Archives du mot-clé anti-capitalisme

[International] Appel contre la réunion du G20 à Brisbane en novembre prochain

g20-sticker-copy-for-webNous ne voulons pas nous retrouver ici

Nous avons été dans les rues avant. Faisant des pancartes et des banderoles et signé des pétitions et quand personne ne l’écoutait, nous avons jeté des briques et mis le feu à des poubelles. Mais nous avons des repas à cuisiner, des jardins à développer, des livres à lire, des amours à garder. Nous ne voulons pas être ici, en faisant cela.

C’est le Plan B.

Nous ne pensons pas que nous avons un choix. L’écart entre riches et pauvres ne cesse d’augmenter. Les enfants meurent régulièrement de faim tandis que la nourriture amassé pourrit. Le monde bouge tous les jours ressentant de plus près les effets concrets du changement climatique irréversible. Les bénéfices traversent les frontières sans entrave (toujours dans les poches des riches), mais les gens sont pris dans les pièges de fil de rasoir. Parallèlement à Eugene Debs, nous reconnaissons notre parenté avec tous les êtres vivants. Nous disons que, s’il existe une classe inférieure, nous sommes dedans; et bien qu’il y ait un élément criminel, nous sommes d’elle; et bien qu’il y ait une âme en prison (ou dans un centre de rétention pour ‘illégaux’), nous ne sommes pas libres. Ces circonstances nous obligent à se battre. Se battre pour nos vies.

Et nous avons un plan.

Le G20 se réunit à Brisbane en novembre. Ce corps d’élite prenant des décisions résume la nature antidémocratique du capitalisme mondial soutenu par l’État; les délégués des 20 zones économiques les plus riches font des proclamations égoïstes qui affectent tout le monde, sans discussion ouverte ou omission. La réunion a été confrontée à une résistance farouche partout où elle est passée, mais cette opposition a été écrasée par la lourde main des forces de police militarisées qui caractérisent notre siècle. On en a marre de voir nos camarades battus et arrêtés. Nous avons appris de ces erreurs. Nous avons un plan B. Au lieu de réunir nos forces et de marcher dans les pièges qu’ils nous ont tendus, nous appelons au désordre diffus. Plutôt que d’un bloc artérielle, nous voulons voir une attaque distribuée sur les périphéries.

Nous appelons les gens à former des groupes d’affinité dans leurs villes d’origine et à organiser de façon autonome des actions directes décentralisées contre le G20 et l’occupation capitaliste de nos vies.

Rendez-vous dans les rues !!

via disaccords

Le site : planbg20.wordpress.com

[Besançon] Tract diffusé en solidarité avec les insurgé-es au Brésil lors du carnaval de la mauvaise graine (samedi 14 juin 2014)

Le Chat Noir Emeutier reçoit et transmet, 17 juin 2014:

Samedi 14 juin 2014 avait lieu le carnaval revendicatif et festif à Besançon (on peut y lire un compte-rendu complet de la déambulation et de la fête sauvage qui a suivi sur fragment de manif). Ca tombait à pic avec l’une des merdes planétaires du moment: la coupe du monde de foot au Brésil. On a donc saisi l’occasion de diffuser un tract en solidarité avec la révolte là-bas…

Le mondial de foot au Brésil: une fête pour la domination

Depuis plus d’un an, des révoltes éclatent partout au Brésil, notamment dans les villes qui sont prévues pour accueillir le mondial telles que Rio de Janeiro, Sao Paulo, Porto Alegre ou Belo Horizonte. Lors de mobilisations de masse (de travailleurs, chômeurs, sans-abris, indigènes, étudiant-es..), des manifestants attaquent directement la coupe du monde et ce qui va avec, c’est-à-dire les banques, les flics, les commerces, les transports, les cérémonies de la FIFA, organisatrice de ce sinistre « spectacle ». Sans oublier les médias officiels, chargés d’en faire la promotion planétaire et de dissimuler tout acte de révolte contre ces diverses infrastructures et institutions nécessaires à son bon déroulement.

Pour cela, les autorités travaillent main dans la main avec les promoteurs, agents immobiliers et urbanistes afin d’appliquer leurs plans d’expulsion et d’éradication des pauvres et indésirables qui résistent aux projets de la restructuration urbaine capitaliste.

La coupe du monde a pour but d’exalter les nationalismes et le règne de l’argent. Comme à l’époque antique romaine avec les combats de gladiateurs, le football constitue pour l’Etat et le capital un moyen de garantir sa domination en divertissant les masses tout en brassant toujours plus de fric par la venue de touristes du monde entier.

Nous ne pouvons pas accepter les exactions de la police, les expulsions des favelas, les prisons à ciel ouvert (pour exemple le mur récemment construit qui protège les riches et touristes de Rio, avec d’un côté la plage copa cabana les hôtels de luxe et les stades, et de l’autre les ghettos), les villes sous occupation militaire…

Tous ses responsables ont des noms et des adresses

La Banco Itau, agence bancaire brésilienne, a pu faire les frais de son soutien à l’organisation de cette coupe à plusieurs reprises lors des manifs. Au niveau international, les partenaires économiques à cet événement sont nombreux: McDonalds, Budweiser, Continental, Castrol, Johnson-Johnson, tout comme les partenaires FIFA (Coca-cola, Sony, Adidas, Hyundai/KIA Motors…)

Ne restons pas les bras croisés !

Solidarité avec les insurgés au Brésil !

Voir aussi:

[Francfort, Allemagne] Appel à la contre-attaque lors de l’inauguration du siège de la BCE

Inauguration du nouveau siège de la Banque Centrale Européenne | Francfort | Automne 2014
Appel à la contre-attaque

De grèves générales sans effet en journées « d’action » qui n’agissent sur aucune cible digne de ce nom, les luttes semblent partout buter sur le cadre national – au Portugal, en Espagne, en Italie, en France, en Grèce. L’échelle nationale, qui fut longtemps l’échelle par excellence de l’action politique, que ce soit pour l’État ou pour les révolutionnaires – est devenue celle de l’impuissance. Impuissance qui se retourne contre elle-même en une rage nationaliste qui, partout, gagne du terrain.

Il n’y a plus rien à faire du cadre national, et pas seulement parce qu’il va si bien à toutes les formes de réaction. Il n’y a juste plus rien à en attendre. Il est mort et enterré. L’État n’est plus bon qu’à servir la cuisine concoctée par la Troïka, cette Sainte Trinité faite du Fonds Monétaire International, de la Banque Centrale et de la Commission Européennes. Pour nous, le national n’existe plus. Il n’y a plus que du local et du mondial.

La Troïka ne se contente pas de dicter la politique d’États entiers, voire de les administrer directement, d’imposer les budgets et les régimes qui lui complaisent ; elle détermine aussi nos conditions de vie afin de nous réduire à de simples ressources humaines. Le sentiment d’être dominé, débordé et pour finir écrasé par un « moteur de l’Europe » auto-déclaré, ne cesse de se répandre en Europe, d’y devenir plus palpable.

