

« Terreur policière, zone règlementée: c’est la politique d’asile de l’Allemagne / Droit de rester pour tou-te-s »

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"Chaque drapeau est une frontière, chaque frontière tue"

« Chaque drapeau est une frontière, chaque frontière tue »

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à partir d‘indymedia linksunten

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Tôt samedi 30 août, un groupe de jeunes est allé recouvrir de peinture et de slogans le bureau de recensement des étrangers situé dans le quartier Moabit de Berlin. Le communiqué en entier ici.

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28 août 2014:

Vers 20h45, près de 500 personnes ont fait irruption à la Frankfurter Tor pour soutenir la grève des réfugiés de l’auberge de la Gurtelstrasse. La police a détruit les sièges d’un restaurant qui étaient sur le trottoir et a procédé brutalement à plusieurs arrestations. Elle aurait tenté aussi de prendre d’assaut l’auberge occupée, mais a reporté cette option.

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linksunten indymedia

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27 août après 16h00 heure locale:

51671- Les réfugiés occupent toujours le toit de l’ancienne auberge de jeunesse Georgenhof de la Gürtelstraße (l’hôtel Georgenhof, les flics anti-émeutes étaient stationnés hier, est un autre bâtiment juste à côté de l’auberge).
- Les policiers contrôlent toute personne qui entrent et sortent de l’hôtel; dans l’après-midi, deux personnes qui étaient dans leurs chambres à l’intérieur de l’auberge ont été dégagés de force par les keufs.
- Les flics leur ont refusé l’accès à la nourriture, à l’eau et à tout contact avec leurs avocats; ils les privent également de médicaments (alors qu’un réfugié dans l’auberge est dans le besoin urgent de médicaments).
- Les réfugiés démentent également la version des flics comme quoi il y aurait des négociations; cette désinformation a été transmise par la police; les réfugiés insistent sur le fait de tenter de parler avec le sénateur à l’intégration Kolat du SPD (Parti social-démocrate d’Allemagne), qui était responsable de ces accords; ils déclarent qu’ils ne partiront pas sans négociations.- Ils exigent le droit de séjour pour tous les réfugiés, y compris eux-mêmes, et ne veulent pas être davantage criminalisés.- Au croisement des Scharnweberstraße et Gürtelstraße à Friedrichshain, on estime à 15 à 20 personnes, principalement des réfugiés et des solidaires; ils informent les gens par des discours et tiennent un point d’info; les flics ont ouvert ce carrefour pour le trafic, ce qui rend difficile de suivre les discours.
- Il y a un appel à apporter un soutien physique au carrefour; en dehors de cela, nourriture, boissons, craies, de la musique et des couvertures sont également nécessaires.- Il y a maintenant moins de fourgons de police à l’intérieur des barrières, et les flics qui vérifient les gens à les obstacles sont moins nombreux par rapport à hier (26/08).
- Au moins 4 réfugiés auraient été arrêtés à Oranienplatz aujourd’hui entre 14h00 et 14h30.

A partir de linksunten indymedia

En avril dernier, le politicien du SPD Kolat a passé un accord avec un groupe de réfugiés en lutte qui avaient installé leurs tentes sur l’Oranienplatz de Berlin. Celui-ci demandait aux réfugiés d’enlever leurs tentes de la Oranienplatz en échange d’une solution provisoire de 6 mois qui comprenait le relogement dans cette auberge de la Gürtelstraße et le temps que soient examinées leurs demandes d’asile. Cela dit, il est important de préciser qu’à l’époque, plusieurs réfugiés en lutte n’attendaient rien de cet accord et souhaitaient continuer la lutte à l’Oranienplatz.

Depuis mardi 26 août, des racistes s’en prennent aux réfugiés et aux solidaires: un bar-café de la Scharnweberstraße a coupé le câble de la sono des réfugiés et solidaires. Par ailleurs, l’eau et l’électricité leur ont été coupés.

