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Sur la nécessité du sabotage contre le nucléaire et son monde

On voit plus clair dans le noir

Fermer les centrales nucléaires, délester le capitalisme et l’Etat

Deux choses importantes

antinukDeux choses auront au moins été tirées au clair par l’acte de sabotage d’une turbine électrique à la centrale nucléaire de Doel en août 2014*. Deux choses importantes, et qu’on n’a pourtant lu nulle part.

Primo. Que si le nucléaire représente une contamination durable et difficilement résoluble, il est quand-même déjà possible de mettre à l’arrêt la production énergétique de ces centrales de mort. La lutte contre le nucléaire n’est pas seulement une lutte contre le fait qu’il soit à l’origine de catastrophes et d’irradiations permanentes, de l’empoisonnement durable de l’environnement, mais aussi contre le fait que l’existence même du nucléaire hypothèque toute perspective de liberté et d’auto-organisation, parce que son entretien et sa gestion impliquent forcément une structure autoritaire et verticale, une structure militarisée.

Secundo. Que le système économique et étatique en vigueur est totalement dépendant d’un flux constant d’électricité, sous peine de paralysie. Usines, commissariats, ministères, transports, administrations : toutes les structures fondamentales de l’oppression étatique et de l’exploitation capitaliste ont en commun leur dépendance à l’énergie. Et quand les choses sont à l’arrêt, quelque chose d’autre peut enfin commencer à bouger.

Contre le nucléaire

desastrLes gestionnaires de l’existant jouent avec la peur des conséquences imprévisibles d’une catastrophe nucléaire depuis la construction des toutes premières centrales. Ceux qui habitent autour de ces centrales (et en Europe, c’est en réalité tout le monde) sont dépendants de ses constructeurs pour se protéger contre le déchaînement d’une telle catastrophe technologique. En effet, face à elle, face aux radiations, face aux « fuites », ce sont encore ces mêmes nucléocrates qui ont rendu la catastrophe possible qui déboulent pour « gérer » la situation : plans d’évacuations, soi-disant décontamination, traitement de la centrale à l’arrêt,… Ces spécialistes et leur structure de commandement fort hiérarchisée deviennent alors incontournables. De plus, toute centrale nucléaire produit également des tonnes de déchets radioactifs que ces spécialistes enfouissent tranquillement sous terre en espérant que tout ira bien. Leur radioactivité est désormais partout (à cause des déchets, des radiations, des « petites » sources comme les laboratoires, les hôpitaux, les usines, les bombes à uranium appauvri…), produisant leucémies et cancers, modifiant les structures génétiques des plantes et des êtres vivants, contaminant la planète de façon irréversible.

Se demander pourquoi le nucléaire existe, c’est comprendre les raisons pour s’y opposer fermement. Les centrales nucléaires produisent l’énergie nécessaire aux technologies du capitalisme. Les centrales produisent l’énergie qui détermine les stratégies géopolitiques (comme le font aussi le pétrole et le gaz), modelant ainsi la concurrence et la collaboration entre Etats. Elles produisent la dépendance des gens envers leurs oppresseurs. Elles produisent la soumission aux hiérarchies qui gèrent et maintiennent ce monde. Elles produisent la paix sociale.

Le nucléaire doit donc être arrêté, dans les centrales comme dans la recherche, dans ses applications militaires comme dans ses applications civiles, c’est un pas nécessaire sur le chemin vers la liberté.

Peur

Depuis le sabotage contre la centrale de Doel, les politiciens ont beaucoup évoqué la menace d’un black-out, d’une panne d’électricité généralisée. A entendre leurs paroles, on se croirait à l’aube d’une apocalypse cauchemardesque. Les appels à une « consommation responsable » fusent, mais aussi à préserver le calme et l’ordre. Afin de faire face à une potentielle pénurie, l’Etat a lancé un plan de délestage qui consiste à couper l’électricité aux gens plutôt qu’aux bureaux, usines, commissariats, ministères. L’économie et la sécurité avant tout, il n’y a pas de surprise là-dedans.

Si les politiciens parlent d’un black-out, ils cherchent sans doute à faire peur à la population afin d’obtenir sa soumission. Evoquer une pénurie électrique, c’est effectuer un travail de préparation mentale pour la construction de, par exemple, une nouvelle centrale nucléaire. Jamais n’est posée la question de pourquoi toute cette production d’énergie serait nécessaire. Pourtant, la voracité moderne du capital pourrait peut-être bien être mesurée à travers sa consommation énergétique. Pour ne donner qu’un simple exemple : amener les riches, les eurocrates et les managers en 1h20 avec un Thalys de Bruxelles jusqu’à Paris nécessite une énergie électrique équivalente à ce que cinq ménages bruxellois consomment en moyenne en une année !

Alors, vaincre la peur que le pouvoir cherche à distiller à propos d’un éventuel black-out ne signifie pas pour autant vouloir court-circuiter les hôpitaux et les maisons de repos comme voudrait nous le faire croire l’Etat. L’Etat désigne toute critique, toute action de sabotage contre la dépendance électrique, comme du « terrorisme », tandis que c’est lui qui sème la peur, qui brandit le spectre de la terreur que représentera une belle coupure dans la normalité, qui bombarde et pille des régions entières pour s’assurer l’accès au pétrole, au gaz, aux matières premières.

