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[Syrie] A propos de la résistance et de la révolte à Kobané

“Irak–Syrie–Kurdistan”

Un compte-rendu à la première personne reçu le 12 octobre 2014.

CİZRE’DE ÜÇ OKULA MOLOTOFLU SALDIRI

Une école de Kobané en feu

Je voulais partager un peu d’informations sur ce qu’il se passe et ce qu’il s’est passé par ici.

L’EI (État Islamique ou ISIS) attaque la ville de Kobane à Rojava (ce qui signifie Kurdistan de l’Ouest en Kurde). Mais je veux expliquer pourquoi existe cette organisation, l’État Islamique, comment elle a été fondée. Et peut-être que tout sera alors plus clair.

Nous pouvons dire que l’histoire d’ISIS commence avec Abu Musab Al-Zarqawi, qui a organisé les plus grandes résistances contre les USA et les troupes de la Coalition en Irak. Lui est de la ville de Zarqa, en Jordanie, d’où son nom de “Zarqawi”.

En Jordanie, il faisait partie d’une organisation Salafiste et djihadiste, et il a pour cela été emprisonné avec ses camarades. Pourquoi l’État jordanien ne veut-il pas d’une organisation de ce type ?

1 – Les organisations salafistes vont à l’encontre des Lois de l’Homme (Constitution), et pour elles, seule la Loi d’Allah (le Coran) doit être appliquée. Ils sont donc également contre la démocratie et les élections.

2 – Les organisations djihadistes contre le Bloc Occidental et Israël. Mais la Jordanie est le plus docile des collaborateurs du Bloc Occidental et d’Israël.

Après qu’il soit sorti de prison, il ne voulait pas y retourner en Jordanie, ce qui l’a poussé à se déplacer vers l’Afghanistan pour former des militants. Mais en 2001, les USA ont envahi l’Afghanistan, ce qui l’a forcé à fuir vers l’Irak avec ses camarades pour y organiser une organisation salafiste.

Petit à petit, ils ont établi des contacts. En 2003, les USA envahissent l’Irak et donnent le pouvoir aux Chiites, qui cessent immédiatement de résister. La résistance Sunnite commence alors.

Pourquoi s’est-il formé une grande haine entre Chiites et Sunnites ? Ce n’est pas une simple question de pratiques religieuses. Ces différences ont toujours existé, alors pourquoi maintenant ? Il nous faut étudier l’invasion et voir comment les USA ont modifié les équilibres. Ce sont eux qui ont le plus résisté (les salafistes venant des régions Sunnites), eux et les vieux Baas (Saddam, lui aussi Sunnite) soldats-militants.

Sur les dix dernières années (2004-2014), les villes et villages Sunnites ont été bombardés par la Coalition ; les salafistes Sunnites étaient dans les prisons des USA comme Abu Ghraib et Guantanamo… Donc pour comprendre ce pourquoi ISIS existe maintenant, il nous faut voir tous ces faits. Et pourquoi cela a-t-il tourné en « Guerres de Sectes Religieuses » entre Chiites et Sunnites depuis les dix dernières années.

Zarqawi était un type plein de colère et un militant. Il avait aussi cette haine des Sunnites. Il a organisé de nombreux attentats à la bombe dans des marchés de quartiers et mosquées Chiites. Ils ne reconnaissent pas les valeurs occidentales telles que « l’Humanisme » ou « Civil-e-s ». Pour les critiquer, n’utilisons pas ces valeurs là. Pourquoi tuent-ils et torturent-ils celles et ceux qui n’ont rien à voir avec la cruauté ? Pourquoi tuent-ils des innocent-e-s Ezidi, chrétiens, alawis seulement parce qu’ils SONT ? Voilà le problème. Tuer celui qui soutient la cruauté avec son argent, ses armes ou ses connaissances.

L’organisation de Zarqawi rejoint donc Al-Qaïda en 2004, sous le nom d’Al-Qaïda Irak. Mais Al-Qaïda n’approuve pas vraiment ces attaques contre les mosquées Chiites, parce qu’Al-Qaïda est une organisation « djihadiste globale », pas une organisation anti-chiite. Mais c’était une sorte d’alliance, qu’ils ont donc accepté.

Zarqawi a été tué en 2006 dans une attaque de drone. Après cet épisode, l’organisation est devenue « État Islamique d’Irak ». Ils ont aussi changé de style, pour être moins « djihad global » et plus « État Islamique Local ».

Jusqu’à la guerre civile Syrienne (2011), ils ont continué comme ça. Mais au début de l’année 2014, ils se sont déclarés État Islamique d’Irak et de Sham. Le centre d’Al-Qaïda s’est opposé à cela et ne les a pas reconnus, parce que l’organisation avait déjà un groupe en Syrie (Front Al-Nusra).

De plus, Al-Qaïda étaient réellement opposés à la naissance d’ISIS, parce qu’ISIS est une organisation plutôt folle, devrais-je dire. En Syrie, ils ont tué vraiment énormément de monde juste parce qu’ils étaient « Alawi » (la religion du régime d’Assad). Ou bien parce que des villages Sunnites (pas Chiites, ni chrétiens) ne leur obéissaient pas (en refusant de leur payer des taxes, par exemple), ISIS a déclaré que ces villages n’étaient plus musulmans ! Ils pouvaient donc les tuer, et les ont tués.

ISIS a conquis le territoire de Syrie essentiellement à partir des pouvoirs d’opposition, pas depuis le régime Syrien d’Assad. Il y a notamment eu d’énormes combats avec Al-Nusra (Al-Qaïda), mais ils ont maintenant l’air d’observer un genre de cessez-le-feu. Maintenant, ISIS attaque le « front Islamique » (les gens disent que ceux-ci sont soutenus par l’Arabie Saoudite) et Rojava (Kurdistan Occidental-PYD). Maintenant, je voudrais expliquer la situation au Kurdistan.

