Archives du mot-clé environnement

[Affiche] Contrer la totalité de la domination

Depuis des dizaines d‘années le progrès technologique s‘accélère fortement, amenant de nouvelles nuisances telles le nucléaire, les nanotechnologies et les organismes génétiquement modifiés, menaçant à présent la vie sur terre de diverses manières ; par l‘exploitation effrénée des « matières premières », les contaminations irréversibles par les éléments radioactifs, la pollution génétique et les conséquences des nanotechnologies. Surtout, toutes les technologies partagent le potentiel d‘expansion du contrôle sur le vivant, jusqu‘à la domination totale de la civilisation et de ses innombrables structures de pouvoir qui aliènent déjà quotidiennement nos relations.

La révolution industrielle amena à un accroissement de la spécialisation et de la centralisation. La technologie génétique représente un nouveau saut qualitatif dans le développement du contrôle sur l‘agriculture. Les brevets sur les semences de quelques grandes multinationales poussent l‘agriculture dans une dépendance absolue. Avec la destruction de la biodiversité, tout approvisionnement autonome est rendu impossible. Ce qui empêche fondamentalement une perspective vers des communautés libres et décentralisées. Ce ne sont pas uniquement les multinationales et les états qui en portent la responsabilité mais également tous ceux et celles qui croient à leurs mensonges et ainsi soutiennent leur développement.

Un rôle central dans cette tendance destructrice est à attribuer aux scientifiques paré_es de leurs blouses blanches de la «neutralité». Caché_es derrière la notion de « recherche fondamentale » illes travaillent à la légitimation de la technologie génétique. Les détails de cette recherche ne nous intéressent pas, tant l‘intention des chercheur_euses nous paraît claire : afin de s‘assurer de l‘approbation de l‘opinion publique, on cache des intérêts économiques ainsi que l‘expansion du contrôle sur le vivant, sous le couvert de la sacro-sainte science.

La résistance contre ces nuisances n‘a pourtant pas pu être brisée par ces mensonges, c‘est donc la répression qui a pris la relève. Le nouveau Protected Site à Reckenholz (Zurich), où ont et auront lieu des essais en plein champ de cultures génétiquement modifiées, est surveillé 24h sur 24 par une entreprise de sécurité avec chien de garde, surveillance vidéo permanente et deux grillages massifs équipés de capteurs de mouvement, ce qui équivaut à une forteresse.

Controns l‘avancée vers la domination totale

Faisons sentir aux responsables qu‘ils_elles se trouvent en travers du chemin vers la libération de toute domination

quelques paysan_nes anarchistes

  • Institut de biologie végétale, université de Zurich

Le prof. Beat Keller de l‘institut de biologie végétale de l‘université de Zurich est l‘initiateur et le meneur des essais en plein champ de blés OGM. Les frais des recherches actuelles sont pris en charge par l‘université.

  • Agroscope

Agroscope est, en tant que gérant du Protected Site, responsable pour l‘aspect technique, sous la direction de Michael Winzeler. Les essais ont lieu sur leur terrain à Reckenholz (Affoltern, Zurich).

  • Bouygues Energies & services

L‘entreprise Bouygues surveille 24h sur 24 le Protected Site avec un garde et un chien. Le groupe Bouygues propose des services allant du nettoyage aux télécommunications en passant par la sécurité et est présent mondialement. En Suisse ils ont plus de 30 filiales.

  • Office fédéral de l‘environnement – OFEV

L‘OFEV est responsable de l‘autorisation des essais en plein champ et co-responsable de l‘ensemencement des plantes génétiquement modifiées.

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Publié sur contrainfo, 27 septembre 2014

L’affiche traduite et mise en page en allemand et en italien.

[Atlanta, USA] Tracteurs sabotés pour la ZAD, No TAV et la forêt de Hambach

Dans la nuit du 22 février, nous avons versé un mélange de sable et d’eau dans les réservoirs de deux tracteurs utilisés dans la construction du nouveau tramway d’Atlanta. Le tramway est l’un des nombreux grands projets de développement que la ville a lancé ces 5 dernières années et qui s’inscrit dans le cadre d’un plan général de modernisation du centre-ville. Nous savons que ce plan signifie uniquement plus de police et des loyers encore moins abordables.

Nous offrons ce petit geste de solidarité à la ZAD, au mouvement NO TAV et à l’occupation de la forêt de Hambach*. Nous voudrions aussi apporter de la force à celleux affecté-e-s par l’augmentation de la surveillance ou de la répression que les nouveaux projets de développements ont amenée à Atlanta.

Notre action a été très simple à mettre en place. Elle n’a pas été longue à planifier ou à faire et nous avons trouvé tout le matériel sur le bord de la route. Nous ne pensons pas que l’accumulation d’actions fait la révolution, mais nous avons voulu encourager les participant-e-s actuel-le-s et futurs des luttes révolutionnaires.