Il nous faut percer les mensonges de l’Etat. Il dit que nous sommes tous dans le même bateau et qu’il faut alors tous faire des efforts en prendre soin. Mais ce n’est pas comme cela. Nous nous trouvons sur son bateau contre notre gré, ou en tout cas, sans jamais l’avoir vraiment choisi. Enchaînés comme les esclaves des galères d’antan afin de faire fonctionner la machine. Aliénés de la vraie vie, car vu qu’on naît et qu’on meurt dans la coque du bateau, la coque du travail, de l’obéissance, de la consommation, nos yeux n’ont jamais pu scruter l’horizon ou le ciel. Alors, si le pouvoir dit qu’il est terroriste de vouloir faire couler le bateau, c’est parce qu’il veut justement conserver son pouvoir sur les esclaves enchaînés. Alors, c’est à toi de choisir entre rester enchaîné toute une vie ou te libérer en prenant aussi le risque de devoir nager par toi-même ; à toi de choisir entre la soumission et la révolte, entre l’obéissance et la dignité.

Sabotage et paralysie de l’économie

Qu’est-ce que le capitalisme ? La question est complexe et peut être abordée de mille façons différentes, dont nous distinguerons ici trois aspects fondamentaux.

D’abord, il y a le mode capitaliste de production, la production de marchandises. La production est réalisée à travers des structures (l’usine, l’atelier, les machines,…) et de la main d’œuvre (les ouvriers, employés, salariés,…). Le capitaliste génère du profit en investissant dans les structures et en exploitant la main d’œuvre (c’est-à-dire, en les payant moins que ce qu’ils produisent réellement en termes de valeur capitaliste). La chose importante ici, c’est que la production est donc dépendante de l’obéissance de la main d’œuvre, car si cette dernière ne veut pas travailler, la machine ne tourne pas ; et que cette production est aussi dépendante des structures, car une usine dynamitée ne peut rien produire non plus.

Ensuite, il y a le mode capitaliste d’échange, c’est-à-dire la consommation, le commerce, la circulation des marchandises. Pour cela, le capital doit générer des marchés pour écouler les produits, donc créer des besoins ; il doit faire circuler l’argent à travers les banques, les bourses, les investissements, car un euro investi ici ne génère pas le même rendement qu’un euro investi là-bas ; et surtout, ce qui nous intéresse ici plus particulièrement, il a besoin d’infrastructures pour réaliser cette circulation. Des chemins-de-fer et des ports pour acheminer les marchandises, des réseaux de communication pour organiser l’échange et la circulation, des réseaux électriques pour faire tourner tout cela. Le capitalisme est donc dépendant de flux constants, autant matériels (marchandises, main d’œuvre, matières premières, énergie) qu’immatériels (informations, données, résultats de recherche,…).

Enfin, il y a la reproduction du rapport social capitaliste, et c’est peut-être le cœur de toute la question. Les rapports sociaux déterminent la place et le comportement de chacun dans cette société : du riche comme du pauvre, du capitaliste comme du salarié, du policier comme du prisonnier. Mais ces rapports ne sont pas « idéologiques », ils se réalisent dans un espace concret. Le pauvre a sa place dans une cage à poules, le riche dans sa villa. La prison, avec ses cellules, ses murs et ses barbelés, enferme des individus et crée ainsi les rôles de prisonnier et de gardien. Cette reproduction du rapport social coïncide aujourd’hui presque entièrement avec la continuité de la normalité ; en d’autres mots, tant que le train-train quotidien continue chaque jour d’avancer à l’identique, le pouvoir n’a pas à craindre que nous remettions en en question les rôles qu’il nous impose. Et ce train-train quotidien peut être saboté. Il peut être court-circuité.

Si l’ensemble du contrôle, de l’exploitation, de l’oppression dépendent fortement de l’énergie, il est logique que toutes ces petites infrastructures réparties à travers le territoire sautent aux yeux des révoltés : boîtiers électriques, câbles souterrains, transformateurs, câbles de fibres optiques, relais de téléphones portables,… Ces structures sont si nombreuses et disséminées que le pouvoir ne pourra jamais toutes les protéger efficacement contre des gestes de révolte, contre des sabotages diffus et répétés.

Si la pratique du sabotage ne peut en soi pas transformer le rapport social capitaliste et autoritaire, il est par contre certain que tant que la machine continuera de tourner, on ne pourra espérer aucune remise en question de l’existant. L’omniprésence de la domination exige une première rupture dans le cours normal des choses, car c’est uniquement grâce à cette rupture-là qu’on peut espérer avoir un moment à nous, un moment pour réfléchir où nous en-sommes, et pour imaginer un autre monde. C’est étrange, mais quelque part, on a comme l’intuition qu’on y verra plus clair dans le noir…

NdCNE:

*Voir:

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Sabotages contre le nucléaire et son monde

sabotageSi la lutte contre le nucléaire et son monde n’a plus la même force que dans les années 60 et 70, on note pourtant dans plusieurs régions qu’il y a des luttes en cours contre des matérialisations du monde irradié. On pense notamment à la résistance aux transports de déchets nucléaires en Allemagne et en France, à la lutte contre la construction de nouvelles lignes à haute-tension en Normandie (France) et en Catalogne (Espagne). Si ces luttes vont souvent de pair avec des actions directes et des sabotages, le nucléaire n’est pas non plus toujours laissé en paix ailleurs. Nous en avons répertorié quelques exemples récents.

