Archives du mot-clé flics porcs assassins

[Besançon] Riposte à une interpellation et sabotage d’une caméra de surveillance dans le quartier des 408

Dans la nuit de samedi à dimanche 15 juin, Une caméra de surveillance a été mise hors-service dans le quartier de la Grette aux 408. Le mât de la caméra a été scié à 90% à la disqueuse et les câbles ont été sectionnés. Cependant, les flics ont réussi à identifié une personne proche du lieu et l’ont placé en GAV avec comparution immédiate ce lundi 16 juin. Il a été condamné à 7 mois de prison dont 4 avec sursis et mise à l’épreuve avec mandat de dépôt. De plus, la ville de Besançon lui réclame une somme à hauteur de 4.645€ pour s’être révolté contre la surveillance. À sa sortie de prison, il devra aussi justifier d’un travail ou d’une formation et aura interdiction de se présenter à moins d’un kilomètre de l’avenue Brûlard

Cette même caméra avait permis aux porcs d’identifier six personnes suspectées d’avoir pris à partie une patrouille de police dimanche 8 juin 2014 alors qu’elle tentait d’interpeller un habitant du quartier pour une affaire de violence aux abords d’un stade. La voiture des flics est repartie avec de gros impacts sur le pare-brise et une portière vandalisée, tandis qu’un bleu aurait reçu des coups. Les flics sont revenus en masse dans le quartier jeudi 12 juin pour interpeller 4 hommes et deux femmes, accusé-es de ne pas être resté-es sages devant la police et ses méthodes connues des habitant-es des 408. Il-elle-s devaient être présenté-es devant un juge en comparution immédiate vendredi 13 juin 2014 pour « incitation à la rébellion », « rébellion » et « violence contre agent détenteur de la force publique » mais depuis nous n’avons aucune nouvelle de cette vengeance d’Etat.

Texte reformulé depuis plusieurs articles de la presse locale

[Nantes] Appel à manif et actions décentralisées contre la répression de la lutte anti-aéroport samedi 17 mai

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L’appel en anglais

[Nantes/NDdL] Vague d’arrestations et peines de prison ferme suite à la manif du 22 février dernier

Notre-Dame-des-Landes : jusqu’à un an de prison ferme pour des activistes

En février, une manifestation à Nantes contre le projet d’aéroport avait dégénéré en affrontements avec les forces de l’ordre.

Quatre hommes ont été condamnés mardi à Nantes en comparution immédiate à des peines allant de quatre mois de prison avec sursis à un an ferme, pour des dégradations et des violences commises lors de la manifestation nantaise du 22 février contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. L’un des prévenus a écopé d’un an de prison ferme avec mandat de dépôt pour des jets de projectiles sur des policiers, sans ITT (interruption temporaire de travail), et «fabrication d’engin explosif artisanal», en l’occurrence des canettes fumigènes. Des faits pour lesquels le parquet avait notamment requis six mois de prison et un mandat de dépôt, en raison du casier judiciaire du prévenu.

Deux autres jeunes hommes, âgés de 20 à 30 ans, ont été condamnés sans mandat de dépôt, par le tribunal correctionnel de Nantes, à des peines de quatre mois de prison ferme pour le premier et de deux mois de prison ferme avec révocation d’un sursis de deux mois, pour le second. Ils étaient poursuivis, l’un pour dégradations et vols en récidive commis dans les locaux de la TAN, les transports en commun de Nantes, et l’autre pour des jets de pierres sur des policiers. Le quatrième prévenu, âgé de 53 ans, poursuivi pour violences sur des policiers sans ITT, a écopé de quatre mois de prison avec sursis.

Au total, sept personnes interpellées lundi à Nantes ont été convoquées devant la justice.

Deux mineurs seront déférés devant le juge des enfants pour des faits de violences sur les forces de l’ordre – des jets de bouteille et de pavés – et dégradations d’un local Vinci, le groupe concessionnaire du futur aéroport. Le dernier individu se verra délivrer une convocation par un officier de police judiciaire aux fins de comparaître ultérieurement devant le tribunal correctionnel pour des faits de violences par jets de pétards contre les forces de l’ordre.

