Archives du mot-clé anti-carcéral

[Tract/Bruxelles] Avis aux prisonniers du dedans et du dehors – Juin 2014

[Tract] Avis aux prisonniers du dedans et du dehors

avis-087bfCes paroles s’adressent à toi, toi qui es incarcéré dans les taules de l’Etat comme à toi qui es toujours plus enfermé dans cette ville de Bruxelles en train d’être transformée en prison à ciel ouvert.

Regarde autour de toi, mais regarde avec tes yeux, pas ceux des politiciens, des flics ou des chefs.

Pendant des années, de nombreuses mutineries ont secoué l’enfer carcéral. Depuis ces endroits où l’Etat met à l’écart ceux qui dérangent, ceux qui ne marchent pas au pas, ceux qui sont déclarés « indésirables » dans cette société de pouvoir et de fric, des cris de révolte et de vie ont surgi. Pour crier haut et fort que les barreaux tuent, que les cellules détruisent l’être humain, qu’une société qui enferme pour se protéger est elle-même une grande prison. L’Etat répond aujourd’hui à ces cris par plus de répression, par des cellules d’isolement, par des régimes stricts, par la construction de nouvelles prisons pour étouffer ces élans généreux de révolte et de solidarité.

Dehors, il y a aussi eu des révoltes qui ont secoué le joug de la normalité, des actions multiples et diffuses contre tout ce qui exploite et enferme. Pour affirmer que cette société nous dégoûte, que nous ne voulons pas d’une existence d’esclave abruti qu’elle nous offre et nous impose, que nous ne resterons pas les bras croisés quand la police assassine et torture, quand l’économie capitaliste pousse nos proches au bord du gouffre, de la dépression et du suicide, quand la machine sociale lave nos cerveaux pour devenir de braves citoyens obéissants et éteints. Chaque sabotage, chaque émeute, chaque attaque sont autant de cris de vie contre un monde qui nous veut tous morts ou esclaves de l’autorité. Et aujourd’hui, l’Etat transforme les quartiers populaires en zones taillées pour la classe moyenne et les bourges à coups de projets de lofts, de centres commerciaux et de boutiques de luxe ; il construit et aménage pour plaire aux eurocrates, entrepreneurs et représentants internationaux ; il entend couvrir la ville entière d’un filet resserré de vidéosurveillance pendant que les transports en commun ressemblent toujours plus à des check points en zones de guerre ; il serre les vis à tous les niveaux pour compliquer la survie et investit massivement dans la police et la sécurité. L’Etat construit des dizaines de nouvelles prisons aux quatre coins de la Belgique, il veut d’ailleurs construire une maxi-prison à Bruxelles. Mais son projet plus ambitieux encore est de transformer tous les possibles foyers de résistance en autant de couloirs du grand camp de concentration à ciel ouvert qu’est en train de devenir Bruxelles, et par extension toute la société.

Regarde maintenant à l’intérieur de toi-même. Ce que l’Etat veut étouffer, se trouve , à l’intérieur de toi. C’est ta capacité à réfléchir par toi-même, à penser et rêver de nouveaux mondes qui ne sont pas des prisons de fric et de pouvoir. C’est ta capacité à agir, à ne pas rester sur la défensive et te lamenter, mais à attaquer. Autant de soulèvements dans le monde entier, de la Tunisie en passant par l’Egypte, la Syrie, la Turquie, la Bosnie jusqu’au Brésil, ont déblayé l’obstacle probablement le plus important : l’erreur de croire que nous ne pouvons rien faire.

Débarrassons-nous alors de la résignation qui nous étouffe, interrompons la routine quotidienne du travail, du contrôle, des obligations imposées par le système et saisissons le temps et l’espace pour imaginer notre évasion.

Les battements de ton cœur s’accélèrent. Le sang pompe intrépidement dans tes veines. Tes yeux discernent clairement les contours de l’ennemi, ce monstre qui se compose de prisons, de flics, de capitalistes, de chantiers, de banques, d’institutions. Tes mains te démangent et saisissent la pierre, la bouteille remplie d’essence, la gâchette de l’arme, la main de ton complice. C’est l’adrénaline de l’évasion, le rêve de la liberté.