Catalogne (Espagne), juillet 2014. Dans une lettre, des opposants à la ligne à haute-tension MAT, qui reliera les centrales nucléaires françaises avec le marché énergétique d’Espagne et du Maghreb, rendent public de nombreuses actions diffuses et variées qui ont eu lieu pour saboter les travaux en cours. Destruction et sabotage de grues, de bulldozers, d’excavatrices et de véhicules tout-terrain des entreprises qui effectuent les travaux, blocage des routes menant aux chantiers, déboulonnage des pylônes en construction,…

Bessines-sur-Gartempe (France), avril 2014. Le musée de la Mine, propriété d’AREVA, multinationale française du secteur nucléaire, est touché par un incendie nocturne. Ce musée a précisément été installé là où l’AREVA a exploité pendant des décennies une mine d’uranium. L’action intervient aussi après une énième découverte d’irradiation dans la région. Déjà un an auparavant, le 12 juillet 2013, jour de l’ouverture au public du musée de la Mine, un train habituellement utilisé pour le transport de conteneurs d’uranium appauvri destinés à être stockés à Bessines avait déraillé à Fromental, une commune située à proximité. Une éclisse, pièce métallique reliant deux rails, avait été délibérément enlevée, et le sabotage revendiqué par des antinucléaires.

Contentin-Maine (France), décembre 2013. Des sabotages de pylônes en construction sont revendiqués : «  Electricité de France (EDF) érige une nouvelle ligne THT (Cotentin-Maine) en vue d’écouler l’énergie du futur réacteur « EPR » de Flammanville. Ceci marque la poursuite du programme nucléaire français. Nous nous y opposons, agissons et le sabotons en son point faible, son réseau de distribution. Il y a quelques jours, plusieurs pylônes de la ligne ont été déboulonnés. Tant que le nucléaire s’étendra, nous saboterons. »

Saint-Mihiel (France), octobre 2012. Trois portes d’un barrage de régulation de la Meuse ont été sabotées. 40.000 m3 d’eau se sont vidés, laissant deux bateaux de plaisance sur le flanc et faisant une vague de deux mètres de haut. Le ou les saboteurs ont dévissé les flexibles d’huile des énormes vérins hydrauliques qui commandent deux des trois portes du barrage. Après réparation, le niveau d’eau est revenu à la normale. La Meuse est particulièrement surveillée parce que ses eaux en aval servent notamment au refroidissement de la centrale nucléaire de Chooz, dans les Ardennes, qui doit être stoppée dès que le débit n’est plus assez important.

Publiés dans Hors-Service n°46 (septembre 2014)

Le numéro au format PDF

[Affiche] Contrer la totalité de la domination

Depuis des dizaines d‘années le progrès technologique s‘accélère fortement, amenant de nouvelles nuisances telles le nucléaire, les nanotechnologies et les organismes génétiquement modifiés, menaçant à présent la vie sur terre de diverses manières ; par l‘exploitation effrénée des « matières premières », les contaminations irréversibles par les éléments radioactifs, la pollution génétique et les conséquences des nanotechnologies. Surtout, toutes les technologies partagent le potentiel d‘expansion du contrôle sur le vivant, jusqu‘à la domination totale de la civilisation et de ses innombrables structures de pouvoir qui aliènent déjà quotidiennement nos relations.

La révolution industrielle amena à un accroissement de la spécialisation et de la centralisation. La technologie génétique représente un nouveau saut qualitatif dans le développement du contrôle sur l‘agriculture. Les brevets sur les semences de quelques grandes multinationales poussent l‘agriculture dans une dépendance absolue. Avec la destruction de la biodiversité, tout approvisionnement autonome est rendu impossible. Ce qui empêche fondamentalement une perspective vers des communautés libres et décentralisées. Ce ne sont pas uniquement les multinationales et les états qui en portent la responsabilité mais également tous ceux et celles qui croient à leurs mensonges et ainsi soutiennent leur développement.

Un rôle central dans cette tendance destructrice est à attribuer aux scientifiques paré_es de leurs blouses blanches de la «neutralité». Caché_es derrière la notion de « recherche fondamentale » illes travaillent à la légitimation de la technologie génétique. Les détails de cette recherche ne nous intéressent pas, tant l‘intention des chercheur_euses nous paraît claire : afin de s‘assurer de l‘approbation de l‘opinion publique, on cache des intérêts économiques ainsi que l‘expansion du contrôle sur le vivant, sous le couvert de la sacro-sainte science.

La résistance contre ces nuisances n‘a pourtant pas pu être brisée par ces mensonges, c‘est donc la répression qui a pris la relève. Le nouveau Protected Site à Reckenholz (Zurich), où ont et auront lieu des essais en plein champ de cultures génétiquement modifiées, est surveillé 24h sur 24 par une entreprise de sécurité avec chien de garde, surveillance vidéo permanente et deux grillages massifs équipés de capteurs de mouvement, ce qui équivaut à une forteresse.

Controns l‘avancée vers la domination totale

Faisons sentir aux responsables qu‘ils_elles se trouvent en travers du chemin vers la libération de toute domination

quelques paysan_nes anarchistes

  • Institut de biologie végétale, université de Zurich

Le prof. Beat Keller de l‘institut de biologie végétale de l‘université de Zurich est l‘initiateur et le meneur des essais en plein champ de blés OGM. Les frais des recherches actuelles sont pris en charge par l‘université.

