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[Rennes/Paris/Brest/Barcelone] Pas de bougies et de marches blanches, VENGEANCE ! (2)

  • 3ème manif (jeudi 30 octobre 2014) à Rennes*:

Près de 200 personnes ont défilé dans une ambiance tendue ce soir à Rennes à l’appel de mouvances radicales anti-capitalistes pour protester contre la mort de Rémi Fraisse samedi lors d’affrontements sur le site du barrage controversé dans le Tarn.

Partis du quartier de Villejean, près des universités de l’ouest de Rennes, les manifestants, dont de nombreux cagoulés, se sont dirigés vers le centre ville en scandant « vengeance pour Rémi » ou « flics, porcs, assassins! » derrière une banderole « Vengeance pour tous ».

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Ils ont également tagué sur leur passage de nombreux bâtiments. Arrivés aux abords du centre-ville, vers 20H00, les manifestants ont été bloqués par un important dispositif des forces de l’ordre qui les a empêchés d’y accéder. Ils ont essayé à plusieurs reprises de contourner les CRS et gendarmes. Une voiture a été retournée et des policiers ont fait usage de gaz lacrymogènes.

Peu après 21H00, les manifestants, qui s’étaient rassemblés à proximité des barrages des forces de l’ordre, ont reflué vers les quartiers ouest, brisant une dizaine de vitrines (agences immobilière et bancaires notamment) et plusieurs abribus. Ils ont également mis le feu à plusieurs poubelles ainsi qu’à des conteneurs de bouteilles, poursuivis par les policiers de la BAC équipés de flashball. Vers 21H30, plusieurs feux étaient en cours dans l’artère, enfumée par les grenades lacrymogènes, dans laquelle avaient reflué les manifestants.

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Le préfet d’Ille-et-Vilaine Patrick Strzoda présent au coeur du dispositif peu après 22h a dénoncé la présence de « militants d’extrême gauche violents » avec des méthodes de « Blacks Bloc » (militants anti-capitalistes radicaux). « Leur intention était de se diriger vers le centre ville » mais le dispositif de forces de l’ordre mis en place les en a empêchés. « Les forces de l’ordre ont été agressées plusieurs fois avec des objets incendiaires », a-t-il ajouté. Trois personnes ont été interpellées au cours des heurts, a-t-il précisé. Des manifestants sur place ont indiqué aux journalistes qu’il y avait eu des blessés parmi eux sans préciser le nombre ni la gravité.

A Villejean à l’ouest de Rennes, avant le départ du cortège, les manifestants avaient commencé à distribuer un tract dénonçant la « terreur policière » qui ne « saurait survivre à la mort d’un camarade ». Le tract lance aussi l’appel suivant: « bloquez vos lycées et universités! Bloquons les villes, les gares, occupons la rue ».

[…]

Leur presse – afp, 30/10/2014 à 22h38

NdCNE:

*Lundi soir (27/10), plusieurs bâtiments ont été tagués, des barrières avaient été renversées au centre-ville, puis un feu de poubelles avait été allumé devant l’hôtel de police, avant que les manifestants ne se dispersent. La maire avait déposé plainte.

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Le lendemain soir, mardi, nouvelle manif: des tags ont recouvert du mobilier urbain. La façade d’une banque du ‘Crédit Mutuel’ de la place st-anne a été entièrement repassée à la peinture.

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premiers éléments sur la manifestation du 30 octobre 2014

premiers éléments sur le début de manif’ Dalle Kennedy

Présence de R.G depuis le matin (photos etc …)

Les magasins du quartier Kennedy ont reçu des coups de fils pour les inciter à fermer rideau, les récalcitrants ont été sermonnés.

Les transports publics (Métro et bus) ont été controlé par les CRS (fouille aléatoire etc ) puis fermés progressivement (plusieurs cars de garde mobile à l’arret villejean université). La volonté de nuire aux habitant-e-s et/ou de diviser, a été amplifié par les rumeurs et ragots des correspondant-e-s de nuits, emploi-jeunes, élu-e-s, keufs et surtout controleurs du métro et vigiles du métro etc …

Les R.G en se rendant dans les salles de prière ont incité les personnes repérés par eux comme  « bons musulmans » à prêcher la division.

Des voitures/équipages de la bac Rennes centre ville ont discretement protégé les journalistes présent-e-s (notamment un monospace gris stationné cours kennedy)

Des jeunes et des vieux du quartiers ont été trés trés deçu du départ vers le centre ville de Rennes en cortège (19h15/30).

Indy nantes, 30/10/2014 à 21h24

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 A Paris mercredi 29 octobre, le rassemblement était fixée en plein centre, à l’hôtel de ville pour 19h (certainement une volonté des organisateurs de s’adresser au pouvoir et de réclamer une justice pour un énième mort sous les coups de l’Etat…). Bref, toujours est-il que c’est parti en manif sauvage avec jets de pétards et caillassage sur les flics. Quelques attaques sur le mobilier urbain (dont une borne de ‘vélib’ Decaux) et des tags ont été inscrits sur les tentes du parvis. Interpellations au compte goutte, embarquées dans des paniers à salade (80 personnes, dont 3 manifestants toujours détenus ce 30 octobre à 18h au commissariat du 5ème pour port d’arme prohibé pour l’un, violence sur agent pour l’autre et outrage, dégradation et « meneur de manif » pour le dernier).

