Archives du mot-clé destruction du mobilier urbain

[Rennes/Paris/Brest/Barcelone] Pas de bougies et de marches blanches, VENGEANCE ! (2)

  • 3ème manif (jeudi 30 octobre 2014) à Rennes*:

Près de 200 personnes ont défilé dans une ambiance tendue ce soir à Rennes à l’appel de mouvances radicales anti-capitalistes pour protester contre la mort de Rémi Fraisse samedi lors d’affrontements sur le site du barrage controversé dans le Tarn.

Partis du quartier de Villejean, près des universités de l’ouest de Rennes, les manifestants, dont de nombreux cagoulés, se sont dirigés vers le centre ville en scandant « vengeance pour Rémi » ou « flics, porcs, assassins! » derrière une banderole « Vengeance pour tous ».

une-troisieme-manifestation-ce-soir-rennes_0

Ils ont également tagué sur leur passage de nombreux bâtiments. Arrivés aux abords du centre-ville, vers 20H00, les manifestants ont été bloqués par un important dispositif des forces de l’ordre qui les a empêchés d’y accéder. Ils ont essayé à plusieurs reprises de contourner les CRS et gendarmes. Une voiture a été retournée et des policiers ont fait usage de gaz lacrymogènes.

Peu après 21H00, les manifestants, qui s’étaient rassemblés à proximité des barrages des forces de l’ordre, ont reflué vers les quartiers ouest, brisant une dizaine de vitrines (agences immobilière et bancaires notamment) et plusieurs abribus. Ils ont également mis le feu à plusieurs poubelles ainsi qu’à des conteneurs de bouteilles, poursuivis par les policiers de la BAC équipés de flashball. Vers 21H30, plusieurs feux étaient en cours dans l’artère, enfumée par les grenades lacrymogènes, dans laquelle avaient reflué les manifestants.

manifestation-tendue-rennes-direct manifestation-tendue-rennes-direct_0 manifestation-tendue-rennes-direct_1 une-troisieme-manifestation-ce-soir-rennes_2

rennes3

Le préfet d’Ille-et-Vilaine Patrick Strzoda présent au coeur du dispositif peu après 22h a dénoncé la présence de « militants d’extrême gauche violents » avec des méthodes de « Blacks Bloc » (militants anti-capitalistes radicaux). « Leur intention était de se diriger vers le centre ville » mais le dispositif de forces de l’ordre mis en place les en a empêchés. « Les forces de l’ordre ont été agressées plusieurs fois avec des objets incendiaires », a-t-il ajouté. Trois personnes ont été interpellées au cours des heurts, a-t-il précisé. Des manifestants sur place ont indiqué aux journalistes qu’il y avait eu des blessés parmi eux sans préciser le nombre ni la gravité.

A Villejean à l’ouest de Rennes, avant le départ du cortège, les manifestants avaient commencé à distribuer un tract dénonçant la « terreur policière » qui ne « saurait survivre à la mort d’un camarade ». Le tract lance aussi l’appel suivant: « bloquez vos lycées et universités! Bloquons les villes, les gares, occupons la rue ».

[…]

Leur presse – afp, 30/10/2014 à 22h38

NdCNE:

*Lundi soir (27/10), plusieurs bâtiments ont été tagués, des barrières avaient été renversées au centre-ville, puis un feu de poubelles avait été allumé devant l’hôtel de police, avant que les manifestants ne se dispersent. La maire avait déposé plainte.

13-36

12-39

Le lendemain soir, mardi, nouvelle manif: des tags ont recouvert du mobilier urbain. La façade d’une banque du ‘Crédit Mutuel’ de la place st-anne a été entièrement repassée à la peinture.

7-107

premiers éléments sur la manifestation du 30 octobre 2014

premiers éléments sur le début de manif’ Dalle Kennedy

Présence de R.G depuis le matin (photos etc …)

Les magasins du quartier Kennedy ont reçu des coups de fils pour les inciter à fermer rideau, les récalcitrants ont été sermonnés.

Les transports publics (Métro et bus) ont été controlé par les CRS (fouille aléatoire etc ) puis fermés progressivement (plusieurs cars de garde mobile à l’arret villejean université). La volonté de nuire aux habitant-e-s et/ou de diviser, a été amplifié par les rumeurs et ragots des correspondant-e-s de nuits, emploi-jeunes, élu-e-s, keufs et surtout controleurs du métro et vigiles du métro etc …

Les R.G en se rendant dans les salles de prière ont incité les personnes repérés par eux comme  « bons musulmans » à prêcher la division.

Des voitures/équipages de la bac Rennes centre ville ont discretement protégé les journalistes présent-e-s (notamment un monospace gris stationné cours kennedy)

Des jeunes et des vieux du quartiers ont été trés trés deçu du départ vers le centre ville de Rennes en cortège (19h15/30).

Indy nantes, 30/10/2014 à 21h24

************************************************************************

 A Paris mercredi 29 octobre, le rassemblement était fixée en plein centre, à l’hôtel de ville pour 19h (certainement une volonté des organisateurs de s’adresser au pouvoir et de réclamer une justice pour un énième mort sous les coups de l’Etat…). Bref, toujours est-il que c’est parti en manif sauvage avec jets de pétards et caillassage sur les flics. Quelques attaques sur le mobilier urbain (dont une borne de ‘vélib’ Decaux) et des tags ont été inscrits sur les tentes du parvis. Interpellations au compte goutte, embarquées dans des paniers à salade (80 personnes, dont 3 manifestants toujours détenus ce 30 octobre à 18h au commissariat du 5ème pour port d’arme prohibé pour l’un, violence sur agent pour l’autre et outrage, dégradation et « meneur de manif » pour le dernier).

"L'Etat tue", "demain l'insurrection"

à gauche, « L’Etat tue », « demain l’insurrection »

*********************************************************************

A Barcelone, le consulat de France a été bombardé de peinture accompagné d’un tag en solidarité mercredi 29/10.

IMG_1317

Le communiqué finit par: 

« Les manifestations se sont multipliées dans toute la France.
Plusieurs manifestations ont été annoncées cette semaine devant les consulats de France en Italie*.
L’action de ce mercredi est seulement le début - toutes les formes de soutien à la lutte sont la bienvenue.

Les armes de la police n’ont pas de frontière, notre solidarité non plus. »

* Notamment à Milan et Turin ce 30 octobre 2014:

Banderole suspendue sur le consulat de France à Milan

Banderole suspendue sur le consulat de France à Milan

***********************************************************************

Lundi 27/10, une manif était organisée à Brest contre le barrage de Sivens et le terrorisme d’Etat. En chemin, un groupe de manifestants masqués a fait irruption à l’intérieur des locaux du PS alors que deux réunions s’y tenaient. Résultat : du matériel défoncé, et une fenêtre brisée.

[Paris] L’esclavagiste JCDecaux continue de crever, celle qui l’engraisse aussi

Paris: JCDecaux au poteau

J’ai voulu mettre des bâtons dans les roues à ces merdeux de JCDecaux qui se vantent publiquement de faire travailler les prisonniers.

Le 7 mai au soir, j’ai donc creuvé les pneus de 80 vélib’ ainsi que de trois camionnettes et d’un camion de la mairie de Paris.

Cette petite attaque a été facile et plaisante.

J’emmerde JCDecaux et toutes les mairies

Source: indy nantes

Dernière attaque contre les jouets pour bobos

[Belgique] Les entreprises de publicité comptent les dégâts

Recrudescence du vandalisme contre les abribus

Mons, La Louvière et Waterloo déplorent le plus de dégradations en comparaison à l’importance du mobilier urbain.

«  En février*, nous avons eu une centaine d’abribus dégradés à Liège en une nuit par quelques individus  », dit Jérôme Blanchevoye de Jc Decaux, leader mondial du marché et présent en Belgique depuis 1967. En Wallonie et à Bruxelles, la gestion de la majorité des arrêts de bus urbains est confiée au secteur privé, JC Decaux et Clear Channel. L’affichage publicitaire finance l’entretien… sauf que «  Depuis trois ans, nous observons une hausse des actes de vandalisme  », constate Jean Furnemont de Clear Channel.

