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[Mexico] Sur les arrestations des trois compagnon.ne.s après une attaque et les actions directes en solidarité

Mexico : trois compagnon-ne-s arrêté-e-s suite à une attaque

Dimanche 5 janvier vers 10h du soir, deux groupes d’individus habillés de noir ont attaqué avec des pierres et des molotovs le bâtiment du ministère des communications et des transports de la ville de Mexico et un concessionnaire Nissan situé non loin, causant des dégâts au bâtiment et à plusieurs voitures.

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Lors de l’attaque contre le ministère, la police fédérale qui surveillait le bâtiment a tiré d’abord en l’air puis à plusieurs reprises contre les compagnons, mais blesser personne.

Au parquet général (PGJ-DF), trois personnes sont en garde-à-vue :

Fallon Poisson, d’origine canadienne
Amelie Pelletier, d’origine canadienne
Carlos Lopez Martin, d’origine mexicaine

Tous trois sont des compagnon-nes anarchistes lié-es à différents projets et initiatives en affinité.

Jusqu’à présent, la seule accusation est celle de dégradations, évaluées entre 50 et 150 000 pesos [10 000 euros].

Alors qu’on pensait dans un premier temps que les deux compagnonnes canadiennes sortiraient sous caution et seraient expulsés, on apprend que le tribunal fédéral a décidé la prison préventive pour tous les 3, qui ont donc été transférés à la PGR (Parquet général de la République).

Jusqu’à présent, ce dernier n’a voulu relâcher aucune information aux avocats, la seule chose que nous savons est qu’ils sont en train d’établir les accusations contre les compagnons. On ne connaît pas non plus ce qui adviendra des deux compagnonnes canadiennes, le consul de ce pays n’ayant pas donner d’autres infos.

Un rassemblement solidaire est prévu aujourd’hui mardi 7 janvier devant la PGR, au métro Camarones, à 15h30.

Pour toute lettre de solidarité, salutations, soutien économique et informations, merci de contacter ce mail :
[email protected]

D’après les communiqués du Collectif informel anticarcéral Liberté pour les prisonniers !,
Ville de Mexico, 6 janvier 2014

[Traduit de l’italien de informa-azione, Mar, 07/01/2014 – 22:59] par les Brèves du désordre

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Jusqu’à présent, un appel du compagnon Carlos a été reçu informant de la décision du procureur général d’imposer un arraigo* de 40 jours aux trois. Nous savons qu’il s’agit d’une mesure désespérée de la PRG** pour retenir les compagnon.nes et chercher plus d’éléments pour leur condamnation, mais il est également clair qu’ils veulent poursuivre l’interrogatoire, leur faire signer des déclaration compromettante, les torturer, pour obtenir des informations et impliquer à d’autre compagnon.nes. C’est aussi un moyen de convaincre les familles et ami.es d’abandonner la défense juridique, parce que sa conviendrait au gouvernement d’avoir un avocat d’ordre commun pour les baiser à la place d’une défense juridique et politique. Le PGR n’a pas d’éléments, mais en sont à la recherche.

À Montréal les compagnon.nes se sont rassemblé.es devant le consulat mexicain en soutien aux compagnon.nes Amellie, Carlos et Fallon!

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Une vidéo ici

*arraigo: une sorte de détention préventive arbitraire officialisé qui peut s’étendre sans preuve.
**PRG: Procureur Général de la République

Lettre de Carlos

Avec beaucoup d’énergie et de rage j’écris ces quelques lignes pour faire connaître mon état actuel d’enlèvement par le gouvernement du district Fédérale, également de divaguer un peu sur certains aspects.

Ma situation politique n’a pas encore été décidé, pour des raisons évidentes je ne peux entrer dans les détails afin de ne pas entraver ma défense. Le dimanche soir, 5 janvier, compagnonnes Fallon, Amélie et moi fumes détenu.es par la police en tant que prétendument responsable d’une attaque avec des cocktails molotov faite au Ministère de Communications et des Transports ainsi que l’incendie de plusieurs voitures d’un concessionnaire de NISSAN, de for fédéral et commun respectivement.
Jusqu’à présent, mercredi 8 janvier, nous sommes accusé.es de terrorisme, de criminalité organisée et de dommages à la propriété.

Malgré tout nous allons bien, fort.es et uni.es et avons atteint le troisième jour de détention entre les interrogatoires et les stratagèmes de montages téléromanesques comme le cas curieux d’un faux groupe humanitaire, qui au moment d’être seuls avec moi m’ont indiqué qu’ils avaient été envoyés par une compagnonnes en me donnant son nom et une description physique d’elle. Je les ai initialement cru et j’ai commencé à parler à l’un d’eux qui semblait très intéressé par mon cas. Mais c’est facile d’identifier les méthodes utilisées par un porc (toutes mes excuses aux vrais porcs) et j’ai tout de suite deviné qu’il s’agissait d’un flic.