Pour la coordination des luttes à l’intérieur et à l’extérieur des murs.
La seule évasion possible, c’est la révolte !
VIVE L’INSURRECTION

Entre-temps du côté des révoltés…

Mi-juin 2014. A la prison de Bruges, une attaque ciblée rappelle à deux matons que leurs uniformes attireront toujours la rage de ceux qui ne sont pas prêts à subir les humiliations et la privation de liberté. Avec des armes improvisées, des pierres dans des chaussettes, des prisonniers les envoient à l’hôpital. A Merksplas, dans le camp de déportation, deux détenus se font la belle en maîtrisant une gardienne pour lui prendre les clés.

Début juin 2014. Le chantier de la nouvelle prison psychiatrique à Anvers est attaqué. Pendant la nuit, trois grues mobiles et un lourd générateur électrique sont incendiées. Ce chantier est d’ailleurs effectué par la même entreprise de construction, Denys, qui compte construire la maxi-prison à Bruxelles. Les bureaux des architectes à Ixelles qui dessinent la maxi-prison, la boîte Buro II & Archi+I, avaient d’ailleurs déjà été souillés avec des excréments.

Fin mai 2014. La veille des élections, à Wavre et à Veltem-Beisem près de Louvain, deux pylônes de transmission de radio, de télévision, de téléphonie et d’internet mobile sont sabotés. En plein cirque électoral, où les citoyens s’apprêtent à choisir leurs maîtres, ces sabotages provoquent un black-out important des communications.

Fin mai 2014. Un petit camion utilisé par le député de la N-VA Ben Weyts pour sa campagne électorale est incendié pendant la nuit. Le camion et tout le matériel de propagande est détruit, il était garé à la sortie du Ring de Bruxelles, à hauteur de Beersel.

[Plus de nouvelles sur www.lacavale.be]

Tract distribué à Bruxelles, juin 2014

[Mayotte] Qui collabore au nouveau centre de rétention ?

[Mayotte] Un collabo

SomaluPDG16 juin 2014. On apprend par un article de la rubrique économie du journal La Dépêche qu’une entreprise de menuiserie (aluminium) SOMALU située dans les alentours de Castres (81) vient de décrocher le marché pour la construction du nouveau centre de rétention de Mayotte. Le chantier devrait commencer d’ici un mois. Le directeur de l’entreprise, Bernard Loubat, vente dans l’article ses nouvelles innovations, notamment l’option “pare-balles”

Adresse : Le Causse, 81290 Labruguière

Téléphone :05 63 71 31 00

Repris de sanspapiersnifrontieres

[Rome, Italie] Résistance émeutière face à l’expulsion d’un squat et solidarité active avec les 6 arrêtés des émeutes du 12 avril

L’expulsion de 350 familles tourne à l’émeute à Rome

Des échauffourées se sont produites à Rome mercredi devant un immeuble abandonné transformé en squat, quand la police est intervenue pour en expulser quelque 350 familles pauvres qui y habitaient.

Occupazione-montagnola

Ces familles composées d’Italiens et d’immigrants occupaient le bâtiment abandonné, propriété d’une compagnie publique d’assurances, en raison du manque chronique d’offres de logements bon marché dans la capitale.

Entre 100 et 150 policiers sont intervenus à la mi-journée avec des matraques contre 200 protestataires qui manifestaient devant l’immeuble délabré, tentant d’empêcher les forces de l’ordre d’y pénétrer. Des squatteurs sur le toit tapaient sur des pots en métal, pour marquer leur solidarité avec les manifestants qui se trouvaient dehors.

sgombero-montagnola2Plusieurs personnes ont été blessées, dont un homme qui saignait de la tête et une femme qui avait une jambe cassée, a constaté un photographe de l’AFP.

sgombero-montagnola1

rome1604-2Tout le quartier au sud de Rome, près de la grande avenue Cristoforo Colombo, avait été bouclé par la police. « L’évacuation va continuer, et nous arrêterons tous ceux qui s’y opposent », a déclaré un porte-parole de la police romaine.

Fin mars, le gouvernement italien a lancé un vaste plan d’aides au logement pour les plus pauvres prévoyant 200 millions d’euros pour 2014 et 2015. Jugé insuffisant, il a été au coeur d’une manifestation samedi à Rome, qui a dégénéré en scènes de guérilla urbaine*.