La manifestation anti-aéroport avait rassemblé, le 22 février à Nantes, un nombre record de participants (20 000 à 60 000 personnes selon les sources) et avait dégénéré. Une dizaine de policiers et gendarmes avaient été blessés et hospitalisés, selon la préfecture, et 14 personnes avaient été interpellées. Cinq jeunes gens, interpellés lors de la manifestation, ont par ailleurs été condamnés fin février à des peines allant de travaux d’intérêt général à de la prison ferme mais sans mandat de dépôt.

AFP via liberation.fr, 02/04/2014

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Arrestations suite à la manif du 22 fév. contre l’aéroport #NDDL : procès du 1er avril

[…] Dès le début d’après-midi, la salle de comparution immédiate du Tribunal de Grande Instance de Nantes est bondée. 

Des journaliste sont venus se régaler de la répression qu’ils ont complaisamment attisée contre les manifestant-e-s.

La Justice, à grand renfort de couverture médiatique, a décidé de s’acharner contre les manifestants perquisitionnés et arrêtés à Nantes au lendemain du triomphe du premier flic de France.

Les dossiers sont vides. La procureure à bien du mal à camoufler l’absence d’enquête sérieuse menées par les 30 flics spéciaux dépêchés à Nantes suite à la manifestation. La volonté de faire des exemples est évidente. Les prévenus passent en comparution immédiate, sans avoir pu préparer leur défense.

Après une parodie de procès dont les étapes sont écrites à l’avance, les peines s’abattent froidement sur les prévenus comme sur le public. Insupportables.

Une figure associative nantaise de 53 ans écope de 4 mois de prison avec sursis. Gratuitement. P. n’a pourtant aucun antécédent, à part celui de lutter pour le droit des sans abris. La peine est purement arbitraire : le prévenu est soupçonné d’avoir renvoyé vers les flics un seul des milliers de palets de lacrymogènes propulsés sur la foule à coups de lance-grenades. Puni pour avoir, à son échelle dérisoire, renvoyé la violence à l’envoyeur.

Deux jeunes manifestants, J. et G., soupçonnés d’avoir également résisté à la violence policière et pour l’un d’avoir récupéré un T-Shirt dans le local de la TAN écopent tous deux de prison ferme : 4 et 5 mois de taule. Des peines d’abattage. Il n’y a pas de mandat de dépôt pour eux.

Le coup de marteau le plus violent concerne le dernier prévenu, E., 23 ans. Militant déjà ciblé de nombreuses fois par le passé par les policiers, il est accusé d’avoir fabriqué un fumigène. Alors que la procureur requiert la lourde peine de 6 mois de taule, le Juge aux ordres décide carrément de multiplier par deux ces réquisitions déjà iniques. Il prononce 1 an de prison ferme pour E. Avec mandat de dépôt.

Perquisitionné hier matin, il part à la prison de Nantes ce soir. Les flics, évidemment présents en nombre, arborent un sourire satisfait.

La foule se met à crier de colère, à insulter les juges, la Justice. La salle est évacuée par des policiers nerveux alors que la copine et le bébé de E. sont empêché de lui glisser un dernier mot, une dernière caresse, avant qu’il soit transféré.

Une centaine de personnes défile ce soir en cortège jusqu’au centre ville en criant sa rage contre la Justice.

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Pas de Justice, pas de paix !

Solidarité avec les inculpés !

Repris d’indymedia Nantes, 2 avril 2014

NdCNE:

Dans la matinée de lundi 31 mars 2014, la police a annoncé via leurs organes de communication de la presse qu’une vague d’interpellations avaient eu lieu à Nantes en lien avec la manif émeutière du 22 février: 8 à 10 personnes ont été arrêtées, deux ont été disculpées.

[Calais] Retour sur deux semaines agitées

Retour sur deux semaines agitées à Calais. Après le siège et l’attaque d’un squat par des néonazis à Coulogne, la réquisition de quatre maisons vides à Calais, une manifestation de solidarité aux migrants et de réponse antifasciste, l’expulsion illégale, la réoccupation et de nouveau expulsion d’une des maisons occupées.

Besoin de soutiens à Calais !!!

