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[Rennes/Paris/Brest/Barcelone] Pas de bougies et de marches blanches, VENGEANCE ! (2)

  • 3ème manif (jeudi 30 octobre 2014) à Rennes*:

Près de 200 personnes ont défilé dans une ambiance tendue ce soir à Rennes à l’appel de mouvances radicales anti-capitalistes pour protester contre la mort de Rémi Fraisse samedi lors d’affrontements sur le site du barrage controversé dans le Tarn.

Partis du quartier de Villejean, près des universités de l’ouest de Rennes, les manifestants, dont de nombreux cagoulés, se sont dirigés vers le centre ville en scandant « vengeance pour Rémi » ou « flics, porcs, assassins! » derrière une banderole « Vengeance pour tous ».

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Ils ont également tagué sur leur passage de nombreux bâtiments. Arrivés aux abords du centre-ville, vers 20H00, les manifestants ont été bloqués par un important dispositif des forces de l’ordre qui les a empêchés d’y accéder. Ils ont essayé à plusieurs reprises de contourner les CRS et gendarmes. Une voiture a été retournée et des policiers ont fait usage de gaz lacrymogènes.

Peu après 21H00, les manifestants, qui s’étaient rassemblés à proximité des barrages des forces de l’ordre, ont reflué vers les quartiers ouest, brisant une dizaine de vitrines (agences immobilière et bancaires notamment) et plusieurs abribus. Ils ont également mis le feu à plusieurs poubelles ainsi qu’à des conteneurs de bouteilles, poursuivis par les policiers de la BAC équipés de flashball. Vers 21H30, plusieurs feux étaient en cours dans l’artère, enfumée par les grenades lacrymogènes, dans laquelle avaient reflué les manifestants.

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Le préfet d’Ille-et-Vilaine Patrick Strzoda présent au coeur du dispositif peu après 22h a dénoncé la présence de « militants d’extrême gauche violents » avec des méthodes de « Blacks Bloc » (militants anti-capitalistes radicaux). « Leur intention était de se diriger vers le centre ville » mais le dispositif de forces de l’ordre mis en place les en a empêchés. « Les forces de l’ordre ont été agressées plusieurs fois avec des objets incendiaires », a-t-il ajouté. Trois personnes ont été interpellées au cours des heurts, a-t-il précisé. Des manifestants sur place ont indiqué aux journalistes qu’il y avait eu des blessés parmi eux sans préciser le nombre ni la gravité.

A Villejean à l’ouest de Rennes, avant le départ du cortège, les manifestants avaient commencé à distribuer un tract dénonçant la « terreur policière » qui ne « saurait survivre à la mort d’un camarade ». Le tract lance aussi l’appel suivant: « bloquez vos lycées et universités! Bloquons les villes, les gares, occupons la rue ».

[…]

Leur presse – afp, 30/10/2014 à 22h38

NdCNE:

*Lundi soir (27/10), plusieurs bâtiments ont été tagués, des barrières avaient été renversées au centre-ville, puis un feu de poubelles avait été allumé devant l’hôtel de police, avant que les manifestants ne se dispersent. La maire avait déposé plainte.

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Le lendemain soir, mardi, nouvelle manif: des tags ont recouvert du mobilier urbain. La façade d’une banque du ‘Crédit Mutuel’ de la place st-anne a été entièrement repassée à la peinture.

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premiers éléments sur la manifestation du 30 octobre 2014

premiers éléments sur le début de manif’ Dalle Kennedy

Présence de R.G depuis le matin (photos etc …)

Les magasins du quartier Kennedy ont reçu des coups de fils pour les inciter à fermer rideau, les récalcitrants ont été sermonnés.

Les transports publics (Métro et bus) ont été controlé par les CRS (fouille aléatoire etc ) puis fermés progressivement (plusieurs cars de garde mobile à l’arret villejean université). La volonté de nuire aux habitant-e-s et/ou de diviser, a été amplifié par les rumeurs et ragots des correspondant-e-s de nuits, emploi-jeunes, élu-e-s, keufs et surtout controleurs du métro et vigiles du métro etc …

Les R.G en se rendant dans les salles de prière ont incité les personnes repérés par eux comme  « bons musulmans » à prêcher la division.

Des voitures/équipages de la bac Rennes centre ville ont discretement protégé les journalistes présent-e-s (notamment un monospace gris stationné cours kennedy)

Des jeunes et des vieux du quartiers ont été trés trés deçu du départ vers le centre ville de Rennes en cortège (19h15/30).

Indy nantes, 30/10/2014 à 21h24

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 A Paris mercredi 29 octobre, le rassemblement était fixée en plein centre, à l’hôtel de ville pour 19h (certainement une volonté des organisateurs de s’adresser au pouvoir et de réclamer une justice pour un énième mort sous les coups de l’Etat…). Bref, toujours est-il que c’est parti en manif sauvage avec jets de pétards et caillassage sur les flics. Quelques attaques sur le mobilier urbain (dont une borne de ‘vélib’ Decaux) et des tags ont été inscrits sur les tentes du parvis. Interpellations au compte goutte, embarquées dans des paniers à salade (80 personnes, dont 3 manifestants toujours détenus ce 30 octobre à 18h au commissariat du 5ème pour port d’arme prohibé pour l’un, violence sur agent pour l’autre et outrage, dégradation et « meneur de manif » pour le dernier).