  • Agroscope

Agroscope est, en tant que gérant du Protected Site, responsable pour l‘aspect technique, sous la direction de Michael Winzeler. Les essais ont lieu sur leur terrain à Reckenholz (Affoltern, Zurich).

  • Bouygues Energies & services

L‘entreprise Bouygues surveille 24h sur 24 le Protected Site avec un garde et un chien. Le groupe Bouygues propose des services allant du nettoyage aux télécommunications en passant par la sécurité et est présent mondialement. En Suisse ils ont plus de 30 filiales.

  • Office fédéral de l‘environnement – OFEV

L‘OFEV est responsable de l‘autorisation des essais en plein champ et co-responsable de l‘ensemencement des plantes génétiquement modifiées.

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Publié sur contrainfo, 27 septembre 2014

L’affiche traduite et mise en page en allemand et en italien.

La routine du désastre

Le tract La Routine du désastre est sorti une semaine après l’annonce de « l’accident » de Fukushima, et a été distribué dans plusieurs villes en France et en Belgique.

Dans les quartiers populaires de Paris, il a été distribué à plusieurs milliers d’exemplaires lors de tables de presse où se trouvaient d’autres informations et textes sur le nucléaire.De nombreuses personnes se sont arrêtées pour en discuter. Avec ceux qui en venaient à remettre en question le nucléaire, c’était des pans entiers de la critique qu’on ouvrait ensemble: sur l’Etat, le capital, les spécialistes, la dépossession… La table était vidée à chaque fois. Tout au long du printemps, de nombreux tags sont aussi apparus sur les murs de la ville et dans le métro (« Irradiés de tous les pays, révoltons-nous », « le nucléaire nous prépare un avenir irradieux », « Va te faire irradier », « Si t’aimes tant le nucléaire, porte toi liquidateur volontaire », etc…). Le 6 avril à l’université Paris Dauphine, une conférence sur les conséquences de Fukushima donnée par un nabab de l’énergie est interrompue par une vingtaine d’individus, qui ont lancé des oeufs de peinture, insulté les participants, éclaté quelques boules puantes et laissé des tracts. Toujours à Paris, lors de deux très classiques manifestations appelées par le réseau Sortir du nucléaire, d’autres tracts ont à leur tour posé une critique radicale de la situation [cf La France n’est pas inquiète & Nucléaire et servitude]. Fait suffisamment rare pour être noté, un rassemblement hors de toute organisation et parti politique est organisé le 26 avril 2011, cette fois devant l’Autorité de sûreté nucléaire, même si on peut s’interroger sur le sens qu’il y a de se réunir devant cette institution (puisqu’il n’y a aucun dialogue à entretenir avec l’ASN qui légitimera toujours l’existence du nucléaire, un rassemblement est-il la meilleure façon de lui montrer notre opprobre?). De façon autonome également, de nombreuses discussions se sont déroulées autour du catastrophisme, des luttes antinucléaires passées, des simulations d’accidents de crise, des façons d’affronter aujourd’hui au nucléaire, etc…

Courant mai pourtant, on sentait bien que les oreilles commençaient à se refermer. Les tracts et les textes de la table à Belleville partaient moins vite, les gens n’avaient plus le même désir de parler de tous ces événements. Si la « catastrophe » est loin d’être finie, elle n’a peut-être ouvert ici qu’une brèche de très courte durée, laissant place à une sorte d’aveuglement volontaire encore plus difficile à questionner. Comme s’il s’agissait d’une épée de Damoclès avec laquelle on ne peut pas vivre, et qu’il faudrait vite recouvrir du poids de nos résignations quotidiennes.

LA ROUTINE DU DESASTRE

desastrLes nouvelles de la catastrophe de la centrale atomique de Fukushima au Japon tournent en boucle. Face à un désastre sans précédent, les médias commentent en direct les nouvelles du nucléaire qui a l’air de n’en faire qu’à sa tête. Les infos fusent, c’est un véritable bombardement, mais rien ne perce.

Non, aucun enseignement ne sera tiré. Une telle catastrophe ne pourrait pas arriver ici. Les journalistes, les experts et les politiciens discutent séisme et tsunami, s’accordant sur le caractère exceptionnel de la situation de cette île lointaine.

Ces raclures en profitent pour vendre la fameuse fiabilité des installations françaises qui seraient les plus sûres du monde. Sans jamais rappeler que n’importe quelle erreur humaine peut produire le même résultat partout. Sans jamais préciser que n’importe où en France, nous habitons toujours à moins de 100km d’une installation nucléaire.

Ils se garderont bien de préciser que derrière la catastrophe, c’est un quadrillage et une gestion militaires qui s’instaurent. En plus d’être contaminé, chacun sera en permanence contrôlé, testé, mesuré, surveillé, et déplacé dans des zones où toute liberté, initiative individuelle, et parcelle d’autonomie, auront disparu sous le règne kaki.

Leur propagande préfère faire croire que ces opérations désespérées d’acheminement d’eau, de sable, que leurs mesures martiales de confinement et leurs pauvres distributions de pastilles d’iode ont pour but notre santé. Pourtant si c’était vrai, un petit nombre de pays ne la mettraient pas en péril permanent en s’engageant dans la voie du nucléaire. Derrière cette monstruosité se cachent d’énormes intérêts économiques et stratégiques. Depuis le début, nucléaires civil et militaire sont complètement imbriqués, et l’histoire du développement de cette technologie est entièrement liée à un jeu mortifère entre puissants.