Il est peut-être aussi important d’expliquer pourquoi il existe cette colère contre les Alawis et le régime d’Assad en Syrie. Bashar el-Assad et sont père soutiennent Baas. « Laïcité », « Nationalisme Arabe », « proche des Soviets » ces temps-ci, « État social », etc. Et il y a eu une pression énorme sur les organisations Sunnites de Syrie durant les 40 dernières années. Avec par exemple le grand massacre de Hama en 1982 contre les frères musulmans de Syrie.

Un Syrien m’a raconté une histoire sur Hafez Assad (le père de Bashar). Il avait capturé un des chefs des frères musulmans et ne l’a pas tué. Il lui a injecté quelque chose dans son sang et il est devenu fou. Ces sortes de torture ont existé pendant ces 40 années. Je suis arrivé ici il y a 4 ans (pour des raisons touristiques, à dire vrai), et personne ne voulait parler de la famille Assad, tout le monde avait peur. Et regardez ce qu’il se passe maintenant.

Et nous en arrivons au jour d’aujourd’hui. La guerre syrienne est presque équilibrée aujourd’hui, et vous pouvez voir la carte.

L’État Islamique est surtout soutenu par des tribus Sunnites d’Irak parce qu’ils combattent ensemble contre les USA. Et ces tribus apprécient le fait d’avoir le pouvoir pour la première fois depuis les dix dernières années. Avant 2003, ils avaient le pouvoir sous le régime de Saddam. Mais si la Coalition et les USA en venaient à donner plus de pouvoir à ces tribus Sunnites, celles-ci pourraient cesser de soutenir l’EI, qui pourrait alors tomber. Mais ils sont de nos jours forts de 30.000 soldats, dont la plupart sont d’Irak et de Syrie. Ils ont aussi du pétrole, des réserves d’eau, etc. Ils sont réellement en train d’essayer d’organiser un État, avec une police, des lois, le contrôle de la population, des mairies…

Ok, voilà peut-être la partie la plus importante. Pourquoi l’EI attaque-t-il Rojava-Kobane ? A l’Ouest et au Kurdistan, les gens disent « parce que Rojava construit une société libre libertaire », une « démocratie directe-autonomie », etc. Et c’est vrai que cela se produit à Rojava, vous le savez probablement.

Certains pouvoirs (l’État Turc, par exemple) peuvent vraiment être gênés par ces changements, mais les motivations de l’État Islamique n’ont rien à voir. En fait, ils attaquent partout. Chiites, Alawis, Kurdes, Ezidi, chrétiens, Sunnites, Arabes, « Armée Syrienne Libre », « Front Islamique », « Al-Nusra », « Ahraus Sham » (une autre organisation salafiste), le « régime d’Assad », « armée irakienne », « État de Barzani » (Nord de l’Irak), etc. etc. Ils sont une sorte « d’État Islamique Nihiliste ».

Ils attaquent Kobane parce que, comme vous pouvez le voir sur la carte, il n’y a plus beaucoup d’autres endroits où attaquer, des « frontières naturelles ». Il y a une sorte d’équilibre. Ils veulent donc envahir partout où ils le peuvent.

Que veut le PKK ? Évidemment, celui-ci veut sauver Kobane et les villages alentours. Et pour ce faire, établir un couloir sécurisé (pour les armes, les militants, du matériel…) entre la Turquie et Kobane.

Ces deux dernières années (de fin 2012 jusqu’à maintenant), il y a un « processus de paix » entre le PKK et l’État Turc. Et aucun des deux côtés ne veut le briser. Mais Kobane était un genre de point chaud du PKK. Et Kobane était appelée Serhıldan (le mot kurde pour Intifada).

Cela a été une révolte incroyable ; même le PKK n’en espérait pas autant. Je vais maintenant écrire sur ce qu’il s’est passé ces deux ou trois derniers jours :

– 212 écoles ont été endommagées ou brûlées. Ce n’est pas une blague. Oui, des écoles. Les jeunes kurdes haissent les écoles. Si vous voulez voir les vidéos ou des images, cherchez ‘kobane okul yaktılar’ (ce qui veut dire écoles brûlées de Kobane). Un lien de contre-information: sosyalsavas.org (je sais que c’est en turc, c’est essentiellement pour les images. Cette information date d’il y a un mois : de nouveau, des jeunes ont brûlé 3 écoles à Cizre)

CİZRE’DE ÜÇ OKULA MOLOTOFLU SALDIRI CİZRE’DE ÜÇ OKULA MOLOTOFLU SALDIRI

– 190 banques ont été endommagées ou brûlées. Distributeurs compris.

– 340 voitures privées, 216 voitures officielles ont été brûlées. Pour vidéos et images, cherchez ‘kobane araçları yaktılar’ (ce qui veut dire ‘voiture brûlées de kobane’)

– de nombreux supermarchés ont été brûlés et aussi pillés (‘kobane süpermarket yakıldı’; lien masse-media : mynet.com/haber/yasam/istanbulda-yagma-1493469-1).

Kurdesupermarche

– Au moins 80 bâtiments officiels comme les mairies, des bureaux de partis, des bâtiments administratifs ont été brûlés.

– 67 commissariats de police ont été attaqués.

Des militants du Hezbollah Kurde (à ne pas confondre avec le Hezbollah Libanais, ils sont différents) ont été tués par des jeunes du PKK. Certains d’entre eux ont été lapidés à mort et brûlés. Les Kurdes sont extrêmement en colère contre eux parce que dans les années 90, le Hezbollah Kurde a travaillé avec l’État et tué de nombreux militants du PKK. Maintenant, ce Hezbollah travaille dans le domaine légal et continue de faire de la propagande contre le PKK.