"L'Etat tue", "demain l'insurrection"

à gauche, « L’Etat tue », « demain l’insurrection »

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A Barcelone, le consulat de France a été bombardé de peinture accompagné d’un tag en solidarité mercredi 29/10.

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Le communiqué finit par: 

« Les manifestations se sont multipliées dans toute la France.
Plusieurs manifestations ont été annoncées cette semaine devant les consulats de France en Italie*.
L’action de ce mercredi est seulement le début - toutes les formes de soutien à la lutte sont la bienvenue.

Les armes de la police n’ont pas de frontière, notre solidarité non plus. »

* Notamment à Milan et Turin ce 30 octobre 2014:

Banderole suspendue sur le consulat de France à Milan

Banderole suspendue sur le consulat de France à Milan

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Lundi 27/10, une manif était organisée à Brest contre le barrage de Sivens et le terrorisme d’Etat. En chemin, un groupe de manifestants masqués a fait irruption à l’intérieur des locaux du PS alors que deux réunions s’y tenaient. Résultat : du matériel défoncé, et une fenêtre brisée.

[Gaillac/Albi/Nantes] Pas de bougies et de marches blanches, VENGEANCE !

Un camarade tué au Testet

Pendant la nuit de samedi à dimanche un manifestant, Rémi, a été tué au cours des affrontements qui se sont déroulés lors du rassemblement contre le barrage de sivens au Testet. Environ 7000 personnes ont convergé sur la zad du Testet après des mois d’attaques policières, de destruction de la zone humide et des habitats de ceux qui la défendaient. En fin d’après midi puis plus tard dans la nuit, des dizaines de personnes s’en sont pris aux forces de l’ordre qui protégeaient le chantier. Elles souhaitaient ainsi marquer leur colère et retarder la reprise des travaux, initialement prévue pour lundi. Elles ont été repoussées à coups de flashballs, de grenades assourdissantes, de désencerclement et de gaz lacrymogènes. D’après les témoignages des camarades du Testet, la personne décédée se serait écroulée suite à des tirs de grenade puis aurait été emmenée par les forces de l’ordre. La Préfecture affirme ne rien vouloir déclarer à ce sujet avant le résultat public de l’autopsie lundi. Le gouvernement a déjà commencé à stigmatiser les manifestants, et tente de diviser pour noyer le poisson. Mais ils savent bien que, quoi qu’ils fassent, cette mort aura des conséquences explosives.

Ce décès révoltant n’est malheureusement pas surprenant dans ce contexte. A Notre dame des landes, au Testet et partout où nous nous opposons à leurs desseins, nous avons dû faire face au déploiement crû de la violence d’Etat. Si nous avons bien compris de notre coté que nous ne pouvions nous contenter de les regarder docilement détruire nos vies, eux ont démontré qu’ils ne nous feraient aucun cadeau. Pendant les mois d’expulsion de la zad de Notre Dame des Landes, de nombreux camarades ont été blessés gravement par des tirs de flasballs et grenades. Sur la seule manifestation du 22 février 2014 à Nantes, 3 personnes, visées à la tête par des flashballs ont perdu un œil. Depuis des semaines au Testet plusieurs personnes ont été blessées elles aussi et d’autres accidents tragiques ont été évités de justesse lorsque des opposants se sont faits délogés, notamment des cabanes qu’ils avaient construites dans les arbres. Pourtant c’est bien, entre autre, parce que des milliers de personnes se sont opposées physiquement aux travaux, aux expulsions, à l’occupation policière de leurs lieux de vie que le projet d’aéroport de Notre dame des landes est aujourd’hui moribond, et que le barrage du Testet et ceux qui devaient lui succéder sont largement remis en question. C’est cet engagement en acte qui a donné une puissance contagieuse à ces luttes et qui menace partout aujourd’hui l’aménagement marchand du territoire.

Plus quotidiennement la répression s’exerce face à ceux qui luttent dans les prisons, dans les quartiers et dans les centres de rétention et entraîne là aussi son lot de morts trop souvent oubliées, plusieurs dizaines chaque année. Face aux soulèvements et insoumissions, la démocratie libérale montre qu’elle ne tient pas seulement par la domestication minutieuse des individus et des espaces de vie, ou par les dominations économiques et sociales, mais aussi par un usage déterminé de la terreur.

Nous appelons à occuper les rues et lieux de pouvoir partout dès demain, pour marquer notre tristesse, saluer la mémoire du camarade tué ce samedi et pour exprimer notre colère face à la violence d’Etat. Nous ne les laisserons pas nous tuer avec leurs armes dites « non létales ». Réagissons avec force pour qu’il y ait un avant et un après cette mort. Affirmons plus fort que jamais notre solidarité avec tous ceux qui luttent au Testet et ailleurs contre leurs projets guidés par les logiques de contrôle et de profit,barrage de sivens mais aussi avec tous ceux qui tombent plus silencieusement sous les coups de la répression partout ailleurs. Nous ne nous laisserons ni diviser ni paralyser par la peur. Nous continuerons à vivre et lutter sur les espaces qu’ils rêvent d’anéantir, et à leur faire obstacle.

Nous ne laisserons pas le silence retomber, nous n’oublierons pas !

Des occupant-e-s de la zad de Notre dame des Landes

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Le dimanche 26 octobre en fin d’après-midi, plus de 1000 personnes se sont rassemblées à Gaillac pour exprimer la rage contre la mort de Rémi.

