Archives du mot-clé feu aux prisons

[Paris] Quelques bâtons dans les roues des expulseurs et de l’enfermement…

Quelques bâtons dans les roues

Dans la nuit du 22 au 23 octobre nous avons décidé d’emmerder un peu quelques collabos en leur crevant les pneus :

- un utilitaire Challancin (nettoyage dans les CRA)

- une voiture SNCF (collabos des expulsions)

- un utilitaire Vinci (constructeur de taules)

- une voiture Orange (qui exploite les prisonniers)

- 29 vélibs de ce batard de JC Decaux qui exploite aussi les prisonniers

Nous en profitons pour saluer les compagnons récemment condamnés pour le double braquage de Velvento, Kozani.

Indy nantes, 24/10/2014 à 20h13

[Mexico] Fin de la grève de la faim pour les 4 compagnons emprisonnés – 17 octobre 2014

Le 17 octobre 2014, les compagnons Carlos López, Mario González, Fernando Barcenas et Abraham Cortés ont mis un terme à leur grève de la faim qu’ils ont commencé le 1er octobre.

Les compagnons vont bien, sans complications ou dommages physiques. Ils donneront bientôt les raisons et motifs visant à mettre fin à cette grève.

Pour l’instant c’est la seule information que nous avons pour le moment.

Liberté pour tous ! A bas les murs des prisons !

Croix Noire Anarchiste Mexico

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hungerDepuis le 1er octobre 2014, quatre prisonniers anarchistes dans différentes prisons de la ville de Mexico sont en grève de la faim illimitée: Carlos López Marín (« El Chivo« , qui est détenu dans la prison de l’Est), Mario González (dans la Tour médicale Tepepan) et Fernando Bárcenas et Abraham Cortés Ávila (dans la prison du Nord).

Ci-dessous un rapport sur leur état de santé après 15 jours de grève de la faim:

Carlos López a perdu près de 7 kilos. Le compagnon est toujours séparé de la population carcérale générale, il est détenu dans la zone des nouveaux arrivants il a été transféré depuis le début de la grève de la faim. Durant les premiers jours, il partageait une cellule avec un autre prisonnier, mais depuis le 5 octobre, il est détenu seul. Il ressent des remontées gastriques, des brûlures d’estomac, de l’affaiblissement et de légers vertiges. Ils l’ont transféré de la cellule jusqu’à 4 fois par jour pour l’emmener au service médical de la prison, surtout tôt le matin, pour prendre ses données et mesurer sa tension artérielle, étant donné que la balance ne fonctionne pas et ils n’ont pas l’équipement nécessaire pour vérifier les taux de glucose dans le sang. Le lundi 13 octobre, une infirmière de l’équipe médicale de solidarité a tenté de l’examiner, mais elle s’est vue refuser l’entrée pour ne pas avoir l’autorisation. La condamnation de Carlos López, Amélie Pelletier et Fallon Poisson, accusé-es de dommages et attaques à la paix publique dans la première affaire jugée au niveau local, devrait être prononcée dans les dix prochains jours.

Mario González est confronté à des problèmes, surtout au pancréas, ainsi que les changements observés dans les reins et le foie pendant les jours de grève de la faim. Son état est considéré comme stable par un médecin de l’équipe médicale de solidarité qui l’a examiné mardi. Il continue à présenter les mêmes symptômes qu’il avait les jours précédents (douleur abdominale, l’anxiété, irritabilité et difficultés de concentration), sauf que la douleur abdominale a augmenté. Le directeur de la Tour médicale Tepepan a entravé l’accès au dossier médical de Mario; le médecin solidaire a eu accès au dossier le 15 octobre, et demande que des essais en laboratoire soient de nouveaux faits. Le compagnon a perdu environ 10 kilos. Il est actuellement en attente de la résolution d’une requête qu’il a déposé contre la condamnation.

