Archives du mot-clé le savoir n’est pas une marchandise

[Italie] Manifs étudiantes dans plusieurs villes et affrontement avec les flics à Bologne – 15 novembre 2013

Affrontements entre police et étudiants à Bologne

Une mobilisation d’étudiants s’est soldée par des heurts entre manifestants et policiers vendredi à Bologne, alors que dans toute l’Italie les étudiants protestaient contre les budgets d’austérité.

La rencontre entre étudiants et forces de l’ordre a tourné à l’affrontement vendredi à Bologne, en marge d’une manifestation d’étudiants. Les associations d’étudiants ont annoncé des blessés parmi leurs rangs.

De Bologne à Palerme, en passant par Rome et Milan. cortèges et manifestations d’étudiants ont marqué la journée de vendredi dans les principales villes italiennes, pour protester contre les budgets d’austérité touchant notamment l’enseignement.

Leur presse – RTS.ch, 15/11/2013 à 19h31

Une vidéo d’euronews, 15/11/2013 à 16h19:

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Voir une autre vidéo des affrontements:

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Des vidéos des cortèges étudiants à Rome, Turin, Naples sont visibles ici.

[Brésil] A propos des actions récentes des blacks blocs dans les rues de Rio et de Sao Paulo

Voici un énième torchon pondu par la presse du pouvoir à propos de l’agitation et des activités anarchistes au Brésil. Au-delà des ‘analyses’ autant bidons les unes que les autres de divers sociologues et politologues, on appprend quelques faits récents lors des manifs des profs qui se sont déroulées ces derniers temps, notamment à Rio de Janeiro et à Sao Paulo :

Emeutes au Brésil: les « Black Blocs » s’en prennent à la police

Les anarchistes font irruption dans les manifestations brésiliennes : vêtus de noir, le visage dissimulé par un masque, un foulard ou un tee-shirt, les anarchistes « Black Blocs » ont fait une spectaculaire apparition dans les manifestations au Brésil, où ils interpellent par leurs actions violentes mais restent difficiles à cerner pour les observateurs.

BRAZIL-PROTEST-TEACHERS-STRIKECes groupuscules ont commencé à faire parler d’eux au Brésil lors de la fronde sociale qui a secoué en juin le pays contre la hausse des coûts des transports, les dépenses excessives engagées pour l’organisation de la Coupe du monde de football de 2014 et la corruption. Mais c’est alors que le mouvement social est devenu plus sporadique que les Black Blocs ont radicalisé leurs actions, essentiellement à Rio et Sao Paulo, face à une police mal formée réputée pour sa brutalité lors des manifestations*.

Lors de leurs sorties fulgurantes, les Black Blocs brésiliens privilégient la destruction de symboles du capitalisme tels que les restaurants McDonald’s ou les banques**.

A Rio, ils s’étaient invités lundi*** à la manifestation ayant réuni plus de 10 000 personnes pour soutenir les enseignants en grève. A la tombée de la nuit, ils avaient incendié un autobus, détruit des distributeurs automatiques de billets et érigé des barricades.

Mardi soir, à l’issue d’un nouveau rassemblement d’enseignants d’écoles publiques, les Blacks Blocs ont attaqué avec des pierres et des cockails molotov la police qui a riposté avec des tirs nourris de bombes lacrymogènes et sprays de poivre pour les disperser. Une voiture de police a été incendié et une agence bancaire saccagée.

Brazil Teachers Protest

Les Black blocs sont apparus en Allemagne de l’Ouest vers 1980, au sein du mouvement « Autonomen ». Ils se distinguaient à l’extrême gauche par sa volonté d’autonomie par rapport aux institutions (États, partis, syndicats). Le mouvement comptait des centaines de squats, lieux de vie collective, où les Black Blocs affrontaient les policiers lors de tentatives d’expulsion.

Mais c’est en 1999, en marge du Sommet de l’OMC à Seattle, qu’ils acquis leur notoriété avec des manifestations et occupations spectaculaires.

« On ne parle pas aux journalistes :)«   

Sollicité par l’AFP pour une interview, le groupe Black Bloc Rio de Janeiro a répondu: « Salutations libertaires! Il est difficile de nous téléphoner car nous sommes sur écoute ; nous préférons communiquer par message sur Facebook ». Mais les autres questions de l’AFP sont restées lettre morte. Au niveau national, le groupe s’est limité à répondre: « On ne parle pas aux journalistes :)« .