«  En Wallonie, nous avons des communes avec une moyenne de 250 vitres cassées par an, à 280 euros pièce faites le compte  », chiffre Jean Furnemont. Les grandes agglomérations ne sont les endroits où l’on détruit le plus, en comparaison avec l’ampleur du parc installé. À Charleroi, Clear Channel possède 600 pièces de mobilier urbain, des arrêts de bus protégés, des plans avec de la pub au verso et des colonnes. Nettement moins équipé avec 135 abribus et assimilés, Mons se distingue par le nombre important de dégâts. Constat identique à La Louvière (une centaine d’abribus). «  Nous déplorons cinq actes de vandalisme par mois alors que nous n’avons que 47 pièces de mobilier à Waterloo. Comme quoi, les problèmes ne sont pas forcément dans les communes pauvres. Nous en avons aussi à Uccle  », précise le porte-parole de Clear Channel.

Leur presse – sudinfo.be, 24/04/2014 à 06h22

NdCNE:

*En février 2014 à Liège, trois personnes ont été arrêtées pour des destructions de panneaux publicitaires J-C Decaux dans le centre-ville et à sa périphérie: les flics doivent ces arrestations, comme trop souvent, à une balance

[Rennes] Manif émeutière contre le meeting du FN (8 février 2014): la gôche antifasciste travaille

Rennes : la manifestation antifasciste contre le FN dégénère

Hier soir, une réunion publique du Front national dans le cadre des élections municipales se tenait à la salle de la Cité, à Rennes. La manifestation qui tentait de s’y opposer a dégénéré laissant place à des dégradations et des heurts avec les forces de l’ordre.

Plusieurs organisations de gauche, comme le Parti de gauche, Europe Écologie, le NPA, la CGT, Solidaires mais aussi le collectif antifasciste, la fédération anarchiste, ou encore le Collectif rennais autonome contre l’extrême droite (Craced) avaient appelé à différents rassemblements.

Vers 18 h 30, c’est sur la place de la Mairie que les partis politiques et les syndicats se sont regroupés. Environ 150 manifestants étaient, notamment, venus dénoncer la réunion de ce meeting « dans la maison du peuple un lieu emblématique du mouvement ouvrier et syndical rennais ».

Vitrines brisées et voiture incendiée

Les différents groupes antifascistes, environ 500 personnes au départ, s’étaient eux donnés rendez-vous, à la même heure, en bas de la place des Lices, non loin de la salle où se tenait le meeting du FN, rue Saint-Louis. Pour éviter d’éventuels heurts, 200 policiers avaient été déployés dans ce secteur.

1 2

Les premiers accrochages avec les forces de l’ordre se sont déroulés vers 19 h 30, rue de la Chalotais, alors que les manifestants d’extrême gauche marchaient vers le local de campagne du Front national, situé boulevard de la Liberté. Le cortège est ensuite remonté en direction de la place des Lices. Sur son passage plusieurs vitrines d’agence immobilière, rue de la monnaie, place Saint-Michel ont été brisées ainsi que celle d’une banque place des Lices. Un poste de police, situé rue de Penhouët, a également été pris pour cible et une voiture a été incendiée rue de Saint-Malo.

3

Des interpellations

Vers 20 h environ 350 personnes, pour la plupart le visage dissimulé, se sont regroupées place Sainte-Anne. Là des bouteilles de verre, des pierres, des pavés, des bouts de bois ont été lancés en direction des CRS qui bloquaient l’entrée de la rue d’Échange. Un canon à eau et des jets de gaz lacrymogène ont été utilisés pour repousser les manifestants qui voulaient en découdre. La manifestation s’est finalement dispersée vers 20 h 30.

De son côté, le FN a finalement tenu son meeting devant quelques dizaines de personnes.

Hier soir, au moins trois manifestants ont été interpellés et cinq policiers ont été légèrement blessés.

3370747

le comico s'est mangé quelques coups aussi...

le comico s’est mangé quelques coups aussi…

une agence immobilière en chemin

une agence immobilière en chemin

Leur presse – letélégramme.fr, 09/02/2013 à 13h35

_________________________________________________________________________________________________________

Manif anti-FN à Rennes : les quatre interpellés ont été relâchés

Les quatre personnes interpellées samedi soir à Rennes lors de la manifestation violente contre une réunion du Front national ont été relâchées. Une enquête est en cours. A Rennes, la tension est grandissante entre anti-fascistes et membres de groupuscules d’extrême-droite.

« Tout le monde a été remis dehors« , a-t-on indiqué à la police d’Ille-et-Vilaine, en précisant qu’une enquête était en cours après les incidents qui ont fait cinq blessés légers dans les rangs des forces de l’ordre.

Quelque 600 à 700 manifestants ont protesté dans le centre-ville de Rennes contre la tenue d’une réunion électorale du FN dans une salle qui a accueilli une centaine de militants.

Bloqués par les forces de l’ordre à l’approche de la salle, des casseurs s’en sont pris à des vitrines et à un commissariat, avant d’incendier un véhicule. Des policiers ont été atteints par des jets de pavés, avant de faire usage de gaz lacrymogènes et d’un canon à eau. « Des enquêtes vont suivre sur ces événements« , a indiqué la police. Dans un communiqué, le FN 35 s’étonne de la remise en liberté de ces personnes et parle d’impunité.

« Mensonges et esprit polémique qui ne sauraient duper personne »

Le maire PS de Rennes, Daniel Delaveau, a condamné ces violences, tout en accusant le FN d’avoir choisi la provocation en organisant la réunion dans un lieu symbolique des luttes sociales à Rennes. « Le Front national, qui n’est pas un parti comme les autres, a choisi de tenir un meeting salle de la Cité, avec le sens de la provocation dont il est coutumier. Ses mensonges et son esprit polémique ne sauraient duper personne« , a estimé M. Delaveau. De son côté, le FN a accusé dimanche le ministre de l’Intérieur Manuel Valls de « protéger les voyous +antifas+ » qui déploient une « violence inouïe » comme à Rennes, et l’a enjoint de dissoudre ces groupes qu’il compare à des « milices du pouvoir« .

Tension grandissante à Rennes

La tension a augmenté depuis plusieurs mois à Rennes. En juin dernier déjà, des patrons de bar étiquetés à l’extrême gauche nous ont décrit des scènes de bagarres très violentes entre anti-fascistes et membres de groupuscules d’extrême droite. En fait, à Rennes, à chaque fois, que ces militants d’extrêmes droite se réunissent, ceux de l’extrême gauche organisent des contre manifestations.
Le 9 mai dernier lors d’un rassemblement d’une dizaine de militants d’extrême droite, une bagarre à coup de marteaux a éclaté dans un bar de Rennes, plusieurs personnes ont été blessées. Des plaintes ont été déposées.

Leur presse – Fr3 bretagne avec AFP (Sylvaine Salliou), 10/02/2014 à 16h53

__________________________________________________________________________________________________________

Les partis et organisations de gôche, en bon chiens de garde du capitalisme, n’ont pas tardé à condamner les émeutiers à travers un communiqué (comme ils en ont toujours eu l’habitude…). Ces saloperies s’étonnent qu’il n’y aient pas eu assez de flics !

PG 35 / Ensemble (FASE+GA+GU)

La fin de la manifestation du samedi 8 février contre la tenue d’un meeting du Front National, salle de la Citée, a été marquée une série d’incidents majeurs.

Le Parti de Gauche et Ensemble tiennent a rappeler que pour eux ce meeting en ce lieu symbole du mouvement ouvrier et social sur Rennes est et restera une insulte à la mémoire de générations de militants, de syndicalistes, qui ont consacré leurs combats à l’universalisme, à la solidarité, à la lutte contre le racisme, à l’égalité femmes/hommes.

Le Parti de Gauche et Ensemble ont affirmé lors du rassemblement ce jour là place de la Mairie leur totale solidarité avec les organisations syndicales, associations, organisations politiques alors présentes pour dénoncer la tenue de ce meeting.

Le Parti de Gauche et Ensemble s’étonnent de la préparation des conditions de sécurité qui ont prévalues, autour de la salle de la Citée, de la part de la ville de Rennes et des forces de sécurité. Le risque était évident, malgré cela, les matériaux des chantiers de la place St Anne sont par exemple restés accessibles.

Le Parti de Gauche et Ensemble condamnent clairement la casse et les détériorations commises.

Le combat contre l’extrême droite est un combat politique sans concession qui repose sur la défense des idées et des valeurs, la mobilisation de tous et surtout par un changement radical et sans faiblesse de la politique sociale actuelle. Ce n’est qu’à ces conditions que nous réussirons à vaincre l’extrême droite.

Via rennes-infos.org, 10 février 2014

[Rio de Janeiro, Brésil] Occupation émeutière de la gare centrale lors d’une manif contre la hausse des tickets de transport – Soirée du 6 février 2014

Une manifestation contre la hausse du prix du ticket de bus* à Rio de Janeiro a dégénéré jeudi en affrontements entre manifestants et policiers, faisant, selon le quotidien O Globo, un blessé parmi les journalistes.

