Archives du mot-clé casse de sucettes publicitaires

[Rennes/Paris/Brest/Barcelone] Pas de bougies et de marches blanches, VENGEANCE ! (2)

  • 3ème manif (jeudi 30 octobre 2014) à Rennes*:

Près de 200 personnes ont défilé dans une ambiance tendue ce soir à Rennes à l’appel de mouvances radicales anti-capitalistes pour protester contre la mort de Rémi Fraisse samedi lors d’affrontements sur le site du barrage controversé dans le Tarn.

Partis du quartier de Villejean, près des universités de l’ouest de Rennes, les manifestants, dont de nombreux cagoulés, se sont dirigés vers le centre ville en scandant « vengeance pour Rémi » ou « flics, porcs, assassins! » derrière une banderole « Vengeance pour tous ».

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Ils ont également tagué sur leur passage de nombreux bâtiments. Arrivés aux abords du centre-ville, vers 20H00, les manifestants ont été bloqués par un important dispositif des forces de l’ordre qui les a empêchés d’y accéder. Ils ont essayé à plusieurs reprises de contourner les CRS et gendarmes. Une voiture a été retournée et des policiers ont fait usage de gaz lacrymogènes.

Peu après 21H00, les manifestants, qui s’étaient rassemblés à proximité des barrages des forces de l’ordre, ont reflué vers les quartiers ouest, brisant une dizaine de vitrines (agences immobilière et bancaires notamment) et plusieurs abribus. Ils ont également mis le feu à plusieurs poubelles ainsi qu’à des conteneurs de bouteilles, poursuivis par les policiers de la BAC équipés de flashball. Vers 21H30, plusieurs feux étaient en cours dans l’artère, enfumée par les grenades lacrymogènes, dans laquelle avaient reflué les manifestants.

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Le préfet d’Ille-et-Vilaine Patrick Strzoda présent au coeur du dispositif peu après 22h a dénoncé la présence de « militants d’extrême gauche violents » avec des méthodes de « Blacks Bloc » (militants anti-capitalistes radicaux). « Leur intention était de se diriger vers le centre ville » mais le dispositif de forces de l’ordre mis en place les en a empêchés. « Les forces de l’ordre ont été agressées plusieurs fois avec des objets incendiaires », a-t-il ajouté. Trois personnes ont été interpellées au cours des heurts, a-t-il précisé. Des manifestants sur place ont indiqué aux journalistes qu’il y avait eu des blessés parmi eux sans préciser le nombre ni la gravité.

A Villejean à l’ouest de Rennes, avant le départ du cortège, les manifestants avaient commencé à distribuer un tract dénonçant la « terreur policière » qui ne « saurait survivre à la mort d’un camarade ». Le tract lance aussi l’appel suivant: « bloquez vos lycées et universités! Bloquons les villes, les gares, occupons la rue ».

[…]

Leur presse – afp, 30/10/2014 à 22h38

NdCNE:

*Lundi soir (27/10), plusieurs bâtiments ont été tagués, des barrières avaient été renversées au centre-ville, puis un feu de poubelles avait été allumé devant l’hôtel de police, avant que les manifestants ne se dispersent. La maire avait déposé plainte.

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Le lendemain soir, mardi, nouvelle manif: des tags ont recouvert du mobilier urbain. La façade d’une banque du ‘Crédit Mutuel’ de la place st-anne a été entièrement repassée à la peinture.

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premiers éléments sur la manifestation du 30 octobre 2014

premiers éléments sur le début de manif’ Dalle Kennedy

Présence de R.G depuis le matin (photos etc …)

Les magasins du quartier Kennedy ont reçu des coups de fils pour les inciter à fermer rideau, les récalcitrants ont été sermonnés.

Les transports publics (Métro et bus) ont été controlé par les CRS (fouille aléatoire etc ) puis fermés progressivement (plusieurs cars de garde mobile à l’arret villejean université). La volonté de nuire aux habitant-e-s et/ou de diviser, a été amplifié par les rumeurs et ragots des correspondant-e-s de nuits, emploi-jeunes, élu-e-s, keufs et surtout controleurs du métro et vigiles du métro etc …

Les R.G en se rendant dans les salles de prière ont incité les personnes repérés par eux comme  « bons musulmans » à prêcher la division.

