Archives du mot-clé contre l’Etat et ses larbins

[Saint-Denis, 93] Attaque du centre de recrutement de l’armée

Dans la nuit du 26 au 27 octobre, nous avons fracassé les vitres du centre de recrutement* de l’armée, rue Gabriel Péri.

Tous les pouvoirs sont assassins. Nous ne ferons pas leurs guerres, nous ne les laisserons pas en paix.

Guerre sociale pour la liberté !

des déserteurs belliqueux

* Le plus important d’Ile-de-France en terme de recrues.

Publié sur indymedia nantes,

[Berlin] Attaques en série contre l’Etat et sa police

Tôt samedi 18 octobre 2014, plusieurs engins incendiaires ont été lancés contre le poste de police Direktion 6 sur la Bulgarische strasse dans le quartier Treptow. Il y aurait eu trois engins lancés au total, dont deux qui se sont allumés. La façade a été légèrement noircie. Malheureusement, plusieurs flics sont rapidement intervenus avec des extincteurs pour éteindre le départ de feu. Une enquête pour incendie criminel a été ouverte pour tenter d’identifier le ou les assaillants, qui se sont évaporés dans la nuit.

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La presse allemande rappelle également l’attaque aux molotovs du poste de police situé au 54 de la Sonnenallee dans le quartier de Neukölln début mai 2014.

Toujours dans la même période mais cette fois-ci au nord-ouest de la ville, un comico a été lui aussi canardé de molotovs. Un groupe informel avait revendiqué l’attaque.

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Dans la nuit de mardi à mercredi 15 octobre, 17 fenêtres du poste de police municipale de la Juliusstrasse à Neukölln ont été fracassées à l’aide de pierres. Les flics ont compté 20 petits pavés jonchant le sol à proximité.

Le sénateur de la CDU chargé à leur sécurité, Franck Enckel, a en outre déclaré suite à ces multiples coups portés à l’autorité et aux forces répressives de l’Etat: « ce n’est malheureusement plus rare que des bâtiments publics, des pompiers et des postes de police municipaux soient attaqués. Ceux qui s’occupent à maintenir l’ordre et la sécurité sont à plusieurs reprises insultés, brimés, maltraités. […]. Ainsi au cours des dernières semaines, plusieurs voitures de police ont été attaquées à coups de pierres […]« 

 Un communiqué a été publié sur indymedia linksunten, intitulé Attaque du poste municipal – Pour plus de « terreur dans le quartier » (ceci en référence aux déclarations du sénateur Henckel au sujet du tumulte nocturne à Berlin qui résonne de plus en plus forts ces derniers temps dans les oreilles des gouvernants. Voici quelques extraits du communiqué ci-dessous:

[…] Il y avait besoin d’une troupe qui effectue le travail désagréable de discriminer les gens, d’intimider et faire glisser du vélo avec le motif d’infractions administratives.

Il y avait besoin d’aide pour leur permettre d’expulser des familles roms et tsiganes des quartiers du centre-ville, lorsqu’il s’agit de criminaliser, d’humilier et de réprimer.

En même temps, d’étendre la politique raciste au Parc Görlitz pour garder le gilet de la police berlinoise propre.

En même temps, de patrouiller dans un quartier comme Neukölln ou Wedding et d’expulser les gens, de sorte que la voie pour les prochaines phases de refoulement et de réévaluation soit libre.

Bien sûr, nous sommes contre le délire de l’ordre allemand (sic!) !

Car seulement l’idée de chaos laisse libre cours à la pensée, comme un changement radical dans la pensée et la vie des gens dans ce pays peut devenir possible ici. […]

Nous devons attaquer le modèle d’organe de répression et de sécurité, du délire d’ordre et la politique raciste du sénat partout où cela nous est possible.

C’est pourquoi nous avons provoqué un peu (plus) de « terreur dans le quartier » et dans la nuit de mardi fait tomber les vitres du poste de police municipal de la Juliusstrasse à Neuköln.

Solidarité avec tous ceux qui sont harcelés chaque jour par les flics ! […]

[Saint-Louis, USA] Collecte de récits à propos des manifs sauvages suite à un énième meurtre de la police

Acte 2 : St-Louis se soulève après un autre meurtre de la police

Juste après la tombée de la nuit mercredi à Saint-Louis, un flic a tué Vonderitt « Drew » Myers, âgé de 18 ans. C’est le troisième incident de flics tuant des hommes noirs en deux mois - ce n’est malheureusement pas supérieure à la moyenne. Ce qui est supérieur à la moyenne cependant, c’est la réaction des gens à ça. Comme Mike Brown, il y a eu un débat à propos du fait s’il avait résisté, s’il était armé, s’il avait volé des cigares ou tiré sur la police, tout cela devrait être des motifs pour lesquels tu te fais buter. Pour nous, cela n’a pas d’importance. Nous sommes contre la police et tout ce qu’elle fait.

Ce qui s’est passé ces deux dernières nuits est une continuité de Ferguson à bien des égards, mais aussi quelque chose de plus. Ici, à Saint-Louis, la réponse à la police tuant des gens est maintenant de descendre dans la rue en représailles. Bien qu’il y ait chevauchement entre ceux qui ont été dans les rues de Ferguson et sud de Saint-Louis, il y a d’autres éléments en jeu. Les coups de feu se sont passés dans le quartier Shaw, près de Tower Grove Park. Le quartier s’appelle lui-même « revenu mixte«  et « diversité » comme un droit de se vanter, mais les tensions de classe et  raciales sont très répandues.

L’agent qui a tué Myers n’était pas en service mais travaillait pour une société de sécurité privée, GCI security, embauchée par les résidents de la classe moyenne et supérieure. Les marches ont été très axées sur la race et la police, mais aussi sur la classe, ciblant explicitement la classe supérieure comme la source de leur oppression. Comparé à l’atmosphère bruyante à Ferguson, ce groupe (tout aussi sauvage) était bien plus mélangé. Ce qui suit est un assemblage de compte-rendus des deux dernières nuits.