Fernando Bárcenas a perdu 3 kilos et 200 grammes, tandis qu’Abraham Cortés (dont la condamnation à 13 ans et 4 mois de prison a été récemment confirmé par une cour d’appel) a perdu 3 kilos et 900 grammes. Les deux camarades restent dans la zone des nouveaux arrivants où ils sont détenus depuis leurs incarcérations respectives. Ils sont sortis des cellules pour un contrôle médical à plusieurs reprises dans les premières heures de la matinée, de sorte qu’ils ne puissent pas avoir suffisamment de repos après une bonne nuit. Ils ont une restriction d’appels téléphoniques.

solidarity-with-anarchists-on-hunger-strike-Mexico

Note de Contra Info:

Mario González et Abraham Cortes ont été arrêtés le 2 octobre 2013, au cours des commémorations combatives du massacre de Tlatelolco en 1968. Mario González a été condamné à 5 ans et 9 mois de prison, accusé d’attaques contre la paix publique, tandis qu’Abraham Cortes a été condamné à 13 ans pour tentative d’homicide.

Fernando Bárcenas Castillo a été arrêté le 13 décembre 2013 au cours des protestations contre la hausse du prix des billets de métro de la ville de México. Il se trouve depuis en prison préventive, accusé d’avoir brûlé l’arbre de Noël de l’entreprise Coca-Cola.

Carlos López Marin a été arrêté avec Amelie Pelletier et Fallon Poisson le 5 janvier 2014 pour participation à l’attaque (à coups de pierres et de cocktails molotov) des installations du Secrétariat des Communications et des Transports et d’un concessionnaire Nissan dans la ville de México. Le 17 février 2014, les accusations de terrorisme sont abandonnées, mais pas les mesures de prison préventive, puisque les accusations de dégradations et d’attaques à la paix publique restaient en vigueur. Le procès à leur encontre a débuté le 3 avril 2014, mais on a appris le 16 mai 2014 que les compagnon-ne-s devraient se présenter à deux procès en pénal distincts : l’un inclus dans la juridiction locale pour l’attaque au concessionnaire NISSAN, et l’autre au niveau fédéral pour l’attaque au Secrétariat des Communications et des Transports. Selon les dernières nouvelles dont nous disposons, la dernière audience du premier procès a eu lieu le 16 juin 2014, sans que les sentences ne soient prononcées, tandis que le second procès reste ouvert.

[Athènes, Grèce] Actions solidaires avec le prisonnier Antonis Stamboulos

Dans la nuit de vendredi 10 octobre, nous avons mis le feu à un véhicule diplomatique avec la plaque d’immatriculation DC 65-17 à Halandri, et à une autre voiture appartenant à la société de sécuritéSpartakos’ à Nea Filadelfeia, dans un élan de solidarité avec l’anarchiste révolutionnaire Antonis Stamboulos et sa lutte plus que digne (en grève ou pas*).

Force au camarade Antonis et à tous les révolutionnaires emprisonnés.

PS. Camarades, l’ensemble d’Athènes devrait être en feu ces jours-ci, et il n’y a pas de place pour des excuses

Traduit via contrainfo

Note:

*Antonis a arrêté sa grève de la faim et de la soif le 11 octobre 2014. Il est toujours incarcéré à la prison de Larissa. De nombreuses actions de solidarité se sont tenues en Grèce: cf ici et

GEPSA ( Cofely / GDF-Suez ) : les matons passent les Alpes

Il semble que cette fois-ci sera la bonne. A la troisième tentative, après avoir déjà concouru et gagné pour obtenir l’appel d’offres du Cara (centre de demandeurs d’asile) de Castelnuovo di Porto, un business de près de huit millions d’euros par an, puis du Cie (centre de rétention) de Gorizia, et avoir vu ces attributions être annulées pour des problèmes juridiques, GEPSA a finalement réussi à s’adjuger la gestion du centre de rétention via Corelli de Milan.

A ses côtés il y aura une association culturelle de la ville d’Agrigento nommée Acuarinto, déjà associée lors des deux précédentes tentatives de gagner ces appels d’offres. L’appel qui confie à l’association sicilienne l’objectif de s’occuper des enfermés et à l’entreprise française la gestion et la mise en sécurité des zones et des cours de promenade, devrait rester valide, même après la décision du Ministère de l’Intérieur de changer temporairement l’utilisation de la structure.

Du 15 septembre jusque fin mars, Acuarinto et Gepsa, avec les ex-employés de la Croix Rouge qui ont été réembauchés, n’auront en effet en face pas des sans-papiers en attente d’expulsion mais des hommes et des femmes sous le statut de réfugiés. On ne sait pas encore si le passage provisoire de l’ « urgence clandestins » à l’ « urgence réfugiés » changera quelque chose au tarif établi précédemment avec la préfecture de police de Milan, qui prévoyait 40 euros par personne contre les 54 euros par jour qu’empochait auparavant la Croix Rouge. Le nombre de places d’enfermement resterait par contre de 140.

