Archives du mot-clé antifascisme

[Grèce] Les fascistes ont des noms et des adresses (14-24 octobre 2014)

Athènes : attaque incendiaire contre un commerce fasciste

Au petit matin du 24 octobre 2014, nous avons attaqué le bar “Bristol”, situé rue Davaki à Ambelokipi, avec un engin incendiaire. Cette entreprise appartient à Christos Zervas, un membre de l’aube dorée connu et candidat aux dernières élections municipales, en plus d’être un lieu fréquenté par les députés de l’aube dorée et autre racaille fasciste.

Nous dédions cette action à la mémoire de Pavlos Fyssas, Shehzad Luqman et les innombrables migrants qui ont été victimes de violence de l’Etat qui se manifeste aux frontières maritimes et terrestres.

Nous continuons la lutte antifasciste dans les rues et les places, et n’attendez rien de “l’anti-fascisme” étatique et ses partisans; au contraire, ils sont nos ennemis.

Nous n’oublions pas les personnes en captivité et poursuivies de la lutte. Les arrestations préventives, les persécutions et les tortures ne resteront pas sans réponse.

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Athènes : médecin nazi défoncé à Neos Kosmos

Dans la matinée du 23 octobre 2014, les camarades ont rendu une visite au cabinet médical du nazi Athena Mataraga, située au 16, rue Kasomouli à Neos Kosmos. Mataraga, un membre actif de l’aube dorée, était également un candidat figurant sur le scrutin de l’organisation nazie au cours des dernières élections de l’Association médicale d’Athènes.

Ce qui a été renvoyé au collègue du Dr Mengele était un petit pourcentage de la violence que les salauds de sa bande exercent sur les migrants, les travailleurs et les combattants.

Les vers seront extraits un par un de leurs trous. Rien ne restera sans réponse.

Antifascisme militant dans chaque quartier

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Athènes : fasciste fracassé à Exarchia

Lundi après-midi 20 octobre 2014, un fasciste a été repéré et fracassé dans le secteur d’Exarchia. La crapule molle qui se fait appeler Ioannis Kaptsis (originaire de l’île de Syros) portait un tee-shirt ‘Pit Bull Hellas’ avec un sac. Les reçus des achats de la zone d’Exarchia (c’est probablement un résident) ont été trouvés sur lui, ainsi que des contacts avec d’infâmes fascistes (Lagos, par exemple) et d’autres saloperies à l’esprit similaire (par exemple Giorgios Dorée, Maria Dorée) dans son téléphone portable.

Ni à Exarchia ni nulle part. Ecrasons les fascistes dans chaque quartier.

PS. Nous le remercions pour le don généreux de son argent qui nous permettra de renouveler le permis de séjour d’un camarade migrant.

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Thessalonique, Grèce : Bombe dans la maison d’un nazi d’Aube Dorée

Dans la nuit du mardi 14 octobre 2014, nous avons placé un engin explosif dans le bâtiment dans lequel habite le membre d’Aube Dorée Stathis Valakos, au 28 de la rue Lahana (2ème étage), à Thessalonique. Ce fasciste a été candidat au conseil avec Aube Grecque, liste liée à Aube Dorée lors des dernières élections municipales. Les ordures du genre de Stathis Valakos n’auront nulle part où se cacher. Nous les trouverons et les traiterons comme elles le méritent.

PS.1: Ne ne nous fions pas, et ne nous basons pas sur un prétendu “combat” de l’Etat contre le fascisme. Au contraire, nous le considérons comme quelque chose auquel nous sommes hostile. Le fascisme se combat par la présence permanente dans les rues, et les fascistes par des visites continues chez eux, dans leurs locaux et à d’autres moments de leur quotidien.

PS.2: Le visage de ce type peut se trouver avec une simple recherche sur Internet.

En mémoire de Shehzad Luqman et Pavlos Fyssas.

Nous rendons un peu de la force que nous donnent celles et ceux qui continuent la lutte à l’intérieur et à l’extérieur des murs.

Groupe de rue pour la diffusion de l’action directe

Publications traduites par contrainfo.

[Balkans] Derrière les murs du nationalisme et de la guerre

Communiqué des participant-e-s des 8èmes Rencontres Anarchistes des Balkans (Balkan Anarchist Bookfair, Mostar, 5-6 septembre 2014).

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Il est clair que le nationalisme est un outil utilisé contre les classes exploitées. Dans les Balkans, et particulièrement en ex-Yougoslavie, la montée de l’idéologie nationaliste dans les années 1990 a rendu possible l’attaque brutale du capitalisme contre la Société. Elle a, en outre, divisé la population et détruit les réseaux de coopération et de solidarité existants.

La nécessité de se confronter à l’idéologie nationaliste dans une perspective radicale et anti-autoritaire nous a rassemblés à Mostar (Bosnie-Herzégovine) les 5 et 6 septembre 2014 lors des 8èmes Rencontres Anarchistes des Balkans. Nous sommes venu-e-s de Bosnie-Herzégovine, de Croatie, de Serbie, de Slovénie, d’Albanie, de Roumanie, de Grèce et d’autres pays, hors de la région des Balkans.

La vraie nature du nationalisme est, plus que nulle part ailleurs, évidente à Mostar, ville divisée où les brutalités de la guerre sont toujours visibles dans les rues.

Il est essentiel de prendre conscience que cette division de la ville n’est pas la cause mais la conséquence de guerres et d’idéologies nationalistes créées par la classe dominante.

Cela était clair pour les manifestant-e-s de Tuzla qui ont tagué « Mort au nationalisme », ainsi que pour celles et ceux de Mostar qui ont brûlé les sièges des deux partis nationalistes en février 2014.

Cependant, dans d’autres parties du monde, de nouveaux nationalismes et de nouveaux conflits sont créés sur des lignes similaires et avec des conséquences prévisibles.

De nos jours, beaucoup en Ukraine pensent qu’ils se doivent de répondre à un faux choix imposé par les États et les entreprises (et parmi eux, il y a même certains anarchistes et « anarchistes »[1]). Cependant, nous maintenons que le nationalisme est toujours une idéologie qui reproduit le système de l’État, un système de répression et d’exploitation opposant les exploité-e-s et les oppressé-e-s les un-e-s contre les autres. Aujourd’hui, nous voyons en Ukraine les mêmes mécanismes que ceux utilisés pendant les guerres en ex-Yougoslavie : le nationalisme est l’outil utilisé par celles/ceux au pouvoir afin de pousser le peuple à la guerre pour l’intérêt du capital. En tant qu’anarchistes, nous nous sommes opposé-e-s à tous les efforts de guerre en ex-Yougoslavie dans une solidarité qui continue encore de nos jours. Loin du pacifisme libéral et des obsessions gauches-nationalistes de guérillas armées, notre lutte ne se rangera jamais du côté des politiques militaristes et de la destruction, sur lesquels reposent tous les états.

