Archives du mot-clé anti-capitalisme radical

[Mexico] Emeute lors de la manif en mémoire des compagnon.nes assassiné.e.s par les fascistes le 10 juin 1971

Ce 10 juin 2013 s’est tenue une manifestation en mémoire des compagnon.ne.s et étudiant.e. assassiné.e.s par le groupe paramilitaire fasciste du ‘Corpus Christi’ le 10/06/1971 (appelé « Massacre de Halconazo« ) Ce massacre fasciste avait pour but de mettre fin au mouvement étudiant de 1971.

De nombreux groupes anti-autoritaires et anarchistes étaient présents lors de cette marche; des édifices publics ont été attaqués à la peinture et des vitres ont sauté, dont celles du commissariat de la PRI nationale.

Plusieurs journaflics ont également été attaqués, dont certains se sont fait dépouillés de leur matériel.

Les affrontements avec la police ont duré pendant plus de deux heures. 22 personnes ont été arrêtées pour avoir attaqué la police ‘avec des pierres, bâtons et cocktails molotov‘, a rapporté le ministère de la Sécurité publique du District fédéral (SSPDF).

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Un appel international à la solidarité avec les compagnon.ne.s arrêté.e.s a également été lancé.

Résumé traduit à partir de leur presse – aztecanoticias.com.mx (10/06/2013) via WarOnSociety et MaterialAnarquista

[Barcelone] Arrestation d’un compagnon italien en cavale pour les émeutes de Gênes (2001) – 5 juin 2013

Le compagnon anarchiste Francesco « Jimmy » Puglisi, condamné à 14 années de prison dans le procès pour « dévastation et pillage » suite aux émeutes de juillet 2001 à Gênes (contre G8)*, a été arrêté le 5 juin dernier à Barcelone. Il serait incarcéré à la prison Soto del Real de Madrid, en attendant son extradition.

Voici un extrait de l’agence italienne ANSA :

Puglisi, arrêté dans une maison à Barcelone avec sa compagne et en possession d’un faux papier d’identité, a été retrouvé suite à une enquête coordonnée par le parquet général de Gênes, et conduite par la Direction centrale de la police et la Digos de Catania (Sicile), en collaboration avec les services français et espagnols, ces derniers ayant procédé à l’arrestation.

Ce sont des « traces » bancaires, informatiques et du téléphone portable de sa compagne qui ont permis d’attester de sa présence à Paris. En France, la police soupçonne que Jimmy aurait été couvert par un réseau d’anarchistes qui avait des contacts avec les groupes subversifs des années de plomb. Mais Puglisi et sa compagne ont quitté la capitale française avant de pouvoir être interceptés, fuyant en Espagne.

L’anarchiste de Catania avait été incarcéré en décembre 2002, en exécution d’une ordonnance d’incarcération préventive, avec 22 autres manifestants, dans le cadre de l’enquête sur les affrontements lors du G8, pour dévastation, pillage, port et détention de matériel explosif et résistance aggravée à agent assermenté. Des photos et des films l’identifiaient pendant qu’il prenait part à des attaques et lançait des molotovs contre des commerces et des banques. Une activité qui lui fit gagner le surnom de « Jimmy Molotov » dans le milieu.

Francesco Puglisi, connu pour être un élément important du milieu anarchiste de Catania, avait été soupçonné par le passé de délit contre l’ordre public, vol, braquage, faux et trafic de produits stupéfiants. Il avait déjà été arrêté en 2000 par la Digos de Catania et condamné à une année de réclusion dans le cadre de l’enquête sur le bidon d’essence [qui n’était pas parti] retrouvé devant le tribunal de Catania, où 4 détonateurs, 30 bâtons de dynamite et 60 mètres de mèche avaient été retrouvés chez lui.

* Pour plus de détail sur le verdict en appel d’octobre 2009 et Jimmy, voir : « Gênes 2001 : un siècle de prison contre les « black bloc« « . Et sur la sentence rendue par la cour de cassation en juillet 2012, voir : « Rome : une centaine d’années de prison confirmée en cassation contre 10 émeutiers du contre-sommet de Gênes en juillet 2001« 

Traduit de l’italien de informa-azione (08/06/2013 – 22h18) par Brèves du désordre

[Turquie] La place Taksim, une zone à défendre face au projet d’urbanisation du pouvoir – Istanbul, 31 mai 2013

Un projet d’aménagement urbain enflamme le centre d’Istanbul

De violents affrontements ont opposé, vendredi 31 mai, les forces de l’ordre à des manifestants dans le centre d’Istanbul, faisant des dizaines de blessés, à la suite d’un rassemblement dirigé contre un projet d’urbanisation controversé qui a tourné en protestation contre le gouvernement.

