Archives du mot-clé en grève

[Besançon/Université] Jeudi 28 mars 2013 : grève, rassemblement et AG

Jeudi 28 mars, Tous-tes en grève pour défendre nos conditions d’étude et de travail

Nous étudiants et personnels de l’Université de Franche-Comté, réunis en assemblée générale le jeudi 21 mars, après avoir discuté des dispositions du projet de loi du Ministère de l’Enseignement et de la Recherche et de la situation locale, exigeons, avec les organisations syndicales SNASUB-FSU, SUD Éducation et SUD Recherche EPST, SNPREES-FO, FERC-SUP CGT et SNTRS CGT, AMEB, CNT-25 ainsi que le Front de lutte étudiant, présents à l’assemblée générale :

  • l’abandon du projet de loi sur l’enseignement supérieur et la recherche ,
  • l’abandon du projet de loi relatif aux écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE),
  • l’abrogation de la LRU

Et sur le plan local:

  • L’abandon du projet d’établissement unique Université de Bourgogne-Franche-Comté, quelle que soit sa forme,
  • Des solutions concrètes aux problèmes posés dans les formations déjà mutualisées, qui témoignent des mauvaises conditions d’études engendrées par le projet de fusion.
  • La réhabilitation immédiate des locaux de l’Arsenal, Granvelle, etc., et en attendant la mise à disposition de locaux décents. De manière générale nous dénonçons le manque de moyens et de personnels qui nous permettraient travailler dans des conditions correctes, conséquence directe de la LRU, et que la nouvelle loi vient aggraver,
  • La réouverture de tous les TD supprimés, notamment en histoire.

Pour toutes ces raisons, nous appelons tous-tes les étudiant-es et les personnels de l’UFC :

  • à se mettre en grève le jeudi 28 mars (les absences ne seront pas comptabilisées)
  • à participer avec les personnels de l’éducation en lutte contre la réforme des rythmes scolaires, au rassemblement à midi devant le rectorat
  • à participer à l’Assemblée générale qui aura lieu le 28 mars à 14h amphi N2 à l’Arsenal,
  • à organiser des réunions dans tous les départements pour évoquer les problèmes spécifiques et chercher des solutions.

Télécharger le tract au format PDF

Pour plus d’informations sur le projet de réforme de l’enseignement supérieur et de la recherche 

Transmis par mail, 27 mars 2013

[Belgique] Grève à l’entreprise Meister: nique la surveillance et la marchandise – Sprimont, 25 mars 2013

Meister Sprimont: les travailleurs poursuivent leur grève au finish

SPRIMONT – Réunis en assemblée générale lundi matin, les travailleurs de Meister Sprimont ont voté pour la poursuite de la grève au finish entamée il y a une semaine. Ils attendent un signe de la direction.

«Nous avons fait part de la décision du personnel à la direction», déclare René Petit, secrétaire permanent CSC Metea. «La balle est dans son camp.»

Vendredi, une tentative de contact entre syndicats et direction avait été organisée à l’initiative du conciliateur social.

Chacun campant sur ses positions, l’entreprise, spécialisée dans la fabrication de pièces pour automobiles, avait envoyé un huissier et des policiers à Sprimont pour y déloger les travailleurs qui bloquaient l’entrée du site et empêchaient les expéditions. Ceux-ci craignent une délocalisation des activités de Meister.

«Concrètement, il n’y a plus de piquets de grève devant l’entreprise puisqu’il y a une ordonnance qui dit qu’on ne peut pas s’opposer à la circulation des pièces et des personnes», précise René Petit. «Mais le barrage qui bloque l’entrée est toujours en place. Si la direction veut passer, elle doit le démonter.»

Leur presse – lavenir.net, 25/03/2013 à 14h46

Meister Sprimont: l’administrateur-délégué va porter plainte pour vandalisme

La tension monte d’un cran chez Meister à Sprimont. L’administrateur-délégué allemand de la société va déposer plainte pour vandalisme. Par ailleurs, il n’a pas retrouvé certaines marchandises bloquées toute la semaine dernière par les travailleurs. Des travailleurs qui ont décidé ce lundi matin de poursuivre la grève au finish.

Aucune trace de ces marchandises et aucune image vidéo puisque les enregistreurs des caméras de surveillance ont également disparu. Une dizaine d’ordinateurs avec des dossiers de maintenance et de planning n’ont pas été retrouvés non plus.

Où tout cela a-t-il disparu? Dieter Klingmann, administrateur-délégué de Meister, a sa petite idée. Il pense que les pièces manquantes ont été jetées dans l’étang juste derrière l’entreprise: « Je vois dans notre étang des transpalettes. Pour moi, les pièces et les transpalettes sont dans notre étang. Il y a une caméra qui surveille l’espace extérieur. J’ai regardé si on avait l’enregistrement de cette caméra et j’ai réalisé qu’on avait enlevé l’enregistreur. Je vais porter plainte ».