Les militants préfèreraient que Matteo Renzi s’attaque aux logements vides pour les allouer aux familles dans le besoin. Selon une enquête du magazine Panorama parue le mois dernier, 50.000 appartements seraient sans locataire dans la seule ville de Rome.

sgombero-montagnola4

Leur presse – Belga via 7sur7.be, 16/04/2014 à 15h48

Note du blog:

*media_l_6656344Samedi 12 avril, des émeutes ont réveillé la manifestation rassemblant des travailleurs de partout, des chômeurs et précaires, des militant-es No TAV, des étudiant-es, des squatters … Un manifestant a perdu une main en voulant balancer un pétard sur les flics. A plusieurs moments du parcours, des cordons de flics anti-émeute ont été attaqués avec des pierres et des pétards par des manifestant-es cagoulé-es. Il y a eu des dizaines d’autres blessé-es et six personnes arrêtées. Plus de 2000 flics quadrillaient la ville.  Ce mercredi 16 avril, des solidaires se sont pointés devant la prison de Regina Coeli pour exiger la libération des six personnes arrêtées suite à la manif de samedi dernier.

CASA, IL SIT IN A REGINA COELI - FOTO 2media_xll_6656350

Repris de leur presse

[Espagne] Sur la situation de Monica et Francisco

sacrecoeurCela fait déjà 5 mois que les compagnons Francisco Solar et Monica Caballero se trouvent incarcérés sous le régime FIES et dispersés par la géographie de l’Etat espagnol. Ils sont en prison préventive en attente de procès, accusés avec trois autres détenus (qui sont maintenant en liberté avec des charges) d’appartenance à un groupe terroriste, destructions et tentative de destructions.

Francisco Solar vient d’être transféré à la prison de Villabona dans les Asturies. Après avoir passé trois mois à la prison de Cordoba, où il a été placé durant tout ce temps en isolement, avec la constante difficulté de se faire autoriser des appels et avec la menace persistante de se voir retirer toutes communications, maintenant il déménage de nouveau, et c’est déjà la troisième prison dans laquelle il est passé ces derniers temps.  

Monica Caballero est toujours à Brieva (Avila), une très petite prison avec une capacité d’à peine 150 places, où elle est en contact avec d’autres prisonnières et a accès aux ateliers. Elle a des visites et est autorisée à passer des appels téléphoniques. Comme pour Francisco, toutes communications, que ce soient visites, appels ou lettres sont contrôlés. 

Il est clair que les conditions de détention néfastes qu’ont vécu Monica et Francisco ont tenté de les casser, d’amoindrir leur force et leur solide position de rebelle, et ce aussi depuis derrière les barreaux. Face à cette stratégie méprisable doit être souligné la résistance des deux, faisant face à cette machine répressive, en étant fiers, forts, orgueilleux et intègres.

Ce dernier transfert de Francisco cherche également à frapper et à briser les différents liens de solidarité qui se sont développés sur le plan de soutien directe et pratique à nos compagnons. A partir de maintenant, on peut dire que tout transfert ou nouvelle formule répressive (comme la récente campagne médiatique qui a cherché à « diaboliser » le financement des personnes poursuivis pour cette affaire) sapent notre solidarité active, celle que nous savons tant embarrassante pour le pouvoir. 

Pour toute personne se sentant seule en territoire hostile que représente les prisons. Pour que les gardiens de prison ne se sentent plus intouchables et ne commettent plus des abus en toute impunité. Pour que le mot solidarité se charge d’un sens et inonde nos vies. Pour que nos liens de solidarité se fortifient. Pour que notre lutte se nourrisse avec la pratique de nos théories. Pour que notre quotidien ait le goût de l’anarchie… Quelques ingrédients que n’importe qui peut donner ou prêter: sentir, penser, faire. C’est toujours le moment. 

Mort à l’Etat et vive l’anarchie !