Dans sa prétendue intention de nous défendre, il m’a montré plusieurs photos où j’apparais avec des ami.es et me demanda « amicalement » les noms et infos spécifiques et j’ai immédiatement pensé, comment un policier peut-il prétendre d’agir comme un compagnon s’il n’existe pas de dignité dans son cœur ? Bien, dans leur entraînement ils sont domestiqués comme des chiens de chasse au service d’un maître, à obéir sans questionner, ils ne font qu’agir et ne ressentent rien, ce qui leur donne cette façon unique de baver et d’avoir cette lueur de harcèlement malicieux dans leurs regards.

Personnellement, je me revendique anarchiste de praxis insurrectionnelle, j’entends par là, la rupture avec toutes les formes de domination par la lutte quotidienne, penser et repenser les méthodes et objectifs, partant de la libre volonté de l’individu à l’organisation de relations sociales d’une manière horizontale, capables de décider de nos propres vies, en commençant par la destruction de nos propres paradigmes mentaux qui nous lient dans l’obéissance et la soumission, pour transcendre dans la conflictualité d’une manière permanente et informelle.

Je sais que la solidarité entre anarchistes est forte comme un chêne, qu’elle va plus loin que de simple mots.

Solidarité avec Gustavo Rodríguez, Mario Gonzalez, Amélie Truedeau , Fallon Poisson, Gabriel Pombo. Felicity Ryder et tou.tes les camarades faisant face à la déportation, qui sont fugitifs.ves ou bien en prison.

Carlos López « El Chivo »
Separos Procuraduría General de la República, Camarones, Distrito Federal.
[Cellules du Procureur Général de la République, Camarones, District Fédéral (Mexico)]

Lettre de Fallon

Bonjour les amis !

Nous sommes ici ensembles, nous de ce côté et vous de l’autre peut-être. Dans le langage de l’État ce sont des années ou des kilomètres qui vont nous séparer, mais ce que nous partageons est beaucoup plus grand que tous les kilomètres ou années. L’État pense créer une distance entre nous, mais c’est le contraire, nous serons ensembles plus que jamais !

Aujourd’hui c’est le 8, ça fait environ 60 heures que nous voyageons entre le voitures de la maudite police et les centres fédéraux et provinciaux, et bien qu’ils aient décidé que nous allons rester ici 48 heures supplémentaires, ils n’obtiennent rien car le silence est plus fort que la répression.

La chose la plus importante pour moi maintenant est de construire une force plus grande que la prison. Nous avons le contexte pour bâtir des relations internationales. Pour moi la solidarité est dans l’amitié, je ne suis pas une victime ou une prisonnière politique, je veux utiliser la réalité que nous vivons en ce moment pour construire de l’amitié plus forte et plus grande. Je suis prête à combattre l’autorité ici comme à l’extérieur, je vais jamais arrêter.

La prison est une réalité normale et je vais utiliser cette expérience et j’espère que vous aussi pour développer une force individuelle plus puissante jour après jour.

Nous sommes ici et nous serons toujours là pour faire face à toute la réalité en prison et à l’extérieur.

Une grande accolade à vous tous et toutes.
Contre l’autorité ici et à l’extérieur!

Fallon

Traductions de l’espagnol (Fuego a la carceles) par sabotage média (légèrement modifié)

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[Vancouver, CA] Banque incendiée en solidarité avec les compagnon.nes emprisonné.e.s à Mexico.

Le 9 Janvier, nous avons répondu à un appel à la solidarité avec les compagnons anarchistes arrêtés à Mexico, Fallon Poisson, Amélie Pillierst et Carlos López Mart. Nous sommes allés jusqu’à une banque HSBC sur East Hastings, en territoire occupé Salish Coast (Vancouver, BC), et avons allumé un engin incendiaire dans la zone des distributeurs automatiques de billets provoquant une boule de feu énorme. HSBC est un symbole du capitalisme, de l’oppression et de la domination. C’est donc une cible parfaite pour notre rage.

