Archives du mot-clé guerre sociale

[Bristol, Angleterre] Feu à l’armée !

Attaque de la base de cadets* de l’armée à Bristol (Royaume-Uni)

voiture_en_feuNous avons agi en amont du sommet de l’OTAN qui se réunira à Newport afin de poursuivre leur pouvoir belliqueux déguisé en bienveillant du maintien de la paix internationale. Pour être clair, cette «paix» qu’ils veulent garder est celle de l’ordre capitaliste: la «paix» de produire, de consommer et d’obéir.

La rhétorique de l’OTAN de démocratie et de droits humains cache sa force de colonisation offensive vu qu’il se déplace dans des zones stratégiques pour les ressources et le contrôle politique. Pendant ce temps, sur le « front intérieur », le rôle de supprimer « l’ennemi intérieur » est tout à fait clair. L’OTAN, conscient de l’insurrection qui a éclaté au cours du « printemps arabe » juste en dessous de la frontière méditerranéenne, a exposé le rapport des « opérations en zone urbaine en 2020″ prévoyant « des scénarios des armées engagées manuellement pour étouffer les révoltes des pauvres dans les banlieues des grandes villes occidentales« . Les pouvoirs en place peaufinent clairement ce type de guerre contre-insurrectionnelle autant que le conflit militaire entre les États dans le futur assombri de l’effondrement avancé de la société, de l’économie et des catastrophes écologiques.

Nous avons choisi la base des cadets de l’armée dans le nord-est de Bristol, brûlant une voiture et un minibus. A titre d’exemple de la façon dont la militarisation progresse dans le tissu de la vie quotidienne. Au cours des dernières années, la commissaire des écoles, Elizabeth Sidewell, a suggéré que chaque école devrait avoir une force commune de cadets* « afin d’augmenter quotidiennement le contact et l’influence des forces armées auprès des jeunes » dans le but d’assurer l’assistance continue de la population. La présence de l’armée, même dans les écoles, est présentée comme une composante naturelle de la « communauté » et que la concurrence, la discipline et l’obéissance de haut en bas sont des caractéristiques nécessaires.

Nous sommes solidaires avec ceux qui sont descendus dans les rues il y a 3 ans en août 2011, ainsi que ceux qui ont récemment été dans les rues de Ferguson, une autre zone actuellement sous traitement militaire. Après ces moments insurrectionnels, le gouvernement a vu l’une des fonctions de sa poussée pour plus de soldats et l’implication des militaires dans l’éducation en général comme gardant les jeunes hors de l’agitation et les empêchant d’être « anti-social ». L’École Phoenix à Oldham, des académies militaires et autres sont autant de manifestations de cette promotion de la discipline aveugle et du nationalisme.

Feu à l’armée !

Des anarchistes quelconques

Traduit de indymedia UK, 29/08/2014

Note:

* Dans de nombreux pays, un cadet est un élève officier, un militaire en formation

[Interlaken, Suisse] Action contre la conférence de l’OSCE sur le terrorisme – 27 avril 2014

A l’occasion de la conférence contre le terrorisme de l’OSCE, aujourd’hui nous avons mené plusieurs actions à Interlaken*. Plusieurs banderoles sur la politique frontalière, le « terrorisme » et la répression ont été suspendues dans et autour de Interlaken. L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (l’OSCE) est complice de la mort de milliers de réfugiés en Méditerranée, cela soulève la question: Qui est le terroriste ?
Le pouvoir de l’État et les contraintes du capitalisme provoquent des milliers de victimes chaque jour.
Pour nous, c’est clair – le terroriste c’est l’Etat !

Plus de 23.000 morts aux frontières de l'Europe.

Plus de 23.000 morts aux frontières de l’Europe.

En solidarité avec les prisonniers de la révolte en Turquie

En solidarité avec les prisonniers de la révolte en Turquie

"Le terroriste c'est l'Etat * Liberté pour Marco Camenish !"

« Le terroriste c’est l’Etat * Liberté pour Marco Camenish ! »

"Détruisons les frontières et les prisons"

« Détruisons les frontières et les prisons » (avec un slogan en grec)

en italien sur la banderole: "Le terroriste c'est l'Etat * Chiara, Claudio, Mattia, Niccolo libres !"

en italien sur la banderole: « Le terroriste c’est l’Etat * Chiara, Claudio, Mattia, Niccolo libres ! »

Lire l'affiche traduite de l'allemand ci-dessous

Lire l’affiche traduite de l’allemand ci-dessous

L’affiche placardée:

Les 28 et 29 avril a lieu ici à Interlaken* la « conférence contre le terrorisme » de l’OSCE (l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe). Mais qui est terroriste ?