Côté syndical, on dément avoir balancé ces marchandises dans l’étang. « C’était quand même beaucoup de palettes donc je ne sais pas qui aurait été jeter ça dans l’eau aussi vite que les huissiers sont arrivés » souligne René Petit, pour la CSC. « Je n’ai encore rien entendu » précise de son côté Patrick Moens, pour la FGTB. « Mais je ne l’ai pas vu non, à moins qu’ils ne parleraient des carpes … »

S’agit-il donc de carpes ou de d’engin de transport de palettes? Seule certitude, réunis ce lundi matin en assemblée du personnel, la soixantaine d’ouvriers de Meister a voté contre la reprise du travail. La grève entamée lundi dernier va donc se poursuivre. « Concrètement, il n’y a plus de piquets de grève devant l’entreprise puisqu’il y a une ordonnance qui dit qu’on ne peut pas s’opposer à la circulation des pièces et des personnes », a précisé René Petit, secrétaire permanent CSC Metea. « Mais le barrage qui bloque l’entrée est toujours en place. Si la direction veut passer, elle doit le démonter. »

Leur presse – RTBF.be (F. Braibant avec Belga), 25/03/2013

[Afrique du Sud] Grèves et manifs sauvages dans les mines de charbon

Sept mineurs à l’hôpital et 9 arrestations suite à des affrontement avec la police

  • 7 mineurs hospitalisés et 9 arrestations lors d’affrontement avec la police
  • Les perturbations sauvages se propagent dans l’industrie du charbon
  • Exxaro menace de tirer sur les mineurs en grève

JOHANNESBURG, 20 Mars (Reuters) – La police a tiré des balles en caoutchouc sur les travailleurs en grève de la mine Shanduka Coal à Graspan en Afrique du Sud après que les manifestants aient tenté de charger les cordons policiers avec des engins de terrassement, ont déclaré la police et la compagnie minière mercredi.

Sept travailleurs ont été admis à l’hôpital et neuf ont été arrêtés après l’incident de mardi. Les machines restaient suspendues mercredi à Graspan à la suite de la manifestation sauvage d’environ 250 employés.

Le débrayage de Shanduka ajoute à l’agitation ouvrière de plus en plus forte dans l’industrie du charbon en Afrique du Sud, qui a éclaté à nouveau il y a deux semaines après les grèves minières violentes de l’année dernière qui comprenait le meurtre par la police de 34 mineurs en grève.

Les problèmes pourraient sérieusement toucher le secteur et affecter l’approvisionnement en électricité.

La mine de charbon de Shanduka, en partie détenue par le géant mondial Glencore, a déclaré que la grève était illégale et en violation des contrats de travail des employés.

« La police a dispersé les grévistes, qui occupaient le site illégalement, se sont emparés de l’équipement minier et ont refusé de le quitter pacifiquement », a-t-elle indiqué dans un communiqué.

Selon la police, les travailleurs ont refusé de se disperser après la remise d’un avis à la gestion de leurs demandes détaillant. Certains d’entre eux ont chargé les rangs de la police avec de lourdes engins de terrassement, a déclaré le brigadier Selvy Mohlala, porte-parole de la police de la province de Mpumalanga.

« C’est à ce moment que la police a utilisé des balles en caoutchouc pour disperser la foule», a-t-il dit.

Le porte-parole du Syndicat national des mineurs, Lesiba Seshoka, a dit qu’il n’était pas sûr si les travailleurs blessés étaient des membres du NUM ou non.

« Mais nous sommes très préoccupés par les agissements de la police. Nous avons envoyé une équipe d’investigation pour enquêter sur les allégations selon lesquelles des balles auraient été utilisées, » a-t-il dit à Reuters.

Le conflit de travail dans l’industrie du charbon a commencé à la mine appartenant à des sociétés minières diversifiées Exxaro il y a deux semaines, avec des opérations dans cinq de ses mines de charbon et une dans l’usine de char, qui a suspendu ses livraisons à l’industrie des ferro-alliages.

Exxaro a déclaré mercredi qu’il pourrait licencier les 3.200 mineurs qui participent à la grève illégale si elles refusaient de retourner au travail la semaine prochaine.

« A ce stade, l’entreprise pèse ses options à l’avenir, mais l’engagement se poursuit avec le Syndicat national des mineurs pour essayer de remettre les gens au travail et à trouver une solution », a-t-il indiqué dans une réponse écrite à nos questions.

La grève sauvage chez Exxaro a également tourné à la violence cette semaine, la police a tiré des balles en caoutchouc grévistes dans une mine.

Un arrêt prolongé dans les mines de charbon pourrait mettre la pression sur la société d’électricité d’Etat Eskom, qui utilise le charbon pour produire 85% de l’électricité alimentant la plus grande part de l’économie africaine.

Eskom a déjà du mal à se maintenir au pouvoir s’écouler vers les usines, les mines et les fonderies qui ont dû fermer pendant plusieurs jours il y a cinq ans lorsque le réseau national s’est quasiment effondré, coûtant des milliards de dollars en pertes de production.

Traduit de l’anglais de leur presse – Reuters, 20/03/2013 à 12h17 (Original ci-dessous)

UPDATE 1-Striking S.Africa coal miners injured in clash with police

* Seven in hospital, nine arrested after clash with police

* Illegal labour unrest spreads across coal industry

* Exxaro threatens to fire striking miners

JOHANNESBURG, March 20 (Reuters) – Police fired rubber bullets at striking workers at Shanduka Coal’s Graspan colliery in South Africa after the demonstrators tried to charge their lines with earth-moving equipment, police and the company said on Wednesday.