Quiconque a un peu étudié les méthodes du FMI sait que celles-ci ne se limitent pas à une « stratégie du choc ». Le dispositif stratégique du FMI et de la Banque Mondiale comporte deux mâchoires : l’une est effectivement la brutalisation des sociétés par une restructuration économique violente, l’autre est un amortissement de ce choc par le micro-crédit, par l’incitation à monter partout de petits business, à s’intégrer même marginalement aux circuits économiques. Le but de cette double manoeuvre : faire partout, de tout et de tous, des entreprises. L’économie sociale et solidaire n’est donc pas le remède tout trouvé à la stratégie du choc, mais son complément efficace. Nous ne voulons pas une meilleure économie, sociale et solidaire, nous voulons la fin de l’économie – la fin du calcul, la fin de l’évaluation, la fin de la mesure, la fin de la mentalité comptable, en amour comme dans les ateliers.

Ce que nous vivons, c’est une destruction intentionnelle du social, une paupérisation calculée, une concentration accélérée de la richesse et du pouvoir et une instrumentalisation consciente, dans ce contexte, des ressentiments xénophobes. L’Allemagne est de toute évidence l’orchestrateur européen de cette offensive ; c’est donc elle que doivent prendre pour cible tous ceux qui entendent y répondre. Les réfugiés qui risquent leur vie, tous ceux dont les conditions d’existence sont toujours plus précaires et même feu la « classe moyenne », qui est en train de perdre, avec toute sécurité, ses dernières illusions – il est grand temps de se mettre en route, de reprendre nos vies en main, de créer des communes et de s’organiser.

Pour beaucoup de gens, c’est cela qui s’est passé sur les places de Tunis, du Caire, de Madrid, d’Istanbul et c’est encore cela qui se prolonge dans les quartiers de Thessalonique, de Rome, de Barcelone – partout où nous mettons en commun l’argent, les techniques, les savoirs et toute la vie autour de lieux partagés.

Du local à Francfort

Nous n’avons pas l’intention de répéter les erreurs structurelles commises dans le mouvement antiglobalisation : les activistes professionnels, les émeutes rituelles, les slogans abstraits, vides de sens, qui viennent figer nos révoltes – voilà ce dont nous ne voulons plus. Ce n’est pas sans raison qu’un certain nombre d’entre nous, à un certain point de ce mouvement, ont décidé de s’ancrer localement, de s’arracher à l’abstraction du global, pour retrouver un peu de réalité. Dans son reflux, le mouvement antiglobalisation n’était plus qu’un enchevêtrement de réseaux qu’il nous a fallu déserter : l’air y était simplement devenu si rare que nous y étouffions. Sans nos propres lieux, sans la terre, sans une force matérielle qui se déploie à même des territoires que nous habitons pleinement, notre destin aurait été scellé : devenir des VRP de la révolution et – qui sait ? – des politiciens, des représentants ou des gestionnaires. Construire des mouvements, constituer une nouvelle gauche ne sert qu’à nourrir des illusions renouvelées.

Il est indéniable que ce que l’on appelle cavalièrement les « luttes locales » a gagné, ces dernières années, une importance inédite. Certaines d’entre elles parviennent même à fixer le tempo du conflit pour le pays entier : le Val de Suse pour l’Italie, Notre-Dame-des-Landes en France, Gamonal en Espagne, Khalkhidiki en Grèce, Lampedusa-Hamburg en Allemagne. Ces luttes, pourtant, même là où elles semblent l’emporter, ne parviennent pas à dépasser un certain seuil politique, qui permet toujours aux gouvernements de les traiter comme marginales.

Ce serait se condamner à la défaite que d’en rester là, que de nous en tenir à l’auto-centrement. Face à la guerre sociale qui nous est faite, il ne suffit pas d’aligner toutes nos « luttes locales » et de les présenter comme un front, magiquement uni par la glu de déclarations de solidarité. Comme il a fallu s’arracher, il y a dix ans, à l’abstraction du global, le moment est venu, à présent, de s’arracher à l’attraction du local ; voilà du moins la nécessité que nous éprouvons.

Nous luttons avec, derrière nous, toute la force des quartiers insoumis, des maisons occupées, des presqu’îles rebelles, des vallées en révolte. C’est tout le contraire de l’usuelle mise en réseau des luttes, qui ne sont jamais que l’alliance opportune entre diverses factions de politiciens, de représentants qui stérilisent tout à force de « négociations », et qui ne servent pour finir que leurs propres intérêts – comme toute bureaucratie, au reste. On ne représente que ce qui est absent – c’est donc notre présence en acte qu’il faut opposer à cet univers de la représentation.

Voilà pourquoi nous irons à Francfort

Plus le pillage est éhonté, plus s’approfondissent et se généralisent la soumission et la discipline, plus s’impose la nécessité de contre-attaquer – de défendre nos lieux, nos territoires, nos infrastructures et nos amitiés partout où elles sont confrontées à une attaque en règle, que celle-ci soit encore au stade de projet ou déjà en cours. Voilà pourquoi nous irons à Francfort : parce que la meilleure défense, c’est l’attaque.

destroikaIl nous faut porter nos expériences locales de mouvement sur un plan offensif plus élevé. Il se pourrait bien que la meilleure façon de vaincre les États nationaux qui nous font encore obstacle consiste à les prendre en sandwich – en nous portant directement en tant que force locale sur le plan européen. L’inauguration du nouveau siège, flambant neuf, de la Banque Centrale Européenne à Francfort nous procure enfin l’occasion de nous retrouver et de joindre toutes nos forces contre un ennemi commun tout désigné.

La différence entre cet événement et les mobilisations du mouvement antiglobalisation tient d’ores et déjà en ceci : nous ne parlons pas de donner rendez-vous à quelques dizaines de milliers d’activistes, de les mobiliser, mais d’enclencher une discussion internationale qui dépasse largement l’événement. Nous parlons de rassembler à Francfort toute la plèbe d’Europe – que ce soient les salariés au bord de la crise de nerfs, les citoyens floués, les travailleurs journaliers, les ouvriers restés sur le carreau, tous ceux qui, comme nous, veulent voir le vrai visage de l’ennemi, et le mettre en pièce.

Il s’agit de donner une juste cible à la rage diffuse qui monte partout sur le continent. Il s’agit de présenter la note pour tout ce que nous avons subi ces dernières années, de diriger notre rage contre ceux qui ont ourdi centralement, depuis le confort de leurs bureaux, leurs plans contre nous, de se soulever contre toutes les administrations qui, partout et chaque jour, les ont mis en oeuvre.

Voir la gueule effrayée des bureaucrates et les combattre côte-à-côte est la meilleure façon de ruiner le nouveau nationalisme européen. Pas plus que le local, l’Europe n’est en soi une alternative à la ruine des États-Nations. Ce n’est pas parce que nous haïssons l’État que nous succomberons aux charmes douteux de l’Empire. Au même titre que les vieux États nationaux, l’Europe est d’un côté une fiction, de l’autre une structure de gouvernement. Nous n’avons d’affinité ni avec l’une ni avec l’autre. Nous ne voulons pas nous réapproprier l’Europe et ses institutions véreuses, nous voulons les détruire. Notre idée de la vie et du bonheur ne sont compatibles avec aucune leçon d’austérité, avec aucune éthique du renoncement, de la performance et de l’autodiscipline.