"L'Etat tue", "demain l'insurrection"

à gauche, « L’Etat tue », « demain l’insurrection »

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A Barcelone, le consulat de France a été bombardé de peinture accompagné d’un tag en solidarité mercredi 29/10.

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Le communiqué finit par: 

« Les manifestations se sont multipliées dans toute la France.
Plusieurs manifestations ont été annoncées cette semaine devant les consulats de France en Italie*.
L’action de ce mercredi est seulement le début - toutes les formes de soutien à la lutte sont la bienvenue.

Les armes de la police n’ont pas de frontière, notre solidarité non plus. »

* Notamment à Milan et Turin ce 30 octobre 2014:

Banderole suspendue sur le consulat de France à Milan

Banderole suspendue sur le consulat de France à Milan

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Lundi 27/10, une manif était organisée à Brest contre le barrage de Sivens et le terrorisme d’Etat. En chemin, un groupe de manifestants masqués a fait irruption à l’intérieur des locaux du PS alors que deux réunions s’y tenaient. Résultat : du matériel défoncé, et une fenêtre brisée.

[Le premier mai à travers le monde] Journée de sabotage et d’actions directes contre ce monde de merde

MayDaySeattleCet après-midi du jour du 1er mai à Seattle, une banderole « Raise the minimum rage (A) » a été suspendue dans la quartier très fréquenté du Capitol Hill. Des tracts détaillant l’histoire et la signification du 1er mai ainsi qu’une brève analyse de la gentrification ont été distribués et jetés. Le slogan de la banderole est en référence au débat sur le potentiel réhaussement du salaire minimum à 15 dollars par heure. Un fumigène orange a aussi été allumé. Ci-dessous le texte du tract:

« Le 1er mai 1886, 40.000 travailleurs à Chicago – et un demi-million à travers les Etats-Unis font grève pour une journée de travail de 8h. La police de Chicago a frappé et tué quatres grévistes. En réponse,  un rassemblement a lieu le 4 mai à Haymarket Square. Lorsque la police a attaqué la foule, une bombe est lancée sur eux. La police a alors tiré au hasard sur la foule. Au moins quatre manifestant-es et huit policiers sont mort-es.

Huit anarchistes ont été arrêtés et reconnus coupables de l’attentat. Cinq d’entre eux ont été exécutés alors que les trois autres ont été envoyés en prison. Louis Lingg, un des cinq compagnons assassinés, a choisi de se donner la mort dans la nuit du 10 novembre.

Dans les mots du martyr de Haymarket George Engel, « Mon plus grand souhait est que les ouvriers puissent reconnaître qui sont leurs amis et qui sont leurs ennemis ».

Le 1er mai vit à travers ses luttes rebelles et continue de se développer cent ans plus tard. À Seattle, la lutte contre le capitalisme est aussi la lutte contre la gentrification. La gentrification est un processus social et économique qui transforme les quartiers populaires surtout noirs en zones blanches riches. Elle est rendue possible par les développeurs, les investisseurs, les propriétaires d’entreprises, les yuppies et les politiciens. L’objectif final se traduira par l’effacement de la mémoire collective, de la communauté, de la culture, l’autonomie et la capacité de vivre dans les limites même de la ville de Seattle. Unissons-nous pour lutter contre le capitalisme sous toutes ses formes ».

MayDaySeattle2Traduit de PSA, 1er mai 2014

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A Barcelone, le cortège anticapitaliste du 1er mai est rapidement passé des mots aux actes et le centre-ville des riches a été quelque peu déformé par plus d’une centaine de manifestant-es cagoulé-es: plusieurs banques ont été attaquées, dont de nombreux distributeurs ont été mis hors-service soit par des coups sur les vitres, soit par le feu. Des commerces ont aussi été attaqués, des bennes à ordures incendiées. De luxueux établissements (commerces, hôtel) se sont fait redécorer et défoncer leurs façades:

VARIOS DETENIDOS TRAS MANIFESTACIÓN ALTERNATIVA EN BARCELONA 1ermai_Barce2 1ermai_Barce3 1ermai_Barce4 1ermai_Barce5 1ermai_Barce6 1ermai_Barce8 1ermai_Barce9 1ermai_Barce10

Durant ces attaques, un journaleux s’est fait péter son objectif par un manifestant:

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Solidarité avec les quatre manifestant-es qui ont été arrêté-es.

Par ailleurs, durant cette journée, un magasin de fringues ‘Mango’ a été attaqué à la peinture rouge en réponse à sa complicité pour la mort des 1138 ouvriers du textile au Bangladesh.

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Reformulé de leur presse, 1er mai 2014

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À Santiago ce premier mai a été animé …

Il y avait deux parcours de manif : le parcours officiel organisé par le syndicat de la CUT et sa clique de “flics rouges”, qui passait devant le Palacio de la Moneda et un autre parcours qui avait comme destination finale la Plaza Brasil et qui était organisé par des mécontents de gauche, tout aussi avariés que la CUT, notamment des orgas mapuches, et aussi un groupe de personnes réclamant la libération de prisonniers politiques, notamment celle d’Abimael Guzman (un péruvien fils de riche qui deviendra prof de philo avant de se convertir au maoïsme et  fonder le sentier lumineux, qui provoquera un conflit armée particulièrement sanglant au Pérou dans les années 80 et début 90. Depuis 1992 ils croupit en taule. Et malheureusement au Chili il y a des benêts de gauche voire même des anars qui soutiennent le Sentier Lumineux, entre autres on peu citer une brochure sur les prisonnières du Sentier Lumineux qui a circulé parmi les anars).

