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[Besançon] Retour sur la surveillance et ses multiples collabos

La presse locale évoque ce mardi 28/10 que la prolifération des caméras* en ville continue en ce moment et continuera dans les années à venir. Sans surprise, on est bien loin des 24 caméras annoncées en 2012. Tout ce flicage n’aura pas échappé à ceux qui lèvent la tête lorsqu’ils marchent dans la rue ou dans les parcs. Rien que durant l’été, les yeux de l’Etat (qui tournent à 360°) ont poussé en ville: une sur un poteau du parc granvelle, une autre au-dessus de la librairie catholique ‘Siloe’ et l’église st-maurice au bout de la grande rue, et deux autres surveillant la mairie et le secteur. Tout ceci vient s’ajouter aux nombreuses caméras placées dans les transports, les bâtiment publics et privées, aux arrêts du tramway et tout le long du trajet.

LA MISE EN PLACE de caméras de vidéosurveillance se poursuit à Besançon. Hier, la circulation a été coupée Grande Rue sur une partie entre la rue Moncey et la rue de la Préfecture. Les travaux de raccordement des caméras au réseau de fibre optique** nécessitent la réalisation d’une tranchée en travers de la rue. D’où l’obligation de couper la circulation.

Avec ce chantier, le nombre de caméras passe à 71 à Besançon, dont 16 rattachées à des monuments, bâtiments ou sur les différentes bornes de la ville. « Tous les quartiers sont concernés », annonce Danièle Poissenot, adjointe à la tranquillité publique. Le choix des implantations se fait de façon équitable entre chaque secteur tout en prenant en compte les spécificités.

La politique d’implantation se poursuivra dans les années à venir. «On pourrait facilement doubler le nombre de caméras. La demande des habitants est importante, ce qui n’était pas gagné au départ. Maintenant, il faut reconnaître l’utilité d’un tel dispositif. Ces dernières semaines, les caméras de vidéosurveillance ont permis de résoudre des affaires à Besançon.»

Reste que cela a un coût. Pour 2015, 500.000 € avaient été programmés. « Mais nous en avons reporté la moitié sur l’exercice 2016. Il n’y aura pas d’incidences cependant sur le programme d’installation prévu, des commandes ayant déjà été passées. »

Affaire à suivre. En attendant, les travaux Grande Rue se poursuivent aujourd’hui. Mais cette fois, sans gêne pour la circulation. Seul un léger empiétement perdurera.

L’estrepugnant, 28/10/2014, 05h29

NdCNE:

*suretL’entreprise qui a fournit les caméras à la mairie de Besançon se nomme Sur&tis (suretis.com): créée en octobre 2001 par le flic Eric Chalumeau (commissaire divisionnaire honoraire de la police nationale et auparavant directeur des études et l’ingénierie de l’institut des hautes études de sécurité intérieure – IHESI devenu INHESI, président actuel); Nicolas Gleizal en est le directeur général. Outre leur sale travail dans la surveillance de l’espace public, elle vient en aide aux bailleurs sociaux pour fliquer les habitant-e-s. On peut aller leur rendre visite à deux adresses distinctes ou repérer leurs véhicules par leur logo:

  • Sur&tis
    50, avenue du président Wilson
    Bâtiment 141,
    BP 10 153
    93 214 Saint-Denis La Plaine Cedex
    Tél : 01-84-17-38-60
    Fax : 01-84-17-68-03
  • Sur&tis
    Bureau Sud
    17, boulevard Champfleury
    84 000 Avignon
    Tél : 04-84-51-01-49

**Des entreprises sont connues comme responsables du flicage par fibre optique. On peut citer Orange ou encore SPIE.

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Les poteaux des caméras qui ont été abattus dans le quartier des 408 ont récemment été renforcés par la municipalité:

poteau

Sûrs que la créativité des habitants sauront mettre ces caméras hors d’état de nuire à leur liberté.

besancon.sous-surveillance.net répertorie les caméras sur la carte de besançon. Le site est collaboratif et peut permettre d’esquiver/de démonter les yeux de l’Etat lors de vos déplacements. Quoi qu’il en soit, sortons couverts…

[Besançon] Quadruple attaque contre la surveillance aux ‘408’ (fin septembre 2014)