Une nouvelle internationale, l’axe de la plèbe

La réponse à la situation présente nous semble résider dans la présence sans médiation de tous ceux qui se battent, de tous ceux, en Europe, que la Troïka a rendus surnuméraires, de tous ceux qu’une résistance individuelle à la dictature de l’optimisation ne satisfait plus. Pour faire face à l’offensive en cours dans tout ce qu’elle a de millimétré, de retors, de concerté, il nous faut aussi un nouvel imaginaire, une nouvelle idée de ce que signifie « lutter ensemble ».

Rien n’est pire, en pareille situation, que de simuler l’action. Même si nous sommes conscients que nos efforts, pris séparément, ont bien souvent un caractère symbolique, nous nous reconnaissons dans chaque attaque digne de ce nom, chaque geste qui ne se contente pas de rendre visible le refus, mais qui, en outre, le rend sensible.

Ce ne sont pas les managers de mouvements et autres professionnels qui doivent se retrouver, mais les luttes elles-mêmes. Et ce pas seulement par solidarité, mais aussi dans leur propre intérêt. Comprenez-nous bien : nous savons la force et les bonnes intentions des « actions de solidarité », même si la solidarité implique une distinction confortable et douteuse entre un « nous » et un « eux ». Mais c’est cette séparation qu’il nous faut dépasser – par une commune manifestation de puissance de tous ceux qui en ont marre et qui veulent reprendre leur vie en main.

Il y a déjà eu, dans les deux dernières années à Francfort, des essais de manifestation de rue contre la politique de la Troïka, de l’Union Européenne et de l’Allemagne (Blockupy et le M31). La réaction des forces de l’ordre a été démesurée. La première année, toute action a été interdite, la ville a été mise en état de siège et bouclée pour étouffer toute velléité de protestation. L’année dernière, une grande manifestation autorisée a été interdite sur décision unilatérale de la police, devenue acteur politique à part entière et non plus simple bras de l’exécutif.

Notre expérience à Hamburg en décembre 2013 nous a montré que l’on peut agir aussi en Allemagne en plein état d’urgence, si l’on sait rester imprévisible et par là incontrôlable. Un nombre assez grand de gens dispersés dans tout une ville, et déterminés à agir, peuvent réduire à l’impuissance un gigantesque dispositif policier.

Nous voyons dans les manifestations contre l’inauguration du siège de la Banque Centrale Européenne une occasion pour les différentes luttes de se rencontrer et de décupler leur force de frappe. Notre but doit être, un peu comme dans la lutte contre les transports de déchets nucléaires Castor, de voir les différentes formes de lutte comme un enrichissement réciproque, et non comme des contradictions paralysantes.

La différence entre ce qui se prépare maintenant pour Francfort et les années précédentes, c’est qu’il ne s’agit pas de manifester à une date choisie symboliquement, mais que nous allons marcher effectivement sur la tête des puissants d’Europe qui, cette fois, seront en ville. Par ailleurs, Francfort est une métropole économique qui n’abrite pas seulement la Banque Centrale, mais toutes sortes de sièges de banques, de multinationales, d’assurances, de sociétés immobilières et de communication.

Comptez avec nous !

Ils pensent pouvoir faire leurs affaires sans nous. Ils ne voient même pas que nous sommes toujours plus nombreux à déserter leur monde de l’autovalorisation permanente, à échapper à leur manie de la mesure généralisée. Il y aura vengeance pour toute leur politique de paupérisation, de destruction, de dévaluation de tout ce qui vit. Pour toutes les humiliations dans les bureaux des administrations, pour toutes les fois où l’on nous a fait courir comme des hamsters en cage, pour toute la crainte de n’être pas assez jeunes, pas assez athlétiques, pas assez flexibles. Et parce qu’ils ne démordent pas de leur monde qui s’effondre de plus en plus visiblement, parce qu’ils ne comprennent pas d’autre langage que celui-là, nous leur disons : voici la note, vous allez payer, et cher !

Les insurrections des dernières années en tant de points du globe le démontrent : la révolution est parfaitement possible. Elle frappe à la porte de l’Europe – défonçons la porte !

CE QUI EST EST – CE QUI N’EST PAS, EST POSSIBLE.
(Einstürzende Neubauten)

Le site (avec le texte d’appel en plusieurs langues): destroika.noblogs.org

[Bruxelles/Tract] Ne restons pas les bras croisés

Ce tract a été distribué en marge d’une mobilisation à Bruxelles contre le renforcement du contrôle sur les chômeurs. Comme cette mobilisation rassemblait toute la faune et la flore de la récupération politique et syndicale, absorbant toute expression autonome possible de rage et de rejet, on a choisi de s’écarter de cette mise-en-scène ennuyante et d’aller distribuer le tract ailleurs dans la ville.

Serrage de vis général, répression, nouvelles prisons, chantiers partout…
NE RESTONS PAS LES BRAS CROISÉS

Nos vies s’écoulent dans des camps. Camps de travail. Camps d’éducation. Camps de consommation. Camps de loisirs. Camps d’enfermement. Dans tous ces camps, une même logique est à l’œuvre : nous faire obéir et contribuer au progrès de la société actuelle. Faire tourner la machine sociale. Peu importe où elle va. Peu importe qu’elle détruit tant de vies. Peu importe qu’elle nous transforme tous en prisonniers de l’existant. L’important, c’est d’y être, d’y participer, de ne pas la remettre en question, voir même de l’acclamer. La tête basse, le cerveau annihilé, le cœur pétrifié et en avant.

L’État est passé à un serrage de vis général, c’est indéniable. La multiplication des forces de police dans la rue, leur brutalité croissante et instiguée pas les autorités, l’implantation des caméras de surveillance, la militarisation des transports en commun, la sécurisation des temples du fric comme les banques et les supermarchés pour compliquer le vol, tout cela va main dans la main avec le renforcement du contrôle sur les chômeurs et sur les autres personnes touchant des allocations. La gestion de la paix sociale, cette paix chimérique entre exploités et exploiteurs, entre dominants et dominés, afin de garantir la bonne marche de l’économie et du pouvoir en place, semble prendre une tournure bien plus ouvertement répressive. Il ne sert pourtant à rien de se mobiliser pour défendre ce qui a existé un jour, pour défendre la façon ancienne de comment le pouvoir nous gère et exploite. Ce qu’il faut imaginer, ici et maintenant, c’est de comment, faire face à ce serrage de vis général, prendre l’initiative et de passer à l’offensive. Nous n’avons rien à défendre dans ce monde, tout ce qu’il pourrait nous offrir (carrière, consommation, « célébrité ») ne nous intéresse pas, tout ce qu’il nous impose (travail, obéissance, abrutissement) nous dégoûte. Comme disait une affiche apparue sur les murs de Bruxelles il y a quelques années : « Cette société tient tout le monde en laisse ; la seule différence, c’est la longueur. Nous ne sommes pas de ceux qui se battent pour un collier moins serré, un salaire plus élevé, une police moins brutale, des politiciens et des patrons plus soucieux et honnêtes. Nous voulons simplement ce que tout être tenu en laisse devrait avoir à cœur : nous voulons la couper, foutre le feu à la cage, écraser tous ceux qui nous tiennent ou voudraient nous tenir en laisse. »