Brazil Teachers Strike

Pour les experts, établir un profil de ces manifestants relève de la gageure. « Il est difficile de savoir qui ils sont; il n’y pas d’autorité établie. Le mouvement est très horizontal, très jeune« , explique à l’AFP le sociologue Luiz Antonio Machado de l’Institut d’études sociales et politiques de Rio (IESP). De plus, le Black Bloc n’est pas une organisation permanente. Avant et après leurs actions, les Black Blocs sont des citoyens comme les autres.

« Ce mouvement naît du mécontentement général envers le mauvais fonctionnement des institutions. Il n’est pas révolutionnaire mais va se radicaliser face au manque de dialogue« , prédit encore M. Machado. Car pour lui « la presse ‘hégémonique’ utilise l’action des Black Blocs et des casseurs pour discréditer les manifestations et cela déclenche une répression généralisée« , notamment des médias et de la police.

BRAZIL-TEACHERS-PROTESTMais pour Alba Zaluar, expert en violence à l’Université de Rio (Uerj), le mouvement « jette à la poubelle tout ce que notre démocratie a construit« , après la dictature (1964-1985). « Ils vident les manifestations »   « Cela a pour effet de vider les manifestations. Les gens ne veulent pas en finir avec l’État mais améliorer la santé, l’éducation, les transports. Le fait de casser des abribus est un préjudice pour le contribuable qui va devoir payer, rien à voir avec la mondialisation. Ils doivent se réformer« , estime-t-elle.

Le sociologue Jose Augusto Rodrigues (Uerj) juge de son côté que « les actes de vandalisme ne sont pas toujours à attribuer aux Black Blocs » mais que « leur tactique n’a pas été un succès ».  « En juin, il y avait des foules dans la rue mais depuis qu’ils sont devenus partie intégrante des manifestations, les gens se sont retirés« , souligne-t-il. « La dimension que cette présence prendra est difficile à prévoir, cela va dépendre de comment l’État sera capable de réagir, de former sa police pour agir de façon plus civilisée« , analyse-t-il encore.

En attendant, les Black Blocs ne désarment pas et ont d’ores et déjà promis aux autorités une coupe du monde de football agitée en juin prochain.

Leur presse – AFP via RTBF.be, article daté du 16 octobre à 07h26

Notes du blog:

*: les violences policières ne se limitent pas seulement aux manifestations: très récemment, un jeune d’une favela de Rio de Janeiro a été tabassé à mort par les policiers de l’UPP (Unité de Police Pacificatrices). Deux articles sur cet énième assassinat sont lisibles ici et .

**: lire un texte écrit par des anarchistes membres des blacks blocs

***: la date du lundi n’est pas précisée dans l’article. On peut rappeler que le lundi 7 octobre 2013, des émeutes ont eu lieu en marge de la manif des profs à Rio (mais aussi à Sao Paulo). Le lundi suivant, le 15 octobre, plusieurs perquisitions contre des manifestants ont eu lieu à Rio de Janeiro. La solidarité avec les personnes arrêtées s’organise.

Brazil Teachers Protest

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[Chili] Journée de blocages routiers et de désordres incendiaires à Santiago – 11 juillet 2013

Chili: grève et manifestations à l’appel des syndicats et étudiants

Des milliers de manifestants ont défilé jeudi dans les rues de Santiago du Chili pour réclamer de meilleures conditions de travail, dans le cadre d’une mobilisation nationale à quatre mois de l’élection présidentielle.2975023_641d513fd74b35f6aaaad05636161df62d9b3c8c_640x280

Des barricades incendiées et des blocages de sites miniers ont marqué le début d’une journée de grève convoquée par le principal syndicat du pays, soutenu par de nombreux secteurs, comme les étudiants.

Les revendications portent notamment sur une réforme du code du travail, une amélioration du salaire minimum (à 490 dollars par mois contre 380 actuellement) et un remplacement du système des retraites privé par un système public cofinancé par les salariés et les employeurs.

A l’appel de la Centrale syndicale unitaire des travailleurs (CUT), soutenue par les étudiants, une dizaine de barrages ont été dressés jeudi matin sur divers accès à Santiago, provoquant des embouteillages à l’heure de pointe, selon la police.

« De l’avis du gouvernement, les raisons aujourd’hui pour faire grève dans le pays sont inexistantes », a déclaré pour sa part dans une conférence de presse, le ministre de l’Intérieur, Andrés Chadwick.