Cela vient aussi à un moment où le ministre de la Justice du Canada, Peter Mackay, met en garde les militants à ne pas commettre d’actions illégales pour l’arrêt des pipelines*. Mackay tu peux te mettre tes avertissements dans ton putain de cul. Les rêves de l’Etat et des sociétés d’extraction de ressources massives seront la proie des flammes de la révolte dans les rues par le sabotage et la destruction nocturne. Le besoin de liberté, l’anarchie et la libération vont détruire cet état colonial. Nos actes de sabotage sont incontrôlables, stratégique et réussie. Cette attaque contre HSBC n’est que le début de sabotage volontaire en cours. Nous sommes également en solidarité avec les guerriers Miq’maq et d’autres manifestants faisant face aux charges et au harcèlement des porcs de la GRC et l’État canadien lors des manifestations anti-extraction à Elsipogtog.

SOLIDARITÉ AVEC LES COMPAGNON.NE.S PASSIBLES D’EMPRISONNEMENT A MEXICO!
SOLIDARITE AVEC TOUS LES DEFENSEURS DES TERRES ET DES COMPAGNON.NE.S ANARCHISTES !
SABOTER LE SYSTEME DE CONTROLE SOCIAL, DE DOMINATION, DU PATRIARCAT ET DE L’OPPRESSION!
VIVE L’ANARCHIE!

Traduit de l’anglais d’anarchistnews, 10 janvier 2014 à 11h15

*Il s’agit des extractions de différents gaz sur des territoires autochtones au Canada, où depuis lesquels une résistance faite d’actions directes et de manifestations s’organise.

[Canada] Quelques attaques et sabotages solidaires contre l’extraction de gaz de schiste

Front Anarchiste Informel (FAI) – Solidarité contre les gazoducs

Les terres de l'Alberta en chantier

Les terres de l’Alberta en chantier

Tôt en cette matinée du mercredi 6 novembre, une agence de la Banque Royale du Canada (RBC) a eu deux de ses guichets automatiques et quatre de ces vitrines cassées. Ce fut une cible facile, car c’était loin sur East Hastings, à Burnaby (banlieue de Vancouver). La RBC a été attaquée parce qu’ils financent le projet le plus destructeur sur Terre; les sables bitumineux de l’Alberta.

Tôt le matin suivant, une station Chevron au coin de la 1ère avenue et Nanaimo a eu neuf de ses douze pompes cassées, les foutant efficacement hors d’usage. Ça a sans aucun doute coûté des dizaines de milliers de dollars à Chevron dû aux dommages et revenus perdus. Ce fut facilement exécuté avec un marteau et ça a pris une à trois frappes pour chaque pompe. Chevron a été attaqué car c’est un actionnaire majoritaire dans le projet Pacific Trail Pipeline. L’extraction du Pacific Trails (PTP) est un projet d’extraction de gaz naturel déjà approuvé, mais les Unist’ot’en ont construit un blocage directement sur le chemin de cette extraction. En tant qu’anarchistes nous n’avons rien de moins que de la solidarité pour les Unist’ot’en et allons faire tout ce qu’on peut pour les soutenir dans leur lutte contre toutes ces sociétés qui veulent détruire leur territoire et ces gouvernements coloniaux qui souhaitent assister les entreprises, car ça suit le même courant que lutte anarchiste.

Aux autres activistes et groupes environnementaux: ce mouvement contre les extractions sera anti-capitaliste ou ne sera pas. Ça sera soit une amalgame de tactiques «violentes» et pacifiques, ou bien ce sera inefficace. Ça sera soit contre ce gouvernement colonial, ou bien ce sera sans succès. Nous comprenons la misère et le désespoir de cette société et le capitalisme peut être très peu inspirant et surtout déprimant, mais il n’y a rien de plus émancipant, malgré l’existence de cette société, que de casser, brûler, piller et faire sauter quelque chose qui brise votre vie au quotidien. Nous espérons que ces actions vont vous inspirer à prendre quelques risques. Trouve ta zone de confort et mets-la au défi.

Nous comprenons que ça peut être apeurant de commettre des actes illégaux or c’est mieux de commencer petit pour accumuler de la confiance et du savoir-faire. Essaies de poser des affiches autour de ta ville et passe des bombes de peinture aux graffitis ciblés. Et ainsi de suite. (…)

NIQUE LE GAZODUC DU PACIFIC TRAIL ! NIQUE LE PROJET ‘NORTHERN GATEWAY’ !

DÉTRUIS CE QUI TE DÉTRUIT!

PAS D’EXTRACTIONS SUR LES TERRES AUTOCHTONES VOLÉES!

LONGUE VIE À L’ANARCHIE!

SOLIDARITÉ, DU TERRITOIRE OCCUPPÉ DE LA CÔTE SALISH, AUX CAMARADES D’À TRAVERS LE MONDE

- FAI – Front Anarchiste Informel

**Voici un extrait de leur site:

Le camp Unist’ot’en est une communauté de résistance dont le but est de protéger le territoire souverain Wet’suwet’en contre plusieurs projets d’extractions provenant de gigaprojet des sables bitumineux et des gaz de schiste de ‘Hydraulic Fracturing Projects’ dans la région de ‘Peace River’.