 Le squat du 122 rue Émile Dumont Coulogne après le passage des fachos

Le squat du 122 rue Émile Dumont Coulogne après le passage des fachos

La situa­tion des migran­tEs à Calais est tou­jours aussi catas­tro­phi­que. Entre une répres­sion assu­mée par les pou­voirs publics et un manque de monde sur place, il y a tou­jours entre 400 et 500 réfu­giéEs qui dor­ment sous des tentes d’été, dans des camps de for­tune, avec un seul repas par jour et trois toi­let­tes de chan­tier. Les squats ouverts par les migran­tEs et leurs sou­tiens ne tien­nent jamais et cela même si le délai de 48h est sys­té­ma­ti­que­ment prouvé. Depuis quel­ques mois déjà, il y a une véri­ta­ble cam­pa­gne xéno­phobe menée la mairie, la pré­fec­ture et un groupe de fachos nommé « sau­vons calais » qui se pré­sen­tent comme « des voi­sins vigi­lants » avec appel à déla­tion concer­nant les squats et bana­li­sa­tion de la vio­lence. Ces deux der­niè­res semai­nes, on a vu un nou­veau cap se fran­chir dans l’expres­sion de la haine.

Petit retour sur deux semai­nes agi­tées :

Squat à Coulogne : attaque fasciste

Mi-Février, une ferme a été occu­pée par un couple franco-alle­mand de sans abri à Coulogne, une ville limi­tro­phe de Calais. Directement le groupe « sau­vons Calais » appelle à des ras­sem­ble­ments devant la maison, agi­tant le spec­tre d’une inva­sion des migrants dans une ban­lieue récep­tive aux dis­cours d’extrême droite. Si, dans un pre­mier temps, ils sont rejoint par des rive­rains inquiets, la plu­part vont vite se déso­li­da­ri­ser en voyant la tour­nure que pren­nent les événements. Les ras­sem­ble­ments « fami­liaux » de l’après-midi lais­sent la place en soirée à des atta­ques à coups de pierre sur la toi­ture de la maison, à des insul­tes sexis­tes et racis­tes et à des mena­ces de mort sous la pro­tec­tion com­plice de la police qui s’amu­sait de cette situa­tion. Le week-end du 22 février, des grou­pes néo-nazi ont rejoint les ras­sem­ble­ments entraî­nant une nou­velle montée des atta­ques (des­truc­tion de la toi­ture par jet de pierre, cock­tail Molotov et ten­ta­tive d’intru­sion dans la ferme). Les habi­tants et leurs sou­tiens quit­tent tem­po­rai­re­ment leur maison pré­ve­nus par des voi­sins d’un risque d’incen­die (fachos vus avec des bidons d’essence). La grange sera incen­diée la nuit même, malgré la pré­sence sur place des forces de l’ordre. A la suite de cela, les canards locaux publient des arti­cles démon­trant les liens entre les admi­nis­tra­teurs du grou­pes « sau­vons Calais » et les grou­pes néo-nazi (photo de l’un d’eux arbo­rant une croix gammé sur la poi­trine). Le ven­dredi sui­vant le groupe annonce la dis­so­lu­tion de sa vitrine (page Facebook).

Manif du 1er mars

Le samedi 1er mars, un ras­sem­ble­ment de soli­da­rité avec les migrants est orga­nisé et il sera l’occa­sion de voir s’affir­mer une soli­da­rité anti-fas­ciste. On retrouve dans ce ras­sem­ble­ment des migran­tEs, des habi­tan­tEs de Calais, les No-Border, les asso­cia­tions de sou­tien aux migran­tEs et des grou­pes anti-fa. 300 per­son­nes sont ras­sem­blées ce jour-là, pré­sence impor­tante pour une ville comme Calais. Ils se sont expri­més par un ras­sem­ble­ment festif et une balade sau­vage.