Seven workers were admitted to hospital and nine were arrested after the incident on Tuesday. Operations at Graspan remained suspended on Wednesday following the wildcat protest by about 250 employees.

The Shanduka walkout adds to growing labour unrest in South Africa’s coal industry, which flared again two weeks ago after violent mining strikes last year which included the killing by police of 34 striking platinum miners.

The problems could seriously hit the sector and affect electricity supplies.

Shanduka Coal, partly owned by global commodity trader Glencore, said the walkout was unlawful and a breach of employees’ contracts.

« The police dispersed the striking employees, who were on mine premises illegally, had seized mine equipment, and were refusing to leave peacefully, » it said in a statement.

Police said workers refused to disperse after handing over a notice to management detailing their demands. Some of them charged the police lines with heavy earth-moving equipment, said

Mpumalanga province police spokesman Brigadier Selvy Mohlala.

« That is when the police used rubber bullets to disperse the crowd, » he said.

National Union of Mineworkers spokesman Lesiba Seshoka said he was not sure if the injured workers were NUM members or not.

« But we are very concerned about the actions of the police. We have sent an investigating team to investigate allegations that live ammunition was used, » he told Reuters.

The labour strife in the coal industry started at collieries owned by diversified mining company Exxaro two weeks ago, with operations at five of its collieries and a char plant, which supplies the ferroalloys industry, suspended.

Exxaro said on Wednesday it could dismiss the 3,200 coal miners who are participating in the illegal strike if they refused to return to work by next week.

« At this stage the company is weighing its options going forward, but engagement continues with the National Union of Mineworkers to try get people back to work and to find a solution, » it said in a written response to questions.

Exxaro’s strike also turned violent this week, with police firing rubber bullets at strikers at one mine.

A prolonged shutdown at coal mines could put pressure on state electricity utility Eskom, which uses coal to generate 85 percent of the electricity powering Africa’s biggest economy.

Eskom is already struggling to keep power flowing to factories, mines and smelters that had to shut for days five years ago when the national grid nearly collapsed, costing billions of dollars in lost output.

Afrique du sud : Exxaro veut sévir contre les grévistes pour sécuriser ses mines

La société Exxaro, qui se dit « excédée » par une  « grève illégale » à laquelle près de 3200 employés se sont ralliés, a lancé mercredi une menace de licenciement pour tout gréviste qui ne reprendrait pas les activités dans la semaine du 25 mars, a rapporté jeudi Miningweekly.

Six sites de la société sont actuellement touchés par cette grève [voir ci-dessus] qui a commencé deux semaines auparavant pour progressivement s’étendre.

Pour l’heure, Exxaro soupèse les mesures à prendre mais reste certaine sur « l’option de licencier les travailleurs grévistes qui ne retourneront pas au travail dans la semaine du 25 mars », a déclaré Sipho Nkosi, CEO d’Exxaro.

Les discussions engagées pour ramener le calme et maintenir la continuité de la production se poursuivent avec l’Union nationale des travailleurs des mines (NUM) aux fins de trouver, à temps, une solution acceptable par les deux parties.

Leur presse patronale – AgenceEcofin.com, 22/03/2013

[Québec] Une belle grève !

Une grève interminable pour une entreprise lavalloise

Mapei. Ce nom d’entreprise ne vous dit fort probablement rien. Pourtant, 110 employés de cette usine de produits adhésifs lavalloise sont en grève depuis maintenant 10 mois. Les négociations sont au point mort depuis le mois de décembre, puisque les deux parties ne s’entendent pas sur la question des hausses salariales.

Le président du syndicat des employés de Mapei, Éric Caron, est exaspéré: «Est-ce qu’on peut s’asseoir et trouver un terrain d’entente qui n’est pas exagéré pour pouvoir régler ce conflit là? Un moment donné, il faut que ça se règle». En grève depuis le 4 mai 2012, il accuse son employeur d’être de mauvaise foi dans les négociations, et même, d’avoir utilisé des briseurs de grève.

La directrice des ressources humaines du Canada pour Mapei, Lysianne Bruneau, réfute ses allégations. Elle estime que l’entreprise a présenté des offres convenables lors des négociations et accuse le syndicat de ne pas vouloir montrer l’offre aux employés: «On veut qu’un vote se tienne sur nos propositions pour que les employés se prononcent».

Le syndicat demande des hausses salariales de 3% par année pendant trois ans. Dans l’impasse, les deux parties se retrouvent maintenant devant la Commission des relations de travail pour régler certains litiges, ce qui ne garantie en rien le règlement du conflit.

Leur presse – La Presse Canadienne (Jasmin Lavoie), 06/03/213 à 19h35

[Journal Hors-Service] Que la peur change de camp !

Que la peur change de camp !

On en fait le constat tous les jours : la situation économique se durcit. Les licenciements massifs, comme à Ford Genk ou chez Arcelor-Mittal, se succèdent, les fermetures d’usines et de boîtes se comptent par dizaines, les allocations sociales supposées acheter la paix des démunis sont revues à la baisse. Dans d’autres pays européens comme la Grèce, le Portugal ou l’Espagne, la situation est devenue dramatique, à un point tel que de plus en plus de gens commencent désormais à avoir faim.