Depuis les installations de caméras de surveillance par la municipalité PS décidées en février 2013 (dont leur nombre n’a cessé de grimper depuis avec la rénovation urbaine et l’arrivée du tramway), il n’est pas rare que des attaques visent les yeux de l’Etat dans le quartier des ‘408’ (mi-juin 2014). A Planoise aussi, les habitants ne se laissent pas surveiller et s’attèlent à détruire ces outils de contrôle: voir ici et . Tous ces multiples moyens utilisés sont autant de pistes à explorer pour propager ces saines pulsions destructrices…

Besançon : acharnement sur les caméras des 408

cam4Incendiées, sciées, dégradées : les caméras de la ville installées dans le quartier des 408, à Besançon, font l’objet d’un rare acharnement.

Dans la nuit du vendredi 26 au samedi 27 septembre 2014, des individus mal intentionnés ont essayé, en vain, de scier le poteau métallique d’une caméra de vidéosurveillance installée dans le quartier des 408. Mécontents de leur échec, la nuit suivante, ils ont attaqué le poteau à la disqueuse, entaillant le support de la caméra et les fils électriques qu’il contient aux trois quarts.

Finalement, à 20h15 la nuit dernière, du lundi 29 au mardi 30 septembre, les délinquants ont incendié le poteau. Lorsque les pompiers et une patrouille de policiers sont arrivés sur place, ils ont été la cible de jets de projectiles. Aucun n’a été blessé, mais l’intervention de la Brigade anticriminalité (BAC) a été nécessaire pour calmer les esprits.

Et à une heure plus avancée de la nuit, certains individus ont…. entièrement scié le poteau de la caméra à l’aide d’une disqueuse, le faisant tomber à terre.

Le poteau par terre et sans sa caméra aux 408

Le poteau par terre et sans caméra(s) aux 408 (photo reprise d’un réseau social)

Leur presse locale – Macommune.info, 30/09/2014 à 18h59

Face à J-C Decaux et ses sbires… la meilleure solidarité, c’est l’attaque !

antipubAu sujet des vagues répressives suite aux destructions de panneaux publicitaires ‘JC Decaux’ à Besançon.

Le 18 novembre 2013, deux personnes sont inculpées dans le cadre des destructions de publicités qui ont eu lieu à Besançon entre 2011 et 2013.

Après 24 heures de garde-à-vue et perquisitions à leurs domiciles, ils ont été mis en examen avec contrôle judiciaire (interdictions de quitter le territoire national et de rentrer en contact, obligation de se rendre une fois par mois au commissariat central de Besançon).

Ces deux inculpations font suite à l’arrestation d’une personne pour la destruction de deux « sucettes » dans la soirée du 21 juin 2013. Les flics ont pu compter sur l’appel au 17 d’un citoyen du haut de son immeuble. Durant ses 48 heures de GAV et outre le fait qu’il s’est lui-même balancé en avouant 50 destructions, il a fini par cracher deux blazes devant les flics. La poukave Nouma Friaisse a mâché le travail de la police. Il s’agit de prévenir celles et ceux qui seraient amené-e-s à le rencontrer, sachant qu’il a fait plusieurs passages sur la ZAD de Notre-Dame des Landes, notamment lors des assauts de la police en avril 2012. Cette collaboration avec la police ne lui a évidemment pas permis d’esquiver la machine judiciaire, écopant la même mise en examen que les autres.

Parmi les trois inculpés, seul B. est resté silencieux face à la police. L’enquête, initiée par la juge d’instruction Meyer, est en cours et à l’heure actuelle, aucun dossier n’a été envoyé à son avocat. Ne rien avouer et garder le silence face à l’ennemi restent la meilleure arme pour tou-te-s celles et ceux qui seraient entre ses griffes.