Salut ô toît

Dans le même temps, une autre réponse s’exprime par le biais d’un col­lec­tif com­posé de per­son­nes d’hori­zons poli­ti­ques et de natio­na­li­tés dif­fé­ren­tes lut­tant pour le droit au loge­ment pour toutes et tous sans dis­tinc­tion d’ori­gine. Le ven­dredi 28 février, la réqui­si­tion de 4 mai­sons appar­te­nant à la mairie et à l’OPH est rendue publi­que avec de soli­des preu­ves des 48h à l’appui (cour­rier recom­mandé, photo, vidéo, témoi­gna­ges authen­ti­fiés…), preu­ves direc­te­ment com­mu­ni­quées à la police et aux jour­na­lis­tes. La réponse poli­cière est immé­diate, les 4 lieux voient les four­gons de CRS défi­lés devant leur porte. Le seul bâti­ment appar­te­nant à la mairie est expulsé de manière illé­gale sans jus­ti­fi­ca­tion. Cette expul­sion a été très vio­lente, que ce soit pour les per­son­nes à l’inté­rieur ou à l’exté­rieur (plutôt réac­tif com­paré à la semaine der­nière, en moins d’une heure plus de huit four­gons de CRS et 5 voi­tu­res de police se sont poin­tés devant le squat). Les per­son­nes arrê­tées sont relâ­chées quel­ques heures plus tard sans aucune charge. Vu l’absence de déci­sion de jus­tice, les habi­tan­tEs déci­dent de réin­té­grer leur loge­ment le diman­che 2 mars au cours d’un goûter festif avec les voi­si­nEs. Le lundi matin ils sont réveillés par une société qui vient murer la maison et ils se feront de nou­veau expul­ser illé­ga­le­ment l’après midi, leurs affai­res se trou­vant murer à l’inté­rieur.

APPEL À SOUTIEN !

Il reste quand même 3 mai­sons occu­pées, (et pour les moti­vés 4000 bâti­ments vides…), 400 à 500 migrants à la rue, avec plein de tra­vaux à faire et un besoin de pré­sence pour tenir les lieux, face aux fachos et à la police en plus des besoins de soli­da­rité quo­ti­dienne.

Des indi­vi­duEs en lutte.

[Guyane] Deux nuits d’émeute contre la police à Cayenne (16 et 17 décembre 2013)

Un homme tué par des policiers en Guyane

« C’était chaud, très chaud », confie au Monde le magistrat de permanence au parquet de Cayenne. Dans la nuit de dimanche à lundi, vers 2 h 30 du matin, un homme d’une trentaine d’années a été expulsé par un vigile d’un dancing brésilien du chemin Troubiran, un quartier populaire partagé entre Cayenne et Rémire-Montjoly. « Il était armé, le vigile l’a signalé à une patrouille de police qui passait par là », explique le magistrat. « Les policiers sont descendus de voiture pour le contrôler, mais il aurait sorti un revolver pour le pointer sur eux, et les fonctionnaires ont répliqué », précise le parquet.

Selon les premiers éléments de l’enquête, deux policiers – sur les trois de la patrouille – ont fait usage de leur arme de service. « L’homme est tombé au sol et il a continué à pointer son arme vers les fonctionnaires, qui ont tiré à nouveau. Il y plusieurs impacts de balles à l’abdomen et aux jambes », précise Olivier Le Cardinal, directeur départemental de la sécurité publique de Guyane.

VÉHICULES CAILLASSÉS

« Les gens qui étaient dans le dancing sont sortis et s’en sont pris aux policiers », ajoute le magistrat du parquet. Plus d’une centaine de personnes, selon des témoins, ont lancé des bouteilles de bière et des pierres sur les policiers et les secours venus porter assistance au blessé. « Les véhicules des policiers, du Samu et des pompiers ont été caillassés », explique Ivan Auriel, le procureur de la République, sur la chaîne publique Guyane Première.

Arrivés sur place, des renforts de police et de gendarmerie ont lancé des grenades lacrymogènes et opéré des tirs de semonces pour faire reculer les émeutiers et permettre l’évacuation du blessé et des policiers pris à partie. La victime est décédée à son arrivée à l’hôpital, vers 4 heures du matin.

Deux policiers – les deux tireurs présumés – ont été placés en garde à vue au service régional de police judiciaire dans le cadre d’une enquête ouverte pour homicide par agent de la force publique, et un homme soupçonné d’avoir participé aux violences contre les fonctionnaires a été mis en garde à vue au commissariat de Cayenne. Les deux policiers ont été relâchés lundi en début de soirée et la garde à vue de l’émeutier présumé a été prolongé

« QUARTIER SENSIBLE »

Le quartier de Troubiran a été classé fin 2012 en Zone de Sécurité Prioritaire (ZSP), en même temps qu’une partie de Cayenne, Matoury et toute la commune de Kourou, mesures élargies cette année à l’ensemble de Matoury et Rémire-Montjoly, dans la banlieue de Cayenne.