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Mercredi 8 octobre

A 22 heures, il y avait environ une centaine de personnes au croisement de Klemm et Shaw. Peu de temps après que la police ait démarqué la scène de crime, l’énergie de la foule a changé vu que ça grossissait dans les rues. Immédiatement après être descendu du trottoir et pris la rue, la foule s’est précipitée et a entouré la police se tenant au carrefour autour de leurs voitures.

La foule a commencé à roder autour des flics, à les encercler, leur criant dessus, en ne les laissant pas se déplacer. Les flics ont été clairement terrifiés. Des chants de « A qui sont les rues ?! A nous! » ont été changées en « A qui sont les rues ?! A Drew! » et ont été en fait utilisés pour chasser la police de la rue. Des petits groupes de 3-5 flics debout près ou autour de leurs voitures ont été encerclés et raillés avec des cris de « flics dégage«  et « Va te faire foutre, porc. » Les flics ont reculé nerveusement, puis ont accéléré le pas car ils ont été bousculés et poussé hors de la zone.

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Les gens ont commencé à encercler des voitures de police et à ne pas les laisser partir, donnant des coups de pied aux véhicules, et à un moment poussant physiquement un flic loin de son 4X4 et ne le laissant pas le regagner. Le même 4X4 a eu ses feux arrière et son essuie-glace arrière arrachés. Des morceaux d’un feu-arrière ont été pris comme souvenirs. Au moment de quitter les lieux, la voiture d’un policier a eu sa vitre arrière brisée.

À l’autre extrémité de la rue, des personnes couraient après un autre petit groupe de policiers qui avaient été laissés à l’arrière. Des mots d’intimidation leur ont été criés: « Vous avez la trouille maintenant?! Vous savez ce que c’est que d’être effrayé maintenant ?! Allez vous faire foutre« . Un flic nerveux dans le groupe a commencé à être frénétiquement à la recherche d’un flic manquant: « Où est Joe? Où est Joe? Il n’est pas là !« , alors qu’il montait dans une voiture. Avec un esprit malin, des gens ont répondu en riant: «Joe est parti, mec! Nous ne pouvons pas le trouver. Il est probablement mort! » Les flics se sont précipités sur le siège arrière d’une voiture et ont accéléré à toute vitesse. Après que la police soit partie, les gens ont commencé à descendre le quartier Shaw, vers l’est en direction de la Grande Avenue.

Pour le reste de la nuit, la police est restée à distance. Même lorsque la police a appelé à l’aide lorsque leurs véhicules ont été attaqués ou pour des renforts sans rapport avec la marche, les agents ont répondu avec des appels à « toutes les voitures hors de la zone« . Un hélicoptère a suivi la foule pour le reste de la soirée, bien après que des coups de feu aient été tirés (peut-être à ça), c’est resté obscur*.

Après plusieurs faux départs, la marche s’est finalement rendue au croisement de Shaw et de  Grand et l’a bloqué. A ce moment, il y avait probablement 200-300 personnes bloquant la circulation et causant la fermeture de l’autoroute par la police. Durant environ 40-60 minutes, le groupe ne pouvait pas décider où aller et il y avait plus de faux départs au nord et sud. A un moment, le chef de la police, Sam Dotson, est apparu pour essayer de calmer les gens, mais un groupe d’adolescents l’a arrêté, l’un est monté sur la voiture et a commencé à le bousculer et à se moquer de lui. Dotson lui a ordonné de descendre, et le gamin lui a rendu la pareille, contraignant Dotson à partir frustré.

Finalement, le groupe s’est rendu au sud sur Grand de la zone de bars, cafés et entreprises, mais au moment où nous sommes arrivés les gens étaient épuisés et n’ont pas dit grand chose, juste marcher. A ce moment certaines personnes ont quitté la marche - d‘épuisement ou frustré par sa direction, mais d’autres avaient rejoint. Nous nous sommes finalement rendus à Gravios (environ trois miles de là où nous avions commencé). Nous avons bloqué le carrefour et arrêté la circulation clairsemée à cette heure tardive. La marche n’aurait probablement pas pu rester plus de quelques minutes, mais un automobiliste nous a ordonné de se déplacer. A ce stade, les gens se sont revitalisés et ont commencé à hurler sur le conducteur. Finalement, la police est venue avec deux véhicules pour protéger le conducteur ou l’aider à se déplacer et à entourer les gens. Réalisant que c’était une erreur, les policiers ont fait demi-tour pour repartir. Quand ils l’ont fait, deux personnes ont jeté des pierres en même temps et ont éclaté leur fenêtre arrière alors qu’ils se retiraient brusquement. Les flics, sachant qu’ils étaient moins nombreux, n’ont même pas arrêté leur trajet.

À ce stade, le groupe essayait de se décider où aller. Nous savions que nous devions continuer à avancer, mais il n’y avait pas de bonnes options autres que de redescendre en direction de Grand vers la police qui venait juste d’être attaquée, et c’est ce que nous avons fait. Et la police a gardé leur distance. Cela en dit long sur le climat social à Saint-Louis en ce moment: qu’après avoir attaqué une voiture de police, la même marche a pu se diriger en leur direction sans représailles de la police.

La marche est finalement retournée à Shaw et Grand, et les personnes (environ 300-400) ont bloqué le carrefour. Il était 2h du matin. Les gens se sont allongés en disant qu’ils occupaient le carrefour pour la nuit et ne partiraient pas. Contrairement à d’autres nuits les assaults de la police ont restreint notre capacité à parler librement en tant que groupe, nous avons pu passer un peu de temps à parler et à plaisanter. Des débats amicaux ont été lancés au sein des groupes de la foule. A quatre heures, la plupart des gens étaient partis pour la nuit.

Jeudi 9 octobre

Les gens se sont rassemblés de nouveau à l’intersection de Shaw et Klemm pour une veillée autour de 18h30. Après environ 40-60 minutes un groupe de personnes a pris des mégaphones et lancé quelques chants qui ont agacé les gens. Le groupe a plus ou moins contrôlé la marche durant l’heure suivante. Il y avait un groupe de personnes qui tentaient de diriger les choses, mais pour la plupart, l’ambiance était turbulente et les gens faisaient eux-mêmes preuve d’imagination. À ce stade, et tout au long de la soirée, des jeunes filles ont porté le mégaphone, conduit les chants, et avaient une voix forte* dans la façon dont les événements se sont déroulés.