En parallèle avec le serrage de vis général, à Bruxelles, on assiste à une véritable offensive des autorités pour changer la face de la ville. Bruxelles se veut la capitale de l’Union Européenne et une vraie métropole capitaliste, accueillante pour les riches, les entrepreneurs, les eurocrates et la classe moyenne avide de consommer à en mourir. Un des aspects de cette offensive, ce sont les nouveaux projets de réaménagement urbain et de construction, car tous les puissants chérissent l’idée totalitaire qu’en transformant l’environnement, on transforme l’homme. Pendant que l’assaut brutale de la zone du Canal à Molenbeek érige un mur de lofts, de hôtels de luxe et de bars huppés, pas moins de quatre nouveaux centres commerciaux sont prévus ou en construction sur le Heizel, à Anderlecht, à Schaerbeek et près de Machelen. En haut de la zone européenne, les édifices témoignant de l’arrogance du pouvoir obscurcissent le ciel, la transformation de la zone autour de la Gare du Midi en quartier d’affaires continue et l’État prévoit de construire la plus grande prison de l’histoire belge au nord de Bruxelles, à Haren.

Le pouvoir et le capitalisme ne sont pas des choses abstraites, ce ne sont pas des fantômes qui dirigent et déterminent nos vies sans qu’on puisse les toucher. Ils se concrétisent et se matérialisent devant nos yeux, dans tous ces chantiers, dans les contrôleurs de tout genre, dans les tours de bureaux, dans les portiques dans les métros. Nous ne luttons pas contre des fantômes, nos luttes ciblent directement les concrétisations du pouvoir. Nous ne voulons pas négocier notre servitude, nous essayons de nous donner les moyens pour les détruire. Pour cela, nous avons besoin d’idées et d’initiatives, de complicités et de rencontres avec d’autres révoltés, de pierres et de cocktails molotov, de lucidité et de passion.

Face aux projets et mesures du pouvoir, il n’y a aucun espoir si nous croyons que d’autres lutteront à notre place, que des organisations politiques ou syndicales incarneront notre rejet, qu’il faut construire une respectabilité aux yeux des puissants afin de les persuader en notre faveur. Non, les choses ne marcheront pas comme ça, elles n’ont jamais marché comme ça. C’est vers des luttes autonomes et auto-organisées, offensives et directes, que notre attention devrait se tourner. Il y a des exemples récents qui sont assez éloquents. Pensons à la Turquie, où le conflit au début porté par quelques dizaines de personnes s’opposant au réaménagement de la place Taksim s’est transformé en soulèvement généralisé dans tout le pays. Pensons à Hambourg, où la résistance aux rafles de sans-papiers a mis la feu aux poudres dans un pays qui se vante de tenir sa population totalement sous contrôle. Et réfléchissons alors sur Bruxelles, avec ces quartiers encore quelque peu réfractaires à l’ordre capitaliste et étatique, avec les conditions de survie qui se durcissent pour tout le monde, avec son offensive brutale de la part du pouvoir pour réaliser sa métropole morbide de la marchandise et du contrôle. Chaque conflit en apparence circonscrit et limité peut demain incendier les rues. Mais alors, il faut que les conflits prennent une tournure offensive, même si on est peu nombreux, même si personne ne peut nous garantir quoi que ce soit. Le chantier d’un centre commercial peut être saboté. Les contrôleurs de l’ONEM peuvent être découragés à continuer leur boulot de Gestapo. Les câbles des caméras peuvent être coupés. La voiture d’un eurocrate ou d’un entrepreneur peut s’enflammer. Mais alors, il faut prendre les choses en main, il faut oser faire appel à ces capacités d’hommes et de femmes libres que l’autorité essaye de détruire : la créativité et l’imagination, le courage et la réflexion.

Certains conflits sont déjà en cours, comme la lutte contre la construction de la maxi-prison à Bruxelles. C’est une lutte qui ne cherche pas une représentation médiatique ou politique. Elle se répand, comme un courant souterrain, dans les quartiers, dans les têtes et les cœurs de ceux qui n’ont pas l’intention de se résigner face à l’avenir d’exploitation ou de prison que le pouvoir leur prépare. Elle tente de créer des fissures, d’ouvrir des brèches pour partir à l’offensive et attaquer tous les responsables de ce projet morbide, à l’image de ce qu’ils veulent faire de Bruxelles. La maxi-prison symbolise quelque part le rêve du pouvoir qui nous veut soit anesthésies, soit en prison. Empêcher directement, par la lutte et tous les pratiques de sabotage et d’action directe qui en font partie, la construction de cette maxi-prison, c’est ouvrir la possibilité pour que tout saute en l’air.

Contre tous les camps, que souffle le vent de la liberté.

Sabotons les projets du pouvoir, soyons incontrôlables.

Pour l’auto-organisation et l’attaque, ici et maintenant.

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LE TRAVAIL LIBÈRE-T-IL ?

Le travail est avant tout un compromis que nous acceptons pour pouvoir survivre financièrement. Parce que nous n’avons jamais choisi le fonctionnement de ce monde, et parce que nous avons été élevés avec le message qu’il nous fallait ou marcher ou crever.

Le travail nous vole notre temps et notre énergie ! Il essaye de déterminer une partie hallucinante de nos occupations et sollicite en permanence nos corps et nos esprits.
Le travail tend de plus en plus à se confondre avec notre identité. Lorsqu’on nous demande qui nous sommes, on veut en fait savoir ce qu’est notre boulot. Parce qu’en dehors du travail, il ne reste plus grand chose. Notre statut social est aussi jaugé à la hauteur de notre travail. La société nous fait bien sentir que nous ne valons rien tant que nous ne travaillons pas, et que nous ferions mieux de rentrer dans le rang au plus vite, comme tout le monde.

Le travail s’efforce continuellement à semer la confusion en nous faisant croire que les intérêts des patrons sont aussi nos propres intérêts ; que nous faisons partie prenante de l’entreprise, que nous devons nous réjouir quand les affaires vont bien (et que l’entreprise fait beaucoup de bénéfices), et que nous devons fournir des efforts supplémentaires quand ça va moins bien.

Le travail nous considérera pourtant toujours comme de la matière jetable. Lorsque les chiffres le demandent on nous jette à la poubelle et nous pouvons alors à nouveau mettre notre dignité de côté pour nous vendre à quelqu’un d’autre.

Le travail est cette chose pour laquelle nous restons à transpirer dans les salles d’attente d’Actiris ou dans les salles d’auditions de l’ONEM. Comme une armée de réserve, nous devons toujours nous montrer prêts à aller au casse-pipe de l’offre et de la demande. Et si nous ne le faisons pas, la menace financière revient vers nous au galop.

Le travail est cette chose sur laquelle les travailleurs crachent quand ils sabotent les machines pour pouvoir rester un jour à la maison.