Secteur d’habitat souvent illégal et précaire, Troubiran est « un quartier sensible, particulièrement surveillé dans le cadre de la ZSP », explique t-on au parquet. Si les Zones de Sécurité Prioritaire ont permis d’infléchir la hausse de certains paramètres de l’insécurité en Guyane, rapporté au nombre d’habitants, ce département français d’Amérique du sud – où un habitant sur quatre vit sous le seuil de pauvreté, avec un taux de chômage de 22 % et une forte immigration clandestine – reste l’une des régions les plus criminogènes de France.

Leur presse – LeMonde.fr (Laurent Marot), 17/12/2013 à 09h01

Un contrôle d’identité qui vire au drame

La nuit a été marquée par les violences sur la piste Tarzan à Cayenne. Un homme est décédé après des échanges de coups de feu avec la police lors d’une patrouille. Plusieurs centaines de personnes, se sont ensuite interposées violemment à l’intervention des forces de l’ordre.

Ce matin un homme est mort suite à un échange de coups de feu avec les forces de l’ordre. S’en est suivi une émeute : 200 à 300 personnes, se seraient opposés violemment à la police en jetant divers projectiles.

Un simple contrôle d’identité tourne au drame

A l’origine des violences, une patrouille de police qui, vers 2h30 dans la nuit de dimanche à lundi, a dit être menacée par une personne armée qui a refusé un contrôle d’identité. S’ensuit un échange de coups de feu qui se transforme en véritable émeute lorsque 200 à 300 personnes, selon les premières déclarations, se sont interposées et auraient, pour la plupart ouvert aussi le feu et jeté des projectiles. Le renfort de la gendarmerie a été nécessaire.

L’intervention des secours n’a pu être possible qu’après sécurisation des lieux par les forces de l’ordre. L’individu contrôlé par la police a été transporté, inconscient, au centre hospitalier. Il a reçu sept balles. Il est mort des suites de ses blessures, tôt ce matin.

Ouverture de deux enquêtes par le parquet

Deux procédures sont en cours nous informe le parquet : une enquête pour homicide à l’encontre de la victime confiée à la police judiciaire et une autre enquête pour le commissariat de Cayenne suite aux violences urbaines.
Un personne soupçonnée d’avoir participé à celles-ci est placée en garde-à-vue depuis ce matin .

Leur presse – Guyane la 1ère (Franck Leconte), 16/12/2013 à 12h24

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Nuit de violence au quartier la Mâtine à Cayenne

Des affrontements ont eu lieu cette nuit dans le quartier de la Mâtine à Cayenne. Une vingtaine de jeunes s’en sont pris aux forces de l’ordre par des jets de projectiles. L’homme abattu, piste Tarzan, par des policiers après les avoir menacé de son arme habitait la Mâtine.

Après la piste Tarzan la veille, des incidents ont enflammé le quartier de la Mâtine à Cayenne. L’homme décédé hier sur la piste Tarzan était originaire de ce quartier réputé sensible de Cayenne.

Le calme rétabli au bout de 3h00

La plupart des jeunes impliqués dans ces affrontements, une vingtaine au total sont des personnes qui connaissaient l’homme abattu par les policiers. Ils réclament justice pour leur ami tué, pour eux, sans raison. Il était 22h00 quand les bagarres avec la police ont commencé. Les forces de l’ordre ont pu rétablir le calme vers 1h00 du matin.

Trois personnes dont le frère de la victime ont été interpellées.
S’agissant des faits de la veille survenus sur la piste Tarzan, les deux enquêtes se poursuivent. Une est menée par la police judiciaire à l’encontre des deux gardiens de la paix pour homicide puis une deuxième du commisariat de Cayenne pour violences urbaines.