Des voitures/équipages de la bac Rennes centre ville ont discretement protégé les journalistes présent-e-s (notamment un monospace gris stationné cours kennedy)

Des jeunes et des vieux du quartiers ont été trés trés deçu du départ vers le centre ville de Rennes en cortège (19h15/30).

Indy nantes, 30/10/2014 à 21h24

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 A Paris mercredi 29 octobre, le rassemblement était fixée en plein centre, à l’hôtel de ville pour 19h (certainement une volonté des organisateurs de s’adresser au pouvoir et de réclamer une justice pour un énième mort sous les coups de l’Etat…). Bref, toujours est-il que c’est parti en manif sauvage avec jets de pétards et caillassage sur les flics. Quelques attaques sur le mobilier urbain (dont une borne de ‘vélib’ Decaux) et des tags ont été inscrits sur les tentes du parvis. Interpellations au compte goutte, embarquées dans des paniers à salade (80 personnes, dont 3 manifestants toujours détenus ce 30 octobre à 18h au commissariat du 5ème pour port d’arme prohibé pour l’un, violence sur agent pour l’autre et outrage, dégradation et « meneur de manif » pour le dernier).

"L'Etat tue", "demain l'insurrection"

à gauche, « L’Etat tue », « demain l’insurrection »

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A Barcelone, le consulat de France a été bombardé de peinture accompagné d’un tag en solidarité mercredi 29/10.

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Le communiqué finit par: 

« Les manifestations se sont multipliées dans toute la France.
Plusieurs manifestations ont été annoncées cette semaine devant les consulats de France en Italie*.
L’action de ce mercredi est seulement le début - toutes les formes de soutien à la lutte sont la bienvenue.

Les armes de la police n’ont pas de frontière, notre solidarité non plus. »

* Notamment à Milan et Turin ce 30 octobre 2014:

Banderole suspendue sur le consulat de France à Milan

Banderole suspendue sur le consulat de France à Milan

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Lundi 27/10, une manif était organisée à Brest contre le barrage de Sivens et le terrorisme d’Etat. En chemin, un groupe de manifestants masqués a fait irruption à l’intérieur des locaux du PS alors que deux réunions s’y tenaient. Résultat : du matériel défoncé, et une fenêtre brisée.

[Belgique] Les entreprises de publicité comptent les dégâts

Recrudescence du vandalisme contre les abribus

Mons, La Louvière et Waterloo déplorent le plus de dégradations en comparaison à l’importance du mobilier urbain.

«  En février*, nous avons eu une centaine d’abribus dégradés à Liège en une nuit par quelques individus  », dit Jérôme Blanchevoye de Jc Decaux, leader mondial du marché et présent en Belgique depuis 1967. En Wallonie et à Bruxelles, la gestion de la majorité des arrêts de bus urbains est confiée au secteur privé, JC Decaux et Clear Channel. L’affichage publicitaire finance l’entretien… sauf que «  Depuis trois ans, nous observons une hausse des actes de vandalisme  », constate Jean Furnemont de Clear Channel.

«  En Wallonie, nous avons des communes avec une moyenne de 250 vitres cassées par an, à 280 euros pièce faites le compte  », chiffre Jean Furnemont. Les grandes agglomérations ne sont les endroits où l’on détruit le plus, en comparaison avec l’ampleur du parc installé. À Charleroi, Clear Channel possède 600 pièces de mobilier urbain, des arrêts de bus protégés, des plans avec de la pub au verso et des colonnes. Nettement moins équipé avec 135 abribus et assimilés, Mons se distingue par le nombre important de dégâts. Constat identique à La Louvière (une centaine d’abribus). «  Nous déplorons cinq actes de vandalisme par mois alors que nous n’avons que 47 pièces de mobilier à Waterloo. Comme quoi, les problèmes ne sont pas forcément dans les communes pauvres. Nous en avons aussi à Uccle  », précise le porte-parole de Clear Channel.

Leur presse – sudinfo.be, 24/04/2014 à 06h22

NdCNE:

*En février 2014 à Liège, trois personnes ont été arrêtées pour des destructions de panneaux publicitaires J-C Decaux dans le centre-ville et à sa périphérie: les flics doivent ces arrestations, comme trop souvent, à une balance

[Liège, Belgique] Au moins cinquante panneaux de pub ‘Decaux’ détruits: trois arrestations avec la collaboration d’une balance

Ils vandalisaient les panneaux publicitaires liégeois

LIÈGE – Depuis quelques jours une vague de vandalisme touchait les panneaux publicitaires liégeois: 3 jeunes ont été interpellés. Deux sont mineurs.