Depuis l’attaque du World Trade Center le 11 septembre 2001 à New-York, quelque chose s’est fait dans le domaine de la lutte « antiterroriste ». D’innombrables Etats ont adopté de nouvelles loispour pouvoir agir contre les soi-disant « terroristes ». Des Etats mettent précisément en application des lois anti-terroristes pour combattre les gens qui résistent et leur organisation. Tous ce-lles-ux qui n’acceptent pas l’Etat et l’ordre capitaliste et qui les remettent en cause et les combattent sont intimidé-es, puni-es, enfermé-es et isolé-es.

Cependant, nous ne voulons pas faire appel à la politique des pays respectifs et nous n’exigeons aucune autre loi. Car il est clair que lois et droits – qui sont imposées/donnés aux gens par l’Etat – ne servent qu’à maintenir le pouvoir en place. Nous ne voulons rien demander, mais attaquer les structures du pouvoir ! Nous ne voulons ni du WEF ni de l’OSCE, nous ne voulons pas être dominé-es par les auteurs de la violence d’Etat.

Parce que les Etats sont en possession du monopole de la violence et jouent aussi de cela tous les jours. Quelques exemples sont:

  • Les Etats envisagent vos intérêts dans la guerre.
  • Les Etats défendent leurs frontières et sont responsables de la mort de plusieurs milliers de réfugiés (Plus de 23.000 réfugiés sont morts noyés en Méditerranée depuis 2000)
  • Les Etats font de grosses affaires avec les armes.
  • Les Etats divisent les gens entre résidents et étrangers.
  • Les Etats enferment des milliers de personnes dans les prisons.
  • Les Etats fournissent la base pour l’exploitation et l’oppression.
  • Les Etats développent de nouveaux systèmes d’armes, produisent et vendent des armes.

Le capitalisme pousse continuellement les États à une compétition les uns avec les autres (meilleur emplacement, plus de croissance, niveau de salaire inférieur…) et conduit ainsi à la destruction de l’homme et de la nature. Les États ont besoin d’entreprises solides et rentables, et qu’elles se décident pour les États-nations respectifs, et doivent offrir au Etats des conditions aussi favorables que possible. Aucun État prend au sérieux, peu importe l’environnement ou les conditions de vie du peuple. Ainsi se perpétuera – provoqués par la logique capitaliste – la destruction de la nature, les personnes forcées de fuir, les réfugiés de guerres et les exploités. La quête imparable de profit qui est inhérente au capitalisme pousse l’humanité dans le gouffre. Nous sommes convaincu-e-s que seul un changement radical pour en finir avec les conditions actuelles de la misère peut se propager. Nous voulons et avons besoin d’une économie axée sur des personnes selon les besoins et non sur des profits.

Qu’ils nous appellent terroristes ou extrémistes, nous continuons à lutter pour un monde sans exploitation ni oppression !

Contre l’Etat et le capitalisme.

Pour un monde sans hiérarchie !

Traduction de l’allemand de ch.indymedia.org, 27 avril 2014

* Petite ville du canton de Berne

[Nantes/NDdL] Vague d’arrestations et peines de prison ferme suite à la manif du 22 février dernier

Notre-Dame-des-Landes : jusqu’à un an de prison ferme pour des activistes

En février, une manifestation à Nantes contre le projet d’aéroport avait dégénéré en affrontements avec les forces de l’ordre.

Quatre hommes ont été condamnés mardi à Nantes en comparution immédiate à des peines allant de quatre mois de prison avec sursis à un an ferme, pour des dégradations et des violences commises lors de la manifestation nantaise du 22 février contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. L’un des prévenus a écopé d’un an de prison ferme avec mandat de dépôt pour des jets de projectiles sur des policiers, sans ITT (interruption temporaire de travail), et «fabrication d’engin explosif artisanal», en l’occurrence des canettes fumigènes. Des faits pour lesquels le parquet avait notamment requis six mois de prison et un mandat de dépôt, en raison du casier judiciaire du prévenu.

Deux autres jeunes hommes, âgés de 20 à 30 ans, ont été condamnés sans mandat de dépôt, par le tribunal correctionnel de Nantes, à des peines de quatre mois de prison ferme pour le premier et de deux mois de prison ferme avec révocation d’un sursis de deux mois, pour le second. Ils étaient poursuivis, l’un pour dégradations et vols en récidive commis dans les locaux de la TAN, les transports en commun de Nantes, et l’autre pour des jets de pierres sur des policiers. Le quatrième prévenu, âgé de 53 ans, poursuivi pour violences sur des policiers sans ITT, a écopé de quatre mois de prison avec sursis.