Barcelone, 11 avril 2014

Pour leur écrire:

Mónica Caballero Sepúlveda
Centro Penitenciario Ávila
Ctra. de Vicolozano-Brieva, s/n
05194 Brieva
Ávila (España)

Francisco Solar Domínguez
Centro Penintenciario de Villabona
Finca Tabladiello
33480 Villabona-Llanera
Asturias (España)

Plus d’infos en espagnol ici

Traduit de l’espagnol  de contrainfo

[Tract] Révolte et solidarité

Le 14 février 2014 une révolte a éclaté au centre de rétention de Vincennes. Les flics ont voulu expulser un retenu, qui avait déjà résisté à une tentative d’expulsion le jour d’avant, et sont venus le chercher à trois heures du matin. Des expulsions il y en a quotidiennement dans les prisons pour étrangers. Seulement cette fois-ci ça ne s’est pas passé comme prévu pour les flics : toutes les personnes enfermées se sont révoltées pour empêcher cette expulsion : des caméras de vidéosurveillance ont été bouchée avec du beurre, des portes dégondées ont servi de barricade ou de projectiles, des extincteurs vidés et balancés, des vitres brisées. Des renforts de flics ont été appelés : 23 compagnies et des coups de matraque pour mater la révolte. Plusieurs personnes sont blessées et deux arrêtées et placées en garde-à-vue.

Le lendemain, le 15, des feux d’artifice sont lancés depuis l’extérieur sous les murs du centre pour saluer la révolte et exprimer la solidarité. Quelques minutes plus tard, cinq personnes sont arrêtées dans le bois de Vincennes et mises également en garde-à-vue.

Après 48 heures, les sept sont déférés au dépôt du tribunal et présentés en comparution immédiate. Les deux retenus du centre de rétention ont été jugés pour destruction en réunion et condamnés à deux mois de prison avec mandat de dépôt. L’un d’eux a aussi pris deux mois de sursis supplémentaires pour avoir refusé de donner son ADN lors de la garde-à-vue. Pour les cinq autres personnes, inculpées d’attroupement armé et masqué et d’avoir refusé de donner leurs empreintes, photos et adn, le procès a été reporté au 24 mars. En attendant trois sont sous contrôle judiciaire et deux en détention préventive. Une audience de remise en liberté est prévue le 25 février. Le soir les quatre ont passé la nuit à la prison de Fleury-Mérogis.

Mardi 18 au soir, un rassemblement de solidarité s’est tenu à Barbès, des tracts racontant l’histoire et appelant à la solidarité ont été distribués et deux banderoles accrochées : « Sabotons la machine à expulser. Liberté pour toutes et tous » et «  Feu aux centres de rétention. Détruisons toutes les prisons ».

besbar1 besbar2

Plus tôt dans la journée, les flics ont une nouvelle fois raflé des sans papiers dans le quartier, arrêtant plus de 60 personnes. À Barbès la pression policière est quotidienne pour chasser vendeurs à la sauvette, sans papiers, et tou.te.s celles et ceux qui ne rentrent pas dans le cadre voulu par les politiciens et les investisseurs : un quartier attractif, branché où les pauvres rasent les murs et les bourgeois occupent la rue.

De Barbès à la prison ou au centre de rétention il n’y a qu’un pas, chacun.e le sait bien. Un contrôle peut très vite aboutir à l’enfermement : pas de papiers, un outrage, un refus de donner ses empreintes, un truc illégal sur soi, etc.

S’opposer à la pression policière, empêcher une expulsion, faire péter des feux d’artifice devant une prison, c’est refuser de devoir toujours baisser la tête dans cette société faite de contrôle et d’exploitation qui tente de briser les individus jusqu’à ce qu’ils se soumettent à leurs règles et à leurs normes.

La lutte continue

Solidarité avec les 4 incarcérés

Liberté pour toutes et tous, avec ou sans papiers

Tract mis en page en PDF

Repris de sans-papiers ni frontières

[Paris] Magasin ‘Bouygues’ attaqué en solidarité avec les cinq arrêté-e-s de Barcelone – 13 décembre 2013

[Paris] La solidarité c’est l’attaque !

Dans la nuit du 12 au 13 décembre 2013, le magasin Bouygues [constructeur de prisons] de la rue Lepic (Paris 18eme) a eu sa vitrine défoncée et sa porte éventrée.

Le 13 novembre dernier, cinq compagnons/nes ont été arrêtés/es à Barcelone, accusés/es d’attaques anarchistes contre des églises. Cette attaque pour exprimer notre solidarité avec ces compagnons/nes, dont deux sont en prison. Force et courage à eux/elles !