Trois jeunes hommes, un majeur et deux mineurs, ont été interpellés par la police de Liège, mercredi vers 07h30, dans le cadre de l’enquête sur la vague de vandalisme qui touche depuis quelques jours les panneaux publicitaires du centre-ville, a annoncé mercredi le porte-parole de la police locale.

Dans la nuit de dimanche à lundi, une cinquantaine de panneaux de la firme Decaux ont été vandalisés dans le centre-ville mais également dans le quartier d’Outremeuse à Liège. La police locale a réagi en mettant en place un dispositif permettant d’appréhender les auteurs.

Mercredi, un témoin a repéré des individus détruisant un panneau boulevard de la Sauvenière. Trois suspects, le plus jeune étant âgé de 14 ans, ont été arrêtés grâce aux caméras de surveillance qui ont pu corroborer les dires du témoin.

Les suspects sont entendus dans le cadre de cette enquête. Les images des caméras de surveillance sont toujours en cours d’exploitation afin de déterminer l’ampleur des dégâts de la nuit dernière, le nombre de panneaux dégradés est encore indéterminé à cette heure.

Leur presse – lavenir.net, 26/02/2014 à 14h16

[Rennes] Récit de la manifestation contre toutes les expulsions – 5 novembre 2013

Mardi 5 Novembre à 12h30, une centaine de jeunes, lycéen-nes, étudiant-es et précaires s’est rassemblée Place de la Mairie, à Rennes afin d’exiger l’arrêt immédiat des expulsions ici et ailleurs. Ce rassemblement fait suite à la vague de protestation qu’a soulevée dans les lycées l’arrestation et l’expulsion d’une collégienne lors d’une sortie scolaire.

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Photo du torchon ouest-france

A l’appel des lycéens, la manif est allée débrayer le Lycée Bréquigny, au sud de Rennes. Le trajet a été l’occasion de voir fleurir sur les murs des tags contre les expulsions et contre toutes formes d’enfermement, tandis que la puissance des slogans hurlés ont eu raison des vitres de publicité jalonnant le parcours.

En repartant de Bréquigny, le cortège avait doublé de volume, malgré la présence accrue de la BAC et de la Police Nationale. La manifestation s’est ensuite heurtée aux grilles closes du Lycée Sainte-Thérèse, obligeant les lycéen-nes enfermés à emprunter la sortie du collège voisin pour rejoindre le rassemblement.

Derrière la banderole « contre toutes les expulsions », la manif s’est dispersée Place de la République annonçant la suite de la fête pour jeudi 7 Novembre. Depuis, quelques BACeux profitant de la dispersion ont interpellé 3 camarades pour une vérification d’identité heureusement sans suite…

ARRÊT IMMÉDIAT DES EXPULSIONS !

DES PAPIERS POUR TOUS-TES OU PLUS DE PAPIERS DU TOUT !

DÉTRUISONS l’EUROPE FORTERESSE !

Source: indymedia nantes, 5 novembre 2013

[Besançon] Un casseur de pubs ‘Decaux’ arrêté – Nuit du 21 au 22 juin 2013

Abribus vandalisés à Besançon : un suspect arrêté

Un jeune homme de 21 ans a été interpellé dans la nuit du vendredi 21 au samedi 22 juin 2013, dans la rue de Vesoul à Besançon, sur les lieux où deux abribus avaient été vandalisés. Il est actuellement en garde à vue au commissariat de Besançon.

Soupçonné d’avoir détruit ces deux abribus, le jeune homme a été placé en garde-à-vue. Sa garde-à-vue a été prolongée aujourd’hui.

Les enquêteurs de la police s’efforcent de savoir s’il a commis d’autres dégradations sur des abris bus ou des panneaux Decaux, mais le suspect parle peu.