Ces dernières années, les médias locaux puis nationaux, en bons chiens de garde de l’Etat et du capitalisme, ont relayé ces sabotages de manière éparse en les marginalisant, psychiatrisant les « casseurs » (qui seraient des « malades mégalo-maniaques qui en voudraient personnellement à Jean-Claude Decaux » pour l’est républicain) et en minimisant les dégâts – qui depuis 2008 s’élèvent à plusieurs centaines de milliers d’euros (et qui continuent de grimper depuis ces trois inculpations, notamment lors de la nuit de GAV du 18 au 19/11/2013): l’entreprise n’a jamais communiqué à ce sujet, bien qu’en interne elle ait tenté de parer à ces attaques en changeant l’infrastructure des panneaux (passant du verre au plexiglas), et également en exploitant ses agents en pleine nuit, puis en mettant la pression sur les forces de l’ordre, comme en atteste les demandes de renseignements de la police auprès des personnes interpellées pour possession de stup’ ou bien les veillées de la BAC à proximité des panneaux publicitaires sur les grands carrefours de la ville…

Les forces répressives à propos de ces multiples attaques ne sont évidemment pas restées passives ces dernières années à Besançon: Le 11 octobre 2011, des compagnons anarchistes sont perquisitionnés à leur domiciles: certes sans suites judiciaires mais avec la volonté affichée d’accentuer surveillance et harcèlement sur celles et ceux qui combattent ce monde d’argent et d’autorité.

La publicité est un des nombreux instruments de la domination pour maintenir l’oppression du fric sur nos vies et tenir la population en laisse par la consommation de masse à l’instar du travail. Elle est la vitrine du capital dans l’espace urbain et les transports.

antipub2Les attaques contre la pub sont anonymes et diffuses selon les possibilités du moment: lors de manifs émeutières, comme le 22 février 2014 à Nantes, à Paris suite à la mort de Clément Méric, en Turquie lors de l’insurrection partie de la place Taksim d’Istanbul à l’été 2013, et partout à travers le monde lorsque des révoltes urbaines éclatent contre le pouvoir et ses serviteurs. Parfois, les organes de communication du pouvoir relaient ces attaques nocturnes quand ça commence à faire de gros dégâts pour la société, comme par exemple il y a quelques temps à La Rochelle, Niort, Angers ou encore à Liège (en Belgique) … Ces coups portés aux portes-feuilles des riches peuvent être réalisés de diverses façons: par la destruction de la vitre des panneaux et de leurs mécanismes internes (lumières et systèmes de rotation) ou encore par le feu quand il s’agit de façades en plexiglas. Fin mars 2005, on se souvient de l’attaque aux molotovs et au jerricane d’essence qui avait visé l’entreprise Decaux.

Chacun-e sait que cette entreprise s’est enrichie grâce à la publicité en collaboration avec les mairies et l’Etat, lui fournissant des espaces et la gavant de subventions pour étaler ces panneaux petits ou grands partout en France (puis en échange s’engagent à fournir des abris-bus). Elle est implantée dans plus de 56 pays à travers le monde, dont la Belgique depuis 1967, le Portugal depuis 1972, l’Allemagne depuis 1978, le Royaume-Uni depuis 1982, la Suède depuis 1989, l’Espagne depuis 1990, la Russie depuis 1995, l’Australie depuis 1997, le Brésil depuis 1998, l’Italie depuis 1999 et récemment en Israel, au Chili, en Chine… (Toutes prises de contacts avec JC Decaux dans chaque pays où elle est implantée, c’est par là: hXXp://www.jcdecaux.com/fr/Le-groupe- JCDecaux/Implantations).

Seulement, cette pourriture Decaux ne limite pas ses activités à la pub mais à l’ensemble du mobilier urbain. Ainsi, l’entreprise de comm’ s’est lancée dans le vélo « libre-service » en créant la filiale Cyclocity, principalement implantée en France: la première ville a s’en être équipée a été celle de Lyon en 2005 (« Vélo’v »), Paris en juillet 2007 (« Vélib’ ») puis Toulouse (« Vélô Toulouse »), Nantes (« Bicloo »), Amiens (« Velam »), Rouen (« Cyclic »), Besançon et Mulhouse (« Vélocité »), Nancy (« Vélostan’lib »), Cergy-Pontoise (« Vélo2 »), Créteil (« Cristolib’ »), Marseille («Le Vélo»). Ces moyens de transport labellisés écolo branché, permettent aux bobos de se rendre à leur travail tout en étant fliquer lors de leur déplacement. Ces joujous du capitalisme vert correspondent parfaitement aux processus de gentrification que mènent l’Etat et les mairies – les emplacements pour implanter ces bornes cyclocity ne sont pas choisis au hasard: quartiers aisés, zones commerciales, quartier « culturel pour bobos-branchés » ou en cours d’embourgeoisement…