Le travail est ce que les chômeurs essayent d’éviter par tous les moyens imaginables, que ce soit à l’aide de fausses sollicitations ou d’ingénieux mensonges.
Le travail est cette chose que les braqueurs rejettent quand ils vont chercher l’argent là où il est. Chez les banquiers ou les bijoutiers, chez ceux qui s’enrichissent sur le dos des autres.

Le travail est ce à quoi ils essayent, encore et encore, de nous contraindre. En tant que soldats à la rescousse de la sainte économie et de son déclin. Une économie de produits et services qui ne nous intéresse peut-être pas, mais qui nous fait quand même un odieux chantage et qui essaye de nous faire plier tous autant que nous sommes.

Repris de lacavale.be

[Nantes] Appel à manif et actions décentralisées contre la répression de la lutte anti-aéroport samedi 17 mai

Voir l'appel

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L’appel en anglais

[Besançon] Solidarité No TAV – 10 mai 2014

Besançon, 10 mai 2014

Tôt dans la matinée, quelques slogans et pochoirs contre la grande vitesse ont été tagués dans le centre-ville et à proximité du passage de la gare Viotte TGV, qui est en plein processus de rénovation et donc d’aseptisation. Cette petit action a été faite en complicité avec les quatre compagnon-nes No TAV incarcéré-es en Italie pour l’attaque du chantier de la grande vitesse Lyon-Turin – dont le procès s’ouvre le 22 mai prochain à Turin – et en solidarité avec celles et ceux qui luttent dans la Val Susa et qui ont manifesté ce même jour dans les rues de Turin contre leur projet dévastateur.

Liberté  pour Chiara, Claudio, Niccolo, Mattia et tous les prisonniers !

"Etat terroriste" [tr.de l'italien]

« Etat terroriste » [tr.de l’italien]

"tous libres" [tr.de l'italien]

« tous libres » [tr.de l’italien]

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Sur les murs de l'église de la Madeleine, dans le quartier Battant

Sur le mur de l’église de la Madeleine, dans le quartier Battant

Transmis par mail, 11/05/2014

Appel international au sabotage et à l’action directe contre le mondial au Brésil

B_MLe 12 juin 2014 commence au Brésil la coupe du monde de football, un évènement sportif qu’hommes d’affaires, politiciens, journalistes et sympathisants attendent avec impatience, certains par cupidité, d’autres en raison de l’exacerbation nationaliste, une coupe du monde qui a le plus gros budget jamais investi dans l’histoire (plus de 600 millions de dollars et le compte n’est même pas encore fermé…).

Pourtant, au-delà de l’atmosphère colorée, les danses, le carnaval, la “joie”, la réalité est différente:

A Carioca (Rio de Janeiro), les forces répressives qui sont commandées par la scélérate Dilma Roussef et formées par les brigades antiterroriste US, à savoir l’armée, la police ou appelée ironiquement “Unité de Police Pacificatrice”, sont menées par les miliciens Alexandre Braga et Ezequiel Oliveira de Mendonça, et mettent en œuvre une politique d’extermination contre la population marginale, concentrant leurs attaques dans les favelas et les zones les plus pauvres de cette région. Une extermination qui est loin de diminuer, depuis le déploiement de police militaire orchestrée par le chef de police Tarcísio Andreas Jansen et le colonel Marcelo Rocha, et a plutôt augmenté vu que la cérémonie d’inauguration approche.

Dans des villes comme Sao Paulo, près de 70.000 familles ont été déplacées durant les constructions pour les préparatifs de la coupe du monde, tandis qu’à Rio de Janeiro, environ 40.000 maisons ont connu le même sort.

L’État brésilien, exhibant sa réputation progressiste et d’assistance, a offert une somme d’argent à quelques unes des personnes expulsées (évidemment aucune d’entre elles ne venait des quartiers bourgeois, puisque ces derniers n’ont été que très peu affectés), ce qui est loin d’être suffisant pour récupérer leur logement d’origine, crachant ainsi sur la dignité des résidents, et pensant que l’argent peut masquer toute l’effusion de sang.

Et lorsqu’on parle d’effusion de sang, c’est qu’il y a eu des centaines de blessés et des dizaines de morts au Brésil au cours des derniers mois.

Nous ne pouvons pas oublier de mentionner l’activité répugnante de l’Etat, qui assassine de la manière la plus lâche les enfants qui survivent dans les rues pour recevoir environ 600.000 touristes qui arriveront dans le pays, leur offrant tour à tour des centaines de corps de femmes et de filles soumises à la prostitution.

Ces cartes postales, peut-être inconnues pour beaucoup, sont monnaie courante en Amérique du sud; Il en résulte que notre rage est née de la haine la plus sincère, des besoins vitaux limités, des soumissions quotidiennes et des humiliations constantes. Il en résulte que notre rage n’est pas par lassitude ou posture révolutionnaire, mais est nécessaire et urgente, clairement, magnifiquement violente…

En tant qu’anarchistes, nous ne pouvons pas rester indifférents à tant de misère, à tant de douleur, à tant de torture et tant de morts.

Les personnes responsables de ces atrocités ne vont pas se cacher; ce sont les promoteurs, les multinationales, la société elle-même qui tolère et encourage ce tournoi avec sa passivité et sa servilité.

Premièrement, nous pouvons trouver des bureaux et des représentants dans diverses parties du globe. Il suffit juster d’ajuster la cible et faire feu.

Deuxièmement, nous n’attendons ni demandons rien, par cela nous appelons nous-mêmes à passer à l’action, aux combattants anarchistes de différentes régions, les réfractaires à cet ordre immonde, aux subversifs qui comprennent que le seul chemin est celui de la confrontation directe et réelle.

Par conséquence et cohérence, en révolte et en action.

Pour cette raison, cette déclaration n’est pas destinée à être une simple répudiation, mais une incitation claire à la conspiration, au sabotage et aux attaques contre tous les instruments du système de domination qui vise à nous domestiquer, et en particulier dans ce cas, cette coupe du monde de merde.

Donc, pour notre part et pour commencer, nous avons fait un appel anonyme sur le vol JJ8011 de la TAM Airlines en partance de Buenos Aires à destination de São Paulo, avertissant d’un engin explosif dans le but de saboter le flux normal des touristes qui arrivent dans la région dominée par le gouvernement brésilien, soit n’étant pas au courant de ce qui se passe là-bas ou complices de leur apathie.

SI CE N’EST TOI, QUI ? SI CE N’EST MAINTENANT, QUAND ?

Solidarité active avec les compagnon-nes en révolte au Brésil !

Vengeance pour ceux qui ont été blessés, emprisonnés et tués par l’Etat !

Il n’y aura pas de coupe du monde !