Au total, sept personnes interpellées lundi à Nantes ont été convoquées devant la justice.

Deux mineurs seront déférés devant le juge des enfants pour des faits de violences sur les forces de l’ordre – des jets de bouteille et de pavés – et dégradations d’un local Vinci, le groupe concessionnaire du futur aéroport. Le dernier individu se verra délivrer une convocation par un officier de police judiciaire aux fins de comparaître ultérieurement devant le tribunal correctionnel pour des faits de violences par jets de pétards contre les forces de l’ordre.

La manifestation anti-aéroport avait rassemblé, le 22 février à Nantes, un nombre record de participants (20 000 à 60 000 personnes selon les sources) et avait dégénéré. Une dizaine de policiers et gendarmes avaient été blessés et hospitalisés, selon la préfecture, et 14 personnes avaient été interpellées. Cinq jeunes gens, interpellés lors de la manifestation, ont par ailleurs été condamnés fin février à des peines allant de travaux d’intérêt général à de la prison ferme mais sans mandat de dépôt.

AFP via liberation.fr, 02/04/2014

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Arrestations suite à la manif du 22 fév. contre l’aéroport #NDDL : procès du 1er avril

[…] Dès le début d’après-midi, la salle de comparution immédiate du Tribunal de Grande Instance de Nantes est bondée. 

Des journaliste sont venus se régaler de la répression qu’ils ont complaisamment attisée contre les manifestant-e-s.

La Justice, à grand renfort de couverture médiatique, a décidé de s’acharner contre les manifestants perquisitionnés et arrêtés à Nantes au lendemain du triomphe du premier flic de France.

Les dossiers sont vides. La procureure à bien du mal à camoufler l’absence d’enquête sérieuse menées par les 30 flics spéciaux dépêchés à Nantes suite à la manifestation. La volonté de faire des exemples est évidente. Les prévenus passent en comparution immédiate, sans avoir pu préparer leur défense.

Après une parodie de procès dont les étapes sont écrites à l’avance, les peines s’abattent froidement sur les prévenus comme sur le public. Insupportables.

Une figure associative nantaise de 53 ans écope de 4 mois de prison avec sursis. Gratuitement. P. n’a pourtant aucun antécédent, à part celui de lutter pour le droit des sans abris. La peine est purement arbitraire : le prévenu est soupçonné d’avoir renvoyé vers les flics un seul des milliers de palets de lacrymogènes propulsés sur la foule à coups de lance-grenades. Puni pour avoir, à son échelle dérisoire, renvoyé la violence à l’envoyeur.

Deux jeunes manifestants, J. et G., soupçonnés d’avoir également résisté à la violence policière et pour l’un d’avoir récupéré un T-Shirt dans le local de la TAN écopent tous deux de prison ferme : 4 et 5 mois de taule. Des peines d’abattage. Il n’y a pas de mandat de dépôt pour eux.

Le coup de marteau le plus violent concerne le dernier prévenu, E., 23 ans. Militant déjà ciblé de nombreuses fois par le passé par les policiers, il est accusé d’avoir fabriqué un fumigène. Alors que la procureur requiert la lourde peine de 6 mois de taule, le Juge aux ordres décide carrément de multiplier par deux ces réquisitions déjà iniques. Il prononce 1 an de prison ferme pour E. Avec mandat de dépôt.

Perquisitionné hier matin, il part à la prison de Nantes ce soir. Les flics, évidemment présents en nombre, arborent un sourire satisfait.

La foule se met à crier de colère, à insulter les juges, la Justice. La salle est évacuée par des policiers nerveux alors que la copine et le bébé de E. sont empêché de lui glisser un dernier mot, une dernière caresse, avant qu’il soit transféré.

Une centaine de personnes défile ce soir en cortège jusqu’au centre ville en criant sa rage contre la Justice.

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Pas de Justice, pas de paix !

Solidarité avec les inculpés !

Repris d’indymedia Nantes, 2 avril 2014

NdCNE:

Dans la matinée de lundi 31 mars 2014, la police a annoncé via leurs organes de communication de la presse qu’une vague d’interpellations avaient eu lieu à Nantes en lien avec la manif émeutière du 22 février: 8 à 10 personnes ont été arrêtées, deux ont été disculpées.

