Archives du mot-clé la solidarité est notre arme

[Hambourg, Allemagne] Contre la ville d’autorité ! Contre la domestication de nos vies !

Solidarité avec les squatteur-euse-s de la Breite Strasse ! Solidarité avec les cinq accusés ! Liberté pour Jakob ! Liberté pour tous !

Qu’on ne s’y trompe pas, la ville n’est pas un espace neutre qui appartient à tous. La ville est un modèle miniature de ce monde dans lequel l’oppression et l’exploitation déterminent les rapports ainsi que nos vies quotidiennes. Elle est un espace de la domination et nous ne voulons ni le posséder ni améliorer sa fonction avec une autre politique et des réformes. Si nous voulons combattre pour une vie autodéterminée en liberté, nous devons détruire la ville qui nous détient en cage, afin de créer l’espace pour d’autres choses.

Le 27 août 2014, cinq personnes ont été arrêtées, accusées d’avoir participé à un squat de la Breite Strasse à Hambourg – et d’avoir jeté des objets sur ​​les flics qui avançaient. Un des cinq est toujours en détention avec l’accusation de tentative d’homicide. Solidarité avec les accusés et l’occupation, car c’est un signe de résistance contre la ville de l’autorité et de leurs chiens de garde en uniforme contre les loyers inabordables et la politique.

Une attaque contre un système qui contraint les gens à vendre leurs vies au travail, juste pour avoir un toit sur la tête ! Rebellons-nous !

BreiteStrTraduit de l’allemand de linksunten indymedia, 7 octobre 2014

[Italie] Affiche en solidarité avec Adriano et Gianluca

Une affiche en solidarité avec Adriano et Gianluca est sortie en mille exemplaires, pour la demander écrire à : villavegansquat@inventati.org.

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Des millions de voitures alignées dans la circulation, pollution massive des industries, coulées de béton recouvrant le vert pour construire de nouvelles autoroutes, voies ferrées, centres commerciaux, prisons, écoles, pôles technologiques ; rejets toxiques et radioactifs déversés dans les fleuves et le sous-sol, animaux génétiquement modifiés pour servir de réserves d’organes et de modèles pour la recherche, des milliards d’autres emprisonnés et tués chaque année pour nos consommations les plus futiles ; expropriation des terres des peuples natifs en Afrique, Asie et Amérique du Sud par les gouvernements et les multinationales occidentales, guerres pour accaparer les dernières ressources énergétiques, nouvelles armes chimiques et technologiques testées sur les populations par les puissances impérialistes, additifs chimiques et cancérigènes dans la nourriture que l’on mange, plantes génétiquement modifiées et bombardées de pesticides pour produire plus, forêts natives rasées au sol pour faire de la place à des monocultures intensives et des mines d’or…

C’est du progrès ou de la dévastation ?

Des années de vie passées à l’école, dans des bureaux, des usines peu différentes d’une prison, ou devant des écrans de portables, ordinateurs et télévision, enfermés dans une vie toujours identique faite de travail, famille et divertissement programmé, nous nous transformons en machines qui produisent et consomment, devenant complices d’un système qui tue et dévaste dans le monde entier, en échange de misérables conforts technologiques qui ne nous rendent pas du tout heureux.

C’est de la liberté ou de l’aliénation ?

Toujours aux côtés de ceux qui « ont encore des oreilles pour des choses inouïes », qui restent rebelles et hostiles au pouvoir de la civilisation, qui choisissent d’agir pour une vie libre et sauvage.

Solidarité avec Gianluca et Adriano
anarchistes incarcérés, accusés de sabotages et d’attaques incendiaires contre des banques, des multinationales de l’énergie (ENI, ENEL) et des entreprises qui exploitent les animaux et la terre

[Affiche traduite par non-fides de l’italien de Informa-azione.]