Le parcours de la CUT était encadré par 350 “flics rouges”de la CUT qui se chargeaient de la sécurité de la manif, en addition aux flics officiels. Et comme des encapuchadxs ont essayé de mettre un peu d’ambiance, la “jota” (JJCC-Jeunesses Communistes) et le s.o. de la CUT ont attaqué les encapuchadxs à l’aide de bâtons … résultat : 13 des guignols de la CUT ou de la jota ont été blessés, certains par des molotovs … est-ce que ça les rendra moins cons et autoritaires ? Certainement pas, mais au moins ça fait plaisir de savoir que les molotovs touchent les bonnes cibles. Neuf flics ont également été blessés et 4 motos de flics cramées. Et il y a malheureusement eu 43 arrestations.

À noter que la CUT et le PC sont de vieux habitués de la répression. En 2013 pour le premier mai ces misérables individus s’en étaient donner à cœur joie pour tabasser des encapuchadxs isolés.

Du côté du parcours des mécontents ça a beaucoup bougé sur la place Brasil, avec des affrontements dans les rues avoisinantes et une grosse répression. Des agents de la PDI (Police d’enquête) étaient postés à des fenêtres et balcons de leur bâtiment qui s’était fait attaquer, situé sur la place, et tiraient avec des balles en caoutchouc sur tout ce qui bougeait. On peut en avoir un aperçu ici.

À Chicago le premier mai était très différent. Il faut déjà savoir que le premier mai n’est pas férié en Amérique du Nord et n’est pas la fête des travailleurs.

Il y a cependant eu une petite manif dans le centre ville, partant du lieu d’origine des évènements de Haymarket. Cependant c’est avec regret qu’on peut constater que des organisation réformistes de défense de migrants se sont accaparées cette fête. L’ICIRR (la coalition de l’illinois pour les droits des immigrants et réfugiés, dont le directeur est membre du PRI, le parti de l’actuel président méxicain) dont les membres étaient vêtus de gilets jaunes avec le nom de leur asso, tenait le rôle de service d’ordre et donc aussi de balance lorsque des anars criaient un peu trop à leur goût. Grâce à ces collabos une personne a été arrêtée afin que “leur” manif, qui avait débuté par des discours réformistes et la Marseillaise comme musique (ça n’est pas une blague), puisse continuer son petit bonhomme de chemin au milieu de slogans pourris et réformards en espagnol et en anglais, le tout sous l’oeil de 3 hélicoptères et d’un nombre incalculable de flics à vélo, à pied et à voiture (les chevaux étaient sur place mais ne sont pas sortis de leurs camions).

Les discours faits à la fin de la manif ont été la cerise sur le gâteau. Que des intervenants apparentés à l’ICIRR ou à des églises, un pasteur a même fait son petit discours. Tous les discours allaient dans le même sens :
– Obama est un vilain menteur, depuis qu’il est président il y a eu 2 millions de personnes déportées alors qu’il avait promis d’être gentil avec les immigrés
– les immigrés méxicains qui sont des bons et vaillants travailleurs, de bons chrétiens et qui ne sont pas des criminels, méritent de rester sur le territoire étatsunien
– l’éternel appel à la Justice
– une emphase sur le sort des enfants immigrés (avec des personnes qui pleuraient presque en parlant au micro)

On peut rajouter que dans les discours y a eu pas mal d’autres trucs craignoss (“grâce à Obama les noirs ont plus de droits et nous les méxicains on a rien”), et que c’est quand même assez bizarre de revendiquer des droits pour les immigrés mais de ne parler que des méxicains, alors qu’il y a tout un tas d’autres personnes qui émigrent aux États-Unis (y avait plusieurs drapeaux méxicains dans la manif, et parfois des drapeaux étatsuniens couplés à des drapeaux méxicains).
C’est aussi curieux de ne pas parler des dernières grèves de la faim dans les centres de rétention à travers le pays, et de ne pas manifester devant le centre de rétention de Tricounty plutôt que de se promener dans le centre ville de Chicago.

Et c’est surtout très étrange que cette asso n’ait pas trouvé un autre jour parmi les 364 qu’il reste dans l’année pour déverser son discours réformard dans la rue. C’est d’autant plus navrant de voir que les anars les aient laissé s’accaparer et détourner une telle célébration.
Le premier mai est censé commémorer les évènements de Haymarket, qui ont eu lieu dans un contexte de lutte pour de meilleures conditions de travail (entre autres choses la journée de 8 heures), et qui ont valu la pendaison de 4 anarchistes. Dans de nombreux pays c’est la journée des travailleurs, ou des exploités, d’accord, mais de tous, peu importe leur couleur, leur religion, leur pays d’origine, ou n’importe quelle case à laquelle ils s’identifient.