Face à cela, le pouvoir ne faiblit pas. Au contraire, les budgets pour tout ce qui concerne la répression et la sécurité augmentent. Plus de policiers, plus de prisons, plus d’uniformes, plus de mesures répressives : le pouvoir n’est pas aveugle, il se prépare à l’éventualité d’une forte tempête maintenant que le miroir de la paix sociale se fissure. Les affrontements qui ont eu lieu à Bruxelles et à Namur lors des manifestations suite à l’annonce de la fermeture d’une grande partie du complexe sidérurgique d’Arcelor ne sont alors peut-être que des signes avant coureurs.

Cela dit… le véritable rempart du pouvoir, de ce système social d’oppression et d’exploitation, n’est peut-être pas tant sa police et sa capacité à acheter le consentement de ceux qui le subissent que. La peur, qui semble être un allié redoutable du pouvoir, un allié difficile à abattre. Peur de perdre la maigre sécurité des moyens de subsistance qui restent ; peur de perdre même la triste perspective d’une vie passée à bosser ; peur de perdre ce qui existe, aussi malheureux que ce soit. Si le courage peut déplacer des montagnes, la peur constitue certainement le principal fondement de ces dernières.

Mais ces fondements ne sont pas immuables… ils sont même d’argile. Pour peu que un élan se mette à souffler, que la dignité se dresse debout, que le désir d’aventure et de liberté jaillisse enfin des profondeurs de nos âmes mutilées par ce monde technologique, la peur commence à se dissiper. Elle peut alors céder sa place à ce que l’homme a de meilleur en lui : la lutte, et la solidarité contre tout ce qui nous opprime.

Mais la peur se manifeste aussi comme un policier dans nos têtes. Ne pas dépasser les limites : manifester, mais sagement, sans débordements ; faire grève, mais ne pas endommager les machines ; attaquer les rangées d’assassins en uniforme, mais ne pas casser les vitrines de ce qu’ils cherchent à protéger ; contester et protester, mais ne pas songer à une révolution.

Les gardiens de ces limites ne sont pas seulement les politiciens qui témoignent leur compassion ou les médias qui condamnent « toute acte de violence », ce sont en fait souvent, surtout, ceux qui prétendent diriger les mouvements de lutte, comme les chefs syndicaux, les spécialistes envoyés par la centrale pour faire en sorte que leur position de représentants des travailleurs et de négociateurs avec le pouvoir capitaliste ne soit pas remise en question.

Pour vaincre la peur, il faut attaquer. Et attaquer l’Etat et le capital, c’est saboter leurs petites structures disséminées partout, des supermarchés aux bureaux, des banques aux relais de portables, des agences d’intérim aux voitures des riches. Détruire le pouvoir et se défaire de l’habitude millénaire d’obéir, c’est s’organiser nous-mêmes, sans hiérarchies ni chefs, pour étendre la lutte sur tous les fronts. Eroder la concurrence et la compétition, c’est transformer la solidarité en arme, se reconnaître dans le combat d’un autre, jeter des ponts entre les différents conflits qui remettent le pouvoir en question. La tempête, c’est chaque goutte de pluie qui tombe, c’est le coup de tonnerre, c’est l’éclair qui illumine le ciel, c’est le vent qui souffle de tous côtés, ce sont tous les éléments de la nature qui deviennent incontrôlables…

Pour que la peur change de camp, il faut oser briser la routine qui rythme nos soumissions. Il n’est pas possible de lutter sans se mettre en jeu. Sauter dans l’inconnu est toujours risqué, mais la certitude de mourir esclaves et soumis est simplement insupportable pour celui dont le cœur palpite encore. Explorons donc les forces que nous avons en nous, non pas pour sauvegarder ce qui existe, mais pour détruire ce qui nous détruit.

Source: Hors-Service, 13 février 2013

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[Ouvriers de PSA Aulnay en lutte] Les jaunes travaillent, les chaînes de production toujours bloquées – 28 & 29 janvier 2013

PSA : Aulnay de nouveau bloquée par la grève

L’usine Peugeot Citroën d’Aulnay, à l’arrêt depuis dix jours et à peine rouverte sous surveillance, est déjà bloquée par les grévistes.

Les grévistes de l'usine PSA d'Aulnay ne démobilisent pas et ont même arrêté la production ce matin alors que la chaîne avait redémarré.

Les grévistes de l’usine PSA d’Aulnay ne démobilisent pas et ont même arrêté la production ce matin alors que la chaîne avait redémarré.

Alors que 200 cadres sont venus en renfort pour la réouverture de l’usine d’Aulnay ce matin lundi, la chaîne de production a été rapidement bloquée par les grévistes. La direction annonce 180 grévistes, contre 400 selon la CGT, sur les 2 800 salariés de cette usine qui doit fermer en 2014 dans le cadre d’un plan de restructuration prévoyant la suppression de 8 000 emplois auxquels s’ajouteront 1 500 départs naturels non remplacés. La grève avait déjà paralysé l’usine du 16 au 18 janvier. Elle a ensuite été fermée toute la semaine dernière, sur décision de la direction en raison d’une avarie électrique, mais surtout parce que les « conditions de sécurité » n’étaient « pas remplies ».