[Espagne] Sur la situation de Monica et Francisco

sacrecoeurCela fait déjà 5 mois que les compagnons Francisco Solar et Monica Caballero se trouvent incarcérés sous le régime FIES et dispersés par la géographie de l’Etat espagnol. Ils sont en prison préventive en attente de procès, accusés avec trois autres détenus (qui sont maintenant en liberté avec des charges) d’appartenance à un groupe terroriste, destructions et tentative de destructions.

Francisco Solar vient d’être transféré à la prison de Villabona dans les Asturies. Après avoir passé trois mois à la prison de Cordoba, où il a été placé durant tout ce temps en isolement, avec la constante difficulté de se faire autoriser des appels et avec la menace persistante de se voir retirer toutes communications, maintenant il déménage de nouveau, et c’est déjà la troisième prison dans laquelle il est passé ces derniers temps.  

Monica Caballero est toujours à Brieva (Avila), une très petite prison avec une capacité d’à peine 150 places, où elle est en contact avec d’autres prisonnières et a accès aux ateliers. Elle a des visites et est autorisée à passer des appels téléphoniques. Comme pour Francisco, toutes communications, que ce soient visites, appels ou lettres sont contrôlés. 

Il est clair que les conditions de détention néfastes qu’ont vécu Monica et Francisco ont tenté de les casser, d’amoindrir leur force et leur solide position de rebelle, et ce aussi depuis derrière les barreaux. Face à cette stratégie méprisable doit être souligné la résistance des deux, faisant face à cette machine répressive, en étant fiers, forts, orgueilleux et intègres.

Ce dernier transfert de Francisco cherche également à frapper et à briser les différents liens de solidarité qui se sont développés sur le plan de soutien directe et pratique à nos compagnons. A partir de maintenant, on peut dire que tout transfert ou nouvelle formule répressive (comme la récente campagne médiatique qui a cherché à « diaboliser » le financement des personnes poursuivis pour cette affaire) sapent notre solidarité active, celle que nous savons tant embarrassante pour le pouvoir. 

Pour toute personne se sentant seule en territoire hostile que représente les prisons. Pour que les gardiens de prison ne se sentent plus intouchables et ne commettent plus des abus en toute impunité. Pour que le mot solidarité se charge d’un sens et inonde nos vies. Pour que nos liens de solidarité se fortifient. Pour que notre lutte se nourrisse avec la pratique de nos théories. Pour que notre quotidien ait le goût de l’anarchie… Quelques ingrédients que n’importe qui peut donner ou prêter: sentir, penser, faire. C’est toujours le moment. 

Mort à l’Etat et vive l’anarchie !

Barcelone, 11 avril 2014

Pour leur écrire:

Mónica Caballero Sepúlveda
Centro Penitenciario Ávila
Ctra. de Vicolozano-Brieva, s/n
05194 Brieva
Ávila (España)

Francisco Solar Domínguez
Centro Penintenciario de Villabona
Finca Tabladiello
33480 Villabona-Llanera
Asturias (España)

Plus d’infos en espagnol ici

Traduit de l’espagnol  de contrainfo

[Nantes/NDdL] Vague d’arrestations et peines de prison ferme suite à la manif du 22 février dernier

Notre-Dame-des-Landes : jusqu’à un an de prison ferme pour des activistes

En février, une manifestation à Nantes contre le projet d’aéroport avait dégénéré en affrontements avec les forces de l’ordre.

Quatre hommes ont été condamnés mardi à Nantes en comparution immédiate à des peines allant de quatre mois de prison avec sursis à un an ferme, pour des dégradations et des violences commises lors de la manifestation nantaise du 22 février contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. L’un des prévenus a écopé d’un an de prison ferme avec mandat de dépôt pour des jets de projectiles sur des policiers, sans ITT (interruption temporaire de travail), et «fabrication d’engin explosif artisanal», en l’occurrence des canettes fumigènes. Des faits pour lesquels le parquet avait notamment requis six mois de prison et un mandat de dépôt, en raison du casier judiciaire du prévenu.

