Archives du mot-clé Italie

[Italie] Trois nouvelles arrestations à Milan – 11 juillet 2014

Italie : Trois nouvelles arrestations pour l’attaque du chantier de Chiomonte

NO-TAV-libresCe matin à Milan, Lucio, Francesco S. et Graziano ont été arrêtés.
Un autre compagnon, Andrea, a subi une perquisition, en tant que témoin.
Les trois sont accusés d’avoir participé, de façons différentes, à l’attaque du chantier de Chiomonte, la nuit du 13 au 14 mai 2013, les mêmes accusations pour lesquelles Chiara, Mattia, Claudio et Niccolò ont été envoyés en prison.

Les chefs d’inculpation ne sont pas encore clairs, mais les journaux parlent de dégradation, d’incendie, de violence sur agent, de possession et fabrication d’engins explosifs ou armes de guerre.
Si ces informations sont exactes, il semblerait que la sentence de la Cour de Cassation ait obligé le parquet de Turin à modifier les accusations, en laissant de côté la circonstance aggravante de terrorisme.
Bientôt des mises à jour.

Les compagnons et les compagnonnes de Milan.

[Traduit de l’italien par non-fides de informa-azione.]

Adresses pour écrire aux compagnons arrêtés :

Mazzarelli Graziano
casa circondariale
via Paolo Perrone 4
Borgo S.Nicola
73100 Lecce

Alberti Lucio
Sala Francesco

casa circondariale San Vittore
piazza Filangeri 2
20123 Milano

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Immédiatement, de nombreuses actions de solidarité ont eu lieu, notamment devant les prisons dans lesquelles sont enfermées les compagnons.

A Lecce, vendredi 11 juillet, jour des arrestations, un rassemblement solidaire s’est tenu devant la prison pour Graziano et tous les autres prisonniers, avec musique, slogans et discours au mégaphone. Il y avait aussi des membres de familles d’autres prisonniers. Le lendemain dans le secteur de Porta Rudiae, un rassemblement s’est de nouveau tenu avec les trois nouveaux arrêtés.

A Milan le 12 juillet 2014, près de 80 compagnon-nes se sont rassemblé-es devant la prison de San Vittore en solidarité avec Lucio et Francesco et, malgré la distance, avec Graziano. Aux pétards, feux d’artifice et slogans venus de l’extérieur ont répondu le fracas des prisonniers par des cris et des coups.

Repris de macerie

[Italie] Attaques en solidarité avec les anarchistes arrêté-es le 3 juin dernier

Attaque incendiaire en solidarité avec les compagnon-es arrêté-es le 3 juin dernier à Turin

A Rome, une agence commerciale de l’entreprise de construction Progedil a été incendiée. L’attaque incendiaire a été réalisée en solidarité avec les compagnon-es perquisitionné-es et arrêté-es le 3 juin dernier à Turin. Un message a été inscrit sur la façade disant « Liberté pour Fabio, Michele, Andrea, Paolo, Toshi, Chiara, Claudio, Niccolò, Beppe, Francesco, Daniele, Marianna e Nicolò ».

Traduit de informa-azione, 2 juillet 2014

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[Bologne] L’agence bancaire CarisBo attaquée en réponse à la répression du 3 juin dernier

Dans la nuit du 18 Juin 2014 à Bologne, les vitres de la banque Carisbo Via Fioravanti à Bologne ont été brisées en solidarité avec les compagnon-es de Bologne et de Turin arrêté-es lors des récentes rafles infâmes.
Carisbo, banque affiliée à Intesa San Paolo, est impliquée dans la construction de projets de grande envergure et de restructuration dans plusieurs territoires.

Tous libres !
La lutte ne s’arrête pas!

Traduit de l’italien de informa-azione, mardi 1er juillet à 17h54

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ré-examen

Le tribunal de ré-examen (équivalent aux demandes de remise en liberté en France, ndt) a en bonne partie confirmé les mesures carcérales décidées par le juge le 3 juin dernier.

Beppe, Daniele, Francesco, Marianna et Nicolò sortent de prison, mais pour être en résidence surveillée.

Pour ceux qui étaient déjà en résidence surveillée, la mesure est confirmée.

Andrea, Fabio, Michele, Paolo, Toshi, Chiara, Claudio et Niccolò restent en prison.

Pour leur écrire :

  • Andrea Ventrella* C.C. Via Port’aurea, 57 – 48121 Ravenna;
  • Paolo Milan e Toshiyuki Hosokawa C.C. Località Les Iles, 14 – 11020 Brissogne (Aosta);
  • Michele Garau C.C. Strada Quarto Inferiore, 266 – 14030, località Quarto d’Asti, Asti;
  • Fabio Milan C.C. Via del Rollone, 19 – 13100 Vercelli;
  • Niccolò Blasi C.C. San Michele strada Casale, 50/A – 15121 Alessandria;
  • Zenobi Chiara e Alberto Claudio C.C. Via Maria Adelaide Aglietta, 35 – 10151, Torino;
*Depuis le 3 juillet 2014, Andrea n’est plus incarcéré à la prison de Ravenne et a été transféré à la prison d’Asti.
Pour lui écrire:
Andrea Ventrella C.C. Strada Quarto Inferiore, 266 – 14030, località Quarto d’Asti, Asti
Traductions de macerie (ici et )
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Jeudi 3 juillet à Bologne, une manifestation s’est tenue contre les expulsions de logements, la restructuration urbaine et la gentrification. La police a été déployée en masse dans la zone du rassemblement. Les autorités ont semble-t-elles gardées quelques traces des nuits agitées de ces derniers temps contre les locaux du parti au pouvoir (PD) et  plusieurs établissements bancaires**… Le matin même, une dizaine de domiciles de compagnon-es ont été perquisitionnés entre Bologne et Forli. Un texte de réflexion sur cette dernière opération policière contre les compagnon-es est consultable en italien ici.
"pas d'expulsion pas de flics pas de gentrification"