Contre le nationalisme, le militarisme et la guerre !
Contre tous les gouvernements et tous les États !
Pour la solidarité et l’autonomie !

[1] Du groupe anti-colonial nationaliste d’influence anarchiste Mlada Bosna/« Jeune Bosnie » de Sarajevo (1914), aux groupes soi-disant « anarcho »-nationalistes tels que « Slobodari » de Sarajevo (2014), toutes ces tentatives de combinaison de l’anarchisme avec le nationalisme ont montré un seul et simple résultat : le nationalisme. « Slobodari » est un petit groupe de Sarajevo qui se revendique de l’anarchisme mais entretient des contacts avec des groupes nazis ukrainiens (comme par exemple le groupe de nationalistes autonomes Avtonomnyj Opi). Ce groupe a créé une grande confusion via ses nombreux sites internet, dont le site « Balkan anarchist black cross ».

Publié sur Contrainfo, 14 octobre 2014

Le texte publié ci-dessous a été publié en anglais sur sabotage media et partiellement traduit ici-même :

Note sur les soi-disant «libertaires» et «anti-autoritaires» de Bosnie

Récemment, un groupe d’autoproclamés « anarchistes » (« libertaires », « anti-autoritaires »), de Bosnie-Herzégovine qui travaille sous le nom de « Slobodari » (« libertaires », hXXp://slobodari.wordpress.com), en raison des événements en Bosnie, attire l’attention de vastes cercles anarchistes (internationaux).

Cependant, ce groupe a fait des liens d’amitié, en défendant publiquement (aussi en tant qu’«anarchistes»), et publiant des infos du groupe nationaliste « autonome » d’Ukraine appelé « Avtonomni OPIR » (« résistance autonome« ), de même que leurs alliés, « Narodni Nabat » et quelques autres personnes/groupes en provenance d’Ukraine/ex-Union soviétique qui provenaient du milieu anarchiste (ou gauche-communiste), mais qui soutiennent ou coopèrent directement ou indirectement avec ces nationalistes « autonomes » et  répandent leur haine et menaces envers les anarchistes qui ont critiqué les éléments nationalistes et fascistes dans les événements en Ukraine! Ils ont tous approché les nationalistes «autonomes» en raison de leur « prétendu changement » et de « l’urgence révolutionnaire ». Et en effet, ils peuvent avoir changés - mais par une mutation vicieuse plus dangereuse qui a déjà réussi à propager son poison chez certains de ceux qui s’étiquettent comme « anarchistes ».

Même avant les événements en Ukraine, par des traductions (Google) bâclées et imprécises de contre-information provenant de différentes sources anarchistes fiables (qui a fait l’essentiel de leur contenu du site), ce groupe (« Slobodari ») a, de temps en temps, répandu des nouvelles et textes proches des sites d’extrême-droite ou du contenu provenant d’autres sites « généralistes », mais qui portaient une « critique » ou une « analyse » de positions libérales et patriotiques. Ils ont également adopté « la rhétorique et l’imagerie militante« , ont essayé d’imiter une critique du « gauchisme » et du « citoyennisme » dans les milieux anarchistes, mais ont continué dans la pratique à publier différents contenus ou nouvelles autoritaires  de leurs amis nationalistes d’Ukraine ainsi que des nouvelles sur les actions anarchistes et prisonniers anarchistes.

Ils ont également tenté de construire leur propre image en se connectant à différents projets et groupes anarchistes de contre-information. Le même groupe de personnes ou d’individus parmi/proches d’eux ont fait fonctionner quelques autres projets de site web avec un contenu plus ou moins similaire. A savoir:

  • « Anarchist Black Cross des Balkans » (hXXp://abcbalkan.wordpress.com),
  • « libertaires » (hXXp://slobodarieng.wordpress.com)
  • Anarho-Čaršija,(hXXp://anarhocarsija.noblogs.org)
  • CC Brigada (hXXp://ccbrigada.tumblr.com)
  • Lutte russe (hXXp://ruskaborba.noblogs.org)
  • Antifa Sarajevo (hXXp://antifasarajevo.wordpress.com),
  • la page FB de Slobodari (hXXps://www.facebook.com/SlobodarKe)

et peut-être quelques autres.

Nous recommandons vivement à tous les projets, individus et groupes anarchistes de contre-information de faire attention à ce groupe, se démarquer et si possible de demander la suppression de toutes les références (liens, etc, c’est à dire hXXp://slobodari.wordpress.com/pratimo/) vers leurs projets/groupes sur le site web « Slobodari ». Nous demandons également à tous les camarades anarchistes de les dénoncer publiquement, se démarquer et se battre contre des tendances similaires dans le milieu anarchiste s’il en existe dans leurs réalités locales. Nous vous demandons également de diffuser l‘information sur ce groupe et ses pratiques aux groupes et projets avec lesquels vous êtes en contact.

Mort au patriotisme et au nationalisme
Mort à l’État et au capitalisme

Pour l’anarchie,

Quelques anarchistes près des Balkans

[Vienne, Autriche] Courte chronologie du désordre en 2014 (sur les luttes contre les prisons, la gentrification…)

Une chronologie incomplète d’attaques diverses qui se sont déroulées à Vienne en 2014 (et l’année n’est pas finie…)

  • Janvier

schuleblack3 corpos étudiantes sont bombardées de peinture dans la nuit. Quelques jours avant déjà, un faluchard de corpos a été attaqué devant chez lui par deux inconnus et lui ont volé son chapeau.

Aux alentours du 10 janvier dans le nouveau « Sonnwendviertel » (un nouveau quartier, NdB), des façades d’immeubles sont bombardées de peinture et des slogans contre la gentrification et la hausse des loyers sont aperçus.

Déjà quelques jours auparavant, plusieurs vitres de nouvelles constructions ont été défoncées. Il paraît aussi que des actes de sabotages ont eu lieu dans la région.

Fin Janvier, l’immeuble des bureaux de la SEG (société de rénovation urbaine et de logement de copropriété) sont attaqués avec des bombes de peinture. Dans un communiqué, un groupe revendique l’action et exprime sa solidarité avec la maison occupée « Pizzeria Anarchia« , ainsi que les personnes en prison depuis NoWKR2014.

Dans la nuit du 17.01, un camion de police est incendié à PAZ Hernalser Gürtel. Un groupe autonome est engagé dans une lettre.

FurEineWeltOhneGrenzenUndKnasteDans la nuit du 23.01 à Vienne, le cabinet d’architectes «SUE», situé rue de l’empereur, est attaqué avec des pierres et des bombes de peinture; des slogans ont aussi été laissés contre les prisons*. SUE est responsable de la construction d’un nouveau centre de rétention à Vordernberg*.

Sous la devise « Face à Vordernberg*, il n’existe pas de belles prisons! » La cérémonie d’ouverture du nouveau centre de rétention a été massivement perturbée, des engins pyrotechniques, de la peinture et des banderoles ont été entre autres utilisées et des slogans pulvérisés sur les murs.