La routine du désastre est déjà présente, à travers la multiplication quotidienne de ce que ces autruches du nucléaire qualifient par euphémisme d’« incidents ». Ils nous promettent par exemple maintenant de vérifier l’état actuel des 58 réacteurs du territoire français, mais ne disent bien sûr rien des problèmes insolubles posés par les déchets radioactifs qui dorment sous nos pieds dans près de 1000 sites, ni des nombreux cancers et leucémies que subissent celles et ceux qui vivent aux abords des installations nucléaires. Sans compter toutes les barbouzeries au Niger et au Gabon, où Areva exploite la main d’œuvre locale en la condamnant à une mort lente en même temps que toutes celles et ceux qui habitent près des mines d’uranium.

Le pouvoir fait comme si tout cela était inéluctable, essayant tant bien que mal d’éviter le pire, mais surtout sans jamais interroger ce qui a été et qui reste encore un choix.

En vrai, on pourrait tout de suite se passer du nucléaire et du monde qui le produit. Les écologistes et autres ONG à la sauce verte ne parlent que d’une pseudo « sortie » du nucléaire d’ici 20 ou 30 ans, pour ne pas froisser leurs soutiens étatiques et leurs potentiels électeurs. En véritables sauveteurs du capitalisme, ils espérent occuper un rôle de contre-experts pour être associés à sa gestion actuelle.

Que d’images spectaculaires de la centrale en feu, que de mises en scène de «sauvetages » épiques, que d’angoissants nuages radioactifs doit-on gober sans réagir ! Que de débats stériles entre politiciens sur les différentes alternatives pour répondre aux appétits dévorants du développement industriel, que de prétendus discours raisonnables pour des mesurettes qui ne remettent rien en cause ! Autant de mascarades pour recouvrir d’un voile opaque l’aberration du nucléaire. Il est grand temps de briser la vitrine qu’il représente et de mettre fin à toute cette merde. Derrière l’horreur de cette catastrophe sans précédent dont on a pas fini de compter les morts, c’est l’acceptation à un niveau mondial du nucléaire qui se joue.

L’Etat tient le rôle du pompier pyromane. Il est celui qui a mis en place tout ce merdier et qui fait maintenant mine d’être le protecteur, le seul à pouvoir assurer la sécurité des populations.

Jamais le monde tel-qu’il-est-et-qu’il-ne-faut-surtout-pas-renverser n’avait trouvé de meilleur garant. Un possible figé qui, à part connaître l’empoisonnement et la militarisation de cette planète, verra à peu près toujours les mêmes en haut et les autres en bas, les mêmes qui « savent » et les autres qui suivent.

Ce qu’ils craignent réellement, ce n’est pas le désastre en cours et à venir, ce ne sont pas non plus les appels de leurs sbires citoyennistes à une « meilleure » gestion de l’existant, tous parlent encore la même langue du mal nécessaire.

Ce qu’ils ont par contre à redouter ce sont des luttes contre le nucléaire et le monde qui va avec.

Parce qu’ils nous voudraient tous cobayes résignés et désemparés. Parce que la liberté commence par le sabotage de ce monde qui nous détruit.

Ni cobayes ni moutons,

19 mars 2011

Tiré de Fukushima Paradise – Pour une critique radicale du nucléaire, éd. La Canaille & Mutines Séditions

[Nancy] Festival NucK Off les 5 et 6 septembre contre la poubelle nucléaire de Bure & Appels à actions Bure 365

Festival NucK Off – 5&6 septembre à Nancy – contre la poubelle nucléaire de BURE

Cela fait plus de 20 ans que la lutte contre le projet d’enfouissement nucléaire à Bure est menée en Meuse et Lorraine en général. De nombreuses actions d’information, manifestations, projections ont été organisées pour informer la population sur le danger du nucléaire et sur ses alternatives. Depuis quelques années un petit festival contre la poubelle nucléaire a été organisé en Meuse pour tenter une approche plus festive.

En 2014, le festival aura lieu à Nancy. Cette ville qui se trouve à une centaine de kilomètres du laboratoire en construction ne semble pas être inquiète, bien au contraire. Les universités, les bureaux d’études, les associations sont financées par Andra et les politiques sont plutôt favorables au projet.

Nous vous invitons à dire Nuke Off! à la poubelle nucléaire et Nuke Off! aux nucléocrates qui empoisonnement nos vies le 5 et 6 septembre 2014 à Nancy.

Ce festival est participatif, autogéré et solidaire. Vous pouvez faire des propositions pour le programme de ces deux jours, sans oublier qu’il n’y a que deux jours. Bien que chacun participe à sa manière, il s’agit d’une mobilisation politique et autour du nucléaire et son monde. Nous voulons orienter le programme dans cette direction. Donner un coup de main pour l’organisation. Nous aurons besoin des outils de bricolage, du bois, des véhicules, des tentes, la récupe des aliments… et des gens motivés.

Le festival est ouvert à toutes et tous et les comportements et les discours discriminatoires ne sont pas tolérés. Parce que nous sommes contre le pouvoir et la répression qu’exercent les nucléocrates sur nous, on ne va pas tolérer une autre forme de domination de ce monde.