Avec cet exemple on voit encore une fois que tout est prétexte à la classification et séparation des individus aux États-Unis. On voit aussi, avec l’exemple du premier mai à Santiago et celui de Chicago, que ça ne gêne pas les charognards anti-anarchistes de s’accaparer un évènement qui représente tout ce qu’ils détestent. Et il semble que même à Paris une clique d’autoritaires a voulu faire régner l’ordre et la tranquillité. On peut du coup se demander si tous ces énergumènes savent qu’à Haymarket le 4 mai 1886 une bombe a été balancée sur les flics qui réprimaient la foule de manifestants, provocant la mort de 7 policiers (certains tués après coup lorsque dans la panique ils ont commencé à tirer dans tous les sens, touchant leurs collègues au passage) …

Reformulé de leur presse par camotazo

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A Turin en Italie, de nombreux manifestant-es No TAV étaient présents dans la manif: des affrontements sporadiques avec les flics ont eu lieu durant tout le long du parcours, notamment lorsque des dirigeants du Parti Démocrate se trouvaient à proximité du parcours, protégés par des cordons de flics antiémeute.  A travers la presse, sept flics disent avoir été blessés et quatre manifestants anarchistes ont été arrêtés.

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Deux crapules du PD (tout est dit dans leur regard)

Deux crapules du PD (tout est dit dans leur regard)

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A Istanbul et à Ankara en Turquie, des manifestant-es se sont affronté-es avec les forces de l’ordre. 40.000 flics ont été déployés à proximité de la place Taksim d’Istanbul pour empêcher la tenue de la manifestation. Au moins 140 personnes ont été arrêtées.

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A Paris lors du passage du cortège anticapitaliste et anarchiste dans la matinée à Belleville, plusieurs banques se sont faits péter leurs vitrines, notamment celles du Crédit Lyonnais. La façade d’un supermarché Monoprix s’est littéralement écroulée sous l’assaut de compagnons-nes. Un flic connu de la DCRI s’est fait rosser par les manifestant-es, mais est parvenu à sauver sa face grâce à la collaboration du SO de la CNT. Une bureaucrate de la CNT a gueulé que la manif ne « pourra pas continuer dans ce climat de violence extrême » (sic!). Encore un peu et il appelait à balancer les compagnon-nes. Il y a eu aussi une tentative d’autoréduc’ du Franprix sur le chemin avant d’arriver à Belleville. 

Le compte-rendu complet sur paris-luttes.info

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à Berlin

à Berlin

[Barcelone] Attaque matinale d’une librairie néonazie – 11 mars 2014

Un groupe de 5 à 6 personnes cagoulées a attaqué la librairie néonazie ‘Europa’, située rue Seneca de Barcelone, dans le quartier Gracia mardi matin vers 10h30. Les vitres ont été défoncées et des pots de peinture ont été balancés sur leur local, alors que plusieurs merdes néonazis étaient à l’intérieur. Le groupe masqué a réussi à prendre la fuite. A noter que, comme à leur habitude, les fascistes ont immédiatement averti la police, qui a annoncé avoir ouvert une enquête.

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En décembre 2010, une dizaine de personnes cagoulées avaient attaqué ce repaire fasciste alors qu’une conférence négationniste s’y tenait.

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Depuis la presse catalane, 11/03/2014 via barcelona indymedia

Un communiqué revendiquant l’attaque a été publié ici

[Barcelone] Des banques attaquées en réponse à l’expulsion du squat de « La Carbonaria » – 19 février 2014

Barcelone: Expulsion de la Carbonería… émeutes le soir-même !

La Carbonería, squat barcelonais occupé depuis 2008 dans le quartier de Sant Antoni, a été expulsée par les flics le mercredi 19 février 2014.

Ce lieu était assez connu dans la mouvance autonome locale car c’était un squat d’activités, proposant de nombreuses activités, notamment une bibliothèque et une zone d’accès libre à internet.

Lors de l’expulsion, deux squatters se sont suspendu-e-s depuis les fenêtres du dernier étage, tandis que les flics envahissaient le bâtiment jusqu’au toit. À l’aide d’une nacelle, les flics sont montés à leur hauteur et les ont détaché-e-s dans le calme.

Dehors, des centaines de flics bouclaient le quartier (avec les pompiers en renfort), et de très nombreuses personnes affluaient en solidarité, le tout sous la surveillance policière d’un hélico.

Une décision de justice autorisait la flicaille à expulser les lieux, suite à une plainte de la banque Barclays, propriétaire du bâtiment, qui avait demandé l’expulsion.

Après l’expulsion, une manifestation sauvage s’est déroulée, puis une assemblée s’est tenue à l’entrée de la fac de philo de l’université de Barcelone, dans le quartier du Raval.

Et le soir-même, une manifestation de solidarité avec les squatters expulsé-e-s a été organisée et s’est déroulée dans la ville. Environ 2 500 personnes y ont participé. Les flics ont tenté rapidement de disperser les manifestant-e-s, faisant notamment usage d’un camion à canon sonore, provoquant des nausées chez de nombreuses personnes.

Plusieurs containers/poubelles ont été renversés et/ou brûlés sur le parcours de la manif (précisément, les 38 containers incendiés par les manifestant-e-s représentent 45 000 euros de dégâts, selon un article de La Vanguardia), les manifestant-e-s ont aussi caillassé des banques et bien sûr des lignes de flics… Des banques ont été taguées et des distributeurs de billets brisés et/ou incendiés.

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Suite à ces émeutes, deux personnes (âgées de 23 et 26 ans) ont été arrêtées.

Traduit et résumé par squat.net

[Barcelone] Attaque contre la Deutsche Bank – 17 janvier 2014

Solidarité, unité et action ! Et ne pas se faire attraper !