4-182L’entrée officielle de GEPSA dans le monde de l’enfermement en Italie n’est pas une petite nouveauté, et nous pensons qu’elle mérite deux mots de plus. GEPSA, filiale de COFELY, qui appartient elle-même à la multinationale de l’énergie GDF-SUEZ, a été créée en 1987 pour exploiter les possibilités que l’Etat français offrait alors aux entreprises privées pour participer au marché de la gestion et de la construction des lieux d’enfermement hexagonaux. Une ouverture au privé liée à la décision de l’Etat français d’augmenter le nombre de places disponibles dans ses prisons, dont GEPSA a certainement fourni une contribution importante, si bien qu’on peut la considérer comme le principal partenaire de l’Administration pénitentiaire.

Son acronyme révèle qu’elle s’est spécialisée dans la « gestion des services auxiliaires dans les établissements pénitentiaires » et en réalité, au sein de la logistique de la détention, GEPSA fait un peu de tout : manutention générale et des systèmes électriques, hydrauliques et thermiques, nettoyage des bâtiments, informatique, nettoyage des espaces verts, nourriture, transport et linge des détenus, restauration du personnel pénitentiaire.

L’autre activité dans laquelle GEPSA se distingue est l’exploitation du travail des prisonniers à travers la gestion de nombreuses entreprises à l’intérieur des prisons. Chaque jour, 1700 détenus sont mis au travail par GEPSA et chaque année 180 d’entre eux sont recasés dehors après leur sortie de prison.

Pour donner d’autres chiffres, GEPSA gère 34 prisons et 8 centres de rétention pour une superficie de 715 000 m², elle participe à un consortium qui s’occupe de la construction de 4 autres prisons. Elle lave 8 tonnes de linge et prépare 14500 repas par jour, et compte 400 employés.

Cofely Besix Mannai Logo PMSCes chiffres aident à se rendre compte ce qu’est GEPSA, et du fait qu’elle puisse possiblement devenir ce gestionnaire unique des centres de rétention italiens dont parlent depuis longtemps les autorités. A ce propos, en plus de sa taille, son expérience acquise dans le monde carcéral, dont la gestion des dispositifs de sécurité de la plus grande prison d’Europe (Fleury-Mérogis), joue en sa faveur.

L’éventualité que GEPSA devienne le futur gestionnaire unique des centres de rétention italiens ou même qu’elle ne fasse que se substituer à la Croix Rouge dans la gestion d’un grand nombre de ces centres, pourrait rendre la résistance des enfermés plus difficile et risquer de plomber un peu plus le moral des initiatives à l’extérieur … Ne pas avoir face à soi une Croix Rouge sur laquelle tirer mais une lointaine société française pourrait augmenter le sentiment d’impuissance. Mais à bien y réfléchir, pour agir, nul besoin de se rendre jusque dans la rue Henri Sainte-Claire Déville à Rueil-Malmaison (voir ici le lien avec toutes des adresses GEPSA en Italie).

[Traduit de l’italien, « Voilà Gepsa », de macerie @ Settembre 7, 2014]


Historique de Gepsa (Cofely, GDF-SUEZ)

  • 1987 : création de Gepsa pour répondre à la demande de l’État de déléguer certaines fonctions à des entreprises privées dans le cadre d’un programme de modernisation du parc pénitentiaire.
  • 1990 : obtention, en association avec Eurest et Cofely d’un marché de fonctionnement de 5 établissements du programme 13 000 places, pour une durée de 11 ans.
  • 2002 : obtention dans le cadre du marché de renouvellement du programme 13 000, de 15 établissements pour une durée de 8 ans.
  • 2005 : GEPSA assure l’entretien maintenance de la base militaire de Satory pour une durée de 7 ans.
  • 2006-2009 : réalisation avec l’administration pénitentiaire d’un programme européen (Equal) en faveur la mise en réseau des différents acteurs de la réinsertion au profit des personnes les plus éloignées de l’emploi. Les initiatives qui ont été validées ont été essaimées sur un grand nombre d’établissements.
  • 2007 : obtention du Trophée national de l’entreprise citoyenne délivré par le Cidan sous le haut patronage du Sénat, récompensant des actions menées en faveur de la réinsertion.
  • 2009 : obtention de la prise en charge de 10 nouveaux établissements pénitentiaires issus du programme 13 200 places (dont 7 ont été construits en partenariat public-privé). Gepsa assure l’ouverture de ces 10 établissements en 18 mois.
  • 2010 : Gepsa renouvelle le marché de fonctionnement obtenu en 2002 pour 6 établissements.
  • 2011 : après 40 ans de gestion interne, l’administration pénitentiaire confie à Gepsa l’entretien-maintenance de la Maison d’arrêt de Fleury-Mérogis (3 500 places), au fur et à mesure de sa rénovation.