Le territoire Wet’suwet’en, qui s’étend de Burns Lake jusqu’aux ‘Coastal Mountains’, est un territoire souverain qui n’a jamais été cédé à l’État colonial Canadien; les Wet’suwet’en ne sont sous aucun traité avec le gouvernement Canadien. Leur territoire, alors, est et restera toujours libre, et appartient uniquement au peuple Wet’suwet’en.

Depuis Juillet 2010, les Wet’suwet’en ont établi un camp sur le chemin du gazoduc ‘Pacific Trails’. Toghestiy, chef héréditaire des Likhts’amisyu, a déclaré: « Les Unist’ot’en et les Wet’suwet’en de la base ont fermement déclaré qu’ils ne vont pas permettre un tel gazoduc traverser leur territoire. Les gouvernements fédéraux et provinciaux, tout comme les conseils de bande régis par la Loi sur les Indiens, n’ont aucun droit ou juridiction d’approuver un développement sur les terres Unist’ot’en. En consultant uniquement les conseils de bande de la Loi sur les Indiens, le gouvernement Canadien brise ses propres lois telles que soulignées dans une décision de la Cour Suprême de Delgamuukw, qui reconnaît les processus de jugement héréditaires.”

Freda Huson, porte-parole pour le ‘Clan Unist’ot’en’, a déclaré: « le gazoduc du Pacific Trails n’a pas la permission d’être sur notre territoire. Il s’agit d’un territoire non-cédé. À travers des courriels et des réunions, nous avons continuellement dit NON. La route proposée d’extraction de gaz du ‘Pacific Trail’ passe à travers deux canaux de reproduction de saumons qui alimentent nos réserves de nourriture. Nous avons envoyé un message clair à ‘Pacific Trails Enbridge’ et à toute l’industrie: on ne laissera passer aucun pipeline à travers notre territoire.«  »

Le clan Unist’ot’en ​​est contre toutes les canalisations d’extraction prévues pour traverser leurs territoires. Cela inclut ‘Enbridge Northern Gateway’, ‘Pacific Trails’, ‘Côte Gas Link’, ‘Kinder Morgan’s northern proposal’, et d’autres. Le gazoduc de ‘Pacific Trails’ est la menace la plus pressante et immédiate pour la communauté. Le gazoduc ‘Enbridge’ serait construit à côté – avec essentiellement la même emprise que ‘Pacific Trails’, ce qui fait redouter que le gazoduc ‘Pacific Trails’ pourrait ‘guider’ le projet ‘Enbridge’.

Unist’ot’en Camp

Traduit de l’anglais (Anarchist News, 9 novembre 2013) par Antidéveloppement et légèrement retouché par nos soins

[Québec] Des véhicules du ministère de la sécurité publique attaqués à Montréal

Récemment, nous avons visité le parking du ministère de la sécurité publique du Québec situé au 600 rue Fullum. Nous avons versé du décapant à peinture sur leurs véhicules officiels et crevé les pneus.

Le ministère de la sécurité publique du Québec est entre autre responsable de la supervision de la police provinciale, des polices municipales et des prisons provinciales. Ce ministère est responsable de tous les aspects des conditions d’emprisonnement au Québec – du comportement des flics au items disponibles à la cantine.

Au moment de la publication de ce texte, il y a deux démonstrations de résistance au système carcéral au Canada. L’une est une grève de la faim engagée par des immigrant-e-s détenu-e-s en Ontario, accusé-e-s d’aucun crime, en attente de procédure de déportation. Leurs revendications incluent la demande de meilleurs traitements ainsi que la fin des détentions d’immigrant-e-s sans accusation criminelle. La grève de la faim en est présentement à sa cinquième semaine.

La seconde est une grève du travail en cour dans plusieurs prisons fédérales à travers le pays, protestant contre la coupure de salaire de 30% pour tous les détenu-e-s des prisons fédérales. Le gouvernement justifie cette coupure en annonçant que les prisonnier-e-s doivent payer une pension. Non seulement les prisonnier-e-s doivent déjà travailler au maintien de leur propre prison, mais ils devront dorénavant payer pour leur emprisonnement. Cette coupure de salaire fait parti d’une tendance plus large à empirer les conditions d’emprisonnement- peines plus longues, libérations conditionnelles avec conditions plus strictes, cellules doublement occupées et diminution des programmes en prison.