Le 17 Janvier 2014 nous avons brisé toutes les fenêtres vitrées de l’agence centrale de la Deutsche Bank, située sur l’avenue principale de Barcelone, passeig de Gràcia, en solidarité avec la lutte des habitants du quartier de Gamonal, dans la ville de Burgos, et en solidarité avec les compagnon-ne-s du squat Rote Flora à Hambourg, quelques jours après, il a été observé que leur lutte et leur détermination leur a donné une petite victoire, que les travaux de construction du nouveau boulevard à Gamonal ont été annulés, tandis que les plans de développement urbain à Hambourg qui voulaient détruire le centre social anticapitaliste Rote Flora ont été modifiés, et n’est plus désormais une menace pour le squat. Ces deux exemples nous montrent que la lutte des classes peut porter ses fruits, et cet acte est notre petit grain de sable dans cette direction.

ACTION ET SOLIDARITÉ ANTICAPITALISTE.

Avec ou sans capuche, vive la résistance !

Traduction avec contrainfo,11 février 2014

 

[International] Semaine de solidarité avec les 5 compagnon-nes arrêté-es le 13 novembre à Barcelone – Du 16 au 22 décembre 2013

Voir l'appel:  16-22 décembre : Semaine de solidarité internationale avec les 5 compagnon-nes arrêté-es le 13 novembre à Barcelone (traduction: les brèves du désordre)

Voir l’appel: 16-22 décembre : Semaine de solidarité internationale avec les 5 compagnon-nes arrêté-es le 13 novembre à Barcelone (traduction: les brèves du désordre)

[Feu aux centres de rétention] Morts de sans-papiers et grèves de la faim – 5 et 6 décembre 2013

[Barcelone] Mort d’un retenu et grève de la faim – 5 décembre 2013

Un retenu enfermé au CIE de Zona Franca – Barcelone a été retrouvé mort dans une cellule d’isolement mardi 3 décembre au matin. Alik était enfermé au CIE depuis 12 jours et placé à l’isolement. La veille, selon d’autres retenus, il avait été tabassé par les matons et étranglé avec les lacets de ses chaussures. Il avait ensuite passé une partie de la nuit à crier. Aujourd’hui, le 5 novembre, 30 retenus se sont mis en grève de la faim pour dénoncer sa mort et les conditions qui y ont conduit.

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[Bruges] Mort d’un retenu et grève de la faim – 6 décembre 2013

Le 3 décembre 2013 un retenu a été découvert mort dans son lit au centre fermé de Bruges.

40 détenus ont entamé une grève de la faim au centre fermé de Bruges et 20 autres détenus au centre fermé de Vottem en solidarité avec les détenus de Bruges et avec la lutte des Afghans.

Le 6 décembre la grève s’étend : refus de manger, refus de dormir, refus de douche et de télé. Une partie des détenus de Bruges a passé la nuit dehors refusant de monter au dortoir.

Sans-Papiers Ni Frontières, 5 & 6 décembre 2013

[Espagne] Quelques textes sur les récentes arrestations de compagnon.nes à Barcelone

Prolongation de la garde à vue de Monica et Francisco

guerra_a_la_calle-196x300La section spéciale (anti)terroriste a demandé une prolongation du délai spécial d’isolement et d’incommunication dans lequel se trouvent les détenus. Ainsi le juge Eloy Velasco a accepté de prolonger cette situation de 48 heures.

Les raisons de ce prolongement sont que la police veut analyser ce qu’ils ont trouvé dans l’appartement où ont été arrêté-e-s les compagnon-ne-s, et continuer de les interroger.

On ignore l’endroit où ils ont été séquestré-e-s. Il a été dit qu’ils se trouvaient à la préfecture de police de Barcelone, au Commissariat Général de l’Information ( siège de la section (anti)-terroriste à Madrid), ainsi que dans la section de transfert de la prison de Soto del Real (Madrid).

Les compagnon-ne-s ne peuvent pas communiquer entre eux, et sont interrogé-e-s par la police.

Face à l’impunité avec laquelle la police transfère et cache nos compagnon-ne-s et depuis la distance qui nous éloigne d’eux, l’appel est toujours de renforcer les liens de solidarité internationalistes pour accompagner les compagnon-ne-s. Que la police et l’État ne sentent pas qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent avec nos compagnon-ne-s détenu-e-s.

Pour l’instant il faut attendre que les compagnon-ne-s soient conduit-e-s à l’Audiencia Nacional à Madrid le dimanche 17 novembre à 10h, pour qu’on y voit un peu plus clair dans les accusations qui pèsent contre eux et savoir s’ils vont devoir faire de la “prison préventive”.

Monica et Francisco sont accusé-e-s de l’attaque explosive contre la basilique del Pilar (Saragosse) qui a eu lieu début octobre.

Selon ce que la presse a divulgué, un soi-disant plan de la basilique de Montserrat de Barcelone aurait été trouvé, de plus ils pourraient aussi être inculpé-e-s pour le placement de l’engin explosif de la cathédrale de La Almudena à Madrid en février 2013, action revendiquée par le même groupe.

Des “fuites” dans la presse informent qu’il y a quelques semaines une délégation de l’ANI (sorte de DCRI chilienne), comprenant son directeur Gonzalo Yuseff, s’est pris des vacances anti-terroristes en Espagne, dans le but de se réunir avec leurs collègues de la Police Nationale d’Espagne, coordonner et planifier les arrestations de Monica et Francisco : ils ne leur pardonneront jamais d’avoir été acquitté-e-s dans le “Caso Bombas”; et la raison et vengeance de l’État l’exigeant, ils sont allés jusqu’à traverser l’océan pour les emprisonner.