[Suisse/Publication] Journal ‘Esquive’ : en souvenir d’Umüt, pour soutenir Erdal, Yunus et tous les autres

UMÜT KIRAN
10.09.1991 – 18.04.2010
ASSASSINÉ PAR LA POLICE

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Dans le dernier numéro d’Esquive, nous vous parlions d’un jeune qui s’était fait tirer dessus par la police lors d’une descente chez lui, dans le quartier des Acacias à Genève. Il ne s’agit pas d’un cas isolé. En Suisse romande, les crimes policiers se multiplient d’année en année, causant parfois la mort d’individus qui ont le point commun de ne pas avoir des ennuis pour délinquance fiscale.

En 2010, la police cantonale vaudoise s’est rendue coupable de deux assassinats en moins de deux mois. « Il peut crever, ça fait 50 minutes qu’il respire la fumée » disait un maton au téléphone à son collègue policier, qui lui à répondu «ça lui fait du bien, [à ce] connard».

Et ben il est mort, Skander Vogt, enfermé depuis 10 ans alors qu’il était condamné à vingt mois. Et lorsqu’un mois plus tard, un agent de la même police tire sept balles au fusil mitrailleur sur une voiture volée tuant Umüt – 18 ans – d’une balle dans la tête, on se dit qu’ils le font exprès. Un non-lieu a été prononcé en première instance par les tribunaux de Lausanne et de Fribourg pour les plaintes déposées par les familles des morts.

Erdal, le frère d’Umüt, et Yunus sont aujourd’hui accusés de mis en danger de la vie d’autrui.

Lorsque la police assassine, la justice acquitte les assassins. Et elle ne se gène pas pour attaquer les proches des victimes.

On nous dit que policier est un métier difficile et dangereux. Mais rappelons que le dernier flic vaudois mort dans l’exercice de ses fonctions s’est pris une balle d’un collègue lors d’un entrainement en 2002. Qu’ils s’entretuent s’ils le veulent mais qu’ils laissent les autres en paix.

C’est en souvenir d’Umüt, pour soutenir Erdal, Yunus et tous les autres que ces pages ont été rédigées

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Le blog du journal: esquive.noblogs.org

[Brésil] Occupations de bâtiments d’Etat et émeute aux abords du palais gouvernemental à Rio de Janeiro

Les manifestations contre le pouvoir se poursuivent au Brésil.

A Rio de Janeiro ce lundi 12 août, une manifestation est partie de Candelária (centre) en direction du palais Guanabara, à Laranjeiras (au sud de la ville). Plusieurs centaines de manifestant.e.s ont tenté d’occuper le palais gouvernemental, dans lequel bureaucrates syndicaux et ministres de l’éducation discutaient. Après la réunion, quelques protestataires ont affirmé qu’ils resteraient à occuper le siège du gouvernement, ce qui a amené à l’expulsion immédiate par les forces anti-émeute. Les enseignant .e.s, tout en se disant pacifistes, ont dénoncé la brutalité policière lors de cette action.

A l’extérieur du bâtiment, la situation est devenue incontrôlable: les barrières de sécurité ont volé et les flics de la PM ont immédiatement attaqué la foule par des tir de gaz lacrymogènes, de balles en caoutchouc. Les manifestant.e.s ont répondu par des jets de pierres et des cocktails molotov; des barricades enflammées ont été montées aux abords du palais. Un flic anti-émeute et un journaliste ont été blessés; Deux personnes ont été arrêtées. 

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Mac Do mis à sac - Rio de Janeiro, soirée du 12/08

Mac Do mis à sac – Rio de Janeiro, soirée du 12/08

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protesto_cabral_fernando-frazao_ABr-300x198Jeudi 8 août dernier, toujours à Rio, environ un millier de manifestant.e.s ont pris la rue en direction de l’ALERJ (Assemblée Législative de l’Etat de Rio de Janeiro) pour exiger le départ immédiat du gouverneur Sergio Cabral (accusé dans plusieurs affaires de corruption) aux cris de « Cabral dégage » [« Fora Cabral »].

Une vingtaine de manifestant.e.s ont occupé les salles du conseil municipal en pleine réunion, qui ont tout de suite été suspendues et reportées à une date ultérieure. Devant le bâtiment administratif, les flics ont fait usage de gaz au poivre pour empêcher davantage de personnes de pénétrer à l’intérieur du bâtiment.

Plus tard dans la soirée, des encapuchés du black bloc ont envahi une banque et jeté des pierres sur les bâtiments de la société d’hommes d’affaires EBX (Eike Batista‘s holding company).

Dans les environs, l’Hôtel Windsor Astoria a dû fermer ses portes.