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Les incidents ont débuté dès l’aube, lorsque des policiers ont délogé à grand renfort de canons à eau et de gaz lacrymogènes les quelques centaines de personnes qui campaient dans un parc de la place Taksim, au cœur de la mégapole turque, pour empêcher le déracinement de six cents arbres dans le cadre d’un projet d’aménagement urbain.

Violente, l’intervention a fait de nombreux blessés et a suscité la mobilisation de toute la société civile stambouliote, dont de nombreux militants qui ont grossi les rangs des protestataires au fil de la journée.

Jusqu’à la tombée de la nuit, la police et les manifestants se sont affrontés sur la place et dans les rues environnantes, au milieu de nombreux touristes et d’une épaisse fumée toxique qui a contraint les autorités à fermer plusieurs stations de métro.

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Des nombreux manifestants ont été blessés, victimes de fractures ou de détresse respiratoire, certains gisant inconscients de longues minutes avant d’être secourus. Deux personnes, dont un journaliste, ont été sérieusement blessées à la tête, a constaté un photographe de l’AFP.

 LA CONTESTATION GAGNE ANKARA ET IZMIR

Selon le gouverneur de la ville, Huseyin Avni Mutlu, douze personnes étaient toujours hospitalisées en fin de journée, dont une femme victime d’une fracture du crâne, et au moins soixante-trois personnes ont été interpellées.

Amnesty International a de son côté évoqué « une centaine » de blessés, critiquant« le recours excessif à la force contre des manifestants pacifistes », pendant que Reporters sans frontières (RSF) dénonçait les « attaques ciblées » des forces de l’ordre contre des journalistes.

Sur les réseaux sociaux, des milliers de personnes ont exprimé leur soutien aux manifestants opposés au projet de transformation de la place Taksim. En soirée, la contestation a commencé à gagner la capitale, Ankara, et Izmir (Ouest), où des milliers de personnes ont dénoncé les violences d’Istanbul, selon les télévisions turques.

 « VOUS N’ÊTES PAS PROPRIÉTAIRES DE LA TURQUIE »

A l’origine de la contestation, le réaménagement de la place Taksim, qui prévoit la suppression du parc Gezi au profit d’un centre culturel, d’un centre commercial et de la reconstitution d’une caserne militaire de l’époque ottomane.

Le projet de la municipalité, tenue par le parti islamo-conservateur au pouvoir, est dénoncé par de nombreux urbanistes, architectes et écologistes. Ils ont remporté une première victoire vendredi avec la décision d’un tribunal administratif d’Istanbul de suspendre le projet de reconstruction de la caserne. L’apparition de bulldozers lundi matin a provoqué les premiers incidents entre la police et les militants et les riverains qui montaient la garde dans le parc, soutenus par des députés de l’opposition.

Leur mouvement a très vite pris un tour politique en dénonçant le gouvernement et ses méga-projets de construction à Istanbul, comme le troisième pont sur le Bosphore, dont la première pierre a été posée mercredi, ou un aéroport géant.

« Vous ne pouvez pas faire ça. Vous n’êtes pas propriétaires de la ville, vous n’êtes pas propriétaires de la Turquie », a lancé le député kurde Ertugrul Kurkcu, ajoutant : « Ceux qui servent le peuple ne peuvent pas le frapper ou le gazer. »

ERDOGAN SURNOMMÉ « L’HOMME QUI GAZE »

Le premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, est devenu la cible des réseaux sociaux, qui l’ont rebaptisé « Tayyip le chimique » ou « l’homme qui gaze »« Ces gens ne se soumettront pas devant toi », ont affiché les contestataires du parc Gezi sur une banderole.

Si le revenu par habitant a triplé en Turquie depuis l’arrivée au pouvoir du Parti de la justice et du développement (AKP), en 2002, M. Erdogan est accusé de dérives autoritaires et de vouloir « islamiser » la société turque. La semaine dernière, le vote d’une loi restreignant la consommation et la vente d’alcool a ainsi suscité l’ire des milieux libéraux.

M. Erdogan a fait savoir mercredi qu’il ne reculerait pas. « Faites ce que vous voulez, nous avons décidé », avait-il lancé à ses détracteurs.