Au moment de la reprise du travail, les grévistes – en habits de ville – se sont rassemblés dans l’atelier montage derrière une banderole clamant « Non à la fermeture de PSA Aulnay ! » Un cordon de sécurité les séparait d’une vingtaine de cadres extérieurs déployés en « observateurs » par la direction. Ils ont ensuite voté d’un seul homme la grève. Sur les lignes, par petites grappes, des salariés, majoritairement intérimaires, attendaient que la ligne fabriquant laCitroën C3 se mette en marche, en vain.

« Il y a énormément d’absentéisme. Dans le seul atelier du montage, il y a entre 110 et 130 absents contre 50 un jour habituel, ce qui explique pourquoi on a du mal à tourner », a fait valoir une porte-parole de la direction. « Il y a des salariés qui n’ont pas eu envie de venir. Ils ont choisi cette solution pour ne pas casser la grève », a pour sa part jugé Jean-Pierre Mercier, délégué CGT, qui avait appelé à la grève le 16 janvier, dénonçant « les pressions de la direction » qui a renforcé la présence de vigiles à l’entrée de l’usine et appelé « plus de 200 cadres » d’autres sites en renfort. La direction avait promis, dans une lettre envoyée aux salariés, de les « protéger » quand ils reprendraient le travail ce lundi matin après 10 jours d’arrêt. Auparavant, elle avait dénoncé des « dégradations » de la part des grévistes et des « intimidations » sur des non-grévistes.

Noyau dur

Les cadres arrivés en renfort devaient « faire respecter le droit de grève et faire en sorte que la liberté du travail soit respectée » afin de « rassurer » les salariés et que « chacun puisse se comporter librement », a résumé le directeur du site, Laurent Vergely. « Parmi les grévistes, il y a un noyau dur qui a tendance à jouer avec les limites du droit », a-t-il affirmé. « On veut nous faire passer pour des casseurs, des terroristes, vous trouvez ça normal ? » s’est ensuite indigné l’un d’eux auprès de l’AFP.

Alors que ces équipes d’encadrement supplémentaires gagnaient leur atelier vers 6 heures, ils se sont fait siffler, huer et interpeller par des grévistes qui distribuaient des tracts aux portillons d’entrée dans l’usine, gardés par de nombreux vigiles. « Vous êtes en train de casser la grève, vous n’avez pas honte de ce que vous faites ! » leur a crié un gréviste. « Mercenaires ! » Les grévistes ont fait le tour de l’atelier pour convaincre les non-grévistes de rejoindre le mouvement, tandis que des clameurs et des battements de tambour résonnaient.

« C’est nous qui fabriquons la voiture la plus vendue dans le groupe (la C3, NDLR) et après tu nous dis elle coule ta boîte, eh bien, qu’elle coule ! » a argumenté un gréviste auprès d’un cadre venu en renfort de Poissy (Yvelines). « Viens, camarade, tu es l’un des seuls embauchés à ne pas faire grève. Fais comme nous, on va au vestiaire enlever ton bleu de travail », a dit une gréviste à un salarié, qui croisait les bras, secouant la tête en signe de refus.

 Leur presse – LePoint.fr (AFP), 28/01/2013 à 10h19

Lundi 28 janvier, malgré les vigiles, les provocations, et des centaines de cadres venus d’autres sites, la grève a repris à PSA Aulnay, et la production a été paralysée toute la journée.

[vimeo http://vimeo.com/58377987]

Ci-dessous une vidéo de l’AFP sur la reprise de la grève lors de l’assemblée générale qui a eu lieu lundi matin:

[vimeo http://vimeo.com/58396849]

Action des ouvriers en grève à la gare du nord (25/01/2013):

[vimeo http://vimeo.com/58289127]

Source: CGT PSA Aulnay

PSA : l’usine d’Aulnay toujours en grève

Le mouvement de grève se poursuit ce mardi à l’usine PSA Peugeot-Citroën d’Aulnay-sous-Bois, alors qu’une réunion de négociations a débuté à 8h30 à Paris, au siège du constructeur automobile. 

La production est à l’arrêt complet selon les syndicats CGT et Sud (dans le mouvement avec la CFDT locale). Les grévistes vont manifester en fin de matinée devant le siège du constructeur, avenue de la Grande Armée à Paris. C’est là que se tient une séance de négociations autour des mesures d’accompagnement du plan social (qui prévoit 8000 suppressions de postes et la fermeture de l’usine d’Aulnay).

Plusieurs centaines d’entre eux ont ensuite rejoint des manifestants du magasin Virgin et de Sanofi sur les Champs-Elysées. Pierre Laurent, numéro un du PCF, Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) et Olivier Besancenot (NPA) sont venus apporter leur soutien.

Les salariés grévistes devaient ensuite se rassembler devant le ministère du Travail, avec les salariés d’autres entreprises comme Goodyear (dont l’usine d’Amiens est elle aussi sous la menace de suppressions de postes).

Leur presse – Le Parisien.fr (GWENAEL BOURDON), 29/01/2013 à 15h03

[Ouvriers de PSA Aulnay en lutte] Les jaunes travaillent, les chaînes de production toujours bloquées – 28 & 29 janvier 2013

PSA : Aulnay de nouveau bloquée par la grève

L’usine Peugeot Citroën d’Aulnay, à l’arrêt depuis dix jours et à peine rouverte sous surveillance, est déjà bloquée par les grévistes.

Les grévistes de l'usine PSA d'Aulnay ne démobilisent pas et ont même arrêté la production ce matin alors que la chaîne avait redémarré.