Deux autres jeunes hommes, âgés de 20 à 30 ans, ont été condamnés sans mandat de dépôt, par le tribunal correctionnel de Nantes, à des peines de quatre mois de prison ferme pour le premier et de deux mois de prison ferme avec révocation d’un sursis de deux mois, pour le second. Ils étaient poursuivis, l’un pour dégradations et vols en récidive commis dans les locaux de la TAN, les transports en commun de Nantes, et l’autre pour des jets de pierres sur des policiers. Le quatrième prévenu, âgé de 53 ans, poursuivi pour violences sur des policiers sans ITT, a écopé de quatre mois de prison avec sursis.

Au total, sept personnes interpellées lundi à Nantes ont été convoquées devant la justice.

Deux mineurs seront déférés devant le juge des enfants pour des faits de violences sur les forces de l’ordre – des jets de bouteille et de pavés – et dégradations d’un local Vinci, le groupe concessionnaire du futur aéroport. Le dernier individu se verra délivrer une convocation par un officier de police judiciaire aux fins de comparaître ultérieurement devant le tribunal correctionnel pour des faits de violences par jets de pétards contre les forces de l’ordre.

La manifestation anti-aéroport avait rassemblé, le 22 février à Nantes, un nombre record de participants (20 000 à 60 000 personnes selon les sources) et avait dégénéré. Une dizaine de policiers et gendarmes avaient été blessés et hospitalisés, selon la préfecture, et 14 personnes avaient été interpellées. Cinq jeunes gens, interpellés lors de la manifestation, ont par ailleurs été condamnés fin février à des peines allant de travaux d’intérêt général à de la prison ferme mais sans mandat de dépôt.

AFP via liberation.fr, 02/04/2014

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Arrestations suite à la manif du 22 fév. contre l’aéroport #NDDL : procès du 1er avril

[…] Dès le début d’après-midi, la salle de comparution immédiate du Tribunal de Grande Instance de Nantes est bondée. 

Des journaliste sont venus se régaler de la répression qu’ils ont complaisamment attisée contre les manifestant-e-s.

La Justice, à grand renfort de couverture médiatique, a décidé de s’acharner contre les manifestants perquisitionnés et arrêtés à Nantes au lendemain du triomphe du premier flic de France.

Les dossiers sont vides. La procureure à bien du mal à camoufler l’absence d’enquête sérieuse menées par les 30 flics spéciaux dépêchés à Nantes suite à la manifestation. La volonté de faire des exemples est évidente. Les prévenus passent en comparution immédiate, sans avoir pu préparer leur défense.

Après une parodie de procès dont les étapes sont écrites à l’avance, les peines s’abattent froidement sur les prévenus comme sur le public. Insupportables.

Une figure associative nantaise de 53 ans écope de 4 mois de prison avec sursis. Gratuitement. P. n’a pourtant aucun antécédent, à part celui de lutter pour le droit des sans abris. La peine est purement arbitraire : le prévenu est soupçonné d’avoir renvoyé vers les flics un seul des milliers de palets de lacrymogènes propulsés sur la foule à coups de lance-grenades. Puni pour avoir, à son échelle dérisoire, renvoyé la violence à l’envoyeur.

Deux jeunes manifestants, J. et G., soupçonnés d’avoir également résisté à la violence policière et pour l’un d’avoir récupéré un T-Shirt dans le local de la TAN écopent tous deux de prison ferme : 4 et 5 mois de taule. Des peines d’abattage. Il n’y a pas de mandat de dépôt pour eux.

Le coup de marteau le plus violent concerne le dernier prévenu, E., 23 ans. Militant déjà ciblé de nombreuses fois par le passé par les policiers, il est accusé d’avoir fabriqué un fumigène. Alors que la procureur requiert la lourde peine de 6 mois de taule, le Juge aux ordres décide carrément de multiplier par deux ces réquisitions déjà iniques. Il prononce 1 an de prison ferme pour E. Avec mandat de dépôt.

Perquisitionné hier matin, il part à la prison de Nantes ce soir. Les flics, évidemment présents en nombre, arborent un sourire satisfait.