Leur presse – LeMonde.fr (Guillaume Perrier), 31/05/2013 à 21h17

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Une vidéo:

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Sur le compte twitter du même journaliste, on apprend la mort d’un manifestant par crise cardiaque, après avoir été pris dans les gaz.

Par ailleurs, les combats de rue continuent dans Istanbul entre manifestants et policiers: le livestream est à voir par ici

Suivre les événements sur twitter avec le hashtag #Taksim et #OccupyGezi (nom du parc occupé)

[Grèce] Attaque incendiaire d’un bâtiment administratif – Komotini (Nord), 26 mai 2013

Komotini (Nord de la Grèce): attaque incendiaire d’un bâtiment administratif

Dans les premières heures du dimanche 26 mai les bureaux administratifs de la périphérie de Macédoine-Orientale-et-Thrace, dans la ville de Komotini, ont été attaqués avec des cocktails molotov.

Il s’agissait d’une preuve minimale de rage contre l’État, ses serviteurs, et chaque structure autoritaire qui, tous les jours, nous rapprochent du totalitarisme et de l’esclavage.

L’attaque était une réponse au système politique pourri qui nous terrorise quotidiennement. Nous terroriser par une peine d’emprisonnement pour ceux qui résistent, des impôts, des salaires et des retraites qui permettent tout juste de survivre, avec la violente répression des grèves et des manifs, des gangs fascistes para-étatiques agissant sans gêne, couvrant leurs vrais visages avec des masques démocratiques, afin de garantir la poursuite de la domination et de l’exploitation lorsque le pouvoir et les flics ne peuvent pas finir le travail.

Nous n’exigeons pas de meilleures conditions d’esclavage, mais plutôt nous nous battons pour la destruction complète du pouvoir.

Nous nous proclamons comme ceux qui refusent cette société et la vie misérable qui nous est offerte, et donc nous allons à l’offensive.

Nous envoyons aussi un message aux juges et à l’État : nos compagnon-ne-s, qui passent leurs journées et leurs nuits dans les cages de la démocratie et du capital que vous appelez “les établissements pénitentiaires», ne sont pas seuls.

Solidarité avec les anarchistes de la Conspiration des Cellules de Feu, et tous les combattants emprisonnés !

“Consciences destructrices”

En collaboration avec Contra-info, 30 mai 2013

[Etats-Unis] Sabotage ferroviaire en solidarité avec les résistants du Grand Jury – Oregon, nuit du 1er au 2 mai 2013

SabotageTard dans la nuit du 1er mai, nous avons saboté une ligne ferroviaire dans l’Oregon centrale pour interrompre le flux de marchandises. Le Capital dépend plus que jamais de la métropole, du flux constant de produits, de services, de capitaux, d’informations et toute interruption de ce flux est une petite victoire. Nous avons fait cette action en solidarité avec tous ceux qui font face aux enquêtes, à l’emprisonnement et à la répression dans le Nord-Ouest.

Comme nous devenons plus dangereux, le danger l’est aussi bien pour nous, mais nous n’allons pas battre en retraite devant ceux qui veulent nous contrôler. Nous avons fait cette action en connaissant très bien l’ampleur de la répression politique dans le Nord-Ouest du Pacifique actuellement. Non pas parce que nous voulons montrer notre refus de nous soumettre ou notre rage  à l’État; à eux, nous n’avons rien à leur dire. Nous avons agi parce que notre amour pour nos compagnons dépasse de loin notre peur de la répression, et parce que l’amour est une action, pas un sentiment.

Cette action a été rapide et facile. En utilisant du fil de cuivre avec les extrémités dénudées, nous avons enveloppé les deux extrémités du fil autour du rail et enterré la section du milieu. Cela envoie un signal parasite lorsqu’il y a un train sur les rails, ce qui retarde tout autre mouvement jusqu’à ce que le blocage soit désactivé.

En solidarité avec ceux qui résistent au grand jury, ceux qui sont sous le coup d’enquête, et ceux qui, face aux médias et  aux enquêtes de police massives, arrivent quand même à apporter un peu de destruction dans les rues de Seattle.

De AnarchistNews, 02/05/2013 à 21h04 – En collaboration avec Contra-info

[1er mai en Allemagne] Tours d’horizon des manifs et actions directes à Frankfort, Hambourg et Berlin

A Franckfort, une marche des fascistes du NPD était prévue en ce premier mai. La mobilisation antifasciste ne s’est pas fait attendre et des milliers de manifestant.e.s ont pris les rues afin de la saboter. Pour un militant antifasciste, c’est la première fois depuis 2002 que la marche néo-nazie n’a pas pu avoir lieu, malgré que les flics aient tout tenté pour qu’elle ait lieu. Les antifascistes évoque une répression d’une rare violence, et dénombrent 56 personnes blessées (essentiellement lié à l’utilisation massive de gaz au poivre), 4 personnes ont été hospitalisées dont deux pour fracture du bras.

