Archives du mot-clé la police assassine

[Durham, USA] En solidarité avec les rebelles du Missouri – 17 octobre 2014

shaw-broken-windowDans la matinée du 17 octobre, l’Arsenal de la Garde nationale à Durham a été la cible d’actes de vandalisme visant à perturber les opérations du week-end de l’établissement.

Nous avons englué cinq serrures différentes pour empêcher l’entrée ou la sortie des véhicules du terrain clôturé, avons enchaîné les portes d’entrée fermées, et laissé un message sur le mur de pierre en face du bâtiment, disant « désobéissons aux ordres. Solidarité avec les rebelles du Missouri. Fuck the police.« 

Ce geste simple a été fait en solidarité avec tous ceux qui luttent contre le harcèlement de la police et l’occupation de leurs quartiers, et en particulier avec les insurgés de Saint-Louis et Ferguson, dont la rébellion historique a abouti à une occupation de la Garde nationale de leur ville. Ils nous rappellent que lorsque la police assassine les pauvres et les gens de couleur, la réaction appropriée est de se révolter.

Nous sommes conscients que notre acte ne va probablement pas causer une perturbation majeure à cet établissement. Ce n’est pas un substitut à d’autres types d’antagonisme et de lutte combative. Néanmoins, nous voyons cela comme un geste en cette période où un tel établissement fournit des véhicules essentiels et des armes afin d’écraser les soulèvements populaires. Si l’avenir semble être la guerre civile, expérimentons le terrain maintenant que plus tard.

Pour ceux qui s’entraînent dans cette établissement, nous vous encourageons à réfléchir dès maintenant à ce que cela signifierait d’ouvrir le feu sur vos propres voisins et membres de la communauté. Certains des soldats les plus courageux de l’histoire ont été ceux qui ont désobéi aux ordres et ont refusé d’écraser un soulèvement populaire. Comment allez-vous vous remémorer cela le moment venu? De quel côté serez-vous? Si c’était ton fils ou ta fille assassiné.e par les flics, de quel côté alors ?

Dans le mépris et la fureur,

Quelques anarchistes de bull city*

Traduit d’anarchistnews, 10/18/2014 à 08:37

* »Bull City » est le surnom donné à la ville de Durham, situé en Caroline du nord

[Brésil] Violence d’État et résistances…

Au Brésil, quelques jours après la fin de la Coupe du monde de football, qui a donné lieu à une très forte intensification de la répression et des violences policières, certains faits montrent comment la population continue de répondre coup pour coup à la violence dont elle est la cible.

Le mercredi 16 juillet 2014, la population d’Amargosa – ville de 40 000 habitant-e-s située à 200 km de Salvador de Bahia – s’est soulevée après qu’un enfant d’un an et demi ait été tué au cours d’une opération policière.

Révolté-e-s, des habitant-e-s ont envahi le commissariat de la ville, libéré les 16 prisonniers qui y étaient détenus, pris possession des armes présentes sur place avant de détruire les locaux et d’incendier le bâtiment. En plus du commissariat, ils/elles ont aussi brûlé les véhicules de police. Les quelques gradés et policiers présents se sont retrouvés quelque peu dépassés… Ces derniers, ainsi que la juge et l’huissier de justice de la ville, se sont réfugiés dans un hôtel, craignant pour leur sécurité. Une vingtaine de véhicules, une trentaine de motos ainsi qu’un bus ont également été incendiés cette nuit-là. Le lendemain, d’importants renforts de policiers ont été envoyés dans la ville. Personne n’aurait encore été arrêté, pour l’instant.

Bus incendié durant les émeutes à Amargosa.

Bus incendié durant les émeutes à Amargosa.

Ce qu’il reste du commissariat au lendemain des émeutes à Amargosa.

Ce qu’il reste du commissariat au lendemain des émeutes à Amargosa.