Se tenant dans une atmosphère suintant la paix sociale (une marche blanche était prévue, sic), une partie du cortège, cagoulés, s’est mis à lancer pierres et fumigènes sur les flics tout en s’attaquant aux banques: quelques militants anti-barrage pacifistes sont rapidement interposés pour préserver ces institutions de misère et de mort. Un monument aux morts a été tagué et des drapeaux tricolores brûlés.

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B0-irOECIAAdQqC.jpg smallLe lendemain dans la soirée, de nombreux rassemblements se sont tenus en France, notamment à Rennes, Albi., où quelques destructions de banques et affrontements avec la police ont été rapportés par la presse. A Nantes, près de 1500 personnes ont manifesté. Des tags ont été inscrits sur les murs du centre-ville. Au bout d’une heure, la rage a définitivement pris le pas sur la tristesse:  dans le quartier Bouffay, rue Crébillon et sur le cours des 50 Otages, des abris-bus et panneaux publicitaires ont été détruits, des caméras de surveillance mises hors d’usage ; plus d’une vingtaine de vitrines de magasins et de banques ont été défoncées par des petits groupes masqués « très mobiles« , accompagnés de feux de poubelles un peu partout dans le centre. Huit personnes ont été interpellées pour « vols et violences à agents ».

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[Mexico] Attaque solidaire avec Mario, Carlos, Fernando and Abraham – 12 octobre 2014

Un geste de solidarité

Dans la nuit du 12 octobre, nous avons saboté deux établissements bancaires avec des pierres, des frondes et des cocktails molotov dans le secteur d’Iztapalapa à Mexico.

La solidarité révolutionnaire, c’est aussi la manière dont nous montrons notre soutien aux compagnons emprisonnés en grève de la faim depuis le 1er octobre [jusqu’au 17, NdT] en attaquant les responsables de cette vie quotidienne misérable. C’est notre réponse au harcèlement envers les compagnons par des gardes, les médecins et le personnel des établissements pénitentiaires. Voilà pourquoi c’est une cible facilement identifiable et en rapport avec la domination.

La perspective anarchiste insurrectionnelle va au-delà du fétichisme du feu et des armes. Notre approche de l’anarchie est une lutte qui n’a aucun intérêt à être un spectacle télévisé, ni d’un besoin « d‘auto-promotion » en raison du manque de promotion de l’Etat. Donc c’est une communication simple et directe qui correspond à l’exigence du moment par rapport aux compagnons en grève; un moyen simple et facilement reproductible.

Le point de vue anarchiste insurrectionnelle est une méthode souvent adapté à la généralisation des conflits individuels et sociaux qui subvertissent la normalité. Ouvrons les possibilités d’une vraie révolution pour l’insurrection comme de nombreuses autres formes (dans leur intégralité). Une méthode anarchiste pour un changement radical et profond.

Sans médiation ni dialogue avec l’Etat et le Capital !

Par la lutte contre le pouvoir quel qu’il soit, y compris le soi-disant pouvoir populaire qui nous est vendu comme de l’autonomie !

Traduit de l’espagnol de contrainfo, 18 octobre 2014

[Berne, Suisse] Attaque d’une agence UBS – 24 septembre 2014

destroikaLe mercredi 24 septembre 2014, une agence UBS a été brisée à Bâle. Cela doit être vu comme une contribution à la résistance à la Troïka, à la gestion de la crise et la mise en œuvre des intérêts des dirigeants. La troïka de la Banque centrale européenne (BCE), le Fonds monétaire international (FMI) et la Commission européenne règlementent et gèrent non seulement des pays entiers, les ménages particuliers, les gouvernements, mais déterminent également les conditions de vie des populations, en les réduisant à des ressources humaines. Le sentiment du noyau de l’Europe auto-proclamée est de prendre par surprise et de gouverner chaque jour de manière significative dans de nombreuses régions du monde.

En outre, la « place financière suisse » joue un rôle central dans la gestion de la crise et de l’application des intérêts des riches et des dominants. L’action est censé être une contribution symbolique à la résistance à ça et en même temps un appel à soutenir la Destroika, un mouvement de résistance fantastique. Au début de l’année prochaine*, le nouveau bâtiment de la Banque centrale européenne (BCE) est inauguré à Francfort. Le but de la Destroika est de fusionner plusieurs combats avec les protestations locales, afin d’accroître notre efficacité.

Venez tous à Francfort !

Pour un monde sans capitalisme, ni prisons ni frontières !

Ce qui est, est - ce qui n’est pas, est possible !

Traduit de l’allemand de ch.indymedia.org/de, 09/26/2014, 18h19

Note:

** Inauguration prévue dans un premier temps à l’automne 2014, l‘ouverture de la Banque centrale européenne à Francfort n’aura pas lieu avant le début 2015 et pourrait être retardée davantage. Cela nous laisse à tous plus de temps pour nous organiser et se préparer !