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L’objectif d’empêcher la marche du NPD est atteint. Par ailleurs, à Hanau, plus de 150 néo-nazis ont pu marché dans la ville: la police étant débordé, les antifascistes ont attaqué leur cortège. Des affrontements entre fascistes et jeunes migrants ont eu lieu un peu plus tôt dans la journée.

Au final, il y a eu une trentaine d’arrestations parmi les les antifascistes.

La police justifie la répression en partie par rapport à des actes de vandalisme perpétrés la veille du 1er mai:

Dans la nuit du mardi 31/04 au mercredi 01/05/2013 à Roedelheim, plusieurs banques de la caisse d’épargne ont eu leurs vitrines brisées, une voiture a été également vandalisée. Plusieurs tags et faits destructions ont été constatées dans le secteur.

Traduit librement de la presse allemande (Frankfurter Online.de), 02/05/2013

A Hambourg:

Le rassemblement avait lieu en début de soirée à la gare Altona et les affrontements ont débuté immédiatement. Les flics se sont fait attaquer à coups de bouteilles, de pétards et quelques bleus ont été blessés. La police anti-émeute a utilisé canons à eau et gaz lacrymos. Les organisateurs ont rapidement appelé à la dispersion.

Sous la devise «Le prolétariat n’a pas de patrie« , environ 1.400 participants se sont rassemblées devant la « Rote Flora« , avant de partir vers la gare Altona. Des escouades anti-émeute accompagnaient le cortège. Peu de temps après le départ, il y a eu des incidents avec des jets de pétards et des bouteilles. Les fonctionnaires ont été attaqués depuis des appartements d’immeubles avec des pierres, indique le porte-parole la police d’Hambourg.

Certaines personnes ont scandé: « Tout Hambourg déteste la police« . On pouvait lire sur les banderoles du cortège anticapitaliste « Contre l’exploitation et l’oppression » ou encore « Combat l’impérialisme dans chaque pays ».

Pour ce 1er mai, 1600 policiers étaient mobilisés, et dans un premier temps 8 manifestants ont été arrêtés pour ‘vandalisme’.

Plus tard dans la soirée, plusieurs foyers d’incendies ont nécessité l’intervention des pompiers aux alentours du centre militant « Rote Flora », où se déroulait « la Nuit de Walpurgis »: deux personnes ont été arrêtées.

Traduit librement de la presse allemande (Frankfurter Online.de), 01/05/2013

A Berlin

Tard dans la soirée du 1er mai, environ 40-50 personnes sont parties en manif sauvage éclair depuis la rue Karl Marx à Neukölln. Les vitrines d’une banque ‘Santander’ et d’un magasin ‘H&M’ ont été explosées, permettant au prolétaire de se servir dans le magasin de fringues. De plus, un tag ‘souviens-toi de Savar‘ a été inscrit sur la façade, en mémoire aux ouvriers du textile de Savar, village du Bangladesh, où le 24 avril dernier 304 d’entre eux ont perdu la vie lors de l’effondrement d’un bâtiment.

Des barricades ont été montés à travers les rues avec des matériaux de construction. Une banque de la filiale ‘Rossmann’ a même reçu quelques pierres, avant que la foule disparaisse dans la nuit.

Traduit librement de l’allemand de linksunten.indymedia.org, 02/05/2013 à 20h45

Un black bloc anticapitaliste réunissant 500 personnes ont manifesté ce 1er mai: attaques de banques et de flics notamment…

Un compte-rendu de la manif en allemand sur indymedia linksunten

Quelques images et traces de la manif (du tagesspiegel.de):

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Le 1er mai s’est prolongé à Berlin

Dans la nuit du 2 au 3 mai 2013, des attaques à la peinture et avec des pierres ont visé plusieurs édifices dans Berlin: les vandales ont agi dans les secteurs de Steglitz, Locust Valley, Lichtenberg, Pankow et rue de la reine Elizabeth à Charlottenburg. 

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‘Berlin Job Center’ , le siège du SPD (soce’dém’), entre autre, en ont fait les frais.