Il a précisé qu’à la mi-journée 26 personnes avaient été interpellées pour des désordres.

Selon l’Association nationale des employés des impôts, 90% des fonctionnaires syndiqués dans cette branche ont observé le mouvement de grève.

Au petit jour, aux abords de la Gare centrale, un groupe s’en est pris à un autobus qui a été incendié après en avoir fait descendre les passagers. De nombreuses forces de l’ordre ont été déployées dans la capitale.

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Les accès aux principaux sites miniers de la compagnie publique Codelco, plus important producteur de cuivre au monde, ont également été bloqués, selon les syndicats des travailleurs du cuivre.

Sur son compte Twitter, l’entreprise a assuré que « malgré des problèmes d’accès, tous les sites travaillent normalement », à part un, où le premier quart a été retardé.

Cette nouvelle journée de manifestations intervient à quatre mois de l’élection présidentielle du 17 novembre, dans un climat de mobilisations récurrentes du secteur étudiant en faveur d’un système éducatif gratuit et de qualité en replacement de l’actuel, cher et inégalitaire, hérité de la dictature d’Augusto Pinochet (1973-1990).

L’appel à la grève nationale a été relayé également par les employés du fisc, de l’état civil, des crèches, des douanes ou encore de l’aviation civile.
L’aéroport de Santiago fonctionnait toutefois normalement jeudi matin, et les majorités des commerces de la capitale étaient ouverts.

Leur presse – LeParisien.fr (AFP), 11/07/2013 à 21h42

Selon la presse chilienne,

  • Entre 30.000 (selon la police) et 150.000 personnes  (syndicats) ont pris les rues à Santiago,
  • 37 personnes ont été arrêtées sur l’ensemble de cette journée,
  • 6 policiers ont été blessées dont un a une grave fracture au pied,
  • 12 foyers d’incendies ont été recensés par les autorités.

En début de matinée vers 7h00, des petits groupes d’encapuchados ont provoqué des perturbations dans plusieurs secteurs de la capitale, monté des barricades de pneus enflammés à travers les rues, ce qui a bloqué le trafic. Un bus a également été incendié.

Pris de latercera.com & noticias.terra.cl, 11/07/2013

Quelques photos de cette journée de lutte:

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Photos prises de noticias.terra.cl, 11/07/2013

[Chili] Compte-rendu des manifs du 26 juin à Santiago

Santiago, Chili : manifs du 26 juin

Ceci est un compte-rendu fait à partir de ce que nous avons pu voir dans les rues le mercredi 26 juin, c’est donc loin d’être exaustif car il y avait trois manifestations simultanées et plusieurs lycées attaqués la nuit, nous n’avons pas pu être partout.

L’animation a commencé dès 07 heures du matin à divers points de la capitale, se matérialisant par des barricades érigées devant les universités et les lycées. Comme d’habitude l’Utem et la Usach, les deux universités les plus combattives, n’ont pas été en reste.

"Feu aux prisons avec les matons dedans. Mémoire et subversion."

« Feu aux prisons avec les matons dedans. Mémoire et subversion. »

La manifestation commençait à 13h, mais des heures avant le centre ville était quadrillé de flics, et des jeunes jugés suspects ou qui n’avaient pas leurs papiers sur eux étaient arrêtés en prévention.

On pouvait aussi voir des hélicoptères voler au dessus de la manif, et un œil observateur pouvait déceler sur certains toits de la Alameda d’étranges photographes ou caméramans, flics ou journalistes (la même chose), malheureusement suffisamment hauts pour être hors d’atteinte des manifestants.

À 13h il y avait trois manifestations simultanées qui devaient se retrouver toutes à un même point, la place de Los Heroes. On compte plus de 100 000 personnes qui auraient assisté à la manifestation, qui n’était pas uniquement des étudiants, puisqu’il y avait plusieurs revendications, étudiantes, mais aussi laborales, ainsi que des revendications par rapport aux lois liberticides que l’État chilien s’apprête à nous sortir, entre autre la loi qui punit toute insulte sur les flics, et la loi Hinzpeter, qui parmi d’autres choses interdira le port de la capucha (la cagoule faite avec un tee-shirt)

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Sur la place de Los Heroes une partie de la manifestation a du remonter l’Alameda en direction de Republica, c’est à dire faire en sens inverse le parcours de la manif qui partait de la Usach, car les huanacos (canons à eau) et les flics à pied essayaient de mettre un terme aux attaques sur des magasins et signalétiques présents sur le parcours (À ce sujet, il est intéressant de voir qu’il y a plusieurs carrefours du centre ville qui n’ont plus du tout de feux, et que la circulation n’en est pas bouleversée, et même, les voitures font plus attention aux piétons que d’habitude). À noter plusieurs minutes de balais entre un escadron de flics et des jeunes cagoulés dans une rue adjacente à Los Heroes.