En avant, haut les coeurs !

en anglais

Repris de contrainfo

*aller voir le blog (en anglais) de cette lutte contre les extractions de lignite dans la forêt de Hambach en Allemagne: hambachforest.blogsport.de

[Paris] Concert en solidarité avec les inculpé.es du 9 décembre dernier de la lutte ‘No TAV’ au Transfo’ samedi 15 mars

Concert en solidarité avec les inculpé-e-s du 9 décembre de la lutte No TAV

LE SAMEDI 15 MARS 2014, au squat Le Transfo, 57 avenue de la république, Bagnolet (métro Galliéni)

18h discussion

20h Concert Bouffe Tombola

Prix Libre

Serpe in Seno – Pugni in Tasca – Ultima colonna crew (rap, Roma)

Cerna (rap, Ariège)

Ab-Horigen – La Gorgi (hardcore, Torino)

Klunk (yiddish klezmer punk, Paris)

Voir l'affiche en PDF

Voir l’affiche en PDF

Voir les flyers en PDF

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Le 9 décembre dernier quatre compagnons ont été arrêtés à Turin et à Milan. Ils sont accusés d’avoir participé à une attaque incendiaire du chantier de la TAV (TGV italien) en Val Susa. Ils ont été incarcérés pour acte terroriste avec des engins mortels ou explosifs, détention d’armes de guerre et destruction. Sous de telles accusations la détention préventive peut-être longue. Ils passeront en procès le 14 mai. L’argent récolté au concert servira à leur envoyer des mandats et à les soutenir financièrement face à une procédure coûteuse. La discussion avant le concert sera l’occasion de revenir sur les derniers événements et sur des années de lutte contre la TAV en Val Susa et ailleurs, à laquelle beaucoup de personnes de ce côté-ci des Alpes se sont intéressées et ont participé.

Le terroriste c’est l’Etat !

Liberté pour Chiara, Claudio, Niccolò, Mattia !

Liberté pour tou-te-s !

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Le Transfo est un espace occupé depuis novembre 2012. De nombreuses activités s’y déroulent, inscrites dans la lutte et l’ouverture. Tous les événements y sont gratuits ou à prix libre. Une partie du Transfo est déjà expulsable tandis que d’autres sont encore en procédures. Il veulent nous expulser, on se laissera pas faire !

Transmis par mail, 20 février 2014

[Contre l’incinérateur d’Echillais] ‘No Vinci Street Fest’ mercredi 31 décembre 2013 à Rochefort

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Le Comité de Lutte Contre l’Incinérateur est composé d’individus en lutte contre le projet d’Incinérateur d’Echillais (près de Rochefort, 17) et, de manière générale, contre les Grands Projets Inutiles et Imposés. Bien qu’agissant pour le même but (abandon du projet d’incinérateur d’Echillais), le CLCI est indépendant de l’association citoyenne « Pays Rochefortais Alerte ».

Contact : clci[at]riseup.net

[Brésil] Infos sur les manifs et la révolte en cours

Note sur les manifestations et révoltes au Brésil

Au cours des dernières semaines de grandes manifestations se sont répandues dans les rues, avenues et autoroutes de plusieurs villes du Brésil. Discutables, manipulatrices et policières, les nouvelles divulguées par les mass médias ne coïncident pas avec les faits, actions et motivations observées dans les rues. Écrit collectivement dans le cadre du Réseau Anticapitaliste et non Partisan d’Information Politique (RAAIP), le récit qui suit nous présente une perspective informative et libertaire de ces manifestations. Cet effort de communication autonome a comme objectif d’informer des individus et organisations libertaires d’autres pays, de faire en sorte que soit connu publiquement certains antécédents de ces manifestations, l’indignation collective face à la violence étatique, la manipulation médiatique des faits, et la lutte des peuples contre l’injustice sociale et l’exploitation au Brésil.

Rio, 11/07/2013

Rio, 11/07/2013

Contexte

Au cours des dernières années les élites brésiliennes ont fait la promotion d’une série d’actions pour consolider le passage en force de leur projet de capitalisme/étatisme national. En ayant comme référence les politiques de développement de pays comme la Chine et l’Afrique du Sud, à travers des coopératives public-privées, l’État fait la promotion de différents programmes d’accélération de la croissance (PACs) en accord avec l’Initiative pour l’Intégration de l’Infrastructure Régionale Sud Américaine (IIRSA). Pour mener à bien ce programme ils déboisent des zones de forêt chaque fois plus grandes, ils construisent des barrages sur des grands fleuves pour générer l’énergie pour des zones industrielles grâce à des grosses centrales hydroélectriques. La construction d’infrastructures pour la promotion de l’industrialisation lourde se fait une fois de plus au détriment des populations dans le besoin et des peuples indigènes expulsés de leurs territoires. Les transports de passagers et de marchandises au Brésil dépendent en grande partie des combustibles fossiles qui sont chaque fois plus chers. Tous les ans les prix des aliments augmentent. Les politiques de production du biodiesel promues par le gouvernement mènent le pays à une crise alimentaire sans précédent. Chaque fois plus de terres cultivables utilisés pour l’alimentaire sont destinées à la production de biocombustibles. Dans beaucoup de villes, capitalistes et étatistes profitent de la hausse des combustibles pour surtaxer annuellement les transports publics qu’ils contrôlent. Ces trois dernières années la spéculation immobilière a aussi connu une augmentation jusqu’à 150% dans les prix de location et terrains urbains. Comme résultat, un pourcentage chaque fois plus significatif de la population ne peut pas faire face aux dépenses basiques.

Les cas de corruption sont extrêmement courants au Brésil. Les gouvernants augmentent leurs salaires et bénéfices arrivant à dépasser jusqu’à dix fois le salaire minimum qui est de 650 reals (équivalent à 220€).