Et plus de vingt jeunes Kurdes ont été tués par la police et par les militaires. Dans de nombreuses villes, ce sont les militaires qui sont venus, pas la police. La police ne pouvait plus rien contrôler.

De plus, de nombreux drapeaux turcs et statues d’Atatürk (le fondateur de la République Turque) ont été brûlés par les jeunes kurdes. Les médias turcs utilisent donc ces événements contre eux. Après ces deux ou trois jours, même le PKK a fait une déclaration disant qu’ils ”n’étaient pas d’accord avec les actions telles que brûler les drapeaux, les statues, les écoles, les supermarchés, etc. ; ceux qui ont fait ça sont des provocateurs”. Oui, le PKK a dit quelque chose comme ça.

Ça a vraiment été une révolte énorme, en grande partie parce que la jeunesse frissonnait de rage. A cause de ce « processus de paix » et du massacre du peuple Ezidi (réalisé par l’État Islamique et tout à fait accepté), et finalement Kobane. De plus, les jeunes ont été vraiment très bien organisés. Ils n’avaient pas « les mains vides ».

Repris de contrainfo, 14 octobre 2014

[Chelle, 77] Ni surveillants ni police – 12 mai 2014

schuleblackCe matin, lundi 12 mai, des élèves du lycée Bachelard ont manifesté. Des casseurs se sont mêlés aux manifestants et la police a dû intervenir au flash-ball.

La manifestation des élèves a dégénéré, ce matin, devant le lycée Gaston-Bachelard de Chelles. Les jeunes étaient rassemblés pacifiquement pour exprimer leur mécontentement quant au durcissement du règlement à l’intérieur de l’établissement mais des casseurs ont profité de l’effervescence pour jeter des bouteilles et divers projectiles sur les voitures.

Les policiers ont utilisé leurs flash-balls pour repousser les individus devenus incontrôlables. Cependant, quelques-uns des émeutiers ont pénétré dans un jardin, rue de Rome, et ont commencé à ôter les pavés de l’allée qu’ils ont utilisés en projectiles contre les policiers. Il aura fallu que les fonctionnaires fassent à nouveau usage du flash-ball pour faire sortir les casseurs du terrain du pavillon.

Une jeune fille a été touchée à la hanche par une balle en caoutchouc mais ses blessures étaient sans gravité et elle a refusé son transport à l’hôpital par les pompiers.

Les troubles ont fini par se calmer. Les élèves ont prévu de reprendre la manifestation demain matin, mardi 13 mai.

Leur presse – journallamerne.fr, 12/05/2014 à 21h22

[Nantes] Récit d’une journée de lutte lycéenne contre les rafles – 14 novembre 2013

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Dès le petit matin, les lycéens de Monges et de Michelet (au nord de Nantes) bloquent, et défilent spontanément. Quelques feux sont allumés, une voiture est bousculée. Pour éviter la propagation de la mobilisation, des cohortes de flics anti-émeutes arrêtent immédiatement plusieurs manifestants, et contrôlent tous ceux qui voulaient se rendre vers le centre ville ou une manifestation est annoncée. Désorganisant et intimidant ceux qui voulaient s’y joindre. Comme mardi, les flics font tout pour empêcher les lycéens de périphérie de rejoindre le centre ville.

Beaucoup plus tôt dans la matinée...

Beaucoup plus tôt dans la matinée…

Malgré tout un regroupement parvient à se former, avec les motivé-e-s de plusieurs lycées. Un cortège de 200 personnes commence à défiler à pas rapide dans le centre ville à partir de 10h30 : le but est d’inviter les autres bahuts à se mobiliser. Le débrayage tourne court : tout est mis en place par les proviseurs et autres flics pour réprimer « préventivement » tout mouvement. Arrivé lycée Livet, les lycéens sont enfermés dans leur propre lycée : toutes les portes sont verrouillées, un bataillon de flics en armures se déploie en supplément devant le portail, face au cortège.  « Libérez nos camarades »

Les forces de l'Ordre bloquent le lycée Livet

Les forces de l’Ordre bloquent le lycée Livet

Les lycéens de Livet qui avaient quitté les cours et voulaient se joindre à la manif tombent nez à nez avec un portail verrouillé encadré par des flics menaçants. Tout un arsenal d’intimidation est mis en place conjointement par l’Éducation Nationale et la Police de Valls.

Le même processus sera répété ailleurs : flics et proviseurs sont main dans la main pour encager illégalement les lycéens dans les établissements. A Clémenceau, l’entrée principale est encore verrouillée et cernée de flics, les lycéens qui veulent sortir manger doivent emprunter un autre porte, plus loin …

Devant la gare, un nouveau manifestant est arrêté. Le dispositif policier devant l’édifice est comme d’habitude disproportionné.

Devant la gare

Devant la gare

La manifestation retourne vers l’hypercentre non sans avoir mis des barrières de chantier sur la ligne de tram, en criant des slogans.

« Ni État, ni Nation, liberté d’circulation/d’l’éducation »

« C’est pas les sans-papiers, c’est pas les immigrés, c’est ce gouvernement qu’il faut virer !»

« Flics, porcs, assassins »

Les flics sont copieusement hués tout au long du parcours. A noter plusieurs habitants qui approuvent bruyamment le passage du cortège en bas de chez eux.

Arrivée à Guist’Hau ou les lycéens sont encore enfermés. L’étau policier se resserre autour du cortège qui s’amenuise sérieusement, n’ayant pas pu agglomérer, à cause des flics, ceux qui voulaient s’y joindre. En repartant, les policiers en armure et les BACeux font une charge sournoise dans le dos des manifestants et arrachent un lycéen du groupe. Aucune riposte n’est possible vu le rapport de force inégal.