Les incidents, qui ont eu lieu à quelques mois du Mondial de football prévu à partir du 12 juin, ont éclaté quand les policiers ont évacué en faisant usage de gaz lacrimogènes la grande gare de Rio, Central do Brasil, qui avait été envahie par un millier de manifestants.

Selon O Globo, un cameraman de la chaîne de télévision Bandeirantes est dans état grave après avoir été touché à la tête par un projectile — dont on ignore l’origine — et a dû subir une intervention chirurgicale.

Dans le hall de la gare, certains manifestants masqués et vêtus de noir ont saccagé des distributeurs automatiques de billets**, libérant l’accès aux trains au cris de : « la gare est libre ! ».

Un journaliste de l’AFP a vu un policier blessé évacué par ses collègues. Mais aussi des policiers frappant des personnes qui manifestaient pacifiquement.

3Une grande confusion régnait à l’extérieur de la gare où des contestataires jetaient des pierres sur des policiers des forces anti-émeutes, qui les traquaient par petits groupes. Une barricade enflammée a été érigée sur une des rues.

Cette manifestation, dans un premier temps pacifique, a été convoquée par le mouvement Pase livre (Ticket gratuit) pour protester contre l’augmentation de 9,09% du prix du ticket de bus à Rio, qui va passer samedi de 2,75 à trois réais (0,83 euro à 0,91 euro).

« Nous voulons des trains aux normes Fifa ! « Dehors Cabral ! (NDLR: le gouverneur de Rio), « trois réais, je ne paye pas ! », ont notamment scandé les manifestants.

« La violence vient seulement des policiers, j’en ai vu un s’en prendre à un type qui brandissait une pancarte sans rien faire d’autre, j’ai vu une femme se faire tabasser contre un tourniquet. Si nous avons lancé des projectiles sur les policiers, c’est parce que nous souffrons tous les jours (de la hausse des prix des transports). Trois réais, c’est absurde », s’est insurgée à la gare Natacha de Pina, une jeune employée de banque.

Une vingtaine de personnes ont été arrêtées par la police, selon O Globo.

En juin 2013, des manifestations d’abord limitées mais durement réprimées contre l’augmentation du prix des transports publics à Sao Paulo et Rio, avaient servi de détonateur à la fronde sociale historique qui avait embrasé le Brésil pendant la Coupe des Confédérations de football.

Sous la pression populaire, après des dizaines de manifestations qui ont rassemblé plus d’un million de personnes dans les rues, et dont la plupart se sont terminées par des affrontements violents avec la police, la plupart des grandes villes avaient finalement renoncé provisoirement à l’augmentation du prix des transports en commun .

Mais le mouvement n’avait cessé de grandir pour dénoncer la grande précarité des services publics, la corruption et les milliards investis dans la construction des stades du Mondial de football.

Rio doit également accueillir les jeux Olympiques de 2016.

1 2 4 5

Leur presse – AFP via tv5monde, 07/02/2014 à 17h09

Notes:

*Le prix du ticket de transport augmente et passe de 2.75 à 3$ ce samedi 8 février 2014.

**La presse a, comme à son habitude de ne pas trop ébruiter ces actes enragés envers la domination, vaguement évoqué la destruction concernant le mobilier urbain de la gare et les équipements de leur transport: ceci dit, on parle d’une vingtaine de tourniquets mis entièrement hors-service par les manifestant-es, ainsi que de nombreux panneaux signalétiques et publicitaires détruits… Et la société de transport de réquisitionner de nombreux employés pour tout remettre en ordre dans la matinée de vendredi (08/02/2014).

6

_________________________________________________________________________________________________

Brésil : 100 000 hommes des forces de l’ordre pour la sécurité du Mondial

Quelque 100 000 hommes des forces de l’ordre seront mobilisés au Brésil pour assurer la sécurité du Mondial de football du 12 juin au 13 juillet, qui se déroulera dans douze villes hôtes. Ce chiffre comprend les effectifs des polices civile, militaire et routière et de la force nationale, une force d’élite qui pourra intervenir en cas de besoin.

Le secrétaire national des grands événements a rappelé que la sécurité tenait compte de 15 grands thèmes allant de la menace terroriste à la sécurité des stades et délégations, la surveillance des supporteurs violents et le contrôle des manifestations. La houleuse Coupe des confédérations de juin et les Journées mondiales de la jeunesse catholique (JMJ) avec la visite du pape François en juillet ont « servi d’expérience », selon les responsables de la sécurité.

Le pays a été secoué par une fronde sociale historique, marquée par des affrontements violents, pour réclamer l’amélioration des services publics, la fin de la corruption et dénoncer la colossale facture publique du Mondial. Les autorités se préparent à de nouvelles manifestations lors du Mondial. Une manifestation contre la hausse du prix du bus à Rio de Janeiro a d’ailleurs dégénéré lundi soir en affrontements entre manifestations et policiers,

Leur presse – AFP via lemonde.fr, 07/02/2014 à 07h33

[Ile de la Réunion] Barrages incendiaires, pillages et affrontements avec les flics à St-Denis

La Réunion : nuit de violences entre des jeunes et la police

Des incidents opposant des groupes de jeunes aux forces de l’ordre ont éclaté dans la nuit de jeudi à vendredi à la Réunion, au Port et au Chaudron à Saint-Denis, où un commerce a été pillé et des véhicules incendiés.

Voir la vidéo

Voir la vidéo

Au Port (ouest de l’île), les incidents se sont produits dans la foulée des manifestations des collégiens et lycéens ayant entraîné dans l’après-midi l’intervention de la police pour lever des barrages routiers, installés par des jeunes, aux abords d’un lycée.

Le commissariat du Port a toutefois refusé de faire de relation entre le mouvement des élèves dénonçant la chaleur dans les salles de et les violences de la nuit.

Véhicules incendiés et tentatives de pillages

Pendant une bonne partie de la nuit, les policiers de la CDI (Compagnie départementale d’intervention) ont fait usage de grenades lacrymogènes pour disperser des petits groupes de jeunes qui avaient installé plusieurs barrages, à l’aide de poubelles incendiées et de pierres. Dans le quartier de la Rivière des Galets, une soixantaine de jeunes ont arrêté un camion chargé du marquage de la chaussée et y ont mis le feu. Ils ont également tenté de piller des commerces. Deux jeunes ont été interpellés.

Au Chaudron, quartier populaire à la périphérie de Saint-Denis (nord), une cinquantaine de policiers est intervenue pour démanteler des barrages enflammés installés par des jeunes, essuyant des jets de pierres. Un bar a été pillé, une voiture a été incendiée ainsi qu’un container sur le parking d’une grande surface précise Réunion 1ère. La directrice départementale de la sécurité publique Pierette Gunther-Saes s’est rendue sur place.

chaudron022014

Le calme est revenu vers 1 h du matin. «Ils ont volé des cigarettes et ont tout cassé. Ce n’est pas la première fois», a témoigné le patron du commerce sur Réunion 1ère radio.

En février 2012: plusieurs nuits de violences

En février 2012, le Port et le quartier du Chaudron avaient connu plusieurs nuits de violences, en marge de manifestations contre la vie chère et le prix des carburants. L’an dernier, en février, la commune du Port avait été le théâtre de nombreux incidents entre des jeunes réclamant des emplois et la police. Une mairie annexe avait été incendiée.

Le du Syndicat réunionnais des exploitants des stations service (SRESS) Gérard Lebon a exclu tout lien entre les incidents de la nuit et la grève illimitée des stations service commencée jeudi. «Il y a toujours des personnes malveillantes qui saisissent des opportunités pour agir» a-t-il dit à la radio.

Leur presse – LeParisien.fr, 31/01/2014 à 08h14

_____________________________________________________________________________________________

La Réunion: nouveaux affrontements au Chaudron, 5 jeunes en garde à vue

Saint-Denis de la Réunion (France) (AFP) – De nouveaux affrontements entre forces de l’ordre et bandes de jeunes se sont produits dans la nuit de vendredi à samedi à La Réunion, principalement dans le quartier du Chaudron à Saint-Denis où 5 jeunes ont été interpellés et placés en garde à vue.

A Saint-Benoît (est) quelques jeunes ont tenté, en début de nuit, de bloquer un rond-point mais ont été très vite délogés par l’intervention des gendarmes. Au Port (ouest), des feux de poubelles ont été constatés mais, contrairement à la veille, « il n’y pas eu d’affrontement avec les forces de l’ordre « , a déclaré à l’AFP le directeur de cabinet du préfet, Loïc Obled.