Leur presse – Guyane la 1ère (Franck Leconte), 17/12/2013 à 08h40

Un autre article de la presse guyanaise précise que cette nuit d’émeute dans le quartier La Mâtine a débuté par trois feux de poubelles et l’incendie d’une carcasse de moto. Suite à l’intervention des pompiers et aussi des flics, ces derniers ont essuyé des jets de pétards et de bouteilles puis ont répliqué par des tirs de grenades lacrymo. Lors d’une charge policière, trois personnes ont été interpellées.

On apprend également que la personne tuée a reçu sept tirs de la police: les deux flics soupçonnés des tirs sont rapidement sortis de leur garde-à-vue. Celles des trois émeutiers présumés ont été prolongées de 24h.

[Suède] Poste de police attaqué en solidarité avec les antifascistes arrêtés lors de l’opération ‘Eskil’ – Växjö, 19 novembre 2013

Dans les premières heures de la matinée du 19 novembre, les forces spéciales de la police nationale et le SÄPO ont organisé une descente appelée opération Eskil. Les cibles étaient un groupe d’antifascistes de différentes parties du centre de la Suède. Certaines personnes ont été arrêtées, accusées d’avoir attaqué des nazis, et dans plusieurs logements perquisitionnés, les flis ont affirmé avoir trouvé de nombreuses armes et du matériel pour la construction d’engins incendiaires.

Même si nous ne partageons pas les points de vues socialistes avec les antifascistes, nous ne partageons qu’un ennemi commun et l’ennemi de note ennemi est notre ami.

En réponse à l’attaque des flics contre nos co-combattants, nous avons décidé d’attaquer les flics. Dans la soirée du 19 novembre, nous avons brisé les fenêtres d’entrée d’un poste de police à Växjö, au sud de la Suède.

Une action modeste, pas moins une promesse de ce qu’il va arriver quand ils attaquent nos camarades.

Quelques anarchistes avec une passion pour la haine du flic

Traduit de l’anglais de 325, 21 novembre à 16h37

[Chili] Emeutes partout lors du 40ème anniversaire du coup d’Etat de Pinochet – 11 septembre 2013

Voici une reformulation rapide de ce qui a pu être raconté dans la presse chilienne à propos des manifestations de commémoration du coup d’Etat de Pinochet en 1973 dans de nombreuses villes chiliennes:

  • A Valparaiso et Vina del Mar:

Vers 22h, des encapuchados affrontent  la police devant l’université Playa Ancha, après avoir bloqué le trafic en montant des barricades. De grands axes routiers sont coupés dans la région de Paso Hondo et les rues du quartier de l’Université Technique Federico Santa María sont en proie aux flammes de plusieurs barricades.

Dans le secteur de la vallée de l’Aconcagua, le sous-préfet de police, Francisco Castro, s’est fait casser le nez alors qu’il participait à un contrôle en compagnie de képis de la municipalité de San Felipe. Deux barricades à San Felipe, neufs dans les Andes… Et six interpellations au total dans la région.

  • A Concepcion:

Vers 20h sur l’Avenida 21 de Mayo, plusieurs barricades bloquent la circulation. Trois heures plus tard, des combats de rues ont lieu à Cerro La Pólvora. Un groupe d’encapuchados s’attaquent à plusieurs banques (mais d’après la presse, la banque ‘Edwards’ a été la plus touchée).

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Vers 01h30, un magasin de l‘avenida Manuel Rodriguez se fait piller (il s’agirait du magasin alimentaire ‘ Super Pollo‘). Peu avant 03h, un groupe de manifestants balance tout ce qu’ils ont à portée de main sur les keufs et journalistes. Il y aurait eu 15 arrestations dans la soirée, selon un chef de police.

  • A Valdivia:

La presse rapporte que les flics sont intervenus en catastrophe pour empêcher le pillage d’un supermarché ‘Unimarc‘ situé dans la rue René Schneider.

  • A Santiago:

Un chef de police, Rodolpho Pacheco, a été touché par un cocktail molotov à Cerro Navia: souffrant d’un « traumatisme crânien », il a dû être immédiatement transporté aux urgences par hélico.

Le keuf sur son lit d'hôpital

Le keuf sur son lit d’hôpital

Dans les rues Salomón Sack et Soberanía, un supermarché ‘Unimarc‘ a été pillé et incendié: l’intervention rapide des pelotons de flics et de pompiers a écourté l’expropriation incendiaire.