C’est le signal pour le début d’une chasse à l’Homme qui va durer près d’une heure dans le centre ville. Manifestants coursés dans les ruelles, fouilles et contrôles systématique, interpellations multiples, déploiement policier place Bretagne…

Au moins une douzaine d’interpellations ont été effectuées.

Alors même que le gouvernement verse des larmes de crocodile dans les médias sur la montée du racisme, il réprime et terrorise le mouvement lycéen antiraciste dans la ville du Premier Ministre.

Ne cédons pas à la peur que veulent créer les flics et l’État socialiste.

Solidarité.

Repris d’indymedia Nantes, 15 novembre 2013

[Coulounieix-Chamiers, 24] Un bâtiment administratif du collège incendié – Nuit du 1er au 2 juin 213

Dordogne : incendie criminel dans un collège près de Périgueux

Coulounieix-Chamiers (Dordogne), le 2 juin.  Un incendie criminel a ravagé dans la nuit de samedi à dimanche un bâtiment administratif de ce collège réputé calme. | Capture écran / France Bleu/Radio France

Coulounieix-Chamiers (Dordogne), le 2 juin. Un incendie criminel a ravagé dans la nuit de samedi à dimanche un bâtiment administratif de ce collège réputé calme. | Capture écran / France Bleu/Radio France

Un collège de la banlieue de Périgueux (Dordogne) sera fermé jusqu’à jeudi à la suite d’un incendie«volontaire», selon la police locale. Le feu a ravagé, dans la nuit de samedi à dimanche, un bâtiment administratif de l’établissement. Les dégâts sont importants, même si les salles de classe ont été épargnées grâce à des portes coupe-feu.

L’incendie s’est déclaré dimanche vers 3 heures du matin au collège Jean-Moulin de Coulounieix-Chamiers. Un établissement réputé calme, situé dans un quartier populaire de cette commune d’environ 8 000 habitants. L’alerte a été donnée par un voisin. Les pompiers ont pu rapidement maîtriser l’incendie qui a fortement endommagé le rez-de-chaussée du bâtiment administratif, à l’entrée du collège.

Des tags injurieux, dont les termes n’ont pas été communiqués, ont également été découverts sur plusieurs murs.

La directrice académique de Dordogne, Jacqueline Orlay, a fait part sur place de son «grand étonnement».

L’enquête a été confiée à la police de Périgueux.

 Leur presse formatée – LeParisien.fr, 02/06/2013 à 23h04

Solidarité avec les rebelles de Stockholm (mai 2013)

Solidarité avec les rebelles de Stockholm

“Nous ne voulons pas juste une part de gâteau;
 nous voulons toute la boulangerie … réduite en cendre “.

Solidarité avec les rebelles de Stockholm !

Durant cinq nuits des personnes de Stockholm et de ses alentours ont pris les rues pour exprimer leur mécontentement  face aux injustices du système, et de la société qui en résulte. Après des années d’intimidation de la police, de l’école, des garderies d’enfants et autres institutions étatiques, le meurtre d’un vieil homme par la police dans la banlieue de Husby a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

Nuit après nuit, des gens en colère  reprennent les rues et se rebellent contre tout ce qui les oppriment et  anéantit leurs vies. Ainsi, au cours des 5 dernières nuits, dans Stockholm et ses alentours, 4 postes de police, des écoles maternelles et des écoles ont été attaquées avec des pierres ou par le feu. Environ 100 voitures ont été incendiées, et les flics ont été bombardés de pierres.

Pour nous, ce n’est ni désespéré, ni des émeutes gratuites. Pour nous ces attaques visent diverses formes d’autorité ! L’autorité qui, dès l’enfance, contraint les gens à n’importe quel type de productivité, de la maternelle à l’école. De l’apparence physique, au logement et au travail. L’autorité qui tente de serrer toutes les pensées rebelles dans les costumes de conformité. Cependant, à la fin, ce système de merde n’a tout simplement pas assez de place pour tout le monde, peu importe si le costume te va ou pas. Ainsi, nous n’avons pas été surpris de voir surgir des débats sur l’intégration  ratée, le faible niveau d’éducation et les mauvaises perspectives de travail des gens de la banlieue. Mais ces discussions ne sont pas les nôtres, puisqu’on se débrouille sans les “bénéfices” de l’État qui prennent la forme de l’intégration, de l’éducation et du travail, ce qui signifie rien d’autre que la pacification sociale, tout comme nous pouvons vivre sans les”bénéfices” de l’État qui prennent la forme de la surveillance et de la police.

La répression et la paix sont les deux faces d’une même médaille, celle d’une fausse liberté.

L’image propre de la Suède sociale commence à s’effriter ! Enfin ! Dans un pays pacifié comme la Suède, où même la scène DIY reçoit des fonds de l’État afin qu’ils puissent acheter des maisons squattées à la ville dans le but de préserver la «paix sociale» et d’éviter la résistance, la façade commence à s’effriter et apparait le dégoûtant racisme d’État, le harcèlement quotidien, et, en boucle pendant des jours, le discours médiatique incroyablement hypocrite sur le soi-disant «quart-monde urbain».

Nous sommes heureux pour chaque acte rebelle qui crache à la gueule du système ! Après tout, nous sommes comme emprisonnés dans une cage qui s’appelle elle-même démocratie ! Nous détestons cet État et tous ceux qui le soutiennent.

Solidarité avec tous les insurgés !
Une accolade et de la  force pour les rebelles de Suède !

Pour l’anarchie !

(Mai 2013)

Traduction Le Chat Noir Emeutier/Contra-info, 30 mai 2013

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Syndrome de Stockholm

Le 13 mai, quelque part en Europe, un homme est assassiné par la police dans un quartier pauvre. Ce n’est pas un jeune, et cela ne se passe pas dans une zone connue pour sa conflictualité. Un homme de plus est tombé sous les balles de l’Etat. Cette fois cela se passe à Husby, dans la banlieue nord de Stockholm, ce paradis de la gestion social-démocrate de la domination. On n’est ni à Paris ni à Londres, pas à Bruxelles ni à Berlin. Mais qu’est-ce que cela change ? Les riches et leurs chiens de garde sont partout, et partout aussi existent des individus prêts à s’armer de courage pour exprimer leur révolte avec détermination. Même en Suède.