Solidarité avec les prisonniers en lutte; pour en finir avec la police et toutes les prisons.
Et avec Youri et Guillaume, prisonniers du G20 à la prison provinciale de Bordeaux à Montréal.

Source: Anarchistnews, 3 novembre 2013

[Canada] Manif émeutière contre le gaz de schiste – Rexton (N-B), 17 octobre 2013

Violente manif contre le gaz de schiste au N.-B.: 40 arrestations

Des dizaines de personnes ont été arrêtées, jeudi, lors d’une manifestation contre l’exploitation des gaz de schiste au Nouveau-Brunswick, après que des cocktails Molotov eurent été lancés sur des policiers et que des véhicules eurent été incendiés, a indiqué la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

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Au moins cinq véhicules de police ont été brûlés, des cocktails Molotov ont été lancés sur les policiers et au moins un coup de feu a été tiré par un civil, selon l’agente Jullie Rogers-Marsh.

«La GRC s’est appliquée à travailler avec toutes les parties impliquées dans l’espoir de trouver une issue pacifique. Ces efforts n’ont pas réussi», a-t-elle déclaré. «Les tensions montaient et des crimes sérieux ont été commis.»

Au moins 40 personnes ont été arrêtées pour délits liés aux armes à feu, menaces, intimidation, méfaits et violation d’une injonction de la cour.

Vers 7h30 jeudi matin, la police a commencé à faire respecter une injonction décrétée plus tôt ce mois-ci pour mettre fin au blocus visant à empêcher l’entreprise gazière SWN Resources d’effectuer des tests sismiques dans la région. Le blocus se tenait près de Rexton, sur la route 134, à proximité de l’entrepôt où se trouve l’équipement d’exploration de l’entreprise.

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La route 134, à la hauteur de Rexton, et la route 11, entre Richibucto et Sainte-Anne-de-Kent, ont été fermées à la circulation pendant environ 12 heures. Les écoles des environs ont été fermées pour la journée par mesure de précaution.

La GRC a commencé à faire respecter l’injonction après que des menaces eurent été proférées à l’endroit d’un garde de sécurité sur les lieux, la nuit précédente, a rapporté Mme Rogers-Marsh. Elle n’a pas voulu révéler les tactiques utilisées par la police pour contenir la foule et a refusé de commenter des informations selon lesquelles les policiers auraient utilisé des balles de caoutchouc.

Robert Levi, conseiller membre de la Première Nation Elsipogtog, a raconté s’être rendu sur les lieux de la manifestation tôt jeudi, lorsqu’il a appris que la police allait agir.

Il a rapporté que la police avait vaporisé du gaz poivré sur des dizaines de personnes après 9 h 30, alors qu’il arrivait sur les lieux accompagné du chef et du conseil de la nation Elsipogtog.

La GRC avait bloqué la route 134 le 29 septembre, lorsqu’une manifestation a commencé à déborder sur la voie publique. Les manifestants ont ensuite coupé des arbres de chaque côté de la route, bloquant l’accès aux terrains de l’entreprise gazière.

Le premier ministre David Alward a appelé au calme et a exprimé son appui envers le travail fait par la GRC «pour assurer que les lois du Nouveau-Brunswick soient protégées».

Leur presse – lapresse.ca (Mélanie Patten), 17/10/2013 à 19h52

Immédiatement après la répression des opposant.es au projet d’extraction de gaz de schiste, une manifestation de solidarité a rassemblé plus de 200 personnes à Montréal. D’autres actions de solidarité sont prévues un peu partout au Canada dans les jours à venir.

[Québec] Récit de la manif en solidarité avec les sans-papiers au centre de rétention de Laval (nord de Montréal) – 11 août 2013

Poing_prisonLe 11 août 2013, environ 100 migrants et leurs soutiens sont descendus dans la rue en direction du centre de rétention pour migrants de Laval juste à l’extérieur de Montréal, pour dénoncer la pratique du gouvernement canadien d’enfermer et d’expulser les personnes sans statut. La manifestation a été organisée en collaboration avec la Journée de la justice pour les prisonniers, qui a lieu chaque année le 10 août pour commémorer les vies de ceux qui luttent et meurent derrière les barreaux, et de réaffirmer l’engagement des personnes pour la suppression des prisons. Des gens sont venus en bus, d’autres à vélo, et quand ils sont arrivés, ils étaient déterminés à faire suffisamment de bruit pour que les migrants à l’intérieur du centre de rétention puissent entendre leur message.