Pour celles et ceux qui ne le sauraient pas encore, l’entreprise Decaux – par le biais de sa filiale Cyclocity, dont le siège se situe 29, allée du Mens à Villeurbanne (69100) – fait également son beurre sur le dos des prisonniers, en les exploitant gratuitement dans ses ateliers de réparation. L’esclavagiste Decaux bénéficie de la collaboration de l’Etat pour avoir de la main-d’oeuvre venue tout droit des tribunaux, notamment pour celles et ceux condamné-e-s pour vols et/ou dégradations. Mais cette information sortie dans la presse mainstream n’est pas restée sans réponse: des centaines de vélib’ ont été sabotés à Paris en avril et mai 2014 (voir ici et )

Ces attaques sont simples, reproductibles, et peuvent être menées partout car cyclocity gère les parcs à vélos au niveau mondial: en Belgique (Bruxelles et Namur), en Espagne (Cordoue, Valence, Séville, Santander, Gijon), à Vienne (Autriche), au Luxembourg, à Brisbane (Australie), etc…

Decaux est loin d’être intouchable et les cibles ne manquent pas.

Frappons à tout moment et en tout lieu Decaux et les mairies qui l’engraissent !

A nous de ne pas rester les bras croisés car, face à la répression, la meilleure solidarité reste l’attaque !

Reçu par mail, 20 septembre 2014

En anglais et en italien

[Besançon] Affiche contre la rénovation urbaine à l’occasion de l’inauguration du tramway

Merde au tramway

A propos de l’inauguration festive des 30 et 31 août à grands coups de propagande publicitaire / médiatique, et d’évènements culturels subventionnés par la mairie socialiste.

Parce qu’on est jamais mieux fliqués que par ses déplacements avec leur carte à puce électronique nominative.

Parce que, quand on n’a pas de thunes pour se déplacer, on vit avec l’angoisse permanente de faire face aux contrôles des chiens de Ginko et de leurs chauffeurs zélés…

Parce que c’est une aubaine pour les entreprises du BTP – dont Eurovia, filiale de Vinci – les promoteurs immobiliers (SMCI* – 12, rue Gambetta à Besançon) et proprios, qui tirent de juteux profits en construisant des lofts haut-standing, en augmentant les loyers, en embourgeoisant les quartiers jusque-là encore populaires.

Parce que la rénovation urbaine qui l’accompagne amplifie le contrôle et la surveillance de nos vies, et nous dégage toujours plus loin, avec son lot de caméras**, de spots d’éclairages publics, de mobilier anti-squat, d’espaces aseptisés par ses assoces culturelles d’artistes subventionnées telles que « Bien Urbain ».***

Parce qu’il n’y a rien à attendre de ce tram-tram qui, comme tout transport en commun, a pour finalité de transporter la chair à patrons de son domicile à son lieu d’exploitation, quand ce n’est pas pour les conduire vers un des nombreux temples de la consommation.

Parce que la seule alternative possible réside dans notre capacité à s’attaquer au pouvoir et à ses multiples projets !

*Fait partie du groupe « FJ-Investissement » (25, rue Proudhon) qui comprend également le website « macommune.info » , situé juste en face des bureaux de SMCI

**voir où se trouvent les yeux de l’Etat sur la carte »besancon.sous-surveillance.net« 

*** leur boulot consiste à transformer la ville en musée à ciel ouvert. On peut aller leur rendre visite au 11, rue Battant.

tram

Affiche collée dans les rues de Besançon et à proximité des stations du tramway – Reçue par mail

[Prison de Besançon] Des coups pleuvent sur trois matons (juillet/août 2014)

[On apprend mercredi 6 août via Fr3franche-comté, que l’été est chaud pour les matons de la maison d’arrêt de la Butte… ça fait quelques temps que des prisonniers se révoltent sporadiquement face aux conditions d’enfermement, aux humiliations quotidiennes… Comme toujours, la presse relaie l’AP, avec en fin d’article une pleurnicherie sur leur manque d’effectif dont ces deux organes du pouvoir sont coutumiers]

Besançon : trois surveillants pénitentiaires agressés

Le premier a reçu un coup de poing dans la mâchoire, le deuxième a eu le nez cassé. Hier encore un autre s’est fait agressé par une… cuillère. Rien de grave pour ce dernier, mais les agressions à répétition en disent longs sur la sécurité de ces agents.