6903691-la-reunion-nouveaux-affrontements-au-chaudron-5-jeunes-en-garde-a-vue

Au Chaudron, un quartier de Saint-Denis, en revanche, « les forces de l’ordre sont intervenues à plusieurs reprises dans la nuit pour dégager des barrages routiers et faire cesser des jets de pierres », a-t-il poursuivi, indiquant que 5 personnes ont été placées en garde à vue. Ces heurts n’ont pas fait de blessés « ni chez les policiers, ni chez les auteurs de troubles, et pas de dégâts majeurs », a précisé M. Obled. La veille, un bar PMU avait été pillé au Chaudron et un conteneur d’une grande surface incendié.

« Ce sont des gamins de 12-14 ans qui s’amusent à jeter des pierres, à jeter des bouteilles sur les voitures, sur les gendarmes. On a été obligé de fermer« , a raconté Caroline, la patronne d’un snack sur Radio Free Dom.

« Ce sont des violences urbaines, spontanées. Aucune revendication ne nous est parvenue, ni sur le terrain, ni à la préfecture« , a déclaré M. Obled, soulignant que la préfecture « travaillait avec la mairie pour mettre en place un dispositif préventif et pré-positionner des forces de l’ordre ».

Depuis deux jours, « la présence des policiers et des gendarmes mobiles sur les zones sensibles au Port et à Saint-Denis a été renforcée », a-t-il souligné.

Ces violences interviennent à la même époque que les années précédentes où des émeutes s’étaient produites au Chaudron et au Port. En février 2012, plusieurs magasins avaient été pillés au Chaudron, suite à des manifestations contre la vie chère commencées au Port. Les violences avaient ensuite gagné toute l’île.

En février 2013, une mairie annexe avait été incendiée et une station service vandalisée au Port par des jeunes réclamant des contrats aidés après plusieurs nuits de violences.

Le climat social est tendu actuellement à La Réunion, l’île étant confrontée à la grève illimitée des gérants de stations service depuis jeudi et à des manifestations quasi-quotidiennes des lycéens et collégiens réclamant un changement du calendrier scolaire.

Leur presse – AFP, 02/02/2014

___________________________________________________________________________________

Violences urbaines : Un policier « sérieusement blessé »

Alors que le département connaît depuis plusieurs jours des épisodes de violences à Saint-Denis et au Port, on apprend aujourd’hui qu’un policier a été grièvement blessé la nuit dernière.

« Cette nuit, un policier a été sérieusement blessé alors qu’il tentait de repousser un groupe d’individus armés de projectiles« , indique la préfecture sans préciser le lieu où l’agression s’est produite.

Certes la situation était moins tendue que jeudi ou vendredi soir, mais des groupes de jeunes ont pourtant cherché l’affrontement avec les forces de l’ordre hier.

Le préfet de La Réunion « condamne fermement les violences et appelle à un retour au calme« . Un dispositif de sécurité « sera à nouveau renforcé pour les heures et les jours à venir, en lien avec les Parquets de Saint-Denis et de Saint-Pierre« , souligne la préfecture.

Leur presse – zinfos974.com, 02/02/2014 à 14h18

[Burgos, Espagne] Chronique locale de la révolte contre un projet d’aménagement urbain et récits des actions en solidarité

Burgos (Espagne) : chronique locale de la révolte contre un projet d’aménagement urbain

Le quartier de Gamonal est une zone périphérique de la ville de Burgos construit, comme beaucoup d’autres sous le franquisme, à l’arrache pour entasser les familles ouvrières venues de l’exode rural pour faire marcher l’industrie. Cela a toujours été un quartier conflictuel et les luttes les plus récentes ont concerné la restructuration urbaine comme par exemple en 2005 lors de la construction du parking de Eladio Perlado. Cette fois c’est le projet pharaonique d’un boulevard qui a mis le feu aux poudres.

Les différents textes ci-dessous ont été traduits de l’espagnol du site local de contre-information, Diario de Vurgos


Samedi 11 janvier 2014
Gamonal contre le Boulevard : chronique d’un conflit annoncé

Depuis mercredi dernier, la rue vitoria, une des artères principales reliant Gamonal au centre de Burgos est fermée pour cause de début des travaux du boulevard annoncés par la mairie. Cela fait déjà des mois que les habitant-es du quartier manifestent leur rejet de ces nouveaux travaux, tandis que le conseil municipal faisait la sourde oreille.

Au petit matin du vendredi, les habitant-es du quartier de gamonal ont diffusé l’information et relayé l’appel au rassemblement prévu au rassemblement prévu à 5 h du soir. Celui-ci a été attaqué par la police, ce qui a eu pour effet que d’autres habitant-es sortent pour rejoindre la protestation.

Le nombre de personnes a augmenté tout au long de la soirée et elles sont restées devant le chantier jusque vers 22 h, aux cris de “Gamonal ne veut pas de boulevard”. A ce moment, une voiture de la police nationale a foncé à vive allure sur les personnes présentes, déchainant une pluie d’objets. Les unités de la UPR ont commencé à charger en tirant des balles en caoutchouc, ce a quoi il a été répondu par de nombreuses barricades pour empêcher l’avance des charges. Une bataille rangée a duré jusqu’à une heure avancée du petit matin.

Pendant ce temps, des habitant-es qui observaient ce qui se passait de leurs maisons sont sorti-es sur les balcons en frappant sur des casseroles en soutien au quartier de Gamonal.

Aujourd’hui samedi, de nouveaux rassemblements sont convoqués.


Dimanche 12 janvier 2014
Arde Lacalle. Seconde nuit de troubles à Gamonal

Pour la deuxième nuit consécutive, Gamonal a été la scène d’affrontements intenses entre habitant-es et forces de police. La supposée normalité que proclamait le conseil municipal par ses canaux habituels n’a été que le prélude d’une nouvelle nuit au cours de laquelle les habitant-es du quartier, jeunes ou moins jeunes, ont repris les rues pour manifester leur refus d’un projet spéculatif sans autre intérêt que le bénéfice qu’en retirent les entreprises en bâtiment. Face à la vague d’arrestations indiscriminées qui se sont succédées à Gamonal, le mouvement assembléaire de quartier convoque des rassemblements. Le prochain aujourd’hui même, dimanche 12 janvier à 19.00 h dans la rue Vitoria.

Comme nous en informions déjà ce matin depuis DV, la manifestation en solidarité avec les 17 personnes arrêtées dans les protestations contre le boulevard, est partie du chantier, à la fin d’une assemblée au cours de laquelle a été évalué comment continuer les actions de protestation contre les travaux. Mégaphone en main, plusieurs habitant-es ont exprimé la nécessité de continuer à montrer le rejet de la spéculation urbaine et à démontrer la solidarité nécessaire avec les personnes arrêtées dans la nuit du vendredi au samedi. Selon les dernières informations, elles ont déjà été remises en liberté avec charges.

Des milliers de personnes ont parcouru les rues de Gamonal jusqu’à arriver aux portes du commissariat, où elles ont exprimé leur solidarité avec les arrêtés et leur refus du boulevard. Les manifestant-es sont ensuite revenu-es dans le quartier où la tension n’a cessé de monter, juste dans la zone de la rue Vitoria, populairement connue comme la Zone Zero. Après que différentes agences bancaires aient été attaquées, les anti-émeutes venus d’autres localités ont lancé une forte charge qui a encore ravivé les affrontements et a contribué à ce qu’ils s’étendent dans presque tout le quartier.

chron1

A partir de ce moment, le chaos s’est emparé de Gamonal. Pierres et balles en caoutchouc se croisaient dans une bataille d’une plus grande intensité encore que la nuit précédente. Face à la dispersion des manifestant-es, la police anti-émeute a lancé une véritable chasse à base de coups, entrant dans des établissements publics et même dans des halls d’entrée.

chron5

Les médias partisans de la construction du boulevard parlent de plusieurs agents blessés au cours des affrontements. Comme d’habitude, ils ne disent rien des centaines d’habitant-es blessé-es par les matraques et les balles en caoutchouc. Il semble qu’il y ait des victimes de première et de seconde classe. Et c’est dans cette dernière catégorie qu’ils mettent les habitant-es de Gamonal.

Le bilan répressif de la nuit de samedi se solde avec 23 personnes arrêtées. Des assemblées sont déjà en cours pour tenter d’articuler la solidarité et continuer les protestations contre la spéculation urbaine.