Et à un certain moment des centaines de personnes se sont retrouvées prises en tenaille entre plusieurs canons à eau, ce qui n’a pas terni la motivation des manifestants trempés sous une température de fin d’automne.

De ceux qui se sont dirigés vers Republica certains, des lycéens, ont monté des barricades devant leurs lycées présents dans le quartier, et on fait des salidas (tirer des cocktails ou des pierres, ou des chaises, ou autre, devant les lycées ou facs sur les flics), d’autres sont restés à combattre les flics sur l’Alameda, et une partie est allée se réfugier dans l’enceinte de la Usach, actuellement bloquée. Toute la journée il y a eu des affrontements sur le parvis de la Usach, les flics utilisant les canons à eau et tirant de nombreuses lacrymos, les gens depuis l’intérieur ou devant les grilles du campus tirant sur les flics tout ce qu’il leur passait sous la main. À noter un grand feu allumé qui aura servi à réchauffer les nombreux-ses qui s’était fait tremper par le huanaco, et qui a servi aussi à nettoyer l’air de la lacrymogène. Jusqu’à la tombée de la nuit et probablement plus tard il y a eu des affrontements à la Usach.

défense de la Usach

défense de la Usach

devant l’entrée de l'Usach

devant l’entrée de l’Usach

À 19h à plusieurs endroits du centre étaient aussi organisés des cacerolazos, qui se sont soldés eux aussi par des violences policières, et l’usage du huanaco. Pendant plusieurs heures autour de la place Italia il y a eu une sorte de trappe trappe entre flics et gais lurons armés de cuillères et de casseroles. À noter quelques barricades montées par certains « musiciens », notamment une devant l’université de Chile sur la Alameda, bloquant le transit pendant plusieurs minutes, avant d’être éteinte par le huanaco.

salle de classe dans la rue, devant le lycée d’Aplicación (Aplica)

salle de classe dans la rue, devant le lycée d’Aplicación (Aplica)

feu de joie devant l’Aplica

feu de joie devant l’Aplica

L’animation dans la capitale ne s’en est pas arrêtée là. Dans la soirée il y a eu une déclaration du gouvernement disant que dans la nuit les lycées bloqués qui sont censés être des lieux de vote pour les élections de dimanche allaient être expulsés, et la loi d’exception a même été donnée. Malheureusement il y a eu peu de soutien devant les lycées, certains ont été dégagés par la force, d’autres comme l’Aplica ou Dario Salas, ont eu la sagesse de partir d’eux-même, non sans emmerder au maximum les flics allant jusqu’à les bluffer, pour Dario Salas, attaqué vers 04:30 du matin, où les jeunes se sont échappés par une porte à l’arrière, ou à les ridiculiser pour l’Aplica, attaqué un peu après 03h du matin, où les lycéens ont sorti chaises, tables et tableau, dans la rue du lycée, allumé un grand feu, et se sont assis comme dans une salle de classe, invitant les flics à les rejoindre pour s’instruire. À part un coup de canon à eau alors que les jeunes essayaient de faire reculer les flics à coup de pierres, les flics ont finalement décidé de n’arrêter personne dans ce lycée puisqu’ils venaient pour débloquer le lycée, qui était déjà débloqué. Le scénario sera différent à Dario Salas, car lorsque les flics se sont rendu compte que le lycée était vide, ils ont lancé les motards aux trousses des lycéens, et deux jeunes ont été renversés.

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Au total la journée se sera soldé par plus d’une centaine d’arrestations pour les manifestations de l’après-midi, et 150 pour les quelques 22 lycées débloqués la nuit du 26 au 27.

Espérons que ces évènements soient les prémices d’un mouvement plus important qu’en 2011, et que les revendications des étudiants dépassent les demandes réformistes de l’éducation gratuite. De fait il n’y a rien à demander à l’État.