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Repris de Brèves du désordre

[Lincoln, Angleterre] Révolte au centre de rétention de ‘Morton Hall’ – 6 septembre 2014

AttentionAuFeuUne révolte a éclaté dans le centre de rétention (Immigration Removal Centre) de Morton Hall* près de Lincoln, après la mort d’un jeune originaire du Bangladesh (Rubel Ahmed, 26 ans) le 5 septembre, trois jours après son arrivée.

La révolte a explosé lors du petit-déjeuner le 6 septembre, et le personnel a été obligé de s’enfuir et de se réfugier dans une « zone de sécurité ».

Une équipe Tornado, nommée « groupe de réponse tactique national » a été appelé dans la prison pour mater l’émeute [d’une trentaine de retenus, selon la presse], qui a duré toute la journée. [Selon la presse, il y a eu plusieurs fenêtres brisées dans le centre, des dégâts dans le centre médical et dans certaines chambres.]

Solidarité avec les prisonniers en lutte partout !

*NdT : Ce centre de rétention (immigration removal centre), a ouvert en 2011 et est géré par l’administration pénitentiaire pour le compte de la police des frontières (UK Border Agency). Il enferme 392 prisonniers dans des chambres réparties en six unités. Morton Hall est l’un des douze centres de rétention du Royaume-Uni, qui sont utilisés pour enfermer les demandeurs d’asile en attente de décision, mais aussi ceux en attente d’expulsion dont la demande a été rejetée. Si Morton Hall est directement géré par l’AP, d’autres le sont par des entreprises privées.

Traduit de l’anglais de l’ABC Hurricane par brèves du désordre, September 8th, 2014 at 18:21

[Bruxelles, Belgique] Affiche et promenade contre toutes les prisons – Eté 2014

[Affiche] A propos de l’attaque incendiaire contre le chantier de la nouvelle prison à Anvers

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Affiche retrouvée sur les murs de Bruxelles en août 2014.

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tag apparu le long du canal à Bruxelles cet été

tag apparu le long du canal à Bruxelles cet été

voir lacavale.be

[Nantes] Manif de solidarité avec les prisonniers de la lutte anti-aéroport et tous les autres – 12 juillet 2014

Ce samedi, nous avons réussi à échanger avec des prisonniers et nous faire entendre de l’intérieur. Et oui, dehors, on vous oublie pas !!!!

NantesAntiTaule1207

Nous etions une centaine à partir depuis  le parking du carrefour La beaujoire en direction de la maison d’arrêt de Carquefou où Enguerrand et Simon sont enfermés, avec des centaines d’autres, des frères. Nous nous sommes dirigés vers la prison, mais un impressionnant dispositif policier nous a empêché de nous faire entendre par le devant de la prison. Qu’à cela ne tienne ! Nous nous sommes dirigés vers l’arrière de la prison, où une partie d’entre nous a pu traverser le champ de ronces et échanger quelques mots solidaires et fraternels avec les enchristés. Un court échange a pu s’installer et les quelques petards  lancés ont permis de nous faire entendre du reste de la détention.

Et oui les gars on vous oublie pas ! Condamnés de la lutte de l’aeroport ou de la débrouille quotidienne, dehors on répond présent. On n’est pas mort.

Ces quelques mots échangés étaient de trop pour les policiers, qui lancèrenet quelques grenades lacrimogènes. Ces dernières mirent d’ailleurs le feu à quelques broussailles déjà séchés par le vent et le soleil. La fumée qui s’en suivi mis, hélas, définitivement fin à notre conversation

Nous sommes alors reparti  pour nous disperser devant le Carrefour. Au moment du départ, alors que nous revenions sans s’être fait voler unE camarade,  les policiers ont controlé une voiture pour finir par embarquer un gars. Ce malheureux  portait un opinel dans sa poche…

On reviendra, on sera plus nombreux.