« pas d’expulsion pas de flics pas de gentrification – La bolognina est populaire – Occupe résiste lutte (A) »

**En plus d’une longue série de sabotages de guichets automatiques de banques en réponse aux vagues répressives contre les compagnon-es (No TAV incarcéré-es depuis décembre 2013 et les arrestations du 3 juin dernier concernant la lutte contre les sfratti)…
Dans la nuit du 31 juin au 1er juillet 2014, les locaux des fascistes de la CasaPound, situés via Malvolta, ont été attaqués à l’engin explosif. Après avoir démarqué la zone de l’attaque afin de ne blesser personne, les compagnons ont déposé un petit engin explosif composé d’un tube métallique rempli de poudre à canon devant l’entrée, endommageant sérieusement la porte et la façade vitrée.

[Trento, Italie] Attaque incendiaire et solidaire contre le Parti Démocrate – 13 juin 2014

niaoaoNous apprenons par les journaux locaux que dans la nuit du 12 au 13 juin à Trento, des inconnus ont lancé un cocktail Molotov contre la porte du siège du Parti démocrate via Gazzoletti, dont une partie a été brûlée.

Sur le site ont été trouvés des tracts en solidarité avec les quatre No Tav arrêtés le 9 Décembre 2013.

Les enquêteurs ont déjà informé le procureur Davide Ognibene qui est également chargé de l’enquête sur d’autres attaques récentes qui sont attribués à des anarchistes (dont l’attentat d’un tribunal et l’explosion contre le lieu fasciste de la CasaPound à Rome).

Via informa-azione

[Iruna, Espagne] Le consulat italien à la peinture en solidarité avec les anarchistes incarcéré-es en Italie – 23 mai 2014

Le vendredi 23 mai, nous avons bombardé de peinture le consulat italien à Iruna/Pampelune (qui est situé près du commissariat  de police central de la ville) en solidarité avec les compagnon-e-s anarchistes et se rappelant de la semaine internationale de solidarité avec Nicola, Alfredo, Gianluca, Adriano, Marco Camenisch, Mattia, Claudio, Niccolò, Chiara et tou-te-s les autres qui ne figurent pas dans cette liste.Cette fois, c’est seulement de la peinture, mais ça ne s’arrêtera pas jusqu’à tou-te-s soient libres !

C’est pour vous compagnon-nes.

Ce n’est que le début…

10,100,1000 noyaux anarchistes !

Traduit de l’espagnol de barcelona indymedia, 25 mai 2014

[Rome, Italie] Révolte de sans-papiers et destructions contre la coopérative ‘Auxilium’ qui gère l’enfermement

[Rome] Révolte au CARA

15 mai 2014*. Plus de deux cents immigrés retenus dans le centre se sont barricadés à l’intérieur. Ils ont fermé avec des chaînes le portail d’entrée empêchant les vigiles de sortir et les ouvriers de rentrer. Ils protestent contre la mise en place d’une carte pour les dépenses minimales dans le centre, qui avant étaient payées en liquide. Les flics arrivent pour mater la protestation en chargeant les immigrés, et les gazant à la lacrymo. En réponse, les retenus ont lancé des pierres et d’autres objets contre les forces de l’ordre. Quelques flics à l’hôpital et une voiture de carabinier endommagée.

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[Italie] Vitres brisées et incendie de hangar

caraRome18 mai 2014. Jeudi 15 mai au matin en sortant de sa maison de Rome, un conseiller d’administration de la cooperative Auxilium, a trouvé les fenêtres de sa voiture en éclats. Si pour l’instant personne n’a avancé l’hypothèse que le verre se soit cassé tout seul, peut-être pour encaisser les sous de l’assurance(1), le président de la coopérative, le très catholique Prêtre Francesco Chiorazzo, a, lui, parlé franchement. Selon lui, l’épisode du verre brisé est d’une manière ou d’une autre lié à l’incendie d’un hangar(2) au Cara (centre de demandeur d’asile) de Bari et avec la révolte au cara de castelnuovo, tous deux gérés par la coopérative Auxilium. “il est évident, a ce stade,  qu’on est victime d’une attaque révoltée contre auxilium”. Rosario Altieri, président de l’AGCI (association générale des coopératives italiennes) a immédiatement exprimé sa solidarité et sa proximité avec la coopérative, qui en plus de ces deux Cara, gère les cie de Rome et de Caltanisseta.