Et si l’État par le biais de la presse parle de délinquants, pensant insulter ceux qui agissent dans les manifs, assumons ce mot, oui nous sommes des délinquants, et oui notre but est de détruire l’État et ce qui le représente. Qu’à chaque manif il y ait des banques, des ministères, des comicos, des caméras et des journalistes attaqués. Et manifestons notre rage aussi dans les quartiers bourgeois, là où l’opulence dégoutante règne, attaquons leurs belles maisons, caillassons leurs gros quatre quatre. Que la peur change de camps !

Que des feux de joie embrasent les barricades
et  réchauffent l’hiver de Santiasko !

Source: ContraInfo, 29 juin 2013

[Italie] La police forcée de déguerpir et de laisser place à l’assemblée – Bologne, 27 mai 2013

Lundi 27 mai 2013, le Collectif Universitaire Autonome de Bologne appelait à une assemblée publique sur la Piazza Verdi à 18h.

Alors que les attaques gouvernementales contre l’université et les droits des travailleurs/précaires/chômeurs continuent, la police a tenté d’empêcher violemment la tenue de cette assemblée. En vain. Les manifestant.e.s ont montré courage et détermination face aux flics anti-émeute, qui ont dû lâcher prise au fur et à mesure que la pression du cortège se faisait sentir (comme le montre la vidéo ci-dessous):

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L’assemblée publique a pu se tenir sur la Piazza Verdi peu de temps après les affrontements.  5 manifestant.e.s ont été blessé.e.s.

Un compte-rendu de cette journée de lundi 27/05 est visible ici

Dans le texte d’appel du CUA de Bologne à l’assemblée populaire du 27/05, il s’agit de solidariser les luttes entre les différents secteurs, de lutter contre la gentrification, de se réapproprier les lieux de vie/d’étude afin d’en faire des espaces d’auto-organisation et de résistance, d’échanges non marchands…

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Photos des affrontements du 27/05/2013 prises de leur presse (de nombreuses photos visibles sur flickr)

Le 23 mai dernier, une assemblée populaire était organisée par le CUA de Bologne, en soutien avec les travailleurs du nettoyage SODEXO de Pise (SA Newroz et Lab.Crash) actuellement en lutte. La police est de nouveau intervenue pour disperser le rassemblement à l’intérieur de l’université de Bologne. Les autonomes n’ont pas tardé à réagir…

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Sources:

[Algérie] Les étudiant.e.s de la faculté des langues étrangères en grève depuis janvier dernier – Bouzaréah, 15 avril 2013

Faculté des langues étrangères de Bouzaréah

Les étudiants en grève depuis janvier

En grève depuis janvier dernier, les étudiants de la faculté des langues étrangères de Bouzaréah ont voté, hier, à la majorité la poursuite du mouvement de protestation qui touche l’établissement.

Les étudiants, qui dénoncent l’absence de réaction de la part de la tutelle, ont même durci leur action en décidant d’une marche, aujourd’hui, de la faculté centrale à Alger-Centre au Palais du gouvernement. Les concernés s’élèvent, notamment contre les conditions difficiles d’enseignement (enseignants vacataires, absence de bibliothèque…), mais aussi et surtout contre la décision de l’administration de l’établissement de ne prendre que 25 étudiants en mastère.

Leur presse – Liberté Algérie (Rubrique Radar), 16/04/2013 à 09h50

[Besançon/Tract] Loi Fioraso: la gauche à l’assaut du service public d’enseignement et de recherche

Un compte-rendu de la journée de lutte universitaire du jeudi 21 mars 2013, date à laquelle la « commission sécurité » devait passer vérifier l’état des locaux du bâtiment Arsenal.

Trouvé sur les murs de la faculté de lettres

Trouvé sur les murs de la faculté de lettres

Le syndicat de la CNT 25 a sorti un tract sur la loi Fioraso:

Tract (recto) distribué lors de l'AG  du 28/03/2013 sur le site d'Arsenal

Tract (recto) distribué lors de l’AG du 28/03/2013 sur le site d’Arsenal

Tract (verso) distribué lors de l'AG  du 28/03/2013 sur le site d'Arsenal

Tract (verso) distribué lors de l’AG du 28/03/2013 sur le site d’Arsenal

Transmis par mail, 30/03/2013

[Chili] La manif de l’éducation se termine en émeute : 353 arrestations – Santiago, 28 mars 2013

foto_0000005220130328144935Des milliers d’étudiants chiliens se sont affrontés avec la police dans les rues de la capitale Santiago, lors d’une manifestation pour exiger « une éducation publique, laïque et gratuite ». Ils étaient 3000 selon la police et 25000 selon les manifestants.