  • Février + Mars

Début février, un groupe attaque la corpo étudiante Olympia avec de la peinture; ça créé des dégâts matériels considérables.

L’organisation anti-féministe « pères sans droits«  dispose d’un bureau dans le 20ème arrondissement. Il est attaqué avec de la peinture rose et des slogans.

Le 7 mars, un rassemblement de solidarité pour l’anti-fasciste Josef** a lieu devant la prison.

Lorsque l’architecte du nouveau centre de rétention de Vordernberg souhaite présenter son « grand » projet dans le cadre d’un festival d’architecture, des inconnu-e-s réussissent à perturber la conférence et puis disparaissent massivement sans être identifié-e-s. Il y a eu des tracts, des slogans et des banderoles. […]

Toujours le 18 mars, la Ville de Vienne et les flics ont voulu expulser les sans-abri de l’île du Danube. 30 personnes ont eu vent de ça et ont réussi à empêcher l’action de la police: les expulsions n’ont pas pu avoir lieu.

Dans la nuit du 31 mars 2014, plusieurs caméras ont été aveuglées à Vienne, y compris celles du siège central de l’ÖVP, et les murs du quartier ont été embellis avec des slogans.

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  • Avril + mai

Le 24 mai, l’énorme Eglise Charles à Vienne est bombardée de peinture. Début mai, la même chose s’est passée, mais avec cela avait été fait avec des oeufs et sprays de peinture. Dans la presse les dégâts sont chiffrées à plus de 10.000 euros.

Partout dans la ville, des affiches des partis établis sont collées pour les prochaines élections européennes, afin d’attirer le bétail électoral de leur côté. Celles-ci sont détruites en masse ou transformées.

  • Juin + Juillet

Au début du mois de juin, l’ambassade d’Espagne est attaquée avec des bouteilles de peinture et taguées de slogans contre l’expulsion de « Can Vies«  à Barcelone***.

Sur l’église votive de Vienne [Wiener Votivkirche] est fixée une banderole longue de 30 mètres avec l’inscription  « nazis de tous bords,  dégagez« .

Dans la nuit du 19 juin 2014 à Vienne, deux bâtiments ont été attaqués avec de la peinture: Le local « centimeter« , qui a accueilli des identitaires lors de la manif Identitaire du 17/05/2014 et qui leur a offert une protection, ainsi que le bâtiment des fondamentalistes chétien-nes anti-avortement de la HLI (Human Life International), qui avaient également tenu une manifestation de propagande contre l’avortement le ​​14/06/2014 (et qui font encore et toujours).

Lorsque deux policiers veulent contrôler un homme de la rue à Favoriten, un bloc de béton est jeté sur la vitre de leur véhicule et ainsi détruit le pare-brise. Lors de l’arrestation, il a attaqué les flics, dont l’un d’eux a été blessé.

Trouvée sur linksunten indymedia, 13/09/2014 à 19h16

Notes du blog:

* Toutes ces actions s’inscrivent dans des perspectives d’une lutte anticarcérale à Vienne:

Discussion sur les perspectives de lutte contre les prisons

Du 7 au 9 novembre 2014 à Vienne auront lieu les journées anti-prisons. Nous en avons profité déjà pour organiser une réunion de discussion en septembre prochain qui devrait graviter autour des thèmes de l’emprisonnement, du contrôle social, la répression et des façons de lutter contre. Puisque nous ne pouvons pas considérer la prison comme un aspect complètement détaché du reste du monde d’autorité, il n’est pas question pour nous d’adopter des positions sociales-réformistes.  La suite sur linksunten

  • akt2014[at]riseup.net
  • antiknasttage.noblogs.org

Ce nouveau centre de rétention pour sans-papiers de Vordernberg est exlusivement géré par l’entreprise G4S (services des repas, de soins médicaux et de sécurité): la société emploie un total de 100 personnes dans cette taule pouvant enfermer près de 200 migrants en attente d’expulsion. Le contrat remporté par G4S pour gérer le centre fermé de Vordernberg est d’une durée minimale de 15 ans.

Lire un texte en allemand en complément d’infos ici et.

** l’antifasciste Josef a été arrêté puis incarcéré suite à la manif émeutière qui avait eu lieu à Vienne le 24 janvier 2014 lors du bal européen annuel de l’extrême-droite: voir le récit de la soirée

*** Squat de Barcelone expulsé fin mai 2014, ce qui a conduit à plusieurs nuits d’émeutes et d’affrontements avec les flics. On peut lire des résumés de ces nuits de révolte ainsi que des critiques à propos de la résistance organisée de ce lieu.

[Calais/Paris et ses environs] Week-end en solidarité avec les migrants – 5, 6 et 7 septembre 2014

29 août 2014. Dans la nuit entre jeudi 28 et vendredi 29, trois flics de la PAF ont arrêtés une quinzaine de migrants qui tentaient de monter dans un camion pour franchir la frontière et aller en Angleterre. L’un d’entre-eux a réussi à prendre la fuite et est revenu quelques minutes plus tard, avec cinq autres personnes, équipé d’un fusil et a menacé les flics. Il a de nouveau réussi à prendre la fuite après.

D’après la presse.

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On en profite pour relayer un des appels au Weekend de résistance anti-fasciste à Calais, les 5, 6 et 7 septembre 2014.

NP2C_AppelAntifa0709Depuis 1 an, un petit groupe de jeunes militants néo-nazis calaisiens s’est organisé et cherche à faire parler d’eux. Leur nom : “Sauvons Calais”. Leur coup le plus médiatique : la publication par la presse locale des photos des tatouages à la gloire du IIIème Reich portés par leur leader Kevin Reche (insigne SS, croix celtique et autres joyeusetés).

L’activité principale de “Sauvons Calais” est la désinformation concernant les migrants (accusés de tous les maux de la ville) et le matraquage permanent des mensonges politiques du Front National (plusieurs membre du “collectif” y sont d’ailleurs directement affiliés).
Mais depuis l’affaire du squat de Coulogne, un pas a été franchi. “Sauvons Calais” s’en prend désormais physiquement aux migrants et aux militants qui les soutiennent quotidiennement : agressions de migrants et de camarades no-borders, attaque d’espaces de solidarité, menaces sur des militants associatifs…

L’action des pantins de Sauvons Calais s’articule et soutien la politique anti-migrants menée par la mairie UMP et les rafles racistes orchestrées par le gouvernement “socialiste”.

Comme toujours, le système se déchaîne contre les plus pauvres et les plus précaires. A Calais, les migrants servent de bouc-émissaires. Pourtant les responsables du chômage et de la misère qui touchent la ville sont connus : les financiers, les spéculateurs, les banquiers, les patrons et les grands propriétaires sévissent en toute impunité. Ils s’enrichissent toujours plus. Le FN, le PS et l’UMP servent directement leurs intérêts.
Ce sont les mêmes qui sont les responsables des guerres et de l’extrême précarité que fuient les migrants.
Mais ratonner de pauvres gens qui vivent dans la rue est plus simple et mieux vu que de s’en prendre aux racines du mal, à ceux qui détiennent les richesses et qui contrôlent l’État et sa police.