Les faits de la nuit dernière transmettent un message clair qui ne semble être compris ni des bureaux du conseil municipal, ni de ceux des constructeurs : le conflit du quartier continuera tant que se poursuivront les travaux du boulevard.


Dimanche 12 janvier 2014
La solidarité avec les arrêtés se manifeste devant les portes du Commissariat et devant le siège du journal Diario de Burgos

La manifestation en solidarité avec les arrêtés de la nuit de samedi au cours des protestations contre le boulevard a exprimé comme hier son rejet des agissements policiers aux portes mêmes du commissariat. Cependant, les milliers de personnes ont continué la marche par l’avenue de Castilla y León jusqu’au siège de Diario de Burgos, propriété de Antonio Miguel Méndez Pozo, dont l’entreprise de construction a d’énormes intérêts économiques à la réalisation du boulevard de la rue Vitoria.

Face au bâtiment du Grupo Promecal, des milliers de manifestant-es ont gueulé leur mécontentement face à l’intoxication médiatique du Diario de Burgos, en rappelant la participation de son patron des dizaines d’années auparavant aux affaires de corruption urbanistique dans le dit Caso de la Construcción. Un des slogans était : « Méndez Pozo al calabozo » : « Méndez Pozo en taule » [sic !].

De retour à Gamonal, les cris de « nous n’avons pas peur » et « le peuple uni ne sera jamais vaincu », ont recommencé à résonner dans la rue Vitoria. Les protestations continuent dans un quartier qui ne plie pas, et demain sera un autre jour de lutte. La Bataille de Gamonal continue !


Lundi 13 janvier 2014
Protestation indéfinie à Gamonal jusqu’à l’arrêt des travaux

Des habitant-es combatifs parviennent à arrêter les travaux dès 6:30 du matin, en empêchant les machines d’entrer et de poursuivre cette grande œuvre spéculative des entreprises de construction de la ville et de leurs acolytes les politiciens. Défiant le froid et en ne cessant de chanter, les habitant-es réuni-es en assemblée lancent un appel à rester en permanence dans la zone du chantier jusqu’à ce que les travaux soient arrêtés, que les détenus soient libérés et que la police sorte du quartier.

Des jeunes étudiant-es convoquent une assemblée à 17h30 pour proposer une grève étudiante indéfinie pour les revendications antérieures. Tout le monde est aussi incité à venir à 19:00 h à l’assemblée de quartier dans la zone occupée du chantier de la rue vitoria. L’enthousiasme devient palpable à gamonal, les ancien-nes et leurs enfants parlent de révolte et même de révolution sociale, de la nécessité d’étendre le conflit à tous les villages et toutes les villes, que cela puisse servir d’étincelle qui incendie ce grand foyer de rage contenue, on va lutter sans trêve jusqu’à ce qu’ils libèrent et relaxent tous les arrêtés, qu’ils abandonnent les travaux et que la police parte du quartier.

chron3

En assemblée, il a aussi été décidé de faciliter la circulation des habitant-es en enlevant les grilles des trottoirs et en rendant visibles les différentes ancrages du sol pour qu’il n’y ait pas d’accidents et que tout le monde puisse approcher la zone zéro de résistance. Le peuple a décidé qu’on ne joue pas avec les habitant-es et de faire tout le nécessaire pour empêcher un ouvrage qui rapportera des millions de bénéfices toujours aux mêmes et qui ruine ceux d’en bas. C’est de cela qu’il s’agit : ceux d’en bas contre ceux d’en haut.

Le monde nous regarde, il faut un soulèvement général contre le capital dans chaque coin de ce monde, ils disent que qui fait une révolution à moitié creuse sa propre tombe, nous ne retournerons pas dans le fossé. Nous en avons marre !

Peuple conscient d’autres quartiers, villages et villes, Soulevons nous ! Assemblées, mobilisation, grèves et action directe contre le pouvoir !


Mardi 14 janvier 2014
Nouvelle journée de protestations ; dans la quartier de Gamonal le conflit redouble

Le lundi matin commence une nouvelle journée de lutte contre les travaux du boulevard. A partir de 6:30, un large groupe de personnes se sont rassemblées aux abords du chantier pour empêcher l’accès des machines, objectif qui est atteint.

chron2

Le rassemblement s’est maintenu tout au long de la journée avec les allées-venues des habitant-es du quartier. D’ailleurs leur nombre augmente aussi dans les assemblées.

A midi, une assemblée d’étudiant-es a eu lieu où a été décidé de convoquer une grève indéfinie de l’éducation jusqu’à la paralysation définitive des travaux ainsi que la liberté et la relaxe des arrêtés.

A 7 h du soir, une nouvelle manifestation était appelée qui a rassemblé encore plus de personnes que les jours précédents. La manifestation s’est déplacé aux cris de “gamonal ne veut pas de boulevard” et “la rue est à Burgos, pas Burgos à Lacalle” jusqu’au commissariat du CNP pour exiger la liberté et la relaxe des arrêtés. Elle s’est ensuite divisée en 2 blocs, une partie revenant à la populaire “zone zéro” du chantier, tandis que l’autre se dirigeait vers le bâtiment du Grupo Promecal (siège du Diario de Burgos), comme la nuit précédente. Tous se sont retrouvé-es dans la zone de part vers 21 h.

Ensuite, c’est un état de siège policier qui s’est abattu sur gamonal, encerclant les sorties de la rue vitoria. La baraque de chantier située sur l’une des rues latérales a alors été incendiée et des barricades ont de nouveau été montées avec le matériel du chantier pour barrer l’accès aux fourgons des anti-émeutes. Deux heures durant ils ont procédé à des arrestations, nous ne savons pour l’instant pas à combien.

En assemblée a été annoncée pour mardi une nouvelle journée de protestation commençant à 6:30 pour continuer à empêcher l’accès des machines.


Mardi 14 janvier 2014
Attaque DDoS contre le Groupe Promecal

En ce moment même, à 10:49 du matin, tous les réseaux internet du Groupe Promecal sont hors-service, y compris Diario de Burgos. Ils ont subi une attaque de DDoS(Attaque par dénégation de service) en solidarité avec les protestations à Gamonal.


Mardi 14 janvier 2014
En avant pour la lutte partout

La résistance des habitant-es contre la construction du Boulevard continue et ils se rassemblent joyeusement et de manière combative depuis ce matin dans la zone du chantier. La lutte continue à s’étendre et des nouvelles arrivent d’appels à des protestations solidaires dans toute la péninsule.(…)

A 12:00 h. l’assemblée a eu lieu dans une ambiance enthousiaste. On a rappelé l’importance de poursuivre la lutte jusqu’au bout, maintenant plus que jamais pour les arrêtés et les deux personnes qui ont été mises en prison. Des fonds sont récoltés pour payer les cautions

A 19:00 h. nouvelle manifestation du chantier jusqu’au commissariat pour que les arrêtés nous entendent, puis à Promecal-Diario du cacique et retour dans le quartier. On a aussi commenté comment dans la nuit la police a arrêté d’autres personnes dans une chasse aux sorcières et par le tabassage. Malgré tout, le quartier reste ferme, pas un pas en arrière contre les corps de fascistes itinérants qui viennent nous frapper et sont connus sous le nom de UIP ou d’ anti-émeutes.
¡Tout le monde dehors !


Mardi 14 janvier 2014
La mobilisation sociale parvient à paralyser temporairement les travaux du Boulevard

Malgré la conférence de presse d’il y a quelques jours où le conseil municipal de Burgos réitérait sa volonté de continuer les travaux du boulevard qui ont provoqué cinq jours consécutifs d’intense protestation, lors de sa dernière apparition publique Javier Lacalle a annoncé la suspension des travaux pour une période entre 15 et 20 jours. La mobilisation sociale qui a réussi à faire de gamonal l’épicentre de la clameur populaire durant ces journées a gagné son premier assaut.

Pourtant, la présence continuelle d’effectifs d’anti-émeutes qui s’abattent sur le quartier ne fait qu’aviver les doutes sur ce qui ne peut être qu’une manœuvre de diversion de la part de la mairie afin de désamorcer la conflictualité. Des milliers de personnes continuent à manifester en ce moment même et la tension croît pour éviter que ce qui semble être une victoire se transforme en mirage.

Gamonal reste en alerte pour obtenir les trois objectifs fixés au cours du processus assembléaire : paralysation totale des travaux, relaxe de tous les arrêtés lors des protestations contre le boulevard et départ des forces policières du quartier.