Cela fait plus d’une décennie que les mass médias ont commencé à faire de la propagande autour de l’idée de la Coupe du Monde au Brésil comme source de grands bénéfices pour toute la population. Dans le discours diffusé, la coupe serait la meilleure manière de “relancer  l’économie, créer des emplois et stimuler le tourisme “. Dans la pratique, rien au delà de la réalité. La Coupe du Monde a servi de fusion pour le développement des politiques de contrôle, de distraction des masses et d’ingénierie sociale. Des milliers de familles sont expulsées de leurs maisons pour laisser place aux travaux d’infrastructures de la coupe qui se réduisent a des politiques de gentrification et de spéculation immobilière. Dans ce contexte des lois ont été approuvées, comme la PL 728/2011, qui établit l’état d’exception durant la Coupe, créant des corps spéciaux pour protéger les intérêts de la FIFA et de la CBF, criminalisant et persécutant les mouvements sociaux et dissidences politiques, définissant comme terroriste n’importe quelle manifestation publique d’indignation ou de mécontentement.

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Le Mouvement un Pas Libre 

Les manifestations qui ont lieu en ce moment ont basé leur organisation sur des appels émis par le Mouvement un Pas Libre (MPL). Le MPL s’organise dans un réseau de jeunes militant-e-s, beaucoup d’entre elleux lié-e-s au mouvement étudiant non institutionnel. Depuis les débuts de la décennie 2000, le MPL a appelé à des manifestations face aux augmentations annuels du prix du transport public dans les grandes villes. Sa principale revendication est la fin du coût du transport public pour les chôm-eurs/euses et les étudiant-e-s. À la différence des autres années où les manifestations organisées par le MPL rassemblaient quelques milliers de personnes, les manifestations contre l’augmentation du prix du ticket en mars 2013 ont vu une rapide et massive adhésion de dizaines de milliers de personnes. Les premières manifs organisées à Porto Alegre ont subi une forte répression policière, mais début avril illes ont obtenu l’annulation de l’augmentation du ticket qui avait eu lieu des semaines avant. Après que ces information soient divulguées par les réseaux sociaux et les médias d’autres manifestations ont eu lieu dans d’autres villes. Avec une adhésion massive, différentes revendications se sont rajoutés aux demandes du MPL. Ces nouvelles demandes étaient exposées par les manifestant-e-s au travers de pancartes, d’affiches et de cris dans les rues. Pendant que certain-e-s remettaient en question le système capitaliste dans son ensemble, d’autre s’opposaient à la Coupe et à ses conséquences. Des gens manifestaient leur mécontentement contre la couverture faite par les médias de masse. Des groupes demandaient au gouvernement des améliorations dans les services étatiques d’éducation, de santé, de sécurité. Il y en a aussi qui manifestaient contre la corruption, en reprenant des symboles des “caras-pintadas“, mouvement nationaliste adolescent largement diffusé par les médias au début des années 90 et qui sont descendus dans les rue pour dénoncer le président d’alors, Fernando Collor. À plusieurs occasions des visions politiques profondément conservatrices ont manifesté leur présence. Ben que encore totalement pacifiques, les premières manifestations ont été durement réprimées par les appareils répressifs de l’État. Des centaines de personnes ont été blessées par l’usage d’armes non létales, beaucoup ont été arrêtées et frappées.

Brazil Soccer Confed Cup Protests

Couverture médiatique, autocensure et distorsion.

Face à la grande adhésion de manifestant-e-s, les médias de masse, qui durant des années ont ignoré le Mouvement Pas Libre, ont été obligés de changer la focalisation de leur couvertures. Toutefois les intentions étaient claires, les couverture journalistes étaient faites pour manipuler, diviser et pacifier les manifestations. Les postures pacifiques collaboratives avec l’appareil répressif ont commencé à être alors systématiquement louangées par les journalistes qui les associaient aux expressions esthétiques d’ordre nationaliste. Des personnalités de l’époque de la dictature ont été ressorties au milieu des manifs. Les remises en questions systématiques et les critiques sur la couverture médiatique ont été oubliées. D’une manière extrêmement tendancieuse les médias incitaient la population à assumer une posture pacifique et nationaliste comme la forme la plus correcte d’agir dans les manifs. En même temps des manifestants plus indignés qui ont adopté des tactiques de protestation considérées comme plus agressives ont été dépeints comme une minorité de vandales, violents et anarchistes, diabolisés, poursuivis et criminalisés plusieurs fois par les médias de masse qui incitaient les forces répressives à répondre de manière violente. À Porto Alegre ce genre de comportement a provoqué une grande indignation qui a conduit les manifestations vers les installations du groupe de communication RBS, devant lesquelles, par deux fois, les manifestant-e-s se sont affronté-e-s avec les flics.

Beaucoup de photos de couverture des manifestations ont été prises à travers les caméras de surveillance de circulation des villes, ou de derrière les appareils répressifs. Dans de nombreuses prisons de plusieurs villes il y a eu d’innombrables cas de tortures sur des jeunes, adolescent-e-s et personnes âgées qui ont été rapportées sur internet, tout juste divulgués par les journaux et la télé en terme de chiffre, mais sans aucun approfondissement.