A partir de linksunten

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Depuis ce lundi 25 août 2014, après des rapports dans les médias mainstream suite aux demandes d’asile de 108 réfugiés rejetées par le bureau de l’immigration, il y a eu des préparatifs en vue de l’expulsion de ces réfugiés, qui dans le passé ont occupé l’Oranienplatz (expulsés début avril 2014) et pour certains l’école Gerhart-Hauptmann de la Ohlauerstrasse à Kreuzberg. Plus tard, ils ont signé des contrats avec le Sénat de Berlin qui leur a promis entre autres des endroits pour séjourner au moins six mois et d’examiner au cas par cas de leurs demandes d’asile. Il est connu que certaines parties des accords mentionnés dans le contrat ont déjà été rompues dès le début, par exemple que certains réfugiés se sont vus leurs demandes rejetées sans examen de cas par cas promis et ont été menacés d’expulsion bien avant la période de six mois terminée. Donc 25/08, le Sénat a envoyé des agents aux réfugiés respectifs afin de les informer sur le rejet de leur candidature et de leur ordonner de quitter immédiatement leurs domiciles. 64 réfugiés vivant dans la maison de réfugié de la Gürtelstraße sont concernés.

Près d’une centaine de policiers et la presse ont fait leur apparition à proximité et en face de la maison de réfugié de la Gürtelstraße, une ancienne auberge dans le quartier de Friedrichshain. En outre, sur la Gürtelstraße, ils ont stocké les barrières de rues il y a déjà deux ou trois jours. Tout cela indique que bientôt il y aurait des opérations de police.

La police est également apparue à Oranienplatz, une de leurs voitures de patrouille a été attaquée avec des pierres par des personnes en colère. Selon les rapports, l’un des réfugiés déboutés s’est couvert d’essence et a menacé de s’immoler.

Une partie des réfugiés de la Oranienplatz ont été à Marienfelde, un quartier de la périphérie de Berlin. Il n’y a pas encore de rapports indépendants sur ce qui leur est arrivé (seulement des rapports de médias mainstream, indiquant qu’ils sont partis sans manifestations visibles).

La situation actuelle ce 26 août (après 16h00 heure locale) à la Gürtelstraße (Friedrichshain) est qu’au moins 2 des réfugiés sont sur le toit de la maison. Selon les récits depuis la rue, plusieurs réfugiés ont déjà quitté l’ancienne auberge où ils vivaient. Il y a plusieurs centaines de flics qui assiègent le secteur. La presse est aussi là en grand nombre. Ce qui manque, ce sont des gens en solidarité avec les réfugiés. Il y a seulement quelques personnes, qui sont tout à fait passives. Pas de banderoles, pas encore de slogans, quelques slogans écrits à la craie sur le trottoir. Le secteur n’est pas fermé; des personnes solidaires peuvent atteindre le lieu depuis toutes les directions. Les flics anti-émeute se trouvent dans les ​​Gürtelstraße, Dossestraße et Scharnweberstraße. Il y a aussi beaucoup de flics en civil dans la région. En ce moment, la police attend les ordres de leurs chefs. Tout type d’action en solidarité avec les réfugiés et aussi pour distraire les flics du secteur est plus que bienvenue !

la maison des réfugiés à la Gürtelstraße

la maison des réfugiés à la Gürtelstraße

banderole solidaire sur un bâtiment du quartier

banderole solidaire sur un bâtiment du quartier

Sources: linksunten.indymedia.org « (1, 2) et la rue

Mis-à-jour (à environ 17h30 heure locale):

Il y a actuellement trois réfugiés sur le toit de l’auberge de la Gürtelstraße à Friedrichshain (voir la carte). Plusieurs barrages de flics sont positionnés aux carrefours de la Dossestrasse et Oderstrasse, Gürtelstrasse et Oderstr., Gürtelstr. et Scharnweberstr. Entrée de la zone bloquée est autorisée uniquement pour les résidents avec carte d’identité, ou des membres de la presse. On a pu entendre de loin des slogans scandés en faveur des réfugiés, ainsi que les sirènes de flics.