Quelques jours plus tôt, le 13 juillet, à Santa Luzia, en banlieue de Belo Horizonte, plusieurs personnes s’étaient révoltées à cause de dysfonctionnements dans le tout nouveau système de bus mis en place à l’occasion de la Coupe du monde. Un bus ainsi que tout l’équipement électronique, les écrans et les tourniquets du terminal de bus ont été détruits. Les agents de sécurité ont fait appel aux forces de l’ordre mais lorsque celles-ci sont arrivées le groupe d’agité-e-s avait déjà disparu.

Le 21 juillet, un poste de l’Unité de Police Pacificatrice de la favela Morro do Alemão, dans la zone nord de Rio de Janeiro, a été attaqué pour répondre à la mort de Matheus Alexandre da Silva, 18 ans, durant une opération policière contre des « narcotrafiquants ». Le poste de l’Unité de Police a été criblé de balles puis en partie incendié, tandis qu’un véhicule de police est parti en fumée. Un homme de la Police Militaire (PM) blessé par balle durant l’action a été emmené à l’hôpital. En représailles, le Bataillon d’Opérations Spéciales (le fameux Bope) et le Bataillon de Choc ont été appelés à intervenir dans la favela, qui fait déjà l’objet d’une très forte présence policière et militaire en temps normal. Les 35 écoles de la région ont été fermées par crainte de « violences ». La PM a quadrillé une partie de la région et monté des barrages de police en quête des suspects. Le Morro do Alemão appartient au Complexo do Alemão qui regroupe treize favelas. Le Complexo est occupé par la PM depuis novembre 2010 au travers de huit Unités de Police Pacificatrice disséminées dans différentes favelas. Ces derniers temps, les mouvements de révolte contre l’occupation policière se sont multipliés dans la région où la PM fait régulièrement de nouvelles victimes.

Base de l’Unité de Police Pacificatrice au lendemain de l’incendie.

Base de l’Unité de Police Pacificatrice au lendemain de l’incendie.

Restes d’un véhicule de l’UPP.

Restes d’un véhicule de l’UPP.

Synthèse du portugais à partir de la presse brésilienne par squat.net, juillet 25th, 2014

[Oakland, USA] Attaque contre un poste de police à Fruitvale – 8 février 2014

Dans les premières heures du 8 février, la porte vitrée d’un bureau OPD à Fruitvale* a été brisée. La joie dans nos coeurs de voir les symboles de l’autorité brisés, nous avons fui dans la nuit sous la pluie.

Notre objectif était de démontrer que l’action, même minime, est à la fois possible et souhaitable.

Nous dédions cette action pour les rebelles à Durham, en Caroline du Nord, qui ont à plusieurs reprises pris les rues de l’indignation contre les porcs tueurs qui ont assassiné un jeune homme, Chuy Huerta, à l’arrière d’une voiture de police l’année dernière. Armes à la main, nous avons attaqué pour Chuy.

C’st facile d’attaquer!

De la côte ouest jusqu’au sud, Nique la Police!

Quelques anarchistes enragés

Traduit d’anarchist news, 17 février 2014 à 09h43

Note:

*Fruitvale est situé au sud-est d’Oakland

[Etats-Unis] Double meurtre policier à Oakland – 21/22 janvier 2014

Au cours du week-end, des vandales ont dégradé le poste de police du California Highway Patrol, dans le nord de Oakland. Cela s’est passé par rage contre la police, en particulier après que des agents du CHP aient tué deux personnes dans des incidents distincts la semaine dernière dans l’est de Oakland*. Dans une ville autrefois connue pour des émeutes contre les policiers assassins, cette action est une réponse modeste.

FUCK THE POLICE !

Quelques anarchistes d’Oakland

Nique La Police - Trop de sang sur vos mains

Nique La Police – Trop de sang sur vos mains

Traduit d’anarchistnews.org, 30 janvier 2014 à 18h21

NdCNE:

*Mardi 21 janvier vers 21h00 à l’est d’Oakland, une personne à bord d’une voiture est pris en chasse par une patrouille de flics. La personne, dont l’identité n’ a pas été révélée, s’est fait tirer dessus par un officier: il est mort sur le coup.