(1) En référence à l’histoire d’un chauffeur du procureur de Turin, Rinaudo, qui a inventé une agression, pointant du doigt les anarchistes en parlant d’intimidation, et espérant toucher l’assurance…

(2) incendie survenu à 7 heures du matin le 16 mai dont l’origine reste à determiner…

Repris de sans papiers ni frontières

NdCNE:

*Près de 800 sans-papiers se sont révoltés dans la matinée contre les conditions de survie dans le centre. Ils protestent aussi contre la suppression des services de médiation inter-culturelle et d’assistance juridique. Durant la charge policière, 8 migrants ont été arrêtés, 4 grièvement blessés qui ont été transportés à l’hôpital.

Plus d’infos en italien sur hurryia

[Trento, Italie] Un compagnon antifasciste poignardé – 16 mai 2014

Vendredi 16 mai vers 1h du matin, un fasciste a poignardé un compagnon dans le secteur d’Arco à Trento. Il a tout de suite été emmené à l’hôpital Santa Chiara après avoir subi plusieurs blessures dont une perforation du foie. L’intention des fascistes était clairement de toucher les organes vitaux et le compagnon Andrea a évité la mort de justesse.

Comme à son habitude, la presse renvoie fascistes et antifascistes dos à dos, participant ainsi à la banalisation des agressions racistes et fascistes dans un contexte de montée des idées fascistes en Europe.

Le lundi 19 mai, un rassemblement antifasciste s’est tenu à 17h devant l’hôpital où Andrea se fait soigner.

Les fascistes ont toujours été les sbires du pouvoir pour mater les révoltes et les personnes qui combattent la misère et l’oppression sous toutes ses formes (racisme, sexisme, patriarcat…)

Guerre à l’Etat et aux fascistes !

Source: informa-azione

*début mars, deux compagnons ont été agressés au couteau par un groupe fasciste à Rimini dans le sud de l’Italie: voir les infos ici

[Besançon] Solidarité No TAV – 10 mai 2014

Besançon, 10 mai 2014

Tôt dans la matinée, quelques slogans et pochoirs contre la grande vitesse ont été tagués dans le centre-ville et à proximité du passage de la gare Viotte TGV, qui est en plein processus de rénovation et donc d’aseptisation. Cette petit action a été faite en complicité avec les quatre compagnon-nes No TAV incarcéré-es en Italie pour l’attaque du chantier de la grande vitesse Lyon-Turin – dont le procès s’ouvre le 22 mai prochain à Turin – et en solidarité avec celles et ceux qui luttent dans la Val Susa et qui ont manifesté ce même jour dans les rues de Turin contre leur projet dévastateur.

Liberté  pour Chiara, Claudio, Niccolo, Mattia et tous les prisonniers !

"Etat terroriste" [tr.de l'italien]

« Etat terroriste » [tr.de l’italien]

"tous libres" [tr.de l'italien]

« tous libres » [tr.de l’italien]

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Sur les murs de l'église de la Madeleine, dans le quartier Battant

Sur le mur de l’église de la Madeleine, dans le quartier Battant

Transmis par mail, 11/05/2014

[Pise, Italie] Manif antinucléaire et perquisitions

[Depuis octobre 2013 a commencé le démantèlement du réacteur nucléaire militaire expérimental du CISAM (Centro Interforze Studi Applicazioni Militari, soit Centre Interarmée de recherches en applications militaires), démantèlement qui inclut le rejet de déchets radioactifs dans le canal Navicelli (entre Pise et Livourne), qui débouche sur la Mer Méditerranée. Les déversements d’eaux (radioactives) de refroidissement de l’ex-réacteur ont continué les mois suivants et devraient finir en mai 2014.

Le 3 mai s’est déroulée une manifestation de 200 personnes organisée à Pise par des compagnons et camarades, après des mois d’agitation. Le 8 pages distribué avant la manif faisait bien sûr aussi référence à Marco Camenish et les sabotages explosifs antinucléaires en Suisse de la fin des années 70, et à Alfredo et Nicola, qui ont jambisé un responsable de l’industrie nucléaire en mai 2012 (ils ont pris 10 ans et 9 ans de taule en novembre dernier).

Quelques jours après, le 7 mai, a eu lieu la troisième série de perquisitions et mises en examen à Pise, cette fois au prétexte des dizaines de distributeurs de billets (et aussi l’école d’ingénieurs Sant’Anna) qui ont reçu de la peinture, des câbles de caméras de vidéosurveillance sectionnés, et des tags effectués pendant la manif.]

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Contre la mort nucléaire !
Non à l’eau radioactive !
Non à la militarisation du territoire !
Solidarité révolutionnaire avec les rebelles !

750 000 litres d’eau radioactive déversés dans le canal du navicelli pour mettre fin au caprice nucléariste d’une bande de militaires et de chercheurs qui, avec la complicité de l’administration municipale, de l’Arpat et autres institutions empoisonnent les territoires de manière toujours plus irrémédiable en les détruisant, avec tous les êtres vivants qui y habitent. La filière nucléaire est nuisible à toutes ses étapes. Tous le savaient, et pourtant ils ont voulu emprunter cette voie sans issue, sans penser aux conséquences, comptant sur l’apathie de la population. Nous ne voulons pas chercher de solution aux problèmes créés par ces scientifiques. Ils les trouveront eux, quand ils seront acculés par la détermination d’une opposition large et sans compromis.

Manifestation à Pise le 3 mai à 15h, piazza Sant’Antonio.