Rappelons que du 8 au 12 mai 2013, près de 80 panneaux publicitaires J.C Decaux ont été dégradés à Besançon, place Leclerc, place Flore, avenue Charles Siffert, place Granvelle, rue du Belfort ou encore avenue de l’Helvétie. La police avait d’ailleurs lancé un appel à témoin. Puis mi-juin, 39 mobiliers J.C. Decaux (sucettes et abribus) avaient à nouveau été pris pour cible.

Leur presse – MaPoubelle.info, 22/06/2013 à 20h46

Dégradations de panneaux publicitaires à Besançon : c’était pour protester contre la pub

L’étudiant de 21 ans, mis en examen dimanche 23 juin 2013, pour avoir brisé une cinquantaine de panneaux publicitaires à Besançon a indiqué avoir agi « afin de protester contre la publicité dans l’espace urbain ».

Le jeune homme, interpellé en flagrant délit de dégradation de panneaux publicitaires dans la nuit de vendredi à samedi, a été laissé libre sous contrôle judiciaire, a indiqué une source judiciaire.

Originaire d’Epinal, cet étudiant en sociologie à la faculté de Besançon a reconnu une cinquantaine de dégradations depuis mai dernier. Il a expliqué vouloir protester contre l’influence trop importante de la publicité dans l’espace urbain, a précisé le parquet.

Depuis 2010, la police bisontine évalue à environ 500 le nombre d’encarts publicitaires cassés par les membres d’une mouvance anti-publicité. L’enquête de la sûreté départementale se poursuit pour tenter de retrouver d’autres auteurs de dégradations d’abribus et de « sucettes » Decaux (panneaux publicitaires sur pied) à Besançon.

Leur presse – MaPoubelle.info, 24/06/2013 à 19h53

Abris de bus vandalisés : un étudiant sous contrôle judiciaire

Besançon. Cet étudiant de l’université de Franche-Comté, originaire des Vosges, va pouvoir terminer tranquillement sa première année de sociologie.

Le juge qui a entendu les arguments développés hier par le parquet de Besançon, après la garde à vue prolongée dont a fait l’objet le jeune homme de 21 ans, n’a pas jugé nécessaire de le convoquer.

L’étudiant, qui a pourtant reconnu être l’auteur de plusieurs dégradations sur des abris de bus bisontins et ceci depuis le mois de mai dernier, est sorti libre de sa garde à vue et a simplement été placé sous contrôle judiciaire.

Il semblerait qu’il n’ait pas agi seul puisqu’il a fourni quelques indications qui vont permettre de mener de nouvelles investigations afin de confondre des complices. Il dit en revanche ne pas avoir participé aux détériorations constatées depuis plus longtemps dans la capitale comtoise.

Leur presse – L’Est Répugnant.fr, 24/06/2013 à 12h45

[Besançon] « La cible reste la même : Decaux et la publicité » – Nuit du 13 au 14 juin 2013

Dégradation de 39 mobiliers urbains JCDecaux à Besançon

La nuit de jeudi à vendredi a été agitée à Besançon avec une nouvelle série de casse de mobilier urbain, principalement des sucettes et une dizaine d’abribus. C’est la troisième vague de dégradation depuis le début de l’année. De quoi décourager les équipes de Decaux. La société a porté plainte. 

Nuit du 13 au 14/06/2013

Nuit du 13 au 14/06/2013

Le 8 mai 2013, 62 faces de mobilier urbain géré et entretenu par la société Decaux avaient été cassées. Le 11 mai dernier, une nouvelle vague de vandalisme était accompagnée par une des inscriptions « antipubs ». La police avait alors lancé un appel à témoins.

Qui en veut à Decaux ?

Dans la nuit du 13 au 14 juin 2013, 39 mobiliers urbains ont été dégradés soit un total de 52 faces d’affichage publicitaire. Les vandales s’en sont pris à une dizaine d’abribus, des sucettes Decaux et cinq grands panneaux déroulants notamment dans le secteur de la place Flore et du centre-ville.

La cible reste la même : Decaux et la publicité. Ce type de vandalisme s’est multiplié à Besançon depuis 2010 avec près de 450 mobiliers urbains dégradés. Une petite centaine de panneaux ont été détruits en 2011 et plus de 200 en 2012.