Nous avons vu dans les médias des reportages absurdes d’auto-censure et de distorsion des faits : trois manifestants qui se cachaient des troupes de choc derrière un kiosque qui, sans s’en rendre compte, ont fini encerclés. Au moment exacte où ils ont été frappés devant une caméra de la chaine nationale, la chaine TVCOM, du groupe RBS, a décidé de changer de caméra pour montrer des images de manifestations pacifiques qui avaient lieu à d’autres points de la ville. Dans un autre épisode qui a eu lieu à Belo Horizonte, un manifestant avec la tête ouverte, entouré par une dizaine de flics qui le frappent, a été filmé par un journaliste qui en premier plan affirme que le blessé est en train d’être « secouru » par la police.

Répression, provocation et violence.

Face à la cruauté de la police un nombre chaque fois plus grand de manifestant-e-s ont fini par rendre les attaques contre les appareils répressifs, ainsi que sur les structures étatiques et capitalistes comme les vitrines de banque et de chaines de grands magasins qui ont été détruites. Des bâtiments publics ont été occupés et des autoroutes ont été bloquées. Un nombre chaque fois plus grand de policiers infiltrés ont agi comme des agents provocateurs durant les manifestations et pour la première fois des petits commerces ont été attaqués et des manifestants ont été agressés. On a aussi vu dans les rues des groupes fascistes se faisant passer pour des non encarté-e-s, chassant les « casseu-ses/rs » et partisan-e-s dans les rues et essayant de faire de la propagande publiquement au travers de postures politiquement correctes comme ramasser les poubelles et ramasser les conteneurs renversés par d’autres manifestant-e-s. Comme résultat de la manipulation des grands médias de communication, beaucoup des dit-e-s « pacifistes » ont assumé des postures chaque fois plus évidentes, dénonçant et persécutant les dit-e-s « manifestant-e-s violent-e-s ». De nombreuses personnes ont aussi adhéré à l’esthétique nationaliste dans différentes villes. Les manifestations sont devenues plus courantes, dans de nombreux cas ressemblant à des soulèvements et révoltes. Les avenues centrales des grandes villes comme São Paulo et Rio de Janeiro sont devenues des scènes d’affrontement généralisés entre la police et les manifestant-e-s, avec la première utilisant jusqu’à des armes à feu contre ces derniers. De nombreuses personnes ont été frappées et il y a eu des arrestations absurdes et arbitraires, comme c’est le cas des détentions pour avoir sur soi du vinaigre, car cette substance est utilisé contre les effets des gaz lacrymogènes. À Pernambuco, nord-ouest brésilien, la première manifestation a été complètement pacifiée. Des attaques sur des banques, églises et monuments publics ont été durement réprimées par la foule nationaliste qui chantait l’hymne et avait le visage peint avec le drapeau brésilien. À la suite il y a eu des dénonciations et des poursuites dans l’intention de collaborer avec le travail de la police. Il y a encore des attitudes répressives dans les secteurs marginaux qui adhèrent aux manifestations. Des groupes de manifestants applaudissent devant les actions de la police et demandent l’exécution des adolescent-e-s dans la rue pour avoir effectué des vols au cours des manifestations.

Sao Paulo

Sao Paulo

Brazil Soccer Confed Cup Protests Photo Gallery

Accusations de conspiration et préparatifs pour un coup. 

Devant la résistance des manifestant-e-s s’affrontant dans les rues, et dans certains cas, vainquant les appareils répressifs, compte tenu aussi de la présence de symboles anarchistes sur des drapeaux et des tags faits au cours des manifestations, et aussi grâce à la présence d’organisations libertaires qui participent au Mouvement Paso Libre, les gouvernants et militaires ont soulevé l’hypothèse de l’existence d’une conspiration anarchiste internationale qui veut abattre le pouvoir. Par des conjectures sans fondements publiées dans les journaux, les libertaires ont fini par être sous le coup d’une enquête de l’agence d’intelligence brésilienne des forces policières. Des militants du MPL ont été menacés de mort durant les manifestations. Un espace culturel de la Fédération Anarchiste Gáucha a été envahi par la police sans aucun mandat. Des livres et d’autres matériaux ont été perquisitionnés, le matériel pour peindre les banderoles et affiches a été considéré comme « matériel pour la confection de cocktails molotov ». Une carte qui identifie les organes de sécurité a été posée par la police pour simuler une imminente attaque anarchiste contre L’État. Le gouvernement a aussi soulevé l’hypothèse d’une conspiration d’extrême droite impliquant des secteurs de la police militaire et des grands médias, dans l’intention de semer le chaos dans les rues des villes, afin de pouvoir justifier une intervention ou un coup d’état militaire. Cette hypothèse ne semble pas être complètement fantaisiste, dans certaines villes les effectifs militaires sont chaque fois plus présents. Un général de haut rang s’est déjà prononcé en faveur d’un nouveau coup d’état.

Articulation

Dès lors, nous invitions les groupes et individus en affinité avec les idées libertaires à faire un effort collectif pour propager ces informations au travers de campagnes informatives sur les évènements en relation avec l’autoritarisme au Brésil. C’est aussi important que la Coupe du Monde au Brésil ne puisse pas se réaliser, pour que cet événement ne serve pas d’excuse pour la mise en place d’un état policier d’exception. Nous appelons à combattre les discours nationalistes qui jusqu’à maintenant sont propagés par les médias de masse brésiliens, et qui selon tout vraisemblance préparent le terrain pour un nouveau coup d’état de la droite.