A bientôt, les frères !!!

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Une centaine de personnes a arpenté les alentours de la nouvelle prison de Nantes – à Carquefou -. Ces dernières semaines, plusieurs compagnons ont été jetés en prison, accusés d’avoir participé à la manifestation du 22 février contre l’aéroport et son monde.

Ces derniers jours, un détenu s’est suicidé dans cette même maison d’arrêt. C’est le septième décès dans cette nouvelle taule « à visage humain ».

Après avoir été bloqué par un important dispositif policier devant l’entrée, le cortège se fraie un détour entre les ronces pour atteindre les abords de la prison.

Des cris, slogans et fusées sont lancés sous l’œil du mirador. Les flics répliquent par plusieurs tirs de grenades lacrymogènes qui enflamment les broussailles.

Alors que les casqués font irruption au milieu des fourrés le petit cortège se replie. Les détenus ont pu nous entendre et crier à leur tour.

Une volute de fumée brune se répand à la verticale des barbelés.

feu

Repris d’indymedia nantes

[Grèce] Grève des prisonniers et attaque d’une agence bancaire en solidarité à Volos (juin 2014)

Les prisons suivantes ont participé au mouvement national de grève des plateaux [contre la création de prisons de haute sécurité, voir ici] continue (liste non-exhaustive) : Korydallos, Kerkyras, Domokos, Patras, Larissa, Alikarnassou, Diavaton, Grevenon, Nafplio, Avlonas, Nygritas Serron, etc.

La participation totale atteint les 90 %.


A Volos, Grèce, attaque solidaire contre une banque :

Nous avons mené à l’aube du 6 juin une attaque contre la banque Alpha Bank à l’angle des rues Athinon et Larissis.

Nous avons choisi une telle action comme un moyen d’attaque contre les plans de l’état pour la création de prisons de type C d’une part et de l’autre comme signe de solidarité avec les personnes en lutte emprisonnées.

Si vous voulez des vitrines sans aucune ride, vous devrez vous enfermer derrière les volets de sécurité.

Nous accueillons avec joie chaque action qui brise l’inertie et vise à la déconstruction totale de l’existant.

Lutte polymorphe jusqu’à la destruction de chaque structure autoritaire.

Poudre noire et feu contre toutes les prisons.

Anarchistes

Repris de non-fides.fr

On peut aller lire le texte du comité de lutte des prisons traduit du grec par contrainfo

[Tract/Bruxelles] Avis aux prisonniers du dedans et du dehors – Juin 2014

[Tract] Avis aux prisonniers du dedans et du dehors

avis-087bfCes paroles s’adressent à toi, toi qui es incarcéré dans les taules de l’Etat comme à toi qui es toujours plus enfermé dans cette ville de Bruxelles en train d’être transformée en prison à ciel ouvert.

Regarde autour de toi, mais regarde avec tes yeux, pas ceux des politiciens, des flics ou des chefs.

Pendant des années, de nombreuses mutineries ont secoué l’enfer carcéral. Depuis ces endroits où l’Etat met à l’écart ceux qui dérangent, ceux qui ne marchent pas au pas, ceux qui sont déclarés « indésirables » dans cette société de pouvoir et de fric, des cris de révolte et de vie ont surgi. Pour crier haut et fort que les barreaux tuent, que les cellules détruisent l’être humain, qu’une société qui enferme pour se protéger est elle-même une grande prison. L’Etat répond aujourd’hui à ces cris par plus de répression, par des cellules d’isolement, par des régimes stricts, par la construction de nouvelles prisons pour étouffer ces élans généreux de révolte et de solidarité.