Leur presse locale – MaPoubelle.info, 14/06/2013 à 17h55

[Besançon] Hécatombe de ‘sucettes’ publicitaires – 8 et 9 mai 2013

PANNEAUX DECAUX : LE VANDALISME REPREND À BESANÇON

Besançon. Véritable phénomène local, le vandalisme sur les panneaux publicitaires d’abri de bus ou « sucettes » Decaux, reste soutenu à Besançon. Durant ces deux jours fériés, 18 vitres ont été explosées par des inconnus entre l’avenue Siffert et la rue des Deux princesses.

Les antipubs qui se tenaient relativement coi depuis le début de l’année viennent donc de reprendre leur périple, suivant un schéma de rues quasi immuable.

Tout a commencé en 2010 après 440 sucettes fracassées. On en a dénombré 90 en 2011 puis 210 en 2012 (1, 2 et 3). Un total de 700 panneaux détruits pour un coût approximatif de remplacement légèrement supérieur à 1.000 € pièce, soit un coût de 700.000 à 800.000 € pour la société Decaux, qui gère ces espaces publicitaires urbains.

Leur torchon local – L’est répugnant, 10/05/2013 à 12h21

Ci-dessous le décompte du même journal mais sur twitter: c’est fou comment les chiffres évoluent en si peu de temps…^^

Le nombre de "vitres" cassées est au moins 3 fois plus important que dans l'article version web

Le nombre de « vitres » publicitaires cassées est au moins 3 fois plus important que dans l’article ci-dessus

Besançon, le 10 mai 2013

Besançon, le 10 mai 2013

[Montigny-en-Gohelle, 62/Flics Porcs Assassins] Emeute suite au meurtre d’un habitant lors d’une interpellation – 28 mars 2013

Montigny-en-Gohelle : tensions avec la police après la mort d’un habitant tué au cours de son interpellation

La ville de Montigny-en-Gohelle (Pas-de-Calais), dont un habitant est décédé jeudi lors de son interpellation, était le théâtre d’échauffourées entre des résidents et la police. Un appel au calme a été lancé par la préfecture.

Tensions, départs de feu dans le quartier autour de la rue de Lassigny à Montigny-en-Gohelle.

Tensions, départs de feu dans le quartier autour de la rue de Lassigny à Montigny-en-Gohelle.

Une trentaine de personnes du quartier, de tous âges, faisaient toujours face en fin d’après-midi aux forces de police, cibles de quelques jets de pierres, a confirmé la préfecture du Pas-de-Calais, qui parlait de « tension ». Les autorités, qui estimaient que la situation était sous contrôle, ont tout de même lancé « un appel au calme« . Des vitrines ont été brisées route de Harnes, à proximité de la rue de Lassigny où ont eu lieu les faits.

Un abri de bus cassé dans l'après-midi à Montigny-en-Gohelle.

Un abri de bus cassé dans l’après-midi à Montigny-en-Gohelle.

« Quelques poubelles ont brûlé« , a précisé par ailleurs la préfecture. Le préfet était attendu sur place, dans le quartier de la Plaine, où il devait rencontrer le maire de la commune.

Voir la vidéo de France 3 Région Nord/Pas-de-Calais

Les faits

Un homme de 26 ans a été tué par un policier jeudi en fin de matinée lors d’une interpellation mouvementée à son domicile de Montigny-en-Gohelle (Pas-de-Calais), a-t-on appris de source judiciaire.

L’homme était recherché par la police après avoir tenté jeudi matin, muni d’une paire de ciseaux, d’extorquer de l’argent à la gérante d’un hôtel de Fontaine-Notre-Dame, près de Cambrai (Nord), où il avait passé la nuit. Il avait ensuite pris la fuite en voiture.

Vers 11H30, une patrouille de quatre policiers s’est rendue au domicile du suspect, identifié grâce à sa voiture, pour l’interpeller.

« Cela s’est mal passé », a indiqué à l’AFP une source judiciaire.

Selon les premiers éléments de l’enquête, le suspect se serait précipité sur l’un des policiers qui aurait alors ouvert le feu en direction de ses jambes. Le suspect est revenu à la charge, frappant le policier au thorax avant que celui-ci ne tombe à terre. Un de ses collègues aurait alors ouvert le feu en direction du suspect, l’atteignant à l’abdomen. L’homme est mort sur place.

Les jours du policier blessé ne sont pas en danger, a-t-on indiqué de même source.