Lors de cette même soirée, vers 02h45, à un demi-mile du premier meurtre, Antonio Mestas, 19 ans, est mort après avoir été pris en chasse à bord d’une voiture volée (d’après les flics et leur presse).

[Flics porcs assassins] 2 ans après la mort de Wissam El-Yamni

Lire le dossier en entier au format PDF

QUAND LES POLICIERS GACHENT LA FETE…

Aux premières heures de l’année 2012, dans le quartier clermontois de la Gauthière, Wissam El Yamni fêtait la nouvelle année avec quelques amis d’enfance, sur le parking du coccimarket. Un autoradio diffusait de la musique, on se partageait une bouteille de vodka, l’atmosphère était détendue. Pas d’excès, pas de tapage, juste un moment convivial aux pieds d’une cité HLM ordinaire1.

Vers deux heures trente du matin, la police reçut semble-t-il un appel provenant du téléphone portable de Wissam et signalant la présence d’un corps inanimé sur la chaussée. Deux (ou peut-être trois) voitures se rendirent sur place, où un véhicule de pompiers les rejoignit également.

Les véhicules, parmi lesquels au moins deux équipages de l’unité cynophile, arrivèrent à proximité du parking par la rue de l’Aiguillade. Tandis que les pompiers étaient renvoyés à la caserne, l’un des véhicules de police essuya un jet de pierre qui rebondit sur la vitre. Wissam, identifié comme l’auteur du jet de projectile, fut alors pris en chasse par des agents de police, fuyant en direction de l’école Jean de la Fontaine. La suite reste confuse et le déroulé des faits varie selon les témoignages, bien qu’un certain nombre d’éléments concordent.

Rattrapé à l’angle des rues du Colombier et Grande Combaude (200m plus loin), Wissam fut frappé une première fois au visage par un policier de l’unité cynophile avant de chuter au sol, puis reçut un second coup dans le thorax. Dans un laps de temps très court et alors que Wissam était déjà au sol et menotté, au moins huit autres véhicules de police (deux voitures de police secours, trois de la BAC, deux de la section d’intervention et deux autres de l’unité cynophile) vinrent stationner sur le parking de l’école Jean de la Fontaine. Quand les amis de Wissam arrivèrent alertés sur les lieux, ils y trouvèrent un grand nombre de policiers (l’analyse des faits en révélera près de vingt-cinq) visiblement rigolards, fumant et écoutant de la musique funk. L’explication la plus plausible étant qu’ils avaient eux aussi fêté la nouvelle année au commissariat avant de partir en intervention. Depuis les immeubles avoisinant, d’autres témoins décriront une scène similaire. Les policiers évoqueront l’utilisation de chiens pour interrompre Wissam dans sa course. Et d’autres témoins diront que les policiers lancèrent un décompte à haute voix avant de frapper Wissam : d’humeur festive, certains policiers semblaient vouloir se défouler sur le jeune homme.

Finalement menotté et visiblement inconscient, il fut placé sur la banquette arrière de la Ford Mondeo blanche de la brigade canine. Au cours du transport, qui dura entre 3 et 5 minutes, le policier présent à l’arrière avec Wissam le redressa dans un premier temps pour libérer de la place, puis le plaqua contre la vitre pour le maintenir tranquille. Trouvant cette posture inconfortable et cherchant à immobiliser totalement Wissam, le policer appliqua alors, si l’on en croit la version policière, la bonne vieille méthode du « pliage » enseignée autrefois à l’école de police, mais interdite depuis par une circulaire du 17 juin 2003 (suite à la mort par étouffement de Getu Hagos, un jeune Ethiopien sans-papiers, lors d’une expulsion le 16 janvier 2003). Voir plus loin les conclusions du légiste.

[Etats-Unis] Attaques contre la police à Olympia

Le poste de police de l’ouest d’Olympia attaqué (nuit du 24/12/2013)

Tôt ce matin, nous sommes montés sur le toit du poste de police d’Olympia et fracassé 8-10 caméras de surveillance. Ce sous-poste de police existait sans caméras depuis longtemps, et était un lieu de nombreuses attaques anarchistes. Quand nous avons vu qu’ils avaient enfin mis en place des caméras… nous avons décidé qu’elles devaient être démolies.