Pas de nucléaire. Pas de racisme. Pas de fascisme. Pas de sexisme. Pas d’homophobie.

La solidarité est un outil fort de nos luttes. Certaines pensent qu’il y a des gentil-le-s militant-e-s et des méchant-e-s militant-e-s, cette idée appuyée par le lobby nucléaire n’a pas sa place sur notre festival. Dénoncer des participants, se désolidariser des militant-e-s qui n’agissent pas de la même manière que nous-même ne veut pas dire que les nucléocrates nous écouteront plus. Face à la répression nous devons rester solidaires.

Michel Nuckofff

nukeoff

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Pour rappel:

BURE 365 : appel à actions !

B365Suite à plusieurs réunions de l’assemblée anti-nucléaire grand tEst, nous proposons de mener une campagne d’action d’une année intitulée « Bure 365 ». Les objectifs principaux sont de faire connaître la lutte contre l’enfouissement des déchets radioactif (le projet CIGEO), le nucléaire et son monde et d’étendre cette lutte au niveau national et international.

L’enfouissement est présenté comme LA solution au problème des déchets, alors qu’il ne vise qu’au renouvellement du parc nucléaire français, ainsi qu’à l’exportation de ce modèle sur le marché mondial de la pseudo-gestion des déchets nucléaires… L’enfouissement, par son irréversibilité, c’est confisquer toute possibilité à la communauté humaine de demain de se saisir de ce problème.

Nous ne voulons pas proposer d’alternative à l’enfouissement tant que la production des déchets n’est pas stoppée définitivement ! Proposer une alternative reviendrait à travailler bénévolement pour les nucléocrates. Il n’en est évidemment pas question ! Nous savons qu’il n’existe actuellement aucune solution pour gérer les déchets nucléaires. Qui peut prétendre pouvoir gérer des déchets dont les radiations sont mortelles pour une durée égale à dix fois l’Histoire de l’humanité ?
La seule perspective souhaitable est l’arrêt du nucléaire et donc, de la production de déchets. Empêcher la réalisation du projet CIGEO, c’est empêcher l’Etat de “gérer” le problème des déchets radioactifs qui s’accumulent tous les jours, dans les cadres qui sont légalisés. Bloquer CIGEO c’est désamorcer la machine atomique et forcer l’arrêt du nucléaire en France.

Notre objectif est que, partout, des groupes s’emparent de cet appel et organisent le plus d’actions possibles pendant un an. L’idée est d’agir de manière décentralisée, dans des espaces inattendus, avec notre propre calendrier, là où leurs règles du jeu n’existent plus.
Cette campagne est solidaire de tout type d’actions, basée sur la complémentarité des pratiques : désobéissance civile, actions publiques, actions directes, actions juridiques… La seule limite est de ne pas atteindre à l’intégrité physique des personnes.

Notre lutte n’est pas réversible ! CIGEO va se faire enfouir !

Envoyez nous vos communiqués et projets d’actions sur la boîte mail nocigeo(at)riseup(.)net, ils seront relayés directement sur nocigeo.noblogs.org

L’appel à actions en allemand, anglais et italien

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QUELQUES IDEES EN VRAC…

*Maîtrise d’oeuvre d’ingénierie technique confiée à Gaiya (Technip/Ingerop) avec les sociétés : *

- Astrium pour les installations nucléaires de surface (52,7 M€), Cette société Astrium a des locaux à Toulouse, près de Bordeaux, dans les Yvelines, à Paris et aux Mureaux. bourse. lesechos.fr/infos-conseils-bours…

- Tractebel Engineering France pour les installations souterraines (52,2 M€),

- epour les procédés techniques de transfert et de manutention des colis de déchets (21,7 M€)

- SNC Lavalin (6,8 M€) pour les installations conventionnelles de surface. www.usinenouvelle.com/article/snc-laval…

*ANDRA *

*Est déjà implantée : *

Siège social (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs)
Parc de la Croix Blanche 1-7 rue Jean Monnet
92298 Châtenay-Malabry

Centre de Meuse/Haute-Marne
Service Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences
Gersende KASTENDEUCH
RD 960
55290 BURE

Centre de stockage de la Manche
BP 807 – ZI de Digulleville
50448 Beaumont-Hague

Centre de stockage de l’Aube
BP 7
10200 SOULAINES-DHUYS

Centre industriel de regroupement, d’entreposage et de stockage
RD 960
10500 MORVILLIERS

* l’Andra projette de s’implanter à côté de la gare TGV*. L’agence va construire un bâtiment de 500 m à côté de la gare TGV où seront installés des bureaux et des salles de réunion. « Cela a été adopté lors du dernier conseil d’administration.

[Rennes] Tags contre le nucléaire et son monde – 2 juin 2014

Bure 365, c’est parti!

En cette nuit du 1er juin 2014, à l’appel de l’Assemblée anti-nucléaire du Grand Est, débute une campagne d’actions d’un an, et plus si affinités, contre CIGEO (le centre de stockage « réversible » de déchets radioactifs en Meuse, Haute-Marne).

Si le centre d’enfouissement de Bure reste inconnu du grand public, la gestion des déchets nucléaires impacte l’ensemble de la population. Aussi, dans plusieurs villes en France, s’organisent des actions contre le nucléaire et son monde : EDF, AREVA, l’Etat, le Parti Socialiste et toute la clique dirigeante pro-nucléaire. C’est pourquoi, cette nuit à Rennes, le centre régional EDF, la boutique EDF, la préfecture de région et le local du Parti Socialiste ont été la cible de notre colère.