Leur presse policière – France 3 Nord-Pas-de-Calais (AFP), 28/03/2013 à 18h05

Pas-de-Calais : un homme tué par un policier lors de son interpellation

Un homme de 26 ans a été tué par un policier ce jeudi en fin de matinée lors de son interpellation à son domicile, rue de Lassigny, à Montigny-en-Gohelle (Pas-de-Calais). Un policier a été blessé au cours de l’opération, mais ses jours ne sont pas en danger.

L’homme était recherché pour avoir tenté d’extorquer de l’argent le matin même à la gérante d’un hôtel de Fontaine-Notre-Dame, près de Cambrai (Nord), où il avait passé la nuit.

Il l’avait menacée avec une paire de ciseaux, puis avait pris la fuite en voiture. C’est ce véhicule qui a permis aux policiers d’identifier son domicile, où une patrouille de quatre agents est arrivée vers 11h30.

Tensions entre des jeunes et les forces de l’ordre

«Cela s’est mal passé», explique une source judiciaire. Selon les premiers éléments de l’enquête, le suspect se serait précipité sur l’un des policiers qui aurait alors ouvert le feu en direction de ses jambes. Il serait ensuite revenu à la charge, frappant le policier au thorax et le faisant tomber à terre. C’est à ce moment-là qu’un autre agent aurait ouvert le feu en direction du suspect. Touché à l’abdomen, ce dernier est mort sur place.

Une quarantaine de jeunes se sont rassemblés en début d’après-midi dans le quartier où la victime est décédée, certains lançant des pierres en direction des policiers qui ont répliqué en utilisant des gaz lacrymogènes.

La victime était connue des services de police. Il avait déjà été condamné pour détention de stupéfiants. Selon France 3, ses voisins parlent eux d’un homme calme et sans histoires.

Leur presse policière – LeParisien.fr (AFP), 28/03/2013 à 17h06 (maj)

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Photo de la presse – La Voix du Nord, 28/03/2013

Montigny-en-Gohelle : les policiers ont-ils tiré en état de légitime défense ?

Les circonstances de la mort de Lahoucine Aït Omghar, ce jeudi à Montigny-en-Gohelle, suite à une interpellation qui a mal tourné, ne sont pas encore très précises. Mais d’ores et déjà, la question de la légitime défense est posée. 

Les enquêteurs de la Police judiciaire étaient sur place toute l’après-midi. Ils ont fait les premières constatations sur les conditions de la mort de Lahoucine Aït Omghar. Ils devront établir si les éléments de la légitime défense pour autrui sont réunis. Si les policiers ont bien tiré trois fois, combien de balles ont effectivement touché le jeune homme ? C’est une des principales questions qui est désormais posée.

Si la légitime défense est confirmée, les policiers ne devraient pas être mis en garde à vue.

D’après nos informations, le jeune homme décédé se trouvait dans un véhicule au moment de son interpellation. Il s’est jeté sur un des policiers en lui portant des coups de ciseaux. Protégé par son gilet pare-balles, le fonctionnaire est tombé au sol sans être blessé et a riposté avec son arme. Ses deux collègues ont également tiré. L’homme a été touché à l’abdomen.

Le policier tombé au sol a été transporté à l’hôpital, victime d’un traumatisme crânien dû à sa chute. Il en est ressorti ce jeudi soir.

Leur presse policière – Fr3 Nord-Pas de Calais (Emmanuel Magdelaine), 28/013/2013 à 19h54

Début de soirée calme à Montigny-en-Gohelle, après les incidents de l’après-midi

Après les échauffourées de l’après-midi ayant opposé des jeunes à des policiers, le calme semble être revenu à La Plaine du 7, à Montigny-en-Gohelle. Les incidents ont été déclenchés par la mort d’un jeune homme du quartier lors d’une interpellation, en fin de matinée, suspecté d’avoir agressé la réceptionniste d’un hôtel près de Cambrai, un peu plus tôt dans la matinée.

A 19h30, plusieurs camions de police stationnent en bas du quartier et patrouillent dans les rues. Celles-ci sont peu fréquentées.

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Des groupes de quelques jeunes arpentent les trottoirs et circulent entre les immeubles en contrebas du quartier. Route d’Harnes, les commerces ont fermé par précaution: « J’étais parti cet après-midi, j’avais baissé le volet », explique un gérant de tabac. Un peu plus loin, un photographe et un hard discount ont vu les vitrines de leur magasin brisées.