Par ailleurs, des marches ont lieu régulièrement depuis près de 3 semaines pour Amarildo de Souza, maçon et habitant de la favela ‘Rocinha’ de Rio. Cet homme de 42 ans, habitant de la plus grande favela de la ville, a disparu dans la nuit du 14 juillet 2013 après avoir été arrêté par la police. Les manifestant.e.s défilent avec des banderoles disant ‘Qui a tué Amarildo?’ [« Quem Matou Amarildo? »]

Repris librement de leur presse – riotimesonline.com & globo.com

Voir des récits depuis les rues de Porto Alegre

[Grèce] Deux compagnons libérés sous caution dans l’affaire de ‘Lutte Révolutionnaire’

Athènes, affaire de Lutte Révolutionnaire : la libération accordée à deux compagnons

Le 5 juillet 2013 la demande de liberté conditionnelle du compagnon  Christoforos Kortesis a été acceptée. Le compagnon est sorti de la prison de Koridallos sous mesure conservatoire (2.000 euros de caution, obligation de se présenter deux fois par mois au commissariat le plus proche, interdiction de quitter le pays).

Le lundi 15 juillet 2013 la libération a été accordée à Vaggelis Stathopoulos sous mesure conservatoire (2.000 euros de caution, obligation de se présenter toutes les deux semaines au commissariat le plus proche, interdiction de sortir du pays).

Solidarité avec l’anarchiste Kostas Gournas, membre prisonnier de Lutte Révolutionnaire, et avec tous les compas condamnés dans le même procès.

Liberté pour tous les prisonniers en lutte !

Source: Contra Info, 16 juillet 2013

[Grève générale au Brésil] Solidarité avec les barricadiers de Rio en lutte – 11 juillet 2013

Brésil : une grève générale bloque les routes et paralyse les transports dans tout le pays

L’appel à la grève générale des syndicats a été entendu un peu partout au Brésil, ce jeudi après-midi. La mobilisation varie énormément d’une ville à l’autre, mais 18 Etats et plus de 80 autoroutes ont été paralysés. Le rassemblement recense toutefois, pour l’instant, moins de monde que les manifestations de juin.

Ce jeudi au Brésil, près de 18 Etats se sont réveillés avec leurs transports paralysés et leurs rues pleines de manifestants. La « Journée nationale de la lutte« , organisée par les syndicats, a réussi son pari.

Les cinq grands syndicats ont manifesté côte à côte et ont réclamé la réduction de la semaine à 40h, contre 44h actuellement. Ils ont également repris certaines revendications des manifestations de juin, qui se voulaient « apolitiques ».

18 villes bloquées, 80 autoroutes paralysées

Les manifestations sont encore en cours, mais un premier bilan peut être dressé. Si le nombre de manifestants est moins important qu’au mois de juin, la mobilisation touche l’ensemble du pays et les moyens d’actions mis en oeuvre sont originaux.

Sao Paulo, Rio de Janeiro, Manaus, Brasilia… Toutes les grandes villes ont été touchées. Les préfectures ont essayé de limiter les dégâts : à Sao Paulo, où les embouteillages sont un véritable fléau, les syndicats avaient promis de ne pas bloquer aux heures de pointe.

A Rio, une centaine de manifestants masqués se sont heurtés à la police. Ils ont lancé des cocktails molotov et feux de bengale sur les policiers qui les ont repoussés par des tirs de gaz lacrymogènes.

 Leur presse – FranceInfo.fr (Lucas Roxo), 12/07/2013 à 00h50

 C’était la première grève générale depuis 22 ans et elle a mobilisé dans plus d’une dizaine de grandes villes du pays à l’appel des syndicats […]

 Nombres de banques, de postes et d’administrations étaient fermées faute de fonctionnaires. Et le plus grand port d’Amérique latine, à Santos, sur la côte atlantique, a été bloqué toute la journée. […]

 Leur presse – seneweb.com (François Cardona), 12/07/2013 à 07h06

Des groupes d’anarchistes masqué.e.s et vêtu.es de noir ont marqué leurs distances avec les ‘démocrates’ et autres manifestants citoyennistes à Rio de Janeiro. Plusieurs émeutes ont éclaté à plusieurs endroits de la ville Rio de Janeiro.

Rio, 11/07/2013

Rio, 11/07/2013

La première émeute a commencé lorsque les flics ont arrêté un manifestant accusé d’avoir cassé une vitre d’une église à Candelaria.

Ensuite c’est dans le secteur de Cinelandia, à l’intersection de l’Avenue Rio Branco et de l’Ave. du Chili, que l’émeute s’est intensifiée. Les manifestantEs masquéEs, en plus grand nombre et mêléEs à une foule allant de 6.000 à 10.000 personnes, ont lancé pierres, bouteilles et pétards sur la PM, qui a répliqué avec des tirs de lacrymogènes.