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De nombreux quartiers de Santiago (Quilicura, La Platina, Conchalf, Renca et San Miguel) ont été plongés dans le noir total après des actes de sabotage: au total, plus de 104.000 personnes ont été privées d’électricité dans près de 18 communes selon Chilectra.

Sinon, trois bus de TranSantiago ont été crâmés entièrement dans divers secteurs de la ville, ainsi que sept minibus. L’incendie d’un bus situé dans le quartier de Lo Prado s’est propagé à un supermarché. Des barricades enflammées illuminaient les rues de nombreux quartiers.

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Des banques ont été attaquées, dont la banque d’Etat de l’avenue San Pablo (Lo Prado):

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Au final, 32 personnes ont été arrêtées, 13 flics auraient eu de graves blessures (comprenant également plusieurs tirs d’armes à feu, dont des tirs de chevrotine).

Il y aurait 68 personnes toujours détenues sur les 264 arrêtées dans l’ensemble du pays. Dans la nuit du 10 au 11 septembre, les flics ont procédé à près de 1.414 contrôles d’identité et 3.070 contrôles de véhicules.

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Ci-dessous la dépêche AFP (12/09/2013, 14h42):

Chili : 42 policiers blessés, 264 manifestants arrêtés après de violents heurts

Quarante-deux policiers ont été blessés et 264 personnes arrêtées lors des violentes manifestations qui ont marqué, dans la nuit de mercredi à jeudi à Santiago, la commémoration du coup d’Etat contre Salvador Allende il y a 40 ans, selon un bilan officiel.

Ce bilan, publié jeudi, ne précise pas le nombre de manifestants blessés durant ces heurts qui se sont produits dans la périphérie de la capitale chilienne.

Parmi les policiers blessés, six ont été grièvement atteints par balles ou par des jets d’acide, a dit le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Andrés Chadwick.

Le chef de la police de la région de Santiago, le général Rodolfo Pacheco, figure parmi les blessés et souffre d’un « traumatisme cérébral » après avoir été touché par un cocktail Molotov.

Le ministre a ajouté que 264 manifestants avaient été arrêtés.

Trois autobus et sept minibus ont d’autre part été incendiés en plus de cinq voitures particulières dans ces violences qui avaient commencé en début de journée mercredi.

Afin de limiter les débordements, récurrents à cette date anniversaire, les autorités avaient mis en place un plan spécial comprenant le déploiement de 8.000 policiers supplémentaires dans la capitale.

Des incidents se sont également produits dans les villes de Valparaíso (120 km à l’ouest de Santiago) et Concepción (500 km au sud).

Le pays commémorait mercredi le renversement, le 11 septembre 1973, du président socialiste Salvador Allende par le général Augusto Pinochet.

La dictature militaire (1973-1990) a fait 3.200 morts et disparus alors que 38.000 personnes ont été détenues et torturées.

[Suisse/Publication] Journal ‘Esquive’ : en souvenir d’Umüt, pour soutenir Erdal, Yunus et tous les autres

UMÜT KIRAN
10.09.1991 – 18.04.2010
ASSASSINÉ PAR LA POLICE

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Dans le dernier numéro d’Esquive, nous vous parlions d’un jeune qui s’était fait tirer dessus par la police lors d’une descente chez lui, dans le quartier des Acacias à Genève. Il ne s’agit pas d’un cas isolé. En Suisse romande, les crimes policiers se multiplient d’année en année, causant parfois la mort d’individus qui ont le point commun de ne pas avoir des ennuis pour délinquance fiscale.

En 2010, la police cantonale vaudoise s’est rendue coupable de deux assassinats en moins de deux mois. « Il peut crever, ça fait 50 minutes qu’il respire la fumée » disait un maton au téléphone à son collègue policier, qui lui à répondu «ça lui fait du bien, [à ce] connard».

Et ben il est mort, Skander Vogt, enfermé depuis 10 ans alors qu’il était condamné à vingt mois. Et lorsqu’un mois plus tard, un agent de la même police tire sept balles au fusil mitrailleur sur une voiture volée tuant Umüt – 18 ans – d’une balle dans la tête, on se dit qu’ils le font exprès. Un non-lieu a été prononcé en première instance par les tribunaux de Lausanne et de Fribourg pour les plaintes déposées par les familles des morts.