Hier, mardi 5 août, un agent a fait les frais d’une agression avec une cuillère.  » Cet agent contrôlait la cour avant la promenade lorsqu’il était régulièrement appelé par un détenu. Il a alors rendu visite à l’homme pour savoir ce dont il avait besoin mais il s’est fait agressé par une cuillère, ça aurait pu être autre chose «  explique-t-on à lUFAP-UNSA Justice.

Lundi dernier, le 28 juillet, deux agressions, plus graves celles-ci, se sont déroulées dans la même maison d’arrêt. Un surveillant a reçu un coup de poing dans la mâchoire.

Le  » détenu-agresseur « , un homme d’une quarantaine d’années, a donc été amené en prévention au quartier disciplinaire. Mais sur le chemin, cet adepte des coups, agresse un deuxième surveillant, en lui donnant un coup de tête cette fois-ci au niveau du nez.

 » C’est récurrent, c’est notre quotidien. Quand ce ne sont pas les insultes, ce sont les agressions physiques. De nos jours, pas un seul surveillant ne peut dire qu’il ne se fait agressé chaque jour « .

A la prison de Besançon, 91 personnels pénitentiaires se relaient. Il en faudrait 10 de plus.

écrit par Vanessa Hirson et publié le 06/08/2014 à 16h02

[Besançon] Slogans anarchistes et anti-FIFA sur la citadelle Vauban (14/15 juin 2014)

[Besançon] Action anarchiste en solidarité avec les révolté-es au Brésil et ailleurs

BesakNiklEtat16juinDes slogans anarchistes et solidaires avec les insurgé-es au Brésil ont été peints à la bombe en grosses lettres durant le week-end des 14 et 15 juin 2014.

Le 15 juin au matin, les touristes, bourgeois et promeneurs du dimanche se sont réveillés éblouis par quelques slogans anarchistes et tags contre la coupe du monde FIFA au Brésil sur les murs de la citadelle vauban et des rues alentours.

Les messages bilingues (en français et en anglais) disaient « Solidarité avec les insurgés au Brésil, Fifa Dégage, Fuck World Cup, Fuck Fifa, Contre l’Etat soyons sauvages (A), Ni classe ni Etat (A), Liberté pour les prisonniers anarchistes en Italie (A), La meilleure défense c’est l’attaque… »

Au parc Granvelle, des slogans contre les prisons et la gentrification («les prisons en feu , Fuck the gentrification») étaient clairement visibles en gros format au milieu des bars et brasseries friqués, ainsi que des lieux de consommation culturel pour bobos. A quelques pas de ce tag contre les prisons, un distributeur de la BNP était mis hors-service. Rappelons que cette banque s’est fait la sale réputation de financer et tirer profit de la répression et de l’enfermement, comme elle le fait actuellement en Belgique en collaborant à la construction de nouvelles prisons.

Ceci reste une action modeste par rapport aux offensives constantes de l’Etat et du capital sur celles et ceux qui luttent et résistent à travers le monde…

Rendons coups pour coups face aux attaques de la domination !

Source: indymedia Nantes, 18 juin 2014 à 11h13

[Besançon] Tract diffusé en solidarité avec les insurgé-es au Brésil lors du carnaval de la mauvaise graine (samedi 14 juin 2014)

Le Chat Noir Emeutier reçoit et transmet, 17 juin 2014:

Samedi 14 juin 2014 avait lieu le carnaval revendicatif et festif à Besançon (on peut y lire un compte-rendu complet de la déambulation et de la fête sauvage qui a suivi sur fragment de manif). Ca tombait à pic avec l’une des merdes planétaires du moment: la coupe du monde de foot au Brésil. On a donc saisi l’occasion de diffuser un tract en solidarité avec la révolte là-bas…