RAAIP – Réseau Anticapitaliste et Sans Parti d’Information Politique.

en portugais

Source: Contra Info, 18 juillet 2013

Les manifestations continuent au Brésil… Dans la soirée du 17 juillet, plus de 1.000 personnes ont défilé dans la zone sud de Rio de Janeiro afin de dégager le maire de la ville Sérgio Cabral, qui trempe dans de nombreuses affaires de corruption.

La manif, qui a débuté vers 20h, a déambulé avec pancartes et slogans pour demander la démission du maire. La déambulation dans le quartier de Leblon  est restée pacifique jusqu’à sa fin, vers 22h30. C’est un quart d’heure plus tard que les affrontements ont débuté.

Selon la version de leur presse, des manifestants ont commencé à caillasser la police, qui a répliqué par des tirs de gaz lacrymogènes. Un bar populaire du quartier a été touché par une bombe lacrymo lancée par la PM.

Un groupe de manifestants de la commune de Rocinha (sud de Rio) qui manifestaient contre ‘la mort d’un habitant’ aurait rejoint le groupe. Tard dans la nuit, la situation dans les quartiers de Leblon et Ipanema est devenue incontrôlable: pillages de magasins, destructions de banques, de panneaux publicitaires et de signalisation… des barricades ont été montées à travers les rues..

Plus tard, vers 01h30, environ 100 manifestants se sont rassemblés à côté de la maison du ministre de la sécurité, José Mariano Beltrame, et ont dispersé rapidement par les flics du ‘Bataillon de choc’, qui ont utilisé flashball et canons à eau. Les manifestants ont ensuite occupé une avenue de la ville.

Au total, au moins 16 personnes ont été arrêtées et 7 policiers ont été blessés selon la police. Par contre, on ne connaît pas le nombre de manifestants blessés.

Traduit de l’anglais librement de leur presse – riotimesonline.com, 18/07/2013

Une banque explosée

Une banque explosée

Une vidéo des affrontements (via @worldwideriot):

Voir la vidéo sur Youtube

Voir la vidéo sur Youtube

 

[No TAV] Marche de Modane à Villarodin – Samedi 29 juin 2013

Contre le train à grande vitesse, ses tunnels géants, ses chantiers monstres, contre ce grand projet mégalo, ses tonnes de déblais et ses dangers, contre les intérêts des financiers, leurs conteneurs et leurs profits:

Marche des No Tav de Modane à Villarodin-Bourget

Samedi 29 Juin 2013

13h Rassemblement en gare de Modane

14h Départ en musique

16h Goûter& apéro au Bourget

18h Concerts et soirée festive

Depuis 1991, les lobbies de l’industrie tentent d’obtenir la construction d’une nouvelle ligne à grande vitesse (LGV) entre Lyon et Turin. Alors que le chômage et la précarité enflent, il faudrait dépenser 30 milliards d’argent public pour gagner quelques minutes entre les grandes villes ? Et percer un tunnel de 53 km sous la vallée, au risque d’assécher les sources et d’exposer la population à l’amiante?

L’avenir des vallées n’est pas dans la multiplication des infrastructures, mais dans le maintien des activités les plus utiles, notamment l’agriculture et l’élevage. Si l’on veut diminuer encore le nombre de camions, et vivre d’une économie locale, il faut préserver la terre !

En Val de Susa, devant les risques de pollution et de destruction, les habitants s’opposent à la même LGV (en italien “TAV”, pour treno alta velocità) par de grandes manifestations populaires et en occupant les terres, malgré une violente répression. Grâce à leur mouvement, les NO TAV ont empêché le début des travaux et révélé la corruption de cadres de Lyon Turin Ferroviaire (le maître d’oeuvre franco-italien), dont certains ont été mis en examen. En France, trois descenderies ont été creusées et déjà, des habitants ont subi les premiers dommages (sources assêchées, maisons fisurées, bruits, déblais), et LTF projete de commencer les travaux du tunnel en 2014. Il est temps que tout le monde sache, il est temps de s’informer et de se réunir pour montrer notre opposition, faire pression sur les élus, soutenir les habitants les plus menacés, en Maurienne comme en Val de Susa.

Du Val de Susa à la Maurienne, nous sommes liés par des idées communes, pas par des foreuses. Défendons la vie dans les vallées, défendons les activités dignes et durables,   

Défendons notre futur !

Comités No Tav de Chambéry et de Maurienne
VOIR LE TRACT

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Sourcenotav-savoie.org via NoTavFrance.noblogs.org

[Chiapas, Mexique] Bulletin sur les mobilisations et nouvelles des prisonnier-e-s (mai-juin 2013)

CHIAPAS: Bulletin sur les mobilisations et nouvelles des prisonnier-e-s de la Sexta

Mois de mai-juin,2013.

bachajonlib1Ces dernières semaines nombreuses ont été les lettres, communiqués, articles et dénonciations des compagnons et compagnes qui résistent à l’enfermement et à la répression et continuent depuis leurs espaces de lutte à résister face à la montée répressive de l’État Mexicain contre toute forme contestation sociale.