Moins d’une semaine plus tard, la nuit du 19 mai, des voitures commencent à brûler dans ce même quartier de Stockholm. La police et les pompiers sont accueillis avec des pierres. Le lendemain, la rage se transforme en émeute, les vitres de boutiques, d’équipements publics et d’écoles commencent à se fendre sous le coup de projectiles. Malgré les appels au calme et « à la responsabilité citoyenne », malgré les promesses des politiciens, les années d’humiliation et le sang du vieil homme abattu par la police ne s’achètent pas si facilement. Pour la troisième nuit de suite, ce sont encore près de 30 véhicules qui partent en fumée, mais pas seulement. Deux écoles et un centre culturel les rejoignent dans un incendie qui devient contagieux. A Jakobsberg, une autre banlieue située au nord-ouest de Stockholm, les actes commencent à dialoguer directement entre eux : un commissariat est attaqué. Les mots ne sont pas nécessaires, et les destructions ciblées parlent d’elles-mêmes.

La quatrième nuit, près de 90 feux sont allumés à différents endroits de la ville. Les pompiers courent partout, protégés par la police, et harcelés par de petits groupes. A Husby, 300 collabos effectuent des rondes pour contenir les affrontements. Mais c’est quoi, quelques milliers de flics et de citoyens qui essayent d’étouffer une émeute, face à la détermination de dizaines d’émeutiers ? Faute d’oxygène dans le quartier où tout a commencé, la joie se diffuse un peu plus loin : trois commissariats de plus sont attaqués, un à Kista au nord de Stockholm, deux autres au sud de la ville. La police perd son premier véhicule de patrouille, cramé, et rencontre des lasers aveuglants en plus des pierres et des molotovs. A 700 kilomètres de là, dans la troisième plus grande ville de Suède (Malmö), d’autres incendiaires rejoignent à leur tour le grand bal de la révolte.

Le jeudi 23 mai, l’émeute dure toujours. La police de Stockholm commence à s’épuiser, et attend avec impatience les renforts annoncés. Dans toujours plus de quartiers de la capitale, les feux touchent non seulement des voitures (et hop, 70 de plus !), mais visent aussi les intérêts de l’Etat et des patrons : à Rinkeby, à Södertälje, à Norsborg, à Tensta (une école), à Kista (une école), à Älvsjö (un commissariat), à Jordbro (un centre commercial). En dehors de Stockholm, les flics sont attaqués dans les villes de Borås, Karlskrona et Malmö. Les assurances commencent à sonner l’alarme, et chiffrent les dégâts de moins d’une semaine d’émeute à « plusieurs centaines de milliers d’euros ».

On arrête là, ou on continue de compter les nuits ? Alors ok, une dernière pour la route, la sixième. Stockholm est saturée de flics, et beaucoup crient provisoirement victoire. Sauf que tout n’est pas si simple, et d’autres grandes villes de Suède se réveillent avec un goût de cendres dans la bouche : à Orebro par exemple, une école a brûlé et un commissariat fait l’objet d’une tentative identique, tandis qu’à Kista, une autre école est partie en fumée.

Alors, ces émeutes pas si lointaines nous disent aussi quelque chose d’autre, à nous, ici ? Peu d’affrontements massifs avec les flics, et beaucoup de petits groupes mobiles. Des dizaines de voitures brûlées pour attirer les différents uniformes, puis des guet apens agiles. Et surtout, la capacité de cueillir une occasion, celle de détruire ce qui nous opprime au quotidien : une école ici, un commissariat là, ou un centre commercial encore ailleurs. En Suède, des poignées d’individus relativement isolés, mais armés de détermination et d’un peu d’imagination, ont réussi à diffuser leur rage pendant de longues nuits. Ils ont employé une langue enflammée qui a directement parlé au cœur et à l’esprit d’autres révoltés sur des centaines de kilomètres. Et si celle-ci a pu fendre en quelques jours la glace de la pacification apparente d’un grand pays nordique, qui sait si d’autres inconnus ne pourront pas à leur tour être saisis par sa beauté destructrice ? Une sorte de nouveau syndrome de Stockholm qui se gripperait à travers toute l’Europe…

Extrait du journal ‘Hors Service #37′

blog: journalhorsservice.blogspot.fr

 

[Suède] 6ème nuit d’émeute dans la banlieue de Stockholm et le feu se répand jusqu’à Oerebro (centre du pays) – 24 au 25 mai 2013

Stockholm : sixième nuit de violences, des voitures et une école incendiées

Des renforts de police étaient arrivés vendredi à Stockholm afin d’empêcher une sixième nuit d’émeutes après les violences qui ont déjà secoué cinq soirs de suite la banlieue de la capitale suédoise, sans faire de blessés. Mais plusieurs véhicules ont de nouveau été la proie des flammes dans la nuit de vendredi à samedi matin.

photo AFP

photo AFP

La tension semble cependant avoir diminué d’intensité même si à Oerebro, situé à 160 km à l’ouest de Stockholm, la police a fait état d’un incendie dans une école, en plus de quelques véhicules brûlés. Le calme semblait être revenu vers minuit.

école incendié à Oerebro, ville du centre du pays

école incendiée à Oerebro, ville du centre du pays

 Des effectifs de Göteborg et Malmö, respectivement les deuxième et troisième villes de Suède, sont venus à la rescousse. Les nombre de policiers venus en renfort n’a volontairement pas été communiqué. Jamais encore le pays n’avait connu de troubles ayant duré aussi longtemps dans une zone aussi vaste, selon un porte-parole de la police, Lars Bystroem.