Cellule de Solidarité international
Vaincre ou mourir pour l’anarchie

L’appel en Portugais, Anglais et Espagnol

Traduction de contrainfo, 6 mai 2014

[Le premier mai à travers le monde] Journée de sabotage et d’actions directes contre ce monde de merde

MayDaySeattleCet après-midi du jour du 1er mai à Seattle, une banderole « Raise the minimum rage (A) » a été suspendue dans la quartier très fréquenté du Capitol Hill. Des tracts détaillant l’histoire et la signification du 1er mai ainsi qu’une brève analyse de la gentrification ont été distribués et jetés. Le slogan de la banderole est en référence au débat sur le potentiel réhaussement du salaire minimum à 15 dollars par heure. Un fumigène orange a aussi été allumé. Ci-dessous le texte du tract:

« Le 1er mai 1886, 40.000 travailleurs à Chicago – et un demi-million à travers les Etats-Unis font grève pour une journée de travail de 8h. La police de Chicago a frappé et tué quatres grévistes. En réponse,  un rassemblement a lieu le 4 mai à Haymarket Square. Lorsque la police a attaqué la foule, une bombe est lancée sur eux. La police a alors tiré au hasard sur la foule. Au moins quatre manifestant-es et huit policiers sont mort-es.

Huit anarchistes ont été arrêtés et reconnus coupables de l’attentat. Cinq d’entre eux ont été exécutés alors que les trois autres ont été envoyés en prison. Louis Lingg, un des cinq compagnons assassinés, a choisi de se donner la mort dans la nuit du 10 novembre.

Dans les mots du martyr de Haymarket George Engel, « Mon plus grand souhait est que les ouvriers puissent reconnaître qui sont leurs amis et qui sont leurs ennemis ».

Le 1er mai vit à travers ses luttes rebelles et continue de se développer cent ans plus tard. À Seattle, la lutte contre le capitalisme est aussi la lutte contre la gentrification. La gentrification est un processus social et économique qui transforme les quartiers populaires surtout noirs en zones blanches riches. Elle est rendue possible par les développeurs, les investisseurs, les propriétaires d’entreprises, les yuppies et les politiciens. L’objectif final se traduira par l’effacement de la mémoire collective, de la communauté, de la culture, l’autonomie et la capacité de vivre dans les limites même de la ville de Seattle. Unissons-nous pour lutter contre le capitalisme sous toutes ses formes ».

MayDaySeattle2Traduit de PSA, 1er mai 2014

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A Barcelone, le cortège anticapitaliste du 1er mai est rapidement passé des mots aux actes et le centre-ville des riches a été quelque peu déformé par plus d’une centaine de manifestant-es cagoulé-es: plusieurs banques ont été attaquées, dont de nombreux distributeurs ont été mis hors-service soit par des coups sur les vitres, soit par le feu. Des commerces ont aussi été attaqués, des bennes à ordures incendiées. De luxueux établissements (commerces, hôtel) se sont fait redécorer et défoncer leurs façades:

VARIOS DETENIDOS TRAS MANIFESTACIÓN ALTERNATIVA EN BARCELONA 1ermai_Barce2 1ermai_Barce3 1ermai_Barce4 1ermai_Barce5 1ermai_Barce6 1ermai_Barce8 1ermai_Barce9 1ermai_Barce10

Durant ces attaques, un journaleux s’est fait péter son objectif par un manifestant:

1ermai_Barce7 1ermai_Barce11

Solidarité avec les quatre manifestant-es qui ont été arrêté-es.

Par ailleurs, durant cette journée, un magasin de fringues ‘Mango’ a été attaqué à la peinture rouge en réponse à sa complicité pour la mort des 1138 ouvriers du textile au Bangladesh.

Barcelone1ermai

Reformulé de leur presse, 1er mai 2014

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À Santiago ce premier mai a été animé …

Il y avait deux parcours de manif : le parcours officiel organisé par le syndicat de la CUT et sa clique de “flics rouges”, qui passait devant le Palacio de la Moneda et un autre parcours qui avait comme destination finale la Plaza Brasil et qui était organisé par des mécontents de gauche, tout aussi avariés que la CUT, notamment des orgas mapuches, et aussi un groupe de personnes réclamant la libération de prisonniers politiques, notamment celle d’Abimael Guzman (un péruvien fils de riche qui deviendra prof de philo avant de se convertir au maoïsme et  fonder le sentier lumineux, qui provoquera un conflit armée particulièrement sanglant au Pérou dans les années 80 et début 90. Depuis 1992 ils croupit en taule. Et malheureusement au Chili il y a des benêts de gauche voire même des anars qui soutiennent le Sentier Lumineux, entre autres on peu citer une brochure sur les prisonnières du Sentier Lumineux qui a circulé parmi les anars).

Le parcours de la CUT était encadré par 350 “flics rouges”de la CUT qui se chargeaient de la sécurité de la manif, en addition aux flics officiels. Et comme des encapuchadxs ont essayé de mettre un peu d’ambiance, la “jota” (JJCC-Jeunesses Communistes) et le s.o. de la CUT ont attaqué les encapuchadxs à l’aide de bâtons … résultat : 13 des guignols de la CUT ou de la jota ont été blessés, certains par des molotovs … est-ce que ça les rendra moins cons et autoritaires ? Certainement pas, mais au moins ça fait plaisir de savoir que les molotovs touchent les bonnes cibles. Neuf flics ont également été blessés et 4 motos de flics cramées. Et il y a malheureusement eu 43 arrestations.

À noter que la CUT et le PC sont de vieux habitués de la répression. En 2013 pour le premier mai ces misérables individus s’en étaient donner à cœur joie pour tabasser des encapuchadxs isolés.

Du côté du parcours des mécontents ça a beaucoup bougé sur la place Brasil, avec des affrontements dans les rues avoisinantes et une grosse répression. Des agents de la PDI (Police d’enquête) étaient postés à des fenêtres et balcons de leur bâtiment qui s’était fait attaquer, situé sur la place, et tiraient avec des balles en caoutchouc sur tout ce qui bougeait. On peut en avoir un aperçu ici.

À Chicago le premier mai était très différent. Il faut déjà savoir que le premier mai n’est pas férié en Amérique du Nord et n’est pas la fête des travailleurs.

Il y a cependant eu une petite manif dans le centre ville, partant du lieu d’origine des évènements de Haymarket. Cependant c’est avec regret qu’on peut constater que des organisation réformistes de défense de migrants se sont accaparées cette fête. L’ICIRR (la coalition de l’illinois pour les droits des immigrants et réfugiés, dont le directeur est membre du PRI, le parti de l’actuel président méxicain) dont les membres étaient vêtus de gilets jaunes avec le nom de leur asso, tenait le rôle de service d’ordre et donc aussi de balance lorsque des anars criaient un peu trop à leur goût. Grâce à ces collabos une personne a été arrêtée afin que “leur” manif, qui avait débuté par des discours réformistes et la Marseillaise comme musique (ça n’est pas une blague), puisse continuer son petit bonhomme de chemin au milieu de slogans pourris et réformards en espagnol et en anglais, le tout sous l’oeil de 3 hélicoptères et d’un nombre incalculable de flics à vélo, à pied et à voiture (les chevaux étaient sur place mais ne sont pas sortis de leurs camions).