Mercredi 15 janvier 2014
Gamonal ne recule pas

Gamonal a gagné le premier combat d’un conflit qui cinq jours durant a été dans la ligne de mire de l’actualité informative du moment. Mais la lutte contre le boulevard et la spéculation existait bien avant que le quartier se retrouve sous le feu des projecteurs et elle continuera à exister quand les caméras se tourneront vers d’autres endroits. Il n’est pas superflu de rappeler que la suspension des travaux ne peut être qu’une trêve temporaire que s’accordent les pouvoirs de fait de la ville pour préparer une nouvelle offensive, cette fois peut-être avec d’autres armes plus sibyllines après l’échec des matraques et des balles en caoutchouc.

Les mobilisations en solidarité convoquées dans de nombreuses villes sont une bonne manière de rappeler qu’il y a encore des personnes incarcérées. Il est aussi nécessaire de maintenir en vie la flamme qui provoque un phénomène loin d’être nouveau et qui fait partie du patrimoine collectif de tous les exploités et humiliés du monde.


Mercredi 15 janvier 2014
Uni-es nous avons pu. Gamonal ne recule pas ! Tout le monde dehors

Des milliers de personnes, plus hier et qu’avant-hier, reviennent dans les rues, aujourd’hui mardi, en manifestant du chantier au commissariat pour exiger la liberté sans charges des arrêtés, puis au siège du journal du cacique pour finir dans le quartier.

Personne ne croit les paroles d’un farceur et d’une crapule comme le maire de Burgos, qui a pour unique intention de démobiliser la lutte et de mettre fin à la révolte pour pouvoir faire les travaux. Nous les avons arrêtés grâce à la mobilisation de tout un quartier. Conscient-es de cela toutes les mobilisations sont maintenues. Demain mercredi toutes et tous à 6:30 h. au chantier et que la police ne vienne pas nous jeter, à 12:00 h. assemblée et à 19:00 h. tous dans la rue. La grève indéfinie des étudiant-es continue jusqu’à ce que les travaux soient arrêtés définitivement, la liberté sans charges de tous les arrêtés et que la police quitte la ville.

Des fourgons d’anti-émeutes sont entrés dans la zone du chantier clairement pour provoquer les gens en train de manifester. Malgré tout, les manifestant-es ont réussi à réoccuper la zone en encerclant les fourgons. Pendant plusieurs heures, il y a eu des moments d’intense tension au milieu des cris et des chants pour exiger que les anti-émeutes partent de la ville. C’est ça leur prétendue trêve ? créer un état policier ? Les en ont marre et chaque jour viennent plus de personnes que la veille. Cela fait 70 ans que nous sommes gouvernés par cette bande de fascistes omnipotents, nous ne nous rendrons jamais et ils ne réussiront pas à nous mettre dans des fosses comme nos grands-parents en 1936.

A tous les gens d’autres villes et villages, ne croyez pas les mensonges des moyens de désinformation de la bourgeoisie, continuez les mobilisations et que s’étendent la révolte et la solidarité.

Gamonal pas de recul ! Anti-émeutes hors de Burgos !


Mercredi 15 janvier 2014
La lutte continue malgré l’“arrêt” du projet

(…) L’assemblée de midi du mercredi a été animée et a convoqué une grande manifestation pour ce soir à 19:00 h. qui ira jusqu’au commissariat comme d’habitude. Au début la commission anti répressive a pris la parole. Elle s’efforce de se mettre en contact avec les arrêtés et les proches des prisonniers, pour pouvoir réunir l’argent destiné à faire sortir les camarades. Ce matin la juge du tribunal nº 3 de Burgos a envoyé en prison quatre compañeros avec une caution de 3000 euros. Ils sont accusés de troubles à l’ordre public dans la nuit de lundi. A cela il faut ajouter les deux compañeros mis en prison avec la même caution et qui ont été arrêtés dans la nuit de dimanche. Si les cautions sont payées, ils pourront revenir au quartier. Pour toutes celles et ceux qui ont été arrêtés, qui avez un proche emprisonné, qui avez été témoin d’une arrestation, qui avez des photos ou des vidéos, venez à la zone et demandez la commission anti répression pour affronter le problème collectivement. Commission qui essaie de recouper le maximum d’arrêtés pour affronter leur procès.

Ensuite, les gens ont parlé de la nécessité de poursuivre la lutte sur tous les fronts de notre vie. La lutte contre le Boulevard a été une petite goutte qui a fait déborder le vase, de ras-le-bol, qui a mis sur la table la nécessité de s’auto-organiser pour se défendre contre la précarité sous toutes ses formes, commencer un processus de création de communauté de lutte en ouvrant des espaces de rencontre pour nous connaître et affronter les problèmes ensemble.

Pour demain jeudi l’assemblée de 12:00 h. et de 19:00 h. sont maintenues et il est possible qu’une manifestation soit convoquée à la plaza mayor pour le vendredi, qui coïncide avec le plénum de la mairie au sujet du boulevard. On pourra virer au maire ce que gamonal pense de lui.

Communiqué de l’assemblée de quartier de Gamonal

L’avalanche d’événements se poursuit à Gamonal dans un conflit avivé par intransigeance d’un conseil municipal ligoté par les intérêts spéculatifs des grandes entreprises de construction. Nous publions le communiqué que l’Assemblée de quartier contre le boulevard de la rue Vitoria a sorti ce matin même du mardi 14 janvier. L’état d’exception que nous avons vécu hier dans la quartier où sont venues des centaines d’unités anti-émeutes envoyées par le Ministère de l’Intérieur, n’a pas réussi à arrêter la mobilisation sociale qui croît inévitablement et commence à porter ses fruits face au totalitarisme institutionnel.

Ce qui s’est passé au cours de ces cinq jours de révoltes ne peut être expliqué avec des simplifications comme celles de la presse ou des mensonges comme ceux des institutions et de la mairie, mais avec des réalités et des vérités comme des poins.

C’est parti comme une protestation de quartier contre le projet de réalisation d’un boulevard dans la rue vitoria à Gamonal, ouvrage imposée de manière totalitaire et refusé depuis des mois par les habitant-es au cours de nombreuses mobilisations et manifestations. Mais cela s’est transformé en une expression du mécontentement généralisé.

Nous n’allons pas détailler les joyeusetés de ce projet, simplement avec un peu de bons sens, c’est d’évidence une tentative de plus, dans cette ville comme dans d’autres, de maintenir la spéculation urbaine et de promouvoir la corruption généralisée de la classe politique, en augmentant encore plus les bénéfices des classes dominantes face au peuple.

Dans ce cas, face à un quartier ouvrier, noyé sous les factures, les impôts, les amendes, les hypothèques à payer, les expulsions de logements et avec un nombre de chômeurs qui atteint à 18.000 personnes. Jusqu’à ce point rien de bien différent à ce qui se passe sur l’ensemble du territoire à cause de la fameuse crise où les différences sociales sont devenues abyssales. C’est porquoi ce qui s’est passé au cours de ces journées n’est pas que le rejet de tout un peuple contre un projet de spéculation urbaine qui coutera au quartier en parking, en circulation plus 8 millions d’euros, desquels aucun habitant-e ne tirera aucun bénéfice, seulement les années qui condamneront des générations et des générations à payer des œuvres pharaoniques et à engraisser les comptes d’entrepreneurs et de politiques corrompus. Le rejet implique beaucoup d’autres choses encore, c’est l’expression de rage collective, la rage des jeunes qui ne voient aucun futur dans ces conditions, des plus âgés qui se sont rendus compte avec tristesse que tous les supposés droits qui ont couté tant de sueur et de sang, sont partis à la dérive en moins de 6 ans, et surtout de la prépotence et de l’intolérance du pouvoir qui domine et impose, sans écouter rien ni personne. Ils font les lois, blindent la démocratie pour préserver leurs privilèges. Et en réalité s’il n’y avait pas eu les incidents de vendredi dernier, jamais personne ne nous aurait écouté. La paix sociale, c’est eux qui l’ont brisée et pas les jeunes violents encagoulés comme certains aimeraient nous le faire croire, dans le quartier nous savons tous ce qui se passe, nous sommes unis, nous n’avons pas peur de faire face.

chron4La violence c’est remplir la ville de policiers, si on peut les appeler ainsi et pas mercenaires, qui frappent nos enfants et nos voisin-es, arrêtant déjà 47 personnes, provoquant des coupures d’électricité et de téléphone dans certaines maisons, en raflant et en fouillant. Le samedi, ils ont lancé une trentaine de balles en caoutchouc, blessant sérieusement des habitant-es qui ont à peine été mentionnés. On ne parle que des attaques contre les corps de sécurité, alors que la violence et la situation est disproportionnée. A son tour, l’appareil répressif de l’Etat n’a pas hésité à appliquer des peines exemplaires à toutes celles et ceux qui montrent n’importe quel sorte de non conformisme, le projet de loi de sécurité citoyenne présenté récemment par le gouvernement rend bien compte des intentions de l’Etat qui se fait appeler démocratique, mais en vérité si c’est ça la démocratie, nous n’en voulons pas. En son nom se justifient tous types d’atrocités, entre autre les jeunes du quartier et pas de la kaleborroka ou d’ailleurs comme certains continuent à le soutenir, envoyés hier en prison préventive.