Le 7 septembre, “Sauvons Calais” appelle à une manifestation contre l’immigration. Manifestation à laquelle est conviée une partie du gratin pourri de l’extrême droite radicale française, des personnages réputées pour leurs sorties racistes, homophobes, antisémites… Parmi les heureux élus : Benedetti (tremblote œuvre française), Roudier (sénile identitaire) et Joly (poupon nazi picard).

Dimanche 7 septembre, l’Action Antifasciste NP2C appelle à se rassembler massivement pour barrer la route aux néo-nazis, s’opposer aux politiques racistes menées par le PS, l’UMP et le FN et exprimer notre solidarité avec les migrants.

RDV 13 h place d’arme !

Repris de sanspapiersnifrontières
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Trois Soudanais arrêtés à gare du nord et en route pour l’Angleterre via Calais, sont enfermés au centre de rétention de Vincennes et vont être expulsés vers Khartoum ce samedi 6 septembre 2014. L’ambassade du Soudan semble leur avoir délivré un laissez-passer indispensable pour pouvoir les expulser.

APPEL à envoyer des fax, mail à l’ambassade du Soudan (11, rue Alfred Dehodencq, 75016 Paris)
Téléphone local : (01) 4225.5571
international : +33.1.4225.5571
Fax local : (01) 4563.6673
international : +33.1.4563.6673

APPEL à se rendre à l’aéroport de Paris Charles de Gaulle le 6 septembre 2 heures avant le départ, pour parler aux passagers du vol afin qu’ils parlent au commandant pour empêcher cette expulsion.

Vol prévu pour deux d’entre eux à 11heures, présence à l’aéroport 9 heures
(11h Paris Charles de Gaulle – 18h25 Doha, vol QROO4 vers Doha puis Khartoum)

Et pour le troisième présence à l’aéroport 20h 30 Vol QR0038 départ à 22h30 vers Doha

APPEL à inonder la boite fax et mail de la compagnie qui collabore à ces expulsions et à saboter les infrastructures existantes / attaquables (page web, agences, bureaux, boîtes aux lettres …)

Agence de Paris

Qatar Airways

24/26 Place de la Madeleine (Entrée au 7 Rue Vignon)

+33 1 70 95 05 80

Appel à harceler le ministre de l’intérieur Cazeneuve et ses copains

P.-S.

Ministère de l’Intérieur :
Cabinet du ministre,
Téléphone : 01 49 27 49 27 (standard, demander le Cabinet), Fax : 01 40 07 13 90 (Directeur de Cabinet)
E-mail : [email protected]
Secrétaire général : Michel LALANDE [email protected]
Directeur de cabinet : Thierry MORVAN : [email protected] et Pierre-Antoine MOLINA : [email protected]
Chef de cabinet : Gabriel KUNDE : [email protected] et [email protected]
Conseiller Immigration : Raphael SODINI : [email protected]
Directrice de l’accueil, de l’accompagnement des étrangers et de la nationalité à la direction générale des étrangers en France : Muriel NGUYEN : [email protected]
Directeur général des étrangers en France : Benoit BROCART [email protected]
Directeur général de la sécurité intérieur (DGSI) : Patrick CALVAR [email protected]

repris de paris-luttes, 31/08/2014

[Atlanta, USA] Solidarité avec Luke O’Donovan !

lukeodonovanLe soir du réveillon du Nouvel An 2013, Luke O’Donovan a assisté à une fête dans une maison à Reynoldstown, un quartier d’Atlanta en Géorgie. Luc a été vu danser avec d’autres hommes et les embrasser durant la fête. Plus tard dans la nuit, il a été insulté par des homophobes, et attaqué par plusieurs personnes en même temps. Luke a tenté en vain de s’échapper, et à ce moment plusieurs témoins ont déclaré avoir vu entre 5 et 12 hommes se ruer sur Luke et lui piétiner ​​la tête et le corps, manifestement avec l’intention de le tuer. Luke a été appelé « faggot »* avant et pendant l’agression. Durant l’agression, Luke et cinq autres personnes ont été poignardés. Luke a ensuite été emprisonné et inculpé de cinq chefs d’accusation pour agression à main armée, ainsi que pour tentative de meurtre. Il a passé deux semaines et demi en prison sans caution avant d’être libéré sous conditions qui ont considérablement affecté sa vie. Aucune des autres personnes impliquées dans l’altercation n’a été inculpée.

Luke est un jeune homme queer résidant dans la région métropolitaine d’Atlanta. Au moment de son arrestation, Luke était un étudiant au Georgia Gwinnett College et avait prévu son transfert à l’Université d’Etat de Georgie – un projet qu’il a ensuite dû abandonner en raison des frais juridiques, médicaux et de sa libération sous conditions. Les conditions d’obligation de Luke l’ont contraint à déménager de la maison qu’il habitait, et l’ont empêché d’interagir avec une grande partie de sa communauté dans le nord d’Atlanta.

Le procès de Luc s’est conclu le 12 août 2014, quand il a accepté un amménagement de peine. L’accord négocié est le suivant: Luke sera dans le système pénitentiaire de Géorgie pendant 2 ans à compter du 12 août, après quoi il commencera huit ans de mise à l’épreuve drastique. Au moment du rendu de la peine, le juge a ajouté à l’aménagement de peine que Luc sera banni de l’état de Géorgie durant les huit années de sa mise à l’épreuve. […]

On peut lui écrire à cette adresse:

Luke Patrick O’Donovan
c/o: Fulton County Jail
#1418937
5N 112
901 Riz Street NW
Atlanta, GA
30318-4938

Il est possible aussi de lui envoyer de l’argent par

Pour contacter l’équipe de soutien à Luke:

Le site: letlukego.wordpress.com

Même si le texte ne l’évoque pas, la solidarité s’exprime aussi et surtout en actes… Comme récemment aux Etats-Unis et en Allemagne…

  • A Chapel Hill (USA):

Dans les premières heures du 14 août, trois véhicules de police de type ‘Cruizer’ ont été défoncés au commissariat central de police à Chapel Hill, en Caroline du nord. Un message a aussi été peint sur une des voitures, disant « Pour Luke ».

Ceci a été fait comme petit geste de solidarité avec Luke O’Donovan* d’Atlanta (Géorgie), qui a été condamné à deux ans de prison pour s’être défendu face à cinq agresseurs homophobes. Nous espérons que ceci lui apporte un sourire au visage.

Nous avons aussi effectué cet acte en solidarité avec les émeutiers et les pillards de Ferguson qui, face à la brutalité continue de la police raciste, ont inspiré le monde avec leur résistance courageuse contre les forces étatiques, le capital et la suprématie blanche.