Traduit de l’italien de informa-azione, Sab, 12/04/2014 – 11:57

photos de la manif du 3 mai:

Nucleare: anarchici in corteo a Pisa, vandalismi e proteste pise2 pise3 pise4 pise5 pise6

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Pise : troisième perquisition contre les compagnons du « Garage Anarchico »

On apprend qu’aux premières heures de ce matin 7 mai, la Digos a perquisitionné plusieurs domiciles et le lieu « Garage anarchico » de Pise, plaçant sous séquestre ordinateurs, téléphones portables, papier, bombes de peinture, peinture, lampes frontales… et mettant cinq compagnons en examen pour dégradations aggravées et tags, à propos de certains actes qui se sont déroulés lors de la manifestation contre le nucléaire de samedi 3 mai.

Il est évident que les compagnons actifs dans la contre-information et l’opposition à la contamination nucléaire de la région de Pise et Livourne dérangent ceux qui voudraient mener leurs projets nuisibles dans le silence et la résignation de la population.
Pour la troisième fois en quelques mois se déroule une opération répressive* dirigée, à ce qu’il semble, par le procureur Giaconi, le même qui s’est longtemps battu pour classer sans suite l’assassinat en prison de Marcello Lonzi et qui sert aujourd’hui les intérêts du CISAM et des autorités locales, responsables du déversement d’eau radioactive dans le canal de Navicelli.

Vive la résistance contre le nucléaire !

* NdT : Le 4 février a eu lieu la première perquisition contre deux compagnons et déjà le Garage Anarchico, suite à l’irruption d’une quinzaine de personnes au siège de l’Agence régionale pour la protection de l’environnement de Toscane (Arpat) le 26 novembre 2013, qui avait donné un avis favorable au déversement de ces eaux contaminées. Des tags « Arpat assassins » et « Cisam assassins » étaient apparus à l’intérieur de ses murs. Ils sont aussi accusés de l’affiche faussement siglée des logos de l’Arpat, titré « Avis aux citoyens« , et qui avertissait les passants du projet du CISAM. Le 5 mars a eu lieu la deuxième perquisition au domicile de cinq compagnons du Garage Anarchico, au prétexte de « port et transport d’explosifs dans un lieu public ».

Traduit de l’italien de informa-azione, Mer, 07/05/2014 – 21:51

Tag du 26 novembre 2013, lors de l’irruption au siège de l’Arpat.

Tag du 26 novembre 2013, lors de l’irruption au siège de l’Arpat.

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Repris des Brèves du désordre

[Turin] Appels à mobilisation en vue du procès No TAV le jeudi 22 mai

Prisonniers No Tav sous accusation de terrorisme

Appels à mobilisation en vue du procès

  • Samedi 10 Mai: Manifestation internationale à Turin, piazza Adriano à 14h

  • Du 15 au 22 Mai: Semaine d’actions

  • Le 22 Mai: début du procès aux assises du tribunal de Turin.

A la fin de cette article, deux lettres de Niccolo et Claudio

Les No Tav luttent depuis plus de 20 ans contre la construction de la ligne a grande vitesse Lyon Turin et le forage du plus grand tunnel d’Europe dans les montagnes du Val Susa en Italie. Cette ligne TGV s’inscrit dans un schéma européen capitaliste déjà bien avancé qui, selon les logiques d’hypervitesse et d’innovation façonnent et dévastent les espaces de vie.

Ces dernières années, une multitude d’actions portées par nombre d’individus ont créés des moments de lutte intense pour continuer à renforcer le mouvement No Tav malgré la militarisation du chantier à Chiomonte en Val Susa où ils voudraient forer le tunnel. Barbelés, flics 24H24, vidéosurveillance, grilles en fer et en béton sécurisent cette forteresse mais n’empêchent pas les No Tav de continuer à manifester à des milliers ou à 50, de tenter de bloquer les machines, de pique niquer ou de saboter…

La nuit du 13 au 14 mai, une trentaine de No Tav a réussi à entrer dans l’enceinte du chantier et à incendier du matériel dont un groupe électrogène. Ce sabotage avait été soutenu publiquement par le mouvement. Sept mois plus tard, le 9 décembre le parquet de Turin met en prison 4 compagnon.nes, Chiara, Mattia, Niccolo et Claudio sous accusation d’«attentat à finalité terroriste». Le pouvoir utilise alors une loi européenne qui définit terroriste «qui, a pour objectif de contraindre des pouvoirs publics à accomplir, ou à s’abstenir d’accomplir un acte quelconque.» Une définition pouvant donc toucher n’importe quelle lutte. De fait, cette répression ne vise pas tant une action spécifique mais les années d’expériences, de force et de solidarité de tout un mouvement. La riposte à cette loi nécessite d’être large et massive.

Les 4 compagnon.nes se trouve dans des sections de Haute Sécurité dans 3 prisons différentes et dans les textes juridiques, risquent 20 ans de prison. La date du procès a été fixé au 22 mai 2014 à la cour d’assise de Turin; les parties civiles sont, entre autre, la Commission Européenne, le Conseil des ministres italiens, des régiments de policiers et de militaires, la société LTF Lyon Turin Ferroviaire dont fait partie la SNCF et Réseau Ferré de France…

Le 22 mai prochain ce sera l’occasion de montrer notre solidarité et de démontrer que cette loi n’isole ni les individus ni les luttes. Nous sommes en lutte contre des projets de dévastation et le système qui les produit, contre des dominations et les oppressions qu’elles portent; s’ils veulent utiliser la catégorie de terroriste, ce sont eux les terroristes, les pouvoirs qui saccagent, affament et assassinent partout.