Les grévistes de l’usine PSA d’Aulnay ne démobilisent pas et ont même arrêté la production ce matin alors que la chaîne avait redémarré.

Alors que 200 cadres sont venus en renfort pour la réouverture de l’usine d’Aulnay ce matin lundi, la chaîne de production a été rapidement bloquée par les grévistes. La direction annonce 180 grévistes, contre 400 selon la CGT, sur les 2 800 salariés de cette usine qui doit fermer en 2014 dans le cadre d’un plan de restructuration prévoyant la suppression de 8 000 emplois auxquels s’ajouteront 1 500 départs naturels non remplacés. La grève avait déjà paralysé l’usine du 16 au 18 janvier. Elle a ensuite été fermée toute la semaine dernière, sur décision de la direction en raison d’une avarie électrique, mais surtout parce que les « conditions de sécurité » n’étaient « pas remplies ».

Au moment de la reprise du travail, les grévistes – en habits de ville – se sont rassemblés dans l’atelier montage derrière une banderole clamant « Non à la fermeture de PSA Aulnay ! » Un cordon de sécurité les séparait d’une vingtaine de cadres extérieurs déployés en « observateurs » par la direction. Ils ont ensuite voté d’un seul homme la grève. Sur les lignes, par petites grappes, des salariés, majoritairement intérimaires, attendaient que la ligne fabriquant laCitroën C3 se mette en marche, en vain.

« Il y a énormément d’absentéisme. Dans le seul atelier du montage, il y a entre 110 et 130 absents contre 50 un jour habituel, ce qui explique pourquoi on a du mal à tourner », a fait valoir une porte-parole de la direction. « Il y a des salariés qui n’ont pas eu envie de venir. Ils ont choisi cette solution pour ne pas casser la grève », a pour sa part jugé Jean-Pierre Mercier, délégué CGT, qui avait appelé à la grève le 16 janvier, dénonçant « les pressions de la direction » qui a renforcé la présence de vigiles à l’entrée de l’usine et appelé « plus de 200 cadres » d’autres sites en renfort. La direction avait promis, dans une lettre envoyée aux salariés, de les « protéger » quand ils reprendraient le travail ce lundi matin après 10 jours d’arrêt. Auparavant, elle avait dénoncé des « dégradations » de la part des grévistes et des « intimidations » sur des non-grévistes.

Noyau dur

Les cadres arrivés en renfort devaient « faire respecter le droit de grève et faire en sorte que la liberté du travail soit respectée » afin de « rassurer » les salariés et que « chacun puisse se comporter librement », a résumé le directeur du site, Laurent Vergely. « Parmi les grévistes, il y a un noyau dur qui a tendance à jouer avec les limites du droit », a-t-il affirmé. « On veut nous faire passer pour des casseurs, des terroristes, vous trouvez ça normal ? » s’est ensuite indigné l’un d’eux auprès de l’AFP.

Alors que ces équipes d’encadrement supplémentaires gagnaient leur atelier vers 6 heures, ils se sont fait siffler, huer et interpeller par des grévistes qui distribuaient des tracts aux portillons d’entrée dans l’usine, gardés par de nombreux vigiles. « Vous êtes en train de casser la grève, vous n’avez pas honte de ce que vous faites ! » leur a crié un gréviste. « Mercenaires ! » Les grévistes ont fait le tour de l’atelier pour convaincre les non-grévistes de rejoindre le mouvement, tandis que des clameurs et des battements de tambour résonnaient.

« C’est nous qui fabriquons la voiture la plus vendue dans le groupe (la C3, NDLR) et après tu nous dis elle coule ta boîte, eh bien, qu’elle coule ! » a argumenté un gréviste auprès d’un cadre venu en renfort de Poissy (Yvelines). « Viens, camarade, tu es l’un des seuls embauchés à ne pas faire grève. Fais comme nous, on va au vestiaire enlever ton bleu de travail », a dit une gréviste à un salarié, qui croisait les bras, secouant la tête en signe de refus.

 Leur presse – LePoint.fr (AFP), 28/01/2013 à 10h19

Lundi 28 janvier, malgré les vigiles, les provocations, et des centaines de cadres venus d’autres sites, la grève a repris à PSA Aulnay, et la production a été paralysée toute la journée.

[vimeo http://vimeo.com/58377987]

Ci-dessous une vidéo de l’AFP sur la reprise de la grève lors de l’assemblée générale qui a eu lieu lundi matin:

[vimeo http://vimeo.com/58396849]

Action des ouvriers en grève à la gare du nord (25/01/2013):

[vimeo http://vimeo.com/58289127]

Source: CGT PSA Aulnay

PSA : l’usine d’Aulnay toujours en grève

Le mouvement de grève se poursuit ce mardi à l’usine PSA Peugeot-Citroën d’Aulnay-sous-Bois, alors qu’une réunion de négociations a débuté à 8h30 à Paris, au siège du constructeur automobile. 

La production est à l’arrêt complet selon les syndicats CGT et Sud (dans le mouvement avec la CFDT locale). Les grévistes vont manifester en fin de matinée devant le siège du constructeur, avenue de la Grande Armée à Paris. C’est là que se tient une séance de négociations autour des mesures d’accompagnement du plan social (qui prévoit 8000 suppressions de postes et la fermeture de l’usine d’Aulnay).

