Archives du mot-clé contre toute autorité

[Berlin] Attaques en série contre l’Etat et sa police

Tôt samedi 18 octobre 2014, plusieurs engins incendiaires ont été lancés contre le poste de police Direktion 6 sur la Bulgarische strasse dans le quartier Treptow. Il y aurait eu trois engins lancés au total, dont deux qui se sont allumés. La façade a été légèrement noircie. Malheureusement, plusieurs flics sont rapidement intervenus avec des extincteurs pour éteindre le départ de feu. Une enquête pour incendie criminel a été ouverte pour tenter d’identifier le ou les assaillants, qui se sont évaporés dans la nuit.

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La presse allemande rappelle également l’attaque aux molotovs du poste de police situé au 54 de la Sonnenallee dans le quartier de Neukölln début mai 2014.

Toujours dans la même période mais cette fois-ci au nord-ouest de la ville, un comico a été lui aussi canardé de molotovs. Un groupe informel avait revendiqué l’attaque.

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Dans la nuit de mardi à mercredi 15 octobre, 17 fenêtres du poste de police municipale de la Juliusstrasse à Neukölln ont été fracassées à l’aide de pierres. Les flics ont compté 20 petits pavés jonchant le sol à proximité.

Le sénateur de la CDU chargé à leur sécurité, Franck Enckel, a en outre déclaré suite à ces multiples coups portés à l’autorité et aux forces répressives de l’Etat: « ce n’est malheureusement plus rare que des bâtiments publics, des pompiers et des postes de police municipaux soient attaqués. Ceux qui s’occupent à maintenir l’ordre et la sécurité sont à plusieurs reprises insultés, brimés, maltraités. […]. Ainsi au cours des dernières semaines, plusieurs voitures de police ont été attaquées à coups de pierres […]« 

 Un communiqué a été publié sur indymedia linksunten, intitulé Attaque du poste municipal – Pour plus de « terreur dans le quartier » (ceci en référence aux déclarations du sénateur Henckel au sujet du tumulte nocturne à Berlin qui résonne de plus en plus forts ces derniers temps dans les oreilles des gouvernants. Voici quelques extraits du communiqué ci-dessous:

[…] Il y avait besoin d’une troupe qui effectue le travail désagréable de discriminer les gens, d’intimider et faire glisser du vélo avec le motif d’infractions administratives.

Il y avait besoin d’aide pour leur permettre d’expulser des familles roms et tsiganes des quartiers du centre-ville, lorsqu’il s’agit de criminaliser, d’humilier et de réprimer.

En même temps, d’étendre la politique raciste au Parc Görlitz pour garder le gilet de la police berlinoise propre.

En même temps, de patrouiller dans un quartier comme Neukölln ou Wedding et d’expulser les gens, de sorte que la voie pour les prochaines phases de refoulement et de réévaluation soit libre.

Bien sûr, nous sommes contre le délire de l’ordre allemand (sic!) !

Car seulement l’idée de chaos laisse libre cours à la pensée, comme un changement radical dans la pensée et la vie des gens dans ce pays peut devenir possible ici. […]

Nous devons attaquer le modèle d’organe de répression et de sécurité, du délire d’ordre et la politique raciste du sénat partout où cela nous est possible.

C’est pourquoi nous avons provoqué un peu (plus) de « terreur dans le quartier » et dans la nuit de mardi fait tomber les vitres du poste de police municipal de la Juliusstrasse à Neuköln.

Solidarité avec tous ceux qui sont harcelés chaque jour par les flics ! […]

[Hambourg, Allemagne] Contre la ville d’autorité ! Contre la domestication de nos vies !

Solidarité avec les squatteur-euse-s de la Breite Strasse ! Solidarité avec les cinq accusés ! Liberté pour Jakob ! Liberté pour tous !

Qu’on ne s’y trompe pas, la ville n’est pas un espace neutre qui appartient à tous. La ville est un modèle miniature de ce monde dans lequel l’oppression et l’exploitation déterminent les rapports ainsi que nos vies quotidiennes. Elle est un espace de la domination et nous ne voulons ni le posséder ni améliorer sa fonction avec une autre politique et des réformes. Si nous voulons combattre pour une vie autodéterminée en liberté, nous devons détruire la ville qui nous détient en cage, afin de créer l’espace pour d’autres choses.

Le 27 août 2014, cinq personnes ont été arrêtées, accusées d’avoir participé à un squat de la Breite Strasse à Hambourg – et d’avoir jeté des objets sur ​​les flics qui avançaient. Un des cinq est toujours en détention avec l’accusation de tentative d’homicide. Solidarité avec les accusés et l’occupation, car c’est un signe de résistance contre la ville de l’autorité et de leurs chiens de garde en uniforme contre les loyers inabordables et la politique.