Le "Job Center" de Charlottenburg

Le « Job Center » de Charlottenburg

Siège du SPD

Siège du SPD

Siège du SPD

Siège du SPD

Siège du SPD

Siège du SPD

Le Centre d’emploi à Lichtenberg a été bombardé de pierres, de peinture et des tags longs de plusieurs recouvraient la devanture. Malgré qu’un citoyen ait alerté les flics, personne n’a été arrêté.

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le « job center » de Lichtenberg

A noter qu’une personne a été arrêtée lors de l’attaque du pôle emploi à Charlottenburg. Elle a été interpellée par les flics avec un sac rempli de pavés. Concernant les autres attaques, les vandales s’en sont sorti.e.s sans problème.

Sabotage ferroviaire

Par ailleurs, dans la nuit de mercredi à jeudi, des câbles de la S-Bahn ont été incendiés. Le trafic ferroviaire entre Potsdam et Berlin a été fortement perturbé jeudi, avant d’être rétabli en fin de journée. La police soupçonne les milieux autonomes d’extrême-gauche et anarchiste.

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Traduit librement de la presse allemande – bz-berlin.de, 03/05/2013 à 11h51

Des photos du 1er mai à Stuttgart et Berlin

[Grande-Bretagne] Stop G8 – Londres, du 10 au 14 juin 2013

Une lutte commune

Ce mois de Juin 2013, les dirigeants du G8 (pays les plus riches du monde) se réunissent en Irlande du Nord. Comme la crise économique fait des ravages, et que la planète brûle, les patrons et leurs politiciens célèbrent les affaires comme d’habitude. Le capitalisme: un système qui tue, exploite et rabaisse la majorité pour le profit d’une minorité.

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Du 10 au 14 juin 2013, nous allons organiser une semaine d’action et d’événements à Londres. Londres est au cœur du capitalisme mondial. Les entreprises, les banques, les fonds spéculatifs, et les milliardaires pillant notre monde ont des noms et des adresses. Ils sont dans les tours de verre de la City, et à huis-clos à Mayfair et à Knightsbridge. Londres est le repère du blanchiment d’argent des dictateurs, la cour de récréation des super-riches. Mais Londres est aussi notre ville. Une ville d’espoir, de résistance et de lutte.

Le capitalisme nous tue. Chômage, coupes budgétaires, et la montée du fascisme en «Occident». La pauvreté, le colonialisme, l’exploitation brutale du «Tiers Monde». La guerre et la famine pour le profit. Les prisons privées, les contrôles de police, la vidéo-surveillance pour nous maintenir dans la peur et nous contrôler. La vie est dépouillée de sens et de beauté, nos rêves et notre dignité sont à vendre.

Ne fais pas semblant de ne pas voir. N’attends pas. Pour nos amis et proches, pour nos communautés, pour notre planète, pour tout ce qu’ils essaient de nous prendre. Le moment est venu. Rassemblons-nous, et battons-nous. Une lutte commune.

Rejoins-nous dans la rue.

network23.org/stopg8

stopg8[at]riseup[point]net

En collaboration avec Contra-info, 30 avril 2013

[Mexique] Assassinat du compagnon Juan Vazquez de l’ejido de San Sebastian Bachajón (Chiapas) – 24 avril 2013

Assassinat du compagnon Juan Vázquez de l’ejido de San Sebastian Bachajón.

Le Réseau contre la Répression du Chiapas reçoit avec rage et indignation la nouvelle de l’assassinat du compagnon Juan Vázquez de l’ejido de San Sebastian Bachajón.

Juan a été pris dans une embuscade alors qu’il rentrait chez lui le 24 avril 2013, il a été atteint de cinq balles qui l’ont tué immédiatement. Après cette agression, les auteurs de ce lâche et infâme assassinat ont fui dans une camionnette rouge.

Tout au long de ces années, Juan Vázquez nous a accompagnés lors de nombreuses mobilisations, actions, événements, forums etc. Il a toujours été en première ligne dans la protection de son ejido pour la défense du territoire et contre le méga-projet touristique des cascades d’Agua Azul, et pour la liberté des prisonnières et des prisonniers politiques, dans le cadre de la Sixième Déclaration.

Nous attendons plus d’informations, mais dans tous les cas il est évident qu’il s’agit d’un assassinat politique à cause des multiples intérêts entrepreneuriaux, politiques et économiques dans cette zone.

Nous nous solidarisons avec ses proches et sa communauté et nous exprimons notre plus profonde douleur pour cette grande perte. Même ainsi nous ne nous décourageons pas et organisons cette rage pour renforcer notre lutte et maintenir toujours vivants notre compagnon Juan et son exemple de résistance.