Nous avons fracassé 3-4 fenêtres comme nous sommes partis, et nous avons ri dans la nuit. Cet acte a été accompli en solidarité avec tous les prisonniers, avec tous ceux qui font face à la répression, pour les silencieux et ceux en cavale, et pour nous – afin de garder notre sang bouillant.

Parce que c’est amusant. Parce que c’est facile. Parce que nous détestons la police et la société qu’elle maintient.

Niqqqueee llaaa ppolliiicccceeeee !

<3333 widdle giggle cru

Traduit de l’anglais de anarchist news, 24 décembre 2013 à 17h07

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Trois voitures de police fracassées à l’extérieur du palais de justice d’Olympia

Dans la nuit du 16 décembre, trois voitures de police garées à l’extérieur de Palais de Justice Creighton d’Olympia (de la maison de détention municipale d’Olympia et du tribunal municipal) ont eu leurs fenêtres fracassées.

Ce jour a été choisi en accord avec l’appel international de solidarité avec les 5 de Barcelone, accusé.e.s de l’ attentat à la bombe contre la cathédrale catholique romaine de Saragosse, en Espagne.

Deux, qui restent en détention préventive, Monica Caballero et Francisco Solar, étaient récemment la cible de poursuites dans l’affaire des bombes (Caso Bombas) des anarchistes chiliens (2010-2012). Ils ont tous deux été confronté.e.s à ce procès et ont fait neuf mois d’emprisonnement avec dignité. Ils ont inspiré la communauté anarchiste internationale et maintenant nous voulons montrer notre soutien pour eux et notre haine des forces répressives de cet acte de rébellion.

La solidarité, c’est l’attaque ! La police Olympia est une manifestation du même appareil de répression qui tente de contrôler nos camarades d’outre-mer. Ce contrôle et cette répression existe aux États-Unis en abondance aussi. Par exemple, le 19 Novembre à Durham, en Caroline du Nord, la police a été brutalement assassiné Chuey Huerta âgé de 17 ans, alors qu’il était détenu dans le siège arrière de leur voiture de patrouille.

Avec notre action, nous envoyons également un message sincère de solidarité à tous ceux qui souffrent de la perte d’un être cher des mains de la police, en particulier ceux à Durham, en Caroline du Nord.

Traduit de l’anglais de Act for freedom now, 19 décembre 2013

[Publication/’Hors Service’ n°40] Le nom des assassins – Vengeances incendiaires contre la police de Mortsel (près d’Anvers)

Le nom des assassins

Vengeances incendiaires contre la police de Mortsel

Début janvier 2010, Jonathan Jacob est tabassé à mort dans le cachot du commissariat de Mortsel (près d’Anvers), par l’unité d’intervention spéciale. Nu et angoissé, les flics l’ont roué de coups et l’ont étouffé, sans oublier le médecin qui, bien qu’il soit déjà mort, lui a encore administré un calmant, exécutant ainsi les ordres directs du Parquet. Il a fallu attendre deux ans pour que le voile couvrant cet assassinat policier se soulève un peu, et c’est à la télévision nationale qu’ont été diffusées les images de la caméra du cachot. La ministre de la Justice, Turtelboom, se montrera une fois de plus implacable dans sa défense du pouvoir  : elle refusera tout net jusqu’à un début d’excuses, qui d’ailleurs n’engagent à rien, auprès des proches de Jonathan.