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La marche a fait de nouveau son chemin de Shaw à Grand et bloqué la circulation pendant un moment - c’était autour de 19h30 et davantage de trafic a été bloqué par rapport à la nuit précédente. Une voix forte nous a suggéré de se déplacer vers le nord jusqu’à Grand, vers l’interchange I-44. Lorsque le groupe est arrivé au croisement, il s’est étendu à tous les angles de l’espace énorme, bloquant les véhicules d’entrer ou de sortir de l’autoroute ou circulant vers le nord et le sud sur Grand.

Avec des chants de « Qui ferme cette merde ?! Nous fermons cette merde! » La marche a bloqué une artère importante de la ville, empêchant le flux standard du trafic qui compose la réalité quotidienne banale de la vie urbaine. Étant donné que c’était un jeudi soir, le commerce de la ville n’a pas beaucoup été perturbé par le blocus, mais des centaines de voitures ont été contraintes de faire demi-tour et de trouver d’autre routes (et, désormais pratiquée, cette tactique pourrait être employée à l’avenir d’une manière plus stratégique). Des confrontations, des débats et conversations avec des automobilistes se sont succédés durant une demi-heure, avec des manifestants expliquant aux conducteurs qu’ils allaient fermer la ville jusqu’à ce que les flics arrêtent de tuer (sic). Encore une fois, les femmes* étaient parmi les manifestants les plus présents, à la fois par la voix et la confrontation au sein du groupe, prenant l’initiative dans le blocage de la circulation et pour faire face aux voitures.

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Après environ une demi-heure, il semblait évident que la police nous laissait faire tout ce que nous voulions et avait ordre de rester en recul. Une fois de plus, la police a apparemment reçu l’ordre de rester en retrait.

Quelqu’un commençant à dire au groupe que l’une des rues les plus riches du quartier - principalement responsable de la sécurité qui a embauché le flic qui a tué Myers - est à seulement quelques pâtés de maisonset nous devons aller les réveiller et les tenir pour responsables.

Ainsi, le groupe est parti à Flora Place. La rue est fermée à une extrémité, a un grand espace d’herbe qui passe au milieu, une voie de circulation à sens unique sur chaque côté et des maisons chics. Quelqu’un s’est mis à souffler dans une corne de brume et a fait le tour pour que d’autres l’utilisent. La foule a commencé à applaudir de plus en plus fort. Les gens allaient sur ​​les deux côtés de la rue, […] chantaient des choses comme « pas de justice, pas de sommeil! », ôtant des ornements de hottes, en arrachant les drapeaux des porches des gens au moins une fenêtre d’une maison bourgeoise a été brisée. Certains ont prétendu que c’était la maison d’un flic de la ville, mais d’autres ont dit que c’était de la haine de classe aléatoire (sic).

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Après quelques mètres, des personnes se sont arrêtées au milieu de l’intersection pour brûler tous les drapeaux qui avaient été collectés. Il n’y avait qu’une personne visiblement contrariée de ce qui se passait, mais tout le monde hurlait et acclamait. Des personnes ont répondu à cette personne en disant nonchalamment qu’ils n’en ont rien à foutre du drapeau ou en criant passionnément que le drapeau ne représente pas les gens de couleur – ou que ça représente seulement le génocide et l’esclavage commis à leur encontre. Comme les drapeaux étaient en feu, quelqu’un s’est saisi du mégaphone et a rappelé pour commencer que le drapeau n’a jamais été le nôtre, et que nous sommes dans ce quartier en conflit avec les riches qui sont les plus gros soutiens de cette entreprise de sécurité qui est là pour faire respecter l’ordre et les divisions raciales.

Une autre chose impressionnante de cette soirée de jeudi a été la solidarité et la complicité au sein du cortège. Il s’est très vite répandu parmi les manifestants que les flics recherchaient quelqu’un avec un sweat-shirt rouge, et la réponse des personnes a été d’annoncer ça discrètement et de dire à la personne portant le pull en question de l’enlever et de mettre autre chose. Cela a été fait d’une manière amicale et dans l’intérêt de poursuivre l’ambiance festive et agitée sans que personne ne soit en danger. Les gens ont pu changer rapidement de vêtements, discuter et continuer.

A travers à l’ensemble de la marche, la présence policière était presque inexistante. Il y avait un hélicoptère qui suivait, mais les voitures de police étaient toutes restées à quelques pâtés de maisons. Après l’incendie des drapeaux, les gens se sont déplacés en direction de Grand-et Arsenal.

Il était clair que les flics étaient près de l’intersection de Grand Arsenal vu que la manif approchait, mais pour un court laps de temps, ils sont restés en retrait lorsque le groupe a bloqué l’intersection. Il y avait trois flics, debout le long d’un bâtiment et beaucoup de gens ont commencé à les entourer, à leur crier dessus et à les insulter. Ils étaient entourés et contre un mur tandis que la foule hurlait et les poussait. Ils étaient terrifiés. C’était très beau. En une minute, des dizaines de policiers ont commencé à partir dans toutes les directions et à travers la foule avec leurs matraques en l’air. Les flics acculés se sont finalement frayés un chemin hors de la foule et les gens sont retournés dans la rue. Ailleurs, une pierre a été jetée à travers une vitre d’un magasin.

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Les flics ont séparé la foule, poussant certains vers Arsenal et d’autres vers Grand. Les gens poussaient contre les flics, leur disant de foutre le camp et hurlant sur ​​leurs visages. En quelques minutes, une foule a été poussé à la fois à l’est et à l’ouest par la police... Les gens ont commencé à se disperser sur les côtés. Dans le tumulte, plusieurs personnes qui étaient entre les mains des flics ont été extirpées puis bien cachées au sein du cortège, et ensuite des groupes de la foule ont bloqué le travail des flics qui tentaient d’interpeller d’autres personnes. Les gens sont restés dans les rues, marchant et chantant, pendant encore deux heures de plus.