1. San Sebastián Bachajón, Chiapas :

À seulement un mois et demi du lâche assassinat du compagnon Juan Vázquez Guzmán, membre actif du terrain communal de San Sebastián Bachajón appartenant à l’Autre Campagne, aujourd’hui la Sexta, les compagnons de Bachajón ont lancé plusieurs appels dénonçant les agressions et les pillages systématiques qu’ils subissent de la part des trois niveaux du gouvernement, « les grands délinquants » comme les compagnons de Bachajon les décrivent : Enrique Peña Nieto, Manuel Velasco Coello et Leonardo Guirao Aguilar.

« Ces gouvernements corrompus nous expulsent de nos terres et territoires indigènes afin de mener à bien leurs projets transnationaux et continuent à s’enrichir sur notre souffrance. Ils disent que leurs projets favorisent la création d’emplois et la sortie de la pauvreté, mais en réalité le seul intérêt qu’ils poursuivent est d’exproprier nos terres et nous rendre esclaves. C’est eux, les gouvernements corrompus qui ont fait assassiner lâchement notre compagnon de lutte Juan Vázquez Guzmán, le 24 avril 2013 » (1)

Le mauvais gouvernement achète les autorités communautaires inconscientes qui se laissent vendre pour quelques pesos en voyant uniquement leurs intérêts personnels. Cependant une autorité qui gouverne sans obéir à son peuple et sans le défendre n’est pas une autorité, elle n’a simplement aucune légitimité et c’est pour cette raison là que le peuple lui-même a le droit de défendre ce qui de droit lui appartient -signalent les membres des terres communales de Bachajon adhérents à la Sexta.

Dans toute cette région les autorités officialistes sont manipulées par le gouvernement permettant ainsi et plus facilement le pillage et l’expulsion des terres communales. Ce sont eux les officialistes qui permettent la militarisation de la zone et la présence de la police étatique préventive sur ce territoire à fin de continuer à bénéficier de l’enrichissement personnel  « ce sont eux qui ont signé des documents avec le gouvernement pour la remise de nos terres sans consulter la plus haute représentation qui est l’assemblée générale communautaire. Ce sont eux qui sont libres, récompensés et protégés par le mauvais gouvernement. Mais nous les indigènes qui nous battons pour notre territoire, nous sommes torturés et punis par l’enfermement en prison, condamnés à de lourdes peines comme c’est le cas d’Antonio Estrada Estrada, Miguel Vázquez Deara et Miguel Demeza Jiménez ». (2)

Les trois compagnons luttaient pour leurs droits légitimes au territoire depuis 2008, et se trouvent aujourd’hui enfermés pour avoir fait face à la stratégie du gouvernement qui veut les dépouiller de leur terre où se trouvent les Cascades d’Agua Azul pour le futur méga-projet touristique CIPP-CAA -Centre Intégralement Planifié – Cascades d’Agua Azul. Les compagnons organisés du terrain communal de Bachajon n’ont pas cessé de dénoncer depuis des années la persécution politique et le pillage de leur terres. Aujourd’hui on assiste à une nouvelle vague de répression comme celle qui s’est abattu sur Bachajon le 2 février 2011 quand de manière violente les autorités officielles, des policiers fédéraux, étatiques et des éléments de l’armée fédérale ont expulsé les compagnons en résistance qui avaient décidé de gérer eux-mêmes le guichet d’entrée des Cascades de Agua Azul construit pour le bénéfice collectif du terrain communal. Bilan de cette répression : 117 personnes furent détenues de manière arbitraire.

Face à cet arbitraire les compagnons du terrain communal de Bachajon en résistance ont présenté légalement un recours contre le pillage de leur territoire (recours 274/2011), recours qui a été refusé le 30 janvier 2013 par un juge du 7e district de Tuxtla Gutiérrez, Chiapas, or le 16 mai 2013 le 3e tribunal de Tuxtla a annulé l’ordre du 7e district dû au fait qu’il s’est avérée illégale et a ordonné la révision de la procédure. Les compagnon-e-s de Bachajon en résistance déclarent dans leur dernier communiqué émis le 6 juin 2013 que, malgré l’assassinat de leur compagnon Juan Vázquez Guzmán, malgré les pièges juridiques, les harcèlements constantes et les intimidations systématiques, la lutte continuera pour la défense de leur territoire «  nous n’allons pas nous taire comme le mauvais gouvernement le souhaite, Juan Vázquez Guzmán vive, la lucha de Bachajón sigue! » (3)

Les compagnons exigent également la libération d’Antonio Estrada Estrada , Miguel Vázquez Deara, Miguel Demeza Jimenez, celle d’Alberto Patishtan et Rosario Díaz Méndez de l’organisation de la Voix de l’Amate, celle des prisonniers de l’organisation de solidaires de la voix de l’Amate, ainsi que la libération de tous et toutes les prisonnières politiques au Mexique et dans le monde, et finissent leur communiqué par le slogan : A bas les murs de toutes les prisons !