Une attaque contre un système qui contraint les gens à vendre leurs vies au travail, juste pour avoir un toit sur la tête ! Rebellons-nous !

BreiteStrTraduit de l’allemand de linksunten indymedia, 7 octobre 2014

[Valence] Contre la construction de la nouvelle prison

Contre toutes les prisons

Contre la construction de la nouvelle prison à Valence

centre-penitenciaire-un-chantier-sous-haute-surveillanceCourant 2015, une nouvelle prison est sensée ouvrir dans le quartier de Briffaut à Valence. Avec deux maisons d’arrêt et un quartier maison centrale, cette horreur enfermerait 456 personnes, presque 3 fois plus que la maison d’arrêt actuelle.

Si les anciennes prisons sont généralement surpeuplées, insalubres et immondes, être enfermé dans les établissements pénitentiaires modernes n’est pas mieux. De nombreux prisonniers ont raconté l’enfer de l’isolement, sensoriel et humain, et du contrôle permanent qui rend fou dans les nouvelles prisons.

Pour contrer la surpopulation, il ne faut pas construire de nouvelles prisons mais vider celles qui existent déjà.Aujourd’hui, de plus en plus de faits peuvent amener en prison, et les peines sont toujours plus longues.

Les aménagements de peine (contrôles judiciaires en tous genres, TIG, “soins” obligatoires, amendes et autres obligations durant des années ) dont on nous rabat les oreilles, ne sont que des peines supplémentaires qui s’ajoutent aux instruments de répression et de punition que la justice possède déjà. Tout ça pour enfermer et soumettre toujours plus, car la justice fonctionne avec le système de la carotte et du bâton.

Dehors aussi le monde ressemble à une prison. Caméras, flics et contrôleurs en tout genres (CAF, pole emploi, etc), veulent soumettre la majorité à la loi du fric : travaille, consomme.

L’enfermement est un business qui rapporte gros : 70 millions d’euros à SPIE batignolles pour la construction de la nouvelle prison à Valence. D’autres groupes comme GDF suez, Eiffage, Bouygues, Sodexo, font leur beurre en construisant des cages.

Il y a 1000 manières, et 1000 raisons de s’opposer à une autorité qui enferme. Régulièrement des prisonniers se révoltent. Dehors, les structures de l’enfermement peuvent aussi être attaquées.

Pour vivre libres, sans chef (ni petits ni grands…), sans flics et sans fric… contre toutes les cages et les enfermements.

Il existe aussi une mini expo mobile contre ce projet (voir la série d’affiches sur Le Laboratoire anarchiste)

Tract en format A5

Tract en format A5

[Paris] Véhicules de la mairie incendiés – 27 août 2014

[Paris] la mairie au feu

Entre le 26 et le 27 aout, un camion et 3 utilitaires de la mairie de Paris ont pris feu dans le XIeme arrondissement, rue Pétion.

Parce que comme tous les pouvoirs, la mairie opprime et exploite.

[Chelle, 77] Ni surveillants ni police – 12 mai 2014

schuleblackCe matin, lundi 12 mai, des élèves du lycée Bachelard ont manifesté. Des casseurs se sont mêlés aux manifestants et la police a dû intervenir au flash-ball.

La manifestation des élèves a dégénéré, ce matin, devant le lycée Gaston-Bachelard de Chelles. Les jeunes étaient rassemblés pacifiquement pour exprimer leur mécontentement quant au durcissement du règlement à l’intérieur de l’établissement mais des casseurs ont profité de l’effervescence pour jeter des bouteilles et divers projectiles sur les voitures.

Les policiers ont utilisé leurs flash-balls pour repousser les individus devenus incontrôlables. Cependant, quelques-uns des émeutiers ont pénétré dans un jardin, rue de Rome, et ont commencé à ôter les pavés de l’allée qu’ils ont utilisés en projectiles contre les policiers. Il aura fallu que les fonctionnaires fassent à nouveau usage du flash-ball pour faire sortir les casseurs du terrain du pavillon.

Une jeune fille a été touchée à la hanche par une balle en caoutchouc mais ses blessures étaient sans gravité et elle a refusé son transport à l’hôpital par les pompiers.

Les troubles ont fini par se calmer. Les élèves ont prévu de reprendre la manifestation demain matin, mardi 13 mai.

Leur presse – journallamerne.fr, 12/05/2014 à 21h22