Bloquer CIGEO c’est désamorcer la machine atomique et forcer l’arrêt du nucléaire en France.

Notre lutte n’est pas réversible, CIGEO va se faire enfouir !
« Ce n’est que le début d’une longue série »

Riri, Fifi (Loulou avait piscine).

http://nocigeo.noblogs.org via indy nantes, 2 juin 2014

[Pise, Italie] Manif antinucléaire et perquisitions

[Depuis octobre 2013 a commencé le démantèlement du réacteur nucléaire militaire expérimental du CISAM (Centro Interforze Studi Applicazioni Militari, soit Centre Interarmée de recherches en applications militaires), démantèlement qui inclut le rejet de déchets radioactifs dans le canal Navicelli (entre Pise et Livourne), qui débouche sur la Mer Méditerranée. Les déversements d’eaux (radioactives) de refroidissement de l’ex-réacteur ont continué les mois suivants et devraient finir en mai 2014.

Le 3 mai s’est déroulée une manifestation de 200 personnes organisée à Pise par des compagnons et camarades, après des mois d’agitation. Le 8 pages distribué avant la manif faisait bien sûr aussi référence à Marco Camenish et les sabotages explosifs antinucléaires en Suisse de la fin des années 70, et à Alfredo et Nicola, qui ont jambisé un responsable de l’industrie nucléaire en mai 2012 (ils ont pris 10 ans et 9 ans de taule en novembre dernier).

Quelques jours après, le 7 mai, a eu lieu la troisième série de perquisitions et mises en examen à Pise, cette fois au prétexte des dizaines de distributeurs de billets (et aussi l’école d’ingénieurs Sant’Anna) qui ont reçu de la peinture, des câbles de caméras de vidéosurveillance sectionnés, et des tags effectués pendant la manif.]

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Contre la mort nucléaire !
Non à l’eau radioactive !
Non à la militarisation du territoire !
Solidarité révolutionnaire avec les rebelles !

750 000 litres d’eau radioactive déversés dans le canal du navicelli pour mettre fin au caprice nucléariste d’une bande de militaires et de chercheurs qui, avec la complicité de l’administration municipale, de l’Arpat et autres institutions empoisonnent les territoires de manière toujours plus irrémédiable en les détruisant, avec tous les êtres vivants qui y habitent. La filière nucléaire est nuisible à toutes ses étapes. Tous le savaient, et pourtant ils ont voulu emprunter cette voie sans issue, sans penser aux conséquences, comptant sur l’apathie de la population. Nous ne voulons pas chercher de solution aux problèmes créés par ces scientifiques. Ils les trouveront eux, quand ils seront acculés par la détermination d’une opposition large et sans compromis.

Manifestation à Pise le 3 mai à 15h, piazza Sant’Antonio.

Traduit de l’italien de informa-azione, Sab, 12/04/2014 – 11:57

photos de la manif du 3 mai:

Nucleare: anarchici in corteo a Pisa, vandalismi e proteste pise2 pise3 pise4 pise5 pise6

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Pise : troisième perquisition contre les compagnons du « Garage Anarchico »

On apprend qu’aux premières heures de ce matin 7 mai, la Digos a perquisitionné plusieurs domiciles et le lieu « Garage anarchico » de Pise, plaçant sous séquestre ordinateurs, téléphones portables, papier, bombes de peinture, peinture, lampes frontales… et mettant cinq compagnons en examen pour dégradations aggravées et tags, à propos de certains actes qui se sont déroulés lors de la manifestation contre le nucléaire de samedi 3 mai.

Il est évident que les compagnons actifs dans la contre-information et l’opposition à la contamination nucléaire de la région de Pise et Livourne dérangent ceux qui voudraient mener leurs projets nuisibles dans le silence et la résignation de la population.
Pour la troisième fois en quelques mois se déroule une opération répressive* dirigée, à ce qu’il semble, par le procureur Giaconi, le même qui s’est longtemps battu pour classer sans suite l’assassinat en prison de Marcello Lonzi et qui sert aujourd’hui les intérêts du CISAM et des autorités locales, responsables du déversement d’eau radioactive dans le canal de Navicelli.

Vive la résistance contre le nucléaire !

* NdT : Le 4 février a eu lieu la première perquisition contre deux compagnons et déjà le Garage Anarchico, suite à l’irruption d’une quinzaine de personnes au siège de l’Agence régionale pour la protection de l’environnement de Toscane (Arpat) le 26 novembre 2013, qui avait donné un avis favorable au déversement de ces eaux contaminées. Des tags « Arpat assassins » et « Cisam assassins » étaient apparus à l’intérieur de ses murs. Ils sont aussi accusés de l’affiche faussement siglée des logos de l’Arpat, titré « Avis aux citoyens« , et qui avertissait les passants du projet du CISAM. Le 5 mars a eu lieu la deuxième perquisition au domicile de cinq compagnons du Garage Anarchico, au prétexte de « port et transport d’explosifs dans un lieu public ».

Traduit de l’italien de informa-azione, Mer, 07/05/2014 – 21:51

Tag du 26 novembre 2013, lors de l’irruption au siège de l’Arpat.