Solidairement, un appel a été lancé par des organisations nationales et internationales telles que le Groupe de Solidarité avec le Chiapas de Dorset, le comité de la parole véritable de Calcuta, Inde et du Mouvement Justice pour le quartier de New- York à participer à la semaine d’action globale : Juan Vázquez Guzmán Vive, la lucha de Bachajón Sigue!” du 25 juin au 2 juillet 2013. (4)

2. Nouvelles du professeur Patishtán :

Après avoir appris le 6 mars 2013 que les magistrats de la Première Chambre de la Cour Suprême de Justice avaient refusé que le plus haut tribunal puisse considérer son cas, prétendant que celui-ci ne présentait pas d’éléments suffisants pour mériter leur attention. Une réponse forte et solidaire s’est répandue au Mexique et ailleurs. Or, la Cour Suprême de Justice de la Nation Mexicaine ne s’attendait pas à la réaction sociale qu’a soulevée sa réponse négative concernant la révision du cas de Patishtán. Dans l’attente d’une solution juridique, la pression s’exerce à un autre niveau, par la voie de la solidarité au travers de manifestations, événements, actions, piquets de protestation, émissions radio, lettres de soutien, dénonciations auprès des instances consulaires, etc.

Le 19 juin le professeur Patishtán aura passé 13 longues années d’enfermement et d’arbitraire, c’est pour cette raison que sa famille et son village de « El Bosque » ainsi que diverses organisations solidaires lancent un appel à la mobilisation nationale et internationale, campagne intitulée « Pour la Justice et la #LibertadPatishtan » du 4 mai au 19 juin 2013.

Cette campagne a pour but de diffuser la nouvelle vidéo intitulée « Vivre ou mourir pour la justice et la liberté » sur la lutte et l’enfermement de Patishtán ; envoyer des lettres aux magistrats responsables de la révision de son cas, un blog a été conçu pour signer en ligne la pétition pour sa libération

Pour plus d’information sru cette campagne et sur les événements à suivre vous pouvez consulter le site d’Alberto Patishtán

3. Nouvelles de Rosario Diaz Mendez :

Rosario Díaz Méndez fait partie avec Alberto Patishtán de ce qui reste de l’organisation de prisonniers de « la Voix de l’Amate ». Comme pour le professeur tzotzil Patishtán, son dossier est rempli d’irrégularités et de mensonges. Il s’agit d’une vengeance politique, parce que tant Alberto que Rosario ont toujours mené une lutte pour la reconnaissance de leurs droits humains et contesté les méthodes de surveillance comme les traitements dégradants à l’intérieur de la prison, mais surtout parce qu’ils ont élargi le mouvement de protestation en y incorporant d’autres prisonniers également convaincus et engagés. Nous venons de recevoir ce 6 juin 2013, la nouvelle de sa condamnation à 20 ans de prison fermée pour le délit d’enlèvement.

Rosario est toujours dans l’attente concernant un deuxième procès pour homicide dont la sentence devrait être prononcée prochainement. C’est pourquoi les compagnons du groupe de soutien aux prisonniers « No Estamos Todxs » collecte actuellement des signatures d’organisations et d’individus pour demander la libération immédiate de Rosario. Vous pouvez envoyer vos signatures à : [email protected]

Par les trois passants

Pour plus d’informations sur les prisonnier-e-s de la Sexta

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Sources :

  • (1,2) Denuncia del Ejido San Sebastían Bachajón por las injusticias y despojos realizados por el mal gobierno, 28 mai, 2013 sur Enlace Zapatista.
  • (3) Communiqué de l’Ejido San Sebastian Bachajon, adhérentes à la sexta, Chiapas, 6 juin 2013, reçu par mail de la part du Réseau contre la Répression et pour la solidarité.
  • (4) Plusieurs sources dont un blog dédié à cette campagne

Transmis par mail, 13 juin 2013

[Grèce] Dégager la société minière et sa milice par tous les moyens – Halkidiki, 12 mai 2013

Grèce : neuf blessés lors d’une manifestation contre un projet de mine d’or

Neuf personnes ont été blessées dimanche au cours d’une manifestation contre un projet controversé de mine d’or en Chalcidique, dans le nord-est de la Grèce, a rapporté l’agence de presse grecque ANA.

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Le projet lancé en 2011 par Hellenic Gold, filiale grecque du groupe canadien Eldorado Gold, suscite l’opposition d’associations qui protestent contre les conséquences qu’aurait la mine sur l’environnement de la Chalcidique, une région boisée et touristique.

Huit hommes de la police anti-émeutes et une militante ont été blessés lors de la manifestation de dimanche, selon ANA, une agence de presse gouvernementale.

Quatre des policiers blessés l’ont été par des tirs, a indiqué une source policière. Trois personnes ont été interpellées à la suite des heurts, selon cette source.

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« Tirer sur des policiers en Chalcidique est une atteinte grave à l’état de droit dans notre pays« , a déclaré dans un communiqué le ministre de l’Ordre public, Nikos Dendias.

Les rassemblements pour réclamer l’arrêt du projet ont commencé depuis que le gouvernement grec a donné en 2011 à Hellenic Gold l’autorisation de commencer à creuser en Chalcidique.

Les opposants considèrent que l’entrée en activité de la mine causerait des dommages irréparables à l’environnement, épuisant et contaminant les nappes phréatiques et polluant la région avec des substances chimiques nocives comme le plomb, le cadmium, l’arsenic et le mercure.

Plusieurs rassemblements d’opposants ont eu lieu ces derniers mois.

En février, des militants ont lancé des cocktails Molotov sur le site, blessant un garde et endommageant des équipements.

En avril, des habitants de la région en colère ont saccagé un commissariat, accusant la police d’avoir fait un usage excessif de la force lors de l’arrestation de deux personnes soupçonnées d’avoir participé à l’attaque de février.