La foule se met à crier de colère, à insulter les juges, la Justice. La salle est évacuée par des policiers nerveux alors que la copine et le bébé de E. sont empêché de lui glisser un dernier mot, une dernière caresse, avant qu’il soit transféré.

Une centaine de personnes défile ce soir en cortège jusqu’au centre ville en criant sa rage contre la Justice.

nantesAntirep

Pas de Justice, pas de paix !

Solidarité avec les inculpés !

Repris d’indymedia Nantes, 2 avril 2014

NdCNE:

Dans la matinée de lundi 31 mars 2014, la police a annoncé via leurs organes de communication de la presse qu’une vague d’interpellations avaient eu lieu à Nantes en lien avec la manif émeutière du 22 février: 8 à 10 personnes ont été arrêtées, deux ont été disculpées.

[Hongrie] Près de 100 migrants du centre de rétention de Nyírbátor en grève de la faim

antifrontexDepuis vendredi 9 Août 2013, les réfugiés du centre de rétention de Nyírbátor, dans le nord-est de la Hongrie, sont en grève de la faim. Selon la déclaration d’un réfugié de ce centre fermé, environ 100 migrants (presque tous les réfugiés du centre de rétention, y compris les personnes en provenance du Pakistan, d’Algérie, du Nigeria et du Kosovo) participent à la grève.

D’une part, les réfugiés emprisonnés à Nyírbátor protestent contre leurs mauvaises conditions de vie: ils se plaignent de la nourriture avariée (dans laquelle ils retrouvent parfois des bestioles à l’intérieur), mais aussi de l’eau, du manque d’installations sportives, etc..

De façon générale, les réfugiés réclament leur libération immédiate du centre de rétention. Ces personnes qui sont en ce moment à Nyírbátor y ont été détenues au-delà d’1 mois même si la plupart d’entre elles ont déjà reçu leurs cartes d’asile auprès des autorités. La grande question qui suscite beaucoup de colère parmi les réfugiés: «Si nous avons la carte d’asile, pourquoi nous n’avons pas la liberté? » […]

Un petit groupe de personnes détenues à Nyírbátor sont des gens qui ont été expulsés d’Autriche vers la Hongrie sur la base du règlement d’empreintes digitales « Dublin II* », ces derniers étant surtout Nigérians et Pakistanais.

Un des migrants enfermés dans le centre de rétention de Nyírbátor est un militant pakistanais qui s’est battu avec sept autres réfugiés à Vienne (Autriche). […]

Les réfugiés de Nyírbátor disent qu’avec la grève de la faim, la situation devient de plus en plus critique pour eux chaque jour. Les travailleurs sociaux ont tenté de les convaincre d’arrêter la grève, en leur promettant une meilleure nourriture et de l’eau, mais ils ont refusé: ils veulent leur liberté. Les gardiens de prison sont prudents en ce moment – il semble qu’ils aient peur que les réfugiés en grève puissent se mutiler le corps et se mettre réellement en danger au cas où n’importe qui d’entre eux soit puni par les gardiens. […]

Liberté pour les réfugiés emprisonnés de Nyírbátor !

Fermons le camp de Nyírbátor et tous les centres de rétention !

Que cesse immédiatement tous les ‘Dublin II’* – et les déportations vers la Hongrie !

Stoppons les déportations et la rétention de migrants et réfugiés

Liberté de circulation, combattons l’Europe forteresse !

Voir la traduction en intégralité

Lire le  texte source en anglais, 12 août 2013 à 10h21

Traduction de l’anglais par LeChatNoirEmeutier en collaboration avec contrainfo

Note:

*: chaque Etat de l’UE (dans lequel rentre le migrant) examine lui-même la procédure d’une demande d’asile. Il « vise à prévenir l’abus des procédures d’asile ». Voir les détails du texte 

[Mexique, Oaxaca] Alvaro Sebastián est un autre exemple qui montre que les murs des prisons peuvent s’écrouler depuis l’intérieur – 29 juin 2013

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Intervention d’Erika Sebastián Luis, fille d’Alvaro Sebastián, prisonnier de Loxicha, Oaxaca, adhérent à la Sixième Déclaration zapatiste, pendant la réunion nationale du Réseau contre la Répression et pour la Solidarité qui a eu lieu le 29 juin 2013.