Mise à jour (vers 19h00, heure locale):

Il y a un petit rassemblement avec sit-in à la barrière au croisement des gurtelstr. et Scharnweberstr. Il n’y a pas de gens derrière les autres barrières de flics. Les pompiers sont dans la dossestr. avec deux matelas gonflables (ils utilisent ces choses quand les gens sautent pour diverses raisons de la fenêtre, etc).

Un appel à une manifestation à la Frankfurter Tor (Friedrichshain) pour le 26 août à 20h00

Mise-à-jour (vers 20h00, heure locale):

Il y a toujours au moins trois réfugiés sur le toit de l’auberge de la Gürtelstraße. Les soutiens sont encore un peu passif et en attente. Des flics anti-émeute sont stationnés sur le toit de l’hôtel Georgenhof, qui est le bâtiment à côté de l’ancienne auberge (les deux toits ne sont pas reliés). Au croisement de la gurtelstr. et de la Scharnweberstr., il y a environ 50 personnes (passants curieux y compris).

Les mots de Badra Ali Diarra, qui a signé un accord avec le Sénat de Berlin et qui est maintenant emprisonné: Quelques déclarations de notre ami en camp de rétention

Plus de mises à jour à venir

Compte-rendu basé en grande partie sur ce résumé en anglais de contrainfo

[Allemagne] Feu et flammes pour Berlin – 28 août 2014

S-bahn_kaputtJeudi 28 août vers 4h00 du matin à Berlin, un sabotage incendiaire a paralysé une partie du réseau de la S-bahn, principalement le secteur sud-est de la ville. Un conduit de câbles entre Ostkreuz et Treptower Park (qui est situé à quelques pas de la Gürtelstraße) a été incendié à l’aide d’un mélange d’essence commercialisé et de deux détonateurs à retardement. Les dégâts sont sérieux (5 lignes sont à l’arrêt) et l’entreprise a annoncé mener des travaux jusqu’à dimanche 31 août 2014 afin de rétablir le traffic entre le sud-est et le centre-ville. Les liaisons avec l’aéroport de Schönefeld n’ont pas été épargnées. 

Cette attaque a été revendiquée par des groupes autonomes contre la politique raciste menée envers les réfugiés, qui luttent actuellement pour obtenir le droit de séjour, et qui attendent que soient examinées leurs demandes d’asile par les autorités. Le communiqué dénonce l’existant raciste et son acceptation par la population berlinoise, préoccupée par son propre confort et qui se fout du sort des milliers de personnes qui tentent de fuir la guerre/la misère et traversent les frontières de l’Europe au péril de leurs vies. 

Le communiqué se termine par « Henkel*, Kolat* et leurs laquais devraient être conscients que leur acte a des conséquences, leur politique prive les gens d’une vie sûre, leurs mensonges et leur propagande de cupidité et de haine sont acceptés sans objection, cette société et ses représentants en économie et en politique sont vulnérables chaque jour et chaque seconde ». 

Note:

* Deux gouvernants de la ville de Berlin: Henkel (CDU) est sénateur à l’intérieur; Kolat est un social-démocrate du SPD.

[Würzburg, Allemagne] Contre les frontières et les expulsions !

En cette nuit aujourd’hui (22 au 23 août 2014, NdT), nous nous sommes rendus au centre d’hébergement pour demandeurs d’asile (officiellement: « centre de rapatriement central ») à Würzburg, séparé, entre autres, par une clôture de barbelés sécurisés à un endroit et avons donc réussi à faire un grand trou à travers. En plus de cela nous avons apporté des panneaux avec des slogans tels que « Ni frontière, Ni nation – Stop aux expulsions » et « surmontons les frontières« .

Avec cette action, nous voulons exprimer notre solidarité avec tous les réfugiés du monde entier, et de faire comprendre aux autorités allemandes qu’en tout temps elles devront s’attendre à une réaction adéquate de notre part, si elles persévèrent dans leur politique dégueulasse et restrictive concernant les réfugiés.