Comparées à d’autres manifestations des dernières années, la réponse à ces assassinats a une continuité, une mobilité, une présence dans la rue; une analyse de classe qui va au-delà de celle d’une certaine élite mondiale inaccessible (tels que les « 99% » mystique d’Occupy**) ; allant dans les maisons de ces bâtards (riches); prenant l’espace et le défendant; pillant/redistribuant les richesses; haïssant ouvertement la police au lieu de les y inviter, etc, etc, etc…

Les médias continuent leur ligne éditoriale par « une manifestation pacifique ont tourné à la violence«  au sujet de tout cela. Soyons clair qu’à partir du moment où le groupe a quitté la veillée, le jeudi, c’était sauvage et militant. Il n’y a eu aucun « tournant » à aucun moment pour ce groupe, ni de la part d’un petit groupe dont les actions se démarque de l’ensemble du groupeIl semble que Saint-Louis est en voie d’établir une tradition de représailles pour les meurtres de la police. La plupart des gens ont un flic dans leur tête, les contrôlant. Maintenant, les flics de Saint-Louis ont un émeutier dans leur tête, les faisant réfléchir à deux fois avant d’appuyer sur la gâchette.

Traduit de antistatestl, 10/10/2014

Notes des traducteurs:

* Cette précision faite avec insistance dans le texte est à mettre en lien avec les marches anti-police à Ferguson, dans lesquelles les récupérateurs réactionnaires de la cause noire (« Nation of Islam », New Black Panther Party »…) exigeaient que les femmes rentrent à la maison. Ce qui n’était pas passé sans résistance. Et ces initiatives de la part de jeunes filles montrent une fois de plus que ces larbins du pouvoir sont pratiquement inexistants et marginalisés par les opprimés noir-es.

On peut aussi préciser que ces culs-bénis occupent une large place dans les médias US, que ces derniers leur laissent aisément (parce que: organisation; ainsi que pour leurs rôles de socio-flics et de balances).

** Référence au mouvement ‘occupy’, que l’on a connu en France sous le nom des Indignés, et qui s’est illustré par des orientations pro-flics (par exemple en les acceptant en AG), citoyennistes, etc…, souhaitant améliorer ce système de dominations.

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Parallèlement, un appel anarchiste à converger sur Ferguson du 10 au 13 octobre a été lancé pour rejoindre le « week-end de résistance » afin d’aller exprimer en acte sa rage contre la police, ainsi que le monde raciste et capitaliste qu’elle défend.

[Paris] Véhicules de la mairie incendiés – 27 août 2014

[Paris] la mairie au feu

Entre le 26 et le 27 aout, un camion et 3 utilitaires de la mairie de Paris ont pris feu dans le XIeme arrondissement, rue Pétion.

Parce que comme tous les pouvoirs, la mairie opprime et exploite.

[ Poissy, 78 / Villepinte, 93 ] Pendant que la police municipale patrouille …

Poissy : une série de voitures incendiées

poissyRéunion de crise ce jeudi matin à la mairie de Poissy (Yvelines). Cela après une série de faits survenus durant la nuit et dans la soirée de mercredi. C’est en premier lieu une voiture de service de la police municipale qui a été prise pour cible dans le quartier du stade hier soir peu après 21 heures. Pendant que les agents effectuaient une patrouille à pied, un objet incendiaire a été jeté sous le véhicule.

Les employés sont parvenus à éteindre le feu à l’aide d’un extincteur. Quelques heures plus tard, six véhicules ont été incendiés dans le quartier Beauregard. « Nous sommes déterminés à appliquer les règles afin de garantir la sécurité des habitants, explique Karl Olive le maire UMP de la ville. Nos mesures de fermeté peuvent déranger ». Par ailleurs, l’élu dénonce la réforme de la police nationale qui a pour conséquence une diminution des effectifs du commissariat de la ville. « Quand il y a des besoins urgents, les policiers qui doivent venir de Conflans-Sainte-Honorine mettent 20 à 25 minutes pour arriver à Poissy », déplore-t-il.

 Leur presse – leparisien.fr, 04/09/2014 à 11h49

Dans la nuit de mercredi à jeudi 5 septembre à Villepinte, en Seine-saint-Denis, une voiture située près du poste de police municipale est partie en fumée aux environs de 2h00 du matin. Par le pur hasard (ou pas), cette voiture appartenait à un policier en patrouille qui n’a pu qu’assister impuissant au ravage du feu.

Info reformulée du parisien.fr, 05/09/2014 à 07h00

[Ferguson, USA] Guerre à l’Etat policier et actions de solidarité avec les émeutiers (14 au 18 août 2014)

  • 19 août 2014:

Dans un premier temps, les flics via les médias avaient annoncé 31 arrestations la veille. Mais nbcnews a annoncé plus tard dans la journée que 78 personnes avaient été arrêtées au petit matin pour refus de dispersion principalement.

Dans l’après-midi, on apprend qu’à Saint-Louis dans le secteur de Sixth Ward (à quelques kilomètre de Ferguson) un jeune noir de 23 ans a été exécuté par les flics suite à une tentative de braquage au couteau dans une épicerie: comme à chaque fois, les porcs ont dégainé leurs armes sur une personne qui voulait bouffer et boire (accusé d’avoir volé des gâteaux et des boissons énergisantes). Un rassemblement s’est immédiatement formé sur le lieu du meurtre (une vidéo est visible ici). 150 personnes se sont de nouveau retrouvées en scandant le slogan « mains en l’air, ne tirez pas » en début de soirée au milieu d’escadrons de police déployés en masse.