Erdal, le frère d’Umüt, et Yunus sont aujourd’hui accusés de mis en danger de la vie d’autrui.

Lorsque la police assassine, la justice acquitte les assassins. Et elle ne se gène pas pour attaquer les proches des victimes.

On nous dit que policier est un métier difficile et dangereux. Mais rappelons que le dernier flic vaudois mort dans l’exercice de ses fonctions s’est pris une balle d’un collègue lors d’un entrainement en 2002. Qu’ils s’entretuent s’ils le veulent mais qu’ils laissent les autres en paix.

C’est en souvenir d’Umüt, pour soutenir Erdal, Yunus et tous les autres que ces pages ont été rédigées

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Le blog du journal: esquive.noblogs.org

[Allemagne] Affiche contre la police – Août 2013

BistduSicherDepuis quelques jours, une nouvelle affiche contre les flics est apparue dans quelques villes. Où que tu regardes, les flics répriment, harcèlent, contrôlent et tuent ! Dans ton quotidien, dans la rue, ou comme il y a quelques jours où les flics ont perquisitionné des appartements et des maisons à Berlin pour intimider les gens et briser la résistance. Mais ils sous-estiment la force de la solidarité et notre désir de liberté s’ils croient qu’ils peuvent nous arrêter si facilement !

Pour une vie incontrôlée et sans domination !

Tu es sûr ?

Que ceux en armes et en uniforme patrouillent dans les rues pour ta sécurité ?

Que leur présence, que la normalisation du contrôle et de la surveillance rendent ta vie plus sûre et donc plus libre ?

Que tu as besoin de quelqu’un qui te dit ce que tu as à faire ou pas, et qui t’explique de quoi ou de qui tu dois avoir peur, ce qui est bon ou mauvais pour toi ?

Que tu veux que quelqu’un règle pour toi de prétendus conflits, en les déplaçant simplement avec violence, avec des menaces et des punitions ?

Que les rapports entre les gens, comme leurs conflits, devraient être maîtrisés par des règlements, des ordres, des contraintes, par les positions sociales et financières ?

Sûrement pas !

Car là où nos vies sont contrôlées et déterminées par d’autres, où le choix individuel de comment nous nous faisons exploiter est vendu pour de la liberté.

Là où la fortune, tout comme une vie en « paix », n’est possible que par la situation merdique et la souffrance des autres, nous sommes sûrs que :

Il n’y a pas de vie en liberté sans révolte contre ce système, contre ces conditions, contre toute autorité, contre toute domination !

Les flics et autres chiens de garde ne sont ni des amis, ni des aides !

Traduit de l’allemand par non-fides.fr de No Prison No State, 16 août 2013

[USA/Flics porcs assassins] Un tagueur de 18 ans tué à coups de taser par la police – Miami, soirée du 6 août 2013

Polémique après la mort d’un adolescent tué au Taser

Dans un épisode confus, un jeune homme de 18 ans a trouvé la mort après avoir été reçu une décharge d’un pistolet Taser.

fpaIsrael Hernández-Ilach, un jeune migrant colombien de 18 ans a trouvé la mort après avoir été reçu une décharge d’un pistolet taser par un policier à Miami, mardi soir, le 6 août. L’épisode a eu lieu alors que le jeune homme faisait un graffiti sur un mur.

Il a essayé de fuir, mais a été rattrapé par un policier, relate le journal Nuevo Herald. Selon le quotidien, ce policier avait reçu six plaintes pour « usage excessif de la force et agression physique »

Félix Fernández, un ami qui accompagnait le jeune colombo-américain, l’a retrouvé allongé sur le sol « rigide et sans mouvements » quelques minutes après. Selon lui, les policiers ne semblaient pas être perturbés :« ils rigolaient et faisaient des blagues sur sa capture ». Une ambulance est arrivée sur place mais c’était trop tard pour Hernández-Ilach.

Jeudi après-midi, près de 100 personnes se sont réunies à Miami Beach pour commémorer la vie du jeune homme et exiger justice. Le policier a été suspendu pendant trois jours alors qu’une enquête plus exhaustive doit avoir lieu.

Leur presse confuse – Courrier International, 09/08/2013