« Nous ne devons pas céder à la pression face aux attaques des néolibéraux », disait Alvaro dans une lettre envoyée à la réunion nationale de la RvsR le 26 janvier dernier, à laquelle il a participé par téléphone.

Aujourd’hui il ne téléphonera pas, il n’a envoyé aucune lettre, mais son courage et sa conviction dans la lutte, nous vous les transmettons par ce message qui vous est adressé : « Dites aux compas que depuis là où je suis, je suis en train de promouvoir la Sixième Déclaration ».

Ce texte, nous l’avons écrit à partir de réflexions qui émergent des derniers événements que nous avons vécus. Nous l’avons écrit à partir des arguments donnés par les geôliers quand ils essaient de répondre à nos questions : « Pourquoi les compagnons ont-ils été transférés ? », « Quelles en ont été les raisons ? », « Pourquoi de cette façon ? ». Ils nous répondent par des mots lâches, eux qui ne peuvent pas nous regarder en face. Ils nous disent : « Ce sont des ordres qui viennent d’en haut ; les règles ont changé ; c’est parce qu’ils sont des prisonniers politiques »

Ce sont des ordres qui viennent de là-haut ? Nous demandons alors : Qui donne ces ordres ? Est-ce à nous, ceux d’en bas, d’accepter ces ordres ? Les règles ont changé ? Nous demandons à nouveau : Et qui fait les règles ? Qui a la faculté de créer ou de modifier les règles ? Ils sont reconnus comme des prisonniers politiques ? Nous insistons : Parce qu’ils sont des prisonniers politiques, doivent-ils être traités comme des délinquants ?

Ces violations, c’est la nouvelle réponse qui vient de là-haut, devant la solidarité qui surgit d’en bas, à gauche, quand on décide de lutter pour la liberté sans représentants corrompus, sans intermédiaires et sans demander de concessions au pouvoir.

À travers la Sixième Déclaration zapatiste, Alvaro a fait connaître son nom, son visage, sa propre histoire, sa lutte. Alvaro nous a montré ce qu’est prendre sa propre lutte entre ses mains, même en étant prisonnier. Alvaro est un autre exemple qui montre que les murs des prisons peuvent s’écrouler depuis l’intérieur.

Dehors, toujours plus de compagnons et compagnes connaissent son histoire, ce qui est une autre façon de lutter pour la liberté. D’autres se joignent peu à peu à la lutte pour sa libération en cassant l’isolement auquel les puissants s’acharnent à le condamner. Le message est clair : « Ne t’organise pas ! Tais-toi ! Ne pense pas par toi-même ! Soumets-toi ! »

Des lettres et des visites ont été l’expression de la solidarité de ceux et celles qui savent que nous vivons dans un système d’injustices, dans lequel seules l’obéissance et la domestication sont acceptées. Ce système commence à sortir ses griffes contre notre compagnon Alvaro, contre sa résistance et son exemple.

« Vous ne passez pas » : c’est la voix autoritaire de ceux qui choisissent la force parce qu’ils manquent de raison. Avec le transfert, les tortures, l’isolement et le manque de communication, ils cherchent à rompre ce qui fleurit : un réseau d’appui, d’accompagnement et de solidarité avec Alvaro, dans le respect et la dignité.

Alvaro n’est pas seul ! Et les puissants le savent. Peut-être ont-ils peur que l’on casse l’apparence fragile de leur contrôle ? Peut-être ne peuvent-ils plus soutenir le mensonge qu’au Mexique personne n’est poursuivi ni puni pour des idées politiques opposées au régime? Le mensonge qu’au Mexique il n’y a pas de prisonniers politiques ?