Nous allons poster de nouveaux renseignements sur les dates et les événements ici sur notre blog dès que nous les connaîtrons:

destroika.noblogs.org

[Missouri, USA] Solidarité avec les émeutiers de Ferguson – 11, 12 et 14 août 2014

fergus_mikeDans l’après-midi du samedi 9 août 2014, un adolescent noir de 18 ans, Mike Brown dit « Mike Mike », a été assassiné par un flic du service de police de la ville de Ferguson, située à 12 miles environ au nord-ouest de la ville de S-Louis (Missouri, centre des Etats-Unis). Il a été abattu de plusieurs balles (6 dans le dos et 2 dans la tête)*. Des centaines de résidents se sont immédiatement rassemblés autour du lieu de l’assassinat, débordant sur la rue principale, W. Florissant, et en la bloquant partiellement. Des gens et proches en pleurs se sont rendus sur le lieu du meurtre et ont été accueillies avec des fusils d’assaut et des chiens policiers, tandis que la police fermaient l’accès à la ville en bloquant la rue principale (Florissant). La nuit suivante, le dimanche 10 août, une autre veillée aux chandelles a été appelée par la famille de Mike et des multiples garants de la paix sociale (paroisses diverses et associations, dont la NAACP**). Cet événement, qui a réuni plus d’un millier de personnes, a pris rapidement et naturellement une toute autre tournure. Les larmes de tristesse se sont transformées en actes de rage. Un résumé de récits d’anarchistes ayant participé à cette nuit de révolte :

fergus12Les manifestant-es se sont rassemblé-es dimanche soir dans une atmosphère pacifique et de peur, où des personnes ont défilé dans les rues et devant la police avec les mains en l’air (en référence avec l’attitude que Mike Brown a eu face aux flics). Mais peu de gens étaient calmes, et très rapidement des centaines de personnes ont convergé massivement en allant en direction des lignes de flics aux cris « assassins », « nique la police » (le nombre de participant-es oscillant entre 600 et 1000)… Quelques objets pleuvent sur les flics, des véhicules de police passent à travers la foule tout doucement mais la quatrième voiture est bloquée par des manifestant-e-s, qui montent sur le capot, donnent des coups de pieds sur la carrosserie: des vitres sont pétées, et des manifestant-es ouvrent de force une portière mais la voiture part brusquement avant que les flics à l’intérieur puissent y être extraits. Beaucoup de monde renonce à avoir peur.

Suite à ce réveil de la foule, la police bloque aux manifestant-es les accès sud et nord de la ville de Ferguson. Il se trouve que depuis l’avenue Ferguson, axe pris par la manifestation, de nombreuses petites rues vers l’est mènent à des entreprises, des magasins… La police, trop craintive de ce qu’il pouvait se passer et en infériorité numérique pour investir une zone résidentielle bouillonnante de colère, n’étaient pas en mesure de bloquer ces rues. Les gens, entendant parler de ce qui se passait, sont sortis dans le quartier commerciale à pied, en voitures et en motos tout au long de la nuit. Pour une fois, la géographie de cette foutue banlieue était de notre côté. Apparemment, un nombre incalculable de gens en colère ont pu rejoindre les émeutes en entrant par la protection d’un quartier résidentiel uni contre la police (qui elle ne pouvait pas entrer). 

FergusCagouleJ’ai continué à essayer d’encourager les gens à se couvrir le visage. Je dirais que pour dix personnes auxquelles je me suis adressé, neuf m’ont dit qu’elles en avaient rien à cirer et étaient fiers, mais beaucoup de gens se sont masqués. Certains commentaires ont été faits sur le fait que nous ressemblions à un groupe de ninjas. […]

ferguson-kmovEn passant à côté d’une camionnette des médias garée à côté de la route, j’ai entendu un homme dire derrière moi « Mec, j’aime pas ces putains de médias ». Et ensuite lui et ses amis ont couru et ont commencé à faire basculer le van. Plus tard, un autre van de la presse mainstream avait eu sa fenêtre brisée pendant la nuit

À un certain moment, quelqu’un a tiré quelques coups de feu de célébration en l’air. Plus tard les gens ont tiré sur l’hélicoptère de la police circulant au-dessus de nos têtes. […]

Une grande enseigne qui affichait les prix du gaz a été déchiré et tagué. D’autres graffitis que j’ai vu dans la rue: «Vengeons Mike Mike », « Nique la Police » « Tuons les flics » « Le seul bon flic est un flic mort », « les balances ont des points de suture » « oeil pour oeil rendons nos maîtres aveugles, » et « Mike Brown, c’est pour toi. »

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L’énergie dans les rues était à la fois enragée et festive. Les gens partaient du centre commercial avec les bras chargés de cigarettes, de bières, de nourriture et transmettaient tout ça à leurs amis. Les gens ouvraient des bières et buvaient avec des amis dans une atmosphère chargée en cannabis, au milieu de la musique, des voitures qui crissaient leurs pneus….

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Des gens ont arraché un distributeur automatique de billets de la zone commerciale, l’ont fracassé avec un marteau et obtenu l’argent à l’intérieur et d’autres personnes sont repartis avec. Les billets de la loterie ont été jetés en l’air en chantant « Faites en pleuvoir! »

Le DAB en question....

Le DAB en question….

Le marchand de viande « Sam »et le magasin de vins et spiritueux sont les autres endroits, d’après ce que tout le monde dit, à avoir appelé la police contre « Mike Mike ». Des dizaines de gamins de douze ans ont commencé le pillage de ces commerces. Les gens ont couru et fait des va-et-vient à travers les portes défoncées et débloquées des commerces durant des heures. Les gens ont sorti des couches pour bébés, de la nourriture, et pleins d’autres trucs dont nous avons tou-te-s besoin pour survivre- pour ne pas mentionner l’alcool, les cigarillos et d’autres choses pour se faire plaisir et faire la fête. Une petite fille de dix ans qui passait par là et portant un grand sac plein de nourriture a dit: « on va bien manger à l’école demain ». L’enseigne de Sams a été tagué avec un « Nique les balances ».