Depuis les arrestations du 9 Décembre jusqu’à aujourd’hui il ne s’est pas passé 2 jours sans une initiative contre un siège du Parti Démocratique (le PS italien) quelque part en Italie, ou une filiale de la banque intesaSanPaolo (principal financeur du TAV dans le Piémont), ou une des entreprises impliquées dans la réalisation du TAV. Et puis des banderoles, des affiches, des toilettes de tribunaux bouchés, des distributeurs de billets sabotés, des trains bloqués, des protestations… qui en Val Susa et en ville, ont démontré que, sans aucune centralisation, la meilleure défense, c’est l’attaque. De mémoire on ne se souvient pas d’une telle mobilisation suite à l’incarcération de compagnon.nes. Au beau milieu de ce « cheminement », le 22 Février, journée lancée de la Val Susa en solidarité avec Chiara, Nicco, Mattia et Claudio : des milliers de personnes dans 30 villes, villages, et de nouveaux des manifs, des blocages, des banderoles et des coups de masse. Un très beau moyen de retourner à l’envoyeur les accusations de terrorisme, de demander la libération des prisonniers, de revendiquer à voix haute la pratique du sabotage. Renvoyer tout cela à la face des procureurs Padalino et Rinaudo, qui auraient voulu voir les nôtres enfermé.es abandonné.es et les gens dehors avoir peur et être découragés.

Lettre de Niccolo. Prison d’Alessandria, Italie, 2 Avril 2014.

«Ce matin, dans le couloir de la section, avant de sortir en promenade, j’ai vu par la fenêtre des détenus qui jouaient sur le terrain de foot, qui se dégourdissaient les jambes carressées d’une petite brise. Et merde comme j’aurais voulu me retrouver avec eux. Depuis la cellule je les entends encore exulter à chaque but et au pire j’aurais été content de voir le match depuis les gradins si je n’avais pas ce foutu plexiglass opaque à la fenêtre… je sais que c’est une de ces particularité autour de cette Haute Sécurité qui fait le plus de bruit. Même si nous ne pouvons pas nous rencontrer avec les autres détenus, même si beaucoup baisse la tête quand nous nous croisons par erreur lorsqu’on nous amène à la salle des avocats, même si ils nous voient comme des aliens et que les seules choses qu’ils savent de nous sont ce que leurs disent les matons ou les infamités des journaux, je sais que beaucoup d’entre eux partagent ce même fourmillement aux jambes qui nous prend dès qu’on se lève et qui ne nous quitte qu’avec la nuit.

Ici, à l’intérieur, je vis une double tension : d’un côté le calme, l’esprit détendu avec lequel affronter les journées et atténuer les éventuelles mauvaises nouvelles qui me tordent toujours plus (une lettre censurée, des demandes complètements ignorées, etc…), de l’autre, je me sens trépigner, je penses qu’il est possible de prendre des miettes d’espaces en plus pour se décongestionner ou simplement vivre plus humainement.

Un ami à moi incarcéré à Ivrea une fois m’a écrit : «à la fin, il s’agit d’une prison, il n’y en a pas une mieux qu’une autre» et, quand je repenses à mon passage aux Vallette (prison de Turin), il n’a pas tort. Dans un certain sens cela me rend plus vigoureux parce que même si je suis en régime séparé, cela veut dire qu’à la base on a les mêmes besoins. Par exemple, ici la socialité (possibilité pour des détenu-es de cellules différentes de se voir 1 ou 2 heures ensemble, ndt) se fait dans un couloir sous les caméras de videosurveillance et avec les cellules fermées, mais il serait très important de manger ensemble, entre les blagues de celui-ci et les rires de celui-là; dans une autre section ils voudront les cellules ouvertes toutes la journées, un autre voudra la cantine moins cher, un autre voudra utiliser plus souvent la salle de sport (si il y en a une) et quelqu’un voudra simplement tout…et voilà que revient constamment ce fourmillemement.

Avant les spécialistes de la politiques nous disaient que les détenus étaient tous égaux et traités comme tels, maintenant ils disent que l’un est différent de l’autre et qu’il peut s’améliorer et obtenir divers bénéfices. Dans ce petit escalier en colimaçon où chaque détenus est vissé sur ses genoux dans la tentative de rejoindre la dernière marche, je penses que les extrêmes se touchent : d’un côté ceux en régime spécial, avec plus de restrictions et une haute surveillance, de l’autre les plus communs des communs, ceux jetés dans le tout judiciaire débrdant de personnes dont tout le monde se fout.

Pour nous, c’est la loi elle-même qui dit que nous ne pouvons jouir d’aucuns permis ou privilèges, que n’importe quel changement de condition de vie ici, à l’intérieur, serait trop «dangereux». Pour les autres, c’est la machine de la prison, incessante et monotone, qui regarde simplement les demandes infinies et passe outre. Beaucoup d’entre eux viennent de contexte de rue et n’ont pas de soutien de l’extérieur, les autres sont même une grosse dépense pour leurs familles déjà en difficulté.