Le trafic routier a été coupé sur l’Ave. Alameda et dans le secteur de l’USACH (université de Santiago) par des barricades en feu. Les émeutiers ont détruit le mobilier urbain et certains encapuchados ont jeté des cocktails Molotov sur les policiers anti-émeute, qui ont riposté avec des canons à eau et des gaz lacrymogènes.

Les autorités ont déclaré que 60 personnes ont été arrêtées et qu’un policier a été blessé.

Les affrontements se sont produits après que les autorités aient changé l’itinéraire convenu, ont dit les étudiants. Les manifestants voulaient se rendre devant le ministère de l’éducation, mais les forces de police ont fait barrage, ce qui a provoqué la colère de la foule.

Mais le gouvernement a répondu que la marche étudiante n’était pas autorisée et  a condamné les «vandales» pour la violence.

« Encore une fois, un groupe d’étudiants se permettent de créer le désordre et des dommages à la propriété, d’interrompre le trafic et générer la violence à Santiago », a déclaré aux journalistes le ministre de l’Intérieur Andres Chadwick.

Des centaines de policiers anti-émeute étaient prêts avant le début de la manifestation. Des véhicules blindés avec des canons à eau et des chiens ont été déployés partout dans Santiago.

A la fin de la journée, le nombre d’arrestations s’élevait à 353 selon la presse chilienne (cooperativa.cl)

De son côté, le maire de Santiago, Juan Antonio Peribonio, a annoncé des poursuites judiciaires contre les responsables des exactions commises au cours de la journée.

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« Contre l’éducation marchande, Résistance étudiante »

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Traduit de l’espagnol de plusieurs articles de presse chilienne, 28/03/2013

[Besançon] Nouvelle assemblée générale jeudi 14 mars à 12h00 à la fac de lettres

Le Front étudiant de lutte invite tous les étudiants à participer à la prochaine AG pour organiser la suite de la mobilisation.

ASSEMBLEE GENERALE

JEUDI 14 MARS A 12H

AMPHI PETIT (PARISIANA – UFR SLHS)

à l’appel des organisations syndicales (SNASUB-FSU, SUD Éducation et SUD Recherche EPST, SNPREES-FO, SNTRS CGT, FERC-SUP CGT, AMEB et UNEF) et des étudiants de la section histoire.

Rappel de la motion adoptée lors de la dernière AG :

Nous étudiants et personnels de l’UFR SLHS de l’Université de Franche-Comté, réunis en assemblée générale le jeudi 28 février, après avoir discuté des dispositions du projet de loi du Ministère de l’Enseignement et de la Recherche, exigeons, avec les organisations syndicales SNASUB-FSU, SUD Éducation et SUD Recherche EPST, SNPREES-FO, FERC-SUP CGT, AMEB, Front de lutte étudiant, présentes à l’assemblée générale :

  •  l’abandon du projet de loi sur l’enseignement supérieur et de la recherche
  • l’abandon du projet de loi relatif aux écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE)
  • l’abrogation de la LRU
  • l’abandon du projet de fusion UFC- UB

Afin d’exprimer la convergence de nos revendications pour un plan d’urgence d’emplois publics de titulaires et résorption de la précarité dans l’ESR, l’ensemble des enseignants et des étudiants a été appelé à faire grève le 5 mars et à s’associer à la manifestation appelée par les organisations CGT-FO-FSU-Solidaires pour le retrait des accords sur la « sécurisation de l’emploi ».

Reçu par mail, 13/03/2013

Voir le compte-rendu de l’AG du 28/02/2013 sur le blog de la CNT25

[Québec] « La paix sociale est derrière nous » – Brèves sur les évènements du 25 février au 5 mars 2013

brèves sur les évènements du 25 février au 5 mars:

25 février

Pendant la nuit, les façades du bureau du Ministère de l’éducation et celles du bureau du député et ex-président de la Fédération étudiante collégiale du Québec pendant le printemps 2012, Léo Bureau-Blouin, ont été aspergées de peinture rouge. Les vitrines du bureau du Ministre des relations internationales et du Commerce extérieur et ex-journaliste, Jean-François Lisée, ont été fracassées et «Enlisée dans l’austérité» a été peint sur l’édifice.