A la fois en petits groupes et en quartiers entiers, c’est possible de résister.

Quelques anarchistes.

Traduit de anarchistnews

  • A Minneapolis (USA):

« Luc O’donovan libre (A) révolte Queer » et « www.letlukego.wordpress.com » ainsi que d’autres choses ont été tagués dans les environs de Minneapolis. Nous espérons que lorsque Luke sortira, il nous donne un gros câlin et mange des feuilles de chou avec nous. Nous t’aimons Luke. Nique les flics, les tribunaux, les prisons et les fanatiques comme ces connards qui t’ont poignardé. A bientôt, mon ami.

Traduit de anarchistnews, 19 août 2014

  • A Berlin (Allemagne):

Plus tôt cette semaine, ici à Berlin, nous avons jeté des pavés à travers les fenêtres d’un bureau du parti social-démocrate d’Allemagne. Nous avons attaqué avec dans nos pensées le camarade Luke O’Donovan. Comme Luke, notre humble action a été motivée par un amour de la vie et un rejet actif d’une résignation à la mort.

Traduit de anarchistnews, 17 août 2014

Note:

*Insulte homophobe outre-atlantique

A propos des projets et activités anarchistes en Suède

TENSION SOCIALE ET INTERVENTION ANARCHISTE EN SUÈDE

Contribution de UpprorsBladet – juillet 2014

upprorsbladetDans le grand nord de l’Europe se trouvent les paysages humbles de la Suède, quelque peu isolés, avec un sentiment d’autosatisfaction d’être ainsi. Dans des contextes internationaux, peu de choses semblent être connus à propos de cette région, et encore moins quand ces contextes concernent les activités et projets anarchistes. Nous avons pensé de changer cela en vous dressant le panorama du contexte dans lequel nous avons été socialisés.

Le «nous» dans ce cas, c’est le projet de l’UpprorsBladet (Insurrection Journal en suédois), qui a commencé comme journal anarchiste en 2011. Dès le début, le but a été de diffuser des idées insurrectionnelles, ainsi que d’autres influences qui ont forgé notre lutte et nos projets – des idées qui n’ont très peu ou pas d’espace du tout dans le milieu radical plus large en Suède. La publication voulait aussi non seulement rassembler des récits d’attaques conscientes et radicales contre l’existant, mais contribuer à rendre plus présente et dangereuse la tension générale dans la société. Le but a été et est toujours d’être un journal de rue, mais comme les gens autour du projet sont très dispersés sur le territoire, cela reste un défi.

Commençant avec l’image de la Suède comme un endroit calme et innocent, nous pouvons rapidement vous assurer que s’il est vrai qu’une grande partie de la population est pacifiée – terrifiée à l’idée de traverser un feu rouge, même si cela n’est en fait pas illégal –, cette image n’est pas correcte.

Les émeutes de Husby

Au début de l’été de 2013, la Suède se trouvait soudainement à la une des journaux télévisés internationaux, avec des images de voitures en feu et de flics anti-émeute attaqués dans les faubourgs de Stockholm. Les médias se demandaient comment cela a pu arriver dans un coin aussi pacifique du monde – renommé pour sa paix sociale. Des centaines de voitures ont été brûlées, 32 flics ont été blessés et les dégâts ont coûté un million à l’Etat.

Comme dans pleins d’autres cas, le point d’escalade de ces émeutes était quand un gars s’est fait abattre par des flics quand ils tentaient de l’arrêter à sa maison. Mais il a pris quelques jours avant que le meurtre policier devenait feu et pierres, c’étaient des jours de tension extrême, de rumeurs et d’incertitude. La nervosité frappait autant les flics que la population de Husby. Et alors, une nuit, un flic était comme d’habitude en train d’harceler des jeunes ségrégés et c’était comme s’il n’avait pas la moindre idée du haut niveau de la tension. Il s’est dit d’aller harceler un groupe de jeunes. On peut l’entendre sur un enregistrement publié de sa communication radio : pleine de confiance, il s’aventure seul dans la situation et quelques minutes plus tard, il s’enfuit la queue entre les jambes appelant des renforts. Entre temps, des gens du quartier appellent le numéro d’urgences pour signaler des incendies à différents endroits, parfois ils appellent aussi à propos du flic. Comme les autorités n’étaient toujours pas sûres de ce qui était en train de se passer, ils décident d’envoyer une petite unité de flics anti-émeute. Au début, cette unité se baladait au hasard, interpellant des jeunes afin de trouver les désordonnés. Elle était particulièrement insultante et violente. Cela a attiré plus de gens et aussi cette unité a dû se casser.

VoitureEnFeuA partir de là, les choses se sont précipitées. Quand les flics rentraient encore dans le quartier, ils le faisaient avec beaucoup de violence contre tout le monde qu’ils considéraient comme une menace. Cela n’a pas duré longtemps avant qu’ils décident qu’il n’est plus possible d’y entrer à cause du nombre croissant de gens qui les attaquent, et les pompiers, avec des pierres. En même temps, des voitures, de bâtiments et des choses sont incendiés un peu partout.

Les nouvelles à propos de ces émeutes et l’instigation des médias ont assuré la diffusion des émeutes à d’autres faubourgs et même à d’autres villes. Dans certains endroits, les émeutes ont duré quelques jours, à Husby elles ont duré plus d’une semaine.

Il y a plusieurs points qui rendent ces événements intéressants, mais encore davantage de points qui les rendent compliqués. Pour cette raison, nous n’approfondirons pas dans ce texte, mais nous comptons écrire un texte analytique spécifique par rapport à ces émeutes.

Mais ce que nous considérons comme un fait important, c’est que ces événements ont servi pour soutenir une fausse image de la tension sociale en Suède. Depuis des années, il y a des grandes tensions dans plus ou moins tous les quartiers ségrégés de la Suède. Particulièrement à Göteborg, mais aussi dans d’autres grandes villes, il y a eu une continuité d’attaques contre l’existant oppressif. Des voitures, des bâtiments et des poubelles qui crament, des attaques contre les flics et les pompiers, des grands rassemblements de jeunes fébriles se terminant avec des petites émeutes. Cela a été tellement présent et continue que personne à part les politiciens ne pouvait le nier.

Autour de 2009, il y a eu quelques interventions anarchistes et radicales dans cette tension. L’une plus réussie que l’autre, si on définit « réussi » comme le renforcement dans la tension de liens entre des compagnons et d’autres révoltés. L’intervention la moins réussie a eu lieu dans un faubourg à Malmö : il s’agissait d’un « Reclaim The Streets » et c’était un fiasco principalement pour deux raisons. La première raison, c’est que le groupe derrière cette initiative était entré en contact avec un gang qui prétendait être le gang dominant, afin de ne heurter personne. Avec le système de son mobile et des gens qui rejoignaient la fête, des membres d’un gang rival ont débarqués et ont attaqué le véhicule du son. Ensuite les gangs ont commencé à se taper dessus. L’autre raison, c’est que les gens qui ont pris l’initiative n’étaient clairement pas enracinés dans la zone. Trop de ces gens vivaient, socialisaient ou organisaient leur vie quotidienne ailleurs. La majorité des gens dans le quartier ne voulaient pas en découdre cette nuit-là, la la plupart même pas du tout, et certainement pas pour des raisons que quelqu’un qui ne vit pas là vient leur jeter à la gueule.