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Des syndicalistes (notamment des membres de la Confédération des travailleurs du Brésil (CTB)) et des manifestants ‘pacifistes’ ont tenté en vain d’expulser les émeutiers, dont plusieurs faisaient partis des ‘Black Bloc’.

Un groupe de manifestants s’est dirigé vers la rue Evaristo da Veiga, où se trouve le siège de la police militaire. Des dizaines de policiers ont été mobilisés pour bloquer l’accès à la rue et éviter l’arrivée des manifestants devant l’entrée principale.

Après 19h et à proximité du Palais Guanabara (siège du gouvernement d’Etat), la situation était hors-de-contrôle: les manifestant.e.s ont jeté des cocktails molotov sur les policiers qui se trouvaient à l’intérieur du palais. Le PM a répondu avec des gaz lacrymogènes, canons à eau et balles en caoutchouc. Des barricades en feu ont été montées dans les rues avoisinantes. 

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Les flics ont lancé des appels aux ‘manifestants pacifistes’ afin de dénoncer les « fauteurs de troubles », ce qui a provoqué de brefs affrontements entre manifestants et poukaves citoyennes.

'Accueil Santé' défoncés par les flics

‘Accueil Santé’ défoncés par les flics

Aux alentours de 22h, des manifestants se sont réfugiés dans l’établissement médicale Pinheiro MachadoLa police a tiré et a brisé la vitre de l’établissement. Les patients de l’Unité médicale ont été effrayés et étaient en train de se faire soigner sur place. 

Peu avant minuit, la police a déclaré avoir arrêté cinq manifestants (dont deux mineurs) pour avoir jeté des pierres sur la police militaire, des bus et des commerces. Ils sont accusés de ‘conspiration’

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A la fin de la manifestation, un groupe a annoncé ce qui pourrait être une autre nuit d’émeute.« Demain, ce sera plus », criaient les manifestants qui ont résisté jusqu’à la fin.

On peut également souligner que 3 flics en civil se sont faits dégagés des cortèges de manifestations.

Des traces du passage de la manif de ce jeudi étaient bien visibles sur l’Ave. du Chili en début de matinée de ce vendredi:

  • le bâtiment de la Police Militaire a eu ses vitres cassées, son mobilier saccagé, exproprié puis incendié pour monter des barricades
  • deux voitures ont été incendiées
Siège de la Police Militaire

Siège de la Police Militaire

  • Du mobilier urbain ont été arrachés sur l’Ave. Rio Branco et des véhicules blindés de la PM ont été attaqués à coups de pierres et pétards.

Au total, 56 personnes ont été arrêtées par la PM à l’issue de la soirée.

A noter que toutes les agences bancaires de l’Avenida Rio Branco et de l’intersection avec l’Avenida Presidente Vargas, le centre financier de Rio, ont été protégés par des clôtures et fermés au public par crainte de vandalisme.

Quelques images de cette journée de grève générale:

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Rio, 11/07/2013

Rio, 11/07/2013

Rio, 11/07/2013

Rio, 11/07/2013

Sources: leur presse, 11-12/07/2013

  1. g1.globo.com
  2. jb.com.br
  3. veja.abril.com.br

Par ailleurs, durant cette même soirée du 11 juillet, une émeute a éclaté à la prison Raimundo Vidal Pessoa de Manaus (Etat d’Amazonas).

Tout commence lorsqu’un complice a été arrêté après avoir tenté d’introduire des armes à l’intérieur de la prison. Les prisonniers se sont révoltés et ont incendié une partie de la prison: la PM est alors violemment intervenue pour rétablir l’ordre: au moins une vingtaine de détenus ont été blessés durant la mutinerie.

Leur presse: noticias.terra.com.br, 12/07/2013 à 09h17

FEU AUX PRISONS

[Brésil] Affrontements devant le stade ‘Maracana’ – Rio de Janeiro, 30 juin 2013

Brésil : heurts entre policiers et manifestants près du stade Maracana de Rio

Des heurts ont éclaté dimanche 30 juin entre policiers et manifestants près du stade Maracana de Rio, une quinzaine de minutes avant le coup d’envoi de la finale Brésil-Espagne de la Coupe des Confédérations. Un groupe de manifestants a tenté de forcer le dernier barrage des forces de l’ordre à 500 mètres du stade, en jetant des pierres sur les policiers qui ont répondu par des tirs de gaz lacrymogène.