Concernant la situation à Ferguson, la foule s’est rassemblée plus tôt et a été moins nombreuse mais la police faisait toujours tourner un hélico au-dessus de la ville. Même si ça n’a pas été une soirée cocktails ni de tirs d’armes à feu, la fin de manif n’a pas été si apaisée que ce que les croyants voulaient montrer en terminant la déambulation à genoux et par une prière vers minuit. Suite à la dispersion annoncée par les organisateurs et d’un homme de loi (l’avocat Jerryl T. Christmas), d’autres manifestant-es n’ont pas obéit à leurs ordres: des flics ont été attaqués avec des bouteilles et des sachets d’urine par « quelques agitateurs criminels » (selon les termes du chef de police highway patrol Ron Johnson), qui ont répliqué par des lacrymo. Johnson a d’ailleurs ajouté que vers 20h30, un automobiliste est passé devant le poste de commandement de police en menaçant les keufs avec des armes de poing, avant d’être arrêté.

Malgré cette soirée plutôt pacifiée, il y a eu un grand nombre d’arrestations (47 personnes entre les mains de l’Etat). On se souvient que la nuit du 14 au 15 août avait été calme avant que la rage émeutière ne s’exprime de nouveau dans les rues de Ferguson.

D’autres mises à jour à venir…

Rappel: les premières émeutes nocturnes suite au meurtre  policier

  • 18 août 2014:

La garde nationale remplace le couvre-feu.

départ de feu devant un restaurant

départ de feu devant un restaurant

Les flics ont beau faire des appels aux manifestants pacifistes afin qu’ils déambulent la journée (ce qui signifierait faciliter la répression de l’Etat), tenter de marginaliser les révoltés du reste des cortèges, bénéficier de ces officines citoyennes et garantes de la paix sociale… le feu de la rébellion s’attise à Ferguson. Cette nuit du 18 août, la paix violente a été rompue par des pluies de cocktails molotov et de projectiles improvisés en direction des agents de la répression. Après avoir donné l’ordre de dispersion sur les coups de 23h, les flics ont bombardé la foule de lacrymo et de grenades assourdissantes à proximité d’un magasin QuickTrip pillé et incendié. Un groupe de citoyens a tenté de s’interposer entre les émeutiers et les rangées de casqués surarmés. Durant cette nuit-là, deux bâtiments ont flambé, dont celui d’une entreprise (inconnue car les médias us suivent les directives de la police locale, qui a demandé à la presse de ne plus relayer les attaques de ces dernières nuits; le montant des dégâts s’avère élevé mais dissimulé depuis le début de ces émeutes, en comptant les destructions de mobilier urbain, les pillages et incendies de magasins, de restaurants…). La justice américaine compte dès ce mercredi 20 août convoquer des manifestants à témoigner (et donc chercher d’éventuelles balances) devant le grand jury. A 2h du matin ce mardi, 31 personnes ont été arrêtées, deux personnes gravement blessés par balles.

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  • 17 août  2014:

fergus17bDans la soirée, les manifestant-es n’ont pas attendu le couvre-feu de minuit pour s’affronter aux forces policières. Des pierres, bouteilles et cocktails molotov ont été balancés sur les flics, rompant la paix voulue et imposée par une partie du cortège qui défilent les mains en l’air en criant « ne tirez pas » devant les troupes d’uniformes surarmées. Les flics disent avoir été visés par des armes à feu. Du mobilier urbain a été détruit, des barricades montées à travers les rues, tandis que des employés et clients d’un macdonalds ont du se réfugier dans une salle du restaurant suite à des attaques destructrices venant de l’extérieur. Un peu plutôt dans la soirée, les barrages de flics ont également été canardés de divers projectiles alors qu’environ 400 personnes ont tenté « d’attaquer » le poste de commandement de police. Suite à cette nouvelle nuit enragée, les autorités du missouri ont annoncé ce lundi 18/08 faire appel à la garde nationale pour tenter de mater la révolte. Au moins 4 personnes ont été arrêtées, plusieurs blessées suite aux affrontements.

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  • 16 Août 2014:

Des groupes de citoyens du quartier se sont activés pour nettoyer toutes traces de révolte et de pillages de la veille, aidant à nettoyer les commerces de ceux qui les volent au quotidien. Le gouverneur de Missouri Nixon a décrété d’urgence un couvre-feu de minuit à cinq heures du matin à Ferguson par crainte de pillages et d’affrontements. Plus de 200 personnes ont bravé l’interdiction de manifester. De nombreux flics étaient stationnés devant les commerces et entreprises de la ville (en plus de milices de commerçants armées), ce qui a dissuadé la foule d’avoir recours au libre-service. Mais la conflictualité s’est exprimée de façon déterminée par des jets de pierres et de bouteilles sur les forces de l’ordre immédiatement après la dispersion policière. En plus des flics, les insurgés ont du faire face aux associations diverses de la pacification sociale (religieux et fascistes de tous bords, dont le nouveau parti des blacks panthers* et leur ancien chef, Malik Shabazz, aux côtés de Nation of Islam) appelant à la dispersion et de maintenir l’ordre aux côtés de la police.

La soirée s’est terminée par 7 arrestations, une personne gravement blessée par balles et transportée à l’hôpital, et une patrouille de police prise pour cible par des tirs.

Les citoyens à l'oeuvre du nettoyage

Les citoyens à l’oeuvre du nettoyage

une milice du capital parmi d'autres

une milice du capital parmi d’autres

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Agenouilles-toi devant le pouvoir

Agenouilles-toi devant le pouvoir

le flic meurtrier s'appelle darren wilson

le flic meurtrier s’appelle darren wilson

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  • 15 août 2014:

Après l’ambiance plus pacifiée de la veille et la nomination d’un flic noir par les autorités du Missouri censé ramener la paix dans le secteur, la manif de vendredi soir (15/08/2014) a donné un tout autre visage. Des attaques contre des entreprises et des commerces ont ponctué la nuit, avec des vitrines en morceaux, de magasins dépouillés et saccagés. Des petits groupes ont pillé plusieurs magasins (au moins trois selon la presse), non sans l’intervention citoyenniste d’une partie des manifestant-es, qui se sont placé-e-s en défenseur du capital en formant une chaîne autour d’un magasin pour empêcher l’expropriation collective (un des premiers pillé a d’ailleurs été celui qui a immédiatement appelé la police pour Mike Brown, suspecté d’avoir volé une boîte de cigares estimée à près de 48 dollars: les médias ont fait tourner les images de vidéosurveillance en boucle sur toutes les chaînes de télé. Des affrontements avec les flics ont suivi les pillages avec des pierres, bouteilles et cocktails molotov.