Les patrouilles auxquelles ont participé des parents des jeunes de banlieue et des volontaires d’associations d’habitants ont contribué à faire baisser la tension. Plus d’une douzaine de véhicules avaient été la proie des flammes dans la nuit de jeudi à vendredi tandis que des départs d’incendies, rapidement maîtrisés, se déclaraient dans trois écoles et un commissariat de police des quartiers pauvres de la banlieue de Stockholm à forte population étrangère. Les pompiers ont fait état sur Twitter de 70 interventions dans la nuit de jeudi à vendredi pour éteindre des incendies de voitures, bennes ou bâtiments.

Un émeutier : «C’est la seule manière de se faire entendre»

Treize personnes âgées de 17 à 26 ans ont été interpellées. La police, qui s’est concentrée jusqu’à présent sur les incendies, a commencé à repérer les personnes soupçonnées d’avoir commis des actes criminels, selon l’agence de presse suédoise TT. «Même si nous n’intervenons pas, nous faisons régulièrement des enregistrements video et obtenons des informations auprès du public. Nous pouvons ainsi appréhender les personnes (repérées) deux ou trois jours plus tard», a expliqué Lars Bystroem.

Un jeune homme affirmant avoir participé aux émeutes, et identifié par la radio publique SR sous le pseudonyme de Kim, a dit avoir agi par révolte contre le chômage et le racisme touchant ces quartiers, comme celui de Husby.

«On a brûlé des voitures, jeté des pierres sur la police, sur les voitures de police. Mais c’est une bonne chose, parce que maintenant les gens savent où est Husby (…) C’est la seule manière de se faire entendre», a-t-il déclaré.

Les policiers de Södertälje, ville de la banlieue de Stockholm, ont rapporté avoir été caillassés.

Un chef de la police : «Un petit groupe de criminels professionnels»

Le chef de la police du comté de Stockholm Mats Loefving a déclaré vendredi à la radio suédoise que les émeutiers étaient des jeunes avec ou sans passé de délinquant. «Et au milieu de tout cela, il y a un petit groupe de criminels professionnels qui profitent de la situation pour commettre des crimes comme ceux-là», a-t-il expliqué. D’après SR, les trois grandes compagnies d’assurance en Suède, If, Folksam et Trygg-Hansa, ont jusqu’ici chacune reçu des demandes d’indemnisation pour 20 à 30 véhicules brûlés. Une dirigeante d’If a évoqué des «millions» de couronnes (des centaines de milliers d’euros) de primes à prévoir.

Ces violences ont provoqué un débat en Suède sur l’intégration des immigrés, qui représentent environ 15% de la population, se concentrent dans les quartiers pauvres des grandes villes du pays et connaissent un taux de chômage plus important que le reste de la population. A Husby, le taux de chômage atteignait ainsi 8,8% en 2012, contre 3,6% à Stockholm.

A l’étranger, ce troubles ont remis en cause l’image pacifique et égalitaire de la société suédoise. Le ministère britannique des Affaires étrangères et l’ambassade des Etats-Unis à Stockholm ont mis en garde leurs ressortissants et leur ont conseillé d’éviter de se rendre dans les quartiers affectés par les troubles.

Leur presse de l’ordre – LeParisien.fr (AFP), 25/05/2013 à 07h25

Sixième nuit d’émeutes à Stockholm

En Suède, des quartiers de la banlieue de Stockholm ont été le théâtre d’émeutes pour une sixième nuit consécutive. Plusieurs véhicules ont de nouveau été la proie des flammes et un incendie a été allumé dans une école du quartier Tensta.

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école de Tensta

La tension semble cependant avoir diminué d’intensité depuis l’arrivée de forces de police supplémentaires.

Les patrouilles auxquelles ont participé des parents des jeunes de banlieue et des volontaires d’associations d’habitants auraient également contribué à calmer la situation, selon les autorités.

Les troubles s’étendent au reste du pays

Si Stockholm a connu sa nuit la plus calme depuis le début des troubles, les violences touchent désormais d’autres régions du pays.

À Orebro, dans le centre de la Suède, une vingtaine de jeunes masqués ont mis le feu à trois voitures et à une école. Ils ont également tenté d’incendier un commissariat de police, alors qu’à Sodertalje, une autre ville de taille moyenne, le feu a pris dans un immeuble vide.

Ces actes de vandalisme s’ajoutent à l’incendie d’une école primaire à Kista, dans la banlieue de Stockholm, la nuit précédente. Les 94 élèves seront réinstallés lundi dans des salles de classe improvisées dans des immeubles de bureaux du voisinage.

Le premier ministre Fredrik Reinfeldt a tenu une réunion de crise vendredi.

Au total cette semaine, une centaine de voitures ont été incendiées et des écoles, des bibliothèques et des commissariats ont été vandalisés. […]

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Leur presse de l’ordre – Agences de presse (AP,AFP, Reuters), 25/05/2013 

[Suède] Les émeutes continuent pour la 5ème nuit consécutive, tandis que les citoyens travaillent à Husby – Stockholm, nuit du 23 au 24 mai 2013

Suède: nouveaux incidents dans la banlieue de Stockholm

Plus d’une douzaine de véhicules ont été la proie des flammes tandis que des départs d’incendies, rapidement maîtrisés, se sont déclarés dans trois écoles et un commissariat de police, vendredi, lors de la cinquième nuit consécutive d’incidents dans les quartiers pauvres de la banlieue de Stockholm à forte population étrangère.

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La police a indiqué qu’elle prévoyait d’appeler des renforts, tandis que des groupes de parents ou organisations d’habitants qui patrouillaient dans les rues ont prêté assistance, a affirmé un porte-parole de la police, Kjell Lindgren.