Plusieurs centaines d’entre eux ont ensuite rejoint des manifestants du magasin Virgin et de Sanofi sur les Champs-Elysées. Pierre Laurent, numéro un du PCF, Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) et Olivier Besancenot (NPA) sont venus apporter leur soutien.

Les salariés grévistes devaient ensuite se rassembler devant le ministère du Travail, avec les salariés d’autres entreprises comme Goodyear (dont l’usine d’Amiens est elle aussi sous la menace de suppressions de postes).

Leur presse – Le Parisien.fr (GWENAEL BOURDON), 29/01/2013 à 15h03

[Belgique] Les travailleurs d’ArcelorMittal tentent de péter le barrage dressé autour de la résidence du premier ministre et affrontent la police – Bruxelles, 25 janvier 2013

Jets de pavés sur les forces de l’ordre, la petite ceinture rouverte

La situation devenait de plus en plus tendue vendredi midi à Bruxelles près du Lambermont, où travailleurs d’ArcelorMittal et policiers se font face autour d’un barrage dressé afin d’empêcher l’accès à la résidence du Premier ministre. Les manifestants jettent des pavés en direction des forces de l’ordre, qui font usage de spray au poivre et d’autopompes.

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La police a dressé un barrage afin d’empêcher l’accès des manifestants à la résidence du Premier ministre et manifestants et policiers se font face dans une ambiance plus que tendue. Les manifestants viennent de déserter la petite ceinture, bloquée pendant une dizaine de minutes à hauteur de la rue Belliard.

Plusieurs manifestants ont tenté de franchir le barrage, sans succès, et peu avant midi la situation dégénérait quelque peu, avec des jets de boules de neige, de pétards, de pavés et de bouteilles en direction des forces de l’ordre, qui ont fait usage de spray au poivre. Les deux autopompes de la police ont été actionnées.

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Une réunion est prévue à 12h30 entre les représentants syndicaux et les gouvernements fédéral et wallon. « On veut le maintien de l’ensemble de l’activité sidérurgique à Liège, le chaud et le froid, sinon ce sera une catastrophe sociale », a indiqué David Camerini, président de la délégation CSC. « Nous voulons des actes concrets, et plus des paroles », a-t-il insisté.

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Leur presse – 7sur7.be (belga.be), 25/01/2013 à 12h13

Bruxelles: des travailleurs d’ArcelorMittal se heurtent à la police

Environ 500 travailleurs et représentants syndicaux d’ArcelorMittal se sont rendus ce vendredi à Bruxelles afin de mettre la pression sur le gouvernement fédéral qui tient une réunion de crise avec des représentants du gouvernement wallon. Les manifestants se sont heurtés aux forces de l’ordre.

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Entre 400 et 500 travailleurs d’ArcelorMittal se sont rendus à Bruxelles à bord de sept cars et de plusieurs voitures. Rue de la Loi, à proximité de la résidence du Premier ministre où se tient une réunion de crise, certains manifestants ont tenté de franchir les barrages mis en place par les forces de l’ordre. Les policiers ont répliqué avec les autopompes. Les manifestants ont extrait des pavés et la situation a commencé à dégénérer, avec des jets de boules de neige, de pétards, de pavés et de bouteilles en direction des forces de l’ordre, qui ont fait usage de spray au poivre.

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Une réunion est prévue à 12h30 entre les représentants syndicaux et les gouvernements fédéral et wallon. « On veut le maintien de l’ensemble de l’activité sidérurgique à Liège, le chaud et le froid, sinon ce sera une catastrophe sociale« , a indiqué David Camerini, président de la délégation CSC. « Nous voulons des actes concrets, et plus des paroles« , a-t-il insisté.

Au lendemain de l’annonce par la direction d’ArcelorMittal de fermer la moitié de la phase à froid à Liège, l’heure est à la mobilisation. Dès jeudi, les syndicats ont mis sur pied un plan d’action. Ils n’acceptent pas la fermeture de sept lignes à froid sur douze et la perte de 1300 emplois. Des assemblées générales sont prévues lundi. Jusque là, tous les sites de production à Liège sont en grève.

Les autorités se réunissent

Elio Di Rupo, les principaux ministres du gouvernement fédéral, et plusieurs ministres du gouvernement wallon se sont retrouvé peu après 11 heures avec comme objectif de coordonner leur politique et examiner les possibilités d’action.

Plusieurs options sont sur la table : nationaliser le site, comme le demandent les syndicats ;  renoncer à la sidérurgie et investir dans d’autres domaines d’avenir ; ou trouver un repreneur privé, et s’il le faut l’aider à relancer les sites abandonnés par Mittal. C’est là le scénario envisagé par le gouvernement wallon. Mais il y a un problème de taille à cette option : le géant de l’acier a, jusqu’ici, toujours refusé de vendre les outils qu’il ferme.

« Notre devoir, c’est d’être à la manœuvre pour limiter au maximum la casse« , a déclaré le ministre-président wallon Rudy Demotte à son arrivée au Lambermont. « Nous sommes prêts à tout envisager dans la mesure de nos moyens et en tout cas à accompagner un plan industriel« , a-t-il ajouté.