Le mondial de foot au Brésil: une fête pour la domination

Depuis plus d’un an, des révoltes éclatent partout au Brésil, notamment dans les villes qui sont prévues pour accueillir le mondial telles que Rio de Janeiro, Sao Paulo, Porto Alegre ou Belo Horizonte. Lors de mobilisations de masse (de travailleurs, chômeurs, sans-abris, indigènes, étudiant-es..), des manifestants attaquent directement la coupe du monde et ce qui va avec, c’est-à-dire les banques, les flics, les commerces, les transports, les cérémonies de la FIFA, organisatrice de ce sinistre « spectacle ». Sans oublier les médias officiels, chargés d’en faire la promotion planétaire et de dissimuler tout acte de révolte contre ces diverses infrastructures et institutions nécessaires à son bon déroulement.

Pour cela, les autorités travaillent main dans la main avec les promoteurs, agents immobiliers et urbanistes afin d’appliquer leurs plans d’expulsion et d’éradication des pauvres et indésirables qui résistent aux projets de la restructuration urbaine capitaliste.

La coupe du monde a pour but d’exalter les nationalismes et le règne de l’argent. Comme à l’époque antique romaine avec les combats de gladiateurs, le football constitue pour l’Etat et le capital un moyen de garantir sa domination en divertissant les masses tout en brassant toujours plus de fric par la venue de touristes du monde entier.

Nous ne pouvons pas accepter les exactions de la police, les expulsions des favelas, les prisons à ciel ouvert (pour exemple le mur récemment construit qui protège les riches et touristes de Rio, avec d’un côté la plage copa cabana les hôtels de luxe et les stades, et de l’autre les ghettos), les villes sous occupation militaire…

Tous ses responsables ont des noms et des adresses

La Banco Itau, agence bancaire brésilienne, a pu faire les frais de son soutien à l’organisation de cette coupe à plusieurs reprises lors des manifs. Au niveau international, les partenaires économiques à cet événement sont nombreux: McDonalds, Budweiser, Continental, Castrol, Johnson-Johnson, tout comme les partenaires FIFA (Coca-cola, Sony, Adidas, Hyundai/KIA Motors…)

Ne restons pas les bras croisés !

Solidarité avec les insurgés au Brésil !

Voir aussi:

[Besançon] Riposte à une interpellation et sabotage d’une caméra de surveillance dans le quartier des 408

Dans la nuit de samedi à dimanche 15 juin, Une caméra de surveillance a été mise hors-service dans le quartier de la Grette aux 408. Le mât de la caméra a été scié à 90% à la disqueuse et les câbles ont été sectionnés. Cependant, les flics ont réussi à identifié une personne proche du lieu et l’ont placé en GAV avec comparution immédiate ce lundi 16 juin. Il a été condamné à 7 mois de prison dont 4 avec sursis et mise à l’épreuve avec mandat de dépôt. De plus, la ville de Besançon lui réclame une somme à hauteur de 4.645€ pour s’être révolté contre la surveillance. À sa sortie de prison, il devra aussi justifier d’un travail ou d’une formation et aura interdiction de se présenter à moins d’un kilomètre de l’avenue Brûlard

Cette même caméra avait permis aux porcs d’identifier six personnes suspectées d’avoir pris à partie une patrouille de police dimanche 8 juin 2014 alors qu’elle tentait d’interpeller un habitant du quartier pour une affaire de violence aux abords d’un stade. La voiture des flics est repartie avec de gros impacts sur le pare-brise et une portière vandalisée, tandis qu’un bleu aurait reçu des coups. Les flics sont revenus en masse dans le quartier jeudi 12 juin pour interpeller 4 hommes et deux femmes, accusé-es de ne pas être resté-es sages devant la police et ses méthodes connues des habitant-es des 408. Il-elle-s devaient être présenté-es devant un juge en comparution immédiate vendredi 13 juin 2014 pour « incitation à la rébellion », « rébellion » et « violence contre agent détenteur de la force publique » mais depuis nous n’avons aucune nouvelle de cette vengeance d’Etat.