L’argument qu’ils utilisent pour justifier le harcèlement et les agressions contre Alvaro, sa famille et ses compagnons et compagnes, est le discours de la sécurité. Sécurité pour qui ? Nous le demandons mais nous connaissons déjà la réponse. Ce discours de la « sécurité » révèle parfaitement l’infra-humaine « Doctrine Bush » : tous sont suspects d’être terroristes, et par conséquent tous doivent être traités comme tels.

Devant ce panorama, les Centres Fédéraux de Réadaptation Sociale (CEFERESOs) sont de vrais camps de concentration, une nouvelle génération de Laboratoires d’Extermination. Alvaro et les six prisonniers loxicha se trouvent confinés en isolement et sans communication depuis maintenant trente jours, à plus de vingt heures de route de leurs communautés natales. Une fois de plus après dix-sept ans la même chose se répète. Il faut tout laisser et recommencer à exiger :

Liberté immédiate et inconditionnelle pour les Prisonniers Politiques et de conscience de la Région Loxicha !

Ville de Mexico, 29 juin 2013.

Erika Sebastián Luis, fille d’Alvaro Sebastián, prisonnier de Loxicha, Oaxaca

Traduit par Les trois passants

Source: lavozdelosxiches.blogspot.fr

Plus d’infos: liberonsles.wordpress.com

[Italie, Val Susa] Attaque nocturne contre le chantier et RDV No TAV à venir – Juillet 2013

En été comme en hiver, toujours en marche

VENDREDI 19 JUILLET 2013 – Promenade nocturne, RDV 21H au camp sportif de Giaglione.

SAMEDI 27 JUILLET 2013 – Marche populaire,  de Giaglione à Chiomonte (RDV à 14H au camp sportif de Giaglione)

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20/21 juillet: Du Val de Suse aux métropoles

au camping No TAV de Venaus

SAMEDI 20 JUILLET 2013 à 17H – Le mouvement NO TAV rencontre les luttes pour le logement

DIMANCHE 21 JUILLET 2013 à 14H30 – Assemblée Générale – pour organiser partout un automne de lutte contre l’austerité !

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[No TAV – Val de Susa] Nouvelle attaque nocturne contre le chantier

Hier, 10 juillet, les No TAV ont encore attaqué le chantier au terme d’une promenade nocturne qui partait de Chiomonte. On a lancé de feux d’artifice et on a coupé des barbelés……l’été NO TAV vient juste de commencer !

La vidéo ci-dessous (cliquer sur l’image):

VOIR LA VIDEO SUR VIMEO

VOIR LA VIDEO SUR VIMEO

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 VOIR LES INFOS SUR LE CAMPING NO TAV 2013 QUI SE TIENT A VENAUS ET SUR LA SEMAINE DE RENCONTRES DU 17 AU 22 JUILLET

 Traduit de l’italien de notav.info par NoTavFrance

[Russie] Bref récapitulatif à propos de la répression des antifascistes de Moscou

Alexeï Sutuga

Alexeï Sutuga

Le 19 juin 2013, Alexeï Sutuga a été libéré sous caution par le tribunal municipal de Moscou en attente de son procès.

Trois antifascistes de Moscou, Alexeï Olesinov, Alexeï Sutuga et Alyon Volkov ont été arrêtés respectivement en février, en avril et en novembre 2012 pour ‘hooliganisme’ (loi 213.2 du code pénal russe) lors des événements du 17 décembre 2011 au club ‘Vozdukh': durant un concert antifasciste, des fascistes avaient attaqué les spectateurs, et les antifascistes avaient été accusés d’avoir initié les violences.

Par la suite, tous les trois ont également été accusés d’avoir tabassé un jeune fasciste le 4 décembre 2011 et d’avoir entraîné des blessures graves (loi 111 du code pénal russe).