Fin juillet 2013. Couverts par la nuit, des inconnus pénètrent sur le parking du commissariat de Mortsel et mettent le feu à un combi. Les policiers présents assistent impuissants à la destruction de leur outil de travail. Cette action incendiaire vient rappeler aux assassins qu’il n’y aura ni oubli ni pardon. La censure étatique avait d’ailleurs déjà camouflé une première action identique contre le commissariat en question, peu après la diffusion télévisée des images de l’assassinat. Rien d’étonnant. Le pouvoir se couvre et se protège, il tente de réduire au silence ceux qui le critiquent, et de cacher les actes de ceux qui le combattent. A travers ses mensonges, son hypocrisie, sa brutalité et sa violence, la démocratie révèle son vrai visage  : un pouvoir qui cherche à se maintenir à tout prix, pour garantir la continuité de l’oppression et de l’exploitation, des usines et entreprises aux prisons et centres fermés. Un combi qui flambe est alors vraiment la moindre des choses qui puisse arriver.

«  La vengeance ne résout rien  », objecteront peut-être quelques braves citoyens. Ils conseilleront certainement de faire appel à la Justice de ce même Etat qui paie la solde des assassins en uniforme, qui tue à petit feu dans les prisons. Ou aux politiciens, car ils arrangeront les choses pour nous, comme on le voit bien à travers l’histoire, l’histoire de la continuité du pouvoir, de l’exploitation et de l’oppression sous différentes formes et sous différents visages. S’il y a vraiment quelque chose qui ne sert à rien, c’est bien de se résigner et de se laisser encore duper par la croyance dans le système. Car en face, il y a la révolte de celui qui veut vivre, de celui qui ne veut plus subir, de celui qui porte en soi la potentialité que la liberté explose finalement et balaye les édifices séculaires du pouvoir. Quant à celui qui apaise, il se range forcément du côté des puissants.

Si des assassins en uniforme méritent de subir notre critique incendiaire, la critique par les actes et non par des lamentations impuissantes, ce sont en fait tous les mécanismes qui oppriment et exploitent qui la méritent, jour après jour, coup après coup. Ces actes qui peuvent d’abord paraître bien peu de chose (qu’est-ce qu’un combi brûlé face à la mort brutale de quelqu’un dans le pire des désespoirs ?) sont pourtant lourds de sens  : ils témoignent de l’existence de forces vives et courageuses qui combattent le pouvoir. Et si aujourd’hui c’est un combi qui flambe, demain ce sera peut-être une prison qui saute, et après-demain le patron d’une usine, qui pendant des années a brisé le dos de ses ouvriers, et qui se retrouvera face au canon du fusil de celui qui ne supporte plus l’exploitation. La révolte est contagieuse, et c’est par contamination que nous comptons détruire ce système.

Il faut briser le cercle magique des grands mots de respect, de droit, de Justice et de démocratie qui nous tiennent les mains liées, et nous retrouver nous-mêmes  : des individus capables de s’insurger et de se battre à corps perdu pour leur liberté. Chaque combat, chaque incendie, chaque explosion, chaque sabotage en appelle d’autres  ; c’est le cri strident des révoltés.

Extrait du journal ‘Hors Service’ n°40

Cliquer sur la couverture pour télécharger le numéro 40 au format PDF:

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http://journalhorsservice.blogspot.fr

[Publication] ‘Résistons Ensemble’ n°122 de septembre 2013

RIPOSTES dans les quartiers populaires:

Le 10 juillet, un contrôle d’identité de trop à Vénissieux (69), le lendemain encore une interpellation à Villeurbanne. On n’en connaît ni les causes ni les conditions, seulement les conséquences : 3 nuits d’affrontements avec la police. Des centaines de flics (CRS, BAC, brigade canine…) sont déployés et tirent à tout va, gaz lacrymos et balles en caoutchouc, un jeune sera mis en GAV.

Le 18 Juillet, dans un quartier de Compiègne (60), deux flics veulent contrôler un jeune garçon qui circule à scooter. Sa mère et son frère s’interposent, soutenus par une quinzaine de personnes. Apeurés, les flics appellent des renforts , 2 personnes seront interpellées.

Le 19 Juillet, un couple de sans papiers kosovars refusant d’embarquer, étaient escortés par trois flics vers le centre de rétention de Metz (57). Sur le chemin, ils passent plusieurs coups de fils, communiquant dans leur langue maternelle. Lors d’une pause-pipi sur une aire d’autoroute, 4 de leurs amis les attendent, ils assomment l’escorte et s’enfuient avec l’homme.