« Ceux qui ont fait ça sont jeunes, des mineurs, ils ont la rage. C’est une nouvelle génération, on peut difficilement les contrôler », explique un ancien du quartier.

Leur presse de l’ordre – La Voix du Nord, 28/03/2013 à 20h05

[Hors Service #34] Abandonnons les rangs des moutons

Abandonnons les rangs des moutons

Des dizaines de milliers de personnes sont venus se promener dans les rues de Bruxelles. On nous a dit que c’était une manifestation, que les gens étaient venus pour crier leur rage contre l’austérité et la crise, mais pour être honnête, ça ne ressemblait à rien. Si c’est ça que le monde politique et patronal doit craindre, il peut continuer à dormir tranquille. À la fin trajet de la promenade, il y avait même des énormes écrans qui, avec une flèche, marquaient « EXIT », c’est pour dire ! « La fin » ! Et tout le monde a suivi la flèche, s’avançant vers la fin, sagement, sans débordements, comme il faut. La fin de la résistance des travailleurs…

Pourtant, il n’y avait pas que cela sur cette manif. On a vu aussi de petits groupes d’ouvriers et de travailleurs cagoulés, bien gantés, les regards fâchés. Ils ne parlaient pas, ils voulaient castagner, mais entouré d’une telle masse inerte, on est vite découragé. A un certain moment, la tension et la tristesse devenait trop pressante pour un d’eux. Il a crié : « Qu’est-ce qu’on est en train de foutre ici ? C’est n’importe quoi, on dirait des moutons. C’est là-haut qu’il faut aller, c’est là-haut qu’il faut tout cramer, tout brûler. Ils se moquent de nous si on continue avec ces bêtes trucs de moutons et de lâches ! » Un délégué l’a embrassé, a cherché à le calmer… Il lui a dit que l’heure de la revanche viendrait et lui a sorti d’autres balivernes, de celles qu’on se dit pour mieux faire avaler la résignation.

Hier, la direction de Caterpillar, près de Charleroi, a annoncé des licenciements massifs, 1400 si vous voulez « les chiffres », et probablement des centaines d’autres chez les fournisseurs. C’est un « bastion de la lutte ouvrière » de plus que l’on saigne là.

En ce monde, on n’échappe pas facilement au travail, l’un des fondements de la domination ambiante. Coincé entre la nécessité du fric et l’impossibilité de faire autre chose que bosser, produire, consommer, revendiquer des emplois revient toutefois à niveler le terrain pour l’exploitation et les capitalistes. Nous ne mâcherons pas nos mots : on déteste le travail qui abrutit, on veut détruire le salariat qui nous enchaîne et brûler toutes ces usines de merde qui produisentdes cancers, des machines de guerre, des tas de choses inutiles. Face aux licenciements massifs de l’heure, nous ne rejoignons donc pas le mot d’ordre « sauvegardons les emplois » (et donc les patrons, le salariat, l’abrutissement, la nocivité). Si nous sommes prêts à rejoindre quelque chose, c’est la lutte des déshérités et des insoumis contre les exploiteurs et les puissants, pour autant qu’une véritable lutte il y ait.

Ce qui importe, ce ne sont pas les victoires obtenues à la table de négociations, la reconnaissance faux-cul de nos souffrances par les politicards, le fric arraché en primes et compensations. Si nous luttons, c’est avant tout parce qu’au cœur de toute lutte de libération, il y a de ces choses qu’on ne trouve nulle part ailleurs en ce monde, des choses qui peuvent saper les fondements mêmes de toute autorité : la solidarité et l’audace, le courage et la joie de détruire ce qui nous détruit, le saisissement, même pour un moment éphémère et vulnérable, de cette capacité qui dort en nous de réfléchir et d’agir par nous-mêmes.

La possibilité de rompre avec toute logique de pouvoir, toute logique de concurrence, toute logique économique.

Abandonnons les rangs des moutons. Laissons seuls les petits chefs et les apprentis-politiciens. Cessons de réfléchir dans les mêmes termes que les patrons.

Prolétaires, descendez dans vos propres profondeurs, cherchez-y la vérité, créez la vous-mêmes ! Vous ne la trouverez nulle part ailleurs.