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De nombreux policiers se pressaient sur le côté sud de la rue probablement pour essayer de garder les gens dans les chaînes de gros magasins (notamment dans le centre commercial Northland), mais en vain. En coupant à travers les quartiers résidentiels, les petits groupes de personnes ont cassé les fenêtres des magasins Walmart et Foot Locker, puis ont pris ce qu’ils voulaient. Marcher à travers les quartiers, les gens couraient dans la rue avec des piles de chaussures; des boîtes à chaussures vides jonchaient les rues.

Les gens n’arrêtaient pas les émeutes et les pillages pendant une longue période. Il a même étendu à des endroits pas directement dans la zone, y compris les magasins d’accessoires de beauté, magasins d’accessoires automobiles et au moins une banque. […] Tout ce que nous avions à faire était de prendre ce que nous voulions. […]

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Après le pillage, l’incendie….

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Malgré l’intervention rapide des pompiers

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Les une après les autres, les bennes à ordures derrière les entreprises brisées ont été incendiées. A un moment, j’ai pu voir cinq de ces incendies et la fumée qui s’en échappaient de loin. Plus tard, le commerce QT a été incendié et totalement détruit, et une énorme fumée s’échappait dans l’air et il était difficile de respirer. Finalement, vu que la présence policière augmentait et que des porcs provenant d’autres municipalités arrivaient, les lignes de flics anti-émeutes ont commencé à déplacer lentement leurs lignes vers l’avant, malgré le fait d’être la cible de jets de pierres et de bouteilles, au milieu de cris de rage des gens dans les rues.

Tout au long de la soirée, la destruction qui a lieu dans le quartier commerçant est contrastée par un calme étonnant dans les zones résidentielles. Les gens se sont déplacées vers les zones commerciales… Les gens n’étaient pas dans leur putain de quartier, ils ont attaqué les entreprises qui pratiquent la délation à leur encontre, les emploient dans des tâches sans intérêts, s’accaparent les ressources dont ils ont besoin pour vivre et profiter de la vie.

De même, la destruction infligée à ces entreprises a été réalisée en l’absence totale de violence entre les manifestant-es. Les tensions entre les gens sont restés verbales, avec parfois des mots dures échangés, mais l’absence de violence entre les gens contredit les mythes de «manifestants violents»…. 

C’est là que notre histoire se termine, mais cela ne nous fait pas dire que c’est la fin. Les habitant-es de Ferguson ont été debout toute la nuit: en fêtant, se vengeant contre les flics et le monde dans lequel ils ont été exclus, obtenant la merde dont ils ont besoin pour survivre, détruisant la merde des gens riches pour le plaisir, se racontant des histoires …

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le gérant du magasin d’accessoires automobiles compte ses pertes (vitres pétées et marchandise expropriée)

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la visite dans le resto rapide ‘Taco Bell’ a laissé des traces…

Il y aurait eu lors de cette soirée d’émeutes entre 30 et 40 interpellations. Il y aurait plus d’une vingtaine d’entreprises et commerces prises pour cibles (vitres pétées, pillages et incendies all inclusive), voitures dégradées et deux keufs blessés. 

Tôt lundi 11 août, un poste de police de Philadelphie a été tagué en solidarité avec les émeutiers de Ferguson et toutes les personnes qui ne se résignent pas face à la terreur capitaliste et étatique.

Rien que cet été, plusieurs personnes ont perdu la vie suite à une intervention policière. Comme ce jeune qui n’avait pas la thune pour se déplacer dans Seattle et qui a eu le malheur de croiser ces brutes en uniforme.

Dans la soirée de lundi 11 août au sud de Los Angeles, soit deux jours après l’assassinat de Mike Brown, un homme de 24 ans a été tué par les flics. Après que la police se soit rendue à l’intersection West 65th Street et South Broadway où a eu lieu un peu plus tôt une fusillade, elle a arrêté par balles la vie d’Ezell Ford. Il est mort de ses blessures à l’hôpital. La routine médiatique et raciste consiste à savoir « si ce jeune noir faisait partie d’un gang » tout en vomissant leurs ignominies (comme quoi il était « mentalement attardé »). Ce que l’on sait surtout, c’est que les porcs ont refusé de dire où avait été hospitalisé Ezell. D’après la mère, Ezell était couché au sol quand les agents de police lui ont tiré trois balles dans le corps.

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Lundi 11 août 2014, les manifs se sont poursuivies dans le secteur. Des centaines de personnes se sont rassemblées à proximité du magasin d’alimentation générale de la chaîne QuickTrip, pillé et incendié la veille. Les flics étaient davantage déployés dans les environs et ont tiré des des coups de flashball et de grenades lacrymo après avoir entendu des coups de feu émanant de la foule. Malgré les appels au calme de la famille de Mike Brown et à la condamnations des événements de la veille par des ennemis de classe du NAACP** et d’autres associations (qui font parler le mort afin d’imposer une paix criminelle, en affirmant que « Mike n’aurait jamais souhaité des émeutes et des pillages… »), une partie des contestataires ont attaqué les flics à coups de pierres et de bouteilles. Les affrontements ont débuté lorsque la police a lancé des appels à la dispersion au mégaphone. Selon les portes-parole de la police, 12 à 15 arrestations ont eu lieu. 