La lutte doit continuer et les révoltes s’étendre à d’autres villes de du pays et, pourquoi pas, du monde. Le mécontentement de ces jours n’est pas uniquement dû aux travaux du boulevard, il y a beaucoup d’autres motifs, la lutte est pour une vie digne, pour nos droits et pour préserver et donner du sens au mot LIBERTE.

_____________________________________________________________________________________

Barcelone : manifestation enragée en solidarité avec la lutte de Gamonal (Burgos)

Bar175Le vendredi 17 janvier, une manifestation d’un millier de personnes a parcouru le centre-ville de Barcelone en solidarité avec la lutte de Gamonal. Bien que les travaux du boulevard dans la rue Vitoria de ce quartier de Burgos aient été définitivement abandonné (mais où 46 personnes sont sous contrôle judiciaire en attente de jugement suite aux trois nuits d’émeute), des marches de protestation ont eu lieu dans les principales villes de tout le pays.

Une agence bancaire Caixa brûle Via LaietanaA Barcelone, le parcours a été émaillé d’incidents avec des poubelles brulées, des agences bancaires et différents bâtiments administratifs pétés. Arrivés sur La Rambla, une centaine de manifestants a attaqué le commissariat de la Guardia Urbana en lançant bouteilles, pots de fleurs, tables et chaises (empruntés sur les terrasses avoisinantes) sur la dizaine d’agents censés le protéger. Ceux-ci ont dû trouver refuge à l’intérieur. Cinq policiers ont été blessés et six véhicules endommagés.

Attaque du commissariat de la Guardia Urbana ... où les keufs réfugiés à l’intérieur tiennent le siège

La Brigade Mobile (Brimo) des Mossos d’Esquadra est alors intervenue en chargeant et a dispersé les manifestants à l’aide d’un canon acoustique à longue portée (LRAD). Ces dispositifs déjà utilisés par les unités anti-émeutes aux Etats-Unis et dans différents pays européens ont été employés ici pour la première fois (ils devraient par la suite remplacer les balles en caoutchouc qui vont probablement être interdites d’ici peu). Ils émettent un sifflement strident de grande puissance, d’une portée de 3000 mètres, qui provoque un étourdissement et oblige à se retirer en se bouchant les oreilles.

Bar176

Bar174

Trois personnes ont été arrêtées, dont deux mineurs. Des manifestations se sont aussi déroulées à Saragosse, Madrid, Burgos (3000 personnes), Valence ou Santander, parfois ponctuées d’affrontements. 15 personnes en tout ont été arrêtées, généralement pour « trouble à l’ordre public ».

A Valence...

A Valence…

A Saragosse.

A Saragosse.

[Résumé de la presse espagnole]

Sources: Brèves du désordre

____________________________________________________________________________________________________

On peut voir un petit aperçu de la rage émeutière des manifestant-e-s à Barcelone dans cette vidéo (cliquer sur l’image)

Ce sont bien les flics qui sont sous l'avalanche de chaises balancées par les émeutier-es

Ce sont bien les flics qui sont sous l’avalanche de chaises balancées par les émeutier-es…

Quelques précisions sur les manifs solidaires à travers le pays ce vendredi 17 janvier 2014: il y a eu plus d’un miliers de personnes à Valence avec quatre interpellations (« 3 hommes et une femme, accusé-e-s d’avoir brûlé des poubelles et d’avoir jeté des projectiles sur les policiers ») suite à des affrontements avec les flics. Idem à Alicante, où il y a eu trois personnes arrêtées pour « émeute« .

A Bilbao et aussi à San Sebastian, où 200 personnes ont manifesté en début de soirée: à 20h25, la police basque recevait l’appel d’une balance citoyenne pour une attaque d’une agence bancaire ‘BBVA’ rue Hernani, qui a eu sa porte d’entrée en verre éclatée: « voleurs » a aussi été tagué sur la façade.

La veille c’était à Madrid que la rage éclatait à la gueule des flics

[Solidarité avec la révolte à Burgos] Emeute à Madrid et tags sur le consulat d’Espagne à Bordeaux

Une manifestation dégénère en scènes d’émeutes à Madrid

Une manifestation organisée à Madrid en soutien au mouvement de protestation contre un projet de transformation urbaine à Burgos a dégénéré en violences mercredi soir, et 11 personnes ont été arrêtées* et 11 autres blessées, ont rapporté la police et les services d’urgence espagnols.

Les émeutiers ont lancé des fumigènes et des chaises de café et incendié des poubelles dans le centre de la capitale à l’issue d’une marche qui avait commencé à la Puerta del Sol et a pris fin non loin du siège du Parti populaire (droite, au pouvoir).

C’était l’une des 46 manifestations organisées mercredi dans les villes d’Espagne contre le projet, financé par l’Etat, qui provoque la colère à Burgos.

Ce projet, qui concerne le quartier de Gamonal dans cette ville du nord de l’Espagne, vise à transformer une rue en boulevard bordé d’arbres, ce qui supprimera les places de parking en surface au profit d’un parking souterrain payant.

Leur presse – Reuters, 15/01/2014

Espagne : des milliers de manifestants contre un projet à Burgos, incidents à Madrid

MADRID – Des rassemblements ont eu lieu mercredi dans plusieurs villes d’Espagne, émaillés d’incidents à Madrid, pour soutenir des habitants de Burgos, dans le nord du pays, qui dénoncent depuis plusieurs jours un projet jugé inutile et coûteux en temps de crise.

Cette poussée de mécontentement a débuté vendredi par un rassemblement qui a dégénéré en incidents et heurts entre manifestants et forces de l’ordre à Burgos, ville réputée tranquille, où du mobilier urbain a également été détruit.

Mercredi, pour le sixième jour consécutif, des milliers de personnes ont manifesté pour exiger le retrait définitif d’un projet d’aménagement d’une grande artère du quartier de Gamonal de Burgos et la remise en liberté des trois jeunes placés en détention provisoire. Cette fois, la manifestation a eu lieu dans le calme, contrairement aux jours précédents où des incidents avaient éclaté et où une quarantaine de personnes avaient été interpellées.

Le maire de Burgos Javier Lacalle a pour l’heure annoncé la suspension des travaux.

A Valladolid (nord), ils étaient environ un millier à manifester sous le slogan Solidarité avec Gamonal, exigeant la remise en liberté des personnes en détention provisoire.

A Madrid, environ 500 personnes, dont des jeunes portant des cagoules et des capuches, ont défilé dans le centre de la capitale. Arrivés non loin du siège du Parti populaire (droite au pouvoir), la police anti-émeute a établi un barrage et a chargé à coups de matraque les manifestants dont certains avaient lancé des projectiles contre les forces de l’ordre, a constaté une journaliste de l’AFP.

La police anti-émeute a ensuite poursuivi des groupes de jeunes dans plusieurs rues du centre-ville où des manifestants ont incendié des poubelles et détruit du mobilier urbain.

Onze personnes ont été interpellées* et dix autres ont été blessées dont cinq policiers et cinq manifestants, a indiqué la police.

Parmi les interpellés figure un pompier, selon la police, qui n’a donné aucun motif. Selon la presse, il aurait eu un différend avec des policiers alors qu’il tentait d’éteindre un feu de conteneur-poubelle.

Les manifestants dénoncent un projet inutile alors que les habitants de Burgos sont frappés comme le reste du pays par la crise précipitée par l’explosion de la bulle immobilière en 2008, un chômage record de quasi 26% et les coupes budgétaires. Ils réclament le financement de services publics comme des crèches plutôt que de nouveaux projets immobiliers.

Le maire socialiste de Ségovie, Pedro Arahuetes, a dénoncé mercredi un projet de huit millions d’euros, voulu par la présidence du PP de Castille-La Manche, de construction d’un palais des Congrès à Ségovie, s’interrogeant sur la nécessité de violences comme à Burgos pour que les opposants au projet qui préfèrent des investissements dans la santé ou autres services publics soient entendus.