Sur une journée donnée, de 400 à 500 migrants sont enfermés derrière les murs des centres de rétention à travers le pays. La dernière décennie a vu une augmentation significative du nombre de migrants détenus, avec 82.000 détentions sur 2004-2011 et un nombre supplémentaire de 13.000 détenus depuis 2011. Suite à la mise en œuvre des politiques de détention obligatoire par le projet de loi C-31, tous ce.lles.ux qui entrent par de soi-disant «moyens irrégulier» peuvent faire face à un an de détention.

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Photo de leur presse – journalmetro.com, 11/08/2013 à 21h49

Des silhouettes représentant des proches qui ont été raflés et des banderoles lumineuses ont été accrochés à la clôture. Des messages de solidarité en arabe, hongrois, espagnol, ourdou, anglais et français ont été lus à haute voix, tandis que des restes de vêtements ont été suspendus le long du mur, symbolisant la violence subie aux postes-frontières du monde entier.

Pendant le pique-nique, quelqu’un de l’intérieur a informé les organisateurs que, en raison de la manifestation, les heures de visite avait été annulées pour toute la journée, les prisonniers étant punis par l’annulation du temps de prière, tout en étant interdit de fumer et confinés dans leurs chambres.

Exaspéré par ces nouvelles, les gens se sont précipités vers la clôture extérieure du centre de rétention et ont commencé à taper sur ces portes en métal. Peu après, la porte a été démolie et un groupe de manifestants a violé le périmètre et a réussi à exprimer leur rage directement à l’extérieur des bâtiments où les migrants sont en cage.

En fin de compte, aucune arrestation n’a été faite. Alors que l’acte d’abattre le mur était symbolique, c’était encore un pas en avant pour la destruction de tous les murs de prison et les frontières qui séparent les personnes à travers le monde.

Voir la vidéo de la manif

Traduit de l’anglais de MediaCoop (en collaboration avec Contrainfo)

[Montréal, Québec] Contre la gentrification du quartier Hochelaga

Depuis leurs médias (via SabotageMedia) nous apprenons que, dans la nuit du 7 août dernier, la mascotte de Zone HoMa – un événement culturel yuppie qui s’inscrit dans la gentrification du quartier Hochelaga – a été vandalisée avec de la peinture rouge et “culture de bourge” y a aussi été inscrit.

'Jolène la Licorne', mascotte de 'Zone HoMa' et symbole de la gentrification du quartier populaire d'Hochelaga de Montréal

‘Jolène la Licorne’, mascotte de ‘Zone HoMa’ et symbole de la gentrification du quartier populaire d’Hochelaga de Montréal

Ci-dessous un article de leur presse datant du 09/05/2013 à propos de la gentrification du quartier populaire Hochelaga de Montréal:

L’embourgeoisement de « HoMa » vu par ses résidents

Deux façades de commerces éclaboussées de peinture jaune ont provoqué l’incompréhension autour de la petite place Valois, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, un secteur qui abrite maintenant plusieurs projets de nouveaux condominiums.

Commerces vandalisés sur la place Valois dans la nuit du 2 mai dernier.  Photo :  Radio-Canada

Commerces vandalisés sur la place Valois dans la nuit du 2 mai dernier. Photo : Radio-Canada

Les commerçants visés par le vandalisme se sont faits discrets depuis l’incident. Mais plusieurs de leurs clients ont été choqués. Certains d’entre eux l’associent au malaise qui s’installe entre les nouveaux propriétaires et les anciens résidents du quartier. Plusieurs évoquent même un clivage entre riches et pauvres. Les pauvres se sentent plus pauvres et les nouveaux résidents ne se sentent pas toujours les bienvenus.

Même l’acronyme qui désigne maintenant Hochelaga-Maisonneuve, « HoMa », est insultant aux yeux des anciens résidents du quartier.

Pression sur les loyers

Les groupes d’aide aux locataires et les comités-logement s’inquiètent de la hausse des loyers dans Hochelaga-Maisonneuve, même si les données sur le logement du dernier recensement en 2011 ne sont pas encore disponibles. Les chambreurs paient autour de 400 $ pour une simple chambre. Il faudra attendre les nouvelles données pour connaître l’ampleur de la hausse depuis cinq ans et quels effets a pu avoir la spéculation dans un quartier où la proportion de locataires est très élevée.

Guillaume Dostaler, de l’Entraide-Logement Hochelaga-Maisonneuve, ne pense pas pour autant qu’on puisse parler de tension ou de confrontation des classes.

« Il ne faut pas généraliser. L’arrivée de nouvelles familles dans le quartier est positive, mais à partir du moment où les moins bien nantis écopent, il y a un problème. L’équilibre est fragile. »

Une chose est sûre, selon les données traitées par la Ville de Montréal, Hochelaga-Maisonneuve arrive deuxième au rang des mises en chantier résidentielles entre 2007 et 2012, avec 9,4 % des mises en chantier à Montréal, deuxième arrondissement juste derrière Ville-Marie (13,4 %).