Les tribunaux eux aussi ne font pas une grande différence. C’est sûr, avec nous ils dépensent tellement de paroles et un gros tas d’audiences parce que le délit fait de l’audience avec ce petit mot magique flanqué par dessus : «terrorisme». Mais que dire de tout ceux qui ne peuvent se permettre qu’un avocat commis d’office, qui parfois ne se présente même pas à l’audience de validation de l’incarcération ou qui propose juste d’avouer, causant ainsi des condamnations très lourdes?

Nous sommes tous utilisés pour donner l’exemple, pour que ce niveau de suggestion contre la diffusion de la rebellion et d’une illégalité toujours plus liées à la survie quotidienne se diffuse à tous les niveaux et se maintiennent . «Etre utilisé», c’est sûrement celle-là la sensation la plus forte que tu respires quand tu entres dans le cercle de la justice, du commissariat (ou plutôt de la voiture de police qui t’emporte menotté) à la prison.

Même quand ils parlent de «vider les prisons», pour les politiques c’est juste une question de calculs et de petits jeux économiques, c’est pourquoi la question n’est pas seulement qui faire sortir et qui garder, mais aussi qui faire entrer de nouveau. Par exemple : ils ont supprimé la loi Fini-Giovanardi sur les drogues, c’est comme dire qu’au-delà de faire sortir des détenus ils devraient regarder d’un autre oeil le délit de trafic à la vue de la nouvelle récente de deux maxi rafles comme on n’en voyaient pas depuis longtemps dans un quartier de Turin pour incarcérer petits dealers et clandestins. Ce quartier, San Salvario, était une zone populaire qu’ils veulent maintenant mettre à neuf pour y mettre des gens capables de soutenir une vie de classe moyenne supérieure, pour enrichir les propriétaires, les supermarchés, etc, au détriment des vieux habitants appauvris et à éloigner. Je ne dis pas que le trafic de drogue soit bon ou mauvais, ça ne m’interresse pas, mais ce qui est sûr, c’est que ces jeunes sont la dernière roue du carosse, ils travaillent dans la rue, ils ne peuvent même pas s’assurer un loyer, ou comme un ami à moi incarcéré lui aussi avec grand style, sont contraints à décharger sur les marchés 8/10 heures par jour pour 20/30 euros, et même pas tous les jours. Dans ses yeux comme de tant d’autres jeunes que j’ai revu aussi en prison, c’est comme si on lisait une queston simple «attendre….quoi?!…pourquoi?!». Alors ils enragent et ils apprennent sur leur corps l’urgence de trouver un peu de complices, de communiquer, de s’unir.

Il faut dire que nous, incarcéré pour la lutte NOTAV, nous sommes un peu gaté du soutien, de l’affection et de la solidarité, pas seulement des amis plus proches, mais d’une marée de personnes différentes et bigarrées qui hurlent pour notre liberté et renvoient à l’envoyeur cette répression en continuant à créer divers problèmes.

Je disais par contre que la chose la plus forte est ce sentiment d’être impliqué : en prison tout se joue sur la répétition, sur la perception que rien ne peut être différent, comme en dehors de l’espace et du temps, mais cela, pour autant d’une maudite efficacité, est une illusion. Ces personnes là dehors m’aident à rompre l’enchantement parce qu’ells me racontent comment change leur monde, surtout comment ce sont elles-mêmes qui le modifient. Les choses vont de l’avant et ce n’est pas pour cela je dois être mal : c’est mieux de jouir et de souffrir ensemble que de chercher à rester dans une bulle et espérer que tout passe de manière indolore. La taule te laisse des traces, te laboure comme un scalpel très fin et imperturbable, surtout quand tu ne t’en rends pas compte et que tu penses être en paix à avoir pris les distances de tout et de tous.

En en parlant avec beaucoup, l’idée et la sensation que la misère ici, à l’intérieur, privé de tout, n’est pas tant différente de celle de dehors, sont de retour ; mais il y a qui réfléchit, jour après jour et avec tous les riques que cela comporte, de comment utiliser au mieux le temps libre qu’il lui reste entre les mains – aussi parce qu’il a perdu son travail et n’entre plus dans les magasins, ne va plus au cinéma, à peine va au bar pour se permettre un café – pour chercher d’autres comme lui et ne plus dépendre des règles du jeu. Moi je penses à eux tous et me dis : »Je devrais moi aussi faire ma part, même seulement trouver un mode pour résister et en sortir à tête haute, devant les «frères» d’aujourd’hui et de demain.

Niccolo»

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30 Avril. Turin. Manifestation en solidarité avec Claudio, Chiara, Mattia et Niccolo dans les quartiers de Porta Palazzo et Barriera di Milano. Les salves de pluie battantes ont convaincu rapidement les compagnon-nes à transformer le rassemblement du jardin de via Montanaro en une petite manif très bruyante / pas une minute sans choeur ou slogan, la police se tient discrètement à distance, mais après de nombreux tags sur les murs, tramways et poubelles puis le siège du Parti Démocratique de via Montanaro recouvert de peinture, les fourgons plein de flics antiémeute se font plus proches et pressantes, même si au final aucuns contacts n’a lieu et que les hommes de la police politique s’en tiennent à tourner film sur film. Petit à petit le ciel s’éclaircit et, en plus de distribuer des centaines de tracts aux passant-es un peu moins rare et de coller des affiches, quelques interventions sont faites au mégaphone. D’un balcon un inconnu hurle «Nicco Libero!». A la fin le soleil apparait vraiment quand les manifestants ouvre le protail d’une friche ex-Gilardi au Pont Mosca pour faire une énorme fresque murale et encore quelques discours.