25-26 février

Après avoir collaborés à la démobilisation et à la légitimation du présent gouvernement par leurs positions électoralistes l’été dernier, les étudiants de service de la FECQ et la FEUQ se prêtaient à un autre exercice de propagande de l’État pour légitimer ses mesures imposées, cette-fois la hausse des frais de l’éducation lors du «Sommet sur l’enseignement supérieur».

Pendant les deux jours que duraient le sommet, des manifs de plusieurs milliers ont défilé dans un Montréal encore plus militarisé et, pendant les deux jours, elles furent attaquées par les flics à coup de matraques, de bombes et des balles de plastique. Quelques bouteilles, balles de neiges et de peinture ont été lancés au flics et la deuxième journée certains.es ont tenté d’ériger des barricades devant les charges de l’antiémeute.

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Pour qui répondaient à l’appel de l’ASSÉ, ceux/celles qui veulent réformer l’oppresseur, la manif réclamait la gratuité scolaire. Pour d’autres c’était plutôt une réaffirmation que la lutte contre l’autorité imposée sur nos vies continue.

Selon les flics, une dizaine d’arrestations ont eu lieu.

Un des arrêtés se trouvait en possession de deux molotovs, selon les flics, qui ont ensuite ajouté à l’accusation de possession d’explosifs, des accusations de menaces et d’incitation au terrorisme pour des commentaires faits sur facebook. Le 24 une autre personne avait reçu la visite de la police après des propos sur facebook par rapport au prochaines manifestations.

À noter aussi que le 26 en début de journée la GRC a intercepté un bus en provenance de Sherbrooke qui se rendait à Montréal pour la manifestation. Une personne à été arrêtée.

Le soir du 26 une caméra de sécurité fut saboté et un énorme (A) fut peinturé sur le mur du Cégep du Vieux Montréal. Voir la revendication içi.

27 février

L’Équipe intégrée sur la sécurité nationale de la GRC a commandé plusieurs perquisitions, dont une au local de l’association étudiante du Cégep de Lionel-Groulx (avec médias sur place pour les photos). Une personne fut aussi arrêtée pour interrogation. Selon la GRC ses mesures sont prises en relation à l’enquête sur les actions revendiquées par Résistance Internationaliste; un pylône d’Hydro-Québec endommagé en 2004, l’explosion de la voiture d’un porte-parole de l’Institut canadien des produits pétroliers en 2006 et l’explosion devant un centre de recrutement de l’armée canadienne à Trois-Rivières en 2010.

2 mars

Les vitrines du bureau du Ministre des relations internationales et du Commerce extérieur ont encore été fracassées.

3 mars

Pendant la nuit, une caméra de sécurité au Cégep Maisonneuve fut brisée et les portes de l’entrée principale ont été fracassées. Voir la revendication içi.

5 mars

Plusieurs milliers de personnes ont pris la rue, pour une autre manif illégale, une initiative de la base. Les flics sont partout; escouades antiémeute, cavalerie et hélico, Les flics flanquent et provoque la manif et comme les précédentes cherchent une opportunité pour la briser. La tension monte à mesure que la manif avance dans la nuit, gueulant des slogans antiflics et anticapitalistes sous les feux d’artifices.

À partir d’environ 21h30 des affrontements ont éclaté, les flics ont chargé la foule et l’ont attaqué en lançant des bombes et en tirant balles de plastique, la foule lançant des balles de neige, de peinture, des feux d’artifices, quelques bouteilles et pierres.

Plusieurs graffitis, surtout antiflics, ont été peints. Des vitrines du centre Sheraton et d’un Starbucks ont été fracassées, quelques banques eurent aussi leurs vitrines brisées et/ou vandalisées (huées par les paciflics qui scandaient quelques minutes auparavant «le capital nous fait la guerre, guerre au capital!»), et selon les flics quatre de leurs véhicules furent endommagés.

Plusieurs personnes ont été blessées, dont une qui saignait profusément après qu’elle ai reçue les éclats d’une bombe lancée par les flics. C’est derniers ont d’ailleurs chargé sur les gens qui lui apportaient des soins. Un flic aurait aussi été blessé par un feu d’artifice.

La popo a confirmé une dizaine d’arrestations et une soixantaine de personnes se sont faits prendre et retenir en souricière pour ensuite recevoir des contraventions.

…et la lutte continue…

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Source: Sabotage Media, 7 mars 2013