Le porte-parole des commerçants de la rue Ontario, Donald Guy, souligne de son côté que ce sont des commerces bien implantés, vendant des produits locaux, qui ont été visés. Il constate aussi que le nombre de « tags » anarchistes et anticapitalistes a beaucoup augmenté depuis un an dans le quartier. « C’est peut-être l’oeuvre d’une minorité, mais on les voit beaucoup », s’inquiète celui qui préside la Société de développement commercial Hochelaga-Maisonneuve.

Leur presse bourgeoise – RadioCanada.ca (Anne-Louise Despatie), 09/05/2013 à 03h54

[Québec] Des commerces de luxe du quartier Hochelaga-Maisonneuve vandalisés – Montréal, 1er mai 2013

HOCHELAGA-MAISONNEUVE

Des actes de vandalisme commis dans le quartier

Pendant que la manifestation anticapitaliste annuelle battait son plein, mercredi soir, dans le Vieux-Montréal, des vandales s’en sont donné à coeur joie dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal.

Dans un premier temps, vers 18h30, des suspects ont tenté d’incendier le commerce de location d’autos et de camions Jean Légaré, situé au 3035, rue Hochelaga.

La police confirme qu’au moins un engin incendiaire a été projeté contre l’une des vitrines du bâtiment, qui ne s’est toutefois pas fracassée.

Aucun suspect n’a été arrêté en lien avec cet événement.

Quelques heures plus tard, en fin de soirée, des suspects ont vandalisé la façade de plusieurs condos et commerces de la place Valois avec de la peinture jaune.

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Située à l’angle des rues Valois et Ontario, la place Valois a été inaugurée en 2007 et comprend des commerces au rez-de-chaussée, des habitations aux étages supérieurs et une vaste place publique.

Des commerçants du secteur sont d’avis que ces actes disgracieux sont directement liés à la manifestation anticapitaliste qui a eu lieu quelques heures plus tôt dans la métropole.

«On le sait, les immeubles à condos sont souvent ciblés et certains commerces de la place Valois offrent des produits un peu plus dispendieux, luxueux, a dit une commerçante. Il y en a qui voient l’endroit [la place Valois] comme un symbole capitaliste dans le secteur.»

Des témoins ont affirmé avoir vu trois suspects prendre la fuite en courant après avoir tapissé les murs de peinture.

Là encore, aucune arrestation n’a été effectuée par les policiers.

Leur presse – Journal de Montréal (Maxime Deland/Agence QMI), 02/05/2013 à 21h11

[Canada] Les matons travaillent en Alberta: Révolte à la nouvelle prison ‘Remand’ – Edmonton, 27 avril 2013

Alberta: au moins une prison aurait été saccagée en raison d’une grève

Un conflit de travail dans le cadre duquel des agents correctionnels oeuvrant dans des prisons provinciales ont quitté leur poste a résulté en un saccage du nouveau Remand Centre d’Edmonton par des détenus, selon le vice-premier ministre de l’Alberta.

Thomas Lukaszuk a pris la peine d’ajouter que les informations reçues étaient de deuxième main et que des responsables provinciaux tentaient de les confirmer.

Il a toutefois déclaré, lors d’une conférence de presse, que les prisonniers exploitaient le changement de routine au sein du bâtiment pour provoquer des dégâts.

Malgré ces informations, le vice-premier ministre a assuré que personne n’était en danger à l’intérieur ou à l’extérieur des prisons de la province.

Plus tôt samedi, le syndicat qui représente les agents correctionnels de l’Alberta avait indiqué que la Commission des relations de travail de la province avait jugé que la grève d’agents dans certains centres de détention était illégale et qu’elle leur avait ordonné de reprendre le travail.

Le porte-parole des Syndicats albertains des employés provinciaux, Bill Dechant, a précisé que le jugement s’appliquait aux agents du Remand Centre d’Edmonton et à ceux d’un établissement de Fort Saskatchewan.

La décision de la commission survient après que les travailleurs de sept centres de détentions eurent déclenché une grève pour protester contre la suspension d’un employé du Remand Centre qui se serait plaint de questions de sécurité.

Le gouvernement de l’Alberta avait affirmé que la grève était illégale et s’était tourné vers la commission pour qu’elle ordonne aux employés de reprendre le travail.

M. Dechant a déclaré que le syndicat demanderait aux employés s’ils veulent respecter le jugement de la commission.

On ne sait pas pour l’instant ce qui en était des employés en grève dans les autres centres de détention.