Toutefois, fin mai 2013, les antifascistes ont réussi à retirer les accusations de lésions corporelles graves suite aux événements du 4/12/2011, ce qui étaient les accusations les plus graves. Pour cette raison, il a été possible de faire appel pour la libération des camarades. Le 7 juin 2013, le tribunal municipal de Moscou a libéré Alexei Olesinov sans caution.

Alexeï Oselinov

Alexeï Oselinov

Contrairement à Alexeï Olesinov, Alexeï Sutuga n’a pas de domicile fixe à Moscou, ce qui explique pourquoi l’argent de la caution a été recueilli pour lui. Une telle mesure a été proposée par les enquêteurs. Au tribunal, la défense a présenté des documents attestant avoir 600 000 roubles dans des comptes bancaires, mais les enquêteurs ont demandé 700 000 (16 600 euros). Les avocats de la défense ont confirmé que les parents d’Alexeï Sutuga peuvent fournir les 100 000 roubles manquants.

Irina Gaskarova, la mère de l’anti-fasciste Alexey Gaskarov qui est actuellement en détention provisoire en tant que l’un des suspects de « l’affaire Bolotnaya » (émeute anti-inauguration contre le président Poutine), a déclaré qu’elle peut fournir à A.Sutuga une résidence stable dans son appartement dans la ville de Zhukovskiy (région de Moscou), de sorte que Sutuga puissent être libéré sans caution. Toutefois, la cour a seulement accepté de le libérer sous caution.

Le troisième accusé dans ‘l’affaire des anti-fascistes de Moscou’, Alyon Volkov, est toujours en détention provisoire.

Pour plus d’informations concernant les collectes de fonds pour les antifascistes, consultez cette page

La liste des prisonniers politiques en Russie

Source

[Londres/Stop G8] Précisions sur le déroulement du carnaval anticapitaliste – 11 juin 2013

StopG8 a organisé un « carnaval contre le capitalisme » dans le West End de Londres mardi 11 Juin, afin de mener divers actions contre plusieurs entreprises mortifères à l’approche du Sommet du G8. ( **)

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Le carnaval est allé de l’avant malgré l’extrême violence des forces de l’ordre. La police a encerclé le Centre de convergence StopG8 (occupation légale) situé à Beak Street vers 10h, puis a défoncé les portes plus tard dans la matinée. (Une vidéo montre l’intrusion des flics dans le centre de convergence)

Lors des manifestations débutées à 12h à Oxford Circus, la police est violemment intervenue puis a arrêté de nombreu.x.ses manifestant.e.s.

Les personnes présentes dans l’immeuble de Beak street ont rapporté que les policiers ont utilisé des tasers, des gaz lacrymos, des chiens, et frappé des gens non armés avec leurs boucliers et leurs matraques alors qu’ils avaient leurs mains en l’air ou posées sur leurs têtes. Nous savons qu’au moins deux personnes ont reçu de graves blessures à la tête, et plusieurs autres ont été battus. Au moins 30 personnes auraient été arrêtées durant l’opération d’expulsion du lieu.

« J’ai pu entendre des tasers être utilisés sans interruption pendant au moins une minute », a déclaré un témoin, «Je n’ai jamais rien entendu de semblable dans ma vie. »

Un porte-parole du StopG8 a déclaré:

«La police prétend avoir attaqué Beak street parce qu’elle soupçonnait qu’il y ait des armes dans le bâtiment. En fait, les seules armes étaient les pistolets Taser, matraques, boucliers, produits chimiques, poings et chiens de la police ».

Malgré la répression du début de journée, les actions anticapitalistes ont bien eu lieu: jugeant la situation peu favorable pour deux lieux de rassemblement et qu’il valait mieux rassembler les forces, le rendez-vous fixé à Piccadilly Circus à midi a été annulé.

Vers midi, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à Oxford Circus, puis sont parties en cortège en direction de Piccadilly Circus, où la foule rassemblée était encore plus importante vers 13h: des affrontements avec la police ont éclaté suite à une arrestation violente;  ces affrontements sont restés sporadiques alors que plusieurs groupes d’anti-G8 se déplaçaient vers l’ouest londonien.