Alors que dans un premier temps la police de la ville avait déclaré faire la transparence en public en annonçant publiquement l’identité du flic, ce mardi après-midi (12/08/2014), elle vient de faire machine arrière en affirmant à travers les médias que l’agent en question était l’objet depuis quelques jours de menaces de mort sur les réseaux sociaux (comme si c’était une surprise), et donc que son nom ne sera pas publié. 

Mercredi 13 août 2014. Les manifestants-es ne se sont pas laissés terroriser par le déploiement incalculable de flics en tous genres, plaçant la ville de Ferguson en état de siège. Des robocops surarmés dans et devant leurs camions blindés sillonnaient la ville, pointant les protestataires avec leurs fusils, procédant à de nombreuses fouilles juste après le meurtre de Mike Brown. Le chef de police avait prié les organisateurs des manifs d’appeler à la dispersion avant la nuit tombée par crainte d’émeutes… Mais en vain. La rage a pris le dessus de tous ces divers appels au calme, qu’ils viennent de la part des religieux ou des travailleurs sociaux. Lors de cette nuit du 13 au 14/08, la cible principale était la police (contrairement à la première nuit où les attaques visaient principalement les commerces et grandes surfaces, banques, etc…): des pierres, bouteilles et cocktails molotov ont été balancés sur les lignes de police suite à la tentative des autorités de disperser les manifestant-es par des tirs de grenades lacrymo, bombes fumigènes et tirs de balles en caoutchouc. (une vidéo de la bataille urbaine est visible ici). D’après le chef de police du comté, Jon Belmar, il y aurait eu une vingtaine de véhicules de police vandalisés. Les médias ont rapporté une dizaine d’interpellations. Plus tard, des dizaines de manifestant-es se sont rassemblé-e-s devant le commissariat pour exiger la libération des personnes arrêtées. Une centaine de flics protégeait le bâtiment.

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Sources:

Notes

*Mike était avec une autre personne, Dorian Johnson, quand il a croisé la police; il en fait un rapide compte-rendu: le porc, qui était dans son véhicule, leur a sommé de marcher sur le trottoir et non pas sur la route… Les deux copains ont continué leur chemin et l’agent de l’ordre s’est excité, a failli les écraser avec son véhicule sérigraphié police. Mike s’est fait choper par le flic au niveau du coup qui tentait de le mettre dans la voiture. L’officier a alors sorti son arme et a dit: «Je vais te tirer dessus», ou «Je vais tirer», a dit Johnson. Lorsque l’agent a ouvert le feu, Mike Brown a été touché, a déclaré Johnson qui s’est caché derrière une voiture. Mike continua de courir, tout en étant pourchassé par l’officier qui lui a de nouveau tiré dessus. Lorsque Brown a senti le coup de feu, il s’est retourné, a mis ses mains en l’air et a commencé à s’aplatir sur le sol. L’agent tirait toujours, a témoigné Dorian Johnson.

Comme dit plus haut dans le texte, une autre version est aussi sorti: la direction du magasin de la chaîne QuickTrip a appelé la police pour arrêter Mike, le soupçonnant de vol. Lors de cette nuit de révolte, ce même restaurant a fait les frais de cette délation en étant pillé puis incendié par les émeutiers. 

** Le NAACP, « association nationale pour la promotion des gens de couleur » en français, a été créée au début du XXè sc. par des notables afro-américains. Cette association se place aux côtés des familles des victimes lors des procès afin de réclamer justice, avec cette illusion répandue au sein des manifs qu’il faudrait faire confiance à cette société esclavagiste qui tue et affame les pauvres et indésirables (noir-es qui plus est).

Aux Etats-Unis, les dernières grosses révoltes ont eu lieu l’été dernier en réaction à l’acquittement du vigile privée, G. Zimmerman, qui avait tué un an auparavant un jeune noir.

Voir aussi la rage qui s’est exprimée dans les rues (malgré la volonté affichée des organisateurs de jouer les pompiers de la révolte) suite à l’assassinat d’un jeune noir par la police à Brooklyn (NYC) en mars 2013

[Grèce] Grève des prisonniers et attaque d’une agence bancaire en solidarité à Volos (juin 2014)

Les prisons suivantes ont participé au mouvement national de grève des plateaux [contre la création de prisons de haute sécurité, voir ici] continue (liste non-exhaustive) : Korydallos, Kerkyras, Domokos, Patras, Larissa, Alikarnassou, Diavaton, Grevenon, Nafplio, Avlonas, Nygritas Serron, etc.

La participation totale atteint les 90 %.


A Volos, Grèce, attaque solidaire contre une banque :

Nous avons mené à l’aube du 6 juin une attaque contre la banque Alpha Bank à l’angle des rues Athinon et Larissis.

Nous avons choisi une telle action comme un moyen d’attaque contre les plans de l’état pour la création de prisons de type C d’une part et de l’autre comme signe de solidarité avec les personnes en lutte emprisonnées.

Si vous voulez des vitrines sans aucune ride, vous devrez vous enfermer derrière les volets de sécurité.