Devant la collaboration des États : solidarité internationaliste !
Solidarité sans limite avec Monica et Francisco !!

Traduit de l’espagnol de Publicación Refractario par Camotazo (15 novembre 2013)

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Barcelone : prison préventive pour deux compagnons, contrôle judiciaire pour les autres

Le juge de l’Audiencia Nacional (tribunal spécial de Madrid), Eloy Velasco, a ordonné aujourd’hui dimanche, après près de quatre jours de séquestration des compagnons par les services antiterroristes, du placement en détention provisoire de Francisco Solar et Mónica Caballero. Ces deux anarchistes chiliens sont accusés d’ « appartenance à une organisation terroriste » (GAC, « Grupo Anarquista Coordinado Comando Insurreccional Mateo Morral« ) et de « destruction à finalité terroriste« , soit l’explosion d’un engin à la Basilique del Pilar de Saragosse, le 2 octobre dernier. L’accusation se base notamment sur des images de vidéosurveillance du métro, de stations de bus et d’un bar (de dedans vers dehors), où l’imaginaire policier tient beaucoup de place, à Barcelone puis à Saragosse, et à différentes dates. Ils ne sont en revanche pas accusés de la pose d’un engin explosif dans la cathédrale Almudena de Madrid le 7 février dernier, engin qui a été désactivé par les keufs, même si les deux attaques ont été revendiquées par le « Comando Insurreccional Mateo Morral« .

De plus, Francisco et Monica sont accusés de « conspiration en vue de commettre un acte terroriste » contre le Monastère de Montserrat, situé au nord-est de Barcelone. Le théorème fantaisiste et commode des chiens de l’antiterrorisme est que le GAC serait l’expression en Espagne de la FAI/FRI.

Enfin, le juge a ordonné la liberté conditionnelle avec contrôle judiciaire contre les trois autres arrêtés (Valeria, Gerardo et Yune), accusés de « complicité avec une organisation terroriste« . Ils devront pointer de façon hebdomadaire à l’Audiencia Nacional de Madrid, et leur passeport (ils sont d’origine chilienne, argentine et italienne) est saisi, de même qu’ils ont obligation de ne pas quitter l’Espagne. A leur sortie du tribunal, ils ont été accueillis par de nombreux compagnons, qui ont copieusement insulté flics et médias*.

* Dont un des derniers gros titres est par exemple :  » Le terrorisme anarchiste copie Al Qaeda » (El Pais du 16 novembre) ; ou qui se font un plaisir de diffuser les images des keufs prises lors des perquisitions, où les compagnonNEs sont à peine sortis du lit, sans parler de leur tronche exposée en long et en large.

Traduit de l’espagnol de leur presse (EFE) par les Brèves du Désordre, 17 novembre 2013

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Barcelone : Deux textes espagnols sur les récentes arrestations

A bas les murs de l’Etat

Le 13 novembre à 2h45 du matin, la Police Nationale a fait irruption au domicile de 4 compagnonNEs anarchistes à Barcelone, arrêtant aussi une cinquième près de chez elle au petit matin. Ils sont accusés d’avoir posé un engin qui a explosé dans la Basilique del Pilar à Saragosse le 2 octobre. Tous sont retenus sous le régime de la loi antiterroriste, et passeront ces prochains jours devant l’Audiencia Nacional à Madrid, où ils seront mis à disposition du juge Eloy Velasco.

Dès le début de l’opération, le dispositif médiatique se met en route. La police fournit les images de leur arrestation et de la perquisition, leurs identités sont diffusées automatiquement. Le ministre de l’intérieur Fernández Díaz se pavane triomphalement sur tous les médias. Fier des arrestations, il donne pour acquis le triomphe judiciaire de l’Etat espagnol qui tente d’incarcérer nos compagnons derrière les murs, en s’efforçant de terminer la vengeance que l’Etat chilien n’a pu accomplir avec sa justice et son droit.

Cela fait des mois que l’appareil judiciaire et policier prépare le terrain pour lancer un coup répressif contre ceux qu’ils considère comme les plus dangereux à l’intérieur comme à l’extérieur des mouvements sociaux. Ainsi, par exemple, les responsables de la rage d’une manifestation seraient uniquement les antisystème et les anarchistes, ce qui relève d’une tentative de circonscrire la rage qui échappe parfois à tout schéma. Quant à la partie plus offensive, le pouvoir ressort une fois de plus ses vieilles cartes : le fameux « triangle méditerranéen anarchiste » [Espagne, Italie, Grèce, NdT] a beaucoup fait parler la presse espagnole, tout comme la pose d’un pseudo engin explosif contre une agence bancaire italienne à Barcelone et à Valence.
Les théories conspirationnistes qui plaisent tant à la presse et à ses lecteurs sont remises sur le tapis. Il y a quelques mois, le pouvoir a perquisitionné un local de la CNT à Sabadell, arrêté 5 anarchistes pour de supposées revendications sur internet et possession de matériel incendiaire (voir ici). Après 4 mois de préventive en régime FIES-3 [isolement et haute sécurité], ils sont sortis avec un contrôle judiciaire. Les dernières arrestations à Barcelone montrent clairement qu’il s’agit d’une attaque contre le mouvement anarchiste.