Dehors, il y a aussi eu des révoltes qui ont secoué le joug de la normalité, des actions multiples et diffuses contre tout ce qui exploite et enferme. Pour affirmer que cette société nous dégoûte, que nous ne voulons pas d’une existence d’esclave abruti qu’elle nous offre et nous impose, que nous ne resterons pas les bras croisés quand la police assassine et torture, quand l’économie capitaliste pousse nos proches au bord du gouffre, de la dépression et du suicide, quand la machine sociale lave nos cerveaux pour devenir de braves citoyens obéissants et éteints. Chaque sabotage, chaque émeute, chaque attaque sont autant de cris de vie contre un monde qui nous veut tous morts ou esclaves de l’autorité. Et aujourd’hui, l’Etat transforme les quartiers populaires en zones taillées pour la classe moyenne et les bourges à coups de projets de lofts, de centres commerciaux et de boutiques de luxe ; il construit et aménage pour plaire aux eurocrates, entrepreneurs et représentants internationaux ; il entend couvrir la ville entière d’un filet resserré de vidéosurveillance pendant que les transports en commun ressemblent toujours plus à des check points en zones de guerre ; il serre les vis à tous les niveaux pour compliquer la survie et investit massivement dans la police et la sécurité. L’Etat construit des dizaines de nouvelles prisons aux quatre coins de la Belgique, il veut d’ailleurs construire une maxi-prison à Bruxelles. Mais son projet plus ambitieux encore est de transformer tous les possibles foyers de résistance en autant de couloirs du grand camp de concentration à ciel ouvert qu’est en train de devenir Bruxelles, et par extension toute la société.

Regarde maintenant à l’intérieur de toi-même. Ce que l’Etat veut étouffer, se trouve , à l’intérieur de toi. C’est ta capacité à réfléchir par toi-même, à penser et rêver de nouveaux mondes qui ne sont pas des prisons de fric et de pouvoir. C’est ta capacité à agir, à ne pas rester sur la défensive et te lamenter, mais à attaquer. Autant de soulèvements dans le monde entier, de la Tunisie en passant par l’Egypte, la Syrie, la Turquie, la Bosnie jusqu’au Brésil, ont déblayé l’obstacle probablement le plus important : l’erreur de croire que nous ne pouvons rien faire.

Débarrassons-nous alors de la résignation qui nous étouffe, interrompons la routine quotidienne du travail, du contrôle, des obligations imposées par le système et saisissons le temps et l’espace pour imaginer notre évasion.

Les battements de ton cœur s’accélèrent. Le sang pompe intrépidement dans tes veines. Tes yeux discernent clairement les contours de l’ennemi, ce monstre qui se compose de prisons, de flics, de capitalistes, de chantiers, de banques, d’institutions. Tes mains te démangent et saisissent la pierre, la bouteille remplie d’essence, la gâchette de l’arme, la main de ton complice. C’est l’adrénaline de l’évasion, le rêve de la liberté.

Pour la coordination des luttes à l’intérieur et à l’extérieur des murs.
La seule évasion possible, c’est la révolte !
VIVE L’INSURRECTION

Entre-temps du côté des révoltés…

Mi-juin 2014. A la prison de Bruges, une attaque ciblée rappelle à deux matons que leurs uniformes attireront toujours la rage de ceux qui ne sont pas prêts à subir les humiliations et la privation de liberté. Avec des armes improvisées, des pierres dans des chaussettes, des prisonniers les envoient à l’hôpital. A Merksplas, dans le camp de déportation, deux détenus se font la belle en maîtrisant une gardienne pour lui prendre les clés.

Début juin 2014. Le chantier de la nouvelle prison psychiatrique à Anvers est attaqué. Pendant la nuit, trois grues mobiles et un lourd générateur électrique sont incendiées. Ce chantier est d’ailleurs effectué par la même entreprise de construction, Denys, qui compte construire la maxi-prison à Bruxelles. Les bureaux des architectes à Ixelles qui dessinent la maxi-prison, la boîte Buro II & Archi+I, avaient d’ailleurs déjà été souillés avec des excréments.

Fin mai 2014. La veille des élections, à Wavre et à Veltem-Beisem près de Louvain, deux pylônes de transmission de radio, de télévision, de téléphonie et d’internet mobile sont sabotés. En plein cirque électoral, où les citoyens s’apprêtent à choisir leurs maîtres, ces sabotages provoquent un black-out important des communications.

Fin mai 2014. Un petit camion utilisé par le député de la N-VA Ben Weyts pour sa campagne électorale est incendié pendant la nuit. Le camion et tout le matériel de propagande est détruit, il était garé à la sortie du Ring de Bruxelles, à hauteur de Beersel.

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Tract distribué à Bruxelles, juin 2014