Les pompiers ont fait état sur Twitter de 70 interventions dans la nuit, pour éteindre des incendies de voitures, bennes ou bâtiments.

Ce total est inférieur aux 90 de la nuit précédente.

M. Lindgren a annoncé 13 interpellations de personnes âgées de 17 à 26 ans. Il a précisé qu’il n’y avait pas eu de blessé.

Un jeune homme affirmant avoir participé aux incidents, et identifié par la radio publique SR sous le pseudonyme de Kim, a dit avoir agi par révolte contre le chômage et le racisme touchant ces quartiers.

« On a brûlé des voitures, jeté des pierres sur la police, les voitures de police. Mais c’est une bonne chose, parce que maintenant les gens savent où est Husby (…) C’est la seule manière de se faire entendre », a-t-il déclaré.

A Rinkeby, un quartier de Stockholm connu pour sa concentration d’immigrés pauvres, cinq voitures garées les unes à côté des autres ont entièrement brûlé, a constaté un photographe de l’AFP.

A Jordbro, dans la banlieue sud, un incendie de voiture s’est étendu à un centre commercial, l’endommageant fortement.

Trois autres véhicules ont été incendiés à Norsborg tandis que l’incendie d’un commissariat de police à Älvsjö était rapidement maîtrisé. Les pompiers ont dit avoir rapidement maîtrisé un départ d’incendie dans une école du quartier de Tensta et une maternelle de Kista.

A Kista dans la banlieue pauvre de Stockholm, une école a ete incendiée dans la nuit de jeudi a vendredi. Les sinistres ont été rapidement circonscrits

A Kista dans la banlieue pauvre de Stockholm, une école a ete incendiée dans la nuit de jeudi a vendredi. Les sinistres ont été rapidement circonscrits

Les policiers de Södertälje, ville de la banlieue de Stockholm, ont rapporté avoir été caillassés.

D’après SR, les trois grandes compagnies d’assurance en Suède, If, Folksam et Trygg-Hansa, ont jusqu’ici chacune reçu des demandes d’indemnisation pour 20 à 30 véhicules brûlés. Une dirigeante d’If a évoqué des « millions » de couronnes (des centaines de milliers d’euros) de primes à prévoir.

Ces violences ont provoqué un débat en Suède sur l’intégration des immigrés, qui représentent environ 15% de la population, se concentrent dans les quartiers pauvres des grandes villes du pays et connaissent un taux de chômage plus important que le reste de la population. A Husby, le taux de chômage atteignait ainsi 8,8% en 2012, contre 3,6% à Stockholm.

A l’étranger, elles ont remis en cause l’image pacifique et égalitaire de la société suédoise. « Les Suédois ont leur Villiers-le-Bel ou leur Clichy-sous-Bois« , deux villes de la banlieue parisienne touchées par de graves émeutes en 2007 et 2005 respectivement, a estimé le polémiste Eric Zemmour sur la radio française RTL.

Les troubles auraient pour origine la mort à Husby, un quartier défavorisé de la capitale, d’un habitant de 69 ans abattu par la police à son domicile. La police a dit avoir été incapable de raisonner cet homme armé et a plaidé la légitime défense.

En raison de sa politique d’immigration libérale, la Suède est devenue ces dernières décennies l’une des premières destinations des immigrants en Europe, dont des ressortissants d’Irak, d’Afghanistan, de Somalie, des Balkans et récemment de Syrie.

De graves incidents comparables à ceux se déroulant actuellement avaient déjà eu lieu en 2010 à Rinkeby et en 2008 à Malmoe (sud) où un centre culturel islamique avait été fermé.

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photo agence Reuters

photo agence Reuters

Leur presse de l’ordre – AFP, 24/05/2013

Nouvelle nuit d’émeutes à Stockholm, questions sur la politique d’intégration

Dans la nuit de mercredi à jeudi, les appels au calme et à la responsabilité citoyenne, lancés par le Premier ministre Fredrik Reinfeldt semblent avoir été entendus, du moins dans la banlieue de Husby, où tout a commencé il y a quatre nuits. Quelque 300 personnes, parents, habitants de la cité, des organisations en tous genres, se sont mobilisées toute la nuit pour empêcher la poursuite des violences. En revanche, des émeutes se sont étendues à d’autres banlieues du sud de la capitale, avec les mêmes actes de violence.

Au moins un agent a été blessé par des jets de pierres. Plusieurs véhicules ont été incendiés, dont une voiture de police. Des voitures ont également été prises pour cibles à Malmö.

Leur presse -RTBF, jeudi 23 mai 2013 à 8h49 via Brèves du désordre

[Suède] Comicos incendiés & écoles vandalisées… l’émeute est partout – Stockholm, soirées des 21 et 22 mai 2013

Incendies de voitures, bris de vitres et jets de pierre : la Suède a connu, mercredi 22 mai, une quatrième nuit de violences dans des quartiers défavorisées de la banlieue de Stockholm. Malgré l’appel au calme lancé par le premier ministre, les émeutiers sont à nouveau sortis dès la tombée de la nuit, les violences se déplaçant de Husby, au nord de Stockholm, vers le sud.

Le feu a été mis à un commissariat de police à Rågsved, dans la banlieue sud de Stockholm, a annoncé la presse locale. Il n’y a pas eu de blessé et le feu a pu être rapidement éteint.

A Hagsätra, un autre quartier du sud de Stockholm, une cinquantaine de jeunes ont lancé des pierres à la police et brisé des vitres, pour ensuite s’éparpiller dans différentes directions. Des violences ont également eu lieu dans le sud du pays. A Malmö, deux voitures ont été incendiées, a annoncé la police.

Au total en quatre nuits, des magasins, des écoles, une commissariat de police et un centre culturel ont subi des dégâts. Un policier a été blessé dans les dernières violences et cinq personnes ont été arrêtées pour tentative d’incendie.