Nous accueillons avec joie chaque action qui brise l’inertie et vise à la déconstruction totale de l’existant.

Lutte polymorphe jusqu’à la destruction de chaque structure autoritaire.

Poudre noire et feu contre toutes les prisons.

Anarchistes

Repris de non-fides.fr

On peut aller lire le texte du comité de lutte des prisons traduit du grec par contrainfo

[Sao Paulo, Brésil] Rien à revendiquer, tout à détruire (19 juin 2014)

SP1906-5Le mouvement Un Pas Libre appelait à manifester dans les rues de Sao Paulo ce jeudi 19 juin pour célébrer l’anniversaire de l’abandon de la hausse des tarifs de transport obtenu suite aux manifs de masse de l’été dernier. Les revendications du jour étaient entre autre des transports publics gratuits et la réadmission des 42 travailleurs du métro licenciés pour s’être mis en grève plusieurs jours avant le début du mondial. Au programme, le mouvement avait prévu une « fête sauvage », avec barbecue, théatre, rap et football. Selon les autorités, 1.300 personnes se sont rassemblées avenue Paulista vers 15h00 (les organisateurs parlent de 6.000 participant-es), mais la plupart a saisi l’occasion de protester contre la coupe du monde plutôt que de demander un meilleur service de transport. Un bon cortège de manifestant-es masqué-es était présent, ainsi que des indiens aux visages peints et armés d’arcs et de flèches, appelant à la démarcation des terres autochtones.  

La marche fut sauvage avant puis après l’arrivée des flics. Vers 19h00, Un concessionnaire Mercedes-Benz s’est fait exploser sa façade et à l’intérieur, toutes les berlines de luxe ont été défoncées à coups d’extincteurs, des panneaux de signalisation ont été arrachés. Au moins quatre agences bancaires ont été attaquées (dont une succursale de la Banque du Brésil et une autre de la Citibank Avenue Rebouças). Un véhicule de TV Gazeta, ainsi que des bornes de location de vélos du système Bike Sampa* n’ont pas été épargnés.

SP1906-6En début de soirée, les flics ont rappliqué en gazant massivement et visant au flashball. Des manifestant-es adoptant la tactique black bloc ont alors érigé des barricades à travers les rues du quartier Pinheiros et attaqué les agents de la Police Militaire avec des pierres et feux d’artifice. Vers 20h30, la circulation des rues n’étaient toujours pas rétabli et des barricades de poubelles finissaient de crâmer. Au milieu de pots de fleurs et vitres de cabines téléphoniques brisés sur le sol, plusieurs slogans anarchistes ont été tagués sur les murs durant la manif.

Les compagnon-es qui voulu exprimer concrètement leurs désirs de destruction ont du faire face aux organisateurs. Ceux-ci se sont placés devant les façades de plusieurs agences bancaires en s’approvisant vigiles et ainsi suppléer les flics qui n’étaient pas là… En fait on apprend après coups que cette manif a été organisée conjointement avec la PM. Quelques jours avant cet événement, le mouvement Un pas libre a envoyé une lettre à la police (sic!) en leur demandant de se mettre à l’écart, tout en leur fournissant la date, le lieu du rassemblement et l’itinéraire de la manif… Suite aux attaques et destructions lors de cette manif, un gradé de la maison poulaga répond au MPL lors d’une conférence de presse en déclarant « nous vous avons donné notre confiance et vous nous avez trahi » (sans blague!). Bref, un bel exemple de collaboration de classe !

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« A bas la coupe du capital »

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Un paciflicateur à l'oeuvre

Des paciflicateurs à l’oeuvre devant une banque

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Mais pas assez rapides pour venir protéger l’agence bancaire Caixa

Reformulé depuis la presse brésilienne, 19/06/2014

Note du blog:

*Semblable au fonctionnement d’un vélib’ parisien, Bike Sampa a été mis en service fin mai 2012 à Sao Paulo et compte près de 60 bornes. Ces jouets pour bobos sont financés et gérés par la banque Itau, qui est également sponsor de la coupe du monde de football

[Brésil] Nouvelles des protestations anti-mondial du week-end des 14 et 15 juin 2014

Dimanche 15 juin dans la soirée, une manif contre la FIFA et la coupe du monde est partie de la Plaza Saens Peña du quartier de Tijuca dans la zone nord de Rio de Janeiro pour se rendre au stade Maracana où se tenait le match Argentine-Bosnie.

Marac4Les manifestant-es -qui étaient près de 300 selon la presse brésilienne- ont fait face à plusieurs cordons de flics antiémeute tout en tentant de passer à travers, mais les flics les ont repoussé et dispersés à coups de lacrymos et de grenades assourdissantes. L’agitation et les affrontements dans le secteur ont provoqué des kilomètres de bouchons en direction du stade. Les flics s’étaient également positionnés devant une station de métro proche (sans doute le traumatisme lié au saccage de la gare de Sao Paulo il y a quelques mois). Plusieurs commerçants à proximité du stade se sont barricadés en voyant débouler un cortège déterminé de  manifestant-es cagoulé-es.

Après une tentative de bloquer l’accès au stade, 50 manifestant-es du black bloc se sont détaché-es de la manif et ont attaqué les flics avec des cocktails molotov. Des poubelles ont été vandalisées et trois agences bancaires ont été attaquées dans le secteur de Vila Isabel.