Le 23 Juillet, trois jeunes hommes , mineurs, habitants du 93, circulent sur la fameuse promenade des anglais à Nice (06). Un arrêté municipal y interdit les torses nus, deux CRS décident de les contrôler, mal leur en a pris : l’un des flics finit avec une fracture du poignet et les 3 vacanciers devant le juge pour enfants.

Le 31 Juillet à Saint Denis (93), cité des Francs Moisins, une patrouille de flics à moto veut contrôler un homme à scooter, plusieurs personnes présentes réagissent permettant à l’homme de s’enfuir. S’ensuit une altercation avec les flics, l’un d’eux tire plusieurs fois en l’air, semble-t-il.

Le 13 Août en fin d’après midi dans le quartier République à Avion (62), un jeune garçon sur son scooter percute une voiture à l’arrêt, il est grièvement blessé. Une patrouille de police arrive sur les lieux et l’un des flics (« un bleu » veut l’excuser son collègue) lance à l’adresse des habitants : « Un de moins ! ». Du racisme ordinaire mais qui provoque la colère d’une centaine de jeunes gens ; deux nuits durant, ils brûlent des voitures, des poubelles et affrontent les policiers venus en renfort. 3 jeunes seront interpellés et condamnés à des TIG.

Le 30 Août à Mantes la Jolie (78) cette fois, une vingtaine de jeunes caillassent deux bus attirant ainsi la police sur place : ils leur lancent des pierres et un cocktail Molotov. 4 jeunes hommes ont été placés en GAV.

A Gennevilliers (92)… Un moteur de scooter a été jeté en direction des policiers dans la nuit du 30-31 août à la cité du Luth depuis le treizième étage. Quatre garde à vue, arrestations, pas de blessé du côté des « forces de l’ordre ».

32 caméras de vidéo-surveillance ont été installées depuis début Juillet à Besançon (25), le 2 Août, une première est caillassée avant même d’avoir été branchée et le 11 Août, 4 jeunes gens en démontent carrément une autre avant de partir avec.

Enfin, le copwatch a une fois de plus révélé son efficacité potentielle : une vidéo sur youtube, montrant les méthodes habituelles de la police (gazage, coups de matraque dans le ventre) provoquant l’évanouissement d’une femme, noire, qui cherchait à discuter l’interpellation de son ami à Joué les Tours (37) a été vue par deux millions de personnes et a frappé les esprits bien au delà du cercle des militants. Radios et Télévisions de masse ont même été contraintes d’aborder la question des violences policières.

Lire intégralement le journal ‘Résistons Ensemble’ n°122 en version texte ici

Télécharger le journal pour differ (en cliquant sur l’image ci-dessous):

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[Oakland, USA] Manif vandale en mémoire du tagueur ‘Reefa’, tué cet été par la police à Miami – 24 août 2013

Il me paraissait important de revenir sur le meurtre récent d’un tagueur – connu sous le blaze de ‘Reefa’ – après avoir reçu plusieurs coups de taser par la police de MiamiA noter que de nombreuses manifs se sont tenues en sa mémoire dans de nombreuses villes des Etats-Unis, mais qui ont été relayées uniquement par les médias dominants. C’est pourquoi j’ai voulu traduire ce récit d’un samedi après-midi de manifs à Oakland:

Quelque part dans une ville des Etats-Unis - août 2013

Quelque part dans une ville des Etats-Unis – août 2013 (source: twitter)

N’importe qui dans le centre d’Oakland samedi après-midi [24 août, NdT] savait que quelque chose était censé se passer, avec les flics garés à chaque coin de rue. La place ‘Oscar Grant‘ était couverte de flics durant des heures avant que toute manif puisse avoir lieu. Plus tôt dans la soirée, il y a eu une marche solidaire avec les prisonniers en grève de la faim dans les prison de Californie, qui a rassemblé près de 100* personnes.