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Lettre de Claudio. 1er Avril 2014.

Aujourd’hui, Claudio avait une audience au tribunal de Turin pour une autre affaire. Sous des prétexte de sécurité, la Justice et l’Administration pénitentiaire l’ont contraints à assister à l’audience via la videoconférence, technique de plus en plus utilisée…Cette lettre a été écrite juste après l’audience.

Plus d’informations en italien sur le site autistici.org/macerie

Je suis en rogne pas qu’un peu, beaucoup. Disons énormément. En fait trop énervé. Il y a 1 heure à peine j’ai fait la vidéo-conférence. Une pitrerie. Humiliante en certain aspects. C’est inutile de la cacher, cette date je l’attendais depuis longtemps. La vie ici à l’intérieur est monotone, comme on l’imagine, on se raccroche à ces échéances. Je compte les jours. Je l’admets. Dans un mois j’ai cette audience. Une semaine, 2 jours. 1 jour. Cette nuit je n’ai pas dormi. J’étais agité. A 3 heures je me suis mis à lire «la vrai histoire du capitaine long jhon silver». Résultat ce matin j’avais des cernes de la madonna.

J’ai cherché toutes les techniques pour avoir une tête présentable. Au moins que les compagnon-nes puissent voir que j’allais bien. Sûrement je savais que ça aurait été une désillusion mais j’ai voulu espérer que quelquechose arrive. Puis vers 9h20 l’inspecteur est venu me chercher. Je me suis dit que je ne ferais pas un voyage jusqu’à Turin, mais je verrais une autre partie de la prison. La mini salle de la vidéo-conférence n’est distante pas plus de 20 mètres de la section.

Avant ils m’ont mis dans une cellule de sécurité. Je me suis alors rendu compte que dans la prison il y a même des petits jardins plus ou moins entretenus, eet que dehors il y avait des arbres, je ne sais pas lesquesl, mais le vent faisait bouger les feuilles. Déjà, il y a déjà des feuilles, le printemps est arrivé tôt cette année. Puis ils m’ont emmené dans la petite salle. Une salle normale avec deux bureaux, un pour l’inspecteur, l’autre où je me suis assis avec un beau télévisuer lcd et une télécaméra au dessus. Eh à me voir à la télé j’étais à peu près présentable. A peine je suis en direct un salut fort aux compagnon-nes. J’avais réfléchi sur quoi faire, quoi dire. Un salut avec le poing levé, parce que ça me plait saluer comme ça. Puis je prête attention à la salle d’audience du tribunal, la télé est dirigé seulement vers le juge. Que je me sens crétin, j’ai salué seulement le juge. J’aurais voulu montrer un salut à 39 ou 41 dents, mais vu que seul le juge peut me voir je resterais sérieu, je ferais le prisonnier sérieu. Sur la télé j’apparaît moi dans un cadre petit et puis on voit la salle d’audience du tribunal, 10 secondes le juge et 10 secondes les compagnon-nes, les avocats, et la procureure (moche comme une moche). La salle d’audience est grande, pratiquement déserte. J’essais de reconnaitre les compagnon-nes parce que la qualité est pourrie. Ces caméras quand elles doivent fonctionner font la petite définition.

Putain de merde. Novaro (son avocat, ndt) n’est pas là. Les compagnon-nes sont peu nombreux-ses. Illes font l’appel : O, M et C? Peu nombreux-ses mais bons, euxelles aussi ne blaguent pas. Putain je voudrais bien les voir. Voir combien illes ont vieillis. Ahah. Je ne comprends pas bien la disposition aussi parce qu’ils ne me font voir seulement le juge. Mais qui s’en préoccupe. Alors M je la reconnais parce qu’elle gesticule beaucoup. C a sa posture habituelle à bras croisés. J’ai plus de difficultés à reconnaître O parce qu’il était en bordure d’écran.

(…)

L’audience est renvoyée au 7 avril, c’est pas plus mal parce on avait réclamé du temps pour le procès. L’avocat introduit O qui fera une déclaration. Le garçon de sardaigne se lève les poings sur la table, parce que lui est épais, et commence à parler fort et décidé. Immédiatement la procureure l’interrompt et perturbe le texte duquel je ne comprends seulement que les premiers mots.

Quelle merde. En tout cas le bon O fait une face brutale, il s’est coupé les cheveux, je penses à lui quand il se levait lors des interrogations à l’école, cette fois ça s’est carrément mieux passé. J’espère que le texte qu’il lisait n’était pas seulement son oeuvre. Tou-tes en jambes. Illes se lèvent et s’en vont en me saluant. Je dois admettre qu’illes sont vraiment beaux-belles mes compagnon-nes.

J’éprouve énormément de rage dedans. Je sais de l’immense force que me voudraient donner tous et toutes et je suis assis ici comme un blaireau dans cette foutue taule. Que l’administration pénitentiaire aille se faire foutre, que la prison, que les juges, que eux tous aillent se faire foutre.