Rio le 30 juin 2013

Rio le 30 juin 2013

Les manifestants imbibaient des mouchoirs avec du vinaigre pour diminuer l’effet des gaz alors que des blindés s’approchaient des rues où les manifestants se dispersaient, selon le site G1 de Globo.

Avant les heurts, quelque 3 000 personnes, selon la police, en majorité des jeunes dont plusieurs masqués, manifestaient à l’angle de deux avenues Maracana et S.Francisco Xavier sous le mot d’ordre : « il n’y aura pas de finale ! ».

A l’intérieur du temple du football, l’ambiance était à la fête et il y a eu une explosion de joie quand l’attaquant brésilien Fred a marqué un but à la première minute du match qui a commencé à 22 h.

Tout au long de la journée des manifestations réunissant quelque 5.000 personnes s’étaient déroulées à Rio de façon pacifique. Les mots d’ordre étaient « non à la privatisation du Maracana«  et « non aux expropriations forcées«  provoquées par les travaux d’infrastructures du Mondial de football 2014 et des jeux Olympiques 2016 notamment.

Au total, plus de 11 000 policiers ont cadenassé les abords du stade dans un rayon de trois kilomètres, pour garantir la sécurité des 78 000 spectateurs de ce tournoi conçu comme une répétition générale du Mondial dans un an au « pays du roi Pelé ».

Leur presse de l’ordre – LeMonde.fr (AFP), 01/07/2013 à 00h51

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[…] Des centaines de contestataires brésiliens rassemblés sur la Place Saens Pena, à 1,5 km du mythique stade Maracana, ont marché en direction du temple du football quelques heures avant le début du match prévu ce dimanche pour minuit, heure française.

«Nous voulons aller jusqu’au Maracana et espérons ne pas être bloqués par la police. Nous sommes contre la privatisation du stade et les expropriations forcées» provoquées par les travaux d’infrastructures du Mondial de football 2014 et des jeux Olympiques 2016, a déclaré à Renato Constantino. Il est le porte-parole du Comité populaire de la Coupe, l’un des principaux mouvements qui ont appelé sur les réseaux sociaux à manifester pacifiquement.

Cependant, des heurts ont éclaté dans la soirée entre policiers et manifestants près du stade, une quinzaine de minutes avant la finale. Un groupe de manifestants a tenté de forcer le dernier barrage des forces de l’ordre à 500 m du stade de football en jetant des pierres sur les policiers qui ont répondu par des tirs de gaz lacrymogène.

Plus de 11 000 policiers avaient cadenassé les abords du stade dans un rayon de trois kilomètres, pour garantir la sécurité des 78 000 spectateurs. La police, souvent critiquée pour ses méthodes brutales, a invité des représentants de l’Ordre des avocats du Brésil (OAB) à envoyer ses observateurs pour veiller au bon déroulement des opérations de maintien de l’ordre. […]

Leur presse de l’ordre – LeParisien.fr, màj 01/07/2013 

Des milliers de manifestants sont parvenus dans la soirée à 300m du Maracana. Des heurts ont alors éclaté entre des manifestants radicaux et le bataillon de choc de la police. A l’intérieur du stade, une odeur de gaz lacrymogènes flottait dans les tribunes, alors que les 78 000 spectateurs presque tous vêtus du maillot jaune de la Seleçao donnaient la chair de poule en entonnant à capella l’hymne brésilien.

A l’extérieur, l’ambiance était toute autre : un groupe de manifestants masqués criaient : «il n’y aura pas de finale !». Alors qu’ils tentaient de forcer le dernier barrage des forces de l’ordre en jetant des pierres et des cocktails Molotov, ils ont été repoussés avec force tirs de gaz lacrymogène et balles en caoutchouc. Cela a provoqué la panique des quelque 3 000 manifestants qui venaient derrière pacifiquement et ont dû s’enfuir en courant dans les rues étroites du quartier.

Le major Ivan Blaz, porte-parole du bataillon d’élite Bope, a indiqué qu’il avait été «impossible de négocier avec les manifestants».

«Malheureusement le tumulte est parti des manifestants», a de son côté déploré Henrique Guelber, du Centre de Défense des droits de l’homme du parquet.

Leur presse AFP via Libération.fr, 01/07/2013 à 08h27

925525A 30 minutes de la finale Brésil-Espagne, un groupe allant de 20 à 40 personnes, vêtues de noir et masquées agitant un drapeau noir en tête de la seconde manif (moins pacifiste que celle qui s’est déroulée plutôt dans la journée), ont lancé des pierres et des cocktails molotov sur la police qui faisait barrage autour du stade Maracana. La police précise également avoir mis la main sur un sac contenant 17 cocktails molotov: aucune personne n’a été arrêtée.