La deuxième intervention avait lieu à Fittja, un faubourg de Stockholm. Les compagnons vivaient là, ils avaient des idées claires et une meilleure intuition dans leur rapport avec ce qui les entourait et ils ont rejoints les tensions en tant qu’individus et groupes informels. Comme les flics intensifiaient leurs harcèlements de jeunes, avec des fouilles et des contrôles d’identité dans la rue, une nuit cela a fi ni avec des gens qui ont contre-attaqué. Les compagnons ont rejoint le nouvel espace temporairement anti-autoritaire pour faire de propositions afin de pousser les choses plus loin. Deux jours après la première contre-attaque, les jets de pierres et les dégâts occasionnels se sont transformées en émeute. La suite était dure, car le prix que les compagnons ont dû payer pour être présents dans les faubourgs, c’était le fait que les flics pouvaient assez facilement les repérer. Huit personnes ont alors été arrêtées dans l’appartement où elles vivaient et plusieurs d’entre elles ont été condamnées à des peines de prison. L’Etat décidait que ces personnes faisaient partie de l’Action Antifasciste et qu’elles étaient les responsables des émeutes, réécrivant l’histoire comme il fait toujours. Cette tension continuelle, l’arrière-scène de ces deux interventions et de toute bagnole cramée, était mise sur le tapis quand les « émeutes de Husby » sont devenues le sujet d’un tapage médiatique mondial. C’est un cliché, mais ces émeutes n’étaient que le sommet de l’iceberg…

La tension entre les fascistes et les antifascistes

Les tensions entre des groupes fascistes et les groupes antifascistes plus ou moins radicales en Suède sont grandes pour l’instant, et cela depuis le début de l’année dernière. L’augmentation de cette tension n’est pas due à un événement précis, mais à toute une série de faits. Cela a commencé l’automne dernier avec l’« Opération Eskil » avec laquelle l’Etat a ciblé un groupe d’antifascistes organisés dans le groupe communiste Revolutionära Fronten. Entre temps, le groupe nazi le plus militant et actif, le Mouvement de
Résistance Suédois, a intensifié ces activités partout dans le pays, allant de collages d’affiches et de distributions de tracts à des attaques physiques contre des gauchistes et des immigrés. En décembre, des compagnons et d’autres gens plus ou moins radicales ont organisée une manifestation contre le racisme dans un faubourg de Stockholm où ce groupe nazi avait été présent. Cette manifestation, consistant de vieilles dames et de jeunes suçant leurs tétines, a été attaquée par quelques douzaines de nazis masqués, armés de couteaux, de bouteilles et de matraques.

Après une scène horrible et violente, les nazis sont repoussés. La vague répressive qui suivait, ciblait à nouveau des gens des milieux antifascistes, plutôt que les fascistes (pour donner un exemple, récemment un antifasciste a été condamné à six ans pour tentative de meurtre après avoir donné un coup de couteau à un nazi qui l’attaquait, tandis que les nazis impliqués dans l’attaque n’ont pas eu des peines plus lourdes que huit mois). Quelques mois plus tard, le 8 mars de cette année-ci, un groupe de nazis (qui venait de retourner d’un voyage de « soutien aux troupes » en Ukraine) a envahi le quartier de gauche/branché de Malmö pour attaquer le centre social Glassfabriken. Après, ils ont continué leur chemin vers une fête du 8 mars dans le parc de Folkets. Là, ils ont attaqué un petit groupe de gens qui s’en allait de la fête. Une personne de ce groupe, connu par les nazis des milieux ultra où il était actif contre l’homophobie et les structures patriarcales, était presque morte, d’autres ont été grièvement blessées. 

Ces événements ont généré un soutien massif et des dizaines de milliers de personnes sont descendus dans la rue, de façons différentes, pour marquer leur solidarité. Aucune de ces manifestations n’ont en soi généré quoi que ce soit de potentiel insurrectionnel, mais ont ouvert quelque chose de différent : un intérêt pour des idées radicales et pour agir contre le fascisme.

L’antifascisme est un concept qui ne nous intéresse pas dans nos projets ou nos perspectives. Bien évidemment, le fascisme fait partie des structures oppressives qui nous empêchent d’être des individus libres et joyeux, mais orienter toute notre attention sur
le fascisme ne fait que nous mener vers le cul-de-sac démocratique. Par contre, ce qui nous intéresse, c’est la tension que cette dernière année a générée dans ce coin du paysage radical. L’Etat a montré ses sympathies ouverts pour les fascistes plutôt que pour les antifascistes, désenchantant beaucoup de gens dans leurs croyances, les rendant plus en colère, et plus présents dans l’ici et le maintenant. Sans savoir si c’est lié ou pas, mais parallèlement à cette tension croissante, les abonnés à l’UpprorsBladet ont massivement augmenté, tout comme les liens entre UpprorsBladet et d’autres gens et d’autres projets. Cette tension a ouvert une fissure dans laquelle nous comptons être présents avec nous-mêmes et nos idées.

Résistance à l’« Année des Super Elections »

CoeurA2014 signifie année électorale en Suède. Cette année a été promue par tous les moyens possibles comme « l’année des super élections », les élections où tout va se décider, où les tensions vont être à leur comble, voire exploser. Après bientôt une décennie de mesures d’austérité sous le gouvernement de l’Alliance, les gens ont déjà oublié les conditions misérables qui existaient sous le règne de la social-démocratie. Aussi des partis nazis se sont joints à cette danse spectaculaire. Les tensions dans les zones ségréguées sont toujours là comme une force avec laquelle il faut compter. Tout ce que tu veux, ces élections l’ont !

Ce qui nous a fait choisir de s’intéresser à ces élections, plus que de juste leur cracher à la gueule, c’est tout d’abord le fait qu’une initiative anti-autoritaire contre les élections a vu le jour. 

Le premier avril, plusieurs attaques ont été menées au nom de « Joker » (comme le joker du jeu de cartes). Cette journée d’action était appelée « Hors Service » et les actions/attaques ont été menées à beaucoup d’endroits [jets de peinture, bris de vitres, slogans,…]. La campagne s’est présentée comme le Mouvement 365 et toute action est menée par des groupes ou des personnes anonymes, pour ensuite être « revendiquée » par le Joker. Les cibles des actions ont été et continuent d’être la machinerie électorale, l’Etat et le spectacle politique, mais il y en a eu aussi contre la Coupe du Monde au Brésil.