Les détenus dans les centres concernés ont été confinés à leur cellule et le personnel en grève a été remplacé par la police municipale et la GRC [Forces anti-émeute], ainsi que par des superviseurs des services correctionnels.

Leur presse carcérale – La Presse Canadienne, 27 avril 2013 à 20h55

Une source a rapporté à CBC que « la situation dans le centre était chaotique et dangereuse ». Les détenus ont tapé violemment les portes de leurs cellules. Les gardiens en grève se plaignent d’une situation « explosive » à l’intérieur de ce nouveau centre de rétention, qui a ouvert il y a seulement deux semaines.

En attendant, ce sont les forces anti-émeute qui gèrent le centre et les détenus sont confinés à leurs cellules. Des gardiens de plusieurs prisons du secteur (centre de détention provisoire de Calgary, centre pour jeunes délinquants d’Edmonton et les centres de détention de Lethbridge et Fort Saskatchewan) ont également rejoint leurs revendications pour ‘plus de sécurité’.

Traduit librement de la presse canadienne – CBC News, màj 27/04/2013 à 02h00

[Québec] Banques attaquées à Montréal en solidarité avec les résistant.e.s au Grand Jury du Nord-Ouest des USA

Quatre banques attaquées à Montréal

Pendant la semaine passée, plusieurs d’entre nous ont décidé de s’organiser et de passer à l’attaque.

Parce que le capitalisme est totalitaire.

Parce que les institutions financières, les caisses Desjardins comprises, sont agents et protagonistes de cette domination. Parce qu’elles sont responsables des crises financières, mais en ressortent toujours gagnantes. Parce que la condition de leur existence, c’est la négation de la nôtre.

Parce que les politiciens et politiciennes, peu importe le parti, sont aussi agents de ce système, ils et elles acceptent les regles d’un jeu dont nous sommes les perdants. Parce qu’ils et elles embrassent aveuglément l’idéologie hégémonique du déficit zéro, de la réduction de la taille de l’État, de la croissance et du profit à tout prix.

Parce que les banques sont les piliers sur lesquels reposent cet édifice qui nous réifie, nous échange, nous marchandise.

Nous avons attaqué et vandalisé quatre succursales de diverses banques avec des pavés, de la peinture, des marteaux dans les quartiers Plateau-Mt-Royal et Hochelaga. Nous avons aussi vandalisé les guichets automatiques.

Nous savons que ce ne sont que les symboles de cette domination auxquels nous nous attaquons. Mais le conflit est quotidienne, quand il faut payer pour manger, pour s’instruire. Quand le proprio vient chercher le loyer, quand le huissier frappe à la porte.

Solidarité avec les résistants du Grand Jury du nord-ouest des USA qui, malgré les risques d’emprisonnement, refusent de se plier aux demandes de l’État et du Capital.

-des anarchistes

Source: Anarchist News, 25/04/2013 à 12h04

[Canada] Une banque HSBC attaquée à Vancouver – Avril 2013

Vancouver, Canada : banque attaquée

Cette saleté de HSBC a été frappée et attaquée, 10 fenêtres ont été fendues, brisées et détruites. HSBC est l’une des plus grosse banque du monde. Tous les jours ils jettent des gens hors de leurs maisons, détruisent la vie des gens, détruisent l’environnement, blanchissent l’argent des barons de la drogue et ne se gênent pas pour être une pièce centrale du capitalisme. Les chefs d’HSBC sont des ordures dont la vie n’a pas de valeur. Vous pouvez avoir des papiers avec des numéros dessus (argent), mais vous n’êtes pas humains.

Le capitalisme dirige nos vies. Il prend notre liberté pour faire ce qu’il veut. Il nous empêche de suivre nos rêves et oblige les gens à prendre des risques, comme des vols pour entretenir une addiction aux drogues que la société a crée, ou bien encore pour subvenir aux besoin de sa famille. Le capitalisme contribue à ce que ces porcs inertes (la police et l’État) mettent des humains en cage. Il contribue à la torture et tue à son gré. Il crée la machine de guerre. L’État est le capitalisme. Le capitalisme est l’État. Ce petit acte de rébellion continuera. D’autres vont sortir et attaquer. Attaque la cupidité ! Attaque la gentrification ! Attaque la VPD* ! La police est notre ennemi, c’est notre oppresseur.

Pour un monde sans frontières, ni flics, ni gouvernement ni capitalisme.

C’est facile d’attaquer.

* Vancouver Police Department : département de police de Vancouver

 Traduit de l’anglais depuis Anarchist News par Contra-info, 09/04/2013