Une équipe de journalistes des médias mainstream a reçu quelques projectiles de la part du Black Bloc.

Les flics, présents en masse, ont harcelé les manifestantes durant l’ensemble de la journée en les suivant étroitement durant leur marche et en les provoquant;  ils ont entre autre repousser violemment la batucada sur le trottoir.

Les flics ont pourchassé les anti-G8 dans les rues adjacentes et les autorités londoniennes ont dit avoir procédé à 57 arrestations sur l’ensemble de cette journée anti-G8.

Des actions ont eu lieu devant les bureaux du leader mondial pollueur BP et devant les filiales de la multinationale d’armement Lockheed Martin (comme celle située en bas de la Regent street).

La police protège les locaux de BP

La police protège les locaux de BP

A 17h30 était organisée une fête de rue à  Piccadilly Circus: plusieurs centaines de personnes y ont pris part sous haute surveillance policière. Malheureusement, des flics en civil ont pu se mêler à la foule, histoire de collecter quelques infos…

La 'streetparty' surveillée par un hélico de la police

La ‘streetparty’ surveillée par un hélico de la police

Vers 19h, la foule s’est ensuite rendue devant le poste de police de Charing Cross pour soutenir les camarades emprisonné.e.s. Le rassemblement s’est fait entendre avec des bruits de casseroles et divers instruments:

solidarity protest at charing x police station

solidarity protest at charing x police station

Pour des détails complets sur les protestations StopG8 en cours

Pour plus d’informations sur le réseau StopG8 : https://network23.org/stopg8/

StopG8 est un réseau d’individus… il n’y a pas de porte-parole officiel, et personne ne représente le groupe.

Contactstopg8@riseup.net

Vigiles de sécurité devant le centre de convergence une fois expulsée - début de soirée du 11/06

Vigiles de sécurité devant le centre de Beak street une fois expulsée – début de soirée du 11/06

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Sources:

  1. http://www.indymedia.org.uk/en/2013/06/510395.html
  2. https://network23.org/stopg8/2013/06/11/stopg8-statement-on-protests-and-police-violence-11-june/

[Grasse] Rassemblement de soutien à Walid et Dorsaf devant le tribunal lundi 17 juin à 13h30

Appel à rassemblement en soutien à Walid et Dorsaf le lundi 17 juin à 13h30 devant le tribunal de Grasse

Lundi 17 juin à 14h sera rendu le jugement du procès de Dorsaf et Walid.

fpaCe procès a eu lieu suite à une plainte pour « outrage et insulte à dépositaires de l’autorité publique » provenant de deux policiers Grassois. La Procureur a requis 4 à 6 mois de prison avec sursis pour Walid et Dorsaf, la même peine reçue par un des policiers condamné pour la mort de Abdelhakim Ajimi ! Les deux policiers n’avancent aucune preuve, aucun témoin pour appuyer leur accusation.

Ce réquisitoire à l’encontre de Dorsaf et Walid est tout bonnement scandaleux et démesuré. Ils essaient de nous intimider, de nous faire taire, mais en visant deux d’entre nous, c’est nous tous qui luttons pour que vérité et justice soient faites pour Abdelhakim Ajimi, qui sommes attaqués.

Ne nous laissons pas faire, soyons nombreux lundi 17 juin devant le tribunal de Grasse !

Ivora et Elise, pour le comité Vérité et Justice pour Abdelhakim Ajimi (contact: comite_hakim_ajimi[At]riseup[Point]net)

Adresse du tribunal : 37, avenue Pierre Semard à Grasse.

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Lien vers l’émission diffusée mardi 14 mai sur Radio Canut : retour sur le procès en appel des meurtriers d’Abdelhakim Ajimi, ainsi que sur la sale histoire du maintien de l’ordre en fRance…  

Transmis par mail (Réseau ‘Résistons ensemble‘), 9 juin 2013