En dehors de l’ambiance action-Joker qui revendique, il y a eu aussi des destructions anonymes et non-revendiquées de matériel électoral, ce que nous trouvons important à mentionner, peu importe leur ampleur.

En voyant d’autres qui se saisissent de la tension déjà existante pour l’impulser contre les autorités et contre le spectacle électoral, cela nous a inspiré à s’y joindre. Nous avons perçu aussi un espace à l’intérieur de cette initiative qui n’était pas utilisé : l’espace d’une critique anarchiste individualiste des élections et de la démocratie. Un espace à remplir avec notre journal et avec d’autres formes de « notre » propagande. Nous avons aussi constaté le manque de débat autour de s’organiser informellement, la «revendication» et d’autres sujets liés, un débat qui est beaucoup plus présent à un niveau international. Nous avons donc traduit en partie ce débat comme contribution à ce contexte de lutte.

En écrivant ces lignes, notre numéro contre les élections est prêt à être imprimé et envahir les rues, la construction d’une atmosphère de débat dans la résistance aux élections et plus largement dans le mouvement anarchiste va en avant et nous voyons pour le moment un grand potentiel dans le contexte suédois. Si ce n’est pas en termes d’attaques, le succès de cette année de recherche de tension sera mesuré aux nouveaux espaces qui ont été ouverts pour nos idées et pour rencontrer d’autres compagnons en lutte, quelque chose qui sinon ne se serait jamais arrivé. 

Des salutations d’un contexte rempli de tensions, réellement existantes,

/UpprorsBladet/

Tiré de la revue de correspondance anarchiste Avalanche n°2 (revu et corrigé ici-même)

Appel international à la solidarité avec l’antifasciste Jock Palfreeman, incarcéré en Bulgarie

APPEL A LA SOLIDARITE AVEC L’ANTIFASCISTE JOCK PALFREEMAN, FAISANT FACE A LA REPRESSION DANS LES PRISONS BULGARES

7 juillet 2014

Ceci est un appel à la solidarité internationale avec l’antifasciste Jock Palfreeman.

jock_09Un maton l’a frappé (sans gravité selon ses dires) il y a quelques jours et hier [6 juillet 2014, NdT] le même gardien a frappé un vieil homme d’un autre pays. D’autres détenus du même pays l’ont défendu, puis 40 matons ont rappliqué et ont passé à tabac violemment 7 d’entre eux.

Notre camarade Jock Palfreeman a appelé les avocats pour les défendre et maintenant il est menacé de se faire frapper lui aussi. Le gardien lui a dit qu’il viendra le frapper tôt dans la matinée.

Jock Palfreeman est un jeune australien qui est venu visiter la Bulgarie en décembre 2007, et qui a été incarcéré dans les prisons bulgares depuis. Une nuit, à Sofia, Jock a vu deux jeunes garçons roms se faire agresser par un groupe de hooligans racistes. Il est intervenu et les racistes l’ont attaqué avec pour but de le tuer. Jock en légitime défense a grièvement blessé deux de ses agresseurs, dont un mortellement*. L’Etat bulgare et son système judiciaire ont décidé de protéger les racistes, leurs protecteurs, et Jock a été condamné à 20 ans de prison.

Exprimons la solidarité révolutionnaire avec notre propre créativité et imagination !

Pour la destruction de toutes les prisons, pour la libération de tous les prisonniers, pour la liberté totale.

« Il est seulement nécessaire de reconnaître notre propre lutte dans leur lutte et de prendre les mesures appropriées là où nous sommes. Pas de charité ou sens du devoir, mais pour nous-mêmes « .

Adresses de courrier, fax et e-mail de vos lettres de protestation à:

Krassimira Vocheva
Procureur général de Sofia
2, boulevard Vitosha
Sofia
BULGARIE
Tel: +359 28051500
Email via: http://prb.bg/main/bg/pages/infcenter

[NB: les champs du formulaire se traduisent par:

  • A:
  • Nom et Prénom:
  • Adresse complète:
  • Téléphone:
  • Votre e-mail:
  • Plainte ou question (10000 caractères):
  • Code:]

Borish Velchev
Procureur en chef de Sofia
2, boulevard Vitosha
Sofia
BULGARIE
Tel: +359 28051500
Email via: http://prb.bg/main/bg/pages/infcenter

Ministère des Affaires étrangères de la République de Bulgarie
Adresse: 2 Aleksander Zhendov Str
Sofia 1040
BULGARIE
Tel: +359 2 948 2999
http://www.mfa.bg/en/contact/ (prêt à l’envoi d’e-mail à partir de leur site, très utile)

Ambassade de la République de Bulgarie à Londres
186-188 Queen’s gate
Londres SW7 5HL
Tél.: (0044) (0) 207 584 9400, (0) 207 584 9433
Fax: (0044) (0) 207 584 4948
Email: [email protected]

Direction à la communication européenne, aux relations publique et à l’information
Directrice: Sofia Vladimirova
Tel: +359 2 971 1408 ou +359 2 971 3778 ou 359 2 948 2 218
Fax: +359 2 870 3041
Email: [email protected]

La réception du ministère
Tel: +359 2 948 2018 ou +359 2 971 1054
(ouvert entre 09h30-12h00 et 14h00-16h00)

Ministère de la Justice
1, rue Slavanska
Sofia 1040
BULGARIE
Email: [email protected]

Enfin, vous pouvez écrire à Jock, même si c’est seulement une carte postale «bonne chance». Les lettres et cartes postales aideront Jock à garder le mental et un sentiment positif. Tous les couriers seront reçus avec reconnaissance. Vous pouvez écrire à Jock à l’adresse suivante:

Jock Palfreeman
Prison centrale de Sofia,
21 Boulevard Général Stoletov,
Sofia 1309,
BULGARIE

Traduit de l’anglais d’ABC Brighton via 325

*Jock est en prison depuis fin décembre 2007 et a été condamné à 20 ans de prison ferme pour tentative d’assassinat et assassinat avec hooliganisme en janvier 2011. De nombreuse pièces du dossier n’ont jamais été examinées par les flics, comme des images de vidéosurveillance qui prouve le caractère d’autodéfense du camarade face au groupe de 16 fascistes alcoolisés. De plus, la police n’a jamais voulu prendre en compte les témoignages des gens qui ont assisté à la scène et confirmé la version des faits de Jock.

En France, il existe des relais du pouvoir bulgare à Marseille et à Paris:

  • Consulat honoraire de Bulgarie:

World Trade Center
2 rue Henri Barbusse
13001 MARSEILLE
Tél. 06 11 52 88 63

  • Ambassade de Bulgarie:

1, av. Rapp
75007 Paris
Tél. 01 45 51 85 90
-du consulat : 01 45 55 97 44 – 01 45 51 03 30
Fax: 01 45 51 75 25 ou 01 45 51 18 6

[Italie] Attaques en solidarité avec les anarchistes arrêté-es le 3 juin dernier

Attaque incendiaire en solidarité avec les compagnon-es arrêté-es le 3 juin dernier à Turin

A Rome, une agence commerciale de l’entreprise de construction Progedil a été incendiée. L’attaque incendiaire a été réalisée en solidarité avec les compagnon-es perquisitionné-es et arrêté-es le 3 juin dernier à Turin. Un message a été inscrit sur la façade disant « Liberté pour Fabio, Michele, Andrea, Paolo, Toshi, Chiara, Claudio, Niccolò, Beppe, Francesco, Daniele, Marianna e Nicolò ».