Tout au long de la journée, la police avait fait grandes démonstrations de force pour intimider les manifestants à partir avant la nuit tombée. C’est vite devenu évident qu’elle n’allait pas laisser la ‘manif du graffiti’ se dérouler. Pour cette raison, des plans ont été faits pour se rencarder à un lieu isolé à proximité plus tard dans la soirée, dans l’espoir d’éviter une présence policière. Nous étions au départ en grand nombre, mais avant que nous puissions commencer la police a découvert notre nouvel emplacement et leurs camionnettes ont commencé à tourner autour du secteur. A ce moment-là, de nombreux petits groupes ont commencé à se détacher, la plupart avec leur propre escorte policière personnelle, même si certains ont réussi à ébranler leur déploiement.

Puis ces groupes autonomes ont commencé à peindre des graffitis dans toute la ville, et la police n’a pas pu contenir ça. Malgré sans doute l’importante somme d’argent dépensée pour le maintien de l’ordre des manifs d’aujourd’hui, les flics n’ont procédé à aucune arrestation pour la justifier, et ont eu à peine réussi à arrêter notre manifestation. Bien sûr, il n’y avait pas de spectacle d’un centre-ville recouvert de peinture (pour un autre jour), mais nous sommes aussi plus que jamais en colère de la mort de Reefa. Nous poursuivrons nos appels à la vengeance et appel à la solidarité dans le monde entier suite à cette injustice.

Solidarité avec tous les artistes illégaux , tous ceux brutalisés par la police et tous ceux qui sont en prison !

Ne les laissons jamais dormir !

Quelques rebelles d’Oakland

Traduit d’Indybay par un contributeur du blog

Note:

*Un contributeur a ajouté dans les commentaires que cette manif de soutien avec les grévistes de la faim a rassemblé le double, soit près de 200 pers.

[Suisse/Publication] Journal ‘Esquive’ : en souvenir d’Umüt, pour soutenir Erdal, Yunus et tous les autres

UMÜT KIRAN
10.09.1991 – 18.04.2010
ASSASSINÉ PAR LA POLICE

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Dans le dernier numéro d’Esquive, nous vous parlions d’un jeune qui s’était fait tirer dessus par la police lors d’une descente chez lui, dans le quartier des Acacias à Genève. Il ne s’agit pas d’un cas isolé. En Suisse romande, les crimes policiers se multiplient d’année en année, causant parfois la mort d’individus qui ont le point commun de ne pas avoir des ennuis pour délinquance fiscale.

En 2010, la police cantonale vaudoise s’est rendue coupable de deux assassinats en moins de deux mois. « Il peut crever, ça fait 50 minutes qu’il respire la fumée » disait un maton au téléphone à son collègue policier, qui lui à répondu «ça lui fait du bien, [à ce] connard».

Et ben il est mort, Skander Vogt, enfermé depuis 10 ans alors qu’il était condamné à vingt mois. Et lorsqu’un mois plus tard, un agent de la même police tire sept balles au fusil mitrailleur sur une voiture volée tuant Umüt – 18 ans – d’une balle dans la tête, on se dit qu’ils le font exprès. Un non-lieu a été prononcé en première instance par les tribunaux de Lausanne et de Fribourg pour les plaintes déposées par les familles des morts.

Erdal, le frère d’Umüt, et Yunus sont aujourd’hui accusés de mis en danger de la vie d’autrui.

Lorsque la police assassine, la justice acquitte les assassins. Et elle ne se gène pas pour attaquer les proches des victimes.

On nous dit que policier est un métier difficile et dangereux. Mais rappelons que le dernier flic vaudois mort dans l’exercice de ses fonctions s’est pris une balle d’un collègue lors d’un entrainement en 2002. Qu’ils s’entretuent s’ils le veulent mais qu’ils laissent les autres en paix.

C’est en souvenir d’Umüt, pour soutenir Erdal, Yunus et tous les autres que ces pages ont été rédigées

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Le blog du journal: esquive.noblogs.org