L’inspecteur dit que c’est fini, qu’il faut retourner en section, j’écarte un rideau pour regarder dehors, lui s’en rend compte et me dit que si je veux il me fait regarder même de l’autre côté. Non merci. Nous passons à côté de l’infirmerie, il y a un détenu des parties communes, panique. Je le salue. Et me voilà de nouveaux les mêmes 4 murs. Encore une fouille. C’est bon. Le spectacle pour aujourd’hui est fini.

Claudio, 1er Avril 2014.

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LIBERTE POUR CHIARA, NICCOLO, CLAUDIO, MATTIA

LIBERTE POUR TOUTES ET TOUS

Pour leur écrire

  • Mattia Zanotti et Niccolo Blasi, Casa di Reclusione, Via Casale San Michele 50, 15100
  • Alessandria Chiara Zenobi, Casa Circondariale Rebibbia, Via Bartolo Longo 92, 00156 Roma
  • Claudio Alberto, Casa Circondariale, Via Arginone 327, 44122 Ferrara

Pour s’informer et diffuser :

  • En français :

notavfrance.noblogs.org

feualagrandevitesse.noblogs.org

  • En italien :

autistici.org/macerie

informa-azione.info

Tracts-brochures-lettres diffusés lors de la manifestation de Nantes du 22 Février: COMPTE RENDU DE LA JOURNEE DE SOLIDARITE AU MOUVEMENT NOTAV et quelques nouvelles des compagnon.nes incarcéré.es…

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Un montage audio de 29 minutes à diffuser et à télécharger sur les arrestations des 4 compagnon-nes en rapport à la lutte No Tav

ps : une seule erreur dans l’enregistrement : la date du procès prévue le 14 mai a été reportée au 22 mai

Transmis par mail, 6 mai 2014

[Italie] Complicité dans l’attaque avec les compagnon-nes No TAV incarcéré-es (avril-mai 2014)

Les attaques contre le parti démocrate en Italie continuent de plus belle: voir celles d’avril dernier & les attaques solidaires de janvier et février 2014. Ici une liste non-exhaustive de ce qu’il s’est passé un peu partout dans le pays, en complicité avec les quatre compagnon-nes No TAV derrière les barreaux Chiara, Niccolo, Claudio et Mattia:

  • Lecce, 19 avril 2014: le bureau du parti démocrate via Milizia a été tagué des inscriptions: « stop aux expulsions; NO TAV »

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  • Cremona, 22 avril 2014: durant la nuit, la vitrine du bureau du candidat PD à la mairie Galimberti est taguée des inscriptions « No TAV libres » et « PD = merde ». Les crapules du parti se sont indignés publiquement de cette énième attaque contre leurs locaux à travers la presse.

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  • Rovereto, le 23 avril: deux bouteilles remplies de liquide inflammable avec deux mèches brûlées sont retrouvées à proximité du chantier de construction de la bretelle d’autoroute ‘Ai Fiori’. Plus loin ont été retrouvées les inscriptions « Le terroriste c’est l’Etat, libérez les NO TAV ».
  • Trento, le 25 avril 2014: plusieurs No TAv sont présent-es à la manif antifasciste unitaire avec une banderole en solidarité avec les quatre compagnon-nes No TAV incarcéré-es. Sur le parcours, les façades de plusieurs banques qui collaborent à la construction de la ligne à haute vitesse Lyon-Turin sont recouvertes de tags.
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« Le terroriste est celui qui militarise et dévaste – Chira, Claudio, Nico et Mattia libres * NO TAV »

  • Turin, 1er mai: Des centaines de manifestant-es no TAV sont présent-es au sein de la grande manif syndicale. Les militant-es et politiciens du PD sont sous protection policière, tous comme leurs locaux qui sont régulièrement pris pour cible.

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  • Cremona, 3 mai 2014: quand le ministre de l’infrastructure Lupi est dans la rue pour soutenir le maire du centre-droit Perri, plusieurs No TAV sont là et certains réussissent à s’approcher et ce en dépit des nombreux flics quadrillant la zone. La lutte No TAV résonne avec les slogans au mégaphone, des tracts sont distribués et une banderole déployée « Le terroriste est celui qui soutient le TAV – Chiara, Mattia, Nico et Claudio libres »
  • Chiomonte, 4 mai 2014: Dans la nuit quelques encapuchonnés réussissent à s’approcher des clotures du chantier du tav pour lancer des petards et des fumigènes. Avant que la police de garde du chantier réussisse à sortir, le groupe s’enfuit par les bosquets jetant sur la routes des clous tordus.
  • Cuneo, 4 mai 2014: le siège du parti démocrate dans le centre historique de la ville via Dronero a pris cher: ses vitres de la porte d’entrée ainsi que les fenêtres ont été brisées. Quelques inscriptions ont été laissées à la bombe: « Boba libre » et « Liberté pour tous ». Marco « Boba » a été arrêté lors de la manif du 1er mai. A l’extérieur, la solidarité avec Boba et tous les prisonniers s’est exprimée avec des feux d’artifice: des rassemblements devant la prison de la Vallette (Turin) ont eu lieu dans la soirée du 1er mai et celle de samedi 3 mai (avec plus de 100 manifestant-es). Le lendemain, il a été libéré et placé en résidence surveillée.

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  • Turin, le 5 mai: le local du PD via Mazzini dans le centre-ville est attaqué avec des oeufs de peinture et recouvert de tags No TAV durant la nuit

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Toutes ces brèves ont été traduites de l’italien de Macerie