Réseau contre la Répression du Chiapas

Vidéo – Témoignage des habitants de Bachajon, Chiapas/Témoignage des habitants de San Sebastian Bachajon, Chiapas, dont Juan Vázquez

Lettre de Solidarité et Condoléances depuis l’Europe suite à l’assassinat de Juan Vázquez

CONTEXTE :

Le terrain communal de Bachajón est placé dans la zone de la forêt – centre du Chiapas, dans la municipalité officielle de Chilón, région autonome zapatiste de San José en Rebeldía, lieu stratégique pour l’accumulation par la dépossession , cette zone héberge l’un des paysages naturels les plus beaux du monde : les Cascades d’Agua Azul. Il est important de mentionner qu’une technique de contrôle territorial utilisé par l’État, apparu durant les treize dernières années dans cette zone, est d’encercler les « ressources stratégiques » (terre, eau, biodiversité de la flore et de la faune, les connaissances culturelles, etc.) dans des « capsules de protection », ce que l’institution de l’État nomme zones de Protection de la Flore et la Faune (APFyF).

C’est le miroir de la valorisation de la nature, au niveau de sa richesse génétique, sa capacité de captage de carbone, l’abondance d’eau et son potentiel touristique, comme c’est le cas de la « Réserve de la Biosphère les Cascades d’Agua Azul ». C’est le résultat de cette stratégie d’accaparement territorial, la démagogie de « l’écotourisme » que le mauvais gouvernement de Juan Sabines promeut de manière complément absurde.

Le complexe touristique a été depuis 20 ans l’objet de la spéculation financière par les grandes associations hôtelières. Carlos Rojas, chargé du Secrétariat de Développement Social (SEDESOL) durant la présidence de Salinas, a commencé à projeter ses rêves dans cette zone de la forêt. La manière de valoriser le pillage des ressources était focalisée sur l’exploitation des paysages naturels à travers le tourisme. Le point de référence était les Cascades d’Agua Azul, avec la proposition d’en faire un centre qui ferait concurrence à Cancún au niveau touristique : le Centre Intégralement Planifié – Cascades d’Agua Azul (CIP-CAA).

Cependant, ce projet a été brisé par le soulèvement de l’EZLN en 1994, qui a mis en place la « loi agraire révolutionnaire ». Plus tard, avec la création des Municipalités Autonomes Rebelles Zapatistes, on a pu constaté la reconfiguration géographique de la résistance zapatiste. C’est en évoquant une partie de la proposition de la Sixième Déclaration de la Forêt Lacandone, en 2008 que plus de 1800 paysans communaux adhérents à l’Autre Campagne décident d’autogérer le péage du dit complexe touristique en exerçant leur droit à l’usage et à la jouissance de leur territoire.

Mais, parallèlement en mars 2008, les entreprises Norton Consulting, INC et EDSA Construction, obéissant au Projet méso-américain (Plan Puebla-Panama) présentent la proposition pour « élever l’économie à partir du tourisme dans la zone de la forêt du Chiapas ». L’étude a eu pour objectif de développer un plan stratégique qui identifie les espaces et les projets qui peuvent augmenter l’offre touristique. C’est-à-dire « plus de visiteurs et plus de frais » pour le futur CIPP-CAA.

La première étape du projet, consiste à développer une chaîne hôtelière basée sur le concept de « Long’s Retreat », et convertir les Cascades d’Agua Azul, en une « des expériences de resort la plus originale existante dans l’hémisphère Ouest ». Cela en développant quatre concepts d’hotels-resorts dans lesquelles investiront les chaînes les plus luxueuses en matière de tourisme mondial : l’Hôtel Boutique de classe mondiale, de Lodge/retreal – près des Cascades d’Agua Azul -, l’Hôtel de marque européenne cinq étoiles, le Resort avec hôtel, centre de conférences et de golf.

Les opérateurs pour de tels investissements sont : Luxury Collectión, Orient Express, Arman. Leurs tarifs par chambre vont de 300 à 1000 dollars la nuit (3.800 à 10.800 pesos). Des hôtels européens se font aussi remarquer comme : Sonesta, Barcelo, Sol Melia, Kempinsky. Pour hôtel, conférences et golf : Camino Real, Posadas, Park, Royal, Marriot, Hyatt, Westin.