« La piste privilégiée, c’est effectivement celle d’un repreneur disposant d’un plan industriel« , a de son côté répété le ministre wallon de l’Economie Jean-Claude Marcourt. Selon ce dernier, des contacts informels ont déjà eu lieu et ils vont se multiplier dans les jours et les semaines à venir. « Nous nous donnons 2 mois pour trouver un partenaire, car cela ne sert à rien de faire traîner la situation« , a-t-il poursuivi.

« Nous allons devoir être très fermes« , a pour sa part affirmé le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders en qualifiant Lakshmi Mittal d »homme qui ne tient pas sa parole« .

Pour la FGTB, il faut « réquisitionner » les usines fermées

Pour le secrétaire général de la FGTB wallonne, par contre, ce n’est pas un obstacle. Thierry Bodson incite même le gouvernement régional à « réquisitionner » les usines fermées : « En France, il y a eu encore très récemment un département qui a réquisitionné une entreprise que le propriétaire voulait fermer. Ils ont réquisitionné l’entreprise pendant seulement 3-4 heures, le temps de pouvoir la revendre à un acquéreur qui s’était manifesté et aujourd’hui, l’activité a repris. Cela signifie qu’au niveau même des règles européennes, il est apparemment possible de pouvoir envisager ce genre de chose. Bien entendu, si demain il y a un repreneur privé sérieux et autre qui se présente, il faut voir soit si le public vend l’entièreté de ses participations soit une partie de ses participations au privé qui se présenterait. Mais le portage public doit permettre surtout, durant une période qui peut être de plusieurs mois, de garantir l’activité et de faire en sorte qu’il y ait une attractivité pour les repreneurs potentiels ».

En attendant, le décompte est funeste dans le bassin sidérurgique liégeois : 800 emplois supprimés dans le chaud, et à présent 1300 dans le froid et sans doute plus de 6000 emplois indirects menacés.

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Leur presse – RTBF, 25/01/2013 à 12h57

[PSA Aulnay] Grève et sabotage – 22 janvier 2013

PSA : la CGT accusée de «sabotage» à Aulnay-sous-Bois

Le site est à l’arrêt depuis la semaine dernière. La CGT avait appelé à la grève de mercredi à vendredi. Depuis, l’usine est restée fermée en raison d’avaries matérielles. La direction dénonce des actes de «sabotage».

L’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, touchée par une grève depuis la semaine dernière à l’appel de la CGT, restera fermée ce mardi. En cause: une décision de la direction qui dit avoir découvert un «nouveau sabotage» empêchant la reprise de la production. L’usine, paralysée de mercredi à vendredi dernier par une grève, était déjà restée portes closes lundi en raison d’une avarie électrique d’origine indéterminée à l’atelier peinture qui nécessitait un changement de pièce, selon la direction.

«La pièce a été reçue et est en cours de montage mais, lors des tests de redémarrage qui ont eu lieu hier après-midi et ce matin, un nouveau sabotage a été découvert au ferrage: trois câbles ont été sectionnés dans une armoire électrique, ce qui empêche la reprise de l’activité cet après-midi», a indiqué la direction à l’AFP, produisant une photo à l’appui.

Des accusations que dément le syndicat. «L’usine nous est interdite depuis vendredi après-midi. Cela fait quatre jours que nous n’y sommes pas allés. La direction parle de sabotage et de dégradations, les salariés ne peuvent en être responsables», a rétorqué le délégué CGT, Jean-Pierre Mercier. «C’est de la propagande pour salir les grévistes, des mensonges et des calomnies, des accusations que je démens formellement», a-t-il ajouté, jugeant qu’il s’agissait en réalité d’un «lock-out» pour «désorganiser la grève».

Les grévistes feraient «régner la terreur»

Le directeur industriel de PSA Peugeot-Citroën, Denis Martin, avait dénoncé les «méthodes totalement inacceptables» de certains grévistes de l’usine, qui sont responsables, selon lui, «de nombreuses dégradations» dans les locaux et font «régner la terreur». «Il y a beaucoup de pression (…) jusqu’à des menaces de mort» contre les non-grévistes, avait-il indiqué, dénonçant «des manières de casseurs» et affirmant qu’ils sont «loin de représenter une majorité» des 3000 salariés de l’usine d’Aulnay-sous-Bois.

Les dégradations constatées en des points isolés du site ne sont pas jugées catastrophiques. Lundi, les services de maintenance devaient encore intervenir pour préparer le site à la reprise de la production.

Les dégradations constatées en des points isolés du site ne sont pas jugées catastrophiques. Lundi, les services de maintenance devaient encore intervenir pour préparer le site à la reprise de la production.

Selon la direction, le nombre de grévistes oscille entre 150 et 220, alors que la CGT avait compté 500 à 600 grévistes mercredi. Les grévistes comptaient organiser mardi dans la matinée une opération de collage d’affiches chez des concessionnaires Peugeot et Citroën de Sevran, toujours en Seine-Saint-Denis.

Dans l'atelier du ferrage, des graffitis ont été peints. Un trait habituel des grèves.

Dans l’atelier du ferrage, des graffitis ont été peints. Un trait habituel des grèves.

A l'atelier de logistique, le chahut de certains grévistes a créé un semblant de chaos.

A l’atelier de logistique, le chahut de certains grévistes a créé un semblant de chaos.

Leur presse – Le Figaro (AFP) & LeMonde.fr (photos), 22/01/2013

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