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Quelques brèves du désordre…

Banque flambée – Quelques jours avant la manif’ des travailleurs contre l’austérité et la crise, vers 23h, des inconnus ont mis le feu à coups de cocktails Molotov à une agence bancaire BNP Paribas à Schaerbeek. Il n’y aura certes personne pour pleurer le sort d’une banque partie en fumée. Les rouages du capitalisme sont vulnérables.

Le Mistercash n’est plus… - Quelques jours après la manif’ contre l’austérité, dans la station métro Yser, à Bruxelles, des inconnus ont fait exploser un distributeur de billets à l’aide d’une grenade. La meilleure chose à faire avec tous ces machines qui crachent ce que ce monde valorise le plus, les billets de banque, c’est de les piller ou de les saccager. Ou les deux, si possible.

Une entreprise dans la ligne de mireDans la nuit, à Gilly (Charleroi), des inconnus ont incendié trois voitures et un camion appartenant à la même entreprise. Les véhicules ont été complètement détruits. Le nom de cette entreprise n’a pas été divulgué, mais, n’en doutons pas, quelqu’un avait des raisons plus que fondées pour s’attaquer ainsi à un rouage du capital.

Le train-train quotidien – Tôt le matin, un train stationné en gare d’Ath a été attaqué et endommagé. Des vitres ont été brisées et la cabine du conducteur défoncée. Vengeance pour un contrôle ou un conducteur qui a balancé un sans-papiers aux flics? Pas envie d’aller bosser le matin ? Un geste simple pour foutre le bordel dans l’infernal train-train quotidien du métro-boulot-dodo ? On ne saurait le dire, mais les raisons de s’en prendre à la circulation des hommes-marchandises ne manquent certes pas. D’ailleurs, sur la ligne entre Geraardsbergen et Bruxelles, une cabine de signalisation est récemment partie en fumée… causant depuis plusieurs semaines un énorme bordel sur cette ligne.

Bye bye écran géantSur Ixelles, les autorités communales et la ville de Bruxelles ont installé depuis quelques temps un écran géant, qui crache 24h sur 24 des publicités pour la Ville de Bruxelles et ses atouts pour les eurocrates et les représentants des entreprises, les diplomates et toute leur caste immonde. Récemment, il a – heureuse nouvelle – une fois de plus été pris pour cible par des tireurs de bombes de peinture.

Bye bye publicité – Ces six derniers mois, quelques 600 panneaux publicitaires ont été défoncés à Bruxelles. Il semble que nous ayons établi un record, car en moyenne, une centaine de panneaux sont détruit, par an, dans une ville européenne de taille moyenne. De plus, à la Louvière aussi, ce sport salutaire fait rage. Bon, basta les calculs et défonçons la publicité du capital et du pouvoir partout où on la trouve.

Bonne cavale !Sept prisonniers sans-papiers se sont évadés du centre fermé pour clandestins de Merksplas, où ils étaient enfermés en attendant leur déportation. Bon courage aux évadés et feu aux centres fermés & prisons.

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Source: Hors-Service

[Belgique] Une centaine d’abris-bus de la société ClearChannel vandalisée – La Louvière, janvier et février 2013

La Louvière: une centaine de faits de vandalisme sur des abris-bus en un mois

LA LOUVIÈRE – Une centaine de faits de vandalisme sur des abris-bus ont été enregistrés à La Louvière depuis le début 2013. Une enquête de police est en cours consécutivement au signal d’alarme lancé par la société gestionnaire Clear Channel.

«On peut effectivement estimer à plus de cent les faits de dégradations sur des abris-bus à La Louvière», a indiqué Cristina Iacono, porte-parole de la police de La Louvière.

«Quand on parle d’un fait, on parle, par exemple, d’une vitre brisée. Si plusieurs vitres sont brisées dans la même aubette de bus, cela correspond à autant de faits. Nous ne nions pas, au contraire, le nombre de dégradations récemment annoncé par la société gestionnaire des abris-bus, Clear Channel, sauf qu’on a peut-être attendu un peu longtemps pour nous annoncer l’ampleur et la récurrence des dégâts».

Quelque 80 abris-bus sont implantés sur la zone de La Louvière. La zone de police a lancé une enquête.

Leur presse – lavenir.net (Belga)