Un trou dans une clôture si représentative est seulement un petit acte symbolique exprimant que des personnes se soucient que des frontières, lesquelles produisent et reproduisent les rapports de domination, soient omniprésentes dans nos vies. Ces frontières apparaissent sous la forme de Frontex, les contrôles de flics racistes socialement et spatialement distincts des camps de réfugiés, les expulsions, mais aussi sous la forme de surveillance, de prestation coercitive, le pouvoir et les relations de propriété injustes, ainsi que la sélection en vies utiles et inutiles.

Notre action est dirigée contre toutes ces conditions insupportables, qui cherchent à contrôler nos vies au quotidien.

Pour plus de trous dans les clôtures ! Jusqu’à ce qu’elles disparaissent complètement !

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"Aucune personne est illégale" & "surmontons les frontières"

« Aucune personne est illégale » & « surmontons les frontières »

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Traduit de l’allemand de linksunten, 23/08/2014 à 05h34

[Berlin, Allemagne] Feu à Sodexo – 31 juillet 2014

La société de services Sodexo est depuis près de 20 ans dans le collimateur des gens comme nous qui luttons contre le système raciste et néo-colonialiste. Cela a commencé avec le fait que Sodexo s’est proposée en 1997 pour prendre en charge la gestion de rationnement de repas et de produits pour les réfugiés, malgré l’augmentation en masse de critiques et après que le chiffre d’affaire colossal se précise. Depuis, Sodexo est perçue dans le monde comme une entreprise de gestion bon marché, ainsi par cela une motivation raciste de réduction du facteur de coût de la vie humaine, qui est devenue une grande société avec des filiales dans de nombreux pays.

En Grande-Bretagne, Sodexo exploite sous sa propre direction cinq prisons depuis la privatisation de la justice. Ici aussi: des gens qui n’ont aucun statut civil sont laissés à l’Etat juridictionnel du secteur privé. Pour cela, les entreprises reçoivent d’énormes sommes d’argent en guise de remerciement et disposent en vertu de la législation des pleins pouvoirs pour exploiter leurs ressources (se reporter à ce texte avec ces passages surlignés en rouge, qui explique ces principes à travers l’exemple berlinois).

116869Les salutations vont en ce moment aux mutins des prisons de Sodexo de mars dernier au Royaume-Uni, avec 50 encagés d’une aile pour longues peines qui ont pris le contrôle et à un groupe qui nous a apporté également le message d’une explosion au gaz et carburant devant le tribunal à Yate. Mais même ici, il y a eu récemment des actions contre Sodexo: le 29/10/2013, un inconnu a mis le feu à un véhicule sur un parking  (le lien est mort, NdT) et le 17/06 de cette année un van a été livré aux flammes à Prenzlauer Berg, à Berlin. Tandis que se tenait le camp No Border à Bruxelles, un bâtiment Sodexo s’est fait défoncer ses vitres et recouvrir avec de l’huile. 

A ceux qui veulent contrôler les flux migratoires à Berlin et ailleurs, nous croyons qu’il est nécessaire d’élargir de nouveau cette pratique et d’élaborer une stratégie sur la façon dont les dommages peuvent être causés à la machine, au-delà des aspects financiers et symboliques.

Puisque nous avons été rattrapé par l’histoire avec l’arrestation de Bernhard du K.O.M.I.T.E.E*, nous devons tous saisir l’opportunité pour y puiser force et savoirs. Nous apportons une contribution dans cette belle nuit [du 30 au 31 juillet, NdT]: nous dédions la combustion de véhicules Sodexo à Neuköln à Bernhard, Peter et Thomas qui avaient presque fait sauter la prison pour expulsions à Grünau en 1995**, mais qui, en raison d’une erreur, ont du se mettre en fuite vers l’inconnu. Jusqu’à présent, et dans le cas de Bernhard, malheureusement jusqu’à début juillet 2014.