7 personnes ont été blessées (5 manifestants et 2 policiers).

Le 27 juin dernier, des affrontements ont éclaté à Fortaleza, durant lesquels une voiture d’une société de télévision a été incendiée. 111 personnes ont été arrêtées à l’issue de la journée.

Fortaleza, 27 juin 2013

Fortaleza, 27 juin 2013

Une petite manifestation a également eu lieu plus tôt ce 27/06 à Rio en réponse à la mort d’au moins neuf personnes au cours d’une opération de police dans la favela Complexo da Maré mardi (25/06).  Dans le quartier Candelaria de Rio, une manifestation a rassemblé environ 5000 personnes

Traduit librement de divers articles de leur presse (riotimesonline; elmundo.es…), 30/06 & 01/07/2013

[Espagne] Banques attaquées à Madrid et à Barcelone

Barcelone: agence bancaire ‘Catalunya Caixa’ attaquée (26/06/2013)

Dans la nuit du 26 Juin 2013, nous avons brisé les vitres d’une agence bancaire ‘Catalunya Caixa‘ de la rue Cantabria dans le quartier barcelonais de Sant Martí.

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Cette nuit-là, nous n’avons pas seulement cassé quelques fenêtres, mais, même pour quelques secondes, nous avons aussi cassé la paix sociale et les relations sociales marchandisés et autoritaire, prenant le contrôle de nos vies et détruisant la résignation et l’apathie durant quelques instants.

Nous avons attaqué cette banque spécialement pour trois raisons:

1) Pour être une institution capitaliste.

2) Pour être, dans un contexte plus spécifique, derrière une énorme quantité d’expulsions de maisons et de squats dans cette ville, tels que la procédure  d’expulsion en cours contre la Banque expropriée de Gràcia (Catalunya Caixa: vous feriez mieux de retirer votre plainte parce que le feu et les pierres sont plus puissants que vos fenêtres merdiques).

3) Parce que nous avons juste envie de le faire.

Nous tenons à dédier cette modeste action à tous les rebelles, antiautoritaires et anarchistes réprimés aux quatre coins du globe, depuis les quartiers de Barcelone ou de Madrid à ceux d’Athènes ou d’Istanbul. De Jakarta ou Minsk à Oakland, Mexico ou Santiago du Chili.

Nous invitons tous les réfractaires à se joindre à cette guerre sociale dans le cadre du rejet de toute autorité, et avec une seule idée en tête: attaquer.

Nous promettons plus.

Traduit de Barcelona Indymedia avec Contra-info, 28 juin 2013

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Madrid: banque BBVA attaquée avec des explosifs (10/04/2013)

Au petit matin du 10 avril, nous avons placé un engin explosif dans la BBVA sur le Paseo de Husares à Madrid. Notre objectif est de faire le plus de mal possible à ces temples de l’argent, en vue de détruire tout ce qui nous divise et nous réprime.

Notre haine est plus forte que la leur. La lutte est nécessaire pour la chute du système capitaliste, la lutte est nécessaire pour que nos prisonniers politiques soient libérés et soient débarassés des tortionnaires.

L’action directe est le chemin! Pas un pas en arrière contre l’Etat!

Groupe autonome de Madrid. FAI / FRI

Traduit de Contra-info, 25 juin 2013

[Mexico] Emeute lors de la manif en mémoire des compagnon.nes assassiné.e.s par les fascistes le 10 juin 1971

Ce 10 juin 2013 s’est tenue une manifestation en mémoire des compagnon.ne.s et étudiant.e. assassiné.e.s par le groupe paramilitaire fasciste du ‘Corpus Christi’ le 10/06/1971 (appelé « Massacre de Halconazo« ) Ce massacre fasciste avait pour but de mettre fin au mouvement étudiant de 1971.

De nombreux groupes anti-autoritaires et anarchistes étaient présents lors de cette marche; des édifices publics ont été attaqués à la peinture et des vitres ont sauté, dont celles du commissariat de la PRI nationale.

Plusieurs journaflics ont également été attaqués, dont certains se sont fait dépouillés de leur matériel.

Les affrontements avec la police ont duré pendant plus de deux heures. 22 personnes ont été arrêtées pour avoir attaqué la police ‘avec des pierres, bâtons et cocktails molotov‘, a rapporté le ministère de la Sécurité publique du District fédéral (SSPDF).

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Un appel international à la solidarité avec les compagnon.ne.s arrêté.e.s a également été lancé.

Résumé traduit à partir de leur presse – aztecanoticias.com.mx (10/06/2013) via WarOnSociety et MaterialAnarquista