Il ne nous intéresse pas de savoir si nos compagnons sont coupables ou innocents, ça c’est le langage du pouvoir, c’est le langage de la démocratie. Nous ne rentrerons pas dans le jeu du silence, ni du victimisme, ni du défaitisme. Nous sommes profondément tristes que des compagnons soient à présent dans cette situation, mais nous savons tous que nos idées et notre agir, lorsqu’ils deviennent concrets, rencontreront un jour ou l’autre la sale gueule bien réelle du système.

Face à la collaboration entre les différents Etats, solidarité sans frontières avec les compagnons !
A bas les murs de l’Etat !
Salut et Anarchie ! Nous voulons les revoir à nos côtés !

Traduit de l’espagnol de Indy Barcelone par les Brèves du Désordre, 14 nov 2013


Sabotage et spéculations : aux faux-opposants qui ont un caillou entre les dents (et s’en estiment heureux)

Juge : « Qui a tué le Commandeur ? »
Villageois : « Fuenteovejuna, Monsieur ! »
Juge : « Qui est Fuenteovejuna ? »
Villageois : « C’est nous tous, Monsieur ! » *

Beaucoup de sites de « contre-information » ou « alternatifs » n’ont pas attendu bien longtemps pour se joindre au char des grands médias pour jeter de la merde sur les auteurs matériels des actions contre la cathédrale de la Almudena à Madrid et celle del Pilar à Saragosse, deux attaques revendiquées par le Commando insurrectionnel Mateo Morral.

De même, beaucoup d’entre nous n’ont pas été surpris de comment s’est répandue l’opinion qu’il s’agit d’un « faux groupe », grâce à ces médias de « contre-information », à tel point qu’on pourrait même se demander si ces médias et ces personnes ont des infos dont nous tous ne disposons pas.

Pendant que les grands mierdas font leur travail de désinformation pour criminaliser ceux qui luttent et l’anarchisme en général, ces supposés médias de « contre-information » font également le leur, très proche dans la forme et le fond à celui des premiers. Parmi les médias qui se sont chargés de diffuser des textes et des articles collabos contenant le message que le Commando insurrectionnel Mateo Morral est un « faux groupe », on peut trouver le Groupe Antimilitariste Tortuga avec plusieurs articles, mais aussi les grands sites du mouvement comme notamment A las barricadas, Kaos en la red ou La haine.

La même chose s’est produite à propos de l’attaque contre deux néonazis en Grèce, bien que dans une moindre mesure par rapport à l’Espagne, qui a été suivie de rumeurs qui insinuaient ou affirmaient que cette action contre Aube Dorée ne faisait que victimiser les fascistes et devait donc être le fruit de groupes incontrôlés para-policiers, ou d’un auto-attentat des fascistes pour contrecarrer un climat social défavorable créé après l’assassinat de Pavlos Fyssas.

Comme nous le rappelle un commentaire sur ceux qui lancent de telles insinuations, si les attaques (contre l’Eglise en Espagne ou contre les néonazis en Grèce) ont en réalité été accomplies par des anarchistes ou des activistes de quelque groupe de gauche, le fait de diffuser le contraire sans disposer d’informations blindées sur ce point en dit long sur ceux qui s’empressent de créer de la confusion, de se joindre au spectacle et de jeter de la merde sur les auteurs matériels de ces attaques (1).

Un moyen de contre-information qui se prétend tel, devrait laisser aux médias les spéculations, le show, la criminalisation et le déversement de merde contre certaines actions et les possibles compagnons de lutte qui les accomplissent. Il devrait également au minimum rectifier publiquement le sale rôle qu’il a joué. Passer discrètement à un autre sujet comme s’il ne s’était rien passé est bien loin du fait d’avoir un minimum de dignité et de toute volonté de contre-informer.

Certes, toute attaque peut être sujette à critique et auto-critique, mais créer de la confusion et attribuer vite fait ces attaques à de supposés groupes para-étatiques ou para-policiers, tout simplement parce qu’on ne les comprend pas, parce qu’on ne les partage pas ou parce qu’on en rejette certaines, n’aide en rien le « mouvement ». Cela montre par contre bien les bassesses, les faiblesses et les carences d’un tel « mouvement ».

Traduit librement de l’espagnol (avec deux notes internes au mouvement espagnol en moins) de Indy Barcelone par les Brèves du désordre, 17 nov 2013


(1) Les « Forces révolutionnaires populaires combatives » ont revendiqué ce samedi l’exécution des deux membres du groupe néonazi Aube Dorée.

*NdT : Extrait de la célèbre pièce de théâtre de Lope de Vega, datée de 1619. Inspirée de faits réels, elle met en scène la révolte de tout un village de la province de Cordoue, Fuente Obejuna, contre le pouvoir abusif de son Commandeur. Dans la pièce, il ne se trouve pas un seul villageois, même sous la torture, pour dénoncer l’auteur direct du meurtre du Commandeur.

Cinq compagnons arrêtés après l’attentat à l’explosif contre la basilique del Pilar de Saragosse – Barcelone, 13 novembre

Cinq arrestations à Barcelone

guerra_a_la_calle-196x300Ce mercredi 13 novembre vers 03h du matin, cinq compagnon-ne-s ont été arrêté-e-s dans un appartement du quartier Carmel de Barcelone, accusé-e-s d’être les auteurs de l’attentat à la bombe contre la basilique del Pilar de Zaragoza le 02 octobre dernier.