Le gouvernement grec soutient le projet, censé créer des centaines d’emplois alors que la Grèce est en récession et connaît un taux de chômage de 27%.

La Chalcidique est une péninsule très pittoresque et appréciée des touristes, particulièrement en provenance de Russie et des pays balkaniques voisins de la Grèce.

Leur presse touristique – Les Echos (AFP), 12/05/2013 à 21h36

D’après econews.gr, les affrontements ont débuté alors que plusieurs engins de la société minière Hellenic Gold venaient d’investir la zone. Les flics ont alors violemment réprimé les militant.es, les chassant à travers les montagnes. Une enquête est ouverte pour identifier le tireur au fusil de chasse.

Le site des opposantEs à la mine d’ornogoldthess.espivblogs.net

[Suisse] Crève Monsanto – Morges, 15 avril 2013

Morges – Crevage des pneus des voitures chez Monsanto

Monsanto occupe une position clé dans l’accaparement des aliments et des semences. Ses actionnaires s’enrichissent tout près de nous et en toute quiétude grâce au travail de leurs fidèles employé-e-s qui oeuvrent à affamer et à détruire notre monde.

Lundi 15 avril, s’est ouvert à Lausanne le sommet international du négoce des matières premières. Ce jour là, après avoir passé encore une journée à jouer avec de la nourriture, les employé-e-s de la filiale Monsanto, située à l’av. de la Gottaz 36 de la ville de Morges, ont été privés de sortie, les pneus de toutes leurs voitures ayant été crevés.

Ne les laissons plus tranquilles!

Source: indymedia.ch, 16 avril 2013 à 18h55

[Paris] Soirée de solidarité avec les prisonnier.e.s de la Sexta de l’EZLN – Mexique au Transfo (Bagnolet) samedi 20 avril 2013

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Soirée de solidarité avec les prisonnier-e-s de la Sexta de L’EZLN- Mexique

Dans le cadre de la semaine internationale de solidarité avec les prisonnier-e-s politiques qui aura lieu du 14 au 21 avril 2013, le groupe les trois passants (Libérons-Les!) vous invite à une soirée dédiée aux prisonnier-e-s adhérents à Sexta de L’EZLN- Mexique

SAMEDI 20 AVRIL 2013- 17h00 à 19h00

Le Transfo

57 avenue de la République, Bagnolet (93)

Métro: Gallieni (L3) ou Robespierre (L9)

  • Présentation de la situation des prisonnier-e-s adhérents à la Sexta de L’EZLN, Mexique
  • Projection du documentaire « Koltavanej -libération » sur la vie de Rosa Lopez, la seule femme prisonnière de la Sexta au Chiapas et performance « femmes prisonnières solidaridad»
  • Lecture des lettres des prisonnier-e-s de la Sexta envoyées pour l’occasion
  • Échanges avec le public
  • Tables de presse
  • 19h Concert organisé par le Transfo pour la caisse d’autodéfense juridique du Transfo.

À propos du documentaire « Koltavanej – libération » et de la petite pièce-performance « Femmes prisonnières – Solidaridad ».

Nous avons rencontré Rosa en prison, et elle nous a donné une force énorme et l’envie de continuer à nous battre pour la libération des personnes enfermées pour des raisons politiques ou autres. La situation de Rosa comme celle de beaucoup de femmes incarcérées est extrêmement difficile, car non seulement elles ont été torturées sexuellement mais certaines sont mères et militantes, chose très compliquée dans le cadre extrêmement patriarcal de la prison (au Mexique comme ailleurs). Comme la parole des femmes prisonnières est difficilement reprise à l’extérieur, il est essentiel, dans la lutte, de leur accorder une place importante en tant que femmes, prisonnières, militantes, mères et indigènes. De là l’intérêt de donner une place spéciale à l’évocation de leur résistance, lors de cette journée internationale de solidarité avec les prisonnier-e-s politiques.

Le documentaire intitulé « Koltavanej » – qui en tzotzil veut dire « libération » – a été réalisé par la compagne et militante de la Sexta Concepción Suárez, que nous remercions pour nous avoir permis de diffuser cette vidéo en France.

Quant à la performance « Femmes prisonnières – Solidaridad », nous l’avons construite à partir d’échanges (lettres, réflexions, passages du journal en prison, pensées) avec notre compagne ex-prisonnière et adhérente à la Sexta, Mariana Selvas, que nous remercions chaleureusement pour ce tissage collectif. Mariana a été arrêtée le 4 mai 2006 à San Salvador Atenco, dans l’État de Mexico. Pendant le trajet jusqu’à la prison elle a été tabassée, menacée de mort et elle a subi des agressions sexuelles par des membres de la police de l’État.

Nous dédions cette pièce aux femmes prisonnières et ex- prisonnières quel que soit le moment, quel que soit le lieu !

Nous ne sommes pas tou-tes là, il manque les prisonnières et les prisonniers !

Pour la mémoire et contre l’oubli !

Venez nombreux et nombreuses !

Pour plus d’information sur les prisonnier-e-s de la Sexta de l’EZLN

Voir le Programme complet de la Semaine internationale de solidarité avec les prisonnier-e-s politiques

Infos – Transfo sur transfo.squat.net