Nous en profitons pour envoyer un clin d’oeil complice aux compagnons accusés du double braquage de Velvendo-Kozani (en Grèce).

La solidarité, c’est l’attaque !

Source: indymedia nantes, 14 décembre 2013 à 20h17

[Grèce] Attaque incendiaire du poste de police d’Exarchia – Athènes, 13 décembre 2013

Revendication de l’attaque incendiaire du poste de police à Exarchia

Le vendredi 13 décembre 2013, nous avons attaqué le poste de police d’Exarchia [sur la rue Kallidromiou dans le centre d’Athènes]. Environ 40 compagnons ont chassé les gardes de la police, et ont atteint l’entrée du poste de police, incendiant la porte d’entrée, la cabine de garde, et les véhicules de service de la police. Dans le même temps, un autre groupe de 30 compagnons a bloqué la circulation et érigé des barricades à proximité, sur la rue Charilaou Trikoupi. Dès que l’attaque a pris fin, nous avons quitté l’endroit ensemble sans problèmes inattendus. Quelques minutes plus tard, les motards DELTA ont pris d’assaut la place d’Exarchia, arrêtant complètement au hasard 84 personnes, qui n’avaient rien à voir avec l’action, un raid qui se produit à chaque fois qu’une attaque a lieu dans la région au sens large.

L’action a été réalisée comme une réponse minimale au maintien de l’ordre et de la lourde répression dans le quartier d’Exarchia le 6 Décembre 2013 (lors du 5ème anniversaire de l’assassinat d’Alexandros Grigoropoulos).

C’est également dédié aux anarchistes en grève la faim et de la soif à la prison de Koridallos, Fivos Harisis, Argyris Ntalios, Giorgos Karagiannidis, Dimitris Politis, Yannis Michailidis [l’action incendiaire a eu lieu avant que Babis Tsilianidis et Grigoris Sarafoudis aient annoncé qu’ils se joignaient aussi à la grève de la faim et la soif].

exarchia-13.12.2013 kallidromiou-station-eksarxeia 13-12-2013

Voir la vidéo des rues d'Exarchia après l'attaque

Voir la vidéo des rues d’Exarchia après l’attaque

Des anarchistes

Traduit de l’anglais de contrainfo (source), 15 décembre 2013

[Belgique] Vive la belle à Lantin et feu au domicile du directeur de la prison de Bruges

On apprend par la presse belge qu’un détenu s’est fait la belle de la prison de Lantin ce samedi 14 décembre en fin d’après-midi à l’aide de complices de l’extérieur. Nous reprenons le court récit du site anticarcéral La Cavale:

Evasion de la prison de Lantin

Vive les évasions – A la prison de Lantin, un prisonnier s’est enfui en escaladant le mur protégé par des fils de fer barbelés. L’évadé a profité de l’aide de détenus qui ont fait diversion en faisant exploser un récipient en verre et puis ont fait une pyramide humaine. A l’extérieur, des complices l’attendaient dans une voiture stationnée devant l’entrée réservée aux véhicules de la prison de Lantin. Quand un gardien leur est allé demandé qu’est-ce qu’ils faisaient là, il a été menacé par plusieurs individus armés. Une fois que l’évadé a rejoint la voiture, les complices ont relâché le gardien. Les recherches de la police n’ont rien donné.

Une belle évasion, réussie aussi grâce à la solidarité entre prisonniers et la détermination de quelques complices à l’extérieur !

________________________________________________________________________________________________________________________________

D’autre part, une bonne nouvelle vient accompagner cette évasion de Lantin. Quelques nuits avant à Asbeek, le directeur de la prison de Bruges a vu son garage et deux de ses voitures partir en fumée. Une belle attaque qui nous rappelle que les gérants de la misère et de l’enfermement ont un nom et une adresse….