Les émeutes ont été déclenchées par la mort d’un homme de 69 ans dans la banlieue d’Husby, tué par la police alors qu’il brandissait une machette, ce qui a déclenché des accusations de brutalité policière. Les troubles se sont ensuite étendus de Husby, où vivent de nombreux immigrés, à d’autres banlieues pauvres de Stockholm. La capitale suédoise avait déjà été touché par des troubles en 2010, avec l’attaque d’un commissariat et des incendies à Rinkeby, autre quartier défavorisé de Stockholm, par près d’une centaine de jeunes.

Leur presse – LeMonde.fr, 23/05/2013

Firefighters extinguish a burning car in the Stockholm suburb of Kista

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Educ’, prof, flic?

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Dans la nuit du mardi 21 au mercredi 22 mai 2013, les émeutes s’étaient déjà répandues à plusieurs quartiers de Stockholm: des incendies de voitures et jets de pierres sur les flics ont duré une bonne partie de la nuit.

A Jakobsberg, dans le secteur nord-ouest de Stockholm, un commissariat de police a été incendié, deux écoles ont été vandalisées, ainsi qu’un centre artistique.

Plutôt dans la journée de mardi, le premier ministre suédois avait qualifié ces émeutes de « hooliganisme ». Une trentaine de véhicules auraient brûlé durant cette 3ème nuit d’émeute.

Reconstitution d’après leur presse

[Suède/Flics porcs assassins] La banlieue nord de Stockholm brûle pour la deuxième nuit consécutive

Mise-à-jour 21/05/2013:

SUÈDE • Les émeutes continuent dans la banlieue de Stockholm

« Les émeutes continuent », titre le quotidien après la deuxième nuit consécutive de troubles à Hosby, dans la banlieue de Stockholm.

Des voitures ont été incendiées et des jeunes masqués ont jeté des pierres sur les forces de l’ordre.

Ces évènements font suite à un incident survenu à Husby le 13 mai, quand des policiers ont abattu un homme de 69 ans qui les menaçait. Dagens Nyheter ajoute que ces troubles s’expliquent également par la ségrégation et le chômage, dans ces zones où la majorité des habitants sont des immigrés ; la police est notamment accusée de propos racistes envers les jeunes de banlieue.

« On nous a traité de ‘nègres’ et de ‘singes' », déplore Rami Al-Khamisi, porte-parole de l’organisation Megafonen [« Le mégaphone »], qui lutte pour plus de justice sociale et qui emploie des jeunes de la banlieue de Stockholm.

Leur presse – Courrier international (Dagens Nyheter), 21/05/2013

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L’agitation s’est poursuivie mardi soir à Husby dans la banlieue nord-ouest de Stockholm.

Des individus cagoulés ont attaqué les policiers et les pompiers à coups de pierres. Quatre personnes ont été arrêtés, soupçonnés d’avoir participé aux émeutes.

Entre 50 et 100 personnes ont été impliquées dans les attaques contre la police et les services d’incendie, selon la police. A quatre heures, les incendies ont été éteints et le quartier de Husby était redevenu relativement calme, selon l’attachée de presse de la police Diana Sundin.

Traduit librement de la presse, 21/05/2013

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Photos prises de aftonbladet.se, 21/05/2013

Dans la nuit du 19 au 20/05/2013:

Nuit d’émeute dans une banlieue de Stockholm

De nombreux véhicules ont été brûlés dans la nuit de dimanche à lundi à Husby, une banlieue du nord de Stockholm. Les troubles auraient comme origine la mort d’un homme abattu par la police.

Des émeutes ont éclaté dans un quartier du nord de Stockholm aux alentours de 22 heures dimanche alors que la police intervenait pour des incendies de véhicules. Selon les forces de l’ordre, des jeunes ont commencé à leur jeter des pierres à leur arrivée.

Environ 50 personnes ont dû être évacuées d’un immeuble d’habitation, incommodées par la fumée d’un garage en feu.

Des témoignages font état de plusieurs dizaines de véhicules incendiés, parmi lesquels des camions.

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Pas d’arrestations

Selon les médias suédois, l’origine des troubles serait la mort d’un homme de 69 ans, abattu lundi dernier dans le quartier par la police alors qu’il menaçait des passants avec une arme blanche.

Le calme est revenu dans le quartier tôt lundi matin. La police n’a procédé pour l’heure à aucune arrestation, mais a annoncé qu’elle allait enquêter à l’aide des images de caméras de sécurité.

Leur presse – RTS.ch, 20/05/2013 à 13h11

Dans la presse anglophone, on apprend que les vitres de deux écoles ont volé en éclats (dont un début d’incendie a été constaté dans une école à Trondheim Way), que plusieurs entreprises ont été la cible des émeutiers, que le centre commercial local a également été vandalisée, et que trois policiers ont été blessés dans la bagarre. La police estime qu’entre 50 et 60 jeunes ont participé à l’émeute et qu’une centaine de véhicules a été incendiée, dont une large partie des camions de chantiers. Les affrontements ont débuté à l’arrivée des flics et des pompiers lors des premiers feux de véhicules: une soixantaine de jeunes cagoulés a attaqué la police avec des pierres. Entre autre, un flic a été passé à tabac par la foule.

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[Belgique] Tags, stickers et affiches anarchistes – Bruxelles, 21 février 2013

Expressions anarchistes à St-Gilles (Bruxelles), 21/02/2013:Ressources de la guerre sociale (Bibliothèque/Médiathèque)

Ressources de la guerre sociale (Bibliothèque/Médiathèque)

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"Quand j'ai plus un rond sur le parking, y a toujours une solution: un peu de colle forte dans la fente et c'est gratuit pour tout le monde!" Paul, 41 ans

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