Les discours faits à la fin de la manif ont été la cerise sur le gâteau. Que des intervenants apparentés à l’ICIRR ou à des églises, un pasteur a même fait son petit discours. Tous les discours allaient dans le même sens :
– Obama est un vilain menteur, depuis qu’il est président il y a eu 2 millions de personnes déportées alors qu’il avait promis d’être gentil avec les immigrés
– les immigrés méxicains qui sont des bons et vaillants travailleurs, de bons chrétiens et qui ne sont pas des criminels, méritent de rester sur le territoire étatsunien
– l’éternel appel à la Justice
– une emphase sur le sort des enfants immigrés (avec des personnes qui pleuraient presque en parlant au micro)

On peut rajouter que dans les discours y a eu pas mal d’autres trucs craignoss (“grâce à Obama les noirs ont plus de droits et nous les méxicains on a rien”), et que c’est quand même assez bizarre de revendiquer des droits pour les immigrés mais de ne parler que des méxicains, alors qu’il y a tout un tas d’autres personnes qui émigrent aux États-Unis (y avait plusieurs drapeaux méxicains dans la manif, et parfois des drapeaux étatsuniens couplés à des drapeaux méxicains).
C’est aussi curieux de ne pas parler des dernières grèves de la faim dans les centres de rétention à travers le pays, et de ne pas manifester devant le centre de rétention de Tricounty plutôt que de se promener dans le centre ville de Chicago.

Et c’est surtout très étrange que cette asso n’ait pas trouvé un autre jour parmi les 364 qu’il reste dans l’année pour déverser son discours réformard dans la rue. C’est d’autant plus navrant de voir que les anars les aient laissé s’accaparer et détourner une telle célébration.
Le premier mai est censé commémorer les évènements de Haymarket, qui ont eu lieu dans un contexte de lutte pour de meilleures conditions de travail (entre autres choses la journée de 8 heures), et qui ont valu la pendaison de 4 anarchistes. Dans de nombreux pays c’est la journée des travailleurs, ou des exploités, d’accord, mais de tous, peu importe leur couleur, leur religion, leur pays d’origine, ou n’importe quelle case à laquelle ils s’identifient.

Avec cet exemple on voit encore une fois que tout est prétexte à la classification et séparation des individus aux États-Unis. On voit aussi, avec l’exemple du premier mai à Santiago et celui de Chicago, que ça ne gêne pas les charognards anti-anarchistes de s’accaparer un évènement qui représente tout ce qu’ils détestent. Et il semble que même à Paris une clique d’autoritaires a voulu faire régner l’ordre et la tranquillité. On peut du coup se demander si tous ces énergumènes savent qu’à Haymarket le 4 mai 1886 une bombe a été balancée sur les flics qui réprimaient la foule de manifestants, provocant la mort de 7 policiers (certains tués après coup lorsque dans la panique ils ont commencé à tirer dans tous les sens, touchant leurs collègues au passage) …

Reformulé de leur presse par camotazo

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A Turin en Italie, de nombreux manifestant-es No TAV étaient présents dans la manif: des affrontements sporadiques avec les flics ont eu lieu durant tout le long du parcours, notamment lorsque des dirigeants du Parti Démocrate se trouvaient à proximité du parcours, protégés par des cordons de flics antiémeute.  A travers la presse, sept flics disent avoir été blessés et quatre manifestants anarchistes ont été arrêtés.

1ermai_Turin

Deux crapules du PD (tout est dit dans leur regard)

Deux crapules du PD (tout est dit dans leur regard)

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A Istanbul et à Ankara en Turquie, des manifestant-es se sont affronté-es avec les forces de l’ordre. 40.000 flics ont été déployés à proximité de la place Taksim d’Istanbul pour empêcher la tenue de la manifestation. Au moins 140 personnes ont été arrêtées.

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A Paris lors du passage du cortège anticapitaliste et anarchiste dans la matinée à Belleville, plusieurs banques se sont faits péter leurs vitrines, notamment celles du Crédit Lyonnais. La façade d’un supermarché Monoprix s’est littéralement écroulée sous l’assaut de compagnons-nes. Un flic connu de la DCRI s’est fait rosser par les manifestant-es, mais est parvenu à sauver sa face grâce à la collaboration du SO de la CNT. Une bureaucrate de la CNT a gueulé que la manif ne « pourra pas continuer dans ce climat de violence extrême » (sic!). Encore un peu et il appelait à balancer les compagnon-nes. Il y a eu aussi une tentative d’autoréduc’ du Franprix sur le chemin avant d’arriver à Belleville. 

Le compte-rendu complet sur paris-luttes.info

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à Berlin

à Berlin

[Nantes/NDdL] Vague d’arrestations et peines de prison ferme suite à la manif du 22 février dernier

Notre-Dame-des-Landes : jusqu’à un an de prison ferme pour des activistes

En février, une manifestation à Nantes contre le projet d’aéroport avait dégénéré en affrontements avec les forces de l’ordre.

Quatre hommes ont été condamnés mardi à Nantes en comparution immédiate à des peines allant de quatre mois de prison avec sursis à un an ferme, pour des dégradations et des violences commises lors de la manifestation nantaise du 22 février contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. L’un des prévenus a écopé d’un an de prison ferme avec mandat de dépôt pour des jets de projectiles sur des policiers, sans ITT (interruption temporaire de travail), et «fabrication d’engin explosif artisanal», en l’occurrence des canettes fumigènes. Des faits pour lesquels le parquet avait notamment requis six mois de prison et un mandat de dépôt, en raison du casier judiciaire du prévenu.

Deux autres jeunes hommes, âgés de 20 à 30 ans, ont été condamnés sans mandat de dépôt, par le tribunal correctionnel de Nantes, à des peines de quatre mois de prison ferme pour le premier et de deux mois de prison ferme avec révocation d’un sursis de deux mois, pour le second. Ils étaient poursuivis, l’un pour dégradations et vols en récidive commis dans les locaux de la TAN, les transports en commun de Nantes, et l’autre pour des jets de pierres sur des policiers. Le quatrième prévenu, âgé de 53 ans, poursuivi pour violences sur des policiers sans ITT, a écopé de quatre mois de prison avec sursis.

Au total, sept personnes interpellées lundi à Nantes ont été convoquées devant la justice.

Deux mineurs seront déférés devant le juge des enfants pour des faits de violences sur les forces de l’ordre – des jets de bouteille et de pavés – et dégradations d’un local Vinci, le groupe concessionnaire du futur aéroport. Le dernier individu se verra délivrer une convocation par un officier de police judiciaire aux fins de comparaître ultérieurement devant le tribunal correctionnel pour des faits de violences par jets de pétards contre les forces de l’ordre.

La manifestation anti-aéroport avait rassemblé, le 22 février à Nantes, un nombre record de participants (20 000 à 60 000 personnes selon les sources) et avait dégénéré. Une dizaine de policiers et gendarmes avaient été blessés et hospitalisés, selon la préfecture, et 14 personnes avaient été interpellées. Cinq jeunes gens, interpellés lors de la manifestation, ont par ailleurs été condamnés fin février à des peines allant de travaux d’intérêt général à de la prison ferme mais sans mandat de dépôt.

AFP via liberation.fr, 02/04/2014

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Arrestations suite à la manif du 22 fév. contre l’aéroport #NDDL : procès du 1er avril

[…] Dès le début d’après-midi, la salle de comparution immédiate du Tribunal de Grande Instance de Nantes est bondée. 