Texte reformulé depuis plusieurs articles de la presse locale

[Besançon] Solidarité No TAV – 10 mai 2014

Besançon, 10 mai 2014

Tôt dans la matinée, quelques slogans et pochoirs contre la grande vitesse ont été tagués dans le centre-ville et à proximité du passage de la gare Viotte TGV, qui est en plein processus de rénovation et donc d’aseptisation. Cette petit action a été faite en complicité avec les quatre compagnon-nes No TAV incarcéré-es en Italie pour l’attaque du chantier de la grande vitesse Lyon-Turin – dont le procès s’ouvre le 22 mai prochain à Turin – et en solidarité avec celles et ceux qui luttent dans la Val Susa et qui ont manifesté ce même jour dans les rues de Turin contre leur projet dévastateur.

Liberté  pour Chiara, Claudio, Niccolo, Mattia et tous les prisonniers !

"Etat terroriste" [tr.de l'italien]

« Etat terroriste » [tr.de l’italien]

"tous libres" [tr.de l'italien]

« tous libres » [tr.de l’italien]

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Sur les murs de l'église de la Madeleine, dans le quartier Battant

Sur le mur de l’église de la Madeleine, dans le quartier Battant

Transmis par mail, 11/05/2014

[Besançon] Retour sur la journée du premier mai

Le cortège anarchiste de la manif du 1er mai a rassemblé un peu plus de 50 personnes, qui ont manifesté derrière la banderole « Ni Dieu Ni Mai(t)re Vive la commune ». Le cortège a arpenté les rues du centre-ville aux cris de « A bas l’Etat, les flics et les patrons », « Ni Etat ni patron autogestion », « Derrière le fascisme se cache le capital, la lutte anarchiste est internationale »

Sur le parcours, des fascistes de l’UPR étaient présents pour diffuser leurs tracts, mais ont rapidement déchanté lorsque le cortège anarchiste les a aperçu: le vieux croûton s’est fait chourer et détruire ses tracts, après avoir reçu quelques coups pour lui signifier de dégager.

Pochoir vu dans les rues de Besançon le 1er mai

Pochoir vu dans les rues de Besançon le 1er mai

Au cours de la manif, une petite action a eu lieu contre la banque BNP Paribas place Granvelle, dont le groupe fait du profit avec l’enfermement en Belgique. Tandis qu’une banderole a été accrochée sur les grilles de la façade et qu’une centaine de tracts ont été distribués, au même moment ont retentit à plusieurs reprises quelques slogans contre la prison tels que « les prisons en feu les matons au milieu », « Pierre par pierre, mur par mur, nous détruirons toutes les prisons« .

Besak1052014

Le tract:

Les prisons en feu, les collabos au milieu

Le groupe BNP Paribas/Fortis, connu il y a quelques temps pour balancer les sans-papiers aux flics, a dernièrement pris part au financement de nouvelles prisons en Belgique, notamment la gigantesque taule à Haren (Bruxelles), d’une capacité de plus de 1200 places.

Ces treize nouvelles prisons, vantées par ses promoteurs économiques et politiques comme « humaines », rentrent dans la logique du pouvoir d’enfermer toujours plus de pauvres et d’indésirables. Ces nouvelles prisons sont en ralité construites pour isoler encore plus les prisonniers, réduisant au maximum les contacts entre eux et donc faciliter le travail des geôliers.

Avec des cellules où aucune communication est possible, des caméras de surveillance partout, par un règlement encore plus stricte, le pouvoir tente d’étouffer toute tentative de révolte à l’intérieur de ces lieux d’enfermement.

A l’extérieur, des personnes s’attaquent à ceux qui les dessinent (Assar, Arch & Teco…), les construisent (Eiffage, Denys), les financent (BNP Paribas, Belfius Banque, KBC Banque…) et les entretiennent (Dalkia, Sodexo, Cegelec). A noter que plusieurs de ces sociétés travaillent en France. Par des tracts, affiches, banderoles, occupations, destructions et incendies, il ‘agit de lutter directement contre toutes ces entreprises qui collaborent de près ou de loin à ce monde carcéral.

A tous ceux qui se font du fric avec l’enfermement, vos nuits ne seront plus tranquille !

Feu à toutes les prisons !

Plus d’infos sur la lutte menée contre les prisons et leur monde: www.lacavale.be

Reçu par mail, 06 mai 2014