De la même façon, la stratégie du gouvernement fédéral se met en place par le biais du Fonds National pour le Tourisme (FONATUR) en collaboration avec des institutions étatiques et fédérales tel que le ministère du Tourisme de l’État du Chiapas, le ministère du Tourisme et des Relations Internationales, le ministère des Communications et du Transport (SCT), la Procure Fédérale de la Protection de l’Environnement (PROFEPA), l’Institut National d’Anthropologie et d’Histoire (INAH).

On réussit à établir que le gouvernement de l’État du Chiapas a comme tâches principales :

  1. promouvoir, créer et gérer huit circuits touristiques – à l’intérieur desquels se trouvent le Couloir Palenque-Cascades d’Agua Azul-Toniná- San Cristóbal de las Casas ;
  2. élaborer des diagnostics et mettre en application des politiques environnementales comme instrument de gestion des réserves territoriales, en particulier pour le Centre Intégralement planifié des Cascades d’Agua Azul ;
  3. gérer par le biais du SCT la construction de l’autoroute San Cristobal-Palenque, ainsi que l’agrandissement ou le déplacement de l’aéroport de Palenque, qui serait la route pour transférer les touristes.

En ce qui concerne les Municipalités chargées de participer à l’exécution de ce mégaprojet, elles doivent :

  1. contribuer à l’image et à l’architecture du paysage ;
  2. étendre le périmètre de sécurité publique dans les zones et les circuits touristiques ;
  3. faciliter l’obtention de permis et de licences pour le développement des projets écotouristiques.

La criminalisation comme politique d’État et la répression comme instrument de contrôle, ainsi que le clientélisme, ont été rendus visibles d’une manière cynique en février 2010 et continuent aujourd’hui, quand des militants du Parti de la Révolution Institutionnelle (PRI) ont fait irruption dans la communauté zapatiste de Bolón Ajaw de manière paramilitaire, avec l’ordre d’expulser et de provoquer le déplacement des familles.

Un an après et à quelques jours près de la visite de Felipe Calderón dans cette zone touristique, une expulsion violente a eu lieu contre les compagnons de San Sebastían Bachajón. Depuis février 2011, la répression, l’impunité, la criminalisation, et le clientélisme (propre aux conjonctures électorales), se découvrent encore une fois, avec le mensonge et la démagogie bon marché qui, cette fois-ci, revêtent la barbarie du gouverneur de l’Etat du Chiapas, Juan Sabines, et de son serviteur Noé Castañón.

Le discours de « durabilité » et/ou de « tourisme responsable » ainsi que les soi-disant « tables de négociation » que le mauvais gouvernement utilise font partie du discours attrape-bobos et de la mise en scène montée de toutes pièces dont se sert aujourd’hui le gouverneur, ainsi que tous ceux qui obéissent à ses ordres et tous ceux pour qui importent peu les coûts environnementaux et la spéculation sur la biodiversité et les connaissances culturelles de cette région.

Nommer non seulement les sujets mais aussi les institutions qui promeuvent et gèrent le tourisme en criminalisant des compagnons, les rendre responsables et les engager face à leurs actions : la SEMARNAT, la CONANP, l’INAH doivent se charger des zones régionales et de la possession de la terre, ainsi que d’établir des critères et des programmes à l’ordre et pour le profit du tourisme. Le FONATUR, se chargera de formuler un business plan et le Plan Maître du CIPP-CAA et de participer au Programme de Développement Touristique de la Région-Forêt de l’État du Chiapas …

Bref : ce que nous présentons ici n’est qu’une partie de l’action spéculative dans la région. Cela démontre que les stratégies politiques du gouvernement fédéral, étatique et local ne sont pas si naïves. Dans la région, Juan Sabines et les partis politiques (PRI, PAN, PRD, PVEM), répètent la même politique : assistancialisme, clientéliste, la cooptation et la criminalisation de celui qui résiste, avec comme objectif de créer des conflits entre les communautés de la région afin d’administrer le territoire et de le remettre au capital financier et spéculatif.

Il est clair pour nous que le contexte où est né le conflit pour la gestion du péage d’Agua Azul, représente un miroir de la dispute entre ceux qui sympathisent avec les intérêts du grand capital, les transnationales et le système médiocre des partis politiques et ceux qui défendent le territoire qui donne la vie, qui représente un soutien économique, culturel et politique pour les communautés indigènes mayas, lesquelles construisent avec dignité des alternatives autonomes qui font face à un système de mort, le capitaliste. Dans ce contexte de lutte et de résistance, trois compagnons de Bachajon se trouvent toujours incarcérés : Antonio Estrada Estrada, est incarcéré dans la prison numéro 17 à Plages de Catazaja Miguel Vazquez Deara, est incarcéré dans la prison numéro 16 à Ocosingo Manuel Demeza Jimenez, est incarcéré dans la prison numéro 14 à l’Amate.