Des journaliste sont venus se régaler de la répression qu’ils ont complaisamment attisée contre les manifestant-e-s.

La Justice, à grand renfort de couverture médiatique, a décidé de s’acharner contre les manifestants perquisitionnés et arrêtés à Nantes au lendemain du triomphe du premier flic de France.

Les dossiers sont vides. La procureure à bien du mal à camoufler l’absence d’enquête sérieuse menées par les 30 flics spéciaux dépêchés à Nantes suite à la manifestation. La volonté de faire des exemples est évidente. Les prévenus passent en comparution immédiate, sans avoir pu préparer leur défense.

Après une parodie de procès dont les étapes sont écrites à l’avance, les peines s’abattent froidement sur les prévenus comme sur le public. Insupportables.

Une figure associative nantaise de 53 ans écope de 4 mois de prison avec sursis. Gratuitement. P. n’a pourtant aucun antécédent, à part celui de lutter pour le droit des sans abris. La peine est purement arbitraire : le prévenu est soupçonné d’avoir renvoyé vers les flics un seul des milliers de palets de lacrymogènes propulsés sur la foule à coups de lance-grenades. Puni pour avoir, à son échelle dérisoire, renvoyé la violence à l’envoyeur.

Deux jeunes manifestants, J. et G., soupçonnés d’avoir également résisté à la violence policière et pour l’un d’avoir récupéré un T-Shirt dans le local de la TAN écopent tous deux de prison ferme : 4 et 5 mois de taule. Des peines d’abattage. Il n’y a pas de mandat de dépôt pour eux.

Le coup de marteau le plus violent concerne le dernier prévenu, E., 23 ans. Militant déjà ciblé de nombreuses fois par le passé par les policiers, il est accusé d’avoir fabriqué un fumigène. Alors que la procureur requiert la lourde peine de 6 mois de taule, le Juge aux ordres décide carrément de multiplier par deux ces réquisitions déjà iniques. Il prononce 1 an de prison ferme pour E. Avec mandat de dépôt.

Perquisitionné hier matin, il part à la prison de Nantes ce soir. Les flics, évidemment présents en nombre, arborent un sourire satisfait.

La foule se met à crier de colère, à insulter les juges, la Justice. La salle est évacuée par des policiers nerveux alors que la copine et le bébé de E. sont empêché de lui glisser un dernier mot, une dernière caresse, avant qu’il soit transféré.

Une centaine de personnes défile ce soir en cortège jusqu’au centre ville en criant sa rage contre la Justice.

nantesAntirep

Pas de Justice, pas de paix !

Solidarité avec les inculpés !

Repris d’indymedia Nantes, 2 avril 2014

NdCNE:

Dans la matinée de lundi 31 mars 2014, la police a annoncé via leurs organes de communication de la presse qu’une vague d’interpellations avaient eu lieu à Nantes en lien avec la manif émeutière du 22 février: 8 à 10 personnes ont été arrêtées, deux ont été disculpées.

[ZAD du Testet] Contre le barrage de Sivens, appel à mobilisation et occupation (expulsion ce matin 27 février par les gendarmes)

Appel à mobilisation, occupation, réoccupation et actions décentralisées contre le barrage de Sivens, pour la sauvegarde de la zone humide du Testet

la-zad-est-partoutLa magnifique vallée du Tescou est menacée par un projet de barrage. En bordure de la forêt de Sivens à 10 Km de Gaillac (Tarn), c’est 35 hectares de zone humide, forêt et bouilles* qui doivent être noyées pour satisfaire les besoins de l’économie capitaliste : un gros chantier pour une grosse entreprise (la CACG) et de l’eau à profusion pour favoriser l’agriculture intensive. 18 hectares classés «zone humide» sont concernés, ainsi que de la forêt. Parmi les nombreux animaux sauvages qui y vivent, on compte une centaine d’espèces  « protégées » dont cinq menacées.

Le projet est financé intégralement par des fonds publics (dans les 10 millions d’euros) et doit servir uniquement des intérêts privés. Il a été mené en contournant les lois trop contraignantes et en jouant sur les chiffres pour fausser les dossiers. Les alternatives proposées ont été occultées par les politiques qui ont scrupuleusement suivi les consignes de leurs amis affairistes en leur apportant une caution démocratique.

Depuis le mois de novembre, nous avons déjà bloqué plusieurs tentatives de « déplacements d’espèces » et les opérations d’une équipe de géomètres. Le projet est peu connu par la population locale qui n’a presque pas été informée, mais le potentiel de soutien est grand. Un gros travail de communication reste à faire. Nous occupions depuis le 23 octobre 2013, une ancienne ferme à l’abandon, la Métairie Neuve, jusqu’à ce qu’elle soit saccagée par une vingtaine d’individus cagoulés le 23 janvier. Les 25 et 26 du même mois, une cabane et un campement étaient collectivements reconstruits sur un autre terrain, la « Bouillonnante », situé sur la « Zone à Défendre » proprement dite.

Une procédure judiciaire a abouti à une ordonnance d’expulsion pour le terrain occupé, sans qu’aucun huissier ne se soit présenté, ni que personne ne nous ait prévenu officiellement. On nous réserve donc une expulsion « surprise ». Les promoteurs du projet sont tenus par des délais très serrés (arrêtés préfectoraux et conditions des financements européens). Nous nous attendons donc à une expulsion imminente et à une accélération des opérations. Nous sommes à une période charnière du projet et les semaines à venir seront décisives.

En cas d’expulsion, nous appelons touTEs les individuEs, comités, collectifs et autres forces de résistance à organiser des actions décentralisées auprès des entreprises et institutions porteurs du projet: CACG, Adour Garonne, conseils généraux du Tarn et du Tarn et Garonne, ou auprès des représentations locales des institutions ayants pris partie dans le projet: préfectures (état), DREAL (ministère de l’écologie), communanuté européenne.

Dans tous les cas et dès maintenant, le collectif « Tant qu’il y aura des bouilles » appelle celles et ceux qui refusent ce monde à venir occuper, construire, reconstruire et habiter la zone pour bloquer ce projet jusqu’à son annulation ! Notre résistance est dynamique et créative, nous luttons contre un système, des idées et des pratiques, mais dans aucun cas contre des individus.

Copains d’ici et d’ailleurs, amiEs bâtisseuses et bâtisseurs de nouveaux mondes, rejoignez-nous au plus vite ! Les courtes visites sont appréciées autant que les longs séjours! Une victoire sur un grand projet nuisible est à notre portée!

*bouilles: terres ou prairies humides sans valeur financière

Télécharger le tract d’appel illustré au format PDF ici

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Mis-à-jour, 27/02/2014 :

Depuis ce jeudi matin 8h, les gendarmes de Gaillac accompagnés d’un escadron de GM sont sur les lieux et expulsent les occupant-e-s. Une quarantaine de solidaires étant prévenue de l’expulsion s’est fait bloquée dans les environs de la ZAD du Testet par les keufs.

Des appels à actions décentralisées sont donc à prévoir un peu partout. Les entreprises et autres participants à cet énième projet capitaliste sont connus et méritent une réponse appropriée de notre part.

Plus que jamais, solidarité avec la ZAD du Testet !