Masked individuals carry items out of a liquor store, during on-going demonstrations to protest against the shooting of Michael Brown, in Ferguson FergusonWE7 FergusonWE24 FergusonWE3 FergusonWE8

Repris de la presse US, 16/17/18 août 2014

Note:

*Ce nouveau parti qui se veut héritier du parti des Black Panthers, n’est qu’une récupération fasciste de ce qu’était anciennement ce parti (qui certes se réclamait d’un communisme autoritaire, mais qui n’a jamais perdu de vue la lutte des classes). Antisémite, raciste, homophobe, ce « nouveau pati des blacks panthers » a été fondé en 1989 à Dallas. Proche de « Nation of Islam » et de Louis Farrakhan (un fasciste afro-caribéen en lien étroit avec le KKK), c’est un modèle pour les Kemi Seba et autres racistes en France. Les membres fondateurs des Blacks Panthers, Newton et Bobby Seale, ont toujours critiqué cette récupération raciste. Bref, que les fascistes soit les chiens de garde de l’oppression et de la domination, comme l’est la police, n’est pas un fait nouveau.

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Des actions de solidarité avec la révolte de Ferguson se sont tenues un peu partout aux Etats-Unis.

Bloomington: véhicules de police et de sécurité privée attaqués

La nuit dernière (20 au 21 août 2014, NdT), nous avons attaqué des voitures de police et des véhicules de sécurité privée. Six véhicules du poste du shérif adjoint ont eu leurs pneus crevés, leur aspect extérieur peint à la bombe de peinture, et leurs fenêtres couvertes de solution de gravure sur verre. Trois véhicules de police stationnés au poste de police de Bloomington et quatre véhicules de sécurité privée dispersés ont eu leurs pneus crevés.

Il ne fait aucun doute: la police est l’ennemi absolu. Partout, leur rôle est de défendre l’ordre social basé sur la misère et l’exploitation. Comme ceux qui sont exploités, et que ceux qui refusent d’accepter cette misère, nous n’avons qu’une seule option: attaquer la police en tout temps et de toutes les manières possibles. Il est facile. Aucune grande compétence technique ou méthode complexe ne sont nécessaires. Il suffit d’un peu de courage et de volonté de vivre.

Comme nous sommes assis et regardons la rébellion à Ferguson, il est facile de devenir pacifié par le spectacle médiatique. La distance - géographique et culturelle - peut nous amener à nous retirer à travers des rituels fatigués ou d’inactivité. La nuit dernière, nous avons choisi de rompre la paix sociale, comme un geste de solidarité envers les combattants de Ferguson, et comme une tentative de récupérer nos propres vies de l’Etat et de ses chiens.

Solidarité avec la révolte de Ferguson !
Force totale contre les flics !

Traduit d’anarchistnews, 21/08/2014

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Action de solidarité à Tucson:

Des anarchistes ont suspendu deux banderoles sur un viaduc à Tucson, disant « de Tucson dans le Missouri: nique la police » et une autre en espagnol qui veut dire « Oui, nous pouvons vivre sans police ». Ils envoient leur solidarité avec les émeutiers de Ferguson.
Ils finissent le communiqué par « Ni prisons, ni frontières ni flics – Oui aux émeutes »

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Le communiqué en entier ici

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[Chapel Hill, USA] Les assassins en uniforme perdent trois véhicules en solidarité – 14 août 2014

Dans les premières heures du 14 août, trois véhicules de police de type ‘Cruizer’ ont été défoncés au commissariat central de police à Chapel Hill, en Caroline du nord. Un message a aussi été peint sur une des voitures, disant « Pour Luke ».

Ceci a été fait comme petit geste de solidarité avec Luke O’Donovan* d’Atlanta (Géorgie), qui a été condamné à deux ans de prison pour s’être défendu face à cinq agresseurs homophobes. Nous espérons que ceci lui apporte un sourire au visage.

Nous avons aussi effectué cet acte en solidarité avec les émeutiers et les pillards de Ferguson qui, face à la brutalité continue de la police raciste, ont inspiré le monde avec leur résistance courageuse contre les forces étatiques, le capital et la suprématie blanche.

A la fois en petits groupes et en quartiers entiers, c’est possible de résister.

Quelques anarchistes.

Traduit de l’anglais de anarchistnews

*Tôt le 1er janvier 2013, Luke a été agressé par un groupe d’individus par rapport à ses orientations sexuelles. Lors de cette agression homophobe, il a riposté à coups de couteaux et blessé 5 d’entre eux. Récemment condamné à 2 ans de prison ferme et 8 ans de mise à l’épreuve, il sera d’abord incarcéré à la prison du comté de Fulton à Atlanta, puis dans d’autres prisons de Géorgie. Toutes les infos du comité de soutien à Luke sont à voir ici

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Affiche vue dans les rues d’Athènes, plus précisément dans le quartier d’Exarchia:

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[Brésil] Violence d’État et résistances…

Au Brésil, quelques jours après la fin de la Coupe du monde de football, qui a donné lieu à une très forte intensification de la répression et des violences policières, certains faits montrent comment la population continue de répondre coup pour coup à la violence dont elle est la cible.

Le mercredi 16 juillet 2014, la population d’Amargosa – ville de 40 000 habitant-e-s située à 200 km de Salvador de Bahia – s’est soulevée après qu’un enfant d’un an et demi ait été tué au cours d’une opération policière.

Révolté-e-s, des habitant-e-s ont envahi le commissariat de la ville, libéré les 16 prisonniers qui y étaient détenus, pris possession des armes présentes sur place avant de détruire les locaux et d’incendier le bâtiment. En plus du commissariat, ils/elles ont aussi brûlé les véhicules de police. Les quelques gradés et policiers présents se sont retrouvés quelque peu dépassés… Ces derniers, ainsi que la juge et l’huissier de justice de la ville, se sont réfugiés dans un hôtel, craignant pour leur sécurité. Une vingtaine de véhicules, une trentaine de motos ainsi qu’un bus ont également été incendiés cette nuit-là. Le lendemain, d’importants renforts de policiers ont été envoyés dans la ville. Personne n’aurait encore été arrêté, pour l’instant.