Traduit de informa-azione, 2 juillet 2014

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[Bologne] L’agence bancaire CarisBo attaquée en réponse à la répression du 3 juin dernier

Dans la nuit du 18 Juin 2014 à Bologne, les vitres de la banque Carisbo Via Fioravanti à Bologne ont été brisées en solidarité avec les compagnon-es de Bologne et de Turin arrêté-es lors des récentes rafles infâmes.
Carisbo, banque affiliée à Intesa San Paolo, est impliquée dans la construction de projets de grande envergure et de restructuration dans plusieurs territoires.

Tous libres !
La lutte ne s’arrête pas!

Traduit de l’italien de informa-azione, mardi 1er juillet à 17h54

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ré-examen

Le tribunal de ré-examen (équivalent aux demandes de remise en liberté en France, ndt) a en bonne partie confirmé les mesures carcérales décidées par le juge le 3 juin dernier.

Beppe, Daniele, Francesco, Marianna et Nicolò sortent de prison, mais pour être en résidence surveillée.

Pour ceux qui étaient déjà en résidence surveillée, la mesure est confirmée.

Andrea, Fabio, Michele, Paolo, Toshi, Chiara, Claudio et Niccolò restent en prison.

Pour leur écrire :

  • Andrea Ventrella* C.C. Via Port’aurea, 57 – 48121 Ravenna;
  • Paolo Milan e Toshiyuki Hosokawa C.C. Località Les Iles, 14 – 11020 Brissogne (Aosta);
  • Michele Garau C.C. Strada Quarto Inferiore, 266 – 14030, località Quarto d’Asti, Asti;
  • Fabio Milan C.C. Via del Rollone, 19 – 13100 Vercelli;
  • Niccolò Blasi C.C. San Michele strada Casale, 50/A – 15121 Alessandria;
  • Zenobi Chiara e Alberto Claudio C.C. Via Maria Adelaide Aglietta, 35 – 10151, Torino;
*Depuis le 3 juillet 2014, Andrea n’est plus incarcéré à la prison de Ravenne et a été transféré à la prison d’Asti.
Pour lui écrire:
Andrea Ventrella C.C. Strada Quarto Inferiore, 266 – 14030, località Quarto d’Asti, Asti
Traductions de macerie (ici et )
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Jeudi 3 juillet à Bologne, une manifestation s’est tenue contre les expulsions de logements, la restructuration urbaine et la gentrification. La police a été déployée en masse dans la zone du rassemblement. Les autorités ont semble-t-elles gardées quelques traces des nuits agitées de ces derniers temps contre les locaux du parti au pouvoir (PD) et  plusieurs établissements bancaires**… Le matin même, une dizaine de domiciles de compagnon-es ont été perquisitionnés entre Bologne et Forli. Un texte de réflexion sur cette dernière opération policière contre les compagnon-es est consultable en italien ici.
"pas d'expulsion pas de flics pas de gentrification"

« pas d’expulsion pas de flics pas de gentrification – La bolognina est populaire – Occupe résiste lutte (A) »

**En plus d’une longue série de sabotages de guichets automatiques de banques en réponse aux vagues répressives contre les compagnon-es (No TAV incarcéré-es depuis décembre 2013 et les arrestations du 3 juin dernier concernant la lutte contre les sfratti)…
Dans la nuit du 31 juin au 1er juillet 2014, les locaux des fascistes de la CasaPound, situés via Malvolta, ont été attaqués à l’engin explosif. Après avoir démarqué la zone de l’attaque afin de ne blesser personne, les compagnons ont déposé un petit engin explosif composé d’un tube métallique rempli de poudre à canon devant l’entrée, endommageant sérieusement la porte et la façade vitrée.

[Trento, Italie] Un compagnon antifasciste poignardé – 16 mai 2014

Vendredi 16 mai vers 1h du matin, un fasciste a poignardé un compagnon dans le secteur d’Arco à Trento. Il a tout de suite été emmené à l’hôpital Santa Chiara après avoir subi plusieurs blessures dont une perforation du foie. L’intention des fascistes était clairement de toucher les organes vitaux et le compagnon Andrea a évité la mort de justesse.

Comme à son habitude, la presse renvoie fascistes et antifascistes dos à dos, participant ainsi à la banalisation des agressions racistes et fascistes dans un contexte de montée des idées fascistes en Europe.

Le lundi 19 mai, un rassemblement antifasciste s’est tenu à 17h devant l’hôpital où Andrea se fait soigner.

Les fascistes ont toujours été les sbires du pouvoir pour mater les révoltes et les personnes qui combattent la misère et l’oppression sous toutes ses formes (racisme, sexisme, patriarcat…)

Guerre à l’Etat et aux fascistes !

Source: informa-azione

*début mars, deux compagnons ont été agressés au couteau par un groupe fasciste à Rimini dans le sud de l’Italie: voir les infos ici

[Liège] Comment accommoder le candidat fasciste ? (18 mai 2014)

Liège: un candidat du Parti Populaire agressé

André-Pierre Puget, tête de liste du Parti Populaire au scrutin régional dans l’arrondissement de Liège, déclare avoir été victime d’une agression dans le centre de Liège. Les faits se sont déroulés dans la nuit de dimanche à lundi. André-Pierre Puget a dû recevoir des soins à l’hôpital pour une fracture ouverte au niveau du visage.

André-Pierre Puget a mené campagne durant toute la journée ce dimanche à Liège, en distribuant des tracts et des journaux.

Selon lui, il était environ 23h30 quand, accompagné de plusieurs de ses militants, ils s’installent à la terrasse d’une taverne du centre de la ville. Vers minuit ils sont pris à partie par un groupe de cinq personnes. « Des militants de gauche« , affirme André-Pierre Puget, qui les insultent de « fascistes et de SS« . Le ton monte. Le climat devient plus violent. Selon le candidat du PP, les agresseurs s’emparent de chaises, prenant pour cible les membres du Parti Populaire.

En se défendant, André-Pierre Puget déclare avoir reçu un coup de poing dans le visage. Le candidat aux Régionales a déposé plainte.

Rapidement son parti a fait un communiqué de presse pour dénoncer les faits. Il évoque une agression pour des raisons politiques. Une conférence de presse sera organisée par la direction du Parti Populaire ce lundi après-midi à Watermael-Boitsfort.

Leur presse – rtbf.be (Bénédicte Alié), 19/05/2014 à 13h17