Source: noestamostodxs  – Traduit par les trois passants 

Reçu par mail, 28 avril 2013

Par ailleurs, l’Etat mexicain accentue actuellement sa collaboration avec la police européenne EUROPOL, contre les anarchistes. Un article sur cettesemaine revient sur le document interne d’EUROPOL sorti le 24 avril dernier dans la presse mexicaine

[Russie] Plusieurs engins de chantier de l’autoroute traversant la forêt de Khimki incendiés – 6 et 8 mars 2013

08/03/2013: 2 engins de chantier incendiés.

Dans la nuit du 8 mars 2013, 3 engins incendiaires ont été déposés à l’intérieur de véhicules de chantier dans le secteur de Solnetchnogorsk (près de Moscou).

Le site en chantier est destinée à des projets de construction de routes dans la forêt de Khimki et d’autres projets de développement régionaux. Deux véhicules ont été complètement détruits par les flammes: un bulldozer et une pelleteuse.

En raison du climat humide, une torche s’est éteinte. L’action a été revendiqué par une section de la FAI.

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06/03/2013: une pelleteuse partiellement incendiée

Mercredi 6 mars 2013, un autre chantier de construction de cette autoroute à travers la forêt de Khimki a été visité. 6 litres d’essence reliées à une minuterie ont été déposées dans la cabine du conducteur d’une pelleteuse. Malheureusement, elle n’a pas entièrement brûlé: les travailleurs du chantier ont accouru pour éteindre les flammes, et il semblerait qu’ils aient réussi.

Le sabotage incendiaire a été revendiqué par une cellule d’artificiers des CCF- Russie

Source: Liberaciontotal.lahaine.org, 28 mars 2013

[Angleterre/Mort de Thatcher] Sabotage de véhicules de la société Mitie (gestionnaire de prisons) – Bristol, 13 & 14 avril 2013

Bristol : Incendie et dégradations contre des véhicules de Mitie

Pendant le week-end, nous avons attaqué deux différents vans de l’entreprise Mitie. Derrière le pub « Bush », situé à 5 minutes de Templemeads, lors d’une soirée ensoleillée pendant l’heure de pointe, nous avons saisi l’opportunité de crever deux pneus et de taguer le véhicule. Nous avons certainement été vus, et alors, bonne chance à eux, nous ressemblons tout simplement à n’importe qui.

Nous avons décidé de ne pas uniquement mener notre lutte aux heures sombres, en pensant que l’expression de notre colère, si elle était vue, poserait peut-être question aux témoins. A ce moment-là, nous avons évalué que le risque en valait la peine. Nous avons aussi brûlé un van de Mitie à East Bristol, en l’incendiant en pleine nuit.

Mitie est une des nombreuses entreprises qui ont largement bénéficié de la privatisation initiée par Thatcher dans les années 80. L’externalisation des prisons pour immigrés comme Campsfield, a été le premier pas pour se bâtir un empire, qui comprend maintenant les prisons, les centres pour « jeunes délinquants », les services de probation, et s’étend au logement et aux sources d’énergie « durable ». Nous ne demandons pas que ce qui précède soit contrôlé par l’Etat. Mais nous appelons à incendier toutes les prisons – pour immigrés, pour jeunes, quelles que soient leur forme.

En plus des « centres de détention », Mitie gère maintenant 6 prisons différentes – dont deux instituts pour « jeunes délinquants ». Ils sont partenaires de l’UK Border Agency [Bureaux de l’immigration] et de l’administration pénitentiaire. L’an dernier, des travailleurs de Mitie à Londres ont fait grève après qu’une travailleuse enceinte ait été maltraitée, et ait finit à l’hôpital, tout en travaillant pour Mitie.

A travers le pays, des gens de tous âges sont confiés aux bons soins de Mitie, et sont tabassés et privés de liberté. Ces petites actions sont en solidarité avec eux, et toute personne qui était dans la rue ce week-end [dans les manifs émeutières pour célébrer la mort de Thatcher].

Mitie prétend aider les gens, mais leurs investissements dans le logement et l’énergie ne change pas le fait qu’ils ont l’intention de profiter de tous les aspects de la vie.

Feu aux prisons !
Brûle en enfer, Maggie !

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Traduit de l’anglais de 325 par Brèves du désordre, 18/04/2013