Bus incendié durant les émeutes à Amargosa.

Bus incendié durant les émeutes à Amargosa.

Ce qu’il reste du commissariat au lendemain des émeutes à Amargosa.

Ce qu’il reste du commissariat au lendemain des émeutes à Amargosa.

Quelques jours plus tôt, le 13 juillet, à Santa Luzia, en banlieue de Belo Horizonte, plusieurs personnes s’étaient révoltées à cause de dysfonctionnements dans le tout nouveau système de bus mis en place à l’occasion de la Coupe du monde. Un bus ainsi que tout l’équipement électronique, les écrans et les tourniquets du terminal de bus ont été détruits. Les agents de sécurité ont fait appel aux forces de l’ordre mais lorsque celles-ci sont arrivées le groupe d’agité-e-s avait déjà disparu.

Le 21 juillet, un poste de l’Unité de Police Pacificatrice de la favela Morro do Alemão, dans la zone nord de Rio de Janeiro, a été attaqué pour répondre à la mort de Matheus Alexandre da Silva, 18 ans, durant une opération policière contre des « narcotrafiquants ». Le poste de l’Unité de Police a été criblé de balles puis en partie incendié, tandis qu’un véhicule de police est parti en fumée. Un homme de la Police Militaire (PM) blessé par balle durant l’action a été emmené à l’hôpital. En représailles, le Bataillon d’Opérations Spéciales (le fameux Bope) et le Bataillon de Choc ont été appelés à intervenir dans la favela, qui fait déjà l’objet d’une très forte présence policière et militaire en temps normal. Les 35 écoles de la région ont été fermées par crainte de « violences ». La PM a quadrillé une partie de la région et monté des barrages de police en quête des suspects. Le Morro do Alemão appartient au Complexo do Alemão qui regroupe treize favelas. Le Complexo est occupé par la PM depuis novembre 2010 au travers de huit Unités de Police Pacificatrice disséminées dans différentes favelas. Ces derniers temps, les mouvements de révolte contre l’occupation policière se sont multipliés dans la région où la PM fait régulièrement de nouvelles victimes.

Base de l’Unité de Police Pacificatrice au lendemain de l’incendie.

Base de l’Unité de Police Pacificatrice au lendemain de l’incendie.

Restes d’un véhicule de l’UPP.

Restes d’un véhicule de l’UPP.

Synthèse du portugais à partir de la presse brésilienne par squat.net, juillet 25th, 2014

[Allemagne] Occupations et attaques en solidarité avec les réfugiés de Kreuzberg et d’ailleurs

[Gießen] Occupation du local des verts

Près de 25 personnes solidaires avec la lutte des réfugiés ont investi les bureaux des verts aux cris de « Personne n’est illégal; Droit de rester pour tou-tes » vendredi 4 juillet. Outre le fait de dénoncer la politique d’asile raciste des verts, c’est une action en solidarité avec les réfugiés de l’école rue Ohlauer à Berlin qui ont été cernés par la police pendant plusieurs semaines.

Giesse

Combattons le racisme – Contre l’Europe forteresse

Traduit de linksunten

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[Berlin] Attaque d’une patrouille de police à coups de pierres à Gleisdreieckspark

Dans la soirée de dimanche 6 juillet à Berlin, un véhicule de patrouille de police a été attaqué avec des pierres. Cette attaque a été une réponse à la répression policière pendant des semaines contre les occupant-es de l’école de la rue Ohlauer et plus globalement contre la police en tant qu’institution d’Etat.

Le communiqué de l’attaque se termine par

« Droit de rester pour tout le monde, partout et immédiatement !

En solidarité avec tous les réfugiés, de l’école Ohlauer et de tous les autres endroits qui continuent à lutter ! »

Traduit de linksunten

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[Leipzig] Attaques solidaires contre le pouvoir

Dans la nuit de dimanche à lundi 7 juillet, les bureaux de Bettina Kudla du parti de la CDU situés dans le quartier Gohlis au niveau de la Stockenstrasse, ont été attaqués avec des pierres et de la peinture. Un grand graffiti a recouvert la façade, faisant référence à l’école occupée par les réfugiés. Les bruits de fissuration de la paix sociale ont réveillé un citoyen du secteur vers 1h30 qui a immédiatement appeler les keufs. Heureusement, les assaillants ont réussi à prendre la fuite avant leur arrivée.

Dans la nuit de vendredi 27 juin 2014, la mairie située rue de Prague avait déjà été attaquée par le même procédé. Il s’agit plus précisément d’une attaque contre le bureau de l’immigration en solidarité avec les réfugiés de la rue Ohlauer à Kreuzberg (Berlin). 22 fenêtres ont été pétées au total. La nuit précédente, c’est le bureau des verts qui étaient pris pour cible.

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[Hambourg] Bureau du SPD attaqué

Les bureaux de la politicienne soce-dém’ Monika Scheel (SPD) situés à Hambourg-Niendorf ont reçu une visite à dans la nuit du 8 au 9 juillet 2014. Des récipients de verre remplis de peinture ont été balancée sur la façade, cassant des vitres au passage. Un message sur papier « droit de rester pour tous » laissé devant l’entrée du local explique le motif de cette irruption sauvage.

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[Berlin] Attaque de l’office central des étrangers en solidarité

Dans la nuit du 8 au 9 juillet, des pierres ont pété les vitres de sécurité des autorités centrales pour étrangers situées à Friedrich-Krause-Ufer 24. De la peinture a également été balancée sur la façade grise du bâtiment. C’est notre réponse à la politique d’asile actuelle de l’union européenne, de l’Allemagne de l’ouest et plus précisément de Berlin. Avec cette action militante, nous rendons hommage aux réfugiés de la rue Ohlauer et de Bruxelles qui se battent pour leurs droits, indique le communiqué.