Parmi les arrêtés il y a Francisco Javier Solar Domínguez et Mónica Andrea Caballero Sepúlveda (compagnon-ne-s de la région chilienne, et ex inculpé-e-s du Caso Bombas, qui avaient passé 9 mois dans la Prison de Haute Sécurité de Santiago), ont aussi été arrêté-e-s Valeria Giacomoni (de la région italienne),  Gerardo Damián Formoso (de la région argentine) et Rocío Yune Mira Pérez (de la région chilienne).

Le ministre de l’Intérieur de l’État espagnol assure que les détenu-e-s font parti d’un “commando très bien organisé, extrêmement dangereux avec de fortes connexions internationales” (…)” ils sont très connu-e-s pour leur passé délictueux au Chili” (…). Le fait que les compagnon-ne-s arrêté-e-s soient étrangers ne fait que confirmer le délire de la police espagnole sur le fait que depuis plusieurs mois l’Espagne est en train de devenir un refuge pour anarchistes insurrectionnels.

Ceux qui sont accusé-e-s d’avoir mis la bombe sont pour l’instant Mónica et Francisco, qui auraient été identifié-e-s par des caméras de surveillance aux alentours de la basilique, le jour-même de l’explosion. L’attentat a été revendiqué par le Comando Insurreccional Mateo Morral, le même groupe qui a revendiqué l’attentat dans la cathédrale de La Almudena à Madrid, le 7 février 2013.

La police espagnole avait pris contact avec Interpol au Chili pour confirmer les identités de Francisco et Monica, et le 8 novembre elle a informé le ministre de l’Intérieur chilien de l’arrestation imminente des suspects.

Les deux compagnon-ne-s seraient entre les mains de la police jusqu’au vendredi 15 où ils devraient comparaître devant le juge de la Audiencia Nacional (chargé des affaires de terrorisme) Eloy Velasco, pour délit caractéristique de l’article 570 du Code Pénal, législation antiterroriste qui peut mener à des peines de 15 à 20 ans. Ce même 15 novembre on verra si le juge accepte la demande de prison préventive pour les compagnon-ne-s. En parallèle plusieurs personnages (aussi funestes et sinistres les uns que les autres) font des déclarations en célébrant ces arrestations et en menaçant de ré-ouvrir le procès du Caso Bombas.

Depuis là où nous sommes nous transformons ces kilomètres en un insignifiant obstacle, nous ferons taire les voix des puissants des deux États qui résonnent, nous sortirons dans la rue face aux menaces de décennies de prison, pour faire de la solidarité une grande accolade qui s’établit loin des campagnes répressives …

Solidarité internationaliste !

Traduit librement de l’espanol de plusieurs sites de compagnon.nes (1, 2, 3 & 4) par camotazo.noblogs.org, le 14 novembre 2013.

Lire également une traduction de l’espagnol des Brèves du Désordre

[Espagne] Gel du procès contre la ‘Banc Expropriat’ (banque ‘Catalunya Caixa’ expropriée) – Barcelone, 1er juillet 2013

Barcelone : la Catalunya Caixa gèle le procès contre la Banc Expropriat

Aujourd’hui nous sommes content-e-s, aujourd’hui nous nous sentons fort-e-s. La Catalunya Caixa a demandé le gèle du procès contre la Banc Expropriat [banque expropriée]. Notre joie vient en partie de ça, mais ce qui nous rend vraiment heureu.x.se.s c’est la façon dont nous l’avons obtenu; la principale raison a été grâce à ces anonymes qui chaque jour ont aidé d’une façon ou d’une autre ce projet, en faisant que la solidarité soit quelque chose de plus qu’un simple mot.

banco

Nous l’avons fait entre tous/toutes, depuis l’autonomie, l’entraide, la désobéissance, l’autogestion et l’action directe. Sans demander la permission, sans avoir à pleurer devant aucune institution, sans vendre nos propos à aucun médias officiel. C’est ça notre victoire et c’est ça le chemin que pas à pas et pierre par pierre nous voulons continuer de construire.

La Catalunya Caixa continuera d’essayer de récupérer sa propriété. Et nous continuerons d’essayer de faire de cette ville un lieu où les personnes sont au dessus de n’importe quel profit économique. La banque n’est pas plus que quatre murs et nous savons que la Catalunya Caixa a beaucoup plus de bureaux où créer de la vie, des réseaux de résistance et d’autogestion. Ce que nous considérons plus important c’est que cette idée a percé dans notre quartier, où beaucoup de voisin-e-s, qui souffrent au quotidien et de façon dramatique des abus des pouvoirs économiques et politiques, ont trouvé dans cet espace un lieu où ne pas se sentir seul-e-s et exclu-e-s.

À partir de maintenant nous voulons recentrer les efforts dans le projet que nous avons dans la Banque, au moins jusqu’à ce que nous ayons des nouvelles au sujet du procès, vu que la Catalunya Caixa a seulement demandé sa suspension temporaire. Ceci ne veut pas dire qu’elle ait retiré sa plainte. Elle peut relancer le procès à n’importe quel moment et nous serons attenti.f.ve.s et préparé-e-s lorsque cela arrivera.

La lutte contre le capital continue, à une prochaine dans la Banc Expropriat et dans les rues.

Source: Banc Expropiat Gracia, 1er juillet 2013

Traduction de Contra-info