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Nous sommes d’accord avec « les 3 compagnons » et citons la lettre publiée récemment

« Les morts quotidiens aujourd’hui aux frontières de l’Europe, l’appareil lourdement armé qu’est Frontex, les conditions inhumaines dans les camps allemands mais aussi la lutte des réfugiés contre ça, montrent comment, aussi courageusement que visionnaire, la tentative des compagnons était de mettre fin en un endroit à cette pratique du système ».

Surtout dans l’accalmie perçue après la lutte des réfugiés au squat de la rue Ohlauer, il est temps de retenir le passé: non seulement du K.O.M.I.T.E.E mais aussi des Cellules Révolutionnaires (RZ) qui ont donné des contributions à cette lutte par des réflexions approfondies. Laissons-nous le temps de réfléchir, d’imaginer de nouveau,  d’élaborer des stratégies pour combattre le racisme institutionnel et la logique d’exploitation de l’Etat. Augmentons la pression sur les gouvernants et faisons de la place pour un monde nouveau et libéré. Jusque là, ça peut signifier: ouvrir le feu sur Sodexo et tous les autres bénéficiaires de l’ordre universel inhumain. 

Quand les gens meurent, nous sommes obligés d’agir, ainsi nous luttons contre ceux qui accentuent le fait que profits et richesses sont plus importants que les vies humaines. Les voitures brûlées peuvent être une petite lumière dans le ciel de la résistance, plusieurs petites étoiles donnent ensemble une constellation, qui ensembles donnent une nuit éclairée.

Komitee Galaxias

Traduction de l’allemand de linksunten

Notes de traduction:

* Le K.O.M.I.T.E.E était une organisation autonome dans les années 90 qui a mené plusieurs attaques, notamment contre les intérêts économiques de l’Etat allemand dans le commerce d’armes avec l’Etat turc, alors en pleine période d’assauts militaires au Kurdistan. Le 27 octobre 1994, un bâtiment de l’armée (la Bundeswehr) est attaqué avec des engins incendiaires. Elle a annoncé sa dissolution le 18 septembre 1995 par communiqué à la presse suite à l’attaque avortée du lager de Grünau (cf ci-dessous).

** Dans la nuit du 10 au 11 avril 1995, le centre de rétention et d’expulsion de Berlin-Grünau est attaqué. Malheureusement, l’action échoue rapidement: les trois compagnons sont pris en flag’ par une patrouille de police, mais réussissent malgré tout à s’échapper tout en laissant pas mal d’indices sur place. Les 3 sont mis immédiatement sur les listes des personnes criminelles recherchées par l’Etat allemand. 

Début juillet 2014, un des trois, Bernhard, est arrêté à Merida au Venezuela par les forces spéciales locales: Bernhard était suivi depuis de nombreuses années par les enquêteurs du BKA (service de police allemand). L’Etat allemand souhaite l’extrader, mais pour l’instant rien n’a été communiqué par l’Etat vénézuelien.

[Münster, Allemagne] Le bureau d’immigration attaqué suite à une expulsion – 23 juillet 2014

KeinMenschIstIlegalDans la nuit du 23 juillet 2014, nous avons jeté des oeufs de peinture sur les autorités de l’immigration à Münster. Notre attaque symbolique sur cette institution, fondée sur le contact raciste quotidien avec des personnes qui n’ont pas la nationalité allemande, les expulsions quotidiennes et le contrôle social exercés par cette institution. Nous trouvons particulièrement cynique la publicité « Münster c’est hospitalier », tandis que les indésirables sont expulsés. Juste un jour avant notre action une famille iranienne a été arrêtée et expulsée en plein milieu de la nuit du bureau de l’immigration et des flics.

Salutations de solidarité aux militant-es d’Osnabrück qui ont déjà pu éviter plusieurs expulsions ! Vous êtes super  !

Le problème se nomme racisme ! Empêchons les expulsions! Aucun être humain n’est illégal !

ANTIFA ACTION MS