Tag du 26 novembre 2013, lors de l’irruption au siège de l’Arpat.

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Repris des Brèves du désordre

Chantiers collectifs à la grange de Montabot

Suite à l’assemblée antinucléaire et antiTHT du Grand Ouest qui s’est tenue le week end des 11 et 12 janvier 2014, une info sur les différents chantiers des prochains à mois à la grange de Montabot, afin d’inscrire les dates à vos agendas.

L’hiver ne nous pousse pas à hiberner, mais bien plus à envisager avec joie le printemps et toutes les réjouissances qui vont l’accompagner.

Après le chantier élagage qui s’est déroulé du 24 février au 1er mars 2014, nous poursuivons avec différents chantiers participatifs pour pouvoir au mieux et au plus vite accueillier les différentes activités, rencontres, etc.

Ces chantiers participatifs ne demandent pas de compétences particulières, puisque qu’il y aura quelques personnes qui ont déjà pratiqués les travaux à effectuer. Des listes de matos pour les différents chantiers devraient suivre.

Ces moments, seront le lieu de rencontres, de discussions, de projections de films, de bonnes bouffes, de complotages, de ballades dans le pays vallonné de Montabot / Le Chefresne.

La grange est un espace qui appartient à toutes et tous, à chacun-e de lui donner vie et perspectives (implication dans le vie locale, point de fixation pour faire vivre des luttes, centre de ressource, lieu de rencontres et d’expression…)

La grange utilise un mode de fonctionnement autogéré et un soin particulier est apporté à l’autosuffisance de la maison afin de ne pas subir les affres de ceux qui amènagent nos vies et l’on combat.

Vous êtes les bienvenues dans un pays qui se rappelle encore que résister (à la construction de ligne THT Cotentin Maine au Chefresne et ailleurs) peut créer de nouveaux espaces de rencontres et de solidarité.

A tanto.

Voir l'affiche en PDF

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Contact : 06 51 67 94 44 ou montabot[arobase]riseup.net(pour que chacun et chacune puisse indiquer sa venue afin que l’on organise au mieux la logistique de ces divers chantiers !)

Pour celles et ceux qui veulent imprimer et coller/distribuer des trats/affiches : la version pdf.

le site: antitht.noblogs.org

[Publication] La canaille à Golfech – Fragments d’une lutte antinucléaire (1977-1984)

couvgolfechL’histoire de Golfech est une mine de suggestions, aussi bien théoriques que pratiques. A l’époque se succédèrent des actions directes collectives, comme l’invasion de chantiers et la destruction des outils et des constructions en cours, mais aussi la pratique du sabotage à un niveau industriel par des groupes d’affinité, infligeant de gros dégâts matériels aux entreprises, et enfin l’autodéfense contre les violences et les intimidations mafieuses de la police et de l’industrie nucléaire… Aucun individu, organisation ou groupe ne possède seul la force de s’opposer aux projets liés au nucléaire : le rapport entre les petits groupes d’action directe et le mouvement est sans doute un des éléments intéressants qui émerge des récits de Golfech, une indication qui reste valide pour développer les luttes qui nous attendent.

 » … A ce moment-là, une partie des gens ont fait l’analyse suivante : en exerçant une certaine pression matérielle contre les entreprises qui travaillaient sur le site et contre EDF, on peut affirmer une détermination qui est peut-être en mesure d’arrêter la construction de la centrale. Mais tout cela, entendons-nous, mélangé avec des pratiques plus large, et certainement pas comme une stratégie séparée.

Du reste, une partie de la mouvance participait effectivement aux comités anti-nucléaire. C’est ainsi qu’à commencer une série d’attaques contre les entreprises qui travaillaient sur le site et contre EDF. L’idée n’était pas tant de de faire des actions symboliques, parce qu’avec des vitres brisées et quelques molotovs jetés dans un local et quelques voitures brûlées d’EDF, on ne va pas très loin.

La décision a été prise de mener des actions visant à démolir les entreprises, à les démolir physiquement, je veux dire. Une entreprise était choisie puis démolie, elle sautait: les bâtiments, les machines, tout. »

(Quatrième de couverture)

Lire l’introduction au format PDF

Contact:

Mutines Séditions
c/o Bibliothèque Libertad
19, rue Burnouf
75019 Paris

mutineseditions[([a)])riseup.net

Dispo au prix de 6 euros un peu partout: voir la liste ici

[Biélorussie] Sabotage de lignes THT près du chantier de la centrale nucléaire – Astraviec, Nuit du 31 avril au 1er mai 2013

Lignes à haute tension sabotées près du site de construction d’une centrale nucléaire

Dans la nuit du 30 avril au 1er mai 2013, plusieurs pylônes électriques ont été coupés avec des scies à métaux à proximité du chantier de la centrale nucléaire biélorusse, située dans la zone d’Astraviec.

- Electric Love

Source: blackblocg.info via From Russia With Love

[Nancy] Infotour anti-THT au CCAN lundi 10 juin 2013

10 juin 2013 : Infotour Anti-THT au CCAN à Nancy

Cliquer pour agrandir l'affiche

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Lundi 10 Juin 2013 à 19h00

au Centre Culturel Autonome de Nancy, 69 rue Mon Désert, 54000 Nancy

Une soirée thématique autour de luttes anti-THT, contre les déchets nucléaires et les lignes à grande vitesse en Normandie.

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