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[Berlin] Occupation d’une tour de télévision

Le 9 juillet 2014 à Berlin, la tour de télévision a été occupée par des réfugiés et des solidaires. Près de 36 réfugiés (venant pour la plupart de l’Oranienplatz et de la rue Ohlauer) ont réussi à pénétrer à l’intérieur du bâtiment et à occuper jusqu’en fin d’après-midi la cafétéria du bâtiment. Plus de 115 flics ont été envoyés sur place par la société d’exploitation pour les expulser. L’accès a été fermé au public une bonne partie de la journée. Des manifestant-es solidaires étaient présent-es avec des banderoles dans le bâtiment.

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[Berlin] Occupation du musée Chek point Charlie en solidarité avec la lutte des réfugiés

Vendredi 11 juillet, le musée Check-point Charlie de Berlin a été occupé par des migrant-es et des solidaires. Le thème du moment exposé retrace l’histoire des migrants réfugiés. Seulement, ça n’a rien d’historique… les frontières de l’Europe tuent en permanence des migrants qui tentent de fuir les guerres et les ravages du capitalisme (pour exemple, plus de 25000 morts dans les 25 dernières années). Des tracts ont été jetés depuis le toit du bâtiment, des banderoles ont été accrochées tandis qu’un rassemblement se tenait devant le musée.

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Voir les récits depuis l’assaut policier de l’école Gerhart Hauptmann du 24 juin 2014.

[Hambourg] Contre le spectacle de la domination ! Manif sauvage en solidarité avec la révolte au Brésil – 20 juin 2014

Hier soir, le 20 juin 2014, 30 à 40 personnes ont manifesté spontanément et à l’improviste dans le quartier Schanze afin d’exprimer leur haine contre la FIFA, les États et leurs larbins ainsi que leur solidarité avec les combattants au BrésilDurant la manif, des slogans ont été tagués comme « Fuck Fifa! », des tracts ont été distribués, des feux d’artifice ont été allumés et la boutique Adidas à Schulterblatt a été honorée avec des pierres et de la peinture. La foule s’est dispersée à nouveau juste avant qu’un policier ne se montre. Ce bref instant a de nouveau montré que nous pouvons prendre les rues, il suffit de le faire.

Voici le texte du tract distribué:

Contre le spectacle de la domination !

Fifa de merde, coupe du monde de merde ! Pour la révolte mondiale !

117152Chaos et désordres dans le pays d’accueil; Le stade d’inauguration n’est pas fini à temps en raison des grèves; Les flics sont remplacés par l’armée où ils font grève et soutiennent à d’autres endroits où la résistance est trop importante. La Fifa de toute façon, mais surtout la Coupe du Monde au Brésil en 2014, montrent une fois encore clairement comment les Etats et les entreprises internationales telles que la FIFA font cause commune pour le contrôle, l’image et le profit.

Pour la construction des stades et des boulevards qui les relient au profit des touristes, des quartiers entiers ont été expulsés. En conséquence de l’accueil de la Coupe du Monde cette année et des Jeux Olympiques dans deux ans, plus de 20.000 personnes perdront leurs maisons, l’augmentation des prix des tickets de transport, des billets, des locations et beaucoup d’autres augmentations énormes, tant elles sont déjà ainsi chassées de leurs lieux de résidence.

Les quartiers au coeur des villes hôtes sont des nuits de troupes de flics aggressifs qui occupent, arrêtent, frappent ou même tuent ce.lles.ux qui ne conviennent pas à l’image d’une ville propre et sécuritaire.

Tout cela est bien naturellement pas accepté.

Des manifestations, des grèves et des émeutes accompagnent la coupe du monde comme nulle part auparavant et les flics agissent avec matraques, gaz lacrymogènes et souvent même avec des armes à feu contre des personnes dans la rue.

Celles et ceux qui se révoltent ont bien compris qu’un tel projet sert et renforce un ordre dans lequel une minorité profite du malheur de beaucoup d’autres. En solidarité avec ces soulèvements courageux nous allons maintenant dans les rues pour montrer que nous nous reconnaissons dans la révolte contre ce projet de domination - qu’ils doivent toujours et partout s’attendre à une résistance !

Pour la révolte sociale !

Plus d’infos sur: http://wm2014.noblogs.org

Traduit de l’allemand de linksunten

[Besançon] Slogans anarchistes et anti-FIFA sur la citadelle Vauban (14/15 juin 2014)

[Besançon] Action anarchiste en solidarité avec les révolté-es au Brésil et ailleurs

BesakNiklEtat16juinDes slogans anarchistes et solidaires avec les insurgé-es au Brésil ont été peints à la bombe en grosses lettres durant le week-end des 14 et 15 juin 2014.

Le 15 juin au matin, les touristes, bourgeois et promeneurs du dimanche se sont réveillés éblouis par quelques slogans anarchistes et tags contre la coupe du monde FIFA au Brésil sur les murs de la citadelle vauban et des rues alentours.

Les messages bilingues (en français et en anglais) disaient « Solidarité avec les insurgés au Brésil, Fifa Dégage, Fuck World Cup, Fuck Fifa, Contre l’Etat soyons sauvages (A), Ni classe ni Etat (A), Liberté pour les prisonniers anarchistes en Italie (A), La meilleure défense c’est l’attaque… »

Au parc Granvelle, des slogans contre les prisons et la gentrification («les prisons en feu , Fuck the gentrification») étaient clairement visibles en gros format au milieu des bars et brasseries friqués, ainsi que des lieux de consommation culturel pour bobos. A quelques pas de ce tag contre les prisons, un distributeur de la BNP était mis hors-service. Rappelons que cette banque s’est fait la sale réputation de financer et tirer profit de la répression et de l’enfermement, comme elle le fait actuellement en Belgique en collaborant à la construction de nouvelles prisons.

Ceci reste une action modeste par rapport aux offensives constantes de l’Etat et du capital sur celles et ceux qui luttent et résistent à travers le monde…

Rendons coups pour coups face aux attaques de la domination !

Source: indymedia Nantes, 18 juin 2014 à 11h13