Incendie au domicile du directeur de prison de Bruges

Nous apprenons d’un article paru dans la presse que dans la nuit de mercredi 11 décembre 2013, un incendie a frappé le domicile de Jurgen Van Poecke, directeur de la prison de Bruges. Ses deux véhicules, une Audi et une Citroën, garées sur l’allée de son villa (rue Kespier à Asbeek), ont été détruits par des flammes. L’incendie a commencé vers 4h du matin, et les flammes se sont répandus au garage de la villa qui a également été détruit. Il n’y a pas eu de blessés, mais la villa est pour l’instant inhabitable vu qu’il n’y a plus de courant, de l’eau ou de chauffage.

ccfef506-6327-11e3-ab85-371c0b958fcc_original.jpg.h380.jpg.568 3cc55da8-6328-11e3-ab85-371c0b958fcc_original.jpg.h380.jpg.568

Repris de la Cavale

[Prison de St-Quentin-Fallavier] Quelques retours à l’oppresseur…

Isère : cinq surveillants de prison agressés par des détenus

Cinq surveillants du centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier (Isère) ont été agressés mercredi par deux détenus, a dénoncé le syndicat UFAP-Unsa Justice qui réclame le transfert de 15 détenus «les plus réfractaires à l’autorité».

Vers 9h30, un surveillant «a été mordu profondément au bras par un détenu très agressif».

 Une heure plus tard, un détenu «a sauvagement assailli une surveillante à l’aide d’une paire de ciseaux et tenté de l’étrangler», avant que d’autres surveillants ne le maîtrisent, détaille le syndicat dans un communiqué.

Conduit au quartier disciplinaire, ce même détenu a ensuite agressé et blessé d’autres surveillants, qui ont également été admis aux urgences. Tous se sont vu prescrire de un à trois jours d’incapacité totale de travail (ITT). «Par solidarité, l’équipe de la relève de 13h a restreint les mouvements pour ne conserver que les parloirs et les promenades», a souligné le syndicat qui demande le «transfert d’une liste de 15 détenus les plus instables et réfractaires à l’autorité».

«Devant de tels comportements sauvages, l’UFAP-Unsa justice exige la reprise en main de l’établissement, seule garante de la sécurité», conclut le communiqué.

Une prison aux matons violents ?

En juillet dernier l’Observatoire international des prisons (OIP) avait révélé un rapport confidentiel de l’Inspection des services pénitentiaires (ISP) de mars 2011 relatant des faits de violence des surveillants à l’égard des détenus au centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier.

Il attestait de «violences physiques», type coups de poing, de pied, de tête, subies par 4 des 17 détenus s’en étant plaints, certificats médicaux à l’appui. D’autres dérives étaient signalées : «emploi de la force injustifié» lors d’interventions en cellules ou au quartier disciplinaire, fouilles à nu abusives, sanctions occultes, brimades et humiliations répétées… Autant de «traitements dégradants», de «violations d’obligations professionnelles», concluait l’ISP.

Leur presse carcérale – LeParisien.fr, 06/11/2013 à 22h02

Deux évasions lors d’un transfert vers la prison de Sequedin (Nord) – 31 octobre 2013

Deux détenus s’évadent lors de leur transfert vers la prison de Sequedin (Nord)

Deux hommes ont profité de leur transfèrement d’un centre de semi-liberté vers la prison de Sequedin pour fausser compagnie à leurs gardes jeudi soir. Une vingtaine de gendarmes est mobilisée pour tenter de mettre un terme à leur cavale.

Ils devaient être transférés du centre de semi-liberté d’Haubourdin à la prison de Sequedin, mais n’ont pas eu le temps de voir le centre pénitentaire du Nord : deux détenus ont profité jeudi soir de leur transfèrement entre les deux établissements, distants d’un plus d’un kilomètre, pour fausser compagnie à leurs gardes.

Originaires de Roubaix et condamnés pour trafic de stupéfiants, les deux hommes âgés de 22 et 29 ans ont mis à profit le court trajet pour s’échapper : lors d’un arrêt à un feu rouge peu après 22 heures, ils sont descendus du véhicule, sans violence, avant de s’enfuir à pied.

Une vingtaine de gendarmes a été mobilisée pour les retrouver, et les recherches vont se poursuivre vendredi. Les deux hommes ne sont pas considérés comme très dangereux, selon un représentant syndiucal de surveillants de prison du Nord.

Leur presse carcérale – FranceBleu.fr (Pierrick de Morel, Pascale Thiebold), 01/11/2013 màj à 10h23