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Un manifestant gazé à bout portant par les porcs Avenue Maracana

Un manifestant gazé à bout portant par les porcs Avenue Maracana

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Les flics anti-émeute protégeant le temple de la Fifa

Les flics anti-émeute protégeant le temple de la Fifa Avenue Maracana

Plus tôt dans la journée, une manif -avec un nombre de participant-es similaire- s’est déroulée à Brasilia à proximité du stade où se tenait le match Suisse-Equateur. Les flics en nombre et équipés (flics à cheval, hélicos, PM, GRC…) ont dispersé les protestataires.

Samedi 14 juin, 250 personnes se sont rassemblées à Belo Horizonte contre la tenue de la recontre Colombie-Grèce, durant lequel 11 manifestants ont été séquestrés par la police (mais c’est resté bien plus pacifié que la manif organisée le jour de l’ouverture du mondial).  La veille (13/06/2014), 100 personnes défilaient à Salvador et se faisaient disperser sans ménagement avec utilisation massive de gaz lacrymo par les agents de l’Etat.

Depuis l’inauguration de cette coupe de monde le 11 juin dernier, plusieurs sites de sponsors du mondial, de la FIFA mais aussi des sites gouvernementaux ont été hackés. Les chaînes de retransmission télévisée des matchs du mondial ont quant à elles reçues des menaces d’attaque, comme la chaîne BeInSport (qui avait notamment été piraté lors de la coupe du monde 2010).

On peut aller voir le compte-rendu assez complet de fr.squat.net sur la journée du 12 juin dernier à Sao Paulo, qui a été faite d’affrontements et de blocages à l’occasion du 1er match de la sélection du Brésil.

Reformulé depuis leur presse – 15 et 16 juin 2014

[Brésil] Emeutes à Rio, Belo Horizonte, Porto Alegre et Sao Paulo au premier jour du mondial de foot – 12 juin 2014

Certains Brésiliens n’apprécient pas que 11 milliards aient été dépensés pour accueillir le Mondial. L’ouverture de la compétition a été précédée d’affrontements, ici à Rio de Janeiro, mais aussi à une dizaine de kilomètres du stade de Sao Paulo où s’est tenu le premier match entre le Brésil et la Croatie.

Les studios de la télévision brésilienne ITV, installés sur la plage de Copacabana, à Rio, ont été pris pour cible, une pierre a endommagé la vitre. Le footballeur français Patrick Vieira participait à l’intérieur à une émission.

Rio de Janeiro le 12 juin

Rio de Janeiro le 12 juin

Dans la journée à Sao Paulo, des affrontements violents avaient éclaté entre un petit groupe de radicaux masqués et la police, en marge d’un rassemblement pacifique de quelques centaines de manifestants. D’autres heurts ont opposé manifestants anti-mondial et policiers à Belo Horizonte dans le centre du pays, où des banques et des commerces ont été endommagés.

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Un véhicule de la presse brésilienne après le passage de la manif anti-mondial…

La vidéo de leur média

Leur presse – euronews.fr, 13/06/2014 à 04h11

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BH3A Belo Horizonte, l’après-midi a été bien agité lorsque la manif est descendue Avenida Bias Fortes: la police militaire s’est fait défoncer plusieurs voitures. Des magasins et des banques (dont une agence ‘Santander’) ont été attaquées à coups de pierres. Les bataillons de choc de la PM se sont rapidement positionnés et ont fait abondamment usage de flashballs lorsqu’un groupe de supporters de l’équipe du Brésil s’est fait encercler par des manifestant-es. Vingt minutes plus tard, ce sont les vitres de plusieurs banques qui sautent Avenida Joao Pinheiro, tandis qu’un véhicule de la police civile a été retournée puis incendiée. Par ailleurs, un journaliste de Reuters s’est mangé une pierre sur crâne lors des affrontements. Au final, six manifestant-es ont été arrêté-es (les chiffres de la répression varient selon les articles de presse, et celui-ci actualisé à 20h38 parle de 12 arrestations). Ils comparaîtront devant le tribunal pour actes de vandalisme.

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A Porto Alegre, des manifestations enragées contre le mondial et tout ce qui le produit se sont aussi tenues (comme le montre les photos reprises de  noticias.terra.com.br):

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Repris de la presse brésilienne, 12/06/2014

[Banbury, Angleterre] Trois distributeurs de banques sabotés par le feu – 5 juin 2014

Jeudi 5 juin 2014 au petit matin, trois guichets automatiques de billets ont été incendiés sur High Street à Banbury* (centre de l’Angleterre). Les DAB ciblés appartiennent à trois banques différentes: Santander, Yorkshire Bank et Lloyds. Tous ont été fortement endommagés, comme le montre les photos à la fin de l’article. Les flics évoque privilégient une série de sabotages incendiaires plutôt qu’une volonté d’expropriation car aucun billet n’a été embarqué. Le sergent Tim Robinson est en charge de l’enquête.

On salue ces attaques qui ont illuminé les rues de cette petite ville réputée « tranquille ».

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Reformulé de leur presse via 325

*Banbury est une ville de 41.000 habitant-es à environ 30 bornes de la ville d’Oxford au centre de l’Angleterre. On y trouve aussi le siège social de l’équipementier sportif automobile britannique Prodrive actuellement propriétaire des bagnoles de luxe Aston Martin. Elle abrite également depuis peu l’usine du Virgin Team Marussia de formule 1.