Leur presse – AFP, 16/01/2014 à 00h53

Note du blog:

*la presse espagnole parle de 14 interpellations au total.

Vers 20h, 500 personnes sont à la puerta del sol en direction de la Gran Via et du siège du PP. La manif spontanée, dans laquelle se trouve de nombreuses personnes masquées, bloquent la circulation à la Plaza del Callao. Au niveau de la rue de Gênes, les flics antiémeute bloquent l’accès à la manif (car le siège du PP est tout proche) et les manifestant.e.s répliquent à coups de pétards, mobilier urbain, barrières de sécurité et tout ce qui leur tombe sous la main. S’en suit une charge policière et une chasse aux émeutier-es dans les rues de Madrid, où entre autre une banque se fait défoncer rue Alcala. 

Madrid, après 21h mercredi 15 janvier 2014

Madrid, après 21h mercredi 15 janvier 2014

_______________________________________________________________________________

La solidarité n’a pas de frontières….

Le consulat d’Espagne à Bordeaux a été tagué

Les faits ont été découverts ce mardi. Le consulat d’Espagne, situé 1, rue Notre-Dame à Bordeaux, a été la cible et le support de tags. Des inscriptions en espagnol, réalisées à la peinture noire recouvraient les façades.

Ces inscriptions concernent l’aménagement d’une rue de Burgos dans le nord de l’Espagne. Ce projet mobilise depuis vendredi des milliers d’habitants qui protestent contre des dépenses jugées superflues en temps de crise.

En raison tant du caractère international et diplomatique que de la sensibilité des faits, c’est la direction interrégionale de la police de Bordeaux qui a été saisie. La piste terroriste n’est pas privilégiée par l’enquête en cours.

Leur presse – sudouest.fr, 15/01/2014 à 17h45

[Marseille] Attaquons la ville-surveillance !

Depuis quelques années, la mairie installe des caméras de vidéo-surveillance. Noailles, La Plaine, Belsunce. Tout le centre ville. Des milliers de caméras. Elles arrivent et elles sont mal acompagnées. Précédées par leur lot de chantiers, de flics, de fric, d’expulsions, de hausses des loyers, d’artistes et de touristes. Euromed 1 et 2, 2013 capital de la culture, ANRU…

Aménagement du territoire, rénovation urbaine, tout ça pour ne pas dire: expulser les indésirables, détruire les espaces ingouvernables, étendre le contôle, engendrer des milliards (Mairie, État et Entreprises privées main dans la main) : ILS CONSTRUISENT LA VILLE SUR NOS VIES.

Face à ces offensives, il est difficile de s’opposer frontalement. Tant ces machines de guerre semblent démesurées et inaccessibles, se projetant sur des dizaines d’années. Mais, en même temps, de part son omniprésence, la restructuration de la ville nous offre une multitude d’angles d’attaques. En certains endroits, la machine prend forme. Elle est là, vulnérable, à portée de mains : mobilier urbain, installations d’artistes, stations de Vélos, agences immobilières, panneaux de pub, caméras… Libre cours à notre imagination. Autant de cibles que l’on peut attaquer, simplement…

Lire l'affiche au format PDF

Lire l’affiche au format PDF

Source: Marseille Infos Autonomes, 21 octobre 2013

Il existe une carte de la ville de Marseille répertoriant les caméras de surveillance: marseille.sous-surveillance.net

[Brésil] Destructions de banques, de DAB et de tourniquets lors de la manif ‘pour la gratuité des transports': un flic se fait péter une clavicule pendant le saccage d’une gare routière – Sao Paulo, 25 octobre 2013

Une manifestation dégénère à Sao Paulo, 60 arrestations

Une manifestation à Sao Paulo en faveur de la gratuité des transports publics pour les étudiants a dégénéré tard vendredi en saccages et en affrontements avec la police qui a procédé à une soixantaine d’arrestations, a annoncé la presse locale.

SP1

Les sites d’informations par internet G1 de la chaîne Globo et de la Folha de Sao Paulo montraient des images d’un bus en flammes et de saccages de distributeurs automatiques.

La chaîne de télévision Globo News montrait la dispersion des manifestants par la police à coup de gaz lacrymogènes.

Contactée par l’AFP, la police militaire de Sao Paulo n’était pas en mesure de donner un chiffre exact des arrestations*.

Le trafic routier et des transports publics de la ville ont été momentanément perturbés par la manifestation organisée à l’appel du Mouvement Pase Libre (MPL)**.

Pendant la Coupe des Confédérations de football en juin, des mouvements comme celui de Pase Libre réclamant une baisse des tarifs des transports publics ont fait tache d’huile dans l’ensemble du pays.

Un million de personnes sont descendues dans les rues au Brésil pour dénoncer les dépenses somptuaires d’organisation du Mondial-2014, la corruption des autorités et exiger une amélioration du système de santé et d’éducation.

Des explosions de protestation d’une moins grande intensité, organisées la plupart du temps par des groupes radicaux, ont régulièrement lieu depuis à Rio et à Sao Paulo, et s’achèvent en général dans la violence.

Leur presse – AFP, 26/10/2013 à 08h19 via lapresse.ca

______________________________________________________________________________________________

Brésil: des manifestants battent et dévalisent un officier de police

SP2SAO PAULO - Un officier de police brésilien a été battu et dévalisé vendredi soir durant une manifestation réclamant une réduction des tarifs pour le transport en commun à Sao Paulo, l’une des plus grandes villes du Brésil.

Le service de police de l’État de Sao Paulo a déclaré dans un communiqué publié sur son site Web samedi que le rassemblement avait dégénéré lorsque des membres de l’organisation anarchiste Black Bloc avaient fracassé des fenêtres et détruit des guichets automatiques, des tourniquets et d’autres équipements à un terminus d’autobus.

Selon le communiqué, une dizaine de protestataires ont attaqué le colonel Reynaldo Rossi, l’ont renversé et lui ont brisé une clavicule. Les autorités n’ont toujours pas retrouvé le revolver de calibre .40 et l’émetteur radio de l’agent.

La colère suscitée par le coût et la médiocrité des réseaux de transport publics a donné lieu, depuis le mois de juin, à d’importantes manifestations dans plusieurs villes à travers le Brésil.

Leur presse – AP via 985fm.ca, 26/10/2013 màj 17h51

Le flic Reynaldo Rossi n’était évidemment pas seul. Il était heureusement pour sa face escorté par d’autres flics, dont celui sur la photo qui brandit son arme face à la foule:

reynaldorossi620

______________________________________________________________________________________________

On peut voir une vidéo du saccage de la gare routière (en cliquant sur l’image):

Voir la vidéo

Voir la vidéo

De nombreux tags, des tourniquets arrachés, des distributeurs de tickets et de billets défoncés (une quinzaine de DAB selon g1globo.com), un bus incendié et un autre tagué avec ses vitres pétées. Bref, tout le mobilier urbain du terminus d’autobus y est passé lors de cette manif qui a rassemblé près de 4000 personnes (selon le mouvement Un Pas Libre**).

Les cibles choisies par les manifestant.e.s montre bien que la lutte actuelle ne se limite pas uniquement à combattre pour des transports gratuits, mais bien à lutter plus globalement contre plusieurs façettes de la domination que sont les transports en commun (l’argent, le contrôle, la surveillance…):

SP3 SP4 SP5 SP6 SP7 SP8 SP9

Un journaliste d’une chaîne brésilienne montre l’étendue de la casse:

SP11 SP12 SP13

Par ailleurs, le saccage du terminus de bus ‘Parque Dom Pedro‘ n’est pas le seul fait de cette manif. De nombreuses banques ont aussi été attaquées dans le centre-ville. La presse brésilienne rapporte que de nombreux tourniquets de transports ont été saccagés tout le long du parcours: le premier ministre accuse les black blocs et la centaine de manifestants cagoulés dans le cortège.

L'agence bancaire 'Safra', située rue Boavista dans le centre-ville...

L’agence bancaire ‘Safra’, située rue Boavista dans le centre-ville…

Quatre banques ont été vandalisées rue Boavista: Safra, Itaú, HSBC et Santander.

Notes:

* Il y aurait eu entre 78 et 90 arrestations à l’issue de cette manif. Sur les 78 personnes arrêtées selon g1globo.com, 54 l’ont été durant l’émeute au terminus de bus, les autres pour possession d’engins incendiaires.

** Cette manif vient